Voici une petite songfic, histoire de vous faire patienter un peu ce qui attendent la suite de Heather Wright. C'est ma première sonfic basée sur un titre anglophone, et c'est un Ron x Hermione. J'espère que ça vous plaira.
NB : pour ceux à qui l'anglais donne des boutons, j'ai mis une traduction des paroles à la fin.
Runaway
Paroles, musique et interprètes : The Corrs
Say it's true, there's nothing like me and you
I'm not alone, tell me you feel it too
Une journée de cours se terminait, et au dehors, le vent du sud-ouest amenait d'épais nuages gris. Le pays tout entier avait pansé ses plaies, pleuré ses morts, et doucement, la vie reprenait son cours habituel. En sortant de la classe, une jeune fille aux épais cheveux bruns s'arrêta. Il n'était pas là. Elle attendit, il sortit en dernier, ce qui n'était pas son habitude. En règle général dès que la fin du cours sonnait, le rouquin était toujours le premier à se précipiter dehors. Il la prit par la main, et ensemble, ils avancèrent dans les corridors de pierre. Le garçon ralentit le pas. Le reste de la classe disparut à l'étage supérieur.
- Ron ! Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu es malade ? demanda la jeune fille inquiète de lui voir un air si tendu.
- Non, je… Je voulais te demander… Ça te dirait, ce soir, de… Enfin, je voudrais qu'on passe la soirée ensemble, dit Ron hésitant.
- Mais Ron, ça fait quatre mois qu'on passe quasiment toutes nos soirées ensemble ! souffla la jeune fille hésitant entre rire et s'étonner.
- Non… je veux dire… Seuls, répliqua Ron. Rien que toi et moi. On pourrait se trouver un coin tranquille et aller prendre quelques sandwiches en cuisine.
Il était si nerveux qu'il tremblait comme une feuille. La jeune fille, comprenant où il voulait en venir, se mit à hésiter, ce qui visiblement le rendit encore plus nerveux. Mais elle n'y pouvait rien. Certes, elle l'aimait depuis longtemps, et elle ne pensait pas pouvoir aimer un autre autant que lui. Mais lui ne lui avait jamais parlé de ses sentiments… Il s'était contenté de lui répondre lorsqu'elle avait fait le premier pas. Et elle n'allait pas s'offrir à lui sans gage de sa sincérité.
- Je veux bien, mais… D'abord, j'aimerais savoir ce que tu ressens pour moi, déclara-t-elle.
- Mais enfin Hermione, tu sais bien que je t'aime ! répondit Ron.
- Ça, tu me le dis souvent… mais le fait est que tu ne l'as pas beaucoup montré avant que… Enfin tu sais…
- Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ! C'est pas évident de parler de ce genre de choses, et puis je vois pas ce que tu voudrais m'entendre dire !
- Ce que voudrais savoir, c'est… Enfin Ron. Ce jour-là, j'étais nerveuse, on ne savait pas si on s'en sortirait… Je t'aimais depuis si longtemps, quand tu as pris la défense des elfes de maisons, je n'ai pas pu résister, et après, tu m'as rendu mon baiser, et là j'étais au comble de la félicité. Mais toi, qu'est-ce que tu ressentais pour moi avant ça ?
And I would run away
I would run away, yeah..., yeah
I would run away
I would run away with you
Elle faillit regretter ses paroles, son attitude. Si l'ultimatum qu'elle lui posait ne lui plaisait pas ? Mais c'était plus fort qu'elle. Elle doutait de sa beauté, et elle était persuadée que ce n'était pas son intelligence qui avait plu à Ron. En fait, Hermione sous ses airs toujours décidée et courageuse cachait un grand manque d'assurance, et ce soir-là, elle avait besoin d'être certaine que Ron tenait à elle autant qu'elle tenait à lui, alors elle pourrait tout accepter. Elle pourrait lui dire oui pour cette nuit, oui pour toutes les autres nuits.
- Tu… tuatoujourétélasseul, baragouina-t-il.
- Quoi ?
- J'ai dit que tu avais toujours été la seule. Je crois que c'est le jour où tu as été pétrifiée par le basilic que je me suis rendu compte à quel point je t'aimais.
