Titre : Ce sera nous

Genre : Romance/Surnaturel

Rating : Tout public. (K+)

Personnages : Tous

Résumé : Haibara crée un nouveau médicament. Par inadvertance, Kazuha, Ran, Heiji et Shinichi le prennent et se retrouvent plongés dans le futur.

Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Aucun

Note : Voici l'épilogue ! Bonne lecture !

EmYasmina : Merci pour ta review (et de me suivre depuis le début ;) ) ça fait toujours plaisir. Et oui, c'est que Haibara doit se dire pour se consoler, la pauvre. En fait, d'après moi, le médicament arrivait juste à sa limite de temps, le cri a juste été le déclencheur. Merci encore !

Lornorenelia : Merci ^^ eh oui, les pauvres. C'est tout de même horrible quand j'y repense. Merci beaucoup :D


Épilogue : Kazuki Hattori


Confortablement allongé dans son lit, Kazuki* Hattori dormait. Ses cheveux bruns foncés en bataille retombaient sur son visage. Un souffle d'air entra dans la pièce et il frémit avant de se retourner. Sur le dos, il ouvrit les yeux et bien éveillé soudainement se mît en position assise. Il prit son portable et constata qu'il avait trois nouveaux messages. Un sourire s'épanouit sur son visage. Il attrapa un élastique, s'attacha les cheveux et sortit. Sur le chemin menant à la cuisine où il trouverait son père sans aucun doute, il les écouta.

"Ah Kazuki-kun, bien dormi ?" questionna Hiro en plaçant un peu de riz dans un bol.

Il ne lui répondit pas, concentré et Hiro Hattori, habitué à ce comportement, ne releva pas. Lorsque Kazuki agissait ainsi il avait toujours une bonne raison.

"Oui, pas assez, mais bien, répondit-il finalement. J'ai eu un message de maman, un de Daisuke-ojisan et un autre de Shinichi-ojiisan**.

- Hmm, que disent-ils ?

- Maman me demande de la rappeler. Ça concerne sans aucun doute son dernier match. Daisuke-ojisan aimerait me voir. Il va me parler d'une branche dérivé de son travail, branche où je suis susceptible de le renseigner ou encore de connaître des contacts. Shinichi-ojiisan..."

Il marqua une pause et une lueur d'excitation gagna ses yeux. Hiro sourit en le voyant réagir ainsi.

"Je ne sais pas ce qu'il me veut, avoua le jeune homme en prenant son bol de riz, mais je vais bien le... Non, c'est bon !"

Il bondit sur ses pieds laissant là son petit déjeuner et déserta la cuisine. Cette réaction bien que soudaine ne surprit par son père. Il se contenta de froncer les sourcils avec un regard réprobateur sur le bol de riz.

Déjà loin, Kazuki courrait à travers les rues de Tokyo. Il parvint sans mal à gagner la maison calme de ses grands parents. Plus excité qu'essoufflé, il entra brusquement, se déchaussa et signala sa présence.

"Ojiiisan ! Obasan !

- Hey, Kazuki-chan ?" s'étonna Ran.

Vêtue d'un yukata d'intérieur, elle semblait surprise de le voir. Ses longs cheveux étaient noués en un chignon et son visage dévoilait sans peine sa surprise. Il rougit et s'inclina.

"Désolé de venir à l'improviste alors que ça fait si longtemps. Je suis venu voir ojiisan.

- Shinichi, j'aurais du m'en douter", sourit la vieille femme, amusée.

Elle lui fit signe de la suivre et il obtempéra.

Il avait toujours beaucoup admiré sa grand-mère. Déjà pour sa capacité à supporter son grand-père, ça tenait presque du miracle. Shinichi n'était pas dur à vivre, non, mais quand une enquête arrivait, il était capable de disparaître et de ne prévenir personne. Le détective n'avait pas changé en vieillissant. Néanmoins, il était aimant ainsi qu'extrêmement protecteur.

S'immiscer dans la vie de ses grands-parents étaient assez particuliers. La même chose d'ailleurs se produisait chez Kazuha-obasan et Heiji-ojiisan. Pourtant, c'était encore différent. Plus gênant peut-être puisque ça incluait des disputes. Parfois, Kazuki se demandait comment ses parents avaient pu grandir dans de telles familles. Lui se trouvait au milieu de tout ça, petit-fils des deux meilleurs détectives du pays, eux-même fils d'excellents détectives. Il n'y avait pas à dire, il avait de qui tenir et ça se ressentait. La passion des mystères coulait dans ses veines. Depuis sa plus tendre enfance, ils avaient suivi ses grands-pères sur les enquêtes. Kana et Hiro n'avaient évidemment pas apprécié, mais devant sa mine épanouie, ils n'avaient pas pu l'empêcher de continuer. Il fallait dire également que ses parents avaient été traînés sur les scènes de crimes bien avant lui. Dans sa famille proche, chaque membre, excepté ses grands-mères était capable de résoudre une affaire. C'était presque un don.

Dans sa lancée, il avait résolu son premier meurtre au collège et chaque jour au lycée avait été ponctué par un passage matin ou soir au commissariat. Généralement, Sato ou Takagi l'appelaient, mais il aimait se tenir au courant de tout ce qui arrivait.

