Hey ! Encore une fois, je poste plus tard, mais je n'ai plus la notion du temps en vacances et j'étais plutôt occupée hier. Qui plus est je suis entrain de galérer à poster ce chapitre via mon téléphone donc c'est long et compliqué, rien que pour ça vous devriez me remercier en appréciant ce chapitre :) ! Et je m'excuse d'avance pour les fautes qu'il restera.
Bref, bonne lecture !
RAR :
Jadounette : Ahah petite perverse, mais John est un *** on le sais tous et il adore jouer au plus fort surtout quand Alyssa n'arrive même plus à bouger tellement elle gênée. Si tu t´attendais a quelque chose des maintenant, prépare-toi psychologiquement à celui-là ;)
Laetii : Oooooh merci beaucoup ! C'est vrai que moi aussi je cherchais sans jamais trouver une fiction avec Pyro en tant que hétéro, et bien évidemment une dont l'auteur n'abandonne pas en cours de route. Sois sûr que je vais la terminer moi ! Encore merci et j'espère que tu vas aimer ce chapitre.
Charlie : JE T'AIME ! Je crois que tu détestes Alyssa mdr. La tu vas l'aimer crois moi, prépare-toi psychologiquement chérie, kiss
Disclaimer : Les personnages viennent de MARVEL -excepté le principal- et le corps de l'histoire est inspiré des films X2 et X3, les répliques des films seront en italique.
Chapitre 8 : Arrête-moi
Il ne pleuvait pas pour la fin d'un mois de mars. Il faisait frais et la rosée du matin était toujours présente, mais c'était loin d'être désagréable. Les graviers du chemin s'écrasaient sous ses pieds à chaque fois qu'elle faisait un pas, agitant ses bras de part et d'autre, elle tourna à gauche et regarda derrière elle à la recherche du jeune homme qui avait osé la suivre dans son jogging matinal.
— Tu respires toujours ? singla t-elle à Bobby.
— Quand on aura fini je te promets que toi tu ne respireras plus.
Alyssa esquissa un petit rire qui résonna dans le chemin entouré d'arbres qu'ils prenaient. Elle ralentit sa cadence quelque seconde, laissant à Bobby l'occasion de la rattraper et de lui frapper l'épaule pour lui faire payer sa remarque qu'il n'avait toujours pas digéré.
Elle remonta pour l'énième fois le jogging noir trop grand de Malicia, son propre jogging étant sale. Le vent frais emmêlait ses cheveux et glissait contre sa peau nue, mais elle n'avait pas froid. La température de son corps bien trop stimulé par son entrainement du matin, quelque chose qu'elle ne loupait jamais avant de déjeuner.
Soudain, un petit craquement se fit entendre et elle se retourna vers Bobby, sans pour autant arrêter sa course.
— Bordel, je me suis cassé quelque chose.
— Bobby, tu viens de marcher sur une branche. fit-elle en rigolant.
— Oui, mais j'aurais pu me casser quelque chose.
Alyssa leva les yeux au ciel, gardant son sourire moqueur collé aux lèvres. Lui qui paraissait si mature, fort et tout ce qu'il pouvait représenter, gardait tout de même une âme aussi enfantine que celle de la jeune fille.
— Je peux te poser une question Alli ?
La jeune fille contracta la mâchoire et hocha positivement la tête.
Alyssa et pas Alli sombre givré du cerveau.
— Est-ce que Malicia te parle de moi ?
Elle ralentit quelque peu sous l'effet de la question, mais rattrapa vite son rythme, l'empêchant ainsi d'avoir une mauvaise respiration et l'effet désagréable du point de côté. Cette horrible douleur qui lui donnait à chaque fois envie de vomir.
— Il va falloir que vous m'expliquiez votre relation un jour, parce que je ne comprends pas vraiment.
— Il n'y a rien de plus facile à comprendre, c'est-
— Oui oui vous vous aimez mais malheureusement tu ne peux pas la toucher sans avoir le risque de mourir sur le coup.
Encore plus direct que moi dis-donc.
