Comme promis, voilà un second chapitre à une semaine d'intervalle ^^!
Priez pour que l'inspiration reste!
Merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont laissé un commentaire dont Saya, Layette, caro06 et JTFLAM à qui je n'ai pu répondre.
Un grand merci à ma bêta: Dod!
Sur ce,
Bonne lecture!
Chapitre 8 :
Contre toute attente, Trowa et Quatre ne parurent pas au cours de la soirée et Duo sut le lendemain que Trowa n'avait pas fait encore sa demande.
Trois jours plus tard, Noa quittait l'Orchidée puis la Terre accompagné de Kyu, Sasuke et Hilde à qui Duo avait offert le voyage en récompense de ses excellents résultats à la fac. La jeune femme avait été folle de joie et s'était accaparée le rôle de camériste au service de Noa. Elle avait fait ses bagages, s'assurant qu'il avait assez de costumes pour les trois soirées où il devait accompagner Relena, et amena aussi tout un nécessaire de coiffure. Elle serait prête pour que tout soit parfait.
Noa l'avait regardée faire, amusé, et n'avait aucune objection. Bien au contraire, il aimait bien qu'on s'occupe de sa petite personne et Hilde était douée.
La jeune présidente de Sank se trouvait déjà sur L4 et les accueillit chaleureusement, surtout Hilde, qu'elle connaissait bien contrairement aux trois autres qu'elle n'avait jamais vus. Elle avait fait confiance à Duo en ce qui concernait celui qui l'accompagnerait et avait rougi quand Noa l'avait saluée, pliant son athlétique et délicat 1,80 m en une brève révérence suivi d'un léger baiser déposé sur la main qu'elle lui tendait.
Naruto et Sasuke s'étaient tenus en retrait, observant discrètement les alentours, toujours à l'affût du moindre problème. Ils savaient parfaitement que si l'un des cheveux de Noa ou de la petite princesse du Lagoon était abîmé, à leur retour Duo se ferait un plaisir de leur expliquer son point de vue et ni Sasuke, ni Naruto n'avaient envie de se retrouver face à face avec Shinigami.
Immédiatement, Noa et Rélena avaient joué le jeu du jeune couple. Elle se pendit à son bras et tandis qu'ils passaient devant les journalistes venus, parait-il, incognito, il posa sa main sur la sienne et se pencha pour murmurer quelque chose à son oreille.
Hilde, deux pas derrière eux, fut surprise du sourire qui s'afficha sur leurs visages. Celui qu'affichait Noa était celui qu'il offrait régulièrement à Duo, et uniquement à Duo, et qui avait fini de la persuader qu'il était amoureux de son patron et il en était de même pour celui qui éclairait le visage de Relena. Hilde avait toujours pensé que le jour où ces deux-là se rencontreraient, il risquait d'y avoir lutte pour gagner définitivement le cœur de Duo, elle ne s'attendait certainement pas à ce qui se passait à présent : les deux rivaux semblaient avoir craqué l'un pour l'autre… Ou alors Noa était un acteur hors pair et son talent était gâché à l'Orchidée.
Après avoir pris l'ascenseur et être monté au dernier étage, Relena les précéda dans une somptueuse suite.
- Voilà où nous allons vivre tout au long de cette semaine.
Elle se déplaça dans la suite et désigna une porte :
- Tu pourras t'installer ici Hilde, c'est la chambre qui donne directement dans la mienne.
Les deux jeunes femmes échangèrent un regard de connivence et se sourirent. Puis Relena continua et désigna deux autres portes :
- Ici, votre chambre, annonça-t-elle en regardant les deux gardes du corps, puis la vôtre Noa, dit-elle en montrant la dernière porte.
Les sourcils de Noa se haussèrent, étonné d'avoir sa propre chambre. Et tandis que les trois autres investissaient l'espace qui leur était alloué, Noa s'approcha de la jeune femme.
- Nous ne partagerons pas la même chambre ?
Relena se tourna brusquement vers lui, les joues rouges et le regard outré.
- Bien sûr que non !
Le jeune homme recula d'un pas et baissa la tête, blessé dans son orgueil. Jamais encore un client ne s'était ainsi refusé et la situation lui paraissait plus vexante encore puisqu'elle était son premier client féminin. Relena se rendit compte de son manque de tact et lui sourit doucement en lui prenant la main.
- Excusez-moi de m'être un peu emportée mais je crois qu'il y a un malentendu entre nous.
Noa releva les yeux, la regarda au travers de ses mèches argentées :
- Je ne comprends pas.
Un frisson délicat parcourut la nuque de la jeune femme devant ce regard presque innocent. Presque, parce que, malgré tout, il restait séducteur.