Celle-là, honnêtement, elle ne l'avait pas vu venir. Elle avait toujours pensé qu'il n'avait commencé à éprouver des sentiments pour elle qu'en sixième année, que c'était une époque où elle l'énervait horriblement et qu'il n'avait comprit qu'il tenait vraiment à elle qu'après être parti, le jour de leur dispute à cause de la recherche des horcruxes qui n'avançait pas.
- Mais… pourtant, il y a eu Fleur, et Lavande, dit-elle encore frappée de stupeur.
- Fleur est une demi-vélane, et elle usait et abusait de ses pouvoirs avant de rencontrer Bill. Forcément que je la regardais, mais ce n'était qu'un artifice magique, ça n'avait rien de réel, répondit-il. Quand à Lavande… Je m'en fichais comme de ma première chemise, mais tu m'avais tellement mis hors de moi. Tu prétendais que si j'avais arrêté tous les tirs des Serpentard, c'était à cause du Felix Felicis. Alors je voulais te prouver que je pouvais avoir quelque chose, et être apprécié pour cela sans avoir recours à des artifices.
Un silence gêné s'installa. Hermione ne s'était pas rendue compte qu'elle avait perdu l'initiative de la conversation jusqu'à ce que Ron lui demande :
- Et toi… Tu… Depuis quand est-ce que tu…
- Pas bien longtemps après toi, répondit-elle en rougissant. Jamais je ne me suis autant ennuyée que l'été qui a suivi notre deuxième année. Quand on s'est retrouvés sur le Chemin de Traverse, au moment où je t'ai vu, j'ai ressenti une telle joie. C'est alors que j'ai compris que je t'aimais. D'ailleurs, si j'ai adopté Pattenrond c'était pour…
Mais pourquoi est-ce qu'elle parlait de ça ? Elle se sentait tellement honteuse d'avouer la raison de son affection pour le félin. Elle devint plus rouge qu'un feu de signalisation.
- Pour…? demanda Ron.
- Et bien, pour sa couleur, finit-elle par avouer. Je voulais avoir quelque chose qui me rappellerait tes beaux cheveux roux pour les périodes de vacances où nous serions séparés.
Ron rougit également.
- D'accord pour Pattenrond, mais alors… Qu'est-ce que tu fais de Krum et de McLaggen ? demanda-t-il.
- Viktor a… Enfin il a été le premier garçon à me voir comme une femme, et non pas comme une camarade de classe ou comme une Miss Je-Sais-Tout. J'ai honte de l'avouer, mais ça m'a beaucoup touchée d'être considérée avec de tels égards. Mais si je suis sortie avec lui, ce n'était qu'un pis aller. C'était avec toi que j'aurais voulu aller au bal de Noël, tous les mots tendres qu'il me disait, j'aurais voulu que ce soit toi qui me les dises. Quand à McLaggen, c'est exactement la même chose que pour toi et Lavande. J'étais tellement furieuse de ta réaction à la fin du match, et tellement triste de te voir avec elle que j'aurais accepté de sortir avec n'importe qui, mais McLaggen avait l'avantage d'être ton rival au poste de gardien, alors je me suis dit que lui plus que quiconque avait des chances de te rendre jaloux.
Il y eut un nouveau silence, plus long encore que le précédent. Mais cette fois, la gêne fit peu à peu place au bonheur. Il lui souriait, et elle lui rendit son sourire, perdue dans ses beaux yeux bleus. Il fit un pas vers elle.
- Alors… pour ce soir, tu…
Hermione ne le laissa pas finir, elle se jeta dans ses bras, et après un baiser passionné, elle lui glissa à l'oreille :
- Vingt minutes avant le couvre-feu, à la Salle sur Demande. Je t'attendrai à l'intérieur. Tu n'auras qu'à penser à l'endroit où je t'attends.
Puis elle s'éloigna en trottinant aussi vite qu'elle pouvait, le laissant sur place.
