Bonjour à toutes et à tous.
Je vous envoie avec un peu d'avance ce nouveau drabble : j'ai pu récupérer avec un bonheur sincère mes données perdues il y a un peu moins de deux semaines, et donc cet écrit qui aurait du être publié la semaine dernière. Par ailleurs, comme je travaille sur un autre projet assez conséquent (un gros One-Shot) que je souhaiterais publier dans une semaine environ, ce qui fait qu'il n'y aura sûrement pas de nouveau drabble à ce moment-là.
Enfin, ma chère Talim avait l'air impatiente de lire cet écrit, dont je lui parle depuis un petit moment maintenant, ce qui était une raison merveilleuse de publier un peu plus tôt, et c'est également elle qui a trouvée l'image la plus parfaite que je pouvais imaginer. Merci, encore et toujours.
Disclaimer : Tous les personnages présents et cités appartiennent à Masami Kurumada.
Couple :Hyôga & Shun.
Note importante : Alors, il faut que vous sachiez une chose : Ce drabble est une sorte de défi de ma tendre Roseredhoney. Elle m'a posées une ou deux conditions, que vous comprendrez probablement assez rapidement. Pour toute réclamation, lancez-lui des cookies! (Comment ça je me décharge? Pas du tout, non, non!)
Réponse aux reviews anonymes :
-Nobody :Merci beaucoup de tes encouragements et de cette jolie review. Je suis touchée et j'espère te retrouver bientôt :)
- serenatenoh:Es la primera vez que tengo una review en Espagnol! Gracias por eso! Estoy feliz que te ha encantado mi "drabble"!
Sur ce, Bonne lecture et merci pour votre gentillesse et votre fidélité à toute épreuve. Vous me comblez, sincèrement.
« J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes. »
La Beauté, Charles Baudelaire
La chaleur est écrasante. C'est terrible. Quelques chevaliers d'Athéna se retrouvent allongés au sein du onzième temple, source de fraîcheur grâce à l'action combinée de deux chevaliers des glaces.
Qui ne font pas les fiers d'ailleurs : ils font peine à voir. La Sibérie ne leur a jamais semblé aussi lointaine et inaccessible. La tête posée sur les genoux de Milo, Camus ferme les yeux, tentant tant bien que mal de se concentrer pour produire suffisamment de fraîcheur afin de conserver une température décente pour son propre corps, tandis que son amant lui caresse tendrement les cheveux. Dans un demi-sommeil, il écoute la conversation de son petit-ami avec Kanon, qui, en attendant l'arrivée de Rhadamanthe, ne trouve rien de mieux à faire que de commenter les différentes relations amoureuses du Sanctuaire. Autant dire qu'il y a de quoi faire, surtout que ces deux-là peuvent être de véritables commères. Encore heureux qu'ils ne parlent pas de son propre couple, sinon Milo pourrait faire une croix sur leurs parties de jambes en l'air pendant quelques temps. Pour peu que lui-même arrive à tenir bien sûr. Il soupire un peu, et se concentre de nouveau sur les paroles échangées par les deux amis, avant de grimacer. Il aurait mieux fait de s'endormir, ou mieux, de quitter la pièce. Le Gémeaux s'agite sur le divan, montrant avec fort peu de discrétion le couple formé par son propre élève et le chevalier Andromède, gentiment occupés à se tenir par la main en discutant dans un coin du temple.
« Non mais je t'assure Milo. Ils sont adorables, trop mignons, choupinous, ce que tu veux. Mais tu ne trouves pas qu'il manque quand même un tout petit truc entre eux? Je sais pas moi... Genre une étincelle quoi! C'est tellement débordant de bons sentiments que ça me file la nausée!
-Tu peux parler mon vieux. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais dès que Rhadamanthe débarque, on se croirait dans un stand de barbe à papa. Bon, en version interdite aux moins de 18 ans, mais barbe à papa quand même.