À la fin du lycée, il avait ouvert une agence de détective chez ses parents et économisait pour pouvoir s'acheter une maison ou un appartement. Il y a peu de temps encore, le lieu pour une telle agence l'importait peu, mais depuis quelques mois, il se remettait en question quant à son avenir. Bien sûr, sa vie professionnelle était toute tracée, mais concernant sa vie privée, c'était encore autre chose. Il se doutait bien qu'il allait se marier un jour et donc il faudrait revendre le bien qu'il avait acheté pour un plus grand, c'est pourquoi, il n'était plus pressé d'ouvrir sa propre agence. Pour l'instant, il était très bien chez ses parents et le jour où il aurait le courage de se dévoiler, il mettrait ses projets en route.

S'il se montrait très téméraire dans son comportement ou ses enquêtes, il parlait peu et n'avait pas pour habitude de dévoiler ses sentiments. Le plus souvent, il adoptait une attitude neutre. Pourtant, il ne passait jamais inaperçu. L'aura mystérieuse qu'il dégageait en attirait plus d'un que son comportement nonchalant se chargeait de rembarrer. C'était ainsi que ça fonctionnait et à part sa famille, peu avait le privilège d'être proche de lui. Les inspecteurs de police, de rares amis et Miki. En fait, depuis un moment, c'était elle la cause de tous ses problèmes.

Pourtant, avec ses grands-parents, il aurait du se douter, se méfier des amies d'enfance. Il avait beaucoup hérité d'eux, trop peut-être. Le pire étant qu'il avait eu un mal fou à comprendre ses sentiments pour son amie d'enfance. Il était doué pour la psychologie humaine habituellement, mais comprendre Miki était au dessus de ses capacités. Elle était un mystère à part entière alors même qu'il la connaissait depuis tout petit. C'était peut-être pour ça qu'il l'aimait. Il fallait toujours qu'elle le suive et d'ailleurs, heureusement car contrairement à lui, Miki était extrêmement souriante et avenante. Elle aimait discuter avec tout le monde, gardait contact et, c'était le mieux, elle avait une mémoire incroyable. Elle était capable de résoudre une enquête simple et faisait, il devait bien l'avouer, une parfaite assistante. De plus, elle réfléchissait toujours avec empathie et par ses réflexions, le ramener vers un côté plus humain que la logique brute lui enlevait parfois. Il avait besoin d'elle, mais doutait de sa capacité à la rendre heureuse. Que pouvait-elle lui trouver ? Lui qui était taciturne, nonchalant excepté en cas d'enquêtes et par moment irrespectueux. Il était loin d'être parfait et en avait conscience. La seule chose sur laquelle il se permettait d'être confiant, c'était les enquêtes.

Il en avait d'ailleurs bouclé une avec brio la veille au soir. C'est pour cela qu'il s'était couché si tard et qu'il avait dormi si longtemps. Par ailleurs, quelque chose le tracassait depuis son réveil. Tout d'abord, le message de Shinichi qui avait pour but implicite de le faire venir ici. Pourtant, sa grand-mère avait semblé surprise. Or ses grands-parents ne se cachaient rien, il y avait donc anguille sous roche. Autre chose, elle ne l'avait pas invité dans la cuisine à prendre un thé. Non, elle l'emmenait directement à Shinichi. En temps normalement, elle serait aller le chercher ou l'aurait appelé plus simplement. Il repassa dans sa tête les deux autres messages reçus et interpréta les subtilités de la langue. Autre petite chose, il fêtait son anniversaire le week-end suivant.

Le temps qu'ils arrivent à l'arrière du jardin, il avait deviné tout ce qui se passait ici et ne fut pas surpris de voir toute sa famille réunie. Ils l'accueillirent avec de grands sourires et Kazuki remarqua de suite Miki. Partie à l'étranger pour quelques mois, il fut réellement étonné de la voir chez ses grands-parents.

La jeune femme se précipita vers lui et le serra contre elle.

"Tu m'as manqué, Kazuki ! La prochaine fois tu viens avec moi.

- Non, hors de question. Je suis très bien au Japon, rétorqua ce-dernier d'un naturel flegmatique.

- Ce n'était pas une suggestion, c'est un impératif", déclara Miki.

Elle se dépêcha de détourner la conversation. Pas dupe, il la laissa faire néanmoins, mais ne put s'empêcher de ronchonner lorsqu'elle demanda à faire une photo tous ensemble. Il se retrouva au milieu de toute sa famille. Miki mît le retardateur sur l'appareil et se précipita à côté de lui. Elle lui attrapa le bras.

"Allez Kazuki, un grand sourire."

Il leva les yeux au ciel, mais croisant son regard étincelant, lui sourit. Un voyage à l'étranger avec Miki, ça pouvait être pas mal finalement.


* Kazuki signifie espoir de paix/harmonie ; premier d'une nouvelle génération.

** Ojiisan signifie grand père.

Et voilà ! Enfin l'épilogue. J'avoue qu'il est assez éloigné de la fiction. Je voulais montrer l'aboutissement, on va dire, des scènes avec leurs enfants et le lien qui unit les Hattori aux Kudo. Oui, je suis en plein rêve.

Il est possible que je mette quelques scènes bonus, comme des OS. Des scènes qui se sont déroulés lorsqu'ils étaient sous l'effet du médicament, enfin c'est si vous voulez.

Bisous à tous et merci de m'avoir suivi !