Et voici la deuxième partie ^^ ! Elle s'est faite attendre mais, elle est bien là ^^
Pairing : Ichi x Grimm et autres...
Disclamer : Tout est à Tite Kubo !
/!\ Warning /!\ : la séquence que vous attendiez est arrivée, mes amies yaoistes ^^ ! LEMOOOOON XD ! Et je répéte : ceux ou celles qui sont trop prudes pour ce genre de scène, veuillez sauter ce passage très hot car, il s'agit d'une scène plus qu'explicite ! On arrête de jouer et on passe aux choses sérieuses là ! Si vous êtes traumatisés après, ce n'est pas mon problème : j'estime vous avoir suffisamment averti comme ça è.é !
Bonne lecture ^^ !
Chapitre 7 : Corps-à-corps 2/2
Dans le manoir du comte Hitsugaya, deux hommes se fixaient du regard. Ils semblaient être ailleurs, comme si le monde autour d'eux n'existait plus.
L'argenté observait cet individu qui était apparu tout d'un coup, et face auquel la première pensée qui le traversa fut : Dépravation !
Un jeune homme brun, d'une vingtaine d'années vêtu du même costume que le blond, qui l'avait accueilli. Et si sur ce dernier, cette tenue semblait en harmonie avec le personnage, là, c'était tout à fait l'inverse ! Cette posture lascive prise consciemment ou inconsciemment peut-être, ces cheveux en bataille qui traduisaient une personnalité sauvage, ce corps athlétique et désirable mais, surtout ce visage...
Des lèvres ourlées, qui appelaient aux baisers les plus doux, comme les plus passionnés et paraissaient le tenter. Et des yeux amicaux qui, en un instant, furent traversés par une étincelle animale. Il le voyait les détailler de tout son saoul et ne s'en privait pas lui-même. Mais, cette tenue était définitivement trop stricte, trop sage pour l'individu qui le portait !
"Un loup déguisé en agneau..." affirma-t-il mentalement
En revanche, il l'imaginait sans problème dans un tout autre contexte...
Le brun détaillait le corps musclé qui transparaissait à travers les vêtements, du bas vers le haut. D'abord, des jambes solidement campées sur le sol, un bassin étroit où se trouvait, il en était certain, un entrejambe imposant qui pourrait lui faire voir les étoiles. Puis, un ventre marqué par des abdominaux saillants, résultat d'un entraînement physique rigoureux, tout comme ses pectoraux, ses bras et ses épaules. Des mains larges, qui lui semblaient être chaudes...
"Ses caresses doivent être un vrai délice... ! J'aimerais qu'il pose ses mains sur moi, sur mon corps..." pensa-t-il
Il poursuivit son voyage visuel pour arriver à sa bouche. Ses lèvres masculines aussi, paraissaient chaudes et ses baisers devaient être brûlants, divinement brûlants... Il remonta jusqu'à ses yeux, qui le sondaient avec une lueur d'envie et lui arrachèrent des frissons. Il rougit légèrement sous l'intensité de ce regard mais, ne parvînt pas à s'en détacher. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentit faible, vulnérable face à un homme. Un homme, qui le déshabillait du regard et auquel il savait qu'il ne pourrait pas résister, auquel il ne voulait pas résister !
- Kira, tu peux nous laisser, s'il te plaît. Je vais m'occuper de monsieur ! Déclara-t-il, sans quitter des yeux son apollon
- Comment ? Mais, enfin..., s'exclama le blond
- Kira..., répéta-t-il, sur un ton on ne peut plus explicite
Le message était clair : " Dégage tout de suite, Kira ! Je suis sur un coup et si tu m'en empêches, je t'étrangle !". Depuis le temps qu'ils se connaissaient, le blond savait décrypter ses expressions et ses intonations, alors c'est sans demander son reste, qu'il alla voir ailleurs s'il avait du boulot ! Laissant ainsi seuls, les deux hommes.
- Et vous êtes ? Demanda le policier
- Shuuhei Hisagi, monsieur. Et vous devez être Muguruma-san, n'est-ce pas ?
- Exact.
- Et bien, Muguruma-san, sachez que je suis à votre entière disposition donc, n'hésitez pas à faire appel à mes services ! Dit-il avec un sourire en coin. En attendant, si vous voulez bien me suivre..., ajouta-t-il en prenant le même chemin que son ami Kira.
Kensei resta un moment sur place, à regarder se mouvoir ses hanches alors, que le majordome marchait d'un pas calculé. Ce brun l'allumait sans vergogne et il ne savait pas, s'il arriverait à se retenir très longtemps comme ça.
Arrivés devant une porte à double battant, Shuuhei se stoppa et tourna les deux poignées en même temps, avant de pousser vers l'intérieur, les deux portes. Il s'écarta afin de laisser le passage à Kensei et en profita d'ailleurs, pour à nouveau se gorger de la vision qu'offrait le policier. Celui-ci fixa un instant du regard le brun, avant de détourner ses yeux vers la pièce.
Elle était richement décorée et éclairée par la lumière qui passait par les fenêtres, ornées de rideaux de velours rouge. Un canapé noir ainsi que deux fauteuils, de la même couleur, prenaient place autour d'une table basse en bois vernis et au sol, un tapis circulaire aussi rouge que les rideaux, recouvrait le plancher. Ce déballage de couleurs chaudes n'arrangeait en rien, le problème du commandant ! Il se laissa, une fois encore, emporter par son imagination débridée qui lui suggérait des images pour le moins, érotiques...
Hisagi qui, de son côté, avait refermé les portes : ne se portait pas mieux que lui ! Son regard était fixé sur le dos du commandant et des scénarios plus chauds les uns que les autres, firent leur chemin dans son esprit. Il imaginait l'argenté assis dans un des fauteuils, en train de lui embrasser et de lui mordiller le cou, alors qu'il le chevaucherait en rythme et pousserait des gémissements de plaisirs et de satisfaction. Puis, son regard tomba sur le tapis et il se voyait parfaitement, à quatre pattes, à même le sol et le dos cambré, alors que le policier le pilonnerait sans merci, en lui tenant les hanches...
Et alors que ses pensées se faisaient plus fortes, le brun ne put retenir un soupir rauque. Soupir, qui ne passa pas inaperçu auprès de l'argenté, qui se retourna pour faire face au majordome. Et ce qu'il vit, le plongea dans une sorte de transe : le brun était là, appuyé contre les portes, sa tête était rejetée en arrière, ses yeux étaient clos et légèrement plissés, sa respiration était saccadée et il se mordait sensuellement la lèvre inférieure. De plus, la légère bosse qui déformait son pantalon, ne laissait aucun doute sur le genre de pensées qu'il avait actuellement. Cette constatation fit perdre à Kensei, le peu de raison qu'il lui restait et il s'avança rapidement vers celui qui était, à cet instant, la luxure incarnée...
Au bruit des pas, Hisagi rouvrit soudainement les yeux et le regard brûlant que lui lançait le commandant de police, le fit frissonner d'anticipation. Arrivé à sa hauteur, le policier se stoppa et le fixa de ses yeux marrons emplit de désir.
La tension entre les deux hommes, était palpable et on sentait que la situation était vraiment, sur le point de déraper ! Par réflexe, Hisagi déglutit puis, ouvrit la bouche pour prendre la parole :
- Quelque chose ne va pas, Muguruma-san ? Demanda-t-il d'une voix devenue rauque
- En effet, je crois que nous avons un problème, Hisagi ! Répondit l'argenté
Il avança son visage à quelques centimètres de celui du brun et ajouta d'un ton joueur :
- Voyez-vous, je trouve que vous avez un comportement des plus... suspect ! Et donc, je me vois dans l'obligation de mener une petite "investigation"...
"Ooh oui ! Faites tout ce que vous voulez..." pensa le brun, excité
Le regard du policier se faisait de plus en plus chaud et Hisagi peinait à le soutenir. Cependant, il trouva la force de poursuivre le dialogue :
- Et, que comptez-vous faire exactement ? L'interrogea-t-il
- Et bien : vous allez vous retourner face à la porte, poser vos mains à plat, de chaque côté de votre tête et je vais procéder à une fouille au corps, dans les règles de l'art. Lui répondit le policier, en massant légèrement le haut de la cuisse de son interlocuteur.
Celui se figea au toucher et fut parcouru par un frisson d'excitation puis, il se retourna docilement et attendit. Mais, la suite ne se fit pas attendre ! Kensei plaqua son corps contre celui du majordome et entreprit de commencer son "inspection"...
Il remonta ses mains le long du corps du jeune homme, en prenant bien soin, de ne faire qu'effleurer la peau. Arrivé au niveau de son cou, il défit le nœud qui servait de cravate, libérant ainsi la gorge halée et provoqua un nouveau frisson sur cette peau, en soufflant légèrement dessus. Puis, alors qu'une de ses mains déboutonnait le gilet du majordome, l'autre continuait de masser le haut de la cuisse du brun et une langue taquine vint se promener le long de la gorge mise à nue. Hisagi pencha alors la tête sur le côté, histoire de donner plus d'espace au policier, qui ne se priva pas pour sauter sur l'occasion. Il se mit à lécher et suçoter la peau. Le bruit de succion qu'il laissait sciemment échapper, ajoutait encore plus érotisme à cette chaude situation.