Cause I am falling in love with you
No never I'm never gonna stop
Falling in love with you
Elle passa la soirée à tout préparer dans les moindre détails. La première étape fut de prendre une douche, puis de sélectionner sa tenue. Elle porterait la robe de Poudlard pour parcourir les couloirs, mais en dessous, elle mettrait une robe de soirée. Heureusement, elle en avait prévue une. Depuis quatre mois qu'elle et Ron sortaient officiellement ensemble, elle avait eu le temps de prévoir cette soirée. Elle s'était donnée beaucoup de mal quatre ans plus tôt pour Viktor, elle s'en donnerait encore plus ce soir pour Ron, afin qu'il sache qu'il n'y avait que lui dans son cœur. Elle porterait une robe moldue, une robe en soie bleu pâle qui épousait au plus près sa silhouette et laissait ses épaules nues. Pourvu qu'elle n'ait pas grossi depuis cet été ! En dessous, elle avait prévu un ensemble soutien-gorge sans bretelles, petite culotte et porte-jarretelles, le tout en dentelle noire. Des bas noirs bien sûr, et des escarpins à talons hauts assortis à sa robe. Elle avait bien essayé les talons aiguilles, mais elle n'arrivait pas à faire trois pas avec de tels instruments de torture aux pieds.
Après avoir sélectionné sa tenue, il lui fallait se maquiller, se parfumer, et démêler ses cheveux. Pour le maquillage, elle resta assez sobre. Déjà qu'en temps normal elle n'en mettait pas ! Ou alors tout juste un peu de fond de teint. Un peu de rose sur les lèvres et du gloss pour les faire briller de mille feux. Pour mettre en valeur ses yeux chocolat, un peu de mascara pour étirer et marquer les cils, ainsi qu'une légère application de fard à paupières rose pâle. Le parfum, ce serait celui que Ron lui avait offert un mois plus tôt pour son anniversaire. Le plus dur, fut bien évidemment de démêler et de lisser ses cheveux. Malgré l'efficacité des produits du monde magique, il lui fallut une bonne heure pour arriver à un résultat satisfaisant. Avec des produits moldus, ça aurait été peine perdue. Une fois ses cheveux bien lisses, et les moqueries et gloussements de Lavande et Parvati, qui venaient de remonter dans la chambre, occultés par la fermeture de la porte de la salle de bain, elle ramena la plus grosse partie de ses cheveux en arrière et les attacha avec un ruban assorti à sa robe. Elle s'appliqua ensuite à se faire des anglaises. Deux bien épaisses qui retomberaient devant ses épaules, et de nombreuses autres avec des mèches deux fois plus fines pour donner du volume à sa queue de cheval.
Elle passa ensuite sa robe, et en arriva au point où elle fut forcée de laisser ses deux camarades de chambrée la voir, car elle avait besoin d'aide pour la fermer jusqu'en haut, la fermeture se faisant dans le dos. Elle imposa néanmoins à ses amies de ne pas émettre de quelconques rires ou gloussements moqueurs. Mais aucune d'elle n'eut envie de se moquer.
- Hermione, tu es vraiment magnifique quand tu t'en donnes la peine. Pourquoi tu ne le fais pas plus souvent, surtout pour tes cheveux ? demanda Parvati.
- Parce que ça me prend beaucoup trop de temps ! soupira Hermione. Je sais pas si vous vous rendez compte, mais ça fait plus de deux heures que je suis là.
- En tout cas, j'en connais un qui va en tomber à la renverse ! dit Lavande.
- Hey ! J'avais dit pas de moqueries ! protesta Hermione.
- Mais je ne me moque pas, je constate, répliqua Lavande d'un ton légèrement rieur. Tu passeras mes amitiés à Ron.
- Tu ne m'as pas l'air bien rancunière pour une ex-petite amie ? demanda Hermione étonnée de voir la jeune fille réagir aussi bien.
- Ça c'est parce qu'elle peut maintenant se consoler avec Mark Lancaster, trahit Parvati.
- Le préfet de Poufsouffle ! s'étonna Hermione. Oui… C'est vrai qu'en y pensant, vous devez bien aller ensemble.
Hermione peaufina son maquillage avec quelques paillettes dorées qu'elle s'appliqua sur les joues et sur les bras. Elle regarda l'heure. Bon sang ! Il fallait qu'elle se dépêche !
Close the door, lay down upon the floor
And by candlelight, make love to me through the night
(through the night, through the night...)
