Coucou les Loups des bois !

Alors ça fait très longtemps que nous n'avons pas publié, mais voici de quoi nous faire pardonner. J'espère que ce nouveau chapitre saura vous convaincre qu'il est absolument nécessaire de nous excuser pour notre longue absence. Bonne lecture !

Jessy

PS : Réponses au reviews en bas et merci d'avance à tous ceux qui nous liront malgré tout ce temps où nous n'avons pas donné signe de vie. Et n'oubliez pas, un commentaire ne mange pas de pain, les auteurs n'attendent que ça pour s'améliorer et continuer de trouver le carburant afin de satisfaire vos imaginaires. Kiss


Vertige d'amour

Stiles avait dormi une bonne partie de la journée et lorsqu'il se réveilla, il était désorienté. Il eut des difficultés à se souvenir des raisons pour lesquelles il ne reconnaissait pas l'atmosphère familière de sa chambre. Lorsqu'il prit conscience qu'il était en fait dans la maison de Derek, allongé dans son lit, un sourire promis à l'indistinct redessina ses lèvres et une douce confiance vint faire chavirer son corps qui s'éveillait tendrement. Ce n'était pas un rêve, tout avait bel et bien eu lieu. La pénombre du soir enlaçait les environs, mais ce n'était pas ce qui troubla l'adolescent. Non, ce qui le perturba, c'était l'absence de cette chaleur dans son dos, le poids de ce bras qui faisait défaut à son flan, le manque de ce souffle tiède au creux de son cou, la privation de ce battement de cœur en chorus au sien. Derek n'était pas là, il l'avait laissé seul dans ses draps.

À cette pensée, Stiles sursauta et son centre vital s'emballa. Il était désormais assis et il tendit l'oreille pour essayer de percevoir les sons d'une activité quelconque dans ses alentours. Rien, pas un bruit, pas même le bourdonnement dérangeant d'une mouche égarée. Il se leva subitement et constata qu'il était en petite tenue. Il chercha alors ses affaires qu'il savait avoir laissées au centre de la pièce en arrivant, mais il ne les trouva pas. « Putain ! » jura-t-il entre ses dents tout en se rendant compte que sa bouche était pâteuse, que le sol était froid sous ses pieds, qu'il se sentait encore bien trop fatigué. Pourquoi Derek ne l'avait pas réveillé quand il s'était levé, où était-il ? Tout cela ne lui plaisait guère et alors qu'il cherchait ses affaires, il laissa son regard découvrir le décor ambiant.

Malgré sa contrariété toute neuve et le peu de luminosité qui résidait ici, l'adolescent observa les lieux pour la première fois. Il y avait du parquet vitrifié au sol, il reflétait le jour agonisant sans en conserver les détails, seuls les contrastes de la lumière semblaient trouver grâce à sa nette surface. Contre le mur en face du lit était disposée une grande armoire à trois portes qui se tenait fièrement. Elle était pourvue d'un miroir sur le battant central et cela permettait d'éclairer la pièce, la faire paraître plus spacieuse encore. À côté du meuble imposant était installé un vieux fauteuil rapiécé sur lequel reposait un coussin rembourré. Stiles s'attarda à détailler l'assise, il la connaissait, c'était celle qui était dans le loft. Il lui apparut évident que ce machin vétuste et à l'allure informe avait une valeur sentimentale pour l'élu de son cœur.

Cette idée pris immédiatement tout l'espace de son esprit et il ne put contraindre ce sentiment étrange qui l'envahit et s'épandit dans ses entrailles. Il savait qu'il aimerait toujours ce à quoi Derek tenait, même si c'était moche, même si cela paraissait décalé ou anachronique, même si tout le monde lui demandait de s'en défaire. Stiles savait que tout ce qui comptait pour le loup-garou lui importait également et il le défendrait avec une loyauté aveugle. Quand il voyait ce fauteuil, il imaginait clairement qu'il s'agissait là d'une des seules possessions qu'il lui restait de sa famille, l'un des rares objets qui n'aient pas brûlé dans l'incendie l'ayant détruite. Peut-être que Talia Hale aimait s'y installer pour se délasser après une longue journée de labeur, peut-être que Laura se pavanait dedans, peut-être que cet objet dévalorisé par le temps était en définitive plus précieux qu'une montagne d'or, pour qui savait voir plus loin que les apparences.

Déstabilisé par la soudaine tristesse de ses pensées, le jeune s'en détourna et examina la grande porte-fenêtre dépourvue de rideaux, mais s'ouvrant sur un balcon-terrasse en bois. Il s'y dirigea machinalement et contempla la vue. La forêt paraissait fraîche et accueillante à cette heure de la journée. Un vent léger faisait doucement tanguer les frondaisons tandis que quelques oiseaux s'amusaient à voleter d'une cime à l'autre, piaillant joyeusement. Stiles fit glisser la porte vitrée, se laissa imprégner par l'air frai et marcha jusqu'à la rambarde ouvragée qui marquait la limite du mirador que Derek s'était construit. Il se surprit à oublier qu'il cherchait quelque chose et sa vision se perdit dans la verdure signant l'horizon, tel un élan de liberté qui ragaillardissait l'esprit, pour lui offrir l'infini. L'adolescent eut le souffle coupé par toute cette beauté qui s'annonçait dans les tonalités du crépuscule et ce fût là qu'il l'aperçut.

