Hello Aficionados SQ de tout bord ! C'est Dimanche :)) et ça a encore été chaud de trouver le temps mais je tiens le rythme...Hi Ha ! (je me congratule toute seule...ouais c'est une espèce de masturbation psychologique perso ;)

Merci aux Guest :)) merci aux revieweuses et revieweurs :)) et c'est parti !

SQ

Regina se glissa vers elle à quatre pattes. Vision somme toute extraordinaire. Emma amassait des images cultes en pagaille. Par contre son souffle se raréfiait à chaque centimètre gagné par sa sulfureuse brune, et quand elle arriva jusqu'à elle pour s'asseoir sur ses genoux, en passant ses deux bras sur ses épaules pour enserrer sa nuque, il se bloqua définitivement dans sa gorge, elle allait périr étouffée d'émotion.

Sa Majesté se passa la langue sur les lèvres et la regarda en silence, consciente de son trouble, et particulièrement satisfaite d'être celle qui le provoquait. Elle avait encore du mal à croire que cette situation aussi surprenante qu'idyllique risquait, pour son plus grand bonheur, de durer très longtemps…« Bonheur !? »…quel mot étrange la concernant.

Emma aurait dû laisser ses mains réfléchir pour elle puisqu'elle n'avait plus un neurone capable de fonctionner correctement. Franchement, comment ne pas perdre toute possibilité de raisonnement en étant assise sur le sol du hall d'un manoir situé au 108 Mifflin Street, avec une Reine blottie tout contre elle qui la regardait tendrement en se passant régulièrement une langue agile et chaude, de mémoire, sur cette bouche si…tellement…oh mon Dieu cette bouche !

La blonde se ressaisit d'un coup et glissa à nouveau ses mains sous le pull de Regina pour caresser sa peau si douce. Elle profita de cette ascension pour remonter le vêtement, et fit une prière fébrile et silencieuse à sa belle d'un regard émeraude brillant de convoitise, la brune formula une réponse positive en levant les bras, un sourire taquin couvrant ses lèvres.

Emma ôta donc le haut puis se figea, ses yeux venaient de se poser sur la poitrine de Regina, encore partiellement recouverte par la lingerie, ne tenant plus que par les brides. Elle passa ses mains sur les épaules halées par nature pour faire glisser le dessous, et frémit longuement au contact de l'épiderme qui semblait vibrer sur son passage.

Les regards se croisèrent, flamboyants.

Elles se jetèrent en avant simultanément, les dents s'entrechoquèrent légèrement sous la violence du baiser, mais les langues se trouvèrent rapidement, et plus rien n'eut d'importance.

Emma resserra ses bras autour de sa brune pour l'écraser contre elle, littéralement. Leurs bassins firent de même, et l'attouchement brûlant les fit gémir dans la bouche l'une de l'autre, mais n'arrêta pas le baiser endiablé et nécessaire.

En manque d'oxygène, elle se reculèrent doucement, haletantes, et partagèrent encore un regard débordant d'une luxure exacerbée. Elles avaient sûrement des millions de chose à se dire, mais là, tout de suite, l'appel du désir, refoulé si souvent ces dernières années, ne leur laissait aucun répit.

Regina claqua des doigts, et le sol en marbre dur fut remplacé par le matelas de son lit, dans sa chambre, surmonté d'une couette douce. Elle claqua une nouvelle fois son pouce avec son majeur pour les débarrasser de leurs vêtements, surtout ceux d'Emma d'ailleurs, puisqu'elle-même avait déjà perdu la presque totalité dans le hall.

— C'est de la triche Majesté !

— Oserais-tu te plaindre de mon efficacité !?

— Ah non ! Pas aujourd'hui !

Emma se décala assez pour admirer la vue et son rythme cardiaque s'accéléra progressivement à mesure que ses yeux ébahis parcouraient le corps hallucinant de beauté de sa Reine. Elle finit totalement essoufflée. Elle s'attendait à quelque chose de grandiose, mais c'était plus encore. La perfection faite femme. Une déesse. Et rien que pour elle à jamais. La pénombre de leur première et seule nuit ensemble l'avait dissimulée à ses yeux, mais elle gardait des souvenirs édifiants des tenues les plus ajustées de sa collection, et n'en avait jamais douté. Malgré cette extase visuelle, elle se rendait compte à quel point elle était d'abord tombée amoureuse d'une femme exceptionnelle à bien des niveaux, le corps exposé devant elle n'étant que la cerise sur le gâteau, mais quelle cerise mon Dieu !

