Hey ! Voilà le chapitre qui arrive tardivement, mais tout de même à l'heure !
Je pense qu'il devrait vous plaire :p J'espère également que cette histoire vous plaît toujours, il y a eu peu de reviews sur les derniers chapitres, même si je comprends tout à fait que l'on puisse avoir une flemme totale de poster une review :) Sachez tout de même qu'une petite réaction de votre part me ferait très plaisir :p
Bref. La chanson utilisée dans ce chapitre est Come Away With Me de Norah Jones :p
Bonne lecture à tous !
Semaine 6 Jour 1
C'était leur première vrai dispute, et Kurt avait l'impression qu'il allait s'effondrer. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Pourquoi avait-il dit ces choses à Blaine ? Était-ce vraiment parce qu'il voulait être plus proche de lui ? Ou y avait-il plus ?
Il ne descendit pas de la soirée. Il ferma et verrouilla sa porte, en espérant qu'on le laisserait seul. Il s'allongea sur son lit et fixa le plafond en pensant à appeler Blaine. Pourquoi ne pouvait-il pas l'appeler ? Il avait besoin que Blaine sache à quel point il était désolé. Il attrapa son téléphone à de multiples reprises pour le reposer immédiatement après.
Quand il fut finalement à cours d'énergie après avoir pleuré et pensé à la façon dont il pourrait améliorer les choses, il s'endormit, et ce fut quand le rêve commença. C'était le même rêve qu'il avait pour la cinquième nuit d'affilée. Mais cette fois, Blaine ne le sauva pas.
Il se réveilla le lendemain à la fois épuisé mentalement et physiquement. Il se réveillait toujours au moment où il devait mourir dans son rêve. Il avait fait le même rêve au moins quatre fois cette nuit là, se réveillant en tremblant et en larme à chaque fois. Il avait besoin de Blaine, mais il avait l'impression qu'il ne ferait qu'empirer les choses en l'appelant au milieu de la nuit.
Il regarda l'horloge et remarqua que le petit-déjeuner était déjà passé. Sa famille n'avait même pas du prendre la peine de le réveiller. Il n'aurait probablement pas voulu manger de toute façon. Rien n'allait et Kurt avait besoin de tout arranger.
Après quelques minutes à rester allongé au lit, à penser à la façon dont il pourrait tour arranger avec Blaine, il décida qu'il sortirait et essayerait de le trouver. Il prit son téléphone sur la table de nuit et l'observa, ne sachant pas s'il devait l'appeler ou non. Il finit par trouver le courage de composer le numéro de Blaine, espérant qu'ils puissent se voir et que Kurt puisse s'excuser. Il savait ce qu'il voulait, et ce qu'il voulait était Blaine.
Il n'eut pas de réponse. Il tomba directement sur le répondeur de Blaine, que Kurt avait fait avec lui immédiatement après qu'il lui ait offert le téléphone. Kurt décida de ne pas laisser de message, pensant que ce serait plus simple d'aller trouver Blaine lui même. C'était son jour de congé, donc il était probablement chez lui.
Il s'habilla rapidement et descendit les escaliers en courant, remarquant que Carole était seule en bas. « Où sont les autres ? » demanda-t-il en s'arrêtant devant la cuisine.
« Ils sont allés chercher des médicaments pour tante Annie. Elle a eu une autre crise ce matin, » dit-elle tristement et prenant une gorgée de café.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Kurt en s'asseyant à table.
« Elle avait presque fini de tricoter un pull, qui était supposé être pour son fils, Johnny. Mais quelque chose à du arriver... Elle s'est souvenue. Elle s'est souvenue qu'il était mort il y a des années, et elle a commencé à crier des choses. Elle dit qu'elle veut juste que la douleur s'en aille. Je ne sais pas quoi faire. Pourquoi est-ce que je ne peux pas l'aider ? » dit Carole avec les larmes aux yeux.
