Après les mots de Jiraya, Minato regarda encore pendant un moment le parchemin où était inscrit le contrat de mariage entre Kankuro et Kushina. Tout le monde gardait le silence mais bouillonnait d'impatience surtout cette dernière. L'attente lui était insupportable et les doutes l'assaillirent. Et si Minato ne voulait plus d'elle après ça ? Est-elle qu'un trophée et ayant gagné, Minato allait-il l'abandonner, elle et ses enfants ? Allait-elle payer de lui avoir été infidèle pour oublier la solitude et ses souffrances ? Au bout de quelques minutes interminables, le dieu de la Guerre se redressa, ferma les yeux et tendit le parchemin vers le ciel. A ce moment-là et sans aucune explication, une flamme apparue dans sa main et brûla en quelques secondes le contrat. Sous le regard étonné de l'assistance, il venait de détruire la cause de toute leur douleur mais ce geste ne fut pas compris. En effet, les Dieux présents auraient pensé qu'il aurait changé le nom de Kankuro par le sien sur le parchemin. Tous s'interrogèrent sur la signification de tout cela. Le seul qui ne semblait pas plus étonné que ça était le dieu des Forges. Il connaissait un peu son frère, pas autant qu'il aurait dû mais il pensait savoir ce que voulait faire Minato. Kushina, quand à elle, pensait que ses craintes étaient fondées et ne voulait qu'une seule chose à ce moment précis : partir de ce lieu pour aller pleurer son désespoir.
Quand Minato rouvrit les yeux sur le visage de Kushina, il put y lire sa tristesse et son désarroi. Apparemment, elle n'avait pas saisi le but de son geste. Son regard le paralysa et il ne reprit conscience que lorsque la déesse de la Beauté se retourna et commença à partir loin de lui en courant. Voyant cela, Minato lui emboîta le pas et lui saisissant le bras l'arrêta dans sa course. Il devait s'expliquer avec elle.
"-Kushina attend ! Ce n'est pas ce que tu crois !
- Mais je viens de te voir détruire le parchemin sur lequel tu aurais pu apposer ton nom au côté du mien...déclara Kushina des sanglots dans la gorge.Tu... tu ne veux pas de moi... Je ne suis qu'à trophée pour toi...
- C'est faux ! cria le dieu de la Guerre. Si j'ai détruit ce contrat, c'est pour faire les choses correctement. Je veux faire les choses en grand pour toi... tu mérites quelque chose de grandiose, de merveilleux et non, une simple signature en bas d'un vulgaire papier au milieu d'un terrain d'entraînement...
- Que veux-tu dire ? Je ne comprends plus rien... demanda la déesse de la Beauté qui semblait totalement perdue.
- Mais voyons, maman, ce que papa essaie maladroitement de te dire, c'est qu'il veut t'épouser dans les règles de l'art.Répliqua Sasuke qui les avait suivis ainsi que l'assemblée.
-... Est-ce vrai Minato ?, demanda la dite mère timidement osant à peine le croire.
- Oui, je veux que tu es une belle cérémonie devant tous nos amis, pour que tout l'Olympe soit au courant que désormais nous ne formerons plus qu'un et cela pour l'éternité...Kushina, veux-tu m'épouser ? Déclara avec douceur et conviction le dieu de la Guerre.
- Oh, Minato... Bien sûr que je le veux. Je le souhaite depuis tellement longtemps." Pleura la déesse de la Beauté se jetant dans les bras de son désormais fiancé tellement sa joie lui faisait perdre le contrôle de ses émotions.
A ces mots, le futur marié serra celle qui deviendra son épouse dans ses bras aussi fort qu'il pouvait de peur qu'elle ne s'échappe en changeant d'avis. Il déposa ensuite une main sur sa joue pour essuyer ses larmes de bonheur et pencha la tête vers elle, l'embrassa passionnément. C'est sur ce baiser que Temari, Ino et Sakura arrivèrent.
" - Oh mais que se passe-t-il ici ?, demanda la déesse de la Justice se mettant à côté de Shikamaru.
- Et toi, que viens-tu faire ici, femme galère ? Répliqua-t-il.
- Arrête de m'appeler ainsi, flemmard. Et pour répondre à ta question, je suis venue pour te chercher afin que nous passions un moment, voir la soirée ensemble. Mais apparemment, je dérange, monsieur. Répondit Temari excédée mais avec une pointe de tristesse dans la voix d'avoir été accueillie de la sorte par son amant.
- Pardon,Temari, s'excusa le dieu des Songes qui avait senti les émotions de la jeune déesse. Je serai ravi de passer la soirée avec toi et merci. Et pour...
- Quoi vous êtes ensemble tous les deux ! dirent en coeur les autres déesses étonnées de ne pas avoir été mise au courant.
- Oui, et je vous raconterai plus tard les filles. Mais maintenant, répond à ma question,Shikamaru.
- C'est simple, Temari, Kankuro a remis à papa le contrat de mariage le liant à ma mère. Mon père vient de le détruire et de demander sa main à maman. Répondit à la place Naruto accompagné de Kankuro.
- C'est génial ! S'exclama Ino. Nous allons organiser un mariage. Allez les filles, allons voir notre future mariée. Je veux être sa demoiselle d'honneur.
- Ah non,Ino. Ce sera moi !" Contredit Sakura qui la suivit vers Kushina avec les autres déesses pressées de parler du grand jour avec elle.
Alors que les femmes entouraient Kushina l'assaillant de félicitations et de questions relatives à la cérémonie, Minato rejoignit les autres Dieux au comble de son bonheur. Il remercia avec force Kankuro qui lui fit un sourire triste. Ce dernier était heureux pour son frère et se sentait fier de lui et de sa décision. Il avait l'impression qu'un énorme poids avait quitté ses épaules. Malheureusement, la tristesse était aussi présente car maintenant, il se demandait si un jour, lui aussi vivrait un tel bonheur. Il en doutait car qui voudrait d'un homme aussi défiguré et mal-formé comme lui. Il se préparait à vivre définitivement seul. Si le dieu des Forges n'était pas aussi plongé dans ses pensées, il aurait pu voir à ce moment une paire d'yeux affectueux se poser sur lui amoureusement.