Grognant largement, le gardien du troisième temple se contenta de frapper la nuque de son ami avant de se concentrer de nouveau sur ses malheureuses victimes qui n'ont absolument pas conscience, du moins apparemment, d'être la source de discussion principale de leurs aînés. Ils se contentent de se regarder amoureusement, tandis que Shun s'inquiète un peu de voir l'effet que produit la canicule sur son amant : Hyôga a visiblement beaucoup de mal à rester assis correctement. Les yeux mi-clos, ce dernier semble complètement ailleurs.
-Roh, mais avoue que c'est trop... rose tout ça quand même! Il est où le petit soupçon de... d'aventure! Le déclic de la folie ou...
-Celui de la perversité peut-être? Répond le Scorpion en souriant largement.
-Oui voilà, ça doit être ça.
-En même temps, tout le monde ne peut pas s'envoyer en l'air contre une colonne du treizième temple en pleine journée à la vue de tous... argumente le Scorpion en enroulant distraitement une mèche vert d'eau autour de ses doigts tandis que son amant se crispe quelque peu sur ses genoux.
-Qu'est-ce que tu racontes? Personne n'oserait faire une chose pa... NON! S'exclama-t-il brusquement en voyant le sourire pervers que Milo semble avoir bien du mal à faire disparaître de son visage.
-Oh si... répondit le huitième gardien avec une expression rêveuse.
Sur ses genoux, Camus, pris d'une soudaine envie de disparaître, ne trouve rien de mieux à faire que de prendre un coussin pour le plaquer sur son visage rouge de gêne en maudissant de tous les noms d'oiseaux français son amant stupide mais ô combien séduisant. Non mais vraiment, ce crétin de Scorpion ne sait absolument pas tenir sa langue, -qu'il a douée, certes-, et est parfaitement incapable de garder un secret, ce n'est pas possible autrement. Le Gémeaux, pour sa part, se contente de siffler admirativement, tout en se moquant du comportement du magicien de l'eau et de la glace. Si on lui avait dit que ce dernier pouvait être dévergondé à ce point-là... Tiens, mais voilà qui le confirme dans sa théorie!
-Eh bien voilà! Les chevaliers des glaces sont capables d'être inventifs et sexuellement libérés, non? Alors qu'est-ce qui le retient le bébé caneton là?
-L'instinct de survie? proposa Milo sans grande conviction. C'est vrai quoi, avec un beau-frère comme le Phénix, tu n'y réfléchirais pas à deux fois avant de faire subir les plus délicieux outrages à Andromède toi?
-Pas faux... murmura son vis à vis en se rappelant son combat contre le Phénix hargneux.
-Et si vous les laissiez gérer leur vie sexuelle comme des grands? Grogne Camus en sortant de sous son coussin. Hyôga a mis tellement de temps à accepter qu'il avait le droit d'aimer quelqu'un sans risquer de devoir le combattre par la suite que, sincèrement, à ce stade, quoi qu'il fasse, je trouverais ça bien.
-Toi, laisse tomber. Tu es grillé niveau sagesse et bons conseils pour le restant de tes jours je te signale! S'exclame Kanon en lui tapotant le front. »
Camus pousse un soupir à fendre l'âme et se réinstalle plus confortablement sur les genoux de Milo qui replonge sa main dans les mèches longues de son amant, le berçant doucement, tandis que le ronronnement de leur conversation finit par avoir raison des forces épuisées du Verseau.