La brune souriait, séduite. Les émotions fortes qui se succédaient dans les émeraudes de sa belle sauveuse la faisaient frémir de plaisir de la tête aux pieds. Elle en profita pour faire de même et sa bouche s'assécha rapidement en admirant les courbes très féminines de son véritable amour de blonde.

L'impatience succéda à la contemplation, et Emma bascula sa Reine sur le dos pour se jeter sur ses seins. Les massant doucement tout en suçant les pointes, en alternance. Elle n'avait jamais désiré personne comme elle désirait Regina Mills, maire de Storybrooke et ex-Evil Queen, depuis…une éternité. Son déni était à la hauteur de la passion sous jacente qui l'animait à son encontre depuis, presque toujours, immense.

— Hummm…Emma…continue…c'est tellement bon…

La voix rauque qui venait de susurrer ces quelques mots lui incendia immédiatement les reins. Elle mordit le téton qu'elle était en train de lécher et l'avala goulument juste derrière, pour anesthésier la douleur, et la transformer en un plaisir faisant se cambrer violemment sa Majesté.

Regina haletait ponctuellement le prénom de sa blonde préférée. Son ventre se serra et une douce chaleur s'épanouit entre ses cuisses, qu'elle écarta un peu plus pour se frotter langoureusement sur les abdominaux souples de la sauveuse, toujours très occupée par les deux merveilles qu'elle cajolait sensuellement de ses lèvres et de sa langue.

La brune lui agrippa la nuque fermement et la tira vers sa bouche avec urgence. Elle plaqua ses lèvres et les écarta aussi vite pour investir d'une langue pressée la bouche d'Emma, qui se laissa faire avec délectation. Regina profita de la soumission de sa partenaire pour la renverser à son tour. Et elle n'attendit pas qu'elle reprenne ses esprits pour glisser ses doigts sur toute la longueur de son sexe, le découvrant totalement trempée. Elle rompit le baiser et souffla d'une voix éraillée par le désir, mais reconnaissable entre toute.

— Et bien Miss Swan…vous êtes si mouillée…c'est pour moi que vous êtes si mouillée ?

Emma laissa échapper un gémissement rauque, excitée par la teneur et le ton de la question, et ondula doucement sur les doigts de sa Majesté en réponse, plongeant un regard trouble et suppliant dans le sien. Regina eut l'impression que la température de la pièce venait de monter d'un coup. Elle se noyait progressivement dans l'émeraude fiévreuse qui la couvait du regard, et fondit sur ses lèvres en même temps que deux de ses doigts la pénétraient, pour donner à Emma ce dont elle avait résolument besoin à cet instant. Et Dieu sait qu'elle en avait elle-même envie, tellement envie de la prendre, la faire sienne, la combler comme personne avant elle.

Elle lâcha sa bouche à nouveau pour se relever un peu et regarder la blonde se tordre de plaisir contre elle en gémissant. Elle accéléra progressivement le rythme, allant plus loin et plus vite, caressant l'intérieur en écartant ses doigts, laissant son pouce frôler doucement le petit organe érectile à chaque poussée.

Emma gémissait et criait son plaisir sans discontinuer.

— Oh oui mon Dieu ! Regina oui encore ! Oh Oui Regina ! Plus…encore…oui !

Les sens de sa Majesté, déjà exacerbés au possible, menaçaient de la rendre complètement folle à écouter les supplications d'Emma. Elle haletait éperdument en crispant les muscles de son bras pour suivre la cadence imposée par le bassin de sa blonde totalement possédée par la passion du moment, il venait maintenant s'écraser sur sa main de manière erratique et soutenue. Elle passa son bras gauche sous ses reins pour la cambrer encore plus en la bloquant contre elle et ajouta un troisième doigt pour la remplir selon ses souhaits.

— Jouis pour moi mon amour…jouis pour moi Emma…

La demande fut entendue et satisfaite. La sauveuse arqua son dos une dernière fois et poussa un long cri rauque de pure extase. Elle se laissa emportée par un orgasme incroyable qui explosa dans son ventre pour se répandre dans chaque cellule de son corps, la terrassant.

— Haaaaaan ouiiiii !

Emma retomba épuisée sur la couette, parcourue de frisson et tremblement, réminiscence d'un plaisir qui courait toujours dans ses veines. Reprenant difficilement son souffle, elle sentit Regina se retirer doucement, et malgré la délicatesse du geste elle ne put s'empêcher de tressaillir violemment.

— Tu as mal ?