Ce ne fut d'abord qu'une petite silhouette d'ombre qui s'esquissa à la lisière de la forêt, mais elle gagna en netteté et en taille à mesure qu'elle se dirigeait vers la maison. C'était un homme admirable qui s'extirpait des bois, seulement vêtu d'un caleçon. Son allure était franche et détendue, il émanait de ses mouvements quelque chose de serein, une impression de force tranquille et apaisée. Le cœur de Stiles battit la chamade, son souffle devint erratique tandis que des frissons de bienêtre parcoururent sa peau, en une vague d'impatience hérissée. Il se détourna pour se laisser aller aux folles impressions qui dominaient ses besoins, comme autant d'envolées lyriques portées par les notes d'une mélodie enflammée. Derek revenait, il était seulement sorti courir dans la nature et il revenait vers lui.

Il ignora la raison qui le fit s'accroupir et coller son dos contre le parapet en bois. Stiles se sentait simplement submergé par ce qu'il éprouvait, par le fait que pour bouleverser ses croyances, il lui suffisait de savoir que l'homme dont il était épris ressentait des sentiments réciproques à son endroit. Jamais l'air ambiant n'avait eu ce goût si pur, jamais les odeurs environnantes n'avaient été aussi plaisantes à humer, jamais la vision d'un paysage n'avait su emporter ses espoirs aussi loin. Le monde lui paraissait s'être précisé au-delà de ses envies et Stiles ne savait pas comment réagir à ces vagues de bonheur qui venaient se briser sur les parois de son cœur affolé, trop habitué à la solitude pour profiter pleinement de ce rêve qui prenait vie.

Quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir puis se refermer, Stiles soupira. Ce n'était ni le dépit ni l'amertume qui encourageaient cette expiration sonore. Non, c'était le soulagement qui vient après des peurs absurdes, c'était une consolation qui franchit ses lèvres purpurines comme un signal mélodieux. Il s'autorisa ainsi à clore ses yeux pour vouer ses esprits à un recueillement des plus doux. Son amoureux était là, en bas, si loin et si près à la fois. Pourtant, il se sentait incapable de bouger pour le rejoindre et préféra profiter de la plénitude qui gonflait son âme pour attendre que Derek se manifeste. Celui-ci s'activait d'ailleurs au rez-de-chaussée. Certainement qu'il prenait le temps de se désaltérer ou de se laver les mains. En fait, ça n'avait pas beaucoup d'intérêt de le savoir, car pour le jeune, seule importait la pensée qu'ils étaient ici ensemble, que tout cet espace habitable pouvait devenir leur nid d'amour et qu'ils inaugureraient chacune des pièces de cette demeure rénovée, d'un épisode de tendresse partagée.

Les escaliers grincèrent et Stiles sut que le moment des retrouvailles approchait. Il se redressa délicatement et quelques respirations saccadées plus tard, il vit Derek qui entra dans sa chambre. L'homme tourna tout de suite son regard vers lui, une douce expression lissant ses traits à mesure qu'il se rapprochait en contournant le lit. L'adolescent sentit son corps irradier la satisfaction, échapper à tout contrôle, et il laissa faire les choses. Il aurait été vain de tenter de maîtriser l'effet que son loup avait sur lui. Il se contenta de considérer sa stature, éprouver la fierté sans borne d'être le compagnon de ce mâle qui mettait tous ses sens en éveil. Personne avant lui ne lui avait permis de ressentir la vie avec une intensité telle, que chaque battement de cœur devenait un vertige dans lequel il choyait, pour mieux renaître dans le rebond suivant.

― Tu es superbe Stiles, magnifique, chuchota le loup-garou qui n'était plus qu'à un pas de son aimé. Je voudrais que tu vives ici, avec moi, ajouta-t-il d'une voix qui prit des tonalités rauques, à la limite de l'enfièvrement.

― Ne vas pas trop vite mon loup, je ne veux pas que mon père décide de te traquer pour enlèvement. Et ne me dis pas ces choses-là… comme ça. Je suis un ado bourré d'hormones, je… rien que te savoir à mes côtés suffit à me faire bander comme un malade, avoua le jeune, une légère gêne s'inscrivant sur ses joues rosies d'embarra.

Derek sourit chaleureusement et l'enlaça, se gava de son odeur, baisa tendrement son cou. Le jeune se laissa aller à la cajolerie et gémit son bienêtre sans inhibition. Comment était-il possible que tout ça soit vrai ? Il ne parvenait pas à y croire et ne souhaitait pourtant pas autre chose. L'homme mordilla le lobe de son oreille et vint plaquer son bassin contre le sien, lui montrant ainsi que sa raideur était tout aussi réactive que la sienne.

― Je sais qu'il va falloir être patient, je le sais… C'est pour ça que je suis allé me défouler, pour ne pas être tenté de te sauter dessus, susurra le loup-garou au creux de l'oreille de son promis. Stiles couina de frustration et se détacha légèrement pour observer son partenaire.