Kurt bougea la main pour qu'elle repose au dessus de celle de Carole. « Tu l'aides Carole, » dit-il en faisant de son mieux pour la rassurer. « On-on savait que ça allait surement arriver...et je pense qu'être là pour elle pendant sa maladie, et lui faire savoir qu'on l'aime et la meilleure chose qu'on puisse faire. »
« Merci, » dit-elle en lui offrant un petit sourire. Ils restèrent silencieux pendant un moment avant que Kurt ne se lève pour partir.
« Et Kurt ? » Il se retourna pour la regarder alors qu'il était à mi chemin de la sortie de la cuisine. « Est-ce que tout va bien ? » lui demanda-t-elle avec une expression inquiète, et il savait ce qu'elle voulait dire.
Kurt se tenait devant la maison de Blaine, incertain à propos de ce qu'il devait faire. Il ne pouvait pas frapper à la prote, parce qu'il y avait un grand risque que sa grand mère ne réponde. Peut-être qu'il pouvait essayer de l'appeler à nouveau pour voir s'il pouvait sortir pour lui parler.
Il sortit son téléphone et appela le numéro de Blaine. Il était sur le point de raccrocher après environ dix sonneries quand la voix de Blaine résonna à ses oreilles, « Allo ? »
Kurt n'avait jamais autant voulu entendre la voix de quelqu'un de sa vie. « Blaine ? Merci beaucoup pour avoir répondu, je sais que tu n'en avais probablement pas envie. Est-ce que tu es chez toi ? »
« Non. Je suis avec ma grand-mère et si elle me voit avec ce téléphone... Je ne peux pas te parler maintenant, je dois vraiment y aller. » Kurt savait que Blaine allait raccrocher.
« Attends ! Je veux dire... Je suis vraiment désolé pour hier. Je sais ce que je veux et... »
« Kurt, je dois vraiment y aller. » Il entendit Blaine soupirer. « On parlera une autre fois, okay ? »
« Okay, » dit doucement Kurt avant que Blaine ne raccroche.
Pourquoi devait-elle toujours se mettre dans leur chemin ? Pourquoi ne pouvait-elle pas accepter la personne qu'était Blaine ? Penser à la façon dont les choses auraient pu être différentes si elle n'avait pas été dans leur chemin vers le bonheur énervait Kurt. Rien de tout ça n'était la faute de Blaine, et ça avait été l'erreur de Kurt. Il avait laissé sa colère et sa frustration sortir face à la seule personne qui tenait vraiment à lui.
Il marcha pendant un moment en essayant d'éclaircir ses pensées. Quand il arriva chez tante Annie, il ne s'arrêta pas. Il continua à marcher jusqu'à atteindre la promenade. Il passa à côté de Chez Susie et réalisa que l'endroit était vide, donc il décida d'y entrer. Il avait vraiment besoin de changer d'air et il savait que Susie l'écouterait.
Quand il entra, Susie sourit. « C'est surprenant de te voir ici sans Blaine. »
Il s'assit au contoir en face d'elle. « Ouais... On est... Et bien... » Il soupira et baissa la tête, « J'ai tout foiré. »
« J'ai entendu. Pas que tu avait foiré. Mais Blaine est venu hier soir pour me dire qu'il n'avait plus besoin du magasin pour la soirée. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda Kurt avec un regard confus.
« Et bien, Blaine m'avait demandé s'il pouvait emprunter le magasin pour quelques heures. Et vu qu'il est mon meilleur client... C'est Blaine, je ne pouvais pas vraiment dire non, si ? » Elle sourit et sembla se souvenir de quelque chose. « Est-ce que tu veux quelque chose ? » finit-elle par demander.
« Non, merci. Peut-être dans quelques minutes. » Ils se sourirent et Susie recommença à nettoyer le contoir. « Donc il voulait le magasin... »
« Pour votre rendez-vous, oui. Il m'a payé pour décorer la salle pour vous une fois que j'aurais fermé le magasin. Il m'a même dit de préparer un banana split pour vous. » Kurt était étonné. Il se souvint du nombre de fois où il en avait commandé un petit en espérant qu'un jour ils en partageraient un.