"- Moi aussi, je te remercie, mon oncle, commença Naruto. J'ai une famille enfin unie. Alors, vraiment merci.
-Tu n'as pas à me remercier, mon garçon, je n'ai fait que ce qui me semblait juste surtout après ce que je vous ai fait subir à tous pendant des siècles et plus encore à toi.Dit humblement Kankuro. C'est à moi de te dire merci car sans toi, je n'aurai sans doute jamais ouvert les yeux et je serai resté le même égoïste qu'avant.
- Alors pourquoi cette mine triste ? demanda Gaara.
- Oh, n'y faites pas attention. Je suis content pour toi, Minato, s'adressa le dieu des Forges à son frère. J'espère juste que cela m'arrivera à moi aussi, ce sentiment d'amour réciproque. Cependant, avec mon physique, je crois que cela restera un rêve irréalisable.
-Kankuro, le physique ne fait pas tout. Le coeur, le caractère, la confiance en l'autre et les actions des gens comptent aussi, si ce n'est plus dans une relation amoureuse. Réprimanda Naruto. Je constate que tu n'as pas encore complètement ouvert les yeux sur ce qui t'entoure.
- Que veux-tu dire ?
- Ce que je veux dire, c'est que ton rêve est peut-être plus proche que tu ne le penses". Répondit énigmatiquement le dieu de l'Amour en tournant ses yeux vers deux jeunes femmes.
Kankuro et Gaara suivirent le regard de Naruto et virent Ayame et Matsuri faire connaissance. Le dieu des Vents comprit l'allusion de son ami à son oncle et pria aussi pour que ce dernier la comprenne aussi un jour. Car oui, comme lui a dit Naruto un jour, tout le monde a le droit de se sentir aimer et d'aimer. Le dieu des Forges put voir sa servante parler avec la protégée de Gaara. Cela le fit sourire. Il se demandait ce qu'elles se racontaient. Les deux jeunes femmes, qui n'ont pas attendu d'être présentée l'une à l'autre par les deux divinités qu'elles servaient le firent elle-même. Ainsi toutes deux découvrirent qu'elles venaient de la terre des mortels et se racontèrent leur histoire respective. Ayame, bien qu'étant été ramenée du Royaume des Morts pour servir Kankuro, se rappelait bien de sa vie de princesse troyenne et était heureuse de pouvoir en parler avec quelqu'un de son ancienne condition. Les deux jeunes femmes continuèrent à parler ensemble et sentirent qu'elles deviendront très rapidement amies. Kankuro et Gaara s'approchèrent d'elles.
" Je vois que tu as fait connaissance avec la servante de Kankuro, fit remarquer le dieu des Vents en s'adressant à Matsuri.
- Oui, j'ai été surprise d'apprendre qu'elle était troyenne et qu'autrefois, nos peuples étaient ennemis puisque moi j'étais une princesse du camp adverse. Je trouve la situation assez drôle car nous nous retrouvons à discourir comme si nous étions des amies de longue date.
- Je suis heureux que tu puisses t'entendre avec quelqu'un ,Matsuri. La terre des Dieux n'est pas aussi divisée que celle des mortelles et il n'existe pas de nation ici. Certes, il existe des rivalités mais pas de guerre entre nous, juste contre les Titans. Continua Gaara. Si tu acceptes Kankuro, j'aimerai que Ayame puisse inviter ou visiter Matsuri dès qu'elle le souhaite.
- Bien sûr que j'autorise Ayame à se lier d'amitié et d'accompagner Matsuri lors de ses promenades dans l'Olympe. Concentit Kankuro, content de voir sa servante enfin sortir en dehors de son palais pour autre chose que ses courses. Elle restait trop confinée à son goût.
- Je vous remercie, seigneur", répondirent en même temps les deux femmes faisant sourire les deux dieux.
Voyant que le soleil allait se coucher, Kankuro qui avait encore une tâche à accomplir pour amener à bien son projet final prit congé de Jiraya et des autres Dieux accompagné toujours d'Ayame. Cependant, en arrivant à l'orée du bois, il fit demi-tour et invita son frère un instant à l'écart car il avait besoin de lui demander plusieurs choses.
"- Minato, commença-t-il, je sais que je t'ai fait du tord, à toi, à tes fils et à Kushina et...
- Je t'arrête, tout de suite... Ce que tu as fait aujourd'hui me montre que ton coeur renferme de la bonté et que tes actions passées étaient du à la jalousie envers moi et à la souffrance que tu ressentais. Je voudrai aussi m'excuser de...
- Laisse moi finir, mon frère... et tu n'as pas à t'excuser, l'interrompit Kankuro. Le fait de rendre la liberté àKushinan'efface pas la dette que j'ai encore envers toi mais surtout envers Naruto. Malgré que je l'ai attaqué, il m'a pardonné. Vous m'avez de nouveau accepté parmi vous. Dans le passé, vous m'aviez tendus la main mais moi trop aveuglé par la rancoeur est préféré fermer les yeux.
Après une pause que Minato ne voulut pas briser voyant son frère des plus sérieux, le dieu des Forges continua :
- Je souhaiterai contribuer à l'entraînement de Naruto et Sasuke, leur montrer ma forge et la manière de fabriquer les armes divines. Leur faire comprendre que ce n'est pas que des vulgaires objets, qu'on peut rentrer en communication avec elles. C'est en les fabriquant qu'on s'en rend compte.
- J'accepte avec joie. Mais pourquoi me le dire à l'écart. Les garçons auraient été heureux de l'entendre.
- Je sais, mais initialement, je voulais te demander si nous pouvions nous voir seul à seul afin d'essayer de rattraper les siècles de perdus.Proposa Kankuro.
- Bien sûr. Pourquoi pas nous retrouver demain avant l'entraînement des garçons sous le vieux saule des Naïades." Proposa Minato qui avait compris la pudeur du dieu des Forges de ne pas vouloir mettre les autres au courant de cette faveur.