- Je n'ai pas demandé une galante compagnie à Duo mais un homme capable de m'accompagner dans les soirées où je suis conviée. Je pensais que Duo vous aurait expliqué ce que j'attendais de vous.
Un sourire mutin éclaira le visage de Noa.
- C'est bien possible qu'il me l'ait dit mais je dois avouer que je n'ai pas vraiment écouté.
Une moue boudeuse remplaça alors le sourire sur le visage de la jeune femme et elle tapa la main qu'elle tenait quelques secondes plus tôt.
- Vous vous jouez de moi !
Il se recula et s'inclina.
- Me voilà démasqué. Cette fois, un grand sourire mangeait son visage. Mais vous êtes si séduisante, les joues parées de rouge.
Il y eut une seconde de flottement où Rélena le regarda avec des yeux ronds puis elle éclata de rire.
- Vous êtes exactement l'homme qu'il me fallait.
- Ravi de l'entendre, je m'en serais voulu de vous décevoir.
Il lui fit un clin d'œil et se retira dans la chambre qui lui était attribuée. Quelques secondes plus tard, Sasuke sortit de sa chambre, surprenant Relena qui entrait dans la sienne.
- Puis-je vous aider ? lui demanda-t-elle.
- Non Madame, je fais juste mon travail. Il est tard et c'est mon tour de garde.
Elle l'observa sans rien dire et remarqua une bosse sous la manche de son col roulé noir. Probablement un couteau.
- Vous savez que j'ai mes propres gardes du corps ?
- Duo-sama a été clair, Madame, nous devons assurer votre protection ainsi que celle de Mademoiselle Hilde et de Noa. Rien ne nous sera épargné s'il arrivait quelque chose.
Rélena secoua la tête et ne chercha pas à se battre avec le garde. Quand Duo avait quelque chose en tête, même elle ne pouvait la lui enlever. Elle lui souhaita le bonsoir et se retira.
Le lendemain, en début d'après-midi, un jeune homme un peu craintif poussa la porte de l'Orchidée. Son visage, marqué d'une cicatrice étrange sur la partie gauche, exprimait une innocence telle qu'elle en était déplacée dans un établissement comme l'Orchidée. De courts cheveux blancs balayaient son visage d'ange et un sourire candide faisait briller ses yeux gris et il portait, sous son bras, un épais dossier.
Un autre jeune homme, assis au bar, l'observa quelques instants et le voyant regarder à droite et à gauche comme s'il cherchait quelqu'un, il se décida à aller à sa rencontre.
- Je peux vous aider ?
L'autre se fendit d'un sourire reconnaissant et lui tendit la main.
- Je suis Allen Walker et je souhaiterais voir monsieur Chang.
- Kurosaki Ichigo, répondit le jeune homme en attrapant la main tendue qu'il serra brièvement. Allez vous asseoir au bar, je le préviens que vous êtes là.
Allen s'exécuta sous le regard méfiant d'Ichigo qui attrapait son portable.
- Grimm', y a un type qui veut voir Wufei, il dit s'appeler Allen Walker.
Il y eut un bref moment où il attendit son compagnon parler à quelqu'un d'autre, sûrement Wufei puisqu'il était avec lui, avant d'avoir une réponse.
- Amène-le.
- Ok.
Ichigo retourna au bar et enjoignit l'étranger à le suivre. Ils montèrent à l'avant-dernier étage où se situait le bureau du patron et avant qu'Ichigo n'ait pu frapper à la porte, elle s'ouvrit, laissant le passage à un homme immense à l'étonnante chevelure bleue qui dut se baisser pour ne pas se cogner à l'encadrement. Le sourire presque bestial qu'il affichait fit frissonner les deux jeunes hommes dans le couloir, l'un de peur et l'autre d'excitation. Le regard bleu glacial se posa sur Allen.
- Le patron t'attend.
Puis il l'ignora superbement, ne se souciant que d'Ichigo dont les yeux ambrés s'étaient illuminés de désir. Il laissa le passage à Allen et vint attraper l'autre jeune homme par les fesses qu'il hissa dans ses bras sans aucune difficulté. Oubliant qu'ils n'étaient pas seuls, ils s'embrassèrent voracement, faisant rougir jusqu'aux oreilles le pauvre Allen qui entra précipitamment dans le bureau. Il ferma la porte d'un coup sec et se retrouva devant deux paires d'yeux qui n'avaient rien de plus chaleureux que le regard glacial que l'homme qui venait de sortir avait posé sur lui. L'un noir qui ressemblait furieusement à ceux de Kanda et l'autre, violet, qui le glaça de peur.
- Heu… Bonjour, je suis Allen Walker. J'amène le dossier sur Zecks Merquise.
L'Asiatique s'avança vers lui et il résista à l'envie de se tasser sur lui-même.
- Ah Allen ! Je suis Wufei.