Voyant qu'elle avait parlé trop vite elle ferma les yeux et s'arrêta au beau milieu du chemin. Tant pis pour sa respiration, après tout le château était à tout juste deux cent mètres. Ils feraient la fin de leur jogging en marchant.
— Excuse-moi.
— Non tu as raison. fit-il en reprenant difficilement sa respiration.
La jeune fille shoota dans un caillou et l'envoya valser contre un arbre, si fort que quelque feuilles tombèrent des branches. Elle n'osait même pas relever la tête vers son ami, il avait beau feigner l'indifférence elle savait qu'il lui en voulait de le lui faire remarquer de façon aussi direct. Mais il n'y avait là que la vérité.
— L'espoir fait vivre mais l'attente fait mourir, Bobby.
— Très philosophique.
Elle a lu ça dans un livre, mais elle ne l'avoue pas.
Il rigola et lui prit le menton, l'obligeant à lui faire face. Alyssa lui retira sa main et plongea son regard dans le sien, ce regard qu'elle trouvait fade et qui ne cachait rien d'autre. Excepté un immense désir en présence de Malicia.
— N'attend pas qu'elle fasse quoi que se soit. Malicia tient bien trop à toi pour tenter de te faire du mal par pur égoïsme. C'est à toi de le faire qu'importe ce qu'il advienne.
— Justement, elle refusera par peur de me faire souffrir.
— Prend les devants et mène la danse, tu ne le sauras qu'en essayant.
Elle lui sourit de façon amicale et Bobby s'approcha d'elle, posant une main sur son épaule.
— Merci Alyssa. fit-il en la prenant dans ses bras.
Enfin, ce n'est pas si difficile à comprendre.
— Ou alors tu peux congeler l'intégralité de son corps excepté sa tête, ainsi elle serra incapable de bouger mais tu pourras quand même l'embrasser de force. fit Alyssa en haussant les épaules, un petit sourire étrange collé aux lèvres.
Bobby fronça les sourcils et frappa le haut du crâne de la jeune fille en rigolant. Puis ils continuèrent leur chemin, en marchant au plus grand plaisir de Bobby qui tentait encore de reprendre une respiration à proprement normale. Lui qui semblait sportif, il n'avait pas une endurance très développée comparé à ses muscles. Par contre Alyssa était plutôt douée en course à pieds, comme au combat qu'elle commençait à pratiquer depuis son arrivé à l'Institut. C'était encore étrange à quel point elle avait déjà mémorisé toute sorte de technique et qu'elle était dans la capacité de mettre quasi tout le monde au tapis, si on ne compte pas Logan.
Personne n'atteint Logan. Personne n'égalise Logan. Logan c'est Logan.
— Donc ton hypothèse est de m'envoyer prendre le risque de mourir ? demanda t-il, arquant un sourcil narquois.
— À toi de voir.
Elle poussa les grandes portes de l'entrée. Les couloirs étaient quasiment vides d'élèves, la plupart étant surement encore endormis, dans la cafétéria ou dans leurs chambres se préparant pour leur journée.
— Préviens Malicia que je ne serais pas en cours ce matin, peut-être même l'après-midi. J'ai mon entrainement avec le Docteur Grey.
— D'accord je lui dirais. Sois prudente.
Il s'approcha de lui et embrassa son front à la manière de son nounours-géant-protecteur-et-personnelle. Elle semblait si vulnérable que ça pour vouloir la protéger à chaque seconde de la journée ? S'en était affligeant.
Voir même pathétique.
Lorsqu'elle monta dans sa chambre, elle vit que Malicia n'était pas là, surement dans la cafétéria prenant tranquillement son petit-déjeuner. Elle s'empara de ses affaires et s'engouffra dans la salle de bains dans l'intention de prendre une bonne douche bien chaude qui ferait enfin disparaître cette horrible odeur de putois mort en décomposition.
L'eau chaude contre sa peau la détendit de suite et la désagréable sensation de courbature dans ses jambes et le long de sa colonne vertébrale se dissipa quelque peu. Elle s'amusa quelque seconde à tenter de créer une petite vague à l'aide de l'eau qui coulait du pommeau. Un petit filet d'eau chaude tourna autour de son visage puis descendit doucement vers son ventre avant de tomber en une petite flaque sur le sol de la cabine de douche. Alyssa releva la tête vers l'eau qui coulait et se relaxa. Il n'y avait rien de meilleur qu'une douche après un jogging, règle numéro un.