Pendant ce temps, Hyôga reporte son attention sur Shun. Il n'a rien perdu de la conversation de ses aînés, après tout, il était supposé être le prochain espion du sanctuaire après son maître, et il ne peut s'empêcher de grimacer en les entendant parler ainsi de son petit ami et de lui-même. D'abord, il ne voit pas en quoi ça les regarde, et ensuite, il aimerait bien savoir sur quoi ils fondent leurs connaissances de son couple. Sans rire, ce n'est pas parce qu'on ne s'affiche pas en train de s'embrasser comme des damnés dans tous les temples qu'on n'est pas profondément amoureux et satisfaits sexuellement, non? Ils sont peut-être bien moins expansifs que leurs aînés, mais ce n'est pas une raison pour sous-entendre qu'ils sont coincés. Parce qu'ils ne le sont pas, en aucun cas. C'est juste qu'il... respecte trop Shun pour chercher à le « malmener » durant leurs ébats. Il sait que c'est un peu étrange de raisonner comme cela, mais de toute façon, jusqu'à présent, il n'a jamais ressenti l'envie ni le besoin de changer quoi que ce soit à leur manière de s'aimer. Ils fonctionnent ainsi, tout simplement. Et Shun ne semble pas vouloir y modifier quoi que ce soit non plus. Mais peut-être qu'il n'ose pas lui en parler? Hyôga a-t-il suffisamment été à l'écoute de son amant récemment? Il n'en est pas sûr. Il ne sait plus. Il a failli tout faire rater auparavant, parce qu'il était incapable d'aider celui qu'il aimait à sortir de l'impasse dans laquelle il se trouvait. Alors il est probable que même si Shun avait envie... d'autre chose, il serait bien capable de ne pas en parler, parce qu'il ne fait peut-être pas totalement confiance au Cygne. C'est à devenir fou. Lui qui croyait qu'une fois ensemble, leurs problèmes et leurs difficultés disparaîtraient facilement. Pourquoi est-il toujours aussi naïf? C'est à pleurer, vraiment.
« Hyôga, quelque chose te tracasse? Murmure son amant légèrement inquiet.
-Non, tout va bien. Pourquoi tu me demandes ça? Répond le Cygne en plongeant ses yeux bleus clairs dans ceux de Shun.
-A cause de ça... » Lui dit-il gentiment un glissant un index entre les sourcils blonds froncés.
Hyôga a un petit sourire d'excuse. Il savoure la caresse délicate quelques secondes, puis il attrape la main de Shun dans la sienne, et la serre fort. Il amène la main de son amant contre sa bouche et y pose un baiser du bout des lèvres, savourant le grain délicat qu'il connaît par cœur et qu'il redécouvre à chaque fois. Il entrelace leurs doigts, et observe le résultat, la façon dont les siens plus grands et plus mats s'entortillent avec ceux plus blancs et plus fins de Shun. Il sent quelque chose qui se tord dans son ventre, une bouffée d'affection sans limites pour le jeune homme face à lui. Une tendresse sans nom, qui ne trouve pas d'autres moyens d'expression que celle de se lever brusquement pour le prendre dans ses bras, et le serrer contre lui, le nez plongé dans son cou et dans ses mèches émeraudes. Shun reste là, les bras ballants, les yeux écarquillés. Dire qu'il est surpris est un euphémisme, tant le comportement du Cygne n'est pas habituel. Il murmure son prénom, tente de capter son attention, mais c'est à peine si l'autre semble l'entendre. Les yeux fermés, le jeune blond a tout simplement l'air de l'aimer en silence. C'est si rare que Hyôga fasse ce genre de choses qu'il ne sait absolument pas comment réagir, il a peur que son amant aille mal, qu'il s'enferme dans sa douleur et ne dise rien pour ne pas l'inquiéter. Pourtant, il n'a pas l'air triste, non. C'est différent… il a simplement l'air... heureux. C'est assez étrange. Lentement, ses mains remontent dans le dos du Cygne, caressant sa peau à travers sa chemise fine. Le corps plus musclé que le sien tremble un peu, ne dit rien, se contente de le serrer toujours plus fort, comme pour s'assurer qu'il est bien là, et qu'il ne disparaîtra pas.
Il ne voit même pas les autres chevaliers quitter les lieux sur la pointe des pieds, poussés par Camus qui s'est réveillé à temps pour constater que son disciple et Andromède ont besoin d'intimité, et que s'il n'agit pas, les deux commères sont bien capables de rester pour commenter.
Non, Shun ne voit pas tout cela, il n'en a pas le temps, et il n'en a aucune envie non plus. Il s'accroche à l'homme qu'il aime et se laisse aller contre le corps musclé qu'il connaît si bien. Il oublie tout : la présence des autres chevaliers, leurs regards, leurs paroles éventuelles. Rien ne compte à ses yeux, rien, si ce n'est la douceur de la joue de Hyôga contre la sienne, ses bras qui enserrent ses épaules si fort, et la sensation du souffle tiède contre sa nuque.