- Alors à demain", répondit son frère en lui tendant la main qu'il prit.
C'est la dessus, que les deux dieux se séparèrent, l'un retournant à sa forge pour continuer son oeuvre et l'autre retrouvant sa famille et les autres Dieux. Kushina fut enfin libérée de la folie de ses amies qui voulaient savoir la date du mariage. Les deux fiancés leur assurèrent qu'elles seront toutes mises au courant dès qu'ils se décideront. Kakashi, après autant d'émotions repartit vers son char ainsi que Tenten, il était l'heure de faire bouger leur astre annonçant ainsi la fin de la journée. Temari prit Shikamaru sous le bras et ils repartirent ensemble vers leur rendez-vous. Tsunade tira Jiraya par l'oreille pour le ramener en leur palais après l'avoir empêché de repartir vers la Terre pour rendre visite aux mortelles. Ino et Sakura restèrent encore un moment avec la petite famille. La reine des Enfers, convient avec Minato qu'elle emmènerait Naruto et Sasuke avec elle voir les guerriers antiques dès qu'elle descendrait rejoindre Saï à l'automne. Les deux garçons s'envolèrent de joie jusqu'à ce que Naruto se rendit compte qu'il allait encore devoir attendre quelques mois. Il se mit à bouder lorsque son père refusa de l'emmener tout de suite. Le dieu de la Guerre soupira devant l'impatience de son fils aux ailes blanches. Quand à Sakura, elle essayait désespérément de se rapprocher de Sasuke qui la trouvait de plus en plus lourde. Il ne la supportait plus surtout quand elle insultait Naruto lorsque celui-ci essayait d'attirer l'attention de la déesse ou de l'aider à se soustraire d'elle. Kushina y mit bon ordre en invitant tout le monde à rentrer pour se reposer car le lendemain, l'entraînement reprenait.
Le matin arriva donc et Minato se leva très tôt avant que ses fils ne se réveillent afin d'honorer le rendez-vous avec Kankuro. Il prit ses affaires et partit direction le vieux saule, cet arbre millénaire qui renfermerait la sagesse du monde. Là-bas, il put voir son frère s'y être adossé. Ce dernier se redressant le salua et une discussion pris forme. Les deux dieux discourirent sur leur passé. Minato lui parla du poids et de la pression que son rôle d'aîné impliquait, son sentiment de culpabilité à l'accident de Kankuro car s'il n'avait pas attiré l'attention de Tsunade, jamais elle l'aurait confiée à la nymphe inconsciente. Il lui avoua son désir de se lier avec lui dès son retour dans l'Olympe mais aussi de sa frustration de ne pas y parvenir et de voir Kushina non liée à lui pendant des siècles. Il lui parla de sa fuite dans les batailles pour tenter de fuir la douleur. Kankuro prit conscience que la vie de Minato n'a pas été des plus faciles comme il le pensait. Il lui raconta aussi sa vie chez la famille de forgerons qui l'avait recueillie. Certes, elle lui avait appris tout sur l'art de la forge dans laquelle il excédait, mais elle avait été cruelle avec lui, le frappant, l'affamant, le traitant tel un esclave à cause de son physique difforme. Ainsi, les deux frères ouvrirent leur coeur l'un à l'autre. Le dieu des Forges lui avoua qu'il avait entendu la discussion que Minato, Kushina et leur fils ont eu au moment où Naruto leur confessa ses angoisses et sa peur de l'abandon, de la solitude. Il fut témoin de leur retrouvaille et du courage de ce garçon de vouloir toujours faire bonne figure alors qu'il souffrait à l'intérieur. Cela l'avait décidé à rendre sa liberté à Kushina.
"- Je dois aussi dire que cela m'a encouragé à réaliser un autre projet, rajouta Kankuro.
- Quel projet ? demanda le dieu de la Guerre.
- Il est encore trop tôt pour en parler. Rassure toi, rien de néfaste... rassura-t-il avant de continuer. Minato, je suis au courant de ton souci par rapport à Naruto et à la puissance que ton sang lui a transmis à la naissance.
- ...
- Je voulais te demander si tu lui en as déjà parlé.
- Non, pas encore. Je n'ai pas encore trouvé le moment pour le faire. De plus, je n'ai pas encore tranché une autre question : dois-je lui en parler seul à seul, ou en présence de Sasuke seulement ou bien devant tous les autres Dieux même de ceux qui ne sont pas au courant. Je suis un peu perdu.
- Pourquoi avec Sasuke ? Tu penses au lien qui existe entre eux.
- Oui, poursuivit Minato. Lors de la cérémonie, le sang de Naruto a transmis à Sasuke le savoir qu'il a accumulé pendant les siècles qu'il a vécu depuis sa naissance. J'ai bien peur qu'une petite partie de la puissance qui commence à s'éveiller en Naruto a été aussi donné à son frère mais de manière différente, enfin j'espère.
- Je vois... Si je te peux donner mon avis. Je pense que Sasuke doit être au courant si ce que tu dis s'avère exact. Maintenant, est-ce que tu dois leur en parler en même temps ou à tour de rôle, c'est à toi d'en juger. Tu les connais mieux que moi ou demande à Shikamaru. Pour les Dieux qui ignorent sa situation, laisse le choix à Naruto de leur en informer ou non dès qu'il sera au courant. Conseilla Kankuro.
- Tu as peut-être raison. Pour Shikamaru, il est flemmard mais il connait l'état de Naruto autant que moi et puis il en a dans la tête. Je vais y réfléchir. Heureusement, il me reste un peu de temps, cinq ou sept ans tout au plus.
- Cinq ou sept ans ?
- Oui, le corps de Naruto est encore trop immature pour supporter SA puissance. IL est encore endormi même si la cérémonie l'a un peu réveillé. IL devrait se manifester quand mon fils aura grandi pour atteindre la taille d'un enfant de dix ou douze ans. Expliqua Minato.
- Oui, tu as encore un peu de temps pour prendre ta décision.
