Une suite, avec plus d'action (il y en avait auparavant, mais bon) Lundi de Pâques ; chocolat, et fête catholique. Je suis plutôt la première option^^. Prochaine publication, A vos Ordres.
# Chapitre huit : le combat commence #
La buveuse fut un instant hésitante, et elle vit de nouveau le regard persistant et très sombre de l'animal, et tout ses doutes ce sont envolés en un instant, surtout lorsqu'il y a eu une explosion sur le côté, soufflant comme une bourrasque les environs. Elle n'avait pas forcément confiance en cet être bleu, toutefois, elle grimpa maladroitement sur la bête. Elle avait même l'impression de franchir une montagne escarpée face à la difficulté. Shizuru savait pertinemment qu'un coup de croc, et c'était fini d'elle, mais elle était dans une situation désespérée, avait-elle une autre alternative que celle-ci ? Visiblement non. Et peut être était-ce la moins douloureuse des morts ? Et comme cela prenait du temps à cette montée, la bête l'attrapa par l'arrière de son kimono, et cela sans ménagement, et balança la châtain qui cria, et tomba la tête la première sur le dos bien poilu, qui heureusement la protégeait de se briser le nez et la nuque par la même occasion.
« Non mais ça va pas ! Je ne suis pas un sac à patate ! » Aboya Fujino qui essaya de reprendre une position plus 'normale' elle se recouvrit de son vêtement qui partait dans tout les sens, faisant découvrir sa poitrine dénudée et le haut de ses cuisses. La timidité n'était pas le sujet principal en cet instant, mais tout de même.
« Arrêtez-le ! Non ! Tuez-le ! Shizuru est à moi ! » Hurla Mai en pleine furie. Il était hors de question qu'elle perde sa proie. Elle avait tant bavée pour en arriver ici. Personne ne se mettrait en travers de son chemin. Personne.
À cet instant, on pouvait entendre d'autres grognements plus menaçants, d'autres monstres apparurent les uns après les autres, sans aucune limitation, dans cette nuit sombre qui laissait échapper de son antre ses êtres démoniaques.
« C'est pas vrai ! Les orphans sont déjà là, nous devons capturer l'Hime avant eux. Débarrassez-vous de ces cafards puants ! » Aboya Nagi à ses soldats qui se firent attaquer par ces montres invités.
La demoiselle aux iris cramoisis se mit à paniquer par la vue de tous ces monstres, qui l'observèrent avec le plus grand appétit, et du combat qui s'annonçait féroce. L'héroïne s'accrocha désespérément à la crinière du loup bleu, qui s'était mit en mouvement. Elle n'avait jamais monté à cheval, et elle n'était pas certaine que la comparaison fût possible ici. Elle n'avait aucune emprise sur les mouvements de sa monture. Elle n'arrivait même pas à l'entourer avec ses jambes ou bras. Elle devait même s'accrocher de toutes ses forces aux poils (étrangement doux), pour ne pas s'éclater sur le sol. Il était certain à la hauteur qu'elle se trouvait, qu'elle n'y réchapperait pas en un seul morceau.
L'animal se mit a courir ou plutôt voler si on comparait ses grandes enjambées, il sauta au dessus des murs de la demeure avec une grande facilité, alors que celle-ci devait faire au moins 8 mètres. Tandis que la beauté aux iris cramoisis était en train de hurler de peur. Les paupières fermaient au maximum. Toutefois, elle tenta de se montrer forte, malgré qu'elle soit terrorisée, elle regarda derrière elle et vit que derrière eux qu'une horde impressionnante de monstres étaient en train de les poursuivre. Comment allaient-ils s'en sortir sans dommage ?
Le loup sentit cette présence persistante et ennuyante, et il tourna abruptement la tête vers sa cavalière qui se crispa, oh non, elle n'aimait pas du tout cette situation ! L'animale l'attrapa avec toujours avec si peu de délicatesse son kimono et la projeta sur le côté. L'hime fut choquée de l'action, et s'égosilla d'angoisse, elle allait finir par mourir d'un accident ! Shizuru fit un roulé boulé sur le sol et percuta directement des gros sacs poubelles bien puants et poisseux, qui réceptionnèrent sa chute. Fujino les jambes tremblantes par cet excès d'adrénaline et de sensation un peu trop forte pour son cœur, se releva péniblement en se tenant son bras, et regarda en direction de l'animal à la crinière bleue. Elle réalisa qu'il lui avait de nouveau sauvé la mise.
Celui-ci sauta en arrière et une explosion dévastatrice éclata, la bête aux iris jade parvient à l'éviter à temps, mais avec la plus grande des difficultés. Les orphans dix fois plus petits, mais nombreux, l'avaient rapidement entourés et commencèrent à lui tirer des dards noirs en sa direction. Le loup aboya de façon stridente, ce hurlement inhumain, fit fermer les oreilles de la beauté de Kyoto avec ses mains qui se plia en deux. Elle vit spectatrice, que cette attaque avait dévié les aiguillons qui tombèrent instantanément sur le sol. L'héritière fut tout simplement béa face à ce combat incroyable et improbable. Cependant, elle sortit de son admiration quand vit qu'un dard se dirigea directement en sa direction. Elle n'avait aucune échappatoire, par réflexe, elle se cacha derrière ses bras. Bien que cette action n'aurait aucune conséquence sur son sort. Mais rien, car ce fut le loup qui se mit en travers et reçoit directement le projectile pointu sur sa patte avant le faisait gémir d'une abominable douleur. Sous le choc, l'héroïne vit du sang noir qui était en train de couler le long de la patte de l'animal. Mais la bête ne semblait pas faire attention à cette épine qui semblait être très douloureuse, et retourna à la charge de la bataille. Les monstres ne cessèrent de se multiplier à l'assaut de l'animal aux iris émeraude. Au bout de quelques minutes, les orphans encerclèrent le loup qui ne pouvait plus s'échapper. L'animal se mit à regarder Shizuru lui disant du regard de s'enfuir, mais la fille aux cheveux miel ne voulait pas le laisser seul. Pas encore une perte. Ses parents, Reito et puis lui ? Tout le monde allait mourir par sa faute ? Il était hors de question qu'on se sacrifie de nouveau pour elle ! La bête exténuée, tomba sur le sol, et la châtain accourra à ses côtés ne faisant pas attention au danger qui la guettait.