Quand le gilet fut entièrement déboutonné, il s'attaqua à la chemise et le parfum qui se dégageait du cou d'Hisagi, donna envie à Kensei de croquer cette peau, au goût salée. Il se mit donc à mordiller la clavicule découverte du jeune homme, s'attirant ainsi ses soupirs de satisfaction et remonta doucement jusqu'à la ligne de la mâchoire, pour ensuite, dévier sur l'oreille.
Shuuhei était littéralement transporté dans un autre monde, il avait l'impression de n'être qu'un jouet entre les mains de l'argenté. Et cette constatation, au lieu de le déranger, l'excitait encore plus !
Il en avait rêvé pendant des nuits, de trouver un homme qui par sa seule présence, serait capable de le soumettre. Ses sensations furent augmentées, lorsqu'il sentit l'aîné, prendre possession de ses tétons. Il les pinçait et les faisait rouler entre ses doigts, récoltant ainsi de nouveaux soupirs, ainsi que des gémissements :
- Ah, aah... Mugu... aaahh... ruma-san !
- Je pense... avoir trouvé quelque chose d'intéressant mais,... je vais quand même poursuivre... mon enquête. Lui susurra suavement l'argenté, alors qu'il lui léchait l'oreille.
- Humm... je vous en prie... aahh..., faites donc ! Invita le brun
Et sur ces paroles, Kensei se mit à parcourir de ses mains, le torse musclé du majordome. Il récoltait frissons sur frissons, soupirs sur soupirs et cela l'échauffait de plus en plus ! Il fit descendre ses mains, le long des abdominaux du brun et lorsqu'il arriva à la ceinture, il entreprit de la défaire, avec une lenteur... calculée.
Hisagi, lui, n'en pouvait déjà plus ! Il voulait le policier, maintenant ! Il tenta de défaire à son tour, le pantalon de l'argenté mais visiblement, celui-ci n'était pas prêt à le laisser faire ce qu'il voulait. Il lui attrapa alors fermement les poignets.
- Tiens-toi, tranquille ! Ordonna le policier
Un gémissement de protestation lui répondit et voyant que le brun n'allait pas lui obéir, il décida d'utiliser les grands moyens.
- Puisque tu refuses d'obéir, je vais être obligé de te mettre les menottes...
"Des menottes... ? Ma parole, vous lisez dans mes fantasmes, commandant !" se dit Hisagi, avec le sourire aux lèvres
Kensei fit donc passer les mains du jeune homme consentant par-devant, le menotta et retourna à son "affaire".
La ceinture était maintenant défaite et le pantalon glissa sensuellement jusqu'aux chevilles du plus jeune. Kensei fit subir le même sort au sous-vêtement et commença à lui caresser l'intérieur des cuisses. Il effleurait du bout des doigts, la peau fine et sensible d'Hisagi, qui ne cessait de soupirer de plaisir. Avec sadisme, le policier remontait jusqu'aux abords de la verge, avant de redescendre et de répéter le même mouvement. Shuuhei se sentait incroyablement frustré mais, c'était si bon...
Quand enfin l'érection d'Hisagi fût prise en charge, celui-ci, au contact de la main sur sa verge, poussait un gémissement de plaisir et se laissa totalement dominé par l'argenté.
Alors qu'une main effectuait un mouvement de va-et-vient sur la hampe dressée, l'autre empoignait solidement sa hanche, permettant ainsi à Kensei de frotter sa propre érection, encore prisonnière, contre les fesses du brun. Hisagi pouvait sentir l'érection de l'argenté se durcir de plus en plus et imaginer ce que cela donnerait une fois en lui, faisait trembler ses jambes d'anticipation.
Pendant ce temps, Kensei s'appliqua à prendre soin de l'entrejambe du majordome : il la pompait au rythme de ses frottements contre le fessier du jeune homme, passait son pouce le long de la veine palpitante puis, sur le gland recouvert d'un peu de pré-sperme. Décidant qu'il avait suffisamment joué avec l'entrejambe du brun, il se recula légèrement, tout en maintenant la hanche bronzée et lui susurra à l'oreille :
- À présent, je vais passer à un examen plus... approfondi...
La gorge sèche et son cœur battant à 100 km/h, Hisagi ne pût donner une réponse à haute voix et se contenta d'acquiescer de la tête. Devant la réponse du plus jeune, Kensei étira un sourire hautement pervers et lubrifia deux de ses doigts avec sa salive. Il les approcha de l'entrée du brun, tourna un peu autour avant de les enfoncer tous les deux progressivement, dans l'antre chaude. Sous l'intrusion, Shuuhei grimaça de douleur et d'inconfort puis, souffla pour se détendre. Pour l'y aider, Kensei tourna son visage vers lui et se mit à dévorer la bouche du jeune homme. Leurs langues s'enroulaient et bataillaient pour la dominance, de la salive s'échappait au coin de leurs bouches mais, ils n'en avaient que faire. Finalement, Shuuhei rendit les armes et laissa à l'argenté, le soin de mener la danse. Une danse endiablée, qui les faisait gémir dans la bouche de l'autre et rendait leurs souffles encore plus saccadés.
C'était le baiser le plus chaud que Kensei ait jamais échangé avec quelqu'un. Jamais, il n'avait ressenti autant de passion dans un simple baiser. En fait, il n'avait jamais ressenti autant de passion tout court ! Pourtant, c'était la première fois qu'il faisait cela avec un homme et tout lui semblait si naturel, si instinctif... C'était surréaliste ! Et il ne pouvait plus s'arrêter...
Il entama tout d'abord un mouvement de va-et-vient puis, quand il sentit l'antre se détendre sous ses doigts, il fit un mouvement en ciseaux, pour préparer au maximum le brun à sa venue. Il le frustrait délibérément car, il faisait en sorte d'effleurer légèrement la prostate, qu'il savait sensible, avant de retirer ses doigts. Quand finalement, il les enleva complètement, Hisagi grogna de cette perte et le souffle court, Kensei lui dit alors :
- Je crains que mes doigts... ne soient pas le meilleur outil... pour ce genre d'examen.
- Et... vous avez... une meilleure idée ? Demanda le brun, également essoufflé
- Oh oui ! Tu vas adorer...
Sans quitter le brun des yeux, Kensei descendit sa main pour libérer sa douloureuse érection. La libération fut accompagnée d'un soupir de soulagement du policier, qui se recula tout en attirant à lui, le fessier du jeune homme. Hisagi se retrouva donc penché en avant, ses mains menottées appuyées contre la porte et le dos cambré, présentant ainsi sa croupe à l'argenté. Ce dernier prit son érection en main et l'approcha de l'entrée. Il fit d'abord entrer le gland puis, doucement progressa à l'intérieur de son intimité, jusqu'à la garde et attendit :
- S'il te plaît, bouge..., supplia le pauvre brun, qui n'en pouvait plus.
- Si c'est ce que tu veux, alors je vais exaucer ta demande !
Ne pouvant lui-même plus se retenir, Kensei ressortit entièrement, avant de se rengainer brutalement. Il enchaîna des allers-retours sauvages, qui faisaient littéralement trembler Hisagi de plaisir. Celui-ci haletait bruyamment et poussait des cris, de plus en plus sonores. Il était complètement englouti par l'intensité des sensations, que lui faisait ressenti l'argenté. Ses nerfs le vrillaient, son corps était en feu et il voulait plus, toujours plus...
- Aah, aah,... Kensei, plus fort encore ~ ! Ouiii, comme çaaa ! Aaahh ! Ouiii ~ !
- Hum, Hisagi, tu es brûlant ! Tout en toi est si chaud, si serré ! Ooh, c'est bon !
- Plus vite,... plus profond ! AAH ! Ouii, c'est là ~ ! AAAHHH !
- Bon sang ! C'est trop ! Huum, haan...
Leurs deux corps en sueur ne formaient plus qu'un et ils se mouvaient ensemble à un rythme effréné ! Les fesses halées claquant contre le bassin du policier, qui accéléra encore. La fin était proche...
- Je... haan... j'en peux plus ! Je vais... aahh... venir... !
- À l'intérieur ! Hnnn... s'il te plaaaîît... jouis en moi, Kensei ! Aaah, aaah ~ ! Remplis-moi, Kenseiiiiiiii !
Et dans un râle puissant, l'argenté se déversa en lui. Cette sensation le fit jouir à sa suite, dans un cri montant vers les aigües mais, tout aussi puissant.
Ils étaient tout les deux épuisés mais, comblés ! Jamais, cela n'avait été aussi bon, aussi intense... Ils avaient été bien plus loin que les étoiles et en avaient du mal à se remettre. Ils mirent un bon moment avant de reprendre une respiration normale et de pouvoir de nouveau bouger. Kensei qui se remit le premier, ressortit alors doucement de l'antre chaude et étroite, dans laquelle il était resté, retira les menottes aux poignets du plus jeune et le retourna pour regarder son visage.
Il avait encore le feu aux joues et ses yeux étaient mi-clos mais, sa respiration se calmait progressivement. Dans une pulsion, l'argenté rapprocha leurs visages, pour un chaste baiser. Un instant de douceur après toute la passion qui s'était déchaînée entre eux et le brun l'accepta avec plaisir. Une fois séparés, un tendre sourire vînt éclairer son visage, faisant également sourire le policier. Celui-ci décida de prendre la parole :
- Je..., commença-t-il
Mais tout à coup, des voix et des bruits de pas se dirigeant dans leur direction, se firent entendre. Après avoir croisés leurs regards, pour confirmer leurs impressions, ils se séparèrent rapidement pour se rhabiller. Kensei refermait son pantalon, pendant qu'Hisagi faisait de même et ramassait ses affaires tombées au sol. Puis, vif comme l'éclair et avec la chemise encore ouverte, le brun se dirigea vers un des murs où il enclencha un passage secret sous les yeux ébahis de Kensei.