Surtout quand on empeste de cette manière.
.
.
— Réessaie une deuxième fois. fit le Docteur Grey.
Alyssa se tortilla sur sa chaise à la façon d'une fillette punie par son professeur car elle bavardait trop. Elle ferma longuement les yeux, gardant sa concentration focalisée sur son but. Puis elle les ouvrit de nouveau et plongea son regard plus brillant que d'habitude dans celui marron et calme et Jean Grey.
Elle perça difficilement la barrière pourtant ouverte de l'esprit de son professeur. Cette dernière avait tout de même veillé à fermer ses souvenirs, Alyssa le remarqua car elle se heurta plusieurs fois contre cet espèce de blocage mentale. De toute manière, la jeune rousse n'était pas capable de lire les pensées et les souvenirs des gens. Elle n'avait pas cette pratique et dans un sens elle n'en voulait pas. Pour l'instant, elle cherchait à ressentir les émotions de son professeur.
Mais elle n'y arrivait pas, elle était bloquée et un horrible mal de crâne commençait à pointer le bout de son nez.
— Arrête Alyssa.
La voix de son professeur était lointaine, comme venant du fin fond d'une grotte. Mais elle l'entendit assez distinctement, alors elle soupira et se retira de l'esprit de son professeur. C'était une sensation étrange et plutôt désagréable comme se réveiller de mauvaises humeurs lorsque le soleil vient vous chatouiller les paupières.
— Je n'y arriverais jamais professeur.
— Je t'en pris appelle moi Jean et ne sois pas si pessimiste. Ce n'est qu'un début, le professeur à crée beaucoup d'entrave psychique à tes pouvoirs, il suffit d'en briser quelque unes pour les découvrir.
La jeune fille fronça les sourcils en soupirant. Une expérience, elle avait l'impression d'être une expérience parmi tant d'autre. Et elle avait peur de faire le même chemin que son nounours-géant-protecteur et personnel, une expérience qui a mal tournée.
— Tu n'es pas une expérience.
— Vous lisez mes pensées.
— Je n'en ai pas besoin, tu es comme un livre ouvert et même si je ne suis pas aussi doué que le professeur je pourrais tout savoir en un simple coup d'œil. Tu as l'esprit facile.
Esprit facile, fille facile, pauvre petit Alyssa.
— Il n'y a rien de plus simple que de bloquer son esprit Alyssa, par contre brisé ce blocage requière une toute autres pairs de manche. sourit-elle.
— Je suppose que je dois visualiser ce blocage. fit Alyssa en imitant des guillemets à l'aide de ses doigts.
— Tu vois, je n'ai même pas besoin de t'expliquer comment t'y prendre.
Jean hocha doucement la tête, l'incitant à tenter de former cette barrière dans son esprit. C'était une chose bien plus facile que de contrôler ses pouvoirs, elle n'avait pas besoin de s'y prendre à deux fois. Mais étant un "esprit facile" selon son professeur, elle y mit tout son possible.
Elle visualisa cet immense mur qui serrait dans la capacité d'entourer son esprit, bloquant toute intrusion étrangère dont celle du Professeur Charles qui était particulièrement désagréable. Elles donnaient l'impression de se faire analyser au rayon X.
Rayons X du Professeur X. Wow quel parfait jeu de mots de ma part.
— Parfait. Tu es forte dis-donc, s'étonna la jeune femme, je ne peux même pas sentir tes émotions.
Alyssa sourit, contente d'elle-même. Peut-être qu'en se concentrant pour garder ce blocage fermé à tout jamais elle ne pourrait plus subir les incessantes intrusions du Professeur Charles, bien que discrète, elle les ressentait à chaque fois qu'elle le croisait à l'angle d'un couloir ou dans une salle de classe.
— Maintenant réessaie de briser mes barrières. lui ordonna le Docteur Grey, insistant sur le possessif "mes".
