Un Noël Rose

Chapitre Neuvième : L'attaque du train

Le silence régna un certain temps dans la cabine des deux hommes du Q.G de l'Est. Alors qu'Edward se saisissait d'un petit sac de bonbons, l'homme aux cheveux d'ébène sentit une légère accélération du train qui les menait vers le center de la région et comprit qu'il y avait un moment qu'ils avaient quittés la région de l'Est. Il resta un moment à regarder discrètement son subordonné blond avant de s'asseoir près de la fenêtre pour laisser son regard balayer le paysage qui défilait rapidement devant lui. Mustang ferma lentement les yeux en se promettant de tout avouer dès qu'ils seraient arrivés à Central. De son côté, le jeune alchimiste blond n'eut pas le courage de détourner son regard du sac de bonbons qu'il tenait de peur de rencontrer l'œil d'onyx de son supérieur. Comment réagirait-il cette fois lorsque leur regard se croiseraient à nouveau ? Ed sentit une chaleur monter en lui juste à y penser. Maintenant il en était sur, il était amoureux du colonel.

Le sourire aux lèvres, Alphonse et Winry avaient quittés la cabine de leurs voisins avec le sentiment que les choses étaient sur le point de se révéler. Tous avaient remarqués la constante couleur rouge qui ornait leur visage. Ils allaient enfin se décider à ouvrir leur cœur. Alors que Riza annonçait au jeune couple qu'elle devait aller au petit coin, la jeune Rockbell questionna son bien-aimé sur les agissements de son frère par rapport au Colonel Mustang.

Crois-tu qu'Edward fera les premiers pas ou attendra-t-il encore au dernier instant ?

- Je pense qu'Ed n'est pas la personne la plus patiente du monde mais il n'a jamais aimé parler de ses sentiments, expliqua Alphonse. Je crois qu'il attendra un peu…

- Et si on les aidait ?

- Non, s'opposa le jeune homme blond. J'ai promis à Nii-san de ne pas m'en mêler.

- Toi non mais moi je n'Est rien dit. Si ils ne se sont toujours pas déclaré d'ici Noël, je leur forcerai la main.

- Mais c'est demain le jour de Noël, s'énerva Al.

- Justement. La lieutenant Hawkeye est d'accord avec moi, la vérité doit être découverte, déclara Winry, les yeux brillant de malices.

Alphonse refusa d'argumenter davantage sachant trop bien qu'il n'arrivait jamais à raisonner sa bien-aimée lorsqu'elle avait les yeux animés par cette lueur. Il se contenta de l'enlacer tendrement en déposant un doux baiser sur ses cheveux.

Nii-san est difficile à comprendre mais il a toujours de bonnes raisons de faire les choses comme il le fait, avoua-t-il la voix pleine de respect.

Winry acquiesça un sourire discret en mesurant tout le respect que son fiancé vouait à son aîné. Depuis que ce dernier avait retraversé la Porte, Alphonse ne manquait pas une occasion de vanter ses mérites et son courage. Edward était déterminé, courageux et confiant… Winry les avait toutes entendues. Loin d'être jalouse, la jeune femme était seulement heureuse de mesurer l'attachement des deux frères. Si Alphonse estimait autant son aîné, la jeune blonde aurait parié tout l'or du monde que c'était réciproque. Edward aimait tellement son petit frère qu'il avait sacrifié sa vie pour lui. Sentant que les larmes reviendraient si elle repensait à cette époque de sa vie, Winry se blottit dans les bras de l'homme qu'elle aimait en fermant les yeux de bonheur. La tête contre son torse, elle prit la parole.

Je suis certaine que tu as raison. Edward et Mustang doivent apprendre à agir comme des hommes et non comme des gamins. Ils doivent se parler de leur plein gré, c'est pourquoi je n'interviendrai pas, déclara-t-elle.

- Quelle mouche t'a piquée pour que tu parle si sagement, se surprit Al qui ne l'avait jamais vu si calme.