- En tout cas merci,Kankuro. Ça m'a fait plaisir de parler avec toi. Cependant, il est l'heure que j'y aille. Mes garnements vont se demander ce que je fabrique. Je les ai confiés à Tenten pour la matinée. Elle a du les réveiller à l'aube pour courir dans les bois mais maintenant, c'est à mon tour de les prendre en charge.
- Et Shikamaru et Kakashi ? demanda Kankuro
- Eux, ils prendront le relais cette après-midi. Si tu veux, tu peux venir avec moi pour les informer de ton projet de leur enseigner l'art des forgerons." Termina Minato en se levant.
Les deux frères partirent donc rejoindre le terrain d'entraînement. Ils y trouvèrent un Sasuke calme attendant patiemment le retour de son père adoptif. Il en profitait pour pratiquer la méditation. Naruto lui par contre fulminait d'impatience faisant les cent pas ou s'envolant pour voir s'il apercevait son père. Il avait tenté de faire comme son frère mais cela n'a duré que cinq à dix minutes maximum. Les voyant s'approcher, le dieu de l'Amour déploya ses ailes et s'envola à leur rencontre. Il accusa le dieu de la Guerre d'être en retard en le pointant du doigt. Cependant, quand il a connu la raison de ce retard, il s'adoucit et sauta de joie quand il a su que Kankuro aillait les aider dans leur entraînement et leur montrer le fonctionnement de sa forge. Cela arrangeait Naruto qui voulait observer le rapprochement qu'il avait senti entre son oncle et une de ses servantes qu'il connaissait bien. Quand tout fut expliquer, les deux angelots reprirent leurs exercices sous le regard de Minato et la conviction de Kankuro. Il doit absolument finir son projet avant le délai annoncé par son frère.
C'est ainsi qu'un mois se déroula pour Naruto et Sasuke entre les missions sur Terre et l'entrainement physique, intellectuel et psychologique ainsi que des visites à la bibliothèque où ils rencontraient souvent Sakura et Tsunade. Ayame et Matsuri se rapprochèrent encore plus et devinrent comme des soeurs se confiant leurs secrets. Kushina préparait son mariage avec Minato avec l'aide de ses amies déesses. Le dieu de la Guerre n'avait toujours pas parlé à Naruto pensant d'abord à le rendre plus fort. Il espérait avoir pris la bonne décision d'attendre encore un peu. Le seul dieu qui semblait préoccuper pendant ce mois était Gaara. Il se demandait comment lui avouer ses sentiments et surtout si la personne qui occupait ses pensées allait accepter ses projets pour le futur malgré son souci majeur.
Ce mois qui venait de prendre fin eut une autre saveur pour la famille Hyuga. Hiashi était en plein conseil de famille avec les papiers officialisant l'adoption de Neji en tant que son fils. Il ne manquait plus que sa signature. Alors qu'il allait la poser grâce à une plume d'oie, son geste fut interrompu par une entrée fracassante de son neveu.
" - Mon oncle, vite ! C'est tante Hitomi !
- Que lui arrive-t-il, Neji? Pourquoi autant d'agitation ? demanda le chef de famille le plus calmement possible. Il se devait de garder son calme devant les anciens même si son coeur lui criait le contraire.
- Ma tante et ma mère étaient entrain de discourir avec le philosophe qui m'instruit quand tout à coup, ma tante s'est sentie mal et à perdue connaissance. Ma mère a réussi à l'attraper avant qu'elle ne touche le sol. Un esclave l'a emmenée dans votre chambre alors qu'un autre est allé chercher un guérisseur. Expliqua Neji reprenant son attitude stoïque devant le calme de Hiashi. Il comprenait que son oncle en profitait pour lui donner une leçon : un chef de famille se doit de garder son calme quoi qu'il arrive.
- Bien Neji, je vous remercie. Allez rejoindre votre mère. Quand à vous, membres du conseil, je pense qu'il est nécessaire d'ajourner pour le moment la séance, ordonna le maître de maison. Je vous préviendrai le moment venu pour reprendre où nous en étions."
Tout le monde acquiescèrent et sortirent de la salle. Lorsque tous furent partis, Hiashi se dirigea vers sa chambre où se trouvait son épouse. Il avançait sans précipitation pour ne pas affoler la maisonnée mais surtout pour conserver sa réputation. Voir le chef de famille préoccupé plus que de raison risquait de provoquer la panique. Et pourtant, il n'avait qu'une envie : courir au chevet de celle qu'il aime. Arrivé proche de ses appartements, il put voir sa belle-soeur attendre le verdict du guérisseur qui venait de rentrer ausculter Hitomi. Il attendit donc avec elle lui demandant si c'était la première fois. Hina lui répondit que depuis quelque temps, Hitomi se plaignait de vertige et de nausée mais sinon, tout allait bien. C'est sur cette affirmation que la porte de la chambre s'ouvrit pour laisser passer le guérisseur qui invita à Hiashi de rentrer mais seul pour le moment. Là, le chef Huyga put voir sur leur lit, le dos soutenu par des coussins, sa tendre épouse en pleurs. Il s'approcha et lui demanda laissant le vouvoiement de côté vu son inquiétude réelle :
"- Hitomi, comment vas-tu ? Pourquoi pleures-tu ? Est-ce si grave que ça ?
En entendant, la voie de son mari, la jeune femme leva le visage qu'elle avait enfui dans ses mains. En voyant ses yeux briller, Hiashi put voir que ce n'était pas des larmes de tristesse, bien au contraire. Il s'assit sur le bord du lit et lui prie la main l'incitant à parler.
- Je vais bien, Hiashi. Je suis juste si heureuse...répondit Hitomi.
- Que veux-tu dire ? Je ne comprends pas...
-Hiashi,... nos prières ont été enfin entendues...affirma son aimée, une main posée sur son ventre en dessous du nombril.
- Tu veux dire... que... tu es..."Bégaya son époux qui n'osait pas réaliser que leur rêve était devenu réalité.
Hitomi, les larmes aux yeux, regarda son cher mari perdre ses mots à la merveilleuse nouvelle qu'elle abritait maintenant en son sein.