- Attends ! Cria-t-il, en levant la main
- Ne vous inquiétez pas, commandant ! Maintenant que je vous ai trouvé, il est hors de question que je vous lâche ! Sourit le brun
Ces paroles semblèrent apaiser l'argenté, puisqu'il abaissa la main et demanda :
- Quand te reverrai-je ?
- Plus tôt que tu ne le penses et quand tu t'y attendras le moins ! Répondit-il avec malice. À bientôt, chéri !
- Hé, ne m'appelle pas ché...
Mais, avant qu'il ait pu achever sa phrase, le majordome disparu et le passage se referma. Puis, dans la seconde qui suivit, le majordome blond accompagné par un homme ayant environ la trentaine et des cheveux bruns rassemblés en une queue de cheval basse qui lui tombait sur l'épaule, apparurent.
"Qui est cet homme ? On dirait qu'il vient de sortir de son lit, avec l'expression qu'il a sur le visage ! Il sent la nonchalance à trois kilomètres !" pensa Kensei
- Tiens, tiens, tiens... Alors comme ça, vous êtes mon nouveau client ! Je me présente : je suis maître Kyoraku Shunsui. Et selon, la demande du jeune comte, je serai votre avocat pour votre demande de divorce. Enchanté ! Déclara-t-il, avec le sourire.
Il lui tendit la main et Kensei la serra mais, il restait sceptique. Ce type était vraiment avocat ? D'une façon ou d'une autre, il allait le vérifier !
Ailleurs, dans l'antre d'Aizen Sosuke, un jeune homme au sourire démentiel, fit également son entrée :
- Aizen-sama, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer !
- Je t'écoute, Gin. Répondit vaguement le brun
- Et bien, d'après ce que j'ai pu observer, il semble qu'Ichigo-kun ne soit plus auprès de votre nièce. Je me suis renseigné et apparemment, elle l'a chargé d'une mission qui durera pendant Dieu sait combien de temps ! En tout cas, il n'est plus dans les environs du manoir, maître.
- Vraiment ? Voyez-vous cela ! Ainsi, le cavalier s'est déplacé et a laissé sa reine sans protection. Et bien, il serait idiot que ne pas profiter d'une telle opportunité ! Fit-il avec un sourire qui en disait long. Gin, tu sais ce qu'il te reste à faire ?
- Bien sûr, Aizen-sama ! J'y vais de ce pas !
Le soleil commençait doucement a décliné, quand un cri féminin retentit dans le manoir de la famille Hinamori.
- Aaaaahhhh !
Momo, qui était tranquillement en train de lire dans le salon, sursauta et s'arracha à sa lecture, pour se hâter vers les cuisines.
- Pour l'amour du ciel mais, que se passe-t-il ? S'exclama-t-elle
Et c'est ainsi qu'elle arriva sur les lieux de la catastrophe ! Sa cuisine, autrefois étincelante de propreté, ressemblait désormais à un champ de bataille ! De la sauce maculait les murs et le plafond, des traces de brûlé étaient visibles autour de la marmite dépourvue de couvercle, qui avait apparemment servi à faire de la nourriture, quant au four, il était dans un état similaire à la marmite, avec sa porte grande ouverte d'où une épaisse fumée noire s'échappait.
Le choc passé, la petite marquise remarqua dans un coin de la cuisine, une forme humanoïde aux cheveux roux. Forme, qu'elle n'eut aucune mal à reconnaître d'ailleurs :
- Rangiku-san..., déclara-t-elle d'une voix trahissait à la fois son agacement et son exaspération. Qu'as-tu essayé de faire ?
La femme de chambre se tourna lentement vers elle, avec un rire nerveux :
- Ha haha ! Hinamori-sama, vous êtes là ! Et bien... je... j'ai voulu préparé votre dîner mais, euh... comment dire... j'ai eu un petit, un minuscule... accident ! Ha haha !
- Rangiku-san, combien de fois t'ai-je dit de ne pas t'approcher de cette cuisine ? Aux fourneaux, tu es un véritable danger public..., soupira la brune de lassitude
- Je sais mais, j'ai cru qu'en suivant bien la recette, j'arriverai à faire quelque chose de pas trop mauvais ! Fit-elle, avec un air coupable. Même si je sais, que je suis loin d'égaler Ichigo-kun, dans ce domaine... Je voulais vous faire plaisir, Hinamori-sama ! Acheva-t-elle, avec un sourire contrit
La marquise soupira une nouvelle fois, avant de retrouver le sourire et de s'avancer vers la femme de chambre. Arrivée à sa hauteur, elle lui tendit la main pour l'aider à se relever puis, déclara :
- J'apprécie sincèrement tes efforts, Rangiku-san mais, je préférerai que tu ne réitères pas l'expérience !
Devant l'air confus de la jeune femme, elle poursuivit :
- Te rendus-tu compte que tu aurais pu être blessée ? Te brûler, te couper ou que sais-je encore ! Tu as de la chance de n'être que légèrement salie par de la sauce ! Crois-tu que cela m'aurait fait plaisir d'appeler Hanataro-san, de toute urgence ? Non. Acheva-t-elle fermement
- Je suis désolée, mademoiselle ! Je vous présente mes excuses ! Fit timidement la rousse, en baissant la tête
- Ce n'est rien, tu es toute pardonnée ! L'essentiel, c'est que tu ailles bien, n'est-ce pas ? Sourit-elle. Allez, va te débarbouiller et te changer ! Ensuite, tu me feras le plaisir de tout nettoyer et ranger, d'accord ? Ordonna-t-elle gentiment
- Bien, mademoiselle ! Dit un peu plus joyeuse Rangiku, rassurée que Momo ne lui en tienne pas rigueur.
"Reviens vite, Ichigo ! Ce manoir ne tient pas debout sans toi..." ria intérieurement la brune, qui retourna vers le salon
Et quelques minutes plus tard, après s'être changée, Rangiku refit son apparition auprès de la maîtresse de maison :
- Dites Hinamori-sama, quand Ichigo-kun revient-il ? Le manoir semble tellement vide sans lui ! Déclara-t-elle
- Oui, c'est bien vrai, Rangiku ! Lui rétorqua-t-elle. Malheureusement, il ne reviendra pas avant plusieurs jours. Une fracture ne guérit pas rapidement, tu sais ! Alors, il va falloir prendre notre mal en patience, jusqu'à ce qu'Ichigo ait achevé sa mission.
- Sa mission ? Vous voulez dire prendre soin de Mister Jaggerjack ? Demanda la rousse, perplexe
- Oui, entre autres..., lui sourit mystérieusement la brune
- Entre autres ?
- Hn, hn...
- Mademoiselle, qu'est-ce que vous voulez dire ?
Momo soupira longuement puis, observa un instant la rousse. À voir l'air qu'elle prenait, la jeune fille savait qu'elle n'en démordrait pas, temps qu'on ne lui fournirait une explication satisfaisante. Depuis le temps que Rangiku était au service de sa famille, elle la connaissait bien. Elle se souvenait avec tendresse, combien sa mère et elle, n'avaient de cesse de joindre leurs forces pour tourmenter son pauvre père et de le faire rougir jusqu'à la racine des cheveux !
Un faible rire lui échappa, alors qu'elle reconsidéra la femme de chambre et décida de lui répondre :
- Vois-tu, lorsqu'Ichigo est parti porter secours à Mister Jaggerjack, il s'est passé quelque chose... Il n'a voulu me dire de quoi il s'agissait et je n'ai pas insisté pour le savoir ! Dit-elle rapidement, en voyant le regard brillant de curiosité de Rangiku. Toujours est-il, que cet événement à changer la vision qu'il avait de cet homme et qu'il a ressenti le besoin de l'aider à sa façon. Alors, quand Jaggerjack-san nous a présenté sa requête, il y a vu l'opportunité de mettre ses desseins à exécution. Expliqua la marquise
- Aider cet espèce de... de rustre, de malotru ! S'énerva la rousse, en repensant au bleuté. Franchement, je me demande si Kami-sama en personne pourrait quelque chose pour cet individu ! Il est vraiment imbuvable !
- Si quelqu'un peut réussir dans cette entreprise, c'est bien lui ! Sourit la marquise.
- Vous croyez vraiment, Hinamori-sama ?
- Oui. De la même manière qu'il y est parvenu pour moi !
- Pour vous, Hinamori-sama ?
- Te souviens-tu de la période qui a suivi la mort d'Oka-san ?
- Ho oui, vous étiez complètement abattue ! Cela a duré des jours et jours, on ne vous voyait plus. Personnellement, je pensai que vous n'arriveriez pas à vous en remettre ! Répondit-elle tristement. Et puis, un jour, vous êtes réapparu avec Ichigo à vos côtés. Votre regard était déterminé, vous aviez le sourire d'une personne apaisée : le chagrin avait quitté votre visage..., déclara-t-elle, avec tendresse
Elle se tut un instant, à l'évocation de ces souvenirs puis, fit sur un ton songeur :
- D'ailleurs, maintenant que j'y pense, je n'ai jamais su ce qu'il s'était passé.