- Je me suis seulement rendue compte que l'amour ne dois pas être précipité. Il faut accepter le destin comme il vient.

- Serait-ce trop précipité de se marier pour la nouvelle année, demanda le jeune homme blond, plein d'espoir.

Le merveilleux sourire que lui répondit Winry apaisa toutes ses craintes. En fait, même s'il avait tenté de le cacher à son frère, depuis leur tendre enfance il avait toujours été amoureux de la jeune blondasse. À cet instant précis, assis dans le train qui les mènerait à Central City, il n'aurait eut qu'une envie, marier Winry Rockbell sur le champs. Evidement, comme il ne pouvait le faire à l'instant même, Al se contenta d'enlacer davantage son amie de cœur et de l'embrasser tellement amoureusement que Winry crut qu'elle allait fondre face à tant d'amour. Les yeux brillants, elle lui rendit son baiser et poussa l'audace jusqu'à glisser sa main sous sa chemise pour pouvoir caresser sa peau.

Pendant ce temps, d'autres idées émergeaient également de l'esprit d'Edward, mais contrairement à son amie d'enfance, elels ne concernaient pas Alphonse. Roy Mustang. Ce nom résonnait dans sa tête à un point tel qu'il aurait rougit de tant penser à une personne si elle n'avait été devant lui. En effet, depuis le départ du lieutenant Hawkeye, les deux hommes ne c'étaient pas adressés un mot. Ils n'osaient même plus se regarder de peur de prendre la couleur du homard. J'aurais du me douter que ce n'était pas une bonne idée de me changer de vêtements tout de suite, maugréa intérieurement Edward qui regardait le paysage défiler devant lui.

Pour sa part, Mustang aurait bien voulu distraire son subordonné de cette situation embarrassante mais il se trouvait dans la même position. Et pourquoi donc c'était-il tant hâté pour ouvrir la porte ? Tout cela ne serait jamais arrivé ! Au souvenir du corps dénudé d'Edward, Roy se sentit soudainement brulant. Était-ce les effets du soleil ou le jeune alchimiste semblait auréolé de lumière dorée ? Mustang toussa pour se donner une contenance et commença à détacher ses boutons de manchettes quand la voix du blondinet le tira de ses rêveries.

Colonel…, commença le blond. Je peux vous poser une question ?

- Oui, je t'écoute, déclara Mustang en remontant ses manches jusqu'à ses coudes.

- Pourquoi…Pourquoi avoir tant tenu à ce que je sois dans la même cabine que vous ?

Mustang aurait voulu disparaître avant qu'Edward n'est fini de poser sa question. Il savait que tôt ou tard il devait dire la vérité à son subordonné mais il aurait aimé le faire…ailleurs, dans d'autres circonstances. Il prit une profonde respiration en essayant vainement d'éviter le regard de plus en plus insistant du jeune homme blond. Roy ouvrit la bouche et se lança, en bégayant, tout droit dans la gueule du loup.

C'est…c'est difficile à…, tenta-t-il de dire.

- Colonel, intervint Edward qui comprenait que son supérieur lui cachait quelque chose. Venez-en au fait.

- C'est…parce que je…je t'ai…

-QUE PERSONNE NE BOUGE NOUS SOMMES ARMÉS, cria alors une voix forte et masculine.

Depuis le couloir, les deux hommes avaient entendus des portes s'ouvrir brusquement et des cris de femmes apeurées. Ce fut Mustang, qui avait fermé la bouche dès qu'il avait été interrompu, qui se leva le premier pour porter secours aux passagers du train, bientôt imité par Edward. Oubliant momentanément leur discussion, ils foncèrent dans le couloir en suivant la provenance des cris. En tant que militaires, il était de leurs devoirs de rassurer les gens et d'éliminer la menace qui pesait sur le train.