La jeune mutante ferma à nouveau les yeux et entra doucement au fin fond de l'esprit de son professeur. L'eau dans la bouteille du Docteur posé sur son bureau commença à bouillir manquant de peu de faire sauter le bouchon. Un pot de crayon s'écroula et Jean le redressa d'un geste de la main, maintenant ses affaires par sa force mentale évitant de laisser sa jeune élève désordonner tout.
Elle passa à travers les barrières, mais une nouvelle fois, elle ne vit rien d'autre qu'un vide immense.
— Essayons autre chose. fit-elle en tendant sa main vers Alyssa.
Cette dernière fronça les sourcils d'incompréhension et dévisagea son professeur.
— Touches ma main.
Alyssa parut réfléchir quelque seconde, puis elle avança le bout de ses doigts vers la main tendue de Jean. Elle toucha d'abord le bout de ses doigts avant de ressentir une petite décharge électrique et de reculer rapidement sa main. Elle n'avait pas sentit qu'une seule émotions, néanmoins elle se contenta de répondre :
— Vous êtes fière de moi. affirma t-elle.
— En effet, tu progresses Alyssa. Je vois que tu ne vois les émotions qu'en émettant un contact physique.
Cette dernière sourit, être la fierté du Docteur Grey la rendait plutôt satisfaite d'elle-même, voir très satisfaite d'elle-même. Elle commençait à contrôler de plus en plus facilement sa télékinésie. Elle l'utilisait à chaque moment de la journée, quand elle était encore endormie sa pomme de douche nettoyait son corps elle-même, en cours, elle ne touchait jamais son stylo se contentant de le maintenir droit et de le faire glisser sur sa feuille, elle arrivait même à se faire un chignon sans toucher ses cheveux.
Sa mutation était plutôt très avantageuse pour sa vie de tous les jours.
— Pourquoi je ne l'ai pas ressenti plus tôt ?
— Entrave psychique. fit la jeune femme en tapotant son crane du bout du doigt.
Jean sourit et changea rapidement de sujet.
— Maintenant passons à une chose un peu plus dangereuse, je ne devrais pas te le dire car moi-même je n'y adhère pas. Mais lorsque tu es en position critique face à quelqu'un, c'est toujours utile.
— Position critique ? Se battre.. chuchota t-elle.
— En effet, se battre. fit Jean, non sans froncer les sourcils et affichant un air sérieux et désapprobateur. Elle n'avait pas l'air d'aimer cette idée, cependant elle reprit : Lorsque tu entres dans l'esprit d'une personne, tu peux atteindre un point de son cerveau qui lui infligerait une douleur plus qu'insupportable.
— Flippant.
Elle sentit plus qu'elle ne vit le sourire moqueur du professeur. Cette dernière regarda sa montre accrochée à son poignet, il est vrai qu'il commençait à se faire tard. D'un simple regard en direction de son élève, elle l'incita à partir. Cette dernière ne se fit pas prier et se leva, se dirigeant d'un pas rapide vers la porte du bureau. Mais elle revint rapidement sur ses pas et se planta droite comme un I devant Jean.
— Tout à l'heure, j'ai senti que vous étiez inquiète et troublée Professeur. Que se passe-t-il ? demanda t-elle en tortillant ses doigts, gêné par sa curiosité et son manque de tact.
La jeune femme soupira et se leva de son gros fauteuil en cuir noir, elle contourna son bureau et se posa devant son élève, posant sa main sur son épaule. Dans ce simple contact Alyssa fut parcouru d'un milliard de frissons, elle ressentait l'immense inquiétude de son professeur, mais aussi de la peur. Ce qui l'effrayait elle-même.
— En tout honnêteté Alyssa, j'ai un mauvais pressentiment et-
— Un mauvais pressentiment ?
— Ce n'est rien, je dois surement me tromper. Passe une bonne soirée.
Alyssa fronça les sourcils, mais n'insista pas plus que ça, elle ne s'adressait pas à n'importe qui.
Si elle pouvait contrôler aussi bien sa curiosité que sa mutation celle-là.
— Bonne soirée, Jean.