" -Oui, Hiashi, j'ai en moi une petite vie, je porte en moi un enfant,..., ton enfant", annonça-t-elle en mettant sa main sur la joue de son aimé alors qu'elle penchait la tête pour l'appuyer sur son épaule.
A ces mots, Hiashi se tourna vers elle, porta sa main sur le ventre de sa femme et le caressa doucement dans l'espoir que le miracle qui s'y produisait et qu'ils avaient espéré pendant des années ressente tout l'amour qu'il avait déjà pour lui. Pour la première fois de sa vie, une larme coula le long de sa joue. Il était tellement heureux, enfin, ils allaient avoir un enfant. C'est là-dessus que la soeur d'Hitomi ouvra doucement la porte et voyant la scène voulut la refermer pour leur laisser leur intimité mais la maîtresse de maison arrêta son geste en l'appelant :
"- Ma soeur, restez, je suis tellement heureuse. Le guérisseur m'a annoncée une merveilleuse nouvelle... Je suis enceinte.
- Oh ! Joie ! Je vous félicite tous deux ! Nous allons prier les dieux et leur offrir des offrandes pour les remercier de leurs bienfaits ! S'exclama Hina au comble du bonheur.
- Vous avez raison, chère belle soeur, nous devons leur en être reconnaissants. Mais pour l'heure, je souhaiterai rester avec Hitomi un moment.Lui demanda le futur père.
- Oui, je le comprends. Je vais vous laisser donc. Reposez-vous ma soeur. Il faut que vous preniez des forces pour cet enfant. Je vais vous faire parvenir de quoi manger et boire.
- Je vous remercie, mais, rendez moi service. Ne dites rien pour le moment. Nous l'annoncerons plus tard au reste de la famille, réclama Hiashi. Par contre, vous pouvez le dire à Neji. J'ai confiance en son silence.
- Bien sûr", consentit la veuve de Hizashi.
Après ces mots, elle sortit, heureuse qu'Hitomi puisse enfin réaliser son rêve. Alors que Hina gagnait la cuisine pour demander à un esclave une collation pour le couple, un doute lui prit le coeur : que deviendra maintenant Neji ? Elle avait été satisfaite et fière que son beau-frère l'adopte et qu'il fasse de lui l'héritier. Bien sûr, ce n'était pas pour le pouvoir, elle n'avait jamais été ambitieuse. Si elle n'avait pas aimé et épousé Hizashi, elle serait devenue une Vestale, une prêtresse vierge. Hina voulait tant que son fils se retrouve entourer par une famille et avoir une figure paternelle qui le guide mais surtout... Sa réflexion fut coupée par une quinte de toux qui lui fit cracher du sang. Quand elle se calma, elle reprit sa tâche sans rien faire paraître de la douleur qui se logeait dans sa poitrine.
Après avoir pris la nourriture apportée par l'esclave envoyé par sa belle-soeur, Hiashi laissa sa femme qui venait de s'endormir. Oui, il était heureux et entreprit de se rendre vers la salle du conseil. Arrivé dans cette pièce, il se dirigea vers son bureau où il y vit la demande d'adoption de Neji qui attendait d'être signé. Il prit le parchemin entre ses mains et souffla. Il devait prendre une décision par rapport à son neveu mais surtout vis à vis du conseil de famille. Personne ne mettra en cause son serment mais doit-il le garder en tant qu'héritier ou non ? D'un son de cloche, Hiashi fit venir un esclave et lui commanda de prévenir les autres membres de la famille et de les réunir dans la grande salle. Il avait une annonce à faire. Alors que l'envoyé entreprit sa mission, le maître de maison se rendit aux écuries, là où il savait qu'il le trouverait. En l'apercevant près de son cheval le brossant, il l'interpella :
"-Neji, mon neveu, ...
- Oui, mon oncle, que puis-je pour vous ?
- Je savais que je te trouverai ici, mon garçon. Dès que tu as besoin de réfléchir ou de calmer tes craintes, tu viens voir ton destrier...
- ...Neji n'osait pas interrompre l'homme devant lui. En l'entendant le tutoyer, il avait compris que ce n'était pas le chef qui s'adressait à lui, mais l'oncle, le frère de son père.
- A quoi penses-tu ?Demanda ce dernier. Je sais que ta mère t'a mis au courant pour la venue d'un enfant au sein de mon couple d'avec ta tante.
- Je...je suis heureux pour vous et vous en félicite. Je ...
-Neji, je voudrai connaître tes vrais sentiments et non pas, entendre des félicitations hypocrites,encouragea Hiashi. Je vais en avoir tout un panel quand je ferai l'annonce de la grossesse d'Hitomi.
- Non, mon oncle, je suis vraiment content pour vous et surtout pour ma tante. Je voyais bien qu'elle souffrait de cette situation. Rassura le jeune garçon. Je...je me demandais...je me demandais juste ce que je vais devenir maintenant... Vous allez avoir votre propre enfant, votre héritier... Je ne suis que votre neveu.
- Sache,Neji...commença Hiashi avant d'être coupé par un esclave qui le coupa en entrant pour le prévenir que les membres de la famille étaient tous réunis dans la grande salle.
- Bien, nous arrivons... Allons-y Neji. Je tiens à ce que tu m'accompagnes." Invita-t-il avant de repartir vers la maison suivi par le jeune garçon.
Ils arrivèrent tous les deux et en entrant, Neji alla s'asseoir près de sa mère. Hitomi était aussi présente. Elle avait tenu à être là comme son devoir l'exigeait. Beaucoup de Hyuga se demandait pourquoi ils étaient tous réunis et plus particulièrement, la mère de Shion. Elle avait un mauvais pressentiment. Quand tous firent silence, Hiashi s'exprima :
"- Ma chère famille, comme certains ont pu en être informés, Hitomi, mon épouse, a souffert d'un malaise ce matin. Le guérisseur l'a examinée...
Il fit une pause pour s'assurer qu'il avait l'attention de tous. Il prit ensuite une main de son aimée dans une des siennes et continua :
- Les Dieux nous ont bénis, Hitomi et moi. Ma chère épouse attend un heureux événement : un enfant va nous être donnés dans quelques mois."