« Je t'aime... » Murmure le Cygne si bas que c'en est à peine audible.
Shun se met à trembler entre ses bras. Il ne comprend pas, mais ce n'est pas grave. Parfois, il ne faut pas chercher d'explications, parfois, il n'est pas nécessaire de parler. Il préfère se contenter de recevoir les sentiments si doux que son amant fait pleuvoir sur lui. Parce qu'il sait qu'en cet instant, c'est tout ce dont le Cygne a besoin. Qu'il le croit, qu'il entende ses mots bercés d'amour. Hyôga a envie de pleurer sans pouvoir expliquer pourquoi, peut-être parce qu'il aime trop justement, et que cela lui arrache le cœur tout en le comblant profondément. Son maître a raison : il a mis tellement de temps pour accepter qu'il aime, pour dire oui à cette nouvelle perspective heureuse et complètement folle en même temps. Il ne se souvient pas très bien comment ils sont finalement parvenus à sortir ensemble, c'est assez confus. Il y avait Shun avec ses problèmes de plus en plus inquiétants, il y avait l'angoisse sourde qui leur étreignait l'âme à tous les deux, il y avait le poids de la culpabilité dans l'esprit du Cygne. C'était compliqué de tomber amoureux en plus du reste : l'amour blesse et ravage tout sur son passage, mais sans répondre aux terribles questions que les gens se posent à son sujet. Voilà ce qui avait posé problème aux deux jeunes garçons qui, embarrassés par leurs sentiments, n'avaient pas vraiment su que faire de ces pensées folles qui les assaillaient.
Il vient glisser ses lèvres sur le cou de Shun, lui arrachant un sursaut ainsi qu'un gémissement. Le baiser lui brûle la peau, et il a la tête qui tourne un peu. Déjà. Qu'est-ce qui leur arrive? C'est à peine s'il se rend compte que Hyôga l'a amené dans la chambre. Ce n'est qu'une fois renversé sur le lit qu'il se rend compte de ce qu'il se passe. Il tombe en arrière, attrape la main de son amant et l'entraîne dans la chute qui se termine sur le lit. Leur lit, à tous les deux. C'est le premier meuble qu'ils ont installé ici, avant tous les autres. Comme pour se prouver que c'était la réalité, qu'ils allaient bel et bien pouvoir non pas seulement s'aimer, mais également vivre ensemble. Vivre tout court même. Ça avait quelque chose de très solennel, au point que cela avait failli en perdre de son côté naturel. Pas comme maintenant, alors que Hyôga le regarde, le souffle court, appuyé sur ses avant-bras qui reposent de part en part de la tête de Shun. Il voit les iris clairs détailler son visage, glisser le long de ses mèches émeraudes, remonter vers son front où une légère cicatrice s'étend sur sa tempe droite. Ses yeux plongent dans les siens, se noient dans les touches vertes du regard d'Andromède, avant de repartir pour couler le long de l'arête de son nez, jusqu'à ses lèvres pleines sur lesquelles ils s'arrêtent. Shun les entrouvre, et Hyôga observe ce spectacle fascinant que représente celui de la bouche de son amant en train de former des mots. Il lit plus qu'il n'entend le « Hyôga... » Qui s'élève dans les airs. Il se penche, légèrement. A peine. Si peu. Il est proche. Le souffle d'Andromède vient caresser ses lèvres, mais il reste là. A apprendre les notes de sa respiration. Il ne bouge pas. Pendu à ses lèvres, Hyôga apprend ce qu'est l'amour, plus que jamais auparavant. Et lorsqu'il comprend, il brise la distance entre eux, et vient l'embrasser avec une tendresse telle que Shun perçoit un véritable courant électrique qui lui parcourt le corps. Il tremble, de nouveau. De désir cette fois. C'est étrange, parce qu'il a l'impression de n'avoir jamais eu autant envie de Hyôga de toute sa vie. Et pourtant, Athéna seule sait à quel point il l'aime, à quel point il a pu le désirer chaque jour que la Déesse leur a accordé.
