Chapitre 9

merci à tous ceux qui me soutiennent !!! et désolée pour le temps mais j'ai manqué de temps et ce chapitre me tenait à coeur !!!

Il était une fois une guerre, une lointaine et meurtrière. Le roi devait honorer ses alliances et envoyer ses troupes pour soutenir le roi de sank dont la situation était désespérée. Il appris peu après que le Royaume d'Oz avait bénéficier de l'appui du pays du Duc Catalonia, le félon ! Le petit royaume des comtes Lucrezia était déjà en partie envahit. Combien les autres royaumes allaient tenir? Certains avaient de vieux souverains à leur tête et après des décennies de paix, leurs armées n'étaient plus habituées au combat. Lui-même avait des généraux vieillissant et ils n'avait pas mener de guerre importante depuis plus de 30 ans. Il n'avait pas le choix, sinon leurs alliés tomberaient un à un, encourageant le retour des seigneurs de la guerre et de l'insécurité.

Il convoqua les princes.

- bonjour mes fils, comme vous le savez les la guerre gronde dans les terres du nord. Le royaume de sanq mais aussi le comté de Lucrézia sont tombés aux mains des armées de roi Treize. Ce sont nos alliés et nous devons les secourir. Il faut aussi anéantir les armées d'Oz car nul doute que nous serons demain ses victimes. J'ai déjà fait parvenir des messages à vos sœurs pour que les royaumes du Sud nous envoient des troupes mais il faut du temps et le temps nous manque. Nous sommes au printemps et nous ne pourrons pas mener les combats durant l'hiver. Nos soldats qui ne connaissent pas les conditions extrêmes du climat dans ces régions seront en désavantagés.

C'est pour cela que je vous demande d'être extrêmement prudent.

Quatre tu es l'aîné, c'est à toi de me représenter, tu recevra l'armure royale. Je vous demande, Solo et Duo de suivre les ordres de votre frère et de conduite avec courage vos régiments. Duo, tu es bien jeune encore, je te recommande particulièrement d'être attentif et de retenir ton impétuosité.

- oui père

- bien allez vous reposer, il ne reste plus que quelques jours avant votre départ.

Les princes se levèrent.

- Quatre, Duo, encore un instant.

Les princes furent surpris de cette demande mais sans rassirent sans un mot.

- vous allez partir tous les trois, je vous demande d'être prudent. Votre mort serait un grand chagrin pour votre mère et moi mais aussi une grande menace pour notre royaume. Je suis votre roi avant d'être votre père. Veillez sur votre frère, pour l'enfant qui va naître. Je ne veux pas que vous vous sacrifiez mais garder à l'esprit qu'il est pour l'instant le père du futur héritier si l'enfant de Réléna est un garçon.

- Père

- tais toi Duo, ce ne sont pas des jeux d'enfant et tu dois faire ton devoir de prince. Quatre tu dois penser à prendre une femme et avoir des enfants. Tu es veuf, plus rien ne te retient. Quand à toi Duo nous en reparlerons dès la fin de la guerre, Hilde Lowe est déjà une prétendante officielle mais je souhaiterais tu prennes une épouse noble.

- père il est encore bien tôt pour en parler…

- père, je vous demande d'attendre la fin de mon veuvage pour commencer les démarches.

- bien Quatre, mais je n'attendrais pas plus longtemps et il est de ton devoir d'assurer la lignée. Que les dieux soient avec vous mes enfants ! Qu'ils nous apportent la victoire !

La semaine fut mouvementée pour tout le monde. Les princes devaient assimiler toutes les informations possibles et perfectionner leurs techniques de combat. Les domestiques préparaient le nécessaire, de partout les vivres étaient acheminées. La première vague d'espions avait été envoyé ainsi que les messagers. Les nouvelles n'étaient pas bonnes. Les familles se préparaient à la guerre. On stockait les vivres, on écrivait une dernière fois à sa famille, on priait, et quand personne ne regardait on pleurait en silence.

Quatre vivait tout cela dans un état second. Il était une dernière fois passé à la maison du marchant. Ce dernier était prostré dans un profond silence. Vêtu également de noir, il fut poli mais pas chaleureux Il ne pouvait lui en vouloir, ils se connaissaient à peine.