- Alors laisse-moi te raconter : en fait, cela s'est passé environ un mois, après le décès de ma mère. Ayant perdu auparavant mon père, la mort de celle-ci, m'avait totalement anéanti ! Je n'étais plus que l'ombre de moi-même : je ne sortais plus et passais mes journées, enfermée dans ma chambre à pleurer, je ne mangeais plus, ne dormais pas ou très peu... En bref, je rejetais tout contact avec la réalité ! Qu'il s'agisse de mon entourage comme Ichigo ou de mes responsabilités en tant que marquise.
Un silence puis, elle reprit :
- Et c'est là, qu'Ichigo est intervenu : il m'a sorti de force de ma chambre, malgré mes cris et mes protestations puis, m'a jeté sans délicatesse dans un bain d'eau froide ! J'étais hors de moi ! S'exclama-t-elle, en souvenant du choc que le froid lui avait causé. Mais, il ne m'a pas laissé le temps de respirer ou de me sécher. Immédiatement après, il m'a emmené de force jusqu'au cimetière et ne m'a relâché qu'une fois arrivés, devant la tombe de mes parents. Puis, il a commencé à me sermonner. Il disait que mon comportement était indigne de mon statut, indigne de mes parents et surtout, indigne de moi-même ! Jamais, il ne m'avait parlé comme cela ! Ces paroles étaient effroyablement dures et blessantes mais, malgré tout véridiques ! Je l'aie ressenti dans mon cœur et j'ai eu alors tellement honte de moi, que je me suis remise à pleurer ! Il s'est alors calmé et m'a dit ces paroles, que je n'oublierai jamais :
- Je la vois, moi, cette lumière en vous ! Elle est pleine de force, de courage et d'amour. Elle brille pour illuminer le cœur de votre entourage et leur redonner espoir ! Votre mère avait la même lumière en elle. Ne la laissez pas s'éteindre, ne laissez pas le chagrin vous empêcher de voir, tout le bonheur que vous pourriez avoir ! Vos parents n'auraient pas souhaité cela... Et moi, non plus, je ne le souhaite pas !
- À cet instant-là, son regard était incroyablement doux et lumineux, au point que mes larmes, ont cessé de couler et il a ajouté :
- Vous n'êtes pas seule, Hinamori-sama ! Je suis là, ainsi que Rangiku-san ! Sans oublier, toutes ces personnes dont les familles dépendent de la Maison Hinamori donc, de vous ! Si vous abandonnez, vous les abandonnez aussi ! Et que feront ces hommes seuls ou ces mères au foyer, pour nourrir leurs enfants, hum ? Il faut vous ressaisir et assumer les responsabilités que vos parents, vous ont confiées ! S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils savaient que vous en aviez les capacités ! Et s'il y a un quelconque problème, vous n'aurez qu'à m'appeler. Je resterai à vos côtés et vous serez toujours fidèle, Hinamori-sama !
- C'est à ce moment que j'ai compris : j'ai su que ma conduite avait été puérile, que cela ne pouvait pas continuer ainsi car, en plus de me plonger moi-même dans les ténèbres, je risquais d'entraîner avec moi, tous ceux qui dépendaient de moi ! Et j'ai également compris plus tard, à quel point, Ichigo s'était inquiété pour moi ! Alors, qu'il était resté auprès de moi pendant tout ce temps, moi, je n'avais cessé de le rejeter et de me replier sur moi-même.
Rangiku avait écouté attentivement le récit de la jeune fille. Quand celui-ci s'acheva, la marquise lui dit :
- Sache que si Ichigo agit ainsi envers lui : c'est parce qu'il a espoir de révéler ce qu'il y a meilleur en lui ! Parce qu'il a vu, qu'il était possible de le changer et de faire de lui, celui qu'il est réellement. Et sache aussi que : même si je lui ordonnais d'arrêter, il ne le ferait pas ! Affirma-t-elle. Il s'acharnera, le poussera à réagir et ne reculera devant rien. Il ne s'arrêtera qu'une fois sa mission accomplie ! Expliqua-t-elle
Rangiku, de son côté, était de plus en plus abasourdie par ce qu'elle apprenait. C'était insensé ! Comment le majordome pouvait-il espérer changer ce goujat ? Il avait perdu la tête, c'est certain !
La rousse prit congé de sa maîtresse et se dirigea, songeuse, vers les cuisines.
Dans sa tête, les paroles de la marquise tournaient en boucle. Alors comme ça, et même si cela la dépassait complètement, le rouquin avait décidé d'aider Jaggerjack, à sa façon ?
- Étranges méthodes, tout de même ! S'exclama-t-elle
Mais, cela voulait dire que quelque part, il l'aimait... bien ? Cette pensée la fit sourire, sans qu'elle puisse s'en empêcher.
Cependant, elle se reprit bien vite en arrivant à sa destination et observa de nouveau, l'état de la cuisine : une vraie catastrophe ! Elle en avait au moins pour toute la soirée !
"Et encore !" soupira-t-elle mentalement
Tout à coup, un bruit de vitre cassée se fit entendre, suivit d'un cri féminin :
- AAAHHH ! Qui êtes-vous et que voul...
- Hinamori-sama ! S'écria Rangiku
De leur coté, Ichigo et Grimmjow rentraient tranquillement au manoir. Cette journée avait été pleine de surprises et le bleuté n'en regrettait pas une seule seconde ! Il riait encore de la façon dont le rouquin avait découvert puis, soumis cet espèce de faux-jeton de Marcielo ! Qui penserait qu'un simple majordome pouvait être un homme d'affaire aussi redoutable et efficace ? D'ailleurs, Grimmjow commençait à se demander, s'il y avait ne serait-ce qu'une seule chose que ce rouquin ne savait pas faire !
"D'où il sort ce mec ? Il a tout les talents ou quoi ?"
Il observa un moment le rouquin, qui en sentant le regard de l'aristocrate posé sur lui, demanda :
- Je vous sens pensif, Jaggerjack-san. Auriez-vous une question à me poser ?
- Ouais. Je me demandais, comment un majordome pouvait se transformer en requin du monde des affaires ?
- Un requin ? Charmante image..., ironisa ledit majordome
- Réponds à ma question. Ordonna Grimmjow, sans être agressif pour une fois
Ichigo était las mais, consentit à répondre :
- Lorsque Hinamori-sama a perdu ses parents et a dû faire face à ses responsabilités en tant que marquise, elle n'était alors âgée que de 12 ans. Et n'avait, évidemment, aucune idée de la manière dont gérer toute une entreprise ! Des professeurs ont été mandés, afin de lui donner des cours avancés à ce sujet. Mais, je sentais qu'elle était dépassée par les événements et en tant que majordome, il était de mon devoir de lui venir en aide. Commença-t-il
Il se tut un instant puis, reprit :
- C'est pourquoi je me suis plongé, à mon tour, dans cet univers qui m'était jusqu'à lors, inconnu. J'ai demandé aux professeurs de ma maîtresse, de m'instruire également ! Ayant une faculté d'apprentissage plutôt développée, j'ai rapidement engrangé les connaissances nécessaires. Puis, j'ai fait appel à des associés de feu monsieur le marquis, des hommes de confiance, auxquels j'ai demandé de m'enseigner toutes les ficelles du monde des affaires, toutes les ruses, les astuces et les failles aussi. Et c'est ainsi, que je suis devenu un homme d'affaire averti et alerte.
Grimmjow n'en revenait pas ! Il avait fait tout ça, uniquement pour aider sa maîtresse ? Sa dévotion pour elle, n'avait-elle donc aucune limite ? Il s'arracha à ses pensées, pour se reconcentrer sur les paroles du rouquin.
- Depuis lors, j'ai accompagné Hinamori-sama à tous ses rendez-vous d'affaires : je l'épaulai moralement, je lui donnai mon avis et j'étudiai avec elle, les contrats que l'on nous soumettait. J'ai également pris deux habitudes, lors de ce genre de rencontre : la première, était de me renseigner personnellement sur les individus que nous allions rencontrer et de lui faire un rapport détaillé, avant chaque entrevue. La deuxième, était d'observer attentivement le déroulement du rendez-vous dans les moindres détails puis, de faire un second rapport à ma maîtresse, une fois le rendez-vous terminé.
- Pourquoi faire un compte-rendu après ? Demanda Grimmjow
- Pour lui faire part de ce que j'avais pu observer : l'attitude adoptée par l'individu en question, mes impressions quant à ses intentions réelles et enfin, ce que j'ai pensé de l'entrevue dans son ensemble. Répondit Ichigo
L'aristocrate émit un sifflement admiratif, avant de déclarer :
- Et ben, toi, on peut dire que tu ne ménages pas tes efforts ! C'est une idée ou ta maîtresse se repose entièrement sur toi, pour gérer ses affaires ? Demanda-t-il, ensuite
- À l'époque où elle ne maîtrisait pas encore bien ses responsabilités, c'était vrai. Mais avec le temps, elle a acquis de l'expérience et de l'assurance. Et désormais, elle est quasiment indépendante sur ce point.
- Quasiment ?
- Hinamori-sama est une jeune fille délicate et sensible, elle a besoin d'avoir un point d'ancrage solide auquel se rattacher, si jamais la situation venait à lui échapper. C'est pourquoi je continue d'assister à chacun de ses rendez-vous d'affaires. Mais, davantage en tant que soutien moral et d'appui dans ses propos, que d'aide lors de la prise de décision.