Elle l'entendit entrer alors qu'elle allumait la dernière chandelle. Décidément, le timing avait été serré. Elle se redressa et se retourna pour lui faire face. Elle lut alors sur son visage que sa préparation n'avait pas été vaine. Et ce fut amusée qu'elle le vit ouvrir des yeux plus ronds que des soucoupes. Et sa mâchoire inférieure semblait vouloir regagner le sol. Pour un peu, sa langue se serait déroulée comme dans les dessins animés de la Tex Avery avec le loup et la pin-up. Mais Hermione, même si elle l'avait voulu, n'aurait pas pu se moquer de lui. Car lui aussi avait fait un gros effort de présentation. Il avait revêtu la robe de soirée – Dieu que c'était ridicule d'employer ce terme pour un garçon – que Fred et George lui avaient offerte avec, ils le savaient maintenant, l'argent que Harry avait gagné au Tournoi des Trois Sorciers et qu'il avait remis au jumeaux. Il s'était également mis du gel dans les cheveux pour hérisser ses mèches de cheveux vers l'avant, et le résultat était plutôt plaisant.
- Wouaouh ! Tu es magnifique ! finit-il par dire.
- Merci Ron, tu es plutôt élégant toi aussi !
- Euh… qu'est-ce qu'on fait ? demanda Ron qui semblait avoir eu un formatage de son disque dur. Il ne se rappelait plus où il était ni ce qu'ils avaient prévu.
- On pourrait peut-être commencer par s'asseoir et se faire un petit pique-nique ? proposa Hermione d'une voix douce et rieuse.
Ron réussit alors, visiblement au prix d'un gros effort, à arracher son regard à la contemplation d'Hermione pour mieux observer l'endroit où ils se trouvaient. Hermione avait aménagé la Salle sur Demande à la façon d'un chalet de montagne. Murs en bois, cheminée, un canapé confortable en face du feu ronflant, un tapis entre les deux sur lequel était posé un panier en osier. Le mur face à la porte d'entrée avait une fenêtre donnant sur le parc, et en contrebas, sur Pré-Au-Lard dont on pouvait apercevoir la lueur des lampadaires. Dehors il faisait nuit et les nuages masquaient lune et étoiles. Enfin, le dernier mur de la pièce avait deux portes. Hermione avait prévu une chambre et une salle de bain.
- Heu… Hermione ! demanda Ron. Corrige-moi si je me trompe, mais un pique-nique, ça se fait pas en général dans un pré ou sur un coin de gazon et en pleine journée plutôt que le soir ?
- En général, oui, acquiesça Hermione. Mais étant donné qu'on a un panier repas et qu'on va manger ça assis sur… cette couverture – Hermione pointa sa baguette vers une couverture pliée en carrée et posée sur le canapé qui se déplia et vint recouvrir le tapis – je pense qu'on peut appeler ça un pique-nique.
Et donc ils profitèrent des sandwiches, salades et autres plats froids, mais néanmoins préparés avec grand soin par les elfes de maison. Deux ans plus tôt, Hermione aurait hésité à recourir aux elfes. Mais depuis la mort de Voldemort, ceux qui en avaient eu envie s'étaient vu offrir la liberté et étaient maintenant payés. Quand aux autres, ils finiraient bien par comprendre que leurs congénères libres n'étaient pas plus malheureux ainsi et prendraient exemple sur eux. Quand ils en arrivèrent au petites tartelettes que les elfes avaient préparées en guise de dessert, Hermione songea que ce serait bien de pouvoir les accompagner d'un verre de champagne. Aussitôt, une bouteille de Dom Pérignon apparut à côté d'eux avec deux flûtes.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Ron, surpris.
- Un petit truc qui ira bien avec ces tartelettes, répondit Hermione. C'est moldu, mais je pense que ça devrait te plaire quand même.
Elle essaya de faire sauter le bouchon, mais ce fut Ron qui dut s'y coller. Puis elle remplit les deux verres et en tendit un à Ron. Celui-ci goûta et apprécia. Ils s'en resservirent après avoir vidé leur verre. Mais arrivée à mi-chemin du deuxième, Hermione satura. Elle ne pourrait plus rien avaler, que ce soit solide ou liquide, et elle commençait à avoir chaud, sans doute les effets de l'alcool.
- Tu veux la dernière tartelette ? demanda-t-elle à Ron.