Hilde était à ses côtés, également vêtue de noir.

Il repartit en fin de journée chez lui, car cette maison était la sienne, la leur, le témoin de ces jours heureux, juste quelques jours, si brefs mais il se rendait compte trop tard ô combien précieux. Il donna ses instructions. Le lendemain il s'installerait définitivement au palais jusqu'au départ

XXXXX

Solo n'était pas heureux de quitter sa femme et son enfant à naître. Mais en fils sérieux il se préparait à ses fonctions avec rigueur. Réléna était profondément malheureuse, pour les siens dont elle était sans nouvelles, pour Zech qui était dans les griffes de Treize, ce fou sanguinaire, pour son mari de qui elle était très profondément éprise…

Ils eurent beaucoup de mal à se séparer. Réléna ne pouvait retenir ses larmes quand elle les vit partir avec leurs hommes. Elle se tenait sur le balcon avec sa belle famille et resta jusqu'à leurs silhouettes disparaissent à l'horizon. Elle pria tout les jours.

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Duo était à la fois un peu dépassé et surexcité par la perspective de ces aventures qu'il rêvait glorieuses, comme celles des chevaliers des temps anciens. Il avait conscience de la peine de son entourage mais sa fougue l'emportait sur sa raison et il était prêt à partir pour la bataille pour s'y battre avec panache.

XXXX

Heero annonça à son oncle son départ pour la guerre.

- Heero, tu es plus qu'un neveu pour moi, tu es comme un fils… Pourquoi aller te battre? Tu n'en as pas besoin, mon frère ne m'a pas seulement confier votre garde mais aussi la gestion de ses biens. Dieu m'est témoin que je fais fructifier votre bien comme le mien, vous êtes richement dotés toi et ta sœur. Pourquoi t'engager dans ces voies aventureuses? Pourquoi courir à la mort? Perdrais-je encore un fils?

- mon oncle, vous êtes comme un père pour Hilde et moi. Je m'engage car tel est mon devoir et pour l'honneur de ma famille. Je ne sais pas si ma destinée est de mourir sur les champs de bataille mais je ne veux pas être un faible qui est resté chez lui pendant que son pays était menacé.

- ses sentiments t'honorent Heero et m'emplissent de fierté mais ils ne diminuent pas ma peine… Que les dieux soient avec toi, que tu nous reviennent comme tu es parti, fort et vigoureux.

- merci mon oncle

- Heero, tu es comme mon fils, froid, secret…n'abandonnes pas tous sentiments…ils font la vie, l'espoir…

- mon oncle…

Heero embrassa sa sœur qui pleurait doucement puis parti sur son étalon blanc, son armure légère mais solide brillant dans les lueurs de l'aube. Il rejoignit les troupes de Quatre puisqu'ils étaient apparenté par alliance. Le prince le salua, avant qu'il ne rejoigne son poste de capitaine.

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La colonne se mit en marche alors que le soleil se levait. Toute la matinée, des gens se pressaient au bord de la route pour les voir. Au début de la marche se tenaient les éclaireurs et les gardes personnels, les managuacs, du prince Quatre. Ce dernier portait une armure impressionnante et étrange cadeau d'un sage des temps anciens, on la disait indestructible. Elle était noire avec des reflets rouges. Son casque était surmonté d'une sorte de demi lune aux pointes fines orientées vers le ciel. Dans son dos deux instruments étranges : des simitars, toujours tranchantes malgré les siècles, formaient comme des ailes dans son dos. Il portait enfin une longue épée dont le manche portait des incrustations de rubis Une longue cape, noire signe du deuil couvrait ses épaules et l'armure. Son allure paraissait un peu étrange, son visage d'ange, ses cheveux dorés, mis en valeur par les couleurs sombres, il semblait irréel. La tristesse, la souffrance, chaque jour un peu plus grande, lui avait donné un visage dur, des yeux froids.

Les troupes de Solo ne se mirent en marche que vers midi. Celle de Duo de devait partir que le lendemain. Ils avaient revêtu leurs armures qui, si elles étaient moins impressionnantes que celle de leur frère n'en étaient pas moins princières.