- Je vois..., fit l'américain.
- Souhaiteriez-vous que j'agisse de même pour vous, Jaggerjack-san ? L'interrogea sérieusement le rouquin
- De quoi je me mêle ! Je n'ai pas besoin de ton aide pour gérer mes affaires, compris ? Vociféra-t-il, avec agressivité
Ichigo se retînt de lui faire une remarque, quant à ce qui s'était passé dernièrement, avec monsieur Marcielo et répliqua :
- J'ai compris. Mais sachez, qu'il n'y a aucune honte à demander de l'aide, lorsque la situation nous échappe, Jaggerjack-san. C'est, au contraire, une preuve de sagesse et d'intelligence !
- Tsss !
Alors que le bleuté réfléchissait encore à cela, une voix paniquée se fit entendre :
- KUROSAKI-KUUUN !
Les deux hommes firent volte-face et c'est une Orihime à bout de souffle, qui apparut. Elle semblait également terrifiée et ils comprirent bien vite pourquoi :
- Que se passe-t-il, Inoue ?
- Kurosaki-kun, c'est... c'est affreux ! Des... hommes ont pénétré dans le manoir et... ils... ils ont enlevé Hinamori-sama ! Dit-elle, avec la respiration saccadée
- Comment ? Hinamori-sama !
- Oui ! Et ils ont laissé derrière eux, ce message ! Ajouta-t-elle, en lui tendant un bout de papier
Sur celui-ci, un texte écrit dans une écriture peu soignée, figurait et disait ceci :
Salu l'roukin ! Tu t'souvien d'nou ?
La dérniér foi à la p'tite soteri de l'alemande là, tu a batus mai ommes et tu nou a ridiculizé !
Ont ai revenu se vanjer et céte foi, tu l'anportera pa au paradi !
Si tu veu raicupéré la mome, vien la chairché ! On la garde avek nou, quel que pare dan la vile !
Le tan tai conter, alor ta intérer a t'dépéché ! Tik-tak, tik-tak !
Ichigo resta un instant figé et livide face à la feuille de papier, avant de s'exclamer :
- Ô Kami-sama... !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda le bleuté, intrigué
- Je... je n'ai jamais vu... autant de fautes d'orthographes de ma vie... !
- Hein ? Fit le bleuté, interloqué
Pour un peu, il en serait tombé sur les fesses, tellement il était surpris par la réaction du majordome. Après s'être remis, il éclata littéralement de rire :
- Pfffff, ha hahaha ! Tu crois vraiment que c'est le moment pour ça ! Ha hahaha ! Ta précieuse maîtresse s'est faite enlevée, je te signale ! Ha hahaha !
- J'en ai parfaitement conscience, Jaggerjack-san ! Ne m'insultez pas ! Lui répondit le rouquin. Mais sur le coup, cela a été plus fort que moi !
- Si tu avais vu la tête que tu faisais ! Hahahaha ! On aurait dit que c'était la fin du monde ! Ha haha haha !
- Ho, voulez-vous bien cesser de rire comme un chacal ! S'exclama le rouquin agacé. Inoue, sais-tu quelle direction, ils ont pris ? Demanda-t-il en se tournant vers la jeune femme.
- Hélas, non ! Je me trouvai au fond du jardin, lorsque cela est arrivé et c'est Rangiku-san qui m'a raconté ce qui s'est passé : elle est arrivée au moment où ils l'emportaient et à essayer de les en empêcher. Elle s'est battue et à réussir à en mettre quelques uns à terre mais, ils étaient trop nombreux ! L'un d'eux lui a frappée la tête par derrière, elle s'est effondrée et ils sont partis. Elle était trop étourdie pour venir vous chercher elle-même alors, c'est moi qui m'en suis chargée, Kurosaki-kun. Répliqua-t-elle un peu embêtée. Je suis désolée, je ne vous suis pas très utile ! Ajouta-t-elle, en baissant la tête
- Allons, ne te blâmes pas ainsi ! Je n'aime pas t'entendre te rabaisser. Garde la tête haute, Inoue ! La réprimanda-t-il gentiment
- Oui, d'accord. Dit-elle, en retrouvant le sourire
- Par ailleurs, il faudra que je m'entretienne personnellement avec toi, à un moment plus approprié.
- Oh ! Euh... bien. Comme vous voudrez, Kurosaki-kun ! Affirma-t-elle, docilement
- Dites, je suis encore là !
Grimmjow ne riait plus du tout, il regardait la rousse avec un air méprisant et ne semblait pas apprécié de voir le majordome si proche d'elle. Les deux concernés se tournèrent vers lui et Ichigo rétorqua, avec un air taquin :
- Pourquoi dites-vous cela ? Seriez-vous jaloux par hasard ?
- Hein ? Quoi ? Tu racontes vraiment n'importe quoi, par moment !
- Hn, hn..., fit le rouquin de façon éloquente. Bref, l'heure n'est plus à la tergiversation ! Il faut aller secourir Hinamori-sama. Orihime, rentre au manoir et prends soin de Rangiku et nous, nous nous mettons en route !
- "Nous" ? Comment ça "nous" ? Il n'y a pas de "nous" ! Clama Grimmjow. Tu vas aller jouer les chevaliers servants et moi, je rentre ! Déclara-t-il, en prenant la direction de son manoir
- Vraiment ? Je vous pensais plus revanchard que cela...
- Pardon ?
- Il se trouve que les hommes qui vous ont enlevé et séquestré, sont certainement les mêmes qui viennent de s'en prendre à ma maîtresse. Expliqua Ichigo, avec un air innocent
- De quoi ! C'est cette bande de bâtards ?! S'emporta le bleuté. Les salopards ! Attendez un peu que je leur tombe dessus, ils vont regretter d'être venus au monde ! Je vais leur arracher la langue et la leur enfoncer là où je pense !
- Dois-je comprendre que vous vous joindrez à moi, dans cette entreprise de sauvetage ?
- Tu es crétin ou tu fais semblant juste pour m'énerver ? Évidemment que je viens, imbécile ! En route ! Fit-il en s'élançant vers la ville
Ichigo lui riait sous cape. Décidément, les réactions de Grimmjow étaient très drôles. Il s'amusait beaucoup, il fallait l'admettre ! Bon, assez rit. Ces brigands avaient fait l'erreur de s'en prendre à sa maîtresse et ils allaient amèrement le regretter, ils ne perdaient rien pour attendre...
- Personne ne touche à Hinamori-sama ! Et vous allez rapidement l'apprendre, fripouilles ! Déclara le rouquin, en faisant craquer ses doigts.
Puis, il s'élança également à la recherche de sa maîtresse. Grimmjow, à ses côtés, semblait avoir hâte d'en découdre...
Dans sa voiture, Toshiro observait le paysage. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à chasser ses sombres idées de son esprit :
"Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que Momo est menacée, c'est Kurosaki qui la sauve ? Pourquoi suis-je incapable d'agir rapidement quand il le faut ?! Pourquoi ne suis-je pas aussi instinctif que lui ? Pourquoi ? Je suis son fiancé tout de même, c'est à moi de la protéger !" s'affligea-t-il
Toshiro avait du respect pour le rouquin et même, il l'appréciait sincèrement... Et en même temps, il en était jaloux ! Il jalousait cette maudite complicité, qui le liait à la jeune marquise et lui donnait aveuglément confiance en ce majordome. Il se sentait si petit, si insignifiant à côté de lui ! C'était comme s'il n'existait plus lorsque le rouquin était là. Insupportable !
"La prochaine fois, je jure que..."
Il fût sortit de ses pensées par des cris venant de l'extérieur :
- Bon sang, Ichigo ralentis ! Je ne peux pas te suivre avec ma cheville, abruti !
- Hinamori-sama a été enlevée, nous n'avons pas de temps à perdre, Jaggerjack-san ! Hâtez-vous !
"Comment ?! Momo... enlevée ?" fit Toshiro incrédule
- Arrêtez la voiture ! Immédiatement ! Ordonna le comte affolé
Immédiatement, le cocher tira fermement sur les rênes et les chevaux se stoppèrent. À peine, le véhicule s'était-il immobilisé que le jeune comte s'en était extirpé et interpelait le rouquin. Celui-ci s'arrêta, tourna son regard vers lui et attendit qu'il arrive à sa hauteur, pour parler :
- Toshiro-san ? Qu'est-ce que...
- Est-ce vrai, Kurosaki ? Hinamori a été enlevée ? L'interrogea-t-il, sans le laisser terminer sa question
- Et bien... en effet mais,...
- Alors, je viens avec vous ! Affirma-t-il avec détermination
- Comment ?
- Ho Ichigo, qu'est-ce que tu fais ? Je croyais qu'on n'avait pas de temps à perdre ! Fit un certain bleuté
Le majordome poussa un soupir de lassitude, comme souvent ces derniers temps et l'américain ne tarda pas à les rejoindre.
- Qui est ce minus ?
- Qui est ce grossier personnage ?
Le majordome fit rapidement les présentations et ils répondirent à l'unisson par un "hn" méprisant. La conversation se reconcentra sur le sujet principal.