« Il est venu hier soir, » continua-t-elle, « et il avait l'air très contrarié. Il n'a pas arrêté de marmonner qu'il était un idiot et qu'il t'avait perdu pour toujours. »
« Quoi ? Non, on s'est juste disputé parce que je suis égoïste et que je ne sais pas contrôler mes émotions. »
« Est-ce que tu es sûr que Blaine sais ça ? Tu sais qu'il pense que tout est de sa faute, même quand il n'a rien à faire avec ce qu'il se passe. »
« Ouais, comme il pense que ma semi-noyade était de sa faute. Mais il est celui qui m'a sauvé. »
« Comment ça va avec ça ? » demanda-t-elle en regardant Kurt d'un air inquiet. « Manquer de se noyer est quelque chose de plutôt difficile. »
« Je vais bien. J'ai fait des cauchemars mais je pense que c'est normal. »
« Okay. N'ai pas peur de demander de l'aide si... »
« Je vais vraiment bien. Pourquoi est-ce que les gens pensent toujours que j'ai besoin de leur aide ? » la coupa Kurt, n'entendent pas la dureté dans sa propre voix.
« Okay, okay. Pas besoin de devenir hostile, » dit-elle en reculant.
« Je pense que je vais y aller, » dit-il en se levant rapidement. « Merci de m'avoir dit pour Blaine. » Il avait besoin de rentrer. Sa migraine revenait et il avait l'impression qu'il pourrait se briser à tout moment.
« J'espère que vous vous réconcilierez ! » cria-t-elle quand il quitta le magasin.
Il courut pratiquement jusqu'à la maison. Il se sentait horrible de s'être énervé contre Blaine parce qu'ils ne pouvaient pas avoir de signes d'affection en public. Blaine leur avait pratiquement offert une soirée juste pour eux, et Kurt avait tout ruiné. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Avait-il vraiment besoin d'aide ?
Semaine 6 Jour 2
Il alla directement au lit cette nuit là, sans diner et sans dire à mot à personne. Il avait besoin de s'endormir le plus rapidement possible. Il avait besoin d'oublier à quel point Blaine lui manquait et à quel point il voulait arranger les choses.
Mais avec le sommeil vint le rêve, et ce soir là il avait le pire de tous :
Blaine et lui étaient au bord du ponton, en pleine tempête, l'eau s'agitant sous eux. Au moment où Kurt était supposé tomber dans l'eau, ce fut comme si le temps s'était arrêté. Lui et Blaine se regardèrent, et Blaine mima les mots 'je suis désolé'.
Avant que Kurt ne puisse demander ce qu'il se passait, pourquoi Blaine était désolé, le temps redémarra. Kurt regarda Blaine qui était vraiment au bord du ponton, et remarqua que ses yeux étaient fermés. « Blaine ! » appela-t-il, en essayant d'attirer son attention, mais il était trop tard. La planche sur laquelle se tenait Blaine céda, et avant que Kurt ne puisse faire quoi que ce soit, Blaine atterrit dans l'eau avec un grand bruit.
Kurt était incapable de bouger alors que Blaine disparaissait sous la surface et ne remontait pas. Il ne savait pas quoi faire. S'il allait le chercher, il y avait de grands risque qu'il se noie également. C'était comme si son corps ne l'autorisait pas à aller dans l'eau, comme s'il était paralysé.
Mais c'était Blaine. Kurt devait le sauver, comme Blaine l'avait sauvé auparavant.
Sans aucune autre pensée, Kurt sauta dans l'eau froide et sombre et remonta à la surface. Il lutta un moment, regardant autour de lui pour voir s'il pouvait trouver Blaine. Il ne pouvait rien voir, sauf quand les éclairs illuminaient le ciel de nuit.
Il attrapa un des piliers qui attachaient le ponton au sol, prit une grande inspiration et plongea. Il regarda autour de lui pendant un moment avant de réaliser qu'il ne pouvait rien voir. Il manqua rapidement d'air. Il remonta et prit une autre inspiration avant de redescendre, pour plus longtemps avec un peu de chance.