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Wufei se trouvait dans l'armée de Quatre et travaillait avec les éclaireurs. Son errance reprenait encore. Il pensait la nuit dans le campement à sa femme et à sa fille qu'il n'avait pas vu depuis des années, après cette bataille il irait les chercher, il était temps. Il pensait aussi au prince Zech, il s'était attaché à lui, plus qu'à quiconque, il voulait le libérer, lui porter secours…

XXXX

Le chemin de fut pas de tout repos. Des escarmouches montraient que les troupes ennemies avaient pénétré loin des les pays alliés, avec leurs lots de pillages, morts et viols. Quatre avait donné l'ordre qu'on lui ramène tous les prisonniers possibles. Il assista aux premières « interrogations »? Une part d'innocence tomba encore.

Il sentait aussi que les soldats n'étaient pas aguerris, les premiers petits combats les rendaient nerveux. La peur les prenait dans ces contrées désormais étrangères. lui-même n'avait pas la confiance de ces hommes, il n'avait pas l'expérience de Treize. Au moindre problème sérieux il risquait de voir ses troupes reculer au pire déserter. Et bien sûr il y avait les rumeurs, sur lui, sur son époux…

Ils arrivaient dans une zone dégagée, demain allait être sans doute leur premier engagement important. Il avait préparer une stratégie audacieuse avec ses généraux qui ne lui témoignaient toutefois pas tout le respect qu'il devrait recevoir.

Heero se tenait silencieux comme à son habitude dans un coin de la tente. Il avait appris à un mieux le connaître durant ces quelques jours. Il lui inspirait confiance mais sa froideur et sa réserve l'intriguait. Que lui était il arrivé pour être ainsi? Il n'avait guère le temps de poursuivre ce genre de réflexion. Ses deux frères entrèrent.

- Solo, Duo nous avons mis au point notre tactique. Solo tu prendra le flanc droit qui conduit à un ravin, je pousserai l'armée d'oz vers toi, ils devraient être en difficulté. Duo toi tu t'occupes de nos arrières. Je ne veux aucun soldats ennemis sur nos arrières, ne fait pas de prisonniers, il ne faut en aucun cas qu'ils connaissent nos positions avec exactitude.

- mais Quatre, je veux me battre !

- tais toi, tu me dois obéissance ! Et montre l'exemple ! Comment veux tu que nos hommes me respectent si mon propre frère remet publiquement mes décisions !

Duo serra la mâchoire et les poings.

Ils rentrèrent dans leur tente respective pour prendre un peu de repos.

Quatre revêtu de son armure pris la tête de ses troupes et se posta dans la plaine. Les hommes étaient disposés en ligne mais légèrement en biais. Cette subtile disposition donnait une illusion d'optique, multipliant les soldats. Cette russe qu'il connaissait des auteurs anciens n'étaient plus utilisée. Quatre que des années d'observation et d'isolement avaient initié à la psyché humaine comptait autant sur le ruse et la manipulation que sur les armes pour gagner la guerre.

L'aube se levait et lui donnait un avantage supplémentaire, le soleil était dans son dos, leurs ennemis étaient éblouis. Tous les détails étaient analysés, le moindre avantage exploité…

En face d'eux, dans cette plaine paisible, s'alignait en rangées serrées l'armée d'oz. L'écusson brillait. Comme le voulait la coutume le porte étendard et le représentant de Treize, absent, vinrent saluer le Prince. Quatre s'avança bravement à leur arrivée accompagné d'Heero à qui il avait confier le drapeau.

L'homme, un robuste gaillard revêtu d'une armure en fer impressionnante, l'air cruel et prétentieux dévisageât goguenard le prince.

- Prince Quatre, l'armée d'Oz est venue en ce matin pour écraser votre ramassis de soldats et conquérir ces terres pour les offrir à notre auguste roi Treize !

- vaste projet en effet, préparer plutôt à rentrer sur vos terres, nous n'avons pas l'intention de laisser des brigands menacer notre sérénité.

- et nous n'avons pas d'ordre à recevoir d'un blanc bec qui est tout juste bon à faire la femme à quatre pattes dans le lit de son mari !