La demande, formulée d'une voix inquiète, la fit sourire. Elle se pelotonna dans les bras de sa belle brune en soupirant de bonheur et lui répondit d'une voix éraillée par le plaisir.

— Pas du tout ma Reine…au contraire…c'était trop bon putain !

Regina lui releva le menton et plongea son regard noir de passion dans ses émeraudes troubles, elle arqua un sourcil, un sourire malicieux sur les lèvres.

— Langage Miss Swan !

SQ

Emma entra chez ses parents quelques heures plus tard, la tête obnubilée par cette fin de journée charnelle. Les démonstrations physiques d'affection s'étaient succédées tout au long de l'après-midi, et des flashs érotiques de toute sorte embrumaient son esprit. La douche glacée prise avant de sortir de chez Regina n'avait pas calmé ses ardeurs. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose, et malgré le peu de kilomètre qui la séparait de l'appartement des Charming, elle avait failli faire demi-tour plus d'une fois, déjà en manque.

Elle avait craqué depuis bien longtemps sur le caractère, l'intelligence et la beauté indéniable de sa Majesté, il était temps de le reconnaître, mais toutes les nouvelles facettes qu'elle découvrait d'elle pendant leurs ébats lui retournaient complètement le cerveau. Un mélange de passion brûlante, de tendresse fragile, de confiance chaleureuse, émouvant au possible. Un frisson irrépressible lui parcourut le corps alors qu'elle se remémorait certains gestes, certains mots, tout se gravait dans sa chair de manière indélébile, elle lui appartenait dorénavant corps et âme, ou plutôt, elles s'appartenaient corps et âme, c'était certain.

Comment avait-elle pu passer à côté jusqu'à aujourd'hui? Il avait fallu le désespoir de la perte, l'ultimatum du départ pour briser leur propre malédiction, celle de leur histoire familiale chaotique.

Et en parlant de famille, à l'entrée du salon un cri de soulagement la ramena brutalement sur terre.

— Emmaaaaa ! Ma chérie ! Enfin te voilà !

Snow courut vers elle et se jeta à son cou, comme si elle ne l'avait pas vue depuis des années, et la sauveuse soupira en la serrant brièvement dans ses bras.

— Je suis partie deux jours, n'exagère pas !

Sa mère était toujours accrochée à elle, frénétiquement, et Emma comprit qu'il y avait un peu plus que son absence pour déclencher une telle étreinte, même de la part de Mme « Arc-en-ciel et petits oiseaux ».

Elle arriva tant bien que mal à se dégager doucement et demanda.

— Qu'est-ce qu'il y a ? Où est Henry ?

Snow se recula doucement, elle rassura sa fille d'une voix chargée d'émotion.

— Ne t'inquiètes pas tout va bien, il est avec ton père au Granny's, je voulais…je préférais te parler seule…viens t'asseoir ma chérie.

Emma resta figée un moment, suspicieuse et tendue.

— Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

La brune lui sourit gentiment et tapota la place du canapé à côté d'elle.

— Viens là et ne te monte pas la tête, ton fils se porte comme un charme mais…s'il te plaît Emma…je voulais te parler calmement, sans être dérangée…tout simplement…assieds-toi.

La sauveuse se glissa près d'elle sur le divan, les sourcils froncés. Elles se tournèrent l'une face à l'autre et sa mère lui saisit les mains fébrilement, elle semblait chercher ses mots. La blonde se mordit la lèvre d'impatience mais resta silencieuse dans l'expectative. Au bout de quelques minutes, n'y tenant plus, elle intervint.

— Maman ?

Le terme choisi sembla réveiller la brune, qui leva ses yeux si identiques aux siens pour la regarder posément, et après un sourire rassurant mais crispé elle commença.

— Ton père m'a dit que vous étiez à Boston pour aider une de tes anciennes connaissances ?...C'est vraiment pour cela que vous êtes parties toutes les deux sans rien dire à personne ?

Emma se recula pour s'appuyer le dos contre l'accoudoir, retirant ses mains de la pression maternelle. Elle pesa le pour et le contre un instant, sous le regard bienveillant mais fermement inquisiteur de Snow et décida de dire la vérité parce que la situation était déjà assez particulière sans s'enfoncer encore plus loin dans les mensonges.

— Non.

Un silence monacal succéda à la réponse. Les deux protagonistes s'observaient, semblant chacune attendre que l'autre continue. Après quelques regards pesants, la blonde développa.

— Regina a décidé de partir définitivement de Storybrooke et je…et j'ai…je l'ai empêchée.

— Définitivement ? Comme ça définitivement ?