― Tu n'as pas réussi à dormir ? demanda-t-il, d'une voix dans laquelle perçaient des accents de timidité.

― Si, mais je n'ai pas cessé de me réveiller. C'était comme si ma conscience luttait pour vérifier que tu résidais bien dans mes bras, que tu n'allais pas t'évanouir avec mes songes, se confessa Derek dont les yeux se voilèrent subitement.

― Hé, l'interpella Stiles tout en lui relevant le menton d'une main délicate. Je suis là, je ne partirais que lorsqu'il le faudra d'accord. Tout mon temps libre porte ton nom désormais, c'est déjà pas mal, non ? l'interrogea-t-il d'un air plus guilleret que ce qu'il ressentait vraiment.

― Je me contenterais toujours de ce que tu pourras m'offrir, je n'en attendrais jamais plus, j'espère seulement que tu en as bien conscience, rétorqua l'homme avec un sérieux qui se dérobait en émotions. Stiles caressa sa joue velue et sourit affectueusement.

― Je le sais, et la réciproque est toute aussi vraie, affirma Stiles qui paraissait subitement plus fort de ses convictions.

Être aussi proche de Derek ébranla l'adolescent jusque dans ses tréfonds. Il se sentit fébrile et ne parvenait pas à s'imaginer que leur relation avait pu être différente de ce qu'ils partageaient ici, avec un naturel déconcertant. Son loup-garou agrippa son poignet et baisa sa main avec dévotion, avant de s'accaparer son corps et le presser contre son cœur qui trottait au tempo d'une avidité impossible à satisfaire pleinement. Leurs souffles s'accordèrent et s'apaisèrent avant que le lycanthrope ne décide de parler tout bas.

― J'ai réanimé cet endroit en pensant à toi, confessa le loup-garou tandis que son rythme cardiaque s'emballa pour atteindre une cadence vertigineuse. Je ne voulais pas me l'avouer, mais maintenant… maintenant je dois l'admettre. J'attendais que tu te sentes irréversiblement détruit pour avoir le courage de venir te chercher, pour avoir une bonne raison de te contraindre à accepter que je te prenne sous mon aile, pour avoir la légitimité de t'enlever aux soins de Scott et de ton père qui n'auraient pas su comment gérer ça. Je sais, c'était complètement con comme espoir, mais c'est tout ce que j'étais capable d'envisager parce que je suis un lâche quand il s'agit d'amour. J'ai dessiné cette chambre et cette terrasse dans le seul but que tu y résides, tu étais mon unique muse. Si un loup construit une tanière, c'est parce qu'il s'apprête à accueillir sa compagne ou son compagnon. Dire que je ne m'en rends compte que depuis quelques jours seulement… j'ai poussé loin le déni bébé, vraiment trop loin, soupira Derek qui paraissait s'en vouloir en même temps qu'il semblait se libérer d'un poids, et c'était un contraste assez perturbant.

― Tu n'es pas un lâche… et, l'important c'est que nous soyons là, maintenant, répondit Stiles qui retenait son émotivité pour l'empêcher de s'écouler dans le cou de son compagnon. Le principal c'est que tu en parles et vraiment, je suis tellement content que tu te sentes en confiance au point de me dire plus de mots en une minute, que ce que tu m'as dit en six mois de temps avant. J'adore cette chambre, et même si je ne me souviens pas avoir visité toutes les pièces que t'as construites, je sais que c'est celle-là ma préférée, puisque c'est celle où tu dors, mon Henry VII d'à moi, conclut-il en s'autorisant une risette de dérision.

― C'est un jeu de mots merdique, rétorqua Derek qui baisa chastement les lèvres de Stiles, avant de le libérer de son emprise pour lui saisir la main. Malgré ses propos, il souriait à pleine dent.

― Pour moi, il était bien trouvé, roi de mon cœur, renchérit suavement le jeune tout en riant.

Stiles se calma devant le regard énamouré de Derek. C'est ainsi qu'il se retrouva à se laisser guider par l'homme qui décida de revenir dans la chambre et s'arrêta devant le miroir de l'armoire. Il passa derrière son jeune prétendant et l'enlaça de nouveau, contemplant leur reflet qui les révéla dans leurs originalités. L'un et l'autre étaient en caleçon et leurs peaux semblaient s'épouser alors qu'ils s'admiraient mutuellement. L'adolescent fronça soudainement les sourcils et tenta de se retourner dans les bras de son compagnon. Celui-ci desserra son étreinte et laissa Stiles lui faire face. L'appréhension était lisible sur le faciès ombrageux du loup-garou, mais il attendit que son âme sœur décide de lui expliquer les pensées qui l'avaient traversé.

― Pourquoi t'as une putain d'armoire dans ta chambre alors que tu passes la moitié de ta vie à poil ? demanda Stiles qui sembla manifestement fier de l'effet de sa bêtise. Je croyais que tu n'avais qu'une veste, un maillot, un jeans et un boxer, ça tient dans un sac à dos tout ça, ajouta-t-il, badin, tandis que l'homme leva les yeux au ciel tout en se détendant.