Aussitôt, le jeune homme se détendit sensiblement bien que certains de ses nerfs étaient encore bien conscients de la présence de l'autre homme. Pourtant, il se tourna vers lui.
- Et vous devez être Mr Maxwell.
Duo se leva et fit le tour de son bureau.
- Et vous devez être le nouveau secrétaire de Kanda.
Le sourire qu'afficha Duo acheva de détendre Allen qui serra la main que le maître du Lagoon lui présentait.
- Bien, c'était plus rapide que d'habitude. Qui dois-je remercier, vous ou Kanda ?
Les joues d'Allen se colorèrent légèrement.
- Nous avons travaillé conjointement.
- Conjointement, hein ?
Le coup d'œil goguenard que s'échangèrent Wufei et Duo firent rougir le pauvre secrétaire jusqu'aux oreilles. Ils éclatèrent de rire devant l'embarras du jeune homme avant que Duo ne passe un bras autour de ses épaules et ne l'entraîne vers le petit salon. Ils s'installèrent tous les trois :
- Racontez-nous ce que vous avez découvert.
- Vous n'allez pas lire le dossier ?
- Non. Alors ?
Allen prit une profonde inspiration.
- Eh bien… À part ce que j'ai déjà pu dire à votre associé, dit-il en désignant Wufei, il n'y a presque rien de plus.
Duo se redressa.
- Comment ça ?
- En fait, dans le dossier, vous avez toutes les informations relatives à sa naissance, sa scolarité, son adolescence, ses études… D'un point de vue personnel, quelques aventures avec des hommes ou des femmes mais rien qui ne sortent de l'ordinaire. Même son casier judiciaire est vierge. Pas une seule contravention. Et j'ai vérifié dans tous les pays où il a pu résider.
Wufei et Duo échangèrent un regard et Allen reprit.
- Je sais, cela paraît étrange mais le passé de ce type est lisse et sans tâche.
Un silence s'installa entre les trois hommes jusqu'à ce que Duo le brise.
- Donc rien n'empêche Mr Merquise de devenir client.
Allen se redressa.
- Je ne voudrais pas m'immiscer dans votre commerce mais, étant donné ce que Kanda-san m'a dit, je pense que Mr Merquise n'a pas sa place dans votre carnet de clientèle.
Un rictus amusé étira les lèvres de Duo et son regard se posa sur Wufei.
- C'est qu'il parle vraiment bien. Tu penses que je pourrais le débaucher à Kanda pour en faire mon porte-parole ?
La réaction du jeune homme ne se fit pas attendre.
- Non, mais je… Enfin…
Duo le coupa :
- Ne t'en fais pas, je plaisantais mais qu'est-ce qui te fais penser qu'accepter Merquise n'est pas une bonne idée ?
Le jeune homme se tut un moment, une main posée sur sa joue, réfléchissant à sa réponse pourtant :
- Je ne sais pas… Plus j'en sais sur cet homme, moins je lui fais confiance.
Soudain, Allen s'arrêta et se leva puis s'inclina devant Duo.
- Excusez-moi, j'ai outrepassé mes droits. Je vais prendre congé, Kanda-san m'attend.
Duo et Wufei se levèrent à leur tour et lui serrèrent la main avant que le secrétaire ne prenne congés.
- Ce petit a de l'avenir.
Wufei se tourna vers son patron.
- Alors, tu vas accepter Merquise malgré tout ?
- Pas le choix. Je le dois à Treize et je n'ai rien à lui opposer pour le refuser.
- Tu vas le regretter, Duo.
- J'espère que non…
Le Chinois récupéra le dossier et sortit du bureau.
Les deux premières soirées prévues se passèrent sans accroches. Noa n'était que le jeune étudiant en 4e année aux Beaux-arts qu'il était le jour et ils oublièrent totalement sa vie nocturne. Ils croisèrent bien un de ses anciens clients qui essaya de faire jouer cette relation jusqu'à ce que Noa lui rappelle qu'il regretterait certainement que certains détails lâchés sur l'oreiller finissent dans la presse. Ils avaient ainsi gagné leur paix et jouirent tranquillement de leurs deux soirées. Rélena était ravie de la culture et de l'humour piquant du jeune homme et Noa apprenait qu'une femme pouvait avoir autant d'attraits qu'un homme, ce qui le changeait, lui qui n'avait toujours vu en une femme que la sœur ou l'amie.
Hilde, évidemment, n'était pas invitée à ses soirées et profitait de ses vacances pour visiter la colonie en compagnie de Naruto qui ne la lâchait pas d'une semelle tandis que son compagnon s'occupait de Noa. L4 offrait un large choix de jardins et de monuments à la gloire de l'art que la jeune femme s'empressa de visiter au pas de course, pour en voir le plus possible avant de rentrer sur Terre. C'était la première fois qu'elle mettait les pieds sur une colonie et son air d'enfant émerveillé amusa beaucoup Naruto qui avait déjà suivi son patron sur L1 et L2.
