Patrick fut le premier à réagir, formant les deux équipes habituelles et donnant des zones de recherche à la première. Nyo tint à faire partie du premier groupe malgré les objections des autres. Le jeune homme était vraiment enthousiaste mais ne semblait pas prendre en compte sa propre sécurité.Même si son énergie et son optimisme faisait plaisir à voir, si il était exécuté il ne leur serait d'aucune aide. Il soupira mais ne dit rien, le dessinateur refusait d'écouter qui que ce soit.

Le fossoyeur avait proposé son aide au groupe, aide acceptée avec reconnaissance. Il connaissait parfaitement les rues et les endroits ou les deux fugitifs pouvaient se cacher en attendant qu'on vienne les chercher. De plus son statut éloignant les autres, ils pourraient poursuivre leurs recherches sans être inquiétés.

A l'opposé, l'autre François semblait soucieux, et même si c'était dur à dire, encore plus inexpressif que d'habitude. Quand tout le monde s'était remis à travailler, il avait envoyé son groupe se coucher et s'était assuré de l'état de santé des blessés. Depuis il était assis sur un canapé et réfléchissait, Thomas lui ayant interdit de sortir sans lui laisser l'occasion de protester. Interdit d'agir, il restait la à réfléchir et à imaginer tout les scénario possibles.

Le premier groupe commença à partir, disparaissant presque sans bruit dans le noir, sans regarder en arrière. Ils allaient très sûrement commencer par explorer les quartiers sud-est, ceux par lesquels étaient arrivés le reste du groupe Descraques. Mais les chances que les deux fugitifs aient réussi à passer par là étaient très faibles. En réalité, ils étaient probablement passés à l'opposé pour ne pas attirer l'attention et ne pas les mettre en danger.

Quand à son groupe, ils étaient déjà en mouvement, devant les ordinateurs à essayer de glaner des informations et à envoyer des avis de recherches aux internautes qui essayaient de leur mieux de les soutenir. Le gouvernement actuel avait en effet sous estimé l'outil de communication qu'étais internet, et ne le surveillait donc que superficiellement leur offrant une grande liberté. Il suffisait de coder légèrement les messages pour qu'ils ne soient pas repérés. Accrochés au pouvoir et à leurs richesses, ils ne semblaient pas apercevoir qu'autour le monde était vaste et que d'autre gens vivaient autour, près à les détruire si il le fallait. Du moins ils semblaient tout ignorer des technologies domotiques, qui sans les passionnés auraient régressé par manque de budget. Tout l'argent avait été redirigé dans l'économie de guerre et dans le développement d'armes, allant du fusil d'assaut qu'utilisait la milice, aux armes de destruction massive. C'est ce développement qui avait poussé l'organisation à se tapir dans l'ombre et à tenter d'agir contre le gouvernement, renonçant à leur faire entendre raison.

Il ne restait plus qu'à espérer que Raph et Justine soient à l'abri.