― Imbécile, murmura-t-il joyeusement. Je te l'ai dit, cette chambre n'est pas la mienne, et même si je tentais de me convaincre du contraire à l'époque, la vérité c'est que je l'ai agencée pour nous. Et puis, crois ce que tu veux monsieur mode, mais j'ai plus d'affaires que ce que tu n'envisages. Attends que je mette mon costard pour t'emmener au bal du lycée, peut-être que tu revisiteras tes jugements hâtifs, dit-il, dragueur et taquin à la fois.

L'imagination de Stiles se déploya avec une rapidité qui lui fit subitement écarquiller les yeux et conféra à son visage une expression béate. Derek vint immédiatement l'éteindre en baisant de nouveau les lèvres chaudes de son compagnon qui se laissa totalement conquérir par l'échange. Leurs bouches s'entrouvrirent naturellement et leurs langues finirent par se chercher, se congratuler, s'entremêler sur l'autel du brûlant besoin de s'éprouver. Leurs corps se tendirent dans l'excitation au point que les caresses qu'ils partageaient en devinrent presque désespérées. Le sang pulsait dans leurs sexes qui se frôlaient sous leurs sous-vêtements respectifs et c'était tellement puissant que Stiles ne savait plus où il était. Seul comptait le corps de Derek qui l'entravait plaisamment, ses lèvres écrasées contre les siennes, son haleine moite et chaleureuse, sa langue experte et sensuelle, ses mains calleuses dans son dos, sur ses fesses, son membre viril dont il ressentait l'épaisseur s'écraser sur son pubis.

Un tourbillon de sensations hypnotiques les fit lentement s'ébouler dans la passion qu'ils s'inspiraient au-delà de toute logique. Sans même s'en rendre compte, ils s'échouèrent rudement sur le lit, Derek au-dessus de son ange qui pâmait littéralement sous ses assauts érotiques. Il avait instinctivement écarté ses cuisses pour enlacer le bassin de l'homme-loup avec ses jambes, et celui-ci massait indécemment son érection contre celle de son jeune complice. Bien que demeuraient ces fines couches de tissus entre leurs intimités, leurs mouvements simulaient à merveille l'acte d'amour. Stiles se laissa envahir par la fougue que le lycanthrope instillait en lui. Il palpait chaque endroit que ses doigts effleuraient, il vibrait de toute part, ne souhaitant plus ressentir autre chose que le poids de Derek sur son corps affaibli d'étourdissantes voluptés. Il geignit sans frein, donna le droit à son amoureux de submerger ses esprits pour les vouer aux délices d'un désir de communion qui tardait pourtant à se concrétiser.

Ils oublièrent tout. Leur monde se résuma bientôt à la tyrannie du plaisir qu'ils éprouvaient alors qu'ils cédaient aux pulsions qui guidaient leurs charnelles ardeurs. Leurs baisers s'éternisaient, se précisaient, les dévoilaient dans ce qu'ils avaient de plus authentique. Plus rien n'avait d'importance à part ce qui se jouait entre eux, cette circulation d'énergie génésique qui transformait leur folle connivence en gémissements de contentement, en grognements exigeants. Leurs musques se mélangeaient et les enveloppaient tel un écran d'amnésie qui les protégeait de tout ce qui n'est pas eux. Pourtant, lorsque Stiles finit par crier le nom de son compagnon, lorsque ses onomatopées d'ivresse devinrent « Derek », celui-ci sembla revenir à la réalité et s'arrêta soudainement. Il lutta contre lui-même et, dans les lueurs crépusculaires qui envahissaient la chambre, tout sembla se figer pour s'alourdir de déception.

― Qu'est-ce qui se passe Drek ? demanda fiévreusement l'adolescent qui paraissait paumé dans sa frustration. Le loup-garou prit une inspiration calmante avant de regarder son aimé.

― Je… tu, on ne devrait pas, c'est trop tôt, réussit à répondre le lycanthrope dont les iris s'illuminèrent d'un bleu incandescent. J'ai peur de perdre tout contrôle, ajouta-t-il tandis que son regard se nappait d'envie.

― Non, tu ne vas pas perdre le contrôle, geignit Stiles qui profita du fait que Derek ne le maintenait plus contre le matelas, pour tenter de hocher contre son compagnon et relancer ainsi la danse de leurs envies conjointes.

― Stiles, murmura rauquement l'homme, tandis que ses mains griffues s'interposèrent entre lui et son jeune amoureux. Mon loup est en train de sortir contre ma volonté, mon instinct me pousse à te faire mien, à te marquer, mais… mais il ne faut pas. Pas comme ça, pas maintenant.

― Pourquoi tu me fais ça, j'en ai envie Derek, je veux que tu me marques, se plaignit le jeune qui se soumit et offrit immédiatement la vue de son cou à son partenaire, pour joindre l'acte à sa pensée.