Dès ces mots prononcés, tous les Hyuga voulaient être le premier à les féliciter. Le plus enthousiaste de tous fut le père de Shion qui proposa l'organisation de cérémonies et de sacrifices pour remercier les Dieux pour ce cadeau inespéré. Beaucoup de Hyuga appuyèrent cette idée.
" - Ma famille, s'il vous plaît, je vous remercie de vos félicitations. Qu'en à votre proposition, mon cousin, vous avez parfaitement raison. Le conseil se réunira pour la mettre en oeuvre dans les plus brefs délais.
-Hiashi, excusez moi d'interrompre vos réjouissances mais j'ai une question. Qu'en est-il de l'adoption de votre neveu et de votre projet de le nommer héritier?" Demanda un des anciens qui avait projeté de marier une de ses petites filles au jeune garçon.
Hitomi était estomaquée. Jamais, elle aurait pensé qu'une personne mette la parole de son mari en doute. Elle se retenait d'intervenir car d'une part, la colère n'était pas bonne pour le bébé et d'autre part, ce n'était pas son rôle. Elle serra la main de Hiashi qu'elle tenait toujours pour l'encourager et lui montrer son soutien. Le chef de famille s'attendait à cette question et s'y était préparé lors de la discussion d'avec son neveu. Il ferma les yeux et lâcha la main de sa femme. Tout le monde attendit sa réponse, pendu à ses lèvres, surtout trois femmes mais toutes pour des raisons différentes. Les premières, les soeurs jumelles, espéraient qu'il tienne parole car l'une voulait que son fils ait un père et qu'il soit sous sa protection. L'autre aimait son neveu comme s'il était sorti de sa matrice. La troisième n'était qu'autre que Shina afin de savoir si ses projets avaient des chances d'aboutir ou d'être avorté avant même de commencer. Calmement, Hiashi prononça les mots suivants avec force et conviction :
"- Sachez que je tiens à honorer mon serment prononcé devant les Dieux et nos ancêtres... J'adopte Neji. Je l'appellerai désormais mon fils et j'espère que vous ferez de même."
Suite à ses paroles, il prit le parchemin faisant acte de l'adoption et le signa devant tout le monde. A ces paroles, Neji avait du mal à retenir ses émotions mais avec grand effort, y parvint. En faisant ce geste devant tous les membres de la famille, son oncle venait de rendre sa décision incontournable et incontestable. Il devait maintenant être le plus digne des Hyugas pour honorer celui qui est désormais son père. Ce ne fut pas le cas de sa mère qui reconnaissante laissa couler une larme de soulagement. Son fils allait avoir une figure paternelle qui le protégera et qui lui donnera un avenir.
"- Mais quand est-il du poste d'héritier ? demanda un autre Hyuga.
- Je pense qu'il est désormais trop tôt pour se prononcer.Répondit Hyashi. Ne pensez-vous pas que nous devrions attendre la prochaine naissance ?
- Vous avez parfaitement raison, mon cousin. Répliqua le père de Shion. Car il se pourrait que notre cousine attende un fils et ainsi la question ne se posera plus."
Encore une fois, toute la famille se rangea à cet avis des plus clairvoyants. En effet, les garçons du premier né de la lignée des chefs de la famille avaient toujours l'avantage sur les autres enfants et spécialement les filles. Même si un fils naissait en dernier dans la fratrie, il héritait de son père sa place. Ainsi la question de l'héritier pouvait attendre l'accouchement de l'enfant à naître. La seule qui se trouvait insatisfaite d'être dans cette situation était la mère de Shion. Shina aurait aimé savoir si oui ou non, Neji garderai le statut d'héritier mais son imbécile de mari avait coupé court à la discussion en proposant d'attendre le sexe de l'enfant du couple avant de savoir quoi décider. Maintenant, un autre dilemme s'offrait à elle. D'un côté, sa certitude que si Hitomi n'était pas enceinte, le poste d'héritier aurait été octroyé à Neji de façon certaine. De l'autre, l'inconfort d'être à la merci d'un enfant à naître et de son sexe. Si Hitomi accouche d'un fils, elle fera bien sûr en sorte que Shion l'épouse mais si elle a une fille, que fera Hiashi. Nommera-t-il Neji héritier ou espérera-t-il un autre enfant pour avoir un garçon ? Que devait-elle faire : jouer la carte de Neji ou la carte de l'attente ? Etre ainsi dans l'incertitude ne lui plaisait vraiment pas du tout. Shina refusait de voir son espoir de marier Shion, sa petite merveille, au futur chef de le famille Hyuga anéantit comme se fut le cas pour elle. La mère de la petite fille prit donc sa décision et en souria de satisfaction. Encore, une fois, son attitude fut mal interprétée par son mari qui a cru qu'elle se réjouissait pour sa cousine. Il est tellement naïf se dit Shina. Par contre, une personne ne s'est pas trompée en l'observant à la signification de son sourire. Cette dernière se promit de protéger Hitomi et l'avenir de cette famille.
Après les félicitations, tout ce beau monde repris leur routine. Hiashi incita les membres du conseil à le suivre car il désirait organiser la cérémonie de remerciement aux Dieux pour cette future naissance. Neji repartit à ses études plus motivé que jamais. Cependant, avant de partir, Il dût se plier aux traditionnels remerciements aux personnes venues le féliciter pour son adoption. Le jeune homme se doutait que certains ne le faisaient que pour rentrer dans les bonnes grâces du nouveau fils du chef de famille et pourquoi pas du futur mari de leur fille. Ce fut le cas de la mère de Shion qui avec un sourire aguicheur, essaya de lui faire la bise et s'épuisa en compliments de toutes sortes. Neji lui fit l'affront de l'ignorer ainsi que le baiser. Décidément, il était d'accord avec sa mère, cette femme sentait l'hypocrisie à plein nez. Hitomi et sa soeur rejoignirent leur quartier tout en discutant de cette grossesse tant espérée, accompagnées par les autres femmes de la famille qui voulaient prendre part à leur conversation. Toutes étaient heureuses pour elle car toutes l'aimaient pour sa gentillesse et sa douceur. Toutes, non, une seule préféra rester seule en prétextant rejoindre sa fille. Shina voulait réfléchir aux événements et aux actions à entreprendre pour la suite.