- Bien. Toshiro-san, êtes-vous sûr de vouloir nous accompagner ? Demanda Ichigo
- Cela va de soi, voyons ! Tu ne penses tout de même pas que je vais rester les bras croisés, dans un moment pareil ! Je suis son fiancé, c'est mon devoir d'aller la secourir ! Rétorqua le jeune comte
- Comme c'est touchant ! Railla l'américain
- Vous, je me passerai volontiers de vos commentaires ! Et d'ailleurs, qu'est-ce que vous faites ici ? Il ne me semble pas que vous fassiez partie de l'entourage d'Hinamori.
- On a tous nos raisons d'être ici, gamin..., fit-il d'un air énigmatique
- Arrêtez d'essayer d'avoir l'air intelligent, cela ne vous va pas ! Fit le comte, sarcastique
- De quoi ? Tu vas voir espèce de...
- On se calme, messieurs ! Clama fermement le majordome
Aussitôt le silence se fit mais, cela n'empêchait pas les deux nobles de se fusiller du regard. Avec deux têtes de mules comme ça, le pauvre rouquin n'avait pas fini de jouer les arbitres.
"Mais, reprenons nos esprits ! L'heure n'est pas à l'apitoiement !" se dit Ichigo
- Bien. À présent, il faut trouver un moyen pour localiser Hinamori-sama. Nous ne pouvons la chercher à travers toute la ville, nous perdrions trop de temps.
- Ah ouais ! Et comment tu comptes faire alors ? Tu as des dons de voyance peut-être ? Fit Grimmjow, toujours aussi charmant
- Lui, au moins, il réfléchit au meilleur moyen pour agir ! Pas comme certain ! Rétorqua dédaigneusement Toshiro
- C'est bizarre que tu dises ça, parce que je ne t'ai pas beaucoup entendu sur ce coup-là, la crevette !
- Comment osez-vous m'appeler, espèce d'homme de Cro-Magnon ? S'insurgea le plus jeune
- Il suffit, vous êtes ridicules tous les deux ! Comment pouvez-vous vous battre comme des gamins, dans un moment pareil ? S'exclama à son tour Ichigo, excédé
La voix puissante du rouquin calma net les deux perturbateurs, qui se sentirent mourir de honte sur le regard inflexible de colère que leur envoyait Ichigo. Ce dernier s'efforça de s'apaiser également enfin de retrouver sa lucidité. Cela fait, il se mit à réfléchir à toute vitesse pour essayer de déceler un indice, n'importe quoi, qui les mettrait sur une piste.
Déjà, ils étaient à pied et il ne s'était écoulé que peu de temps depuis l'enlèvement, donc ils n'ont pas pu quitter la ville. Ensuite, c'est lui et non sa maîtresse, qui est véritablement visé donc, ils la maintiendront en vie, le temps qu'il arrive. Mais, en même temps, il ne savait pas de quoi ces fripouilles étaient capables et sous le coup de l'agacement ou de l'impatience, ils pourraient très bien mettre leur menace à exécution. Et en parlant de menaces d'ailleurs, Ichigo se mit à repasser en boucle le message qu'ils avaient laissé à son intention.
Pendant ce temps, les ravisseurs avaient conduits Hinamori dans leur nouvelle planque et l'avait solidement attachée et bâillonnée. La pauvre enfant n'avait aucune idée de l'endroit dans lequel, elle se trouvait ! Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il s'agissait d'un lieu en hauteur car, elle pouvait contempler la ville et sentait le vent souffler dans ses cheveux. Tantôt, elle avait perdu sa pince et désormais, sa chevelure brune venait s'éparpiller sur ses épaules et autour de son visage marqué par l'inquiétude.
Soudain, un homme de forte carrure qu'elle avait identifié à l'instant de son kidnapping, comme étant le chef de la bande, s'approcha d'elle et commença à lui parler :
- T'en fais pas, ma jolie, on t'tuera pas ! C'est l'rouquin qui t'accompagne, qu'on veut.
Il la détailla du regard puis, enchaîna :
- N'empêche, t'es vachement mignonne ! Ton copain a intérêt à vite s'ramener, parce que j'sais pas si j'pourrais garder le contrôle d'mes gars très longtemps ! Les hommes ont des besoins, tu sais, chérie ! Et moi aussi d'ailleurs..., acheva-t-il d'un sourire pervers, lors qu'il lui caressait le visage.
Dégoûtée et ne pouvant répondre à ce porc, qui lui donnait la nausée, Momo détourna le visage sur le côté pour s'extirper du regard lubrique de l'homme. La peur la faisait trembler de tous ses membres et faisait monter des larmes à ses yeux clos. C'est en silence et de toute son âme, qu'elle se mit à prier pour la venue de celui qu'elle considérait comme son grand frère.
" Ichigo ! Où que tu sois, je t'en supplie, viens me chercher ! Viens me chercher !"
Ichigo réfléchissait toujours, quand il entendit une voix apeurée :
" Viens me chercher ! "
- Hinamori-sama ! S'exclama-t-il, en tournant la tête en direction de là où parvenait la voix.
Cela recommençait ! Comme lors de l'enlèvement de Grimmjow, il entendait une voix l'appeler. C'était comme un appel intérieur que lui seul entendait, comme une résonance...
Et soudain, le son de l'horloge de Big Ben déchira le silence du soir et la lumière se fit dans l'esprit du majordome.
"Le temps t'est compté, alors t'as intérêt à t'dépêcher ! Tic-tac, tic-tac..."
- Mais, c'est bien sûr ! S'écria le rouquin
Il fit par la même, sursauter les deux autres hommes présents, qui le fixèrent comme s'il était fou !
- Ça va pas de crier comme ça ! Tu as perdu la tête, ma parole ! Ragea le bleuté
- Taisez-vous, pauvre sot ! Vous ne comprenez donc pas qu'il a trouvé quelque chose ! Défendit Toshiro
Ne prêtant pas attention à la nouvelle chamaillerie des deux aristocrates, Ichigo s'élança en direction de la célèbre tour. Il courrait à une vitesse telle que Toshiro et surtout Grimmjow, ne pouvaient le suivre ! Ce dernier vit du coin de l'œil, une calèche à l'arrêt et décida qu'il allait faire un emprunt.
Alors que les propriétaires montaient dans le véhicule, Grimmjow s'empressa de détacher un des chevaux de la calèche et de le monter. Et c'est sous les cris de protestation des aristocrates, qu'il chevaucha à la suite du rouquin. Dans sa course, il rejoignit le jeune comte qu'il prit en passager arrière.
- Je peux vous déposer peut-être ? Fit-il d'un ton railleur
- Trop aimable ! Lui répondit ironiquement ce dernier
- Bon sang ! Mais comment fait-il pour courir aussi vite celui-là ?
- C'est malheureusement une des nombreuses questions au sujet de Kurosaki, qui sont sans réponse ! Dit Toshiro
- En tous cas, hors de question qu'il tire toute la gloire à son avantage, cette fois ! J'ai une revanche à prendre !
- Pour une fois, nous tombons d'accord, Mister Jaggerjack ! Constata le passager
Grimmjow étira un de ses fameux sourires carnassiers, l'idée qu'il allait pouvoir rendre à ses chiens, la monnaie de leur pièce, y était pour beaucoup ! L'adrénaline grondait en lui, le rendant euphorique et il y avait longtemps qu'il n'avait pas été dans un tel état. L'excitation de la perspective du combat qu'il allait mener, faisant bouillir son sang dans ses veines, un peu à la façon d'un fauve en chasse.
" Je te préviens Ichigo, tu as intérêt à m'en laisser ! " pensa-t-il
Ichigo venait d'arriver et déjà un comité d'accueil se présentait devant lui.
- Au moins, il ne fait plus aucun doute que c'est bien ici, qu'elle est détenue ! Déclara le roux
- Ichigo !
L'interpelé n'eut pas besoin de se retourner pour identifier les deux individus, qui arrivaient en renfort à cheval. Ceux-ci descendirent bien vite de leur monture et se placèrent à ses côtés, pour combattre.
- Toshiro-san, vous n'avez pas d'arme, n'est-ce pas ? Demanda-t-il
- Non.
Ichigo repéra un des agresseurs, armé d'une épée et fonça sur lui en donnant un violent coup d'épaule dans le ventre, qui lui coupa le souffle et l'envoya valser vers le mur. Ichigo en avait profité pour lui subtiliser son arme qu'il tendit au jeune comte.
- Alors, en voici une, mon cher.
- Merci, Kurosaki. Répondit poliment Toshiro
- Et moi, alors ? Fit Grimmjow égal à lui-même
- Vous avez déjà une arme, il me semble ? Rétorqua le majordome
- Ouais, tu as raison ! C'est vrai que ma canne m'a beaucoup aidé la dernière fois ! Fit sarcastiquement le bleuté
- Repensez au conseil que je vous ai donné et cela ira, Jaggerjack-san !
- Tsss !
- Et toi, Kurosaki ? Interrogea le plus jeune
- Ne t'en fais pas pour lui ! C'est le majordome "extraordinaire", il n'a pas besoin d'arme pour se battre ! Se moqua Grimmjow
Ichigo étira un petit sourire amusé, avant de reprendre son sérieux et de se reconcentrer sur le combat à venir. Les deux camps se fixèrent un instant, en chien de faïence et d'un commun accord, le combat commença.