― Bébé, chuchota Derek, et toute la difficulté qu'il éprouvait à résister à ses propres pulsions transparut dans son souffle. Je te marquerais, c'est promis, c'est mon souhait le plus cher aussi, mais… je veux que ce soit quelque chose de serein. Nous avons trop de choses à régler avant de nous autoriser la folie d'une lune de miel débridée. Si j'inscris mon empreinte dans ta chair, nous ne penserons plus qu'à ça dans les semaines qui vont suivre et nous deviendrons inutiles pour la meute. Ce n'est pas le moment, expliqua-t-il tout en retrouvant sa forme humaine. Il s'assit sur le rebord du lit et contempla Stiles qui se retenait de pleurer. Celui-ci s'était allongé sur le côté et chercha la main de Derek du bout des doigts.

― D'accord, répondit le jeune à contrecœur. Mais c'est putain de difficile, renchérit-il alors qu'il caressai la peau de l'homme.

― À qui le dis-tu ? affirma Derek qui se leva et se dirigea vers la porte d'entrée pour appuyer sur l'interrupteur et permettre à la lumière d'envahir la pièce. En même temps il est tard, tu as intérêt de rentrer chez toi si tu ne veux pas que ton père mette sur pied un plan d'urgence pour te retrouver, dit-il tout en se dirigeant vers l'armoire. Stiles s'assit et soupira en essayant d'habituer sa vue à la clarté artificielle qui inondait désormais les lieux.

― Tu as décidé de m'achever, c'est ça ? demanda l'adolescent qui peinait à retrouver un état moins effervescent.

― Crois-moi, j'ai envie de hurler à la mort, avoua l'homme qui pris du linge sur une des étagères. Tiens, ajouta-t-il en tendant à son partenaire une pile de vêtements pliés. J'avais rangé tes frusques ici, j'espérais que tu aurais la curiosité d'ouvrir les portes de l'armoire.

― Tu peux garder le maillot de corps, intervint Stiles qui se releva, se saisit de son linge et observa l'ouvrage de son loup. En fait, t'es une vraie petite fée du logis, renchérit-il en constatant le soin pris pour ordonner ses habits.

― Merci, souffla tendrement Derek qui reprit le t-shirt de son chéri et le porta à son nez pour en insuffler les délicieuses fragrances. Il l'enfila dans la foulée et bien qu'il soit trop petit pour lui, ses muscles bombés comblaient chacune de ses coutures et il était trop beau comme ça. Stiles s'apprêtait à répondre par de l'ironie, mais cette vue avait fait boguer son cerveau. Il se demanda s'il a déjà admirer quelque chose de plus sexy qu'un loup-garou super bien roulé portant son maillot du jour. Il s'ébroua avant de choisir de se rhabiller.

Quelques minutes plus tard, l'adolescent et le lycanthrope étaient dehors, devant la Jeep. Ils ne savaient pas comment se quitter et ni l'un ni l'autre ne voulaient dire au revoir ou à demain. Ils souhaitaient simplement prolonger le temps et rester ensemble. C'était uniquement le bon sens qui les obligeait à cette situation et qu'est-ce qu'ils regrettaient d'en être pourvu. La nuit était tombée et ils s'enlaçaient, se réconfortaient, s'embrassaient avec douceur. Stiles ne sut pas où il alla puiser le courage de quitter les bras de son amoureux qui ne portait qu'un caleçon et son maillot, mais il y parvint. Derek avait sur sa peau son habit, cela le rendait diablement craquant.

― Te branle pas trop en pensant à moi, lui dit le jeune qui ouvrit la portière de son véhicule. Je veux qu'il m'en reste quand on se retrouvera, ajouta-t-il tout en lui destinant un clin d'œil évocateur. Il s'assit devant le volant, attacha sa ceinture de sécurité et Derek se tint à l'ouverture de la voiture.

― Avec ton odeur partout sur moi et dans mes draps, qu'espères-tu ? Après tout, je ne suis qu'un loup-garou en chaleur, rétorqua l'homme dont le sourire charmeur était éclairé par la lumière orangée de l'habitacle.

― Rh, je te déteste d'avoir tellement envie de toi, monsieur super bandant. Comment veux-tu que je conduise dans cet état ? demanda le jeune tout en montrant son entrejambe. Derek expira sa frustration et détourna légèrement son regard pour observer l'obscurité des alentours.

― Je sais, et au cas où tu l'aurais oublié, on a une enquête sur les reins. J'ai bien quelques idées d'endroits où aller fureter et crois-moi, je préférerais mille fois passer chaque seconde de cette nuit avec toi, dit-il tout en se retenant d'entrer dans la voiture à son tour.

― Pourquoi la sombre réalité doit toujours nous rattraper Derek ? demanda l'adolescent qui n'attendait pas de réponse à cette question purement rhétorique. Merci pour tout mon Loup, merci, susurre-t-il avec une insatisfaction qu'il n'essaya même pas de camoufler. C'était le plus beau jour de ma vie même si je suis hyper frustré, là, maintenant, renchérit-il avant de mettre sa clef dans le contact et démarrer.

― Attend de vivre les prochains pour te décider. Aller, file belle gueule, et évite de parler de moi avec ton père, conclut l'homme tout en claquant la portière.