Alors qu'il était sous l'eau, un éclair traversa le ciel, éclairant l'eau et permettant à Kurt de voir pour un petit moment. La lumière flasha et Kurt put apercevoir la forme d'un corps flottant près du fond. Il mémorisa l'endroit où il était et remonta pour prendre une bouffée d'air. Il replongea et commença à nager vers le fond, en espérant qu'il ne manquerait pas d'air avant de remonter.
Il atteint l'endroit où se trouvait le corps de Blaine et chercha quelque chose à attraper. Il finit par accrocher son poignet et remonta à la surface. C'était un challenge de sortir Blaine de l'eau parce que Kurt n'était pas un bon nageur. Mais Kurt réussit à remonter jusqu'au rivage et installa Blaine sur le sable, pétrifié face au corps qui semblait sans vie.
Ses lèvres étaient mauves et sa peau était d'une blancheur extrême. Kurt ne connaissait pas grand chose au massage cardiaque à part ce qu'il avait vu dans les films. Il posa son oreille contre la poitrine de Blaine, comprenant rapidement que son cœur ne battait plus. Il appuya plusieurs fois sur sa poitrine et essaya le bouche à bouche mais rien ne fonctionnait. « Réveilles toi ! » lui cria-t-il. « C'est censé être moi ! Je suis censé mourir ! » Il pleurait désormais, et tout son corps tremblait. « J'ai besoin de toi Blaine ! » Il se pencha pour lui faire du bouche à bouche à nouveau, mais il ne parvenait qu'à l'embrasser rapidement. Il ne savait pas quoi faire.
Blaine était mort, et Kurt ne pouvait pas le sauver.
Kurt fut réveillé par un énorme coup de tonnerre à environ deux heures du matin. Il s'assit rapidement, pleurant et tremblant déjà. Il mit ses mains au dessus de ses oreilles, ferma les yeux et laissa échapper un bruyant sanglot. C'était trop. La tempête, le rêve, et le fait qu'il avait l'impression d'avoir vu Blaine mourir. Il attrapa son téléphone sur la table de nuit et alla dans son placard, qui lui semblait être l'endroit le plus sûr.
Il s'assit dans un coin contre le mur sans prendre la peine d'allumer la lumière. Il ne pouvait pas arrêter de pleurer, son rêve avait été trop réaliste et les images de Blaine sans vie hantaient ses pensées. Il avait besoin d'entendre la voix de Blaine, il avait besoin de savoir qu'il allait bien.
Il composa le numéro de Blaine, en espérant que son téléphone soit allumé et qu'il répondrait. Un autre coup de tonnerre résonna dans la maison, et Kurt laissa échapper un sanglot en attendant que Blaine réponde. « S'il te plait décroche, s'il te plait, » murmura-t-il.
« Allo ? » dit une voix à moitié endormie à l'autre bout du fil. C'était le seul son que Kurt voulait entendre.
« Blaine, » fut tout ce que Kurt put dire avant de se mettre à sangloter de façon incontrôlable.
« Tu sais qu'il est deux heures du matin.. Kurt ? Qu'est-ce qui ne va pas ? » La voix de Blaine devint plus alerte. Kurt continua à pleurer, incapable de former des mots. « Kurt, s'il te plait dis moi ce qui ne va pas. Tu es blessé ? Pourquoi est-ce que tu pleures ? Tu dois me le dire pour que je puisse t'aider. » Sa voix devenait anxieuse.
« Tu-tu était... Je ne pouvait... » Sa voix se brisa. « J'avais besoin d'entendre ta v-voix. Je suis désolé de t'avoir r-réveillé. »
« Shh... » le réconforta Blaine. « Kurt ne sois pas désolé, dis moi juste ce qu'il s'est passé. »
« Tu étais mort, et j-je ne pouvait pas te sauver. Pourquoi est-ce que je ne pouvait pas te sauver ? » Kurt tentait de contrôler ses sanglots mais rien ne marchait. « J'avais besoin de savoir si t-tu allais bien, j-j'avais juste besoin de t'entendre. J'avais besoin de savoir si tu allais bien... »
« Je suis là. Je vais bien et tu vas bien. Ou est-ce que tu es ? »
« D-dans mon p-placard. La tempête... J'ai l'impression de tout revivre. » Un autre coup de tonnerre fit fermer les yeux à Kurt et se recroqueviller, priant pour que les souvenirs ne reviennent pas.
