Bonjour, Bonsoir.

Encore un petit texte très perso. Si vous n'êtes pas intéressés je vous laisse aller sur mon compte et lire tous les vrais matoine que j'ai écris (et tous les lemons qui vont avec ). OUI JE FAIS MA PUB JE SAIS ET J'ASSUME ^^

Si vous êtes encore là, comme d'habitude, les vidéastes cités dans ce texte ne m'appartiennent pas et je me fiche de leur orientation sexuelle. Cela ne me regarde pas. Je ne cherche à défendre aucune cause particulière ici.

Sur ce bonne lecture mes coléoptères


Petit bouchon face à la vague

Quel bordel dans ma tête. Ou alors au contraire c'est parfaitement clair.

Je ne sais plus.

Tout va si vite.

Oui.

Non.

Re Oui.

Re Non.

…Oui ?

Je suis censé faire quoi moi ? Je suis ballotée comme un vulgaire bouchon à la mer. Un bouchon qui regarde la vague arriver vers lui. Impuissant. Mais pas totalement.

Impuissant dans le sens où il est prisonnier de ses sentiments. Mais tout de même participant un minimum en provoquant la vague. Petit bouchon perdu milieu de la mer. Il provoque les vagues. Il ne se contente pas de les subir. Et c'est bien que c'est excitant.

Il n'est pas passif.

Il n'est pas passif devant la vague.

Il la provoque. Il la provoque au risque de se faire engloutir mais il espère être élevé au sommet de la vague.

L'espoir.

Mais la vague est joueuse. Elle feinte. De telle sorte que chacune jour est une surprise.

Car aujourd'hui ce n'est ni un oui ni un non mais un peut-être. Ou un petit oui, un oui partiel. Un oui nuancé.

Mais c'est pas si mal que ça en fait.

Ce n'est pas noir ou blanc. C'est gris.

Petit bouchon comprend que le monde est fait de nuances de gris, de nuances entre les vagues. Il y a de grandes vagues, des petites vagues. Il n'y a pas que les sommets et le fond des abysses.

Antoine regarde son téléphone en souriant.

Mathieu… Ça ne s'arrêtera donc pas.

Je crois que je suis retombé totalement amoureux de toi… Tu me plais beaucoup… je sais que je t'ai quitté et que je devais pas mais j'ai envie de t'embrasser et de passer du temps avec toi… malgré le fait que je sais qu'on n'est pas compatible sur beaucoup de points… tu me plais et ça s'explique pas. Même si cette relation est bizarre j'ai très envie que ça continue

En effet Mathieu et lui ont petit à petit recommencé à s'asseoir côte à côte. Ils ont ensuite recommencé à se parler. Ils se sont rendu compte des énormes erreurs qu'ils ont fait.

Ainsi le bouchon a repris sa douce ascension. Mais la vague sera certainement différente de la précédente.

Elle semble plus apaisée. Plus réfléchie.

Mais peut-être n'est-ce qu'une illusion. C'est fort probable.

Mais il fut vivre au présent non ? Vivons alors le à fond.

Le présent est composé d'heures assis côte à côte, de plus en plus proches, jusqu'à ce qu'Antoine pose sa tête sur l'épaule de Mathieu et que leurs mains se rejoignent à l'abri des regards derrière leurs corps.

Le doux contact de l'index contre la paume. Le doigt qui est ensuite attrapé avec délicatesse par les appendices de la paume susnommée, avant d'être brusquement lâché par crainte de l'avoir trop attrapé. Par crainte d'être allé trop vite. Mais le regard bleu dans le regard brun confirme que c'est la bonne direction. En tous cas c'est bien celle qu'ils veulent tous les deux aller. Alors la paume prend le doigt contre elle pour permettre à l'index de la chatouiller doucement. Un sourire se dessine sur les lèvres. Un regard s'échange. Puis un deuxième doigt rejoint le premier. La tête se cale davantage sur l'épaule et les pulpes de la main restante se posent sur la cuisse. Le propriétaire de la cuisse ne se décale pas. C'est donc une approbation silencieuse. La main se pose alors en entière sur la cuisse. Avant de se retirer et de laisser danser les phalanges contre le textile. Alors comme pour continuer ce geste les doigts s'enlacent dans entre les deux corps.

Ce n'était pas prévu. Pas prévu du tout. Mais ils n'ont rien fait pour empêcher que cela arrive.

Antoine le petit bouchon a regardé le vague arriver. Elle avait l'air séduisant avec ses promesses muettes. Il l'a donc laissé l'emporter. Peu importe où elle l'emmènera car petit bouchon est bien accompagné. Malgré sa crainte de la solitude, il ne sera pas seul. Il affronte les vagues qui arrivent sans cesse en prenant le risque qu'elles l'emportent au fond car il sait que d'autres petits bouchons comme lui seront là pour l'aider à remonter à la surface et prendre la vague suivante.


Voilà voilà. J'espère ne pas vous avoir trop perdu ^^

N'hésitez pas à me souligner les éventuelles fautes d'orthographe ou de grammaire si vous en voyez.

Sur ce, moi, madame la coccinelle autoproclamée je vais me coucher car je suis épuisée !

A plus tard bande de petits insectes.