- Oh non ! Je n'ai plus faim, répondit-il.
Elle rangea tout ce qu'ils avaient étalé sur la couverture dans le panier, Ron l'aida, et quand ils posèrent tous deux la main sur la dernière assiette, Hermione n'y tint plus. Elle envoya l'assiette sur le côté et tira Ron par la cravate pour l'embrasser. Il se rapprocha pour se mettre dans une position plus confortable et la prit dans ses bras. Elle lui retira ses lèvres pour aller lui glisser à l'oreille.
- Ron, fais-moi l'amour !
Cause I have run away
I have run away, yeah..., yeah
I have run away, run away
I have run away with you
A nouveau, Ron fut surpris. Il s'écarta d'elle et la regarda comme s'il n'était pas certain qu'il s'agisse bien d'Hermione Granger. Pourtant c'était bien elle, et chaque cellule de son corps brûlait d'amour et de désir pour le jeune homme face à elle. Elle avait organisé la soirée parfaite, c'était le moment, et elle était prête. Elle savait maintenant qu'il l'aimait autant qu'elle pouvait l'aimer. Elle avait fui ses responsabilités de Préfète-en-Chef pour être avec lui ce soir. Et elle savait que lui aussi en avait envie. Après tout, c'était lui qui avait proposé qu'ils passent la nuit ensemble. Pourtant, l'étonnement sur le visage du jeune homme semblait sincère, et ne pas se disputer à la joie de la voir répondre à ses attentes. Serait-il possible qu'elle se soit méprise sur ses intentions ? Elle avait été tellement nerveuse, ces derniers temps, à l'idée qu'elle et Ron franchiraient bientôt ce cap qu'elle avait très bien pu mal interpréter sa demande. Si c'était le cas, alors il allait falloir jouer en finesse. C'était la soirée parfaite, c'était le moment parfait. Ce soir, ce serait magique, et c'est ainsi qu'elle voulait se rappeler de sa première fois.
- Ron, tu m'aimes, non ?
- Bien sûr ! répondit-il, plus rouge qu'une écrevisse.
- Et tu as envie de… d'aller plus loin ?
- Oui, je… c'est juste que je ne m'attendait pas à ce que ce soir…
- Chut ! souffla-t-elle en posant un doigt sur ses lèvres.
Cause I am falling in love (falling in love) with you
No never I'm never gonna stop
Falling in love with you...
With you...
Elle se rapprocha de lui et le prit dans ses bras. La tête contre son épaule, elle décida de lui ouvrir son cœur totalement.
- Ron, je t'aime. Je t'aime tant que je ne peux plus imaginer de passer une seule journée loin de toi. Mon cœur et mon corps réclament ta présence, ton toucher, ton odeur. A chaque fois que tu m'embrasses, j'ai l'impression de m'envoler pour le paradis. Depuis quatre mois, je suis sur un petit nuage. J'ai l'impression d'être au comble de la félicité. Mais paradoxalement, je sens grandir en moi un nouveau désir. J'en veux plus. Être tout contre toi ne me suffit plus, j'ai envie de me fondre en toi. Je suis extrêmement nerveuse, parce que je sais que nous allons franchir un cap dans notre relation. Et quelque part, j'ai un peu peur que tout change. Mais, j'en ai aussi très envie. Chaque jour que Dieu fait, je tombe amoureuse de toi. Ce soir, je voudrais tomber amoureuse d'une autre façon, c'est tout.
Elle sentit alors une larme couler. Elle s'écarta de peur d'avoir fait de la peine à Ron. Elle ne voyait pas comment, mais quand on touche au sentiments des autres, tout devient si compliqué. Mais quand elle vit l'expression de son visage, elle n'y lut pas la peine, mais au contraire une intense émotion.
- Hermione, je… Depuis des semaines, je ressens en ta présence un supplice que je n'arrivais pas à définir. Mais à l'instant, les mots que tu as dit… Je me suis rendu compte que je ressentais exactement la même chose. Je t'aime Hermione. Et moi aussi je veux tomber amoureux de toi ce soir. Tomber amoureux d'une autre manière.