« Okay, reste là où tu es et essaye de te calmer. Je serais là le plus vite possible, » dit-il rapidement et Kurt pouvait entendre des froissements à l'autre bout du fil.
« Blaine r-retourne dormir. Ça va a-aller, » dit Kurt en sanglotant, conscient qu'il n'était pas très convainquant.
« Non, Kurt, tout est de ma faute. Je suis tellement désolé d'avoir laissé ça arriver. Attends quelques minutes, ne t'inquiètes pas, je vais... » mais avant que Blaine ait pu finir sa phrase la ligne coupa. La tempête avait dû faire quelque chose au service téléphonique.
« Blaine ? Blaine tu es là ? » Kurt jeta son téléphone contre le mur, frustré, et se roula en boule contre le mur. Il pleurait toujours, mais pas autant qu'avant. Il ferma les yeux et tenta d'imaginer qu'il était quelque part d'autre, uniquement pour être ramené à la réalité par chaque flash des éclairs et chaque coup de tonnerre.
Après environ 20 minutes, la respiration de Kurt s'était enfin calmée et son corps avait arrêté de trembler. Il se sentait fatigué et seul, la seule chose dont il avait envie était que Blaine le tienne dans ses bras à nouveau. Le côté de sa tête reposait contre le mur et ses genoux étaient remontés à sa poitrine. Et quelques larmes coulaient de temps en temps, dès que l'image du corps pâle de Blaine revenait dans son esprit.
Il sentit quelqu'un ouvrir la porte du placard et tressailli, levant enfin les yeux pour voir Blaine se tenant devant lui dans un sweatshirt trempé. « Kurt ? » demanda Blaine en entrant dans le placard avant de se mettre à genoux.
« Blaine? » dit Kurt aussi fort qu'il le pouvait, ce qui ne représentait presque aucun son. Il ne pouvait pas voir grand chose mis à part la forme de son corps, ce qui était suffisant pour que Kurt craque. Il commença à sangloter violemment, incapable de contrôler les émotions qui traversaient son corps.
Blaine retira son sweatshirt mouillé pour révéler un débardeur noir, et enroula ses bras autour de Kurt, le serrant comme il l'avait fait cette nuit là quand il avait attendu l'arrivée des secours.
« Tu ne... Tu ne respirais plus. Et tu étais pâle et ton cœur... Il ne battait plus. Il s'était arrêté. J-J'avais besoin d'entendre ta voix. Je ne peux pas te perdre. S'il te plait ne me laisse pas. »
« Shh... Tu vas bien. Je suis là, je ne vais nulle part, » dit Blaine en embrassant la tempe de Kurt.
Blaine le serra contre lui pendant un moment sur le sol. Blaine était assis contre le mur et Kurt laissait reposer sa tête sur sa poitrine, écoutant le son de son cœur. Kurt arrêta lentement de trembler tandis que Blaine frottait son bras, en essayant de le calmer et de le faire se sentir en sécurité. Il ne posa aucune question et ne dit rien à propos du fait que ce n'était pas sûr de laisser la porte du petit balcon ouverte pendant la nuit.
Kurt était enfin calme, et la tempête semblait s'être transformée en pluie. Il leva les yeux vers Blaine pour voir que ses yeux étaient fermés. « Blaine, » murmura-t-il.
« Oui ? » murmura-t-il à son tour, sans ouvrir les yeux.
« Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » demanda-t-il innocemment, comme si toute la force de sa voix avait disparu.
Blaine baissa les yeux vers lui et embrassa le sommet de son crâne. « Je pense que tu es plus troublé par ce qui s'est passé que tu ne veux bien le croire. »
« J'aurai dû demander de l'aide... J'ai presque failli de perdre. »
« Non, Kurt, j'aurai dû voir les signes. Toutes les remarques cinglantes, et quand tu m'as dit que tu faisais des cauchemars... Je serais là pour toi aussi longtemps que je le pourrais. Je vais t'aider à te sentir mieux. » Il le serra fort pendant quelques minutes de plus avant de taper sur le bras de Kurt. « Tu penses qu'on peut bouger sur le lit ? » demanda Blaine, clairement mal à l'aise.
