Chapitre 9
Le reste des vacances de Noël fut chargé pour nos jeunes gens. Hermione se levait très tôt et allait voir Dumbledore tous les jours. Les garçons furent, quant à eux, très frustrés de ne pas pouvoir participer à ces réunions. Et, lorsqu'ils posaient des questions à Hermione, celle-ci leur répondait toujours la même chose: « Vous le saurez bien assez tôt. »
Entre ses rendez-vous avec Dumbeldore et le temps qu'elle prenait pour étudier les ASPIC qui approchaient, Hermione était vraiment très occupée. Elle sortait souvent de la tour des Gryffondors avant que les garçons ne se lèvent et la plupart du temps, ils devaient aller la chercher pour la faire sortir de la bibliothèque.
« Nous sommes toujours en vacances. », lui fit un jour Sirius qui s'était, un matin, assit en face de la jeune fille. Ils avaient retrouvé, comme d'habitude, Hermione dans la bibliothèque. Et d'ailleurs, c'était le premier endroit où les garçons partaient chercher Hermione avant de fouiller le reste du château.
« Et les ASPIC arriveront toujours dans moins de cinq mois ! », lui rétorqua t-elle avant de replonger dans son bouquin. « Je ne vais pas vous forcer à travailler, mais ce n'est pas pour cela que je ne bosserai pas pour autant. »
James s'installa à son tour à coté de Sirius et fit à Hermione: « Ce n'est pas comme si tu ne connaissais rien de tout cela. »
« Je ne connais pas tout ! », leur-fit Hermione. « Il y a toujours plein de chose à apprendre. De plus. », rajouta t-elle en les regardant: « Où est Remus ? »
« C'était la pleine lune la nuit dernière. », lui répondit James. « Il reste à l'infirmerie aujourd'hui. »
Hermione fronça les sourcils et regarda son calendrier au jour d'aujourd'hui et, en effet, la nuit d'avant était entourée. « Wow ! Je ne peux pas y croire, je n'ai pas vu le temps passer. » Elle regarda James et Sirius: « Avez-vous fait quelque chose hier ? »
James et Sirius ricanèrent. « Cela ma chère, c'est un secret de Maraudeur. », lui fit Sirius.
Hermione roula les yeux: « Il ne semblait pas vous éviter ces derniers temps? »
« Remus est toujours un peu grognon quelques jours avant la pleine lune. », lui fit James.
« Non, ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire. C'est juste qu'il a l'air de m'éviter depuis quelques temps. »
« Je n'ai rien remarqué. », fit Sirius.
« Je crois qu'il était de mauvaise humeur ces derniers temps.», firent Sirius et James d'une seule et même voix.
« Je ne pense pas qu'il était cela Peut être que vous devriez aller lui parler. », leur fit Hermione. « Vous êtes ses meilleurs amis. »
« Je suis certain qu'il va très bien. », affirma Sirius.
« Oh, misère. Les garçons sont tous les mêmes. », fit Hermione avec un air de dégoût.
« Vous leur demandez de parler et ils vous envoient balader. Oubliez cela tous les deux. Je trouverais moi-même ce qu'il ne va pas avec lui. » Hermione rassembla ses affaires et leur jeta un dernier regard avant de quitter la bibliothèque.
Elle se dirigea ainsi directement vers l'infirmerie et aperçut Remus allongé sur un lit. Elle alla vers le bout de son lit et déposa ses affaires.
« Bonjour. », lui fit il en souriant ainsi qu'en s'asseyant plus confortablement. « Je ne m'attendais pas à avoir des visiteurs ce matin. »
« Je penserais que tu te sentirais un peu seul. », lui fit-elle. "J'avais oublié que c'était la pleine lune hier. », lui confessa t elle.
« J'aurais bien voulu l'oublier moi-aussi. », lui répondit-il.
« J'en suis sûre. », souria t-elle.
« Ce n'était pas une si mauvaise nuit, vraiment. »
« Je suppose qu l'on s'y habitue une fois qu'on est obligé de passer par la. »
Un silence s'installa entre eux deux pendant quelques minutes. Ensuite, ils parlèrent en même temps.
« Hermione. », commença Remus.
« Remus, je … », fit Hermione.
Ils eurent un rire. « Vas-y toi. », commença Hermione.
« Non, toi d'abord. », lui rétorqua à son tour Remus.