Stiles fronça les sourcils et écarquilla les yeux dans une expression qui signifiait clairement « mais n'importe quoi, où t'as été pêcher une connerie pareille ? ». La dernière chose qu'il vit avant de faire marche arrière, ce fut le sourire espiègle plaqué sur le visage magnifique de son compagnon dont la silhouette se précisa dans le faisceau des phares qui l'éclairèrent. Stiles se surpris à penser que c'était lui qui avait permis cette expression d'éclore sur les lèvres de Derek, que c'est lui qui redessinait ses joies et cela fit battre son cœur avec une force redoublée. Jamais il ne s'était senti heureux à ce point.

C'est parce qu'il était loin de s'imaginer ce qui l'attendait, qu'il parvint à éprouver ce sentiment de liberté si pur et délicat qui lui permit de traverser la ville sans se soucier du chemin ou de l'après. Pourtant quand il arriva près de chez lui, Stiles sut immédiatement que les choses allaient indubitablement se corser et s'abîmer dans un moment qu'il appréhenda d'affronter. Les fenêtres de sa maison étaient éclairées, son père était rentré du boulot et il allait vouloir des explications sur son absence alors qu'il était censé se reposer. Son esprit fulmina à la recherche d'excuses toutes faites, mais à peine eut-il franchi le pas de la porte qu'il vit le shérif débarquer de la cuisine, toujours en uniforme. Stiles tenta de justifier de sa fugue, mais son père le fit taire d'un geste et sans mot dire, montra une petite pile d'imprimés qui résidait sur le meuble à chaussure. Le jeune se demanda d'abord ce que ça signifiait avant de se rappeler que c'était lui qui avait oublié ça ici, ce matin. Il ne sut plus quoi dire et ses sensations glissèrent progressivement vers l'angoisse.

― Qu'est-ce que c'est ? demanda rudement le quinquagénaire. Pourquoi tu fais ces recherches au sujet des loups-garous ? Où étais-tu cet après-midi ? Ça n'a aucun rapport avec votre enquête du moment n'est-ce pas ? ajouta-t-il d'une voix qui se voulait implacable.

― Papa…

― Pas de mensonges Stiles, dis-moi seulement ce que ça signifie, le coupa l'homme qui paraissait déstabilisé par la colère froide dont il faisait preuve. Son regard se plissa et ses iris bleus se glacèrent dans la sévérité.

― Je… est-ce que tu as lu le contenu de ces pages ? demanda le fils, mal à l'aise et précautionneux. Il était droit comme un piquet et se sentit pourtant défaillir dans l'incrédulité qui s'injecta dans ses veines.

― J'ai lu et je dois dire que ça m'a perturbé Stiles, avoua l'homme qui sembla s'adoucir inopinément. Est-ce que ça te concerne, est-ce pour ça que tu as fait toutes ces investigations ? l'interrogea-t-il tandis que ses bras tombèrent le long de son corps.

Les joues du jeune rougirent de confusion, il se figea. Il eut chaud et froid en même temps, il sua son stress et ne sut plus comment se comporter. Il avait envie d'user de la carte « Scott » pour se justifier, mais il savait que l'imposture ne serait pas avalée, il savait qu'il devait dire la vérité et cela lui compressa les entrailles et l'empêcha de parler. Mais pourquoi avait-il laissé ses putains de feuilles trainer là ? Il décida d'enlever ses chaussures pour se donner le temps de réfléchir à la meilleure façon d'aborder le sujet. Ses pensées étaient une cacophonie où se percutaient impressions d'éboulement et idées inutiles. Il resongea aux derniers mots que Derek lui avait destinés et il eut envie de crier devant l'ironie que la situation présente lui réservait. Il se redressa et constata la mine affligée de son père. Cet homme avait du flair, il était loin d'être bête, il avait compris et l'adolescent préfèrait pourtant nier cette certitude.

― On… on devrait peut-être aller dans le salon Papa, je…

― C'est Derek Hale, c'est ça ? questionna le père pour voir la réponse se dessiner dans le faciès décomposé de son garnement. Stiles soupira sa déconvenue, il ne lui restait plus que le choix de tout avouer, là, en plein milieu du couloir d'entrée.

― Oui, souffla-t-il, défait, incapable de regarder son père dans les yeux.

― Alors tout ce qui est écrit dans ces pages est plausible, et tu es en train de me dire que tu es le compagnon d'âme d'un loup-garou délinquant, exposa le shérif d'une voix que la déception rendit monocorde.

― C'est le genre de chose qu'on ne choisit pas Papa et Derek n'est pas un délinquant, c'est une victime des événements. Il a le mauvais goût d'être toujours au mauvais endroit au mauvais moment, répondit Stiles sur un ton affligé. Ça ne te rappelle personne ? laissa-t-il en suspens avant de reprendre : Oui, je suis son âme sœur, oui j'ai séché les cours aujourd'hui pour aller le voir, oui je suis fou amoureux de lui et avant que tu ne le demandes, oui j'ai envie de lui faire l'amour même si ça n'a pas encore eu lieu. Je n'imagine plus un futur dans lequel il n'est pas et tu ne m'imposeras rien Papa, parce que j'ai bien peur d'être contraint de le choisir, même si je souffre du reste. Je ne pourrais pas supporter son absence. C'est tout frai ce qui se passe entre nous, pourtant je le ressens dans mes tripes depuis la première fois où je l'ai vu. Je le sais, s'il lui arrive quelque chose je ne m'en remettrais jamais. Alors punis-moi si cela te chante, mais sache que j'attendrais la première occasion qui me sera donnée pour le rejoindre. C'est plus fort que tout Papa, c'est…

― Surnaturel ? intervint John qui perdait pied dans sa propre acceptation.