Ils durent bien vite arrêter leur course car les hommes qui avaient pris l'engin de force fonçaient droit dans leur direction. Décidant de ne pas leur faire face tout de suite, Roy tira Ed par la manche et l'entraîna dans une cabine avoisinante. Les passagers de cette dernière furent épouvantés de voir surgir deux homme à leurs côtés mais le Colonel Mustang s'empressa de les rassurer. Ils n'étaient pas des brigands mais bien des militaires des quartiers généraux de l'Est. Alors qu'Edward tendait l'oreille pour vérifier qu'ils prendraient bien les brigands de dos, un autre cri se fit entendre, plus fort, plus distinct, plus…familier. Ed aurait reconnu cette voix n'importe ou et il en eut des frissons dans le dos.

Winry, s'écria-t-il avant de s'enfoncer à la suite des hommes armées.

Sans réfléchir, Roy le suivit, trop inquiet à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose. D'un bond, le blondinet sauta sur le dos de l'homme aux cheveux clairs qui avait osé s'en prendre à Winry. Voyant que son agresseur était déboussolé par l'attaque-surprise d'Edward, la jeune femme blonde lui administra un violent coup de pied dans le ventre. Le résultat fut immédiat, le brigand tomba comme une pierre, le souffle coupé par le coup. Tandis que l'alchimiste blond immobilisait le voleur de train, un second homme surgit derrière le colonel. Ce dernier n'eut guère le temps d'apercevoir l'assaillant qui lui colla son gun sur la tempe.

QUE PERSONNE NE BOUGE OU SINON VOUS AUREZ UN MORT SUR LA CONSIENCE, hurla-t-il pour couvrir le brouhaha du train.

Lentement, le silence s'installa dans le train et même si un bambin continuait de pleurer, cela ne sembla pas importer les brigands qui effectuaient des allé-et-venues entre les différentes cabines du train. Comprenant qu'il était l'otage principal des voleurs du train, Mustang décida de jouer le tout pour le tout afin d'éviter que ses ravisseurs ne s'en prenne à quelqu'un d'autre. Edward réussissait plutôt bien à maîtriser le colosse qui s'était attaqué à Winry et d'autres hommes armés se promenaient dans le train…

Dans un éclair de lucidité, Roy tendit ses muscles et alors qu'il pouvait deviner la tête de son agresseur derrière la sienne, il lança brusquement son crâne vers l'arrière, écrasant sauvagement le nez du brigand. Ce dernier ressentit aussitôt une explosion de douleur lui traverser la tête à la vitesse de la lumière. Reprenant rapidement ses sens, l'homme administra un violent coup de cross à Mustang.

Colonel, s'écria Edward en voyant son supérieur s'effondrer de tout son long.

-Colonel, répéta l'homme aux cheveux bruns qui avait violenté le militaire. Parce qu'en plus vous êtes dans l'armé, nargua-t-il en prenant Roy par les cheveux pour le forcer à se remettre à genoux.

Roy ne put retenir un gémissement de douleur lorsqu'il se sentit tirer vers l'arrière. Il aurait juré que le coup qu'il avait reçu lui avait fendu la tempe. Soudain, un rire retentit derrière lui et Mustang crut que sa dernière heure était arrivée. Puisque de toute faôn il ne pouvait rien voir, l'homme à l'œil d'onyx ferma sa paupière et tenta de garder son sang froid. Contrairement au colonel, Edward lui pouvait voir d'ou venait le rire et il en eut la chaire de poule. Surgissant derrière l'homme qui maintenait Mustang en immobilité, un autre individu, sans doute leur chef, vint jeter un coup d'œil à la scène et arrêta son regard sur la tête blonde qui tentait de maîtriser un brigand deux fois plus grand que lui.

Drigo, qu'est-ce que tu fais sous ce nain, lança-t-il à l'homme qui gigotait sous Ed.

- Euh…c'est…, voulut-il expliquer à son chef.

- Nain, s'écria presque Edward. C'est qui le nain, demanda-t-il en faisant l'erreur de se lever pour affronter l'homme qui osait l'insulter.