Leur lèvres se collèrent à nouveau, leurs langues joutèrent de façon un peu chaotique. Ron bascula en arrière. Il chercha la tirette de la fermeture éclair de sa robe. Quand il la trouva, il l'ouvrit tout en douceur. Elle se redressa et fit glisser sa robe, jusqu'à sa taille d'abord, puis Ron défit les boutons de sa propre robe, elle devait s'écarter pour lui permettre d'atteindre le dernier, elle en profita donc pour se mettre debout et faire glisser sa robe jusqu'au sol. Ron dégluti en la voyant en sous-vêtements. Elle se pencha et défit les boutons de sa chemise qu'elle fit glisser le long de ses bras en même temps que sa robe de sorcier. Son torse musclé attirait irrésistiblement son regard. Elle y déposa un baiser, puis remonta jusqu'à la bouche. Ils basculèrent à nouveau et roulèrent au sol. Il déboutonna son pantalon, et pendant qu'il le retirait, elle laissait vagabonder ses mains sur les abdominaux fermes. Il l'embrassa à nouveau et ils roulèrent encore au sol. Elle passa les mains dans son dos et dégrafa son soutien-gorge.
And I would runaway
I would runaway, yeah..., yeah
I would runaway (runaway)
I would runaway with you
Le jour était déjà bien levé quand Hermione ouvrit les yeux. Les rayons du soleil ne leur parvenaient pas puisqu'ils étaient exposés au nord-ouest, et de toute façons, aux vues de la grisaille du ciel, il n'y aurait pas de soleil ce jour-là. Pourtant, Hermione avait l'impression que tout rayonnait d'une lumière douce et magnifique autour d'elle. Elle avait craint d'être maladroite ou mal à l'aise cette nuit. Mais tout était venu naturellement. Ce fut un peu douloureux au tout début, et un peu bref aussi. Mais Hermione avait ensuite entraîné Ron dans la chambre. Ils s'étaient embrassés et caressés partout et avaient recommencé. Cette fois, il n'y avait plus eu de douleur, ça n'avait été que du bonheur. Et ça avait duré plus longtemps. Puis, épuisés, ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre.
- Bonjour ! dit Ron en embrassant son épaule.
- Tu étais réveillé ? demanda Hermione.
- Depuis quelques minutes… Tu sais que tu es belle quand tu dors ?
Ils s'embrassèrent.
- Il faudra qu'on recommence, dit-il. J'ai adoré tomber amoureux cette nuit.
- Il ne faudrait pas le faire trop souvent non plus, critiqua-t-elle. On risquerait de se faire découvrir.
Elle avait parfaitement mauvais jeu de dire ça alors qu'elle brûlait d'envie de recommencer au plus tôt. Mais même folle d'amour, elle restait Hermione. Et s'il fallait se retenir de le faire à volonté pour pouvoir continuer à le faire de temps en temps, alors ils se retiendraient. Parce que mieux valait de temps en temps que pas du tout.
- Tu n'as pas aimé ? demanda-t-il en affichant une moue boudeuse.
- J'ai adoré, répondit-elle en l'embrassant. Et on recommencera.
Cause I am falling in love (falling in love) with you
No never I'm never gonna stop
Falling in love with you…
- Parce que je ne cesserait jamais de vouloir tomber amoureuse de toi !
Falling in love (falling in love) with you
No never I'm never gonna stop falling in love with you
- Ça tombe bien, répondit-il. Parce que moi non plus.
With you, my love, with you...
na ni na ni na na...
(With you, with you, with you, with you)
Traduction des paroles :
Dis-moi que c'est vrai, qu'il n'existe rien comme toi et moi
Je ne suis pas seule, dis-moi que tu ressens ça aussi
Et je m'enfuirais
Je m'enfuirais, oui
Je m'enfuirais
Je m'enfuirais avec toi
Car je suis tombée amoureuse
De toi, comme je ne l'ai jamais été
Je ne cesserai jamais de tomber amoureuse de toi
Ferme la porte, étends-toi sur le sol
Et à la lueur des bougies, fais-moi l'amour toute la nuit
Car je me suis enfuie
Je me suis enfuie, oui
Je me suis enfuie, enfuie
Je me suis enfuie avec toi
Refrain
Et je m'enfuirais
Je m'enfuirais, oui
Je m'enfuirais
Je m'enfuirais avec toi
Refrain...