― Non, c'est destiné, imparable, irréversible, mais rien ne me paraît plus naturel que d'être amoureux de Derek Hale, d'être dans ses bras, d'apaiser ses craintes, de l'embrasser…

― J'ai compris, pas la peine de rentrer dans des détails qui vont mettre mon instinct de père en rogne, le coupa de nouveau le shérif qui ne parvenait pas à faire face à la vérité qu'il avait pourtant réclamée à grand renfort d'autorité. Il se détourna et alla s'assoir dans le canapé avec une expression qui ressemblait à du dépit. Stiles le suivit en piétinant derrière lui et il s'empêcha de sombrer dans la peur d'être renié. Il savait que c'était une pensée absurde, mais c'était ce qu'il ressentait.

― Est-ce que j'ai mon mot à dire dans tout ça ? demanda John tout en plaquant une main sur ses yeux fatigués. Stiles se posta en face de lui et attendit que son père le fixe pour lui répondre :

― Non, dit-il de but en blanc alors qu'il vibrait d'incertitude. Tu peux toujours me donner des horaires à ne pas dépasser, essayer d'apprendre à connaître Derek, mais tu ne pourras pas te mettre entre nous. Je t'assure que je ne dis pas ça pour te contrarier Papa, c'est ainsi, c'est tout.

― J'ai lu les textes anciens sur les compagnons, je sais que tu dis la vérité. Au début, j'ai eu l'impression d'un mauvais canular quand j'ai compris ce que ça voulait dire. Après, je me suis demandé si tu n'avais pas laissé trainer ces recherches intentionnellement, parce que tu voulais que je sache, mais que tu n'avais pas le courage de m'expliquer. Vu ta réaction quand je t'en ai parlé, ce n'était manifestement pas le cas. T'as toujours été une tête de linotte, je ne sais même pas pourquoi j'ai été imaginé que ces papiers étaient là dans un but précis. Enfin, c'était tellement évident qu'il y a avait quelque chose entre vous quand il est venu l'autre soir… je… je suis complètement dépassé Stiles. Tu vas devoir m'aider si tu veux que j'accepte ça, annonça l'homme qui parut soudainement plus vieux.

― Je ferais tout ce que je peux, murmura Stiles qui se sentit redevenir un enfant. Le shérif sourit sa contrition avant de se relever.

― Pas de sexe dans cette maison quand je suis là, tu rentres tous les jours d'école avant minuit et si c'est lui qui vient, je ne veux pas qu'il reste dormir ici, c'est non négociable. Je vous veux à ma table tous les dimanches midi et… bordel, je ne sais pas ce que je suis en train de faire, pourquoi je dis tout ça ? Je crois que tes histoires sont finalement parvenues à me rendre complètement barjo Stiles. Aller vient, j'ai préparé le repas, on rediscutera les termes de notre accord en mangeant, finit par dire le shérif.

Ce soir-là, quand Stiles arriva dans sa chambre, il avait l'impression d'avoir traversé un voile invisible le menant tout droit dans un monde parallèle. Ce qui s'était passé avec Derek, ce dont il avait parlé avec son père à table, tout ça lui laissait la drôle d'impression qu'il était entré dans une autre dimension où tous ses rêves peuvaient éclore les uns derrière les autres. Il ne savait pas si cela allait durer, mais il s'interdit le choix de ne pas en profiter. Il se sentait juste groggy de bonheur, et c'était une chose dont il avait si peu l'habitude que cela semblait le terrasser de fatigue. Derek l'aimait, il voulait le marquer, il voulait tout partager avec lui, pour l'éternité. Rien que ce constat suffirait à le faire planer pendant des siècles, mais il fallait rajouter là-dessus le fait que son père était au courant de la situation, qu'il l'admettait, et même si c'était à contrecœur, le shérif avait décidé de l'accepter en imposant des conditions dont le jeune homme qu'il était n'aurait même pas osé rêver.

Lorsqu'il déboutonna sa chemise pour se préparer à dormir, Stiles sentit toutefois une gêne dans l'une des poches qui ornementait ses pectoraux. Comment était-il parvenu à faire abstraction de cette sensation qui lui indiquait qu'un papier plié avait été placé dedans ? Il s'empressa de le sortir et reconnut l'écriture de Derek sur l'enveloppe qu'il extirpa alors. Son cœur s'emballa, son loup lui avait laissé un nouveau courrier alors qu'il n'avait même pas pris le temps de répondre au précédent. Il s'assit sur le rebord de son lit et décacheta la lettre pour découvrir les phrases que son compagnon voulait qu'il découvre.

Mon Doux, mon Aimé,

J'entends ton souffle tranquille, entre inspiration de rêve et relâche d'espoir. Ton corps est chaud à côté du mien et je crois que je n'ai jamais éprouvé un calme si agréable. Tes doigts entremêlés dans les poils de mon torse sont un soulagement que je ne saurais expliquer. Tu es mon vertige d'amour et je m'en grise avec la même insatiabilité qu'un enfant découvrant sa passion pour la vie. Oh, Stiles, je perds l'esprit en prose, je ne me reconnais plus.