« Et bien, je me demandais simplement …Ce que … Est-ce que tu vas bien ? »
« Oui. », fit Remus assez surpris de la question. « Pourquoi ? »
« Tu étais assez calme ces derniers temps. Et je pensais que tu voulais m'éviter ou autre chose. », fit-elle lamentablement. « C'est stupide, oublie ça. »
« Non, ce n'est pas stupide. », rajouta rapidement Remus. « J'étais un peu distant ces derniers temps, c'est vrai. Mais ce n'est pas à cause de toi. »
« Très bien. », fit Hermione, rassurée. « Tu sais que tu peux me parler de tout ce qui te tracasse ? »
Remus eut un sourire: « Je sais, merci. »
Le silence s'installa encore pendant un petit moment avant qu'Hermione ne dise quelque chose. Que s'est il passé pour que tu restes ? »
« Oh …Je …J'ai oublié. »
« Oh, ok. »,fit calmement Hermione. Elle regarda autour d'elle. « Je pense que je devrais y aller. Tu devrais rester. »
« Ok. », fit Remus, déçu. « On se voit au dîner. »
« Oui. », lui répondit Hermione tout en mettant son sac par-dessus ses épaules. « On se voit au dîner. »
Hermione se dirigeait vers la sortie quand Remus l'interpella: « Hermione. » Elle se retourna. « Est-ce que tu me laisserais t'apprendre à voler ? »
« Bien sûr. », lui fit elle avant même de réfléchir.
Remus eut un large sourire. « Génial, Demain ? »
« Oui. », lui répondit-elle. Elle se retourna et sorti de l'infirmerie. Son cœur battit à tout rompre dans sa poitrine et ce n'était pas seulement parce qu'elle avait accepté de monter sur un balais le lendemain.
Le lendemain, Remus et Hermione se trouvaient debout sur le terrain de Quidditch. Hermione croisait et décroisait nerveusement ses bras. Et cela n'échappa pas à Remus.
« Ne sois pas nerveuse. », lui fit il en souriant.
« Je ne peux pas m'en empêcher. », marmonna t-elle. « Je ne peux pas croire que j'ai accepté que tu m'apprennes à voler. A quoi est ce que je pensais ? »
« Tu me faisais confiance. »
Hermione soupira: « Je te fais confiance. Je ne fais juste pas confiance à ce balai. »
« Et bien, si cela peu te rassurer, j'aurais le parfait contrôle de ce balai. »
« J'espère. », lui fit-elle incertaine.
« Allez, viens. », lui demanda t-il tout en lui prenant la main. « Je ne laisserais jamais rien t'arriver. »
Elle le laissa l'aider a s'installer sur le balai et s'assit lui-même devant elle. « Je vais devant en premier lieu comme cela, tu t'habitueras au fait d'être sur un balaiEnsuite, nous décollerons. »
« Ok. », lui dit-elle. Hermione mit ses bras autour de la taille du jeune homme et ensuite, posa ta tête au creux de son épaule. « Je suis prête. », fit-elle d'une voix qui tremblait légèrement.
Remus eut un petit sourire et s'éleva du sol. Ils volèrent assez haut sur le terrain et Hermione s'agrippa un peu à la taille de Remus. « Tout va bien ? »
« Mm Hm. », lui fit-elle.
« Est-ce que tes yeux sont ouverts ? »
Elle ria: « Oui, ils sont ouverts. »
« Est-ce que tu te sens bien ? »
« Oui, mais tu ne va rien faire de dangereux ou d'idiot, n'est ce pas ? »
« Comme quoi ? », lui fit malicieusement Remus.
« Quelque chose comme la Feinte de Wronski par exemple. »
Remus se mit à rire et laissa le balai descendre quelques mètres. Hermione poussa un petit cri et se teint plus à la taille de Remus. « Rémus. », cria t elle.
« Tu m'avais dis quoi ? », lui fit malicieusement Remus.
« Oh, je n'avais jamais dis que tu pouvais la faire maintenant. », lui fit elle. « Tu connaissais cette technique ? »
« J'en ai entendu parler. », lui fit Remus lorsqu'il se dirigea en cercle près des arbres.
« C'est un mouvement de Quidditch. Je ne pense pas que quelqu'un l'ai déjà essayé dans votre époque. »
« On peut l'essayer, si tu veux. », lui proposa Remus en plaisantant.
