Bonjours à tous,

Je sais que ça fait loooonnnnnnnnnngtemps que je n'avais pas publié de nouveaux chapitres, mais bon, me revoilà, avec ce dernier chapitre, et, si j'ai le droit à de nombreux reviews, un petit épilogue rapidement. (sinon, un petit épilogue lentement, et oui !!!)

Voilà, voilà, bonne chance à tous pour ce chapitre…

Lias


Un balai tout feu tout flamme

Chapitre 8 : Baiser mouillé et mouillant.

Harry resta quelques instants sur place, en se demandant s'il valait mieux qu'il finisse Malfoy (qui était à présent allongé sur le coté, recroquevillé sur lui-même, les deux mains sur ses attributs masculins) ou poursuivre Braisia, et il opta pour la seconde option, sachant qu'il ne pourrait sûrement jamais torturer et humilier Malfoy comme Braisia venait de le faire.

Harry fini par retrouver Braisia qui était parti s'enfermer dans les toilettes de Mimi Geignarde, et qui, au bruit qu'entendait Harry semblait pleurer toutes les larmes de son corps.

Harry se sentit soulagé en constatant qu'ils étaient tous les deux seuls dans ses toilettes. En effet, Mimi ne semblait pas se trouver là, elle était sans doute en train d'espionner les préfets qui se lavaient, inconscients, dans leurs salles de bain. Ce qui était plutôt un bien, pensa Harry, car elle avait la fâcheuse habitude de prendre du plaisir au malheur des autres, comme il avait déjà pu le constater lorsqu'Hermione s'était retrouvée avec une queue de chat au cours de leur 2ème année.

Harry s'approcha de la porte d'où provenaient les sanglots de Braisia. Relativement mal à l'aise, il resta quelques secondes à fixer la porte des toilettes, ne sachant pas exactement ce qu'il devait dire ou faire.

Enfin, il respira un grand coup, pris son courage à 2 mains, se répéta intérieurement que tout allait bien se passer, et frappa discrètement à la porte.

« Qui est là ? » demanda Braisia d'une voix nouée

« C'est moi, heu, Harry. Est-ce que tu pourrais m'ouvrir s'il te plait, je voudrais te parler. »

« Non, vas-t-en » Lui répondit t'elle d'une petite voix triste.

Harry sentit des contractures au niveau de son estomac. Il ne voulait pas que Braisia soit malheureuse, il ne l'avait jamais souhaité. Il adorait cette fille (et comment pouvait-on ne pas l'aimer !). Tout ce qu'il espérait à ce moment là, c'est qu'il puisse trouver les mots pour lui rendre son beau sourire et sa joie de vivre. Mais comment aurait-il pu faire si cette porte restait entre eux ?

« Braisia, s'il te plait, ouvres-moi »

Cette fois Braisia ne répondit pas. Harry resta l'équivalent d'une minute, planté bêtement à regarder la porte, puis, alors qu'il commençait à ce dire que tout cela ne servait à rien, et qu'il ferait mieux de demander à Hermione comment il fallait s'y prendre, il entendit le verrou de la porte tourner. La porte commença à s'entrouvrir doucement, lentement, et Harry fini par découvrir Braisia, à moitié cachée derrière.

Ces yeux étaient rougis, gonflés, et on distinguait encore sur ses joues des traces de larmes qui avaient coulées, et pourtant, malgré tout ça, Harry la trouva magnifique. Elle lui apparaissait comme un petit être vulnérable qu'il fallait protéger, ce qu'il avait envie de faire du plus profond de son être, même s'il devait mourir pour ça.

« Tu ne m'aimes plus, Harry » dit Braisia dans un souffle. Sa voix avait été si faible que Harry cru presque qu'il ne l'avait pas entendu. Pourtant ses entrailles s'étaient crispées avec ces mots, et sa respiration s'était soudain bloquée, à tel point qu'il se demanda si il n'allait pas mourir d'asphyxie à cause de cette phrase.