La fureur emplit le cœur de Quatre, sous le coup de l'affront public, la blessure secrète. Il devait montrer de quoi il était capable.

Il dégaina son épée et partit au galop vers son adversaire pour un affrontement en combat singulier. L'homme en face était plus fort physiquement et plus expérimenté mais il avait un très grand défaut, celui de sous-estimer son adversaire. Quatre était plus agile et surtout c'est un stratège de génie. L'homme se lança droit devant, sûr de lui, sans se protéger. Quatre esquiva facilement le coup et en profita pour lui enfoncer son épée sous le bras à la jonction avec l' épaule, là où l'armure est la plus fragile. Le général hurla de douleur, lâcha son épée, son bras était à demi sectionné. Quatre lui assena un coup avec le plat de l'épée suffisant pour le déstabiliser. Heero se demanda pourquoi il ne lui avait pas donné le coup de grâce. Mais quatre savait qu'il fallait marquer l'esprit des soldats ennemis avec la peur et l'esprit de ses soldats avec le respect et la crainte. Il tira de son dos un des simitars, arme étrange et ancienne mais dont la lame était aussi tranchante qu'un rasoir, il s'élança bras tendu vers le l'officier qui n'avait pas encore repris ses esprits, et lui trancha la tête sans que son bras ne marqua le moindre tremblement. Dans le silence atroce de ce matin aux confins de ces terres, les hommes virent la tête roulée dans l'herbe hors du casque qui s'était détaché sous l'impact et le spectacle étrange et morbide du cheval effrayé emportant le corps du cavalier dans tête dans la foret…

Mais Quatre n'avait pas fini, il revint vers la tête, se baissa et l'attrapa par les cheveux. L'expression du mort était grotesque, horrible; Il s'élança vers les lignes ennemies toujours immobilisées et passa au galop devant eux, puis il lança la tête parmi eux, les hommes instinctivement s'écartèrent.

Quatre tel un ange de la mort eu un ricanement en enlevant sa visière ..

- soldats d'oz, je vous le demande une dernière fois, partez de mes terres, rentrez chez vous ! Sinon nous vous tuerons tous jusqu'au dernier !

Après cet acte fou, courageux mais complètement fou, il rejoignit ses propres troupes elles aussi complètement sous le choc.

Après quelques minutes, les soldats d'oz chargèrent mais Quatre le savait, avec la peur au ventre…

Le combat fut acharné et Solo ne fut pas de trop pour protéger le flanc de son frère. Heero se battit furieusement en protégeant Quatre autant que possible. Pour la première fois depuis que le prince Duo lui avait volé son cœur, il se sentait vivant, l'ivresse du combat, l'adrénaline coulait dans ses veines, torrents brûlants qui décuplaient ses forces. Sa frustration, sa colère, il mit tout ce qu'il avait en lui.

Quatre se battit, exultant, lui l'éternelle victime se vengeait de sa vie, de son sort, de la disparition de Trowa…Les soldats d'oz n'y étaient pour rien, mais ils étaient là et ils n'étaient pas les bienvenus ! Ce n'était pas lui qui avait voulu la guerre ! Tant pis pour eux !

Solo se battait de son côté mais avec moins d'entrain car son cœur était au palais auprès de Réléna, de son enfant à naître… Les messagers lui annoncèrent assez tôt que l'armée d'oz avait été défaite et commençait à reculer. Il en fut surpris et soulagé. Il resta stupéfait quand plus tard dans la tente de réunion les généraux lui firent la description de ce qui s'était passé… Duo lui regretta de n'avoir pas pris part au combat.

XXX

Les armées d'oz reculaient doucement mais au prix de combats sanglants. Les soldats, les princes changeaient peu à peu. Les corps se durcissaient comme les esprits. Les temps heureux, insouciants palissaient pour devenir les souvenirs du temps passé.

Encore une bataille à planifier alors qu'ils avaient marché pendant des jours pour atteindre cette place stratégique sur le grand fleuve. Quatre répartissait les postes et les actions, il était désormais pieusement par les généraux. Solo pris encore une fois la tête des troupes assurant la protection du flanc droit. Duo lui en avait assez de rester à l'arrière mais il avait compris que Quatre était inflexible s'agissant des tactiques. Il rongea son frein en silence bien décider à prendre part au combat, à se couvrir de gloire au lieu de jouer aux seconds couteaux.