« Non. », fit Hermione en riant à son tour. « Sans façon. »
Ils volèrent encore pendant quelques instants en silence. Quelques fois, Remus faisait quelques figures de Quidditch qui amenaient Hermione à s'agripper à sa taille mais, il vola calmement la plupart du temps. « Donc. », fit Remus après un certain temps. « Est-ce que tu es prête à prendre ma place ? »
« Non, pas vraiment. » Mais Remus était déjà entrain d'atterrir.
« Ok. », fit-il. « Maintenant, tu vas devant et je resterais derrière toi. »
Hermione prit donc sa place sur le balai et sentit Remus se placer derrière elle. Il déposa ses bras autour de sa taille et attendit. Avant qu'elle ne perde toute envie d'apprendre à voler, Hermione décolla du sol et ils volèrent dans les airs.
« Ok. », lui fit Remus. « Essaye de lever le balai, juste un petit peu. »
Hermione prit fermement le balai et le leva mais au lieu de garder leur altitude, ils descendirent de quelques mètres.
« Non. », lui fit Remus tout en plaçant ses mains au dessus de celles d'Hermione. « Plus comme cela. » Il appuya légèrement ses mains sur celles d'Hermione et ils prirent de l'altitude. « Tu vois, tu y arrives. »
« Je pense que c'est toi. », lui fit Hermione.
« Tu le fais très bien. Tu dois juste rester calme. »
Hermione prit une profonde respiration et s'installa contre la poitrine de Remus. Remus s'appuya en avant et déplaça les cheveux d'Hermione qui le gênaient de l'autre coté, ses doigts frôlant sa nuque. Hermione retenait sa respiration lorsqu'il déposa sa tête par-dessus son épaule. Ils n'avaient jamais été aussi proches et Hermione en oublia pour un moment qu'ils se trouvaient dans les airs.
« Si jamais tu veux aller plus vite. », lui fit Remus dans le creux de l'oreille ? « Tu dois juste faire un peu de pression sur le balai. » Il s'appuya donc contre elle, et volèrent jusque de l'autre coté du terrain. « Et puis, quand tu veux tourner. » Il appuya ainsi sur le coté gauche des mains d'Hermione et attendit un peu avant de refaire la même chose. Leurs corps étaient en parfaite fusion. Ils ne faisaient qu'un. Ils étaient si proches qu'Hermione pouvait sentir le cœur de Remus battre. Il battait aussi vite que le sien.
« Tu vois que tu peux le faire. », lui chuchota t-il doucement. Après presque une heure et demie de vol, il lui demanda si elle était prête à atterrir.
« Oui. », lui fit-elle rapidement.
« Tu voles vraiment bien. », lui fit Remus une fois qu'ils eurent atterris. Ensuite, ils décidèrent de faire une promenade autour du lac.
« Tu mens. », rigola Hermione. « Je suis crispée sur un balai et tu le sais. »
« Tu perds juste confiance en toi. », lui fit Remus. « Pour être franc, j'ai été assez surpris. »
« Pourquoi ? », lui demanda Hermione.
« Tu ne semble jamais douter de toi. Pourquoi est ce qu'une simple chose comme le vol te tracasse autant ? »
« Cela ne me tracasse pas. », fit-elle sur la défensive. « C'est juste que je n'apprécie pas le vol. »
Remus se mit à rire. « Tu n'apprécies pas le vol. Je ne peux pas croire que je suis en train d'entre ça de la bouche de la fille qui veut détruire Tu Sais Qui. Qui aurait deviné que quelque chose te terrifiait?»
Hermione se mordit la lèvre supérieure avec un air confus. « Tu crois qu'il n'y a rien qui me terrifie ? », lui demanda t elle lentement.
« Tu ne semble pas être comme cela. », fit-il en ayant soudainement un changement du ton dans sa voix.
Hermione ne comprit pas le soudain changement d'attitude de Remus. « Quel est le problème avec toi ? Tu n'as pas été toi-même depuis que nous sommes rentrés à l'école. Tu es choqué de moi ? »
« Non », lui répondit immédiatement Remus. « Cela peut te paraître stupide, venant de moi, n'est ce pas ? Qui pourrait l'être envers la fille qui serait prête à risquer sa vie pour sauver le monde ? »
« Arrête ça. », fit Hermione qui était en colère. « Pourquoi est ce que tu agis comme cela ? Est-ce que tu crois sincèrement que j'ai eu le choix dans tout cela ? Tu voudrais que je les laisse mourir encore une fois ? »
« Non, mais tu as mais tu as déjà changé le cours des choses. Pourquoi ne peux-tu pas juste vivre ici ? »
« Parce que je ne peux pas. », cria Hermione.