Chacun des trois hommes se retrouvèrent à combattre à un contre cinq, envoyant valdinguer les adversaires les uns après les autres. Ichigo enchaînait les figures d'arts martiaux avec aisance et grâce et il semblait que personne ne parviendrait à le toucher. Toshiro se débrouillait aussi très bien de son côté, attaquant et esquivant tour à tour. Le fait qu'il soit plus petit que ses opposants, gênait ces derniers qui avaient du mal à viser juste et s'énervait pour rien alors que lui, restait parfaitement calme et concentré. Pour une fois que ses cours d'escrime lui servait à quelque chose. Et si en plus, c'était pour Momo, il allait y mettre toute son énergie !
Grimmjow, de son côté, ne s'en tirait pas mal non plus et surtout, s'en donnait à cœur joie ! Il usait de toute sa force brute pour enchaîner coup de poing et de canne. Il se prenait aussi des coups mais, n'en avait que faire !
- Je vous avais bien dit que vous me le paieriez, bande de bâtards ! Clama-t-il, au milieu du combat. Et c'est pas fini ! Je vais tous vous éclater, salopards !
Et alors qu'il apprêtait à porter un nouveau coup avec sa canne, un des bandits le bloqua en attrapant le fût. Heureusement, Grimmjow réagit rapidement en envoyant un puissant coup de pied dans le ventre de l'individu, tout en tirant la canne vers lui. Et là, chose incroyable, le fût glissa légèrement découvrant une lame de métal insérer dans la canne. Intrigué, Grimmjow ramena complètement l'objet vers lui, pour voir cela de plus près. Un déclic se fit dans sa tête et il comprit enfin ce qu'avait voulu lui dire le majordome.
" Putain mais, quel con ! J'aurais dû comprendre tout de suite ! s'exclama mentalement le bleuté. N'empêche que je le retiens de me faire des cachotteries dans ce genre, celui-là ! Ça le tuerait de dire les choses clairement, il faut toujours que môssieur Ichigo fasse des mystères !"
Mais, il n'eut pas le loisir de continuer à râler, puisque l'ennemi revenait à la charge ! Ils s'attirèrent un sourire vengeur du bleuté, qui était plus déterminé que jamais, à leur faire mordre la poussière.
Pour revenir au rouquin, celui-ci se demandait combien il y en avait comme ça ! Il perdait du temps avec le menu fretin et cela l'agaçait. Il voulait régler l'histoire le plus vite possible et ramener sa maîtresse en lieu sûr. La pauvre devait être morte d'inquiétude et de peur ! Son regard se leva vers le haut de la tour de Big Ben, où se trouvait actuellement Hinamori. Un adversaire profita de l'ouverture que laissait inconsciemment le majordome pour l'attaquer par derrière mais, fût stopper dans son élan par Grimmjow qui s'interposa entre lui et le rouquin.
- Hé bien, hé bien ! On est dans la lune, majordome ?
- Merci pour votre aide, Jaggerjack-san. Lui répondit simplement le roux
- Ouais, ouais ! Et si tu montais là-haut pendant que nous, on s'occupe d'eux ! Tu seras plus utile auprès de ta maîtresse qu'ici de toute façon ! Déclara le bleuté, tout en continuant d'affronter l'ennemi
- Êtes-vous certain de pouvoir les contenir seulement à deux ?
- Putain mais, tu fais chier ! Vas donc voir ailleurs si j'y suis, t'entends ! Vociféra-t-il, alors qu'il donnait un coup de coude dans le foie de son adversaire.
Il se remit en position de défense dos à Ichigo puis, reprit :
- Ne vas pas me sous-estimer, parce que j'ai eu un peu de mal à me mettre en selle ! Maintenant que j'y suis, j'y reste et tu n'as pas intérêt à me gâcher mon plaisir, c'est bien clair ? Et puis, je te rappelle que tu es à mon service pour l'instant donc, tu m'obéis ! Moi et la crevette, on reste ici et toi, tu montes tout de suite ! Ordonna-t-il, avec un sourire narquois
- Ha haha ! À vos ordres, Jaggerjack-san ! Ria gentiment le majordome
Et sans plus attendre, le rouquin commença à gravir les marches qui le conduisaient vers sa maîtresse. Arrivé en haut, le silence l'accueillit. Un silence, qui était tout sauf normal et l'interpela immédiatement. Prudemment, il poursuivit son avancé et ses yeux ne tardèrent pas à tomber sur la captive, qui était pieds et poings liés et entravée par un bâillon. Sur-le-champ, il accourut à ses côtés.
- Me voici, Hinamori-sama ! Je vais vous libérer. Ne bougez pas pendant que je défais vos liens, mademoiselle.
Le regard de la jeune fille montrait son soulagement mais, aussi autre chose qu'Ichigo ne parvenait pas à définir... C'était comme une étincelle de peur...
À peine libérée, elle s'exclama :
- Ichigo, derrière toi !
Réalisant son erreur, il se retourna subitement et évita ainsi de justesse la hache de son ennemi. Dans un saut prodigieux, il les éloigna tous les deux de l'assaillant vers lequel il se tourna, faisant ainsi rempart entre lui et la jeune marquise. L'homme était de forte carrure, avait le haut du crâne chauve, un grand front et des sourcils épais qui lui donnaient de petits yeux enfoncés, un nez épaté ainsi que des lèvres grossières entourées par une barde de trois jours et un menton carré. Il portait des vêtements peu soignés et typique de son métier de mercenaires. Dans ses yeux noirs, brillaient la rage et la soif de vengeance.
- Toi, le rouquin ! Tu vas payer pour l'humiliation que tu nous as fait subir la dernière fois ! J'vais rétablir l'honneur des mercenaires de Barksley, en t'envoyant au diable !
- L'honneur ? Ha ! Vous m'excuserez mais, je ne vois pas quel honneur il y a, à s'attaquer à des innocents ! Répliqua Ichigo, acerbe
- La ferme ! À cause de toi, l'autre est venu ouvrir sa grande gueule et on a bien faillit y passer, moi et ses hommes ! C'est qu'il aime pas l'échec, ce con ! Clama le boss
- Qui est ce " il " dont vous parlez ? Demanda Ichigo
- Là où tu vas, t'as pas besoin d'le savoir ! Fit l'homme en s'élançant vers le majordome
Les coups de haches commencèrent à pleuvoir et pour protéger sa maîtresse, Ichigo entraîna l'homme, loin de la petite brune.
Elle observa le combat d'un regard soucieux. Elle savait que personne n'égalait Ichigo dans ce domaine mais, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur pour lui ! Après tout, il était bien plus qu'un simple majordome pour elle : il était le frère qu'elle n'avait jamais eu, celui qui avait su combler la solitude dans laquelle, elle avait été plongée. Et une fois de plus, il mettait sa vie en danger pour elle, il se précipitait à sa rescousse quoiqu'il puisse lui en coûter...
Elle sortit de ses pensées en entendant des bruits venant de l'escalier mais, fût soulagée en apercevant la chevelure de neige de son fiancé, suivit de Mister Jaggerjack. Le jeune comte s'empressa de la rejoindre et la prit délicatement dans ses bras.
Incroyable ! C'était bien la première fois que Toshiro se montrait si empreint aux démonstrations affectives. Et elle en profita un temps, avant de se détourner pour reconsidérer le duel. Ichigo ne faisait qu'esquiver les attaques de son adversaire, le laissant ainsi s'épuiser tout seul, avec la lourde arme qu'il portait. Celui-ci s'essoufflait petit à petit et bientôt, il n'aurait plus qu'à porter le coup final pour acheva le combat.
Seulement voilà, tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite et au lieu de l'attaquer une nouvelle fois, l'homme chargea en direction des nouveaux spectateurs qui esquivèrent tous, comme ils purent ! Tous sauf, Hinamori qui se fit de nouveau prendre en otage. Dos à la rambarde qui donnait sur le vide, le mercenaire menaçait de la tuer si le majordome ne renonçait pas à se défendre.
- T'as bien entendu ! C'est toi ou c'est elle, choisi !
- Connard ! Espèce d'enfoiré ! S'écria rageusement Grimmjow
- Lâche jusqu'au bout, effectivement ! Renchérit Toshiro
- Reculez, vous autres ! C'est le rouquin que j'veux ! Répliqua-t-il aux deux hommes. Amène-toi ici et tâtes de ma hache, rouquin ! Ajouta-t-il à l'attention d'Ichigo
Ce dernier ancra son regard dans celui de son ennemi et d'une démarche franche et déterminée, il s'approcha de l'homme.
- Ichigo, qu'est-ce que tu fais ? Tu ne vas quand même pas l'écouter, ce sale bâtard ! S'exclama incrédule le bleuté
- Kurosaki... ? Fit le comte sur le même ton
- Ne fais pas cela, Ichigo ! Je t'en prie, arr..., supplia Momo
- Hinamori-sama ! L'interrompit-il calmement. Je vous protégerai, même si je dois sacrifier ma propre vie pour cela.
Il poursuivit sa funeste avancée sous le regard apeuré de la brune, qui fit fonctionner son cerveau à toute vitesse pour trouver une solution. Non ! Cela ne pouvait pas se passer ainsi, Ichigo ne pouvait pas mourir aujourd'hui, en choisissant de se sacrifier pour elle ! Il l'avait déjà fait tant de fois durant toutes ces années...
Non, ça n'allait se passer comme ça ! Sentant une vigueur nouvelle naître en elle, Momo se mit à se débattre comme une folle ! Elle mordait, frappait, griffait son geôlier qui ne savait plus où donner de la tête. Dans une tentative de s'en débarrasser, il lui assena une gifle retentissante qui la fit tomber en arrière par-dessus la rambarde. Dans un réflexe, elle s'accrocha à lui et l'entraîna à son tour derrière la rambarde. Le poids de la hache aidant la manœuvre, il chût dans un cri alors qu'elle le lâchait pour tenter de se rattraper à la bordure.