Le combat s'engagea comme toujours incertain. Quatre que les combats rendaient de plus en plus fort, que la disparition de trowa rendait téméraire, se taillait à coups de simitars sanglants une réputation d'ange de la mort. Heero au regard de glace le secondait à merveille. La peur qu'ils inspiraient n'étant pas la moindre de leurs armes.

Sur le flanc, Solo avait du mal à tenir ses positions, l'armée adverse ayant eu le temps d'apprendre le fonctionnement du camps adverse avait choisi de ne pas attaquer de front mais de se concentrer sur le flanc droit protéger certes mais par le prince Solo qui lui semblait plus faible que son frère. Il appela son frère qui analysa rapidement la situation, mis au point une tactique audacieuse de tenailles. Le passage entre le flanc droit et le fleuve était en leur défaveur, les empêchant de se déployer correctement mais s'ils arrivaient à faire une mouvement tournant ils pouvaient couper l'armée d'oz en deux, dont une en tenaille avec derrière elle le fleuve.

Il mit son plan à exécution secondé par Heero, le petite troupe mobile de Wufei harcelant le flanc gauche de l'ennemi pour l'empêcher de se concentrer sur l'ennemi. L'avantage se gagnait à chaque mètre, mais u prix de beaucoup de sang. Quand il vit au loin un des régiments de Duo s'approcher. Il marqua une seconde d'énervement, le jeune imbécile ! heureusement il venait trop tard pour perturber son plan mais assez pour Solo surpris, se prenne un coup qui le renversa à terre. Et Quatre ne le vit plus, il aurait voulu se jeter à son secours mais il se devait à son pays d'abord, la mort dans l'âme il poursuivit le combat avec une fureur décuplée.

XXX

La pointe de son épée s'enfonça dans la chair molle, le sang giclant sur son armure plus rouge que noire désormais. Le chevalier en face eu encore le courage d'abaisser à nouveau sa lourde épée. Il rabattit violemment son simitar de son autre main, campant fortement sur ses étriers. Le bras fut tranché sur le coude. Le sang l'éclaboussa jusque sur dans les yeux et sur ses lèvres, chaud et gluant. L'homme fut déséquilibré et tomba déjà inconscient avant de se faire piétiner par les autres combattants. Le soleil au zénith éclairait cyniquement les combats où les hurlements des hommes et des chevaux étaient assourdissants. Le cor sonna à travers la plaine. Les armées d'oz se replièrent une nouvelles fois, mais pour combien de temps ?

Il chargea quelques hommes pas trop épuisés par les heures de combats de suivre les fuyards, de tuer ce qui ne se livraient pas, les autres seraient envoyés à l'arrière pour servir dans les contrées comme prisonniers de guerre.

Il chevaucha vers la tente de son frère, espérant qu'il avait survécu. Il fut soulagé, bien qu'ayant perdu beaucoup de sang, Solo était vivant. Une de ses jambes avait été grièvement blessée, un des médecins recommandait même l'amputation. Quatre savait que s'il restait ici, il ne pourrait pas être soigné correctement. Il demanda à parler seul avec son frère.

Le lendemain Solo, dans la plus grande discrétion quitta le campement pour regagner le palais.

Quatre après avoir vu son frère regagna malgré la fatigue la tente de réunion, l'y attendaient ses généraux, Heero, et bien sûr Duo.

- Quatre…

Duo ne put finir sa phrase que le poing de son frère l'atteint en plein visage, le jetant à terre.

- comment as-tu osé me désobéir, avec tes enfantillages, notre frère a failli se faire tuer ! Sans compter tes hommes et la sécurité de nos armées que tu as mis délibérément mis en péril par vanité !