Kurt hocha la tête et s'assit en regardant Blaine dans les yeux. « Merci, » dit-il sincèrement, sans dire ce qu'il voulait vraiment dire, parce que ce n'était pas le bon moment. Quand il dirait ces trois mots à Blaine, il voulait que ça soit parfait, et non pas après un stress post-traumatique.
Blaine lui sourit et leva la main pour essuyer les larmes qui tâchaient toujours le visage de Kurt. « Comment est-ce que tu peux toujours être si parfait même quand tu pleures ? »
Le visage de Kurt s'enflamma et il tourna les yeux, « Je ne suis pas parfait. »
« Tu es ma définition de parfait, » dit-il avant de se pencher pour l'embrasser. Il fallut un moment à Kurt avant qu'il ne réponde, enroulant ses bras autour de la nuque de Blaine et glissant ses doigts dans ses cheveux.
« Ça m'avait manqué, » dit Kurt quand ils se séparèrent, haletants.
« Moi aussi, » dit Blaine en dégageant quelques mèches du front de Kurt.
Blaine se leva et tendit sa main pour aider Kurt. Kurt la prit et trébucha en se levant, tombant dans les bras de Blaine. Blaine l'aida à se tenir droit, en posant ses mains sur ses hanches.
Kurt leva les yeux et remarqua que Blaine se léchait les lèvres, son regard passant des yeux de Kurt à sa bouche. Kurt posa ses mains sur ses épaules et parcouru l'espace entre eux, pressant ses lèvres contre celles de Blaine. Celui-ci n'hésita pas pour répondre, posant ses mains dans le dos de Kurt, le rapprochant de lui. « Ta chemise est toujours trempée, » murmura Blaine dans un souffle.
« Le tiens l'es aussi. Je suppose que c'est ce qui arrive quand tu marches sous une pluie torrentielle. »
Blaine gloussa et sourit dans un autre baiser. Kurt laissa glisser ses mains sur les bras nus de Blaine et jusqu'à sa taille, attrapant le bas de son débardeur.
Il commença à le tirer vers le haut, demandant la permission. Blaine s'éloigna et hocha la tête avant de lever les bras pour permettre à Blaine de lui enlever son haut mouillé. Kurt le retira en un mouvement souple avant d'écraser ses lèvres contre celles de Blaine à nouveau. Ils se déplacèrent ensemble vers la chambre, sans jamais se séparer l'un de l'autre.
« On devrait vraiment de débarrasser de se haut mouillé, tu pourrais attraper un rhume, » dit Blaine instamment, commençant à détacher les boutons du haut de pyjama de Kurt. Kurt hésita un moment, un certain d'être prêt à être aussi intime avec Blaine. Celui-ci devait l'avoir senti aussi puisqu'il s'arrêta un moment. « Est-ce que ça va ? Je veux juste faire ce qui te fera te sentir le mieux. » La sincérité dans les yeux de Blaine fit fondre le cœur de Kurt. Il hocha la tête et autorisa Blaine à défaire les boutons de sa chemise, sans jamais le quitter du regard.
Ils s'arrêtèrent un moment pour s'observer. Même si Kurt avait déjà vu Blaine sans t-shirt auparavant, ça n'avait jamais été la même chose. Kurt se rappela que c'était la première fois que Blaine le voyait torse nu et commença à se demander ce qui pouvait traverser l'esprit de Blaine. Il se sentit soudainement gêné sous le regard intense de Blaine.
«Hey non, » dit Blaine en se rapprochant de lui avant de prendre son visage en coupe dans ses mains. « Tu es magnifique. » Il rencontra les yeux de Kurt et l'embrassa amoureusement. Kurt répondit immédiatement au baiser, suçant la lèvre inférieure de Blaine pour approfondir le baiser.