La jeune rousse se faufila entre les sièges et sortit rapidement de la pièce, laissant le Docteur Grey seule avec sa foutue inquiétude. Lorsqu'elle lui avait touché la main, la température de son corps avait chuté, elle l'avait senti. C'était désagréable et la petite décharge qu'elle avait subi lui avait bien fait comprendre. Peut-être que selon les émotions son "contact mental" pouvait lui provoquer une sensation douloureuse ou encore quelque chose d'un peu plus agréable.
Mais ce mauvais pressentiment de la part du Docteur Grey, elle n'avait pas réussi à voir nettement ce que c'était et ça la troublait.
Peut-être parce que tu n'en es pas capable.
.
.
Alyssa dévala les escaliers discrètement en veillant à ne pas faire craquer le bois. Ses pieds nus s'enfoncèrent dans la moquette verte et elle en frissonna. Elle ajusta son chignon et tira un peu plus sur son short à fleurs et elle se dirigea vers la cuisine à pas de loup.
Ayant une faim de loup.
Il fallait vraiment que son habituelle faim de minuit disparaisse sinon ses hanches allaient en prendre un coup, et un sacré coup. Mais l'appel était plus fort, on ne lutte pas contre la faim surtout lorsqu'on s'appelle Alyssa Fray. Alors elle s'empressa de sortir une poêle et de la poser sur le feu. Elle ouvrit tous les placards par sa force mentale et fit venir une petite conserve de maïs vers elle qu'elle ouvrit en faisant exploser le couvercle. Elle n'avait jamais été très doué pour ouvrir les boîtes de conserve, et dans ce cas elle avait recours à son pouvoir.
Soudain la porte grinça, Alyssa sursauta manquant de faire tomber la poêle. Par pur réflexe, elle tira de nouveau sur son short et remonta la fermeture de son gilet noir, cachant sa poitrine.
— Encore toi ? siffla t-elle, froidement.
L'allumette humaine s'affala sur le tabouret le plus proche d'elle et la détaille de haut en bas, en s'attardant sur ses jambes nues. Elle remarqua son regard aguicheur et leva les yeux au ciel, sentant le rouge lui monter aux joues elle se retourna et secoua la boite de conserve au dessus de la poêle.
Elle n'osait pas se retourner vers lui d'autant plus qu'elle sentait son regard de braise partout sur elle, détaillant chaque partie de son corps jusqu'à la plus inutile. La chaleur de la pièce avait considérablement augmenté comme à chaque fois qu'il pénétrait dans n'importe quelle pièce.
Est-ce que c'était dû à sa mutation ou était-ce tout simplement dut à l'étrange pouvoir qu'il avait sur elle ? Elle le haïssait et elle se haïssait encore plus de perdre le contrôle de tout son membres en passant par ailleurs par chacun de ses organes internes lorsqu'elle était en sa présence.
— Sexy le trou dans ton short.
Alyssa sursauta -encore- et chercha à cacher le petit bout de tissu noir que laissait apercevoir le trou béant de son pyjama en se collant contre le comptoir froid. Ça aurait pu la refroidir, mais rien que le fait d'être en contact visuel avec l'allumette augmentait encore plus la température de son corps.
John soupira et se redressa sur son tabouret, elle sentit qu'il cherchait à croiser son regard, mais Alyssa regardait partout autour d'elle. Mais pas vers lui. L'horrible carrelage de la cuisine semblait bien plus intéressant. Il ouvrit son briquet, alluma la flamme et le referma en un bruit sec qu'il réitéra comme à son habitude. Alyssa s'était presque habitué aux cliquetis.
Tu es faible, très faible, trop faible.
— Dois-je te rappeler que j'ai gagné le combat la dernière fois, mais quel est le prix ? fit-il sur un ton provocateur.
— L'autorisation de te la fermer.
— Aller Strangie !
— Tu n'as aucune idée de qui tu as affaire. Pas parce que j'ai toujours voulu dire ça, mais parce que c'est vrai.
— Disons que ça peut être excitant.
La jeune rousse plongea enfin dans son regard et pour la première fois depuis qu'elle l'avait rencontré, elle n'arrivait pas à le déchiffrer. Elle y avait lu toute sorte d'émotion passant de la haine au désir le plus étrange qu'il soit ou encore le dégoût. Mais ce soir, elle n'y lut rien, étant curieuse de nature, il n'y avait pour elle qu'un seul moyen de savoir ses émotions. Maintenant qu'elle savait comme faire.