Dans la soirée, Hiashi rendit visite à son épouse accompagné par le guérisseur. Ce dernier voulait réexaminer la future mère pour être sûre qu'après son malaise, tout était rentré dans l'ordre. Il en profita pour donner des conseils et des recommandations aux futurs parents.
"- Dame Hitomi, je me dois de vous recommander la plus grande prudence pendant les deux prochains mois.
- Pourquoi ? Demanda Hiashi, inquiet après cette phrase.
- Et bien, selon nos observations, à mes collègues et moi-même, la plupart des fausses couches se produisent durant les trois premiers mois. Votre épouse en ait à un mois. Il reste donc deux mois critiques, répondit le guérisseur. Je vous conseillerai d'éviter les longs voyages sur les chemins accidentés. Vous pouvez sortir, bien sûr, mais pas de longue promenade, pas de cheval, ou de balade en char. Le palanquin est possible si les esclaves font attention aux chaos de la route. Bien sur, lors des derniers mois de grossesse, interdiction de bouger du lieu où vous désirez enfanter. Si vous ne voulez pas le faire à Rome, déplacez-vous avant le septième mois.
- Bien, quoi d'autres ?
- Dame Hitomi doit se nourrir sainement en quantité normale : fruits, légumes, un peu de viande, beaucoup d'eau et pas de restrictions et pas de vin. continua l'homme de science. Si vous avez faim, mangez mais sans vous forcer. Vous serez fatiguée car l'enfant prendra un peu de votre énergie pour grandir donc si vous en ressentez de la fatigue, allez vous reposer même en pleine journée. En fait, Dame Hitomi, il faut que vous soyez à l'écoute des besoins de votre corps et de votre bébé à naître. Et surtout, pas de stress inutile, ménagez vous.
- Je vous remercie pour vos conseils. Nous les suivrons à la lettre, affirma Hitomi.
- Bien, je vais vous laisser. Je reviendrai régulièrement pour vérifier l'évolution de votre grossesse, conclue le guérisseur en prenant congé du couple. N'hésitez pas à m'appeler à la moindre complication.
Alors qu'un esclave le raccompagna à la porte de la demeure, Hiashi était déterminé à suivre tous les conseils, si n'est même plus. Il parla donc à sa femme.
- Hitomi, vous avez entendu les recommandations. Je vous demanderez de les suivre mais surtout de vous faire seconder dans la gestion du personnel, et dans vos devoirs en tant qu'épouse de chef de la famille. La priorité est votre santé et celle de notre enfant.
- Oui, Hiashi, j'en suis consciente.
- Ne vous inquiétez pas, mon cher beau-frère, s'exclama la mère de Neji qui venait de rentrer et qui avait surprise le discours de Hiashi. J'y veillerai personnellement.
- Je vous en remercie, ma chère belle-soeur. Je sais que je peux compter sur vous. Conclue le futur père. Je vous invite à ce qu'on aille se coucher maintenant.
- Vous avez raison, mon aimé. Il est vrai que cette journée a été riche en émotion et m'a fatiguée." rajouta Hitomi qui prit le bras de son mari. S'y appuyant, ils prirent tous deux le chemin de leur appartement.
Sur ces mots, tout le monde rejoignit donc leur chambre pour prendre un repos bien mérité. Le couple s'endormit, la main de Hiashi posé sur le ventre de sa femme, heureux de savoir que la vie y grandissait. Toute la maisonnée semblait dormir. Pourtant, alors que la lune était à son apogée, une silhouette encapuchonnée de la tête au pied avançait le plus furtivement possible pour se glisser en dehors de la villa Hyuga. Une chouette effraie au plumage blanc était perchée sur un arbre non loin et vit cette forme humaine passée non loin de son perchoir. Elle la suivit au travers des ruelles sombres de la ville jusqu'au quartier malfamé de Rome. Arrivée devant une porte délabrée, la personne rentra. L'oiseau se posa sur le bord d'une fenêtre encore ouverte et fut le témoin de la rencontre entre l'inconnu et une vieille dame au dos recourbée et aux habits en haillon.
"-Que veux-tu ? Pourquoi viens-tu chez moi si tard ? interrogea la vieille.
-J'aurai besoin de certaines herbes et de certaines potions, sorcière. répondit l'encapuchonné.
- Pour quelle raison ?
- Cela me regarde. Tu n'as pas besoin de le savoir. Contentes-toi de m'obtenir ce que je te demande, vociféra l'invitée surprise en lançant une bourse remplie de pièce d'or à l'effigie de Jules César sur la table. Tu auras la même somme quand j'aurai en ma possession ma commande.
- Et de quelles potions et herbes as-tu besoin, riche visiteur ?demanda l'édentée en souriant et prenant l'argent pour le cacher sous son manteau.
- Je voudrai..."
A ce moment-là, la chouette prit peur à cause d'un chat qui avait tenté de faire d'elle son repas, s'envola et se percha sur une branche. De là, elle put voir la même silhouette ressortir de la maison délabrée pour rebrousser chemin et aller rejoindre les bras de Morphée le sourire aux lèvres de voir ses projets avancés. La vieille lui avait assuré pouvoir lui fabriquer sa commande d'ici quelques jours, qu'elle en faisait une priorité.
Pendant une semaine, tout se passa bien. Hitomi suivait les recommandations du guérisseur sous la surveillance de sa soeur. Neji s'employait à faire la fierté de son père adoptif. La mère de Shion continuait sa mission séduction sur le jeune garçon en essayant de lui proposer son aide ou de trouver des failles dans sa carapace de froideur. Neji était comme ça sa mère, un véritable Hyuga en public, surtout avec les hypocrites et restait sans expression et froid devant le reste de la famille. Seules sa tante, sa mère et maintenant son père pouvaient se vanter de le voir sourire. Cependant, Shina était résolue à y arriver et commença donc à l'observer. Elle était certaine que malgré les apparences, la future naissance le perturbait ou le questionnait sur son avenir au sein de la famille. Les journées se passèrent sans encombre. Cependant, un destin funeste se pointait à l'horizon. Poussée par l'appât du gain, la sorcière travailla plus rapidement que prévu et envoya le signe convenu pour prévenir son mystérieux client. Le soir même, la chouette revit la même silhouette se rendre à la même maisonnette et en ressortir en cachant sous son habit des herbes et des fioles. Elle alla se coucher jusqu'au lendemain où la ville de Rome fut la spectatrice d'une magnifique procession.