Kurt recula jusqu'à ce que ses genoux cognent le lit et il tombèrent dessus. Blaine rit et Kurt se plaça plus haut sur le lit pour s'adosser à la tête de lit. Kurt se mordit la lèvre et fit signe à Blaine de le rejoindre. Il glissa un peu pour s'allonger sur le dos tandis que Blaine remontait le lit avant qu'il ne commence à embrasser son cou.
« Ton pantalon est en train de mouiller le lit, » dit Kurt, espérant que Blaine l'enlèverait.
« Hmm... Je suppose que j'aurais dû y penser. » Il déposa un baiser sur le front de Kurt et se leva du lit. Kurt observa Blaine enlever son pantalon et le déposer sur le sol, révélant un boxer bleu et une érection bien visible.
La respiration de Kurt s'arrêta un moment. Il n'avait pas réalisé à quel point il voulait Blaine jusqu'à maintenant. Il s'assit et tira rapidement Blaine sur le lit, le faisant glapir de surprise.
Blaine se positionna au dessus de Kurt, ses mains de chaque côté de son corps pour se supporter. « Salut, » dit-il doucement alors que son corps était à plusieurs centimètres de celui de Kurt.
« Salut, » répondit doucement Kurt avant de se redresser pour lui offrir un long et langoureux baiser. Il leva la main et la passa dans ses boucles mouillées. Le baiser devint rapidement plus passionné et désespéré alors que Kurt passait sa langue contre les lèvres de Blaine pour en demander l'accès. Blaine ouvrit la bouche et leurs langues commencèrent une bataille pour dominer le baiser.
Ils explorèrent la bouche de l'autre pendant un moment avant que Blaine ne descende sa bouche le long de la mâchoire de Kurt jusqu'à son cou, glissant sa langue jusqu'à sa clavicule, poussant Kurt à laisser échapper un gémissement grave. Kurt ferma les yeux et laissa sa tête retomber, laissant plus d'espace à Blaine.
Blaine passa la main qu'il n'utilisait pas pour se supporter le long du torse de Kurt. Quelques fois, son pouce passait sur un téton, causant à un bruit impossible de sortir de la bouche de Kurt. A chaque fois que la main de Blaine atteignait les hanches de Kurt, il hésitait à la limite de son pantalon avant de remonter à nouveau.
« Tu peux me toucher, » dit Kurt, le souffle court, quand il remarqua que Blaine jouait avec la ceinture de son bas de pyjama.
« Quoi ? » demanda Blaine, essoufflé, toujours occupé à marquer le cou de Kurt.
« Tu peux me toucher, si tu en as envie, » répéta-t-il, même pas embarrassé par sa demande. Il déjeta à nouveau les hanches, cognant cette fois contre la cuisse de Blaine, créant une friction magnifique. « Dieu. S'il te plaît touche moi, » grogna-t-il doucement.
Blaine se redressa et regarda Kurt dans les yeux. Les deux garçons étaient remplis de désir, les pupilles dilatées et assombries par le désir. « Tu es sûr ? » demanda-t-il rapidement.
Kurt hocha la tête en tirant Blaine vers lui pour un nouveau baiser. Blaine fit glisser la main posée sur la taille de Kurt et commença à le toucher à travers le tissus de son pantalon de pyjama. « Putain, » haleta Kurt. « S'il te plaît. »
En un mouvement souple, Blaine baissa le pantalon et le sous-vêtement de Kurt, libérant l'érection de Kurt. Blaine observa un moment le sexe de Kurt avant de l'embrasser durement et prendre Kurt dans sa main. Les hanches de Kurt se soulevèrent d'elles mêmes pour rencontrer son poing.
Blaine fit de lents mouvements tout en embrassant la poitrine de Kurt. Kurt gémit et arqua le dos à la sensation de la main calleuse de Blaine. Blaine passa son pouce sur la fente, étalant le liquide pré-éjaculatoire qui s'y était accumulé, amenant Kurt à agripper brusquement les draps de son lit.
« Plus vite, » supplia Kurt. Blaine l'écouta et augmenta son rythme.