Celle-ci était glissante, trop pour qu'elle se retienne ! Ichigo, le choc de la scène passé, se reprit pour aller la chercher alors qu'elle glissait inexorablement. Il n'eut malheureusement pas le temps de la rattraper et elle chuta à son tour, dans le vide.
C'est avec un regard empreint d'effroi, ses cheveux détachés lui fouettant le visage pendant sa chute, qu'elle capta le regard de son frère de cœur et qu'elle étendit la main devant elle, en hurlant d'une voix qu'elle ne se connaissait pas :
- ICHIGOOOOOOOOO !
À suivre...
Voili, voilu ^^ ! J'ai bossé toute la journée mais, ça en valait la peine ^^ ! Comme d'hab, je coupe à un mauvais moment ! Non, non ! Pas taper, pas taper O_O" ! Sinon, pas de chap' , attention... !
Sinon, je suis contente que mes idées du chap' précédents, vous ait plût ^^ ! J'entends par-là :
1) la canne de Grimm (dont vous avez tous deviné le secret du premier coup, sauf Grimm -_-" ! No comment ! )
2) le lemon Ken/Hisa, que j'ai mis un certain temps à rédiger tant donné que c'est mon premier ! J'espère qu'il était bien ^^" ! Pitié, rassurez-moi v_v ! Si ce n'était pas le cas, je vous promets de m'améliorer !
Bon, alors quelques explications quant à mon retard v_v : j'avais complètement zappé que le stage s'était l'avant-dernière semaine (du 14 nov au 18) et donc j'ai passé une semaine dans une clinique médicale à suivre une infirmière à domicile, partout dans ses déplacements ! Le soir, je rentrai tellement crevée, qu'à peine après avoir dîné, j'allais me couché direct !
Ensuite, la semaine suivante plusieurs choses me sont tombés dessus : premièrement, le rapport de stage que je devais taper et remettre dans la semaine, ensuite les oraux de stage, qui sont (en gros) des oraux durant lesquels on doit parler de ce qui s'est passé pendant le stage et enfin la préparation d'un exposé en groupe à remettre le jeudi suivant ! Je vous jure des fois, j'ai l'impression qu'on s'acharne sur nous v_v !
Et la semaine suivante, que s'est-il passé ! Tada, la marée rouge (les filles comprendront de quoi je parle) !
Et étant donc affaiblie, car mes défenses immunitaires étaient parties prendre un cocktail avec les globules rouges, ou étaient partis se mater un strip-tease dans le club "Hormones & Cie, frissons de plaisirs garantis", je me suis donc choppé le premier virus qui "passait dans le coin" et BAM ! Au lit, mademoiselle l'auteur et on ne bouge plus !
Bref, je tiens tout de même à s'excuser sincèrement pour ce retard, pas prévu au programme ! Je compte sur votre compréhension, mes amis ^^ ! Sur ce, je réponds donc à vos reviews ^^ !
lili-199 : Merci pour ta petite review, ça fait toujours plaisir de voir son travail apprécié ^^ ! A bientôt !
Rebornx3 : Tu attends que je te réponde, hein ? Et bin, non ! Je le fais pas, voilà !
*Grimm* Vous allez vous renvoyer la balle longtemps comme ça ?
*Moi* Rabat-joie è.é ! On plaisante, alors te mêles pas de ça, retournes dans la fic !
*Grimm* Êt' malade te rend susceptible ! J'me casse, avant qu'ça me retombe ENCORE dessus ! *part*
*Moi* Gnagnagna xp !
Pour répondre à ta question : non, je ne déteste pas Uryuu ! Seulement, cette manie qu'il a de parler à Ichi comme s'il était complètement débile à côté de lui, me hérisse le poil è.é ! Vengeance ! Il l'a bien cherché celle-là ! Alooors, ce lemoooon Ken/Hisa ^^ ! Heureuse ? Tu n'as rien à faire pardonner, tu sais ! J'adore tes reviews, qu'elles soient longues ou courtes ^^ ! J'attends la prochaine d'ailleurs ! Bye !
Ronsheep : Coucou ma chère présidente XD ! Je suis contente que tu me fasses un câlin finalement ^^ ! Tu es dure avec ce pauvre Uryuu ! Mais qu'a-t-il fait pour mériter tant de haine OoO ? En même temps, j'y suis pas allé de main morte moi aussi ^^" ! Je suis éclatée à le déguiser comme ça XD ! Oh, la méchante XDD ! Ah, mon Ichi a trop la classe *o* ! Mais c'est normal, c'est Ichi après tout ^^ ! La meuf qui ne fait pas du tout de préférence XD ! Et en parlant de préférence, j'en ai fais une "petite" à ce cher Kensei ^o^ ! Hihi ^^ ! Merci pour tout tes encouragements, après le cauchemar que j'ai passé, ça fait plaisir ^^ ! Allez, à plus !
Ishtar Nana : Hello ^^ ! En fait, ce n'est pas que Grimm aime pas sa canne, c'est juste qu'il veut emmerder son monde v_v ! Comme d'hab, quoi ! Sinon, il faut croire qu'Ichi n'est pas comme tout le monde ^^ ! Sérieux, moi aussi, j'aurai déjà craqué mais, pas lui ! Kami-sama, comment fait-il ? A méditer v_v ... ! Sur ce, merci pour ta review et à la prochaine ^^ !
Ninie-san : Tu as raison Grimm s'assagit mais, il n'a pas encore complètement rentré les griffes ! Pauv' Ishida, je ne le ménage pas dans cette fic mais, je vais me calmer un peu ^^" ! Tu as deviné juste pour la rencontre Hisa/Ken ! Ca t'a plût, j'espère ^^ ! Merci de m'encourager pour mes études et de continuer à suivre cette fic ! A bientôt !
trinity07 : Ho oui, ça faisait longtemps, très longtemps ! En effet, Grimm a l'air d'un gros empoté mais, les aristos ne sont pas spécialement connus pour être manuels V_V ! Et c'est justement ça qu'Ichi bouleverse : il a intérêt à se bouger le Grimmy sinon, garde à la colère du majordome ! Un coup de pied aux fesses de temps pour ceux qui ont trop l'habitude d'être servis, ça fait pas d'mal ! La compassion d'Ichi et sa capacité à pardonner sont trop kawaï ! Je l'adore ce mec ^^ ! J'ai bien fait attention aux détails pour vous faire ressentir l'émotion de ce passage et je suis contente que tu l'aies perçu ^^ ! Mais évidemment, Aizen ne pouvait pas rester tranquillement dans son coin, ça aurait été trop beau -_-" ! Sinon, tu as bien deviné pour Urahara mais, chut ;) !
ayu : C'est clair que sa canne est trop belle et super utile en plus ! La classe totale ! Grimm et Ichi se rapprochent petit à petit et ça risque de s'accéléré... Je n'en dirais pas plus :x ! C'est clair que sans le rouquin, Grimmy aurait été dans la m... ! Mais, de-là à l'admettre... je crois que c'est pas encore pour aujourd'hui ! Sur ces bonnes paroles, je te laisse et j'attends ta review sur le chap' ! Salut !
Tête en l'air : Pas si tête en l'air que ça ! Puisque tu as eu la présence d'esprit de reviewer chaque chap' ! Quand j'ai vu ça, j'étais trop contente ^^ ! Hystérique même ! Tu as remarqué des points que certains lecteurs/lectrices n'ont pas toujours soulevés et je trouve ça intéressant ! Ca montre bien que l'on est tous différents et qu'on ne lit pas forcément de la même manière ! En tout cas, on ne remarque pas forcément les mêmes choses ^^ !
Sache que je fais tout pour réussir à maintenir le caractère original des persos, tout en les adaptant à ma sauce ^^ ! Je sais combien les fans sont attachés aux persos et donc j'essaye de ne pas faire d'OC ! Je tente également de faire appel à des persos peu utilisés dans les fics en général car, je trouve dommage que certains d'entre eux restent dans l'ombre ! Inoue est l'un de mes persos préférés car (comme tu l'as si bien dit), elle respire la joie de vivre malgré son triste passé dans le manga V_V ! Quant à Hinamori, franchement la trahison d'Aizen à son encontre m'a brisé le cœur, quand j'ai vu ça, j'ai crié : "Salopard !". Et enfin ma fraise adorée, mon héros à moi ^^ : Ichigo \o/ ! Pour lui, j'ai fait ressortir son côté protecteur et sa bonté, au maximum ! Pour en faire ce majordome si serviable mais, au caractère bien trempé ! Hors de question d'en faire un faiblard ! Ca JAMAIS ! Je lui ai aussi un côté plus mature que dans le manga, pour qu'il puisse bien endosser son rôle de majordome ! Mais en contrepartie, je l'aie rendu plus classe, plus taquin et je lui ai donné beaucoup de répartie et un self-control hors du commun ! C'est comme ça que je perçois ce perso, donc... ! J'ai envie de te dire : Kensei est gay pour notre plus grand plaisir ! Surtout dans ce chap', n'est-ce pas ^^ ?
Je te remercie infiniment toutes tes reviews et j'attends impatiemment ton prochain commentaire ! A bientôt ^^ ! Bye, bye !