— Je l'ai rattrapée à l'aéroport…c'était moins une…

Snow eut un hoquet de surprise, elle s'attendait à presque tout, au vu des derniers évènements, mais certainement pas à la fuite de son ex-Némésis. Sa Majesté était plutôt du genre à affronter l'adversité et non pas à lui tourner le dos. L'information l'avait réellement prise de court, elle bredouilla incrédule.

— C'est à cause de Robin, ou plutôt Marianne ?

— Oui et non…

Cette fois la brune soupira d'impatience contenue.

— Bon écoutes ma chérie…soit tu m'expliques tout, soit…

Emma l'interrompit d'une voix forte.

— Soit quoi !? Et pourquoi tu veux tout savoir !? En quoi ça te concerne de toute façon !? J'ai bien le droit d'aider une amie dans la détresse non !?

La blonde s'était levée brutalement à la fin de sa phrase et arpentait maintenant le salon nerveusement, sous le regard perplexe de Snow.

— Une amie ? Tu considères Regina comme ton amie ?

Emma s'arrêta net sous la question, posée avec une dose de doute facilement identifiable dans la voix devenue aigüe. Elle leva les yeux vers sa mère, recherchant fébrilement le sous-entendu derrière la demande. Regina l'avait suppliée de ne rien dire à personne juste avant qu'elles ne se séparent, terrifiée à l'idée des réactions qu'engendrerait l'annonce de leur liaison, ou pire, que cela les empêche de se voir comme elles l'entendaient, ce qui leur apparaissait comme totalement impossible, insupportable dorénavant. La sauveuse bougonna dans sa barbe, reprenant sa marche agitée.

— Putain mais ça va jamais s'arrêter ce bordel…

La brune se leva à son tour et s'approcha d'elle pour l'immobiliser en posant une main rassurante sur son bras. Elle ne savait toujours pas comment aborder le sujet qui l'intéressait le plus, mais il fallait qu'elle agisse avant que cela dégénère en une porte claquée suite au départ de sa progéniture dans tous ses états. Elle se jeta dans le vide, pressée d'en venir à l'essentiel, tout en tergiversant prudemment.

— Emma…je ne te reproche rien…je ne VOUS reproche rien…j'ai juste…tu sais que ton père et moi partageons le True Love et…et je crois que pour cela on est peut-être un peu plus sensible que d'autre…enfin j'imagine…cet après-midi j'ai…nous avons senti quelque chose, comme…comme un frémissement dans l'air et…

Snow cherchait désespérément un éclair de compréhension dans le regard torve que sa fille posait sur elle. Elle n'osait pas trop s'avancer, la situation s'avérait délicate, mais pourtant tous les signes étaient là. Mme True love en aurait mis sa main à couper. Elle se trouvait dans sa classe quand un frisson l'avait traversée de part en part, trois secondes à peine plus tard, David lui téléphonait pour lui exprimer le même ressenti, et là elle avait su.

Paradoxalement, au lieu de l'effrayer, cette idée lui apparaissait comme la seule possible, et elle y voyait même une espèce de justice immanente. Ce n'était certes pas la première fois que cela lui traversait l'esprit, mais le déroulement de l'histoire lui avait donnée tort systématiquement. Elle les voyait s'engluer chacune dans des relations, insipide pour Emma, et soi-disante prédestiné pour Regina, alors que dès les premiers jours de l'arrivée d'Emma à Storybrooke, elles n'avaient eu de cesse de se rapprocher de toutes les manières possibles, quitte à s'affronter physiquement.

A l'époque elle n'était qu'amie avec sa fille, et elle se rappelait encore ces soirées de discussion où sa colocataire ne parlait que de Mme le maire, avec hargne, avec colère, avec tristesse parfois, mais encore et toujours à ne parler que d'elle, laissant de temps à autre une étincelle d'admiration traverser furtivement ses beaux yeux verts.

Emma demanda d'une voix rendue rauque par l'angoisse.

— Mais qu'est-ce que tu racontes à la fin ? Evidemment que vous êtes liés par le True Love, mais quel rapport avec…?

L'air lui manqua pour aller au bout de sa question. Sa mère la regardait intensément, elle donnait presque l'impression de vouloir finir la phrase à sa place, tendue vers l'avant. La blonde ne savait plus quoi dire ni quoi faire, elle se sentait piégée comme une biche, traversant une route de nuit, dans les phares d'une voiture.

SQ

Merci ma puce :))) tu es d'une patience exceptionnelle ! Tu le sais n'est ce pas !? Tu le sais à quel point je t'aime :3 :3 :3