« Je ne comprends pas pourquoi. », lui cria t-il en retour.
Hermione croisa ses bras et continua: « C'est juste, tu ne comprends pas. »
Remus soupira, baissant les épaules. « Je suis désolé. », lui fit-il en se demandant pourquoi il s'état mit en colère contre elle. « Je ne voulais pas te mettre en colère. »
« Oublie cela. », fit Hermione en partant du lac.
« Non, attend. », lui fit-il en courant pour la rattraper. « Je veux dire, je suis vraiment désolé. »
Elle continua de marcher. « J'ai dit, oublie cela. »
Remus la dépassa et lui prit la main en la faisant se retourner face à lui. Il fut surpris de voir des larmes couler le long de ses joues. Il la regarda un instant et fut incapable de parler. Elle respira un grand coup et une larme coula lentement le long de sa joue. Sans réfléchir, il alla prendre la larme et elle alla se nicher dans le creux de sa main et Hermione ferma les yeux. Remus ne pouvait rien faire d'autre que la regarder. Elle était tellement belle, debout là et si proche de lui. Il voulait désespérément l'embrasser mais il resta à la regarder.
Après quelques secondes, Hermione rouvrit ses yeux et s'éloigna quelques pas de lui. Elle tourna la tête, un peu embarrassée.
« Attends une minute. », lui demanda Remus. Il était déterminé à ne pas laisser ce moment lui échapper. Il s'approcha d'Hermione et lui donna un tendre baiser. Il se « retira » et la regarda, incertain de sa réaction.
Après quelques secondes, elle lui fit un petit sourire. « Je me demandais quand est ce que tu te déciderais à le faire. », avant de se rapprocher et de lui donner un autre baiser.
« Viens avec moi. », lui fit doucement Hermione une fois qu'ils se séparèrent. Elle prit Remus par la main et l'emmena loin du lac. Ils marchèrent main dans la main dans le château.
« Où allons-nous ? », lui demanda t-il.
« Je veux te montrer quelque chose. », lui fit-elle simplement. Elle le laissa au septième étage. « Reste ici. », lui ordonna t-elle.
« Hermione. », commença t-il.
« Attends. », lui fit-elle. « Je ne suis pas sûre que cela fonctionne. »
« Quoi ? »
Elle marcha jusqu'après le mur opposé à la tapisserie de Barnabas le Folletet y marcha trois fois tout au long. Remus sursauta quand une grande porte avec une large poignée apparurent.
Hermione ouvrit la porte et ils se sentirent un peu excités en entrant dans la pièce. Hermione frappa dans les mains, toute heureuse. Remus regarda la pièce, incertain.
« Ca a marché. », lui fit-elle heureuse. « Je n'étais pas certaine que cela fonctionne. »
« Je n'ai aucune idée de ce dont tu es en train de parler. », lui fit Remus en riant. « Où sommes-nous ? Je n'ai jamais entendu parler de cette pièce avant. »
« Nous appelons cette pièce la Salle sur Demande. », lui fit elle joyeusement. Elle se déplaça dans la pièce et y prit certaines choses. Il y avait une table remplie de Strutocopes, le miroir à ennemi! et le sol était couvert de grands coussins
Remus la regarda pendant quelques minutes. Ses yeux étaient fermés et elle semblait perdue dans ses souvenirs. Remus se dirigea vers l'une des rangées de livres et en examina les titres: « Se sont tous des livres de Défense Contre les Forces du Mal. », commenta Remus.
« Mm Hm. », lui murmura t elle.
« Hermione, pourquoi m'as-tu amené ici ? », lui demanda t-il.
Hermione traversa la pièce et lui prit la main. Elle l'emmena vers le milieu de la pièce et s'assit, les jambes croisées sur le sol. « Assieds-toi. », lui fit-elle. C'est ce qu'il fit.
« Dis-moi tout à propos de cet endroit. », lui demanda t-il.