Vas-y, tu en as autant envie que moi.
— T'essayes de rentrer la dedans ? fit-il en pointant de ses deux doigts sa tête.
Alyssa baissa les yeux vers ses pieds qu'elle trouva soudain très intéressant, signe qu'elle était gêné voir très gêné.
— Je n'en ai pas besoin.. murmura t-elle.
Elle entendit le rire moqueur de John et elle pouvait presque sentir son sourire provocateur sans pour autant le voir.
— Tu n'as pas envie de voir mes pensées ?
— Je n'en ai pas envie. fit-elle un peu plus froidement.
— Je suis sur que si..
John étira son sourire et on aurait pus croire qu'il irait jusqu'à ses oreilles si cela était possible.
— Allez, tu as peur ?
— Je ne sais pas le faire ! s'écria t-elle, ne supportant plus ses allusions.
— Voyez-vous ça, Strangie est incapable de rentrer dans ma tête aussi facile se soit.
Même si elle en était capable, Chère Allumette humaine, elle n'y arriverait pas. Tu la déstabilises, mais elle ne l'assume pas.
Elle se retourna vers le poêle de maïs, après tout elle était venu pour ça et pas pour avoir un semblant de conversation avec ce pestiféré. Elle en oublia le trou dans son pyjama qui laissait à John le total loisir d'admirer sa culotte noire de vieille fille.
Derrière elle, l'Allumette sembla enfin faire l'effort de ne plus lui prêter cette attention qu'elle n'arrivait toujours pas à comprendre. Après tout, elle ne comprenait même pas ce qu'elle ne comprenait pas, elle était un puzzle géant même pour elle-même.
Malheureusement, elle avait parlé trop vite.
Arrête de faire comme-ci tu e t'y attendais pas.
Elle sentit alors deux mains brûlantes remonter le haut de ses cuisses.
Du désir, aussi brûlant que lui.
Voilà ce qu'elle ressenti à ce contact, un désir brûlant venant de la part de John. C'était aussi violent que lorsqu'elle avait senti les émotions du Docteur Grey, mais ce n'était pas désagréable bien au contraire. C'était plutôt comme lorsque l'on reste à côtés du feu lors d'un hiver froid, qu'on laisse les flammes nous réchauffer doucement.
Elle eut des frissons sur toutes ses jambes, puis ses mains et enfin son corps tout entier furent parcourut de frissons incontrôlables et sa peau se recouvra de chair de poule, ce qui fit sourire encore plus le jeune homme.
— Et tu arrives à faire croire à Bobby qu'il n'y a rien entre nous.
— Parce qu'il n'y a rien.
— Pour l'instant. fit-il, étirant encore plus son sourire carnassier.
La boite de maïs qu'il était tranquillement posé sur le plan de travail et qui n'avait rien demandé, désirant juste vivre une vie paisible et sans aucun souci fut réduit à l'était d'une petite boule de métal et fut violemment propulser contre le mur d'en face.
Contrôle-toi, idiote.
— Tu sais nous avons beaucoup en commun.
— Non ferme-là.
Elle dénia enfin se retourner et relever sa tête, rencontrant ainsi deux yeux clairs remplis de désir, sa télépathie avait eut raison et il n'y avait rien d'étonnant à cela. Leurs lèvres étaient plus proches qu'elles ne l'avaient jamais été et c'était bien plus tentant que la dernière fois. À ce souvenir Alyssa lutta pour ne pas se jeter sur les lèvres roses du jeune homme. Pourquoi elle le désirait tout entier ?
Parce qu'il est sexy.
Il n'est rien qu'un monstre doté d'une âme sadique.
Mais il est sexy.
Le Seigneur avait oublié de lui donner une once d'humanité à sa naissance.
On s'en fout de ce que tu crois penser de lui ! IL-EST-SEXY.
— Arrête ça. fit-elle sans pour autant bouger.
— Arrête moi.
Merci d'avoir lu.