Un instant plus tard, le dénommé Drigo se relevait et attrapa Edward par la natte pour l'empêcher d'aller plus loin et le plaqua sur le sol, à l'endroit ou il avait reposé la seconde d'avant. Un second rire retentit et le blondinet tenta en vain de se débattre. Alors que Roy reprenait lentement ses esprits, il regretta de ne pas avoir ses gants à porté de main. Il leur aurait montré de quel bois il se chauffait. Même Edward, écrasé par l'imposante masse de Drigo, ne pouvait frapper dans ses mains.

Et puis d'abord qui es-tu, demanda le chef des brigands qui éatit visiblement surpris de voir un de ses hommes si facilement maîtrisé par un bout de choux.

- …full…metal…, réussit-il à souffler.

- Qu'est-ce que tu dis ? C'est ta taille qui influence ta voix ou…

- On l'appelle le fullmetal, répondit Mustang à la place de son subordonné qu'il n'avait pas lâché du regard.

- Tu es en train de me dire que cette demi-portion est le grand fullmetal, demanda l'homme qui se tenait toujours debout. Ça ne m'empêchera pas de le balancer par-dessus bord lorsque j'en aurai fini avec lui, menaça-t-il en lançant un regard noir au jeune alchimiste.

Avant que quelqu'un ne puisse dire quoi que ce soit, un bruit brisa le silence et fit dresser les cheveux de Roy car il connaissait trop ce bruit qui suivait une menace. Mais étrangement, il en fut soulagé…

À votre place je ne ferais pas ça, clama une voix féminine que tout les militaires reconnurent sur le champs. Lâchez vos armes et libérez ces hommes ou vous y serez forcés.

En se tournant vers la femme qui osait le menacer ainsi, le chef des brigands ne put retenir un rire sonore qui glaça le sang des passagers. Heureusement pour elle, Riza avait une énorme confiance en ses armes et elle ne manquait pas d'adresse.

Je répète une dernière fois messieurs. Lâchez vos armes et libérez ces hommes ou…

-Ou sinon quoi, interrompit le chef des voleurs, vous allez nous tuer, vous une femme ?

Si il l'avait pu, le colonel aurait avertis l'homme de surveiller ses paroles devant sa subordonnée blonde car s'il y avait bien une femme qui se battait pour être l'égal des hommes, c'était bien la lieutenant Hawkeye. En effet, en entendant les paroles arrogantes du chef des voleurs de train, Riza avait fermé les poings sur les prises de ses fidèles armes. Ne voulant guère montrer sa faiblesse devant les agresseurs de son supérieur, Hawkeye se contenta d'avancer d'un pas et de viser l'homme qui l'avait défiée. Toutefois, préférant garder un contrôle plus sûr de la situation, la militaire blonde tint en joue l'homme qui osait menacer le Colonel Mustang. Ainsi positionnée, elle se sentit plus l'aise pour négocier. En l'observant à la dérobé, Roy n'eut plus aucune crainte, Hawkeye maîtrisait la situation.

Comme je le disais plus tôt, vous feriez mieux de lâchez vos armes ou ma patience ne sera pas grande, reprit Riza qui se doutait bien qu'elle ne se ferait pas obéir.

En effet, seul un rire méchant lui répondit et c'est à ce moment qu'Hawkeye se fâcha. Faisant toutefois par exprès pour ne pas blesser personne, la lieutenant visa l'oreille du chef et tira…

Bonjour à tout le monde. Un GIGA-MÉGA désolé pour l' ÉNORME retard encore une fois c'est que mon ordi m'a lâché pendant presque deux semaines je n'ai donc pas pu écrire quoi que ce soit. Les deux prochains chapitres seront postés de façon très rapproché puisque je ne sais pas exactement ou couper… Je vous promet donc que vous saurez bientôt si Hawkeye vise aussi bien qu'on le prétends. XD