« C'est la seule partie de chez moi que j'ai. J'ai essayé de venir avant, mais cela n'a pas marché. »
« Pourquoi ? »
« Cet endroit ne se trouve pas toujours ici. Il n'apparaît que lorsque tu en as réellement besoin. »
« Tu as besoin d'une pièce remplie de livres de DCFM et de magie noire ? »
« J'avais besoin que tu viennes la voir. C'est grâce à elle que je vais te faire comprendre pourquoi je fais ce que je fais. »
« Comment? »
« C'est dans cette même pièce que la guerre a réellement commencée pour moi. Pendant notre cinquième année, juste après que Voldemort soit revenu. Le Ministère a commencé à devenir plus actif à Poudlard. Le Ministre de la Magie avait placé un professeur de DCFM qui suivait à la lettre ce que le Ministère lui disait. Elle ne voulait en aucun cas nous apprendre des sorts de défense. », Hermione eut un rire. « Notre manuel de cours était vraiment affreux. Il parlait des moyens de défense que l'on pouvait avoir sans aucune magie. »
« J'ai décidé. », continua t-elle, « Que nous avions réellement besoin d'apprendre à nous défendre par nous-mêmes et, j'ai convaincu Harry de mener un groupe afin de les entraîner. Nous avions fait les rencontres dans le secret parce qu'il y avait un décret qui interdisait les formations de toute sorte de groupe ou organisation qui n'étaient pas approuvés par le Ministère. »
« Mon Dieu. », fit Remus choqué. « Les choses allaient si mal que cela ? »
« Oui. », lui fit Hermione. « L'été d'avant, nous avions perdu un étudiant et Harry avait faillit se faire tuer. Et voilà que le Ministère arrive et nous enlève la seule chose qui nous aiderait à sauver notre vie. C'était vraiment une horrible année. Les deux dernières années ont été …. », Hermione prit un temps pour utiliser les bons mots. « Difficiles. », termina t-elle simplement.
« Tu as donc appris dans cette pièce à te défendre ? »
« Non », sourit-elle. « J'ai compris qu'on aurait besoin d'apprendre à se défendre nous-mêmes ici. L'A.D. est devenu une sorte de mini ordre. Comme nous étions étudiants, nous n'avions pas encore le droit de faire partie de l'Ordre du Phœnix et, à part Harry, Ron, Ginny, Georges, Fred et moi, les autres étudiants ne connaissaient pas l'existence de l'Ordre. »
« Qui sont ces personnes ? », lui demanda curieusement Remus. « Tu m'as déjà parlé d'Harry et de Ron, mais qui sont les autres ? Et de quoi s'occupait l'AD. »
« Ginny, Fred et Georges sont tous de la famille des Weasley. Ils étaient les frères de Ron et sa sœur. Et l'A.D., c'était «L'Armée de Dumbledore». Et puis, pendant l'été après notre cinquième, les membres de l'A.D. ont commencé à se faire attaquer.Hermione respira un grand coup et quand elle reparla, sa voix tremblait légèrement. « Trois membres de l'A.D. furent assassinés avant que Dumbledore ne puisse intervenir. » Elle s'arrêta en sentant son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine.
« Je suis vraiment désolé. », lui fit Remus en lui prenant doucement l'épaule.
Elle respira un bon coup. « Dumbledore pensait que Voldemort voulait nous éliminer tant que nous étions jeunes et sans grande expérience en magie. Voldemort savait qu'aucun d'entre nous ne pourrait être influencé pour joindre sa cause. Il savait que l'on préférerait mourir. Mais il ne comptait pas sur le fait que cela nous rendrait plus déterminé à lui résister de toute nos forces.
« Que s'est-il passé pour le reste d'entre vous ? », le questionna t-elle.
« Nous sommes tous retournés à l'école pour notre propre protection. »
Remus soupira. « Je ne savais pas. », lui fit-il désolé. « Je n'avais pas réalisé à quoi ressemblait ta vie auparavant. »
« Il n'y avait aucune raison pour que tu le réalises. Mais tout était ok, vraiment. Même si nous étions en pleine guerre, il y avait toujours un peu de joie. Ce n'était pas toujours terrible et sérieux. Ron et moi faisions toujours de notre mieux afin qu'Harry se souvienne qu'il y avait toujours de bonnes choses dans nos vies, que nos vies valaient la peine d'être vécues. J'ai toujours pensé comme cela. Je garde toujours les bonnes choses qui se sont passée dans ma vie, jamais les mauvaises. »
« Je pense comprendre pourquoi tu agis comme cela maintenant, mais je n'aime toujours pas que tu le fasses. », fit Remus.