« Dieu, tu es tellement sexy, » murmura Blaine alors que Kurt renversait sa tête en arrière et gémissait, balançant ses hanches à la rencontre de la main de Blaine au rythme de ses mouvements. Blaine en profita pour sucer le cou exposé de Kurt, apaisant la peau malmenée avec sa langue.
Kurt sentit un nœud se former dans son estomac et sut qu'il n'allait pas tenir beaucoup plus longtemps. Il ne fallut que quelques mouvements de plus à Blaine avant qu'il ne se libère dans sa main, un gémissement étouffé s'échappant des lèvres des deux garçons. Blaine continua à le caresser à travers son orgasme avant qu'il n'en redescende, respirant fortement et le cœur battant à toute vitesse.
Blaine regarda Kurt dans les yeux, le regard vide, avant d'embrasser son front et de rouler sur le dos à ses côtés. Ils restèrent allongé pendant quelque minutes alors que leur respiration se calmait, les paupières de Kurt fermées.
Il ouvrit finalement les yeux et regarda Blaine, qui était déjà en train de le fixer. Il se tourna sur le côté et se mit à tracer des formes sur l'estomac de Blaine avant d'hésiter, « Attends, est-ce que tu as besoin que je...»
« Non, ugh... J'ai déjà... » Kurt baissa les yeux et réalisa que le boxer de Blaine était déjà ruiné. Oh.
« On devrait peut-être... nettoyer ? » suggéra-t-il en se rendant compte d'à quel point il était collant et mal à l'aise, « tu peux m'emprunter un survêtement... »
« Okay. Est-ce que tu veux que je reste avec toi jusqu'à ce que tu t'endormes ? »
« Si ça ne te déranges pas, » dit-il timidement.
Blaine secoua la tête et caressa la joue de Kurt. « Tu ne me dérangera jamais. »
« Est-ce que tu te sens mieux ? » murmura Blaine à l'oreille de Kurt alors qu'il était allongé derrière lui sur le lit, un bras enroulé autour de son ventre et le serrant contre lui.
« Beaucoup, » dit Kurt d'un ton endormi. « Désolé pour tout ce que j'ai dit l'autre jour. »
« Ne le sois pas, je devrais être celui qui est désolé. »
« Pourquoi ? » Kurt ne pensait pas que Blaine ait quoi que ce soit à se faire pardonner. Il était celui qui avait des problèmes, il était celui qui ne pouvait pas passer au dessus sa semi-noyade.
« Pour ne pas avoir été là pour toi quand tu avais besoin de moi ces deux dernières semaines. Tu étais seul alors que l'accident t'a beaucoup touché. Je veux que tu m'appelles à chaque fois que tu fais un cauchemar, d'accord ? Et je vais passer plus de temps avec toi. »
« D'accord... » marmonna Kurt, essayant de ne pas s'endormir.
« Et Kurt ? »
« Mhm. »
« Parfois tu ne peux pas sauver tout le monde, » murmura-t-il doucement.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Dans tes rêves, et dans la vie, des choses arrive et tu ne peux pas y être préparé. Parfois tu ne peux rien y faire. »
« Mais je vais te sauver... »
« Dans ton rêve ? »
Kurt secoua la tête en réponse. « Tout comme tu m'as sauvé. Je ne veux plus jamais savoir ce que ça fait de te perdre. »
Blaine rapprocha Kurt de lui et embrassa l'arrière de son épaule dénudée. « Peut-être que tu ne le pourras pas, » murmura-t-il doucement.
« Est-ce que tu peux me chanter quelque chose pour m'endormir ? » marmonna Kurt avec les yeux fermés, à peine capable de former des mots à cause de la fatigue.
« Bien sûr... » Il commença à chanter doucement à l'oreille de Kurt :
Come away with me in the night,
Come away with me, and I will write you a song…
Il chanta amoureusement à l'oreille de Kurt alors que celui-ci laissait son esprit vagabonder, se concentrant uniquement sur le son de la magnifique voix de Blaine.
Kurt sourit et tomba dans un sommeil calme, sans rêve ou cauchemar, en sachant seulement que Blaine était là, le serrant dans ses bras.
Come away with me