En effet, c'était le jour où le conseil avait décidé d'organiser un grand sacrifice pour honorer les Dieux mais surtout pour remercier la déesse Kushina et le dieu Naruto pour la grossesse d'Hitomi. Devant le cortège, se tenaient des jeunes garçons, esclaves, portant des torches enflammées dont la fumée dégageait une odeur d'encens. Ils étaient suivi par des musiciens qui jouaient du tambourin et de la flûte de Pan. Des Vestales ornées de couronne de fleurs parsemaient le sol de pétales de roses qui étaient piétinées par les sabots d'une génisse, somptueusement recouverte d'un drap de soie et d'un collier de fleurs rouges. Elle était suivie par des prêtres. La famille Huyga au grand complet fermait la marche avec Hitomi dans un palanquin et chaque enfant tenait dans leur main une colombe. Hiashi avait refusé qu'elle marche et avait recommandé la plus grande prudence aux porteurs s'ils ne voulaient pas subir sa colère. Il ne les ferait pas fouetter mais il les revendra à d'autres maîtres qui seraient peut-être moins généreux que lui. Le cortège ainsi pourvu arriva ainsi jusqu'au temple de la déesse Kushina et du dieu Naruto. Les Vestales escortèrent la génisse jusqu'à l'autel en plein air situé dans la cour. Ainsi installée, l'animal attendit l'arrivée du grand prêtre qui sous les prières des Vestales, et des chants, prit le couteau rituel et tranchât sa gorge. D'autres prêtres recueillirent son sang et le versa dans une vasque pour l'offrir aux Dieux. Au moment où la génisse expira son dernier souffle, les enfants Huyga lâchèrent dans le ciel les colombes pour honorer la déesse de la Beauté. D'habitude, ces oiseaux étaient sacrifiés pour cette dernière. Cependant, Hitomi refusa qu'on s'en prenne aux colombes car elle était persuadée que c'est grâce à elles que ses prières ont été entendues par Kushina.
A la fin de la cérémonie, la famille rentra à la demeure afin de festoyer et de se réjouir. Lasse de cette longue matinée, Hitomi sentit le besoin d'aller se reposer dans ses appartements au calme. Elle prévint son époux qui l'y encouragea. Cette sortie fut surprise par la mère de Shion. Cette dernière prit deux verres, une cruche de jus de raisin et la suivit. Lorsque Hitomi arriva dans sa chambre et qu'elle se préparait à s'allonger, elle entendit des coups provenant de la porte. Intriguée, elle autorisa la personne à rentrer et découvrit sa cousine rentrée. Cette dernière commença à prendre la parole.
"- Ma cousine, excusez moi de vous déranger mais je voulais absolument vous parler en privée.
- Je ne voudrai pas me montrer impolie mais je suis assez fatiguée et j'aimerai me reposer, dit Hitomi.
- Je le comprends, mais je me permets d'insister, continua Shiba. Je voudrai faire la paix avec vous et surtout m'excuser.
Intriguée par ses paroles, l'épouse de Hiashi accepta de l'écouter.
- Je sais que vous ne m'appréciez pas beaucoup et je le conçois. Je sais que je peux paraître hautaine et orgueilleuse. Commença l'épouse de son cousin les larmes aux yeux. Mais c'est faux...
Elle fit une pause avant de continuer après avoir séché ses yeux de sa main.
- Voyez-vous, il n'est pas facile de se faire une place au sein de votre famille pour une étrangère comme moi. Je ne devais pas faire honte à mon père qui comptait sur moi pour faire une alliance forte puisqu'il n'a pas pu avoir d'héritier mâle. Afin d'être digne de votre stature et de la sienne, je me suis sentie obliger de construire un rôle, une autre personne qui n'est pas moi... De plus, par amour pour moi, mon mari a renoncé à sa place dans la succession de la famille et je crois que je m'en suis sentie coupable... Au lieu de prendre mes responsabilités, j'ai retourné ma rancœur contre vous... et je tiens maintenant à m'excuser."
A ce moment-là, la jeune femme tomba à genoux laissant ses sanglots s'exprimer sous le regard d'Hitomi qui n'en croyait pas ses oreilles. Alors, la personne devant elle n'a joué qu'un rôle pour essayer de faire honneur à la famille et à sa position dans la société romaine. Attendrie par les larmes coulant sur ce beau visage, Hitomi décida de lui donner une chance.
- Ma cousine, voyons relevez-vous. Bien sûr que je vous pardonne mais maintenant ne vous cachez plus de nous. Laissez-nous vous connaître réellement, affirma Hitomi qui l'incita de la main à se relever.
- Je vous remercie, ma chère cousine. Vous êtes bien bonnes. J'aimerai vous demandez une faveur. Je souhaiterai partager avec vous le verre de l'amitié, demanda Shina en montrant deux verres et une cruche contenant un liquide rouge. Elle arborait un petit sourire sadique.
- ... L'épouse de Hiashi hésitait car cela semblait être du vin et le guérisseur le lui avait interdit en affirmant que ce serait dangereux pour le fœtus.
-Rassurez-vous, c'est du jus de raisin. Je ne voudrai pas mettre en danger votre enfant à naître, affirma son interlocutrice en souriant.
- Alors, dans ce cas, j'accepte de boire en votre compagnie."
En entendant, ces mots, sa cousine remplit donc les verres et tendit à Hitomi le sien. Cette dernière, après avoir trinqué à une future amitié, amena la coupe auprès de ses lèvres et s'apprêtât à les tremper dans le liquide quand...