« Je comprends ce que tu ressens. Je me suis souvent demandée pourquoi est ce que cela devait être Harry qui devait pendre des 'hui, je ne l'ai toujours pas compris mais je l'ai accepté. »
Remus secoua la tête mais eut un sourire. « Tu es la personne la plus surprenante que j'ai jamais rencontré. » Hermione rougit quand Remus s'avança d'elle et l'embrassa. « J'ai voulu faire cela depuis ce jour à Pré au Lard. »
Hermione lui souria gentiment: « Pourquoi ne l'as-tu pas fait ? »
Remus grogna un peu: « Je n'étais pas certain de tes sentiments envers moi. »
« Je sais. », fit-elle en riant nerveusement. « Je ne me suis jamais sentie comme cela auparavant. »
« Moi non plus. », acquiesça Remus. « Et maintenant ? », lui demanda t-il.
Elle se leva et Remus en fit de même. « Est-ce que tu peux me ramener à la Tour Gryffondor ? »
Il lui prit la main. « Je peux le faire. », lui fit il en l'escortant vers la porte. Hermione regarda une dernière fois la pièce avant de partir.
Ils se tenaient toujours la main lorsqu'ils entrèrent dans la Tour Gryffondor. James et Sirius jouaient au jeu de la bataille explosive devant le feu. Ils regardèrent Remus et Hermione entrer dans la pièce. Le regard de Sirius fixa leurs deux mains qui se tenaient et Hermione aperçu une lueur ou quelque chose d'autre dans la lueur de ses yeux. Elle retira sa main de celle de Remus d'un air coupable. « Je vais aller me préparer pour le dîner. », leur fit-elle rapidement avant de se diriger en vitesse vers son dortoir.
Remus la regarda partir avec un sourire avant de rejoindre Sirius et James.
« Alors. », commença lentement James. Remus ne pouvait s'empêcher de garder son sourire sur son visage. « Raconte Moony », insista James.
« Elle a dit qu'elle m'aimait. »
« Tu ressembles à une fille quand tu dis ça. », plaisanta James.
« Je m'en fiche. », lui répondit Remus. « Elle est la personne la plus géniale que j'ai rencontré et elle m'aime. »
« Est-ce que tu l'as embrassée ? », lui demanda tranquillement Sirius.
« Oui. », lui fit Remus.
James regarda les deux amis, mal à l'aise. « C'est génial. », fit-il encore une fois mal à l'aise. « Donc, vous sortez ensemble. »
« Je ne sais pas. », fit Remus incertain.
« Que veux-tu dire par, je ne sais pas ? », lui demanda James. « Elle a dit qu'elle t'aimais et tu l'a embrassée. Qu'est ce qui ne va pas ? »
« Peut être qu'elle ne veut pas sortir avec moi. », fit Remus
« Pourquoi ne voudrait-elle pas ? », lui demanda Sirius.
Remus Grogna: « Peut-être qu'elle ne veut pas.
« Ecoute. », lui fit Sirius. « C'est moi qui te l' t'aime, tu l'aimes. Vous sortez ensemble.
« Mais que dois-je faire maintenant? Je ne suis jamais sorti avec une fille avant. »
« Emmène là à un endroit ou vous pouvez être seuls. », lui proposa James.
« Un endroit pour être seuls. », répéta nerveusement Remus. « Je crois que je peux faire cela. »
James eut un rire et se leva. « Viens avec moi. Je vais te montrer un endroit ou j'emmène parfois Lily. »
Remus se leva et suivi James. « Tu viens Sirius ? »
« Non-merci, allez-y tous les deux. »
« Ok », lui répondit James tout en partant avec Remus.
Dès que les garçons furent partis, Sirius reporta son attention vers l'escalier des filles et attendit qu'Hermione descende. Elle ne mit pas longtemps avant de descendre. Cinq minutes plus tard, elle descendit des escaliers.
« Hey Sirius. », lui fit elle. « Où sont partis les autres ? »
« Dehors. »,fit Sirius en se levant. « Hermione j'aimerais te parler. », fit-il en s'approchant.
Hermione recula de quelques pas. « Maintenant ? Cela ne peut pas attendre après le dîner ? »
« Non, je dois te parler maintenant. » Il la suivit jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte mais il lui prit la main. « Cela ne peut pas attendre. »