Et lors de chacune des soirées, elle attendait fébrilement le retour de ses amis, et dès qu'ils se séparaient pour la nuit, elle infiltrait la chambre de Rélena pour avoir les détails et juste après, elle filait droit vers celle de Noa pour savoir comment ça s'était passé pour lui.
Le dernier soir, Rélena avait sorti sa plus belle robe : un long fourreau noir bustier dont la jupe s'ouvrait sur le côté gauche jusqu'en haut de sa cuisse. Ses jambes étaient mises en valeur par des sandales à talon vertigineux et son cou et ses épaules étaient libres de ses cheveux qu'elle avait remonté un chignon compliqué. De son côté, Noa portait le costume en soie noire que Duo avait expressément demandé : une tunique longue à col mao, ouverte sur les côtés jusqu'à la taille, sur un pantalon à pince. La tunique était brodée de motifs abstraits en fil d'argent, mettant en valeur ses courts cheveux de couleur identique et rappelant les différents bijoux de sa cavalière. Ils firent sensation en arrivant au palais du gouverneur, les hommes se retournant sur Rélena et les femmes regardant discrètement le magnifique jeune homme qui l'accompagnait.
La soirée fut aussi agréable que les précédentes, le jeune homme laissant à sa compagne tout le côté diplomatique de l'événement, se contentant de placer quelques bons mots et de s'assurer que la jeune femme était toujours servie dès qu'elle le désirait.
Vers minuit, alors que les premiers invités partaient, Noa invita Rélena à l'accompagner dehors pour profiter du jardin à la française du palais. Une petite balade au clair de Terre au milieu des roses pour se détendre un peu avant de rentrer.
L'un comme l'autre était conscient, peut-être un peu trop d'ailleurs, que c'était leur dernier moment ensemble. Dès le lendemain, Noa rentrait avec Hilde et les gardes tandis que Relena continuerait sa visite diplomatique et ne rentrerait que le surlendemain à Sank.
En silence, ils déambulèrent tranquillement durant une bonne dizaine de minutes, jusqu'à ce que la jeune femme brise la quiétude du moment :
- Vous avez été d'une compagnie plus qu'agréable.
Noa s'arrêta sans qu'elle ne s'en aperçoive et il la regarda continuer à onduler tranquillement entre les rosiers.
Oui, lui aussi avait passé de délicieux moments en sa compagnie et il regrettait que cela prenne déjà fin. Et alors qu'il la regardait partir, pour la première fois de sa vie, le corps d'une femme éveilla le désir au creux de ses reins. L'espace d'une seconde, alors que les étoiles faisaient scintiller ses cheveux blonds, il l'imagina nue, juste parée de ses bijoux qui semblaient illuminer sa peau, lui la caressant doucement, elle soupirant sous ses mains.
Elle finit par se rendre compte qu'il n'était plus à ses côtés. Elle s'arrêta à son tour et se tourna. Il avait encore ce regard intense, abrité de ses mèches argentées et elle eut l'impression qu'il la dévorait vive. Elle réprima le frisson de désir qui la menaçait, comme elle l'avait fait tant de fois depuis qu'elle était en sa compagnie et lui parla :
- Ça ne va pas ?
Noa secoua la tête, se sortant brusquement de sa rêverie inutile, – était-il seulement capable de faire naître le plaisir dans le sein d'une femme ? - et il se redressa, lui adressant un sourire un peu idiot.
- Vous êtes l'une des plus belles femmes que je n'ai jamais vues.
Un sourire un peu hésitant se dessina sur les lèvres de Rélena alors qu'elle voyait le feu déserter les pupilles vert-gris.
- Vous êtes un vil flatteur, l'accusa-t-elle, essayant de se persuader qu'elle avait imaginé les prémices du désir qu'il semble y avoir entre eux.
Après tout, elle s'était renseignée auprès d'Hilde : Noa faisait partie des hôtes réservés aux hommes. Et elle n'avait rien d'un homme.
Ils éclatèrent de rire, peut-être un peu trop vite, peut-être que cela sonna un peu faux, mais le léger malaise qui planait au-dessus d'eux se dissipa et ils décidèrent de rentrer.
Ni l'un ni l'autre ne parla de cet épisode troublant à Hilde qui les bombarda de questions dès qu'ils eurent passés la porte de leur chambre respective et Noa quitta L4 en compagnie d'Hilde et des deux gardes sans avoir revu Rélena.
A suivre...
J'espère que ça vous aura plu!
A dans une semaine pour la suite!
Kisu
Noan