Tes mots m'ont chamboulé, mais ce sont tes baisers dans lesquels je me métamorphose. Avant que le Soleil ne s'enfouisse dans l'envers, mes yeux se sont ouverts sur nos corps enlacés dans mes draps. Le son paisible de ta respiration en rythme langoureux est devenu le métronome de mes pensées, tandis que nos odeurs unies m'enveloppent d'un air charmé. Qui étais-je avant que tu ne me touches ?

Je connais les racines en termes de malheur, mais j'ignore les ramifications qui mènent aux mots pour dire les indicibles joies. Je les découvre dans les silencieux phrasés que s'échangent nos peaux accolées en douceurs. Je les sens dans le mariage de nos humeurs mêlées à ces heures de sommeil partagé. Je les approuve dans mon cœur qui s'emballe parce que tu existes pour de vrai. Ils n'ont pas d'autres formes que Stiles dans mon esprit, et pourtant…

Il y a tellement de facettes dans ce nom qui se réfléchit en mon for intérieur pour l'enluminer d'espérance. Il y a tant de sens qu'il peut revêtir que cela me submerge d'un besoin d'imparfaite harmonie. Oui, elle sera toujours incomplète, non pas qu'elle manquerait d'essentiel, mais pour à tout jamais demeurer infinie.

Hier encore j'étais abîmé de tout et désormais, ta seule présence me suffit. Avais-je déjà ressenti cette paix naissante ? Non, elle s'appelle Stiles et bien qu'elle soit turbulente, elle me donne foi comme jamais rien ne m'a ancré dans le plaisir d'exister avant. Quand tu te blottis dans ma chaleur, nos évidences s'accouplent en sentiments. Tout de toi me bouleverse avec la beauté du temps que tes envies me confient.

Bel ange venu froisser mes croyances pour les vouer au vide de certitudes qui se défient, tes lèvres sont le salut de mon âme. Comment ai-je pu respirer avant qu'elles ne m'insufflent le choix de nous prolonger ? Comment ai-je pu croire en une autre liberté, bordée de néant ? Je t'admire, je te contemple et cela m'est assez pour bafouer le passé et songer à l'avenir béant. Je veux être ton ami, ton amour, ton amant, cesser d'être l'ombre d'un tourment. Je veux m'offrir à tes destinées et faire de tes espoirs, des vérités.

Je t'aime,

Ton Drek.


RAR:

Toonette : Merci pour ton compliment qui me touche. J'espère que cette suite un peu fluffy saura te réjouir et ne te fera pas changé d'avis :). Prend soin de toi.

Clliope83 : Je te remercie pour ton appréciation car en effet, je soigne mon écriture, je dirais même que je suis un angoissé qui tente de trouver le moyen de se rasséréner tant le moindre détail vient me perturber. Si tu continue de lire cette histoire, j'espère que ce nouveau passage ne te décevra pas et que tu y trouvera la même qualité qu'auparavant. Je te souhaite une bonne continuation dans tes propres projets et de bonnes vacances. Bien à toi !

Beebloom : Merci pour ton regard de lynx. Je ne me souviens pas si j'ai pris le temps de corriger en amont toutes les erreurs que tu pointais du doigt, mais je suis plus vigilant depuis que tu m'en a parlé. Enfin, je suis content que cette fic ait pu te plaire et tu me vois reconnaissant d'avoir laissé quelques mots pour encouragé une suite qui a malheureusement trop tardé. Peut-être à bientôt !

Lachassetteperdue : Ce n'est pas une angoisse insolente, c'est une crainte profondément ancrée, dont je tente de me défaire, mais qui reste chevillée au corps tel un poison qui entrave ma créativité. Je t'en ai fait par en espérant pouvoir m'en délivrer, mais à vrai dire, cela n'a pas vraiment fonctionné. Je traverse encore le désert de mes incertitudes et vraiment, je t'assure que je me bats contre l'envie de tout arrêter parce que je me sens nul en comparaison de tout le monde. Tes mots m'ont réchauffé, mais le problème demeure. Je ne remets pas en cause l'authenticité de tes propos et il me réchauffent le cœur, mais comment accepter de si jolies compliments quand on ne voit en soi qu'une source de déception. Je continue parce que je ne sais pas vivre sans écrire, mais ce n'est jamais satisfaisant à mes yeux, et je me dépite de ne pas parvenir à ce que je souhaiterais. Excuse-moi de faire ma thérapie avec toi, je voulais simplement te remercier pour tes encouragements. Gros bisous !

Hiimeekaa : Je ne sais quoi répondre à tes mots qui semblent venir rayer tous mes échecs. Je pense qu'ils sont plutôt destinés à Galiane qui a un sens de la poésie incomparable, mais merci de m'inclure dedans, ça fait du bien à l'âme. Puisses-tu continuer d'aimer même si cela fait longtemps que nous n'avons rien posté. Mes plus belles pensée, Bisous !