« Shun... »
Le chevalier d'Andromède perd la tête, il le sait. Ses mains viennent s'agripper au dos et à la nuque de l'homme qui le surplombe, et il approfondit le baiser avec une volonté qu'il ne se connaissait pas. Ils sont débordés par leurs sentiments, ils en ont conscience, quelque part, très loin dans leur tête embrouillée de pensées folles et inconvenantes. Il laisse Hyôga venir fondre contre lui et achever d'embraser leurs sens. Sa langue se glisse entre ses lèvres, rejoint la sienne et les enivre tous les deux. Le baiser se fait fusion brûlante alors que ses doigts accrochent désespérément les boucles blondes. Il va devenir fou, il se sent déjà partir sans chercher à se retenir à quoi que ce soit d'autre que cette bouche divine qui fait l'amour à la sienne. Ce n'est qu'un baiser pourtant... Tout est étrange en cet instant. Hyôga devient une drogue folle, merveilleusement saine.
« Ne les écoute pas Hyôga. Ne les écoute pas. Ils ne savent pas, ils ne savent rien. Même si je les aime beaucoup, ils n'ont aucune idée de ce qu'est notre histoire… Tout ça n'appartient qu'à nous. A nous, tu m'entends… ? »
Shun lui murmure ces mots entre deux baisers affolés. Le blond se redresse un peu, il le regarde. Le temps se suspend, très légèrement, très discrètement. Leurs yeux s'accrochent : il y a du bleu clair, et un vert magnifique. Tout se mélange, tout devient trop exceptionnel pour être décrit. Puis, Shun sent de nouveau les lèvres de son amant contre les siennes, toujours étrangement fraîches. Un simple frôlement, rien de plus : quelque chose de doux, de tendre. Quelque chose qui vient de Hyôga. Un cadeau, fait rien que pour lui, et qui a un goût de bonheur indescriptible. Avant que tout ne s'emballe de nouveau, et que le chevalier d'Andromède, rejetant la tête en arrière, ne se laisse complètement aller à la passion qui semble animer l'homme qu'il aime. Qu'ils soient fous aujourd'hui, tant pis. Puisque rien d'autre n'a d'importance à leurs yeux, qu'ils se laissent aller dans une petite mort.
« Dis-moi que c'est une plaisanterie. Dis-moi que je rêve… murmure le Cygne en plongeant sous les draps.
-Parce que tu crois sincèrement que je plaisanterais sur un sujet pareil ?
-Je vais mourir.
-Mais non, on va lui expliquer et ça ira très bien. Fais-moi confiance !
-A toi ? Oui. A lui ? Sûrement pas.
-Ne fais pas l'enfant et habille toi !
-Oui, oui… Mais Shun, je t'en prie, enfile autre chose que cette chemise ! Mets un pull bon sang !
-Un pull ? Tu n'es pas sérieux Hyôga ! Nous sommes en pleine canicule !
-Mon amour, malgré toute la confiance que je veux avoir en toi et en tes capacités d'apaisement, je suis absolument convaincu que ton frère, qui ne t'a pas vu depuis plus de deux ans, ne va pas apprécier, mais alors pas du tout, de voir l'état du haut de ton corps. Crois-moi. Alors je t'en prie, habille toi autrement. »
Shun se retourne pour regarder son reflet dans le miroir, avant d'avoir une grimace de désespoir. Il y a des marques partout, sur ses épaules, son cou, son torse, ses bras… Il n'y absolument aucune chance qu'Ikki ne remarque rien. Il soupire. Pourquoi a-t-il fallu que son frère rentre le lendemain de leur première véritable soirée de débauche totale ? Déjà que lui faire part de son coming-out et en prime, de sa mise en couple avec le Cygne s'avérait compliqué… Pas de doute, ils ont vraiment un timing pourri. Et le son de la porte qui s'ouvre n'est pas pour le rassurer…