Duo n'osait pas répondre, trop sonné et culpabilisant pour sa légèreté…

Mais Quatre n'avait pas fini avec lui

- tu voulais te battre, et bien tes vœux seront exaucés ! Tu vas remplacé Solo ! Mais que ce soit bien clair, je ne tolérerais pas le moindre manquement, la moindre incartade, tu vas devoir assumer ! Heero te secondera mais il aura droit de regard sur tes décisions et me fera compte de tes décisions. Tu as intérêts à faire tes preuves, car tu as beau être mon frère, notre pays passe en premier, et je ne laisserais ni Oz, ni toi le mettre en danger !

Heero accompagnes le, tu sais ce que tu dois faire. Nous continuerons notre chemin après demain. Faites moi le compte rendu exact de nos pertes demain en début d'après midi. Les éclaireurs nous disent qu'ils se sont repliés loin d'ici, nous ne courrons pas trop de dangers mais restez vigilants.

Heero tu es désormais colonel. Demande à Wufei qu'il me rejoigne dans ma tente.

Vous pouvez disposer.

XXXX

Quatre entra dans sa tente où ses deux aides de camps l'aidèrent à enlever son armure. Elle laissait des entailles et des marques aux jointures. Sa musculation se développait de jour en jour, son corps changeait, perdait de sa finesse. Ils lui apportairent des bacs d'eau qui rougirent rapidement. Il n'avait pas de blessures importantes, justes des égratignures. On lui appliqua des baumes anti-douleur. Puis il revêtit sa tunique en lin.

Il regagna la partie centrale de sa tente où se trouvait son lit et son bureau. Le coin destiné à ses soins étant séparer par un simple rideau en toile richement brodée de scènes guerrières. Ils avaient allumés deux flambeaux sachant que Quatre prenait toujours le temps de lire les rapports et les compte rendus.

Quelqu'un se présenta, il pensa que c'était Wufei mais c'était Duo.

- Que veux tu?

- Quel accueil ! Je suis quand même ton frère…

- …

- Je voulais juste de demander pardon, je reconnais ma faute.

- tu devras demandé pardon à Solo. Quant à moi je t'ai prévenu.

- Quatre ! Tu es devenu si dur depuis que nous avons quitté le palais, ces quatre mois, je ne te reconnais plus!

Quatre eu un sourire cynique

- moi non plus tu sais !

- Quatre !

- Duo c'est la guerre, c'est pas un jeu ! Nous ne sommes des enfants… et tu dois assumer tes décisions. Ce n'est pas seulement toi, ce sont les familles de tous ces hommes…

Duo baissa la tête, il savait qu'il était en tort, Quatre avait raison…

- Je suis dur car c'est moi qui suis responsable… Crois tu que je voulais tout cela…

Ils furent interrompu par la venue de Wufei.

- Bonsoir princes !

- Bonsoir Wufei, tu n'es pas blessé

- non merci.

- bien, je voudrais que tu remplaces Herero mes côtés.

- Il lui est arrivé quelque chose

- non rassurent toi, mais le colonel Yui est désormais auprès de mon frère Duo.

- merci de votre confiance, et c'est avec honneur que j'accepte!

- merci, tu peux aller te reposer nous reparlerons de tout cela demain

- bonsoir princes

- Quatre pourquoi mettre Heero auprès de moi

- parce que j'ai une totale confiance en lui, il saura te conseiller et te protéger

- je n'ai pas besoin de protection !

- tu es un valeureux combattant mais c'est de toi-même que je veux qu'il te protége…

Duo quitta la tente de son frère, méditant ses propos.

XXXXX

Quatre mois que la guerre avait commencé. Tout le monde croit qu'elle sera courte mais elle dure. Elle éprouve les hommes, les humbles soldats d'infanterie, les princes, les généraux, les héros. Les masques tombent, d'autres sont façonnés.

Devant son miroir, l'eau de ses cheveux mêlée au sang coulait en fins sillons sur son visage. Ils dessinaient comme un nouveau masque aux tonalités rouges. Quatre sourit, son nouveau visage lui répondit en un rictus ironique.

Il semblait lui dire « petit prince sans visage », tu n'es qu'un « petit prince sans visage »

Petit prince sans visage

Sans attache et sans rivage

Tu vas où le destin te porte

Petit prince sans visage,

Ta vie est le fruit d'un mirage

Semée d'amours mortes

Quatre brisa le miroir, il ne croyait pas aux superstitions