« Bien sûr que si je t'aime Braisia, et même, tu ne t'imagines pas à quel point je t'aime » dit-il. Et en disant ces mots, il se rendit compte à quel point ils étaient vrais. « Mais il faut que tu comprennes, la relation entre un balai et un humain n'est pas la même que celle entre deux humains. Je t'aime toujours, mais pas de la même façon, je t'aime juste différemment. »

Harry arrêta son discours, car il se rendit compte que s'il continuait, il ne pourrait plus s'empêcher de la prendre dans ses bras. Ils s'étaient déjà rapprochés l'un de l'autre à tel point que leurs bouches ne se trouvaient plus qu'à quelques centimètres. Harry plongea ses yeux dans le regard si profond de Braisia.

« Moi aussi je ne t'aime plus comme avant Harry, tu sais, je ressens des sensations étranges, là » dit elle en pointant quelque chose du doigt.

Harry baissa son regard, pour distinguer l'endroit qu'elle désignait, et se rendit compte qu'elle avait posé son doigt au niveau de sa poitrine, juste au dessus de son sein gauche. Pendant quelques secondes, Harry ne pu détacher les yeux du galbe de ses seins, si joliment dessinés, et sentit des tressautements au niveau de son bas-ventre. Lentement, il se força à relever son regard, et ses yeux glissèrent sur son cou, dont le grain de la peau avait l'air si lisse, si doux… Puis il continua à lever son regard, et ses yeux se posèrent sur la bouche de Braisia. Elle avait les lèvres pulpeuses, charnues, d'une magnifique couleur rose pale. Ces lèvres étaient légèrement entrouvertes, comme si elles l'appelaient silencieusement.

Harry ne tenait plus, il aimait Braisia, il le savait, et elle aussi venait de lui avouer qu'elle l'aimait. Ce n'était plus des sentiments d'un balai pour son maître, c'était autre chose. Alors doucement, il se pencha vers elle, il senti son souffle chaud sur sa joue. Il se pencha encore, et ses lèvres entrèrent en contactent avec celles de Braisia, pour lui donner le baiser le plus passionné qu'il pouvait imaginer.

Soudain Braisia se recula d'un bon.

« Mais, qu'est ce que tu fais ? » demanda t'elle les yeux écarquillés.

« Je, … je…. » Balbutia Harry qui ne s'était pas attendu à ça. Il eu l'impression qu'on venait de lui jeter un saut d'eau sur la tête. Et soudain, il se sentit plus honteux qu'il ne l'avait jamais été. Braisia ne l'aimait pas. Elle ne s'avait pas ce qu'était un baiser, elle n'avait aucune idée de ce que cela pouvait dire d'embrasser quelqu'un. Il s'était une fois de plus fait avoir.

Rouge de honte, il fit volte face et parti s'enfermer dans son dortoir.

Quelques heures plus tard, alors qu'il se trouvait encore allongé sur son lit, à se répéter à quel point il était stupide, il entendit quelqu'un entrer dans le dortoir. Au son des pas, car le rideau de son baldaquin était fermé, il su qu'il s'agissait de Ron.

Ron avança, et vint s'asseoir sur le lit à coté de celui de Harry. Il ne dit rien, mais Harry, convaincu qu'il savait déjà, tira le rideau de son baldaquin. Au regard désolé que lui lança Ron, il su qu'il ne s'était pas trompé.

« Alors tu sais ?

-Ouais

-Qui te l'a dit ?

-Hermione. C'est Braisia qui est venue lui raconter. Elle n'avait pas du tout compris ce qui se passait, tu sais, et… » De toute évidence, même Ron ne savait plus quoi ajouter à ça. Il haussa les épaules, d'un air de dire, « Que veux-tu, c'est comme ça. »

« J'ai dit au professeur Flitwick que tu te sentais mal, Harry, mais il est bientôt 8h, je crois que tu as rendez-vous avec Dumbledore. » Dit-il encore. Puis, comme Harry ne donnait pas l'air de vouloir bouger, il reprit : « tu sais, ça fait encore peu de temps qu'elle est humaine, peut-être que plus tard, quand elle aura un peu mieux compris ce que ça représente, tu… » Il n'acheva pas sa phrase, mais cette parole sembla faire sortir Harry d'un long sommeil. Il posa les yeux sur Ron, comme s'il venait de remarquer sa présence, et cligna des yeux :

« Oui, tu a peut-être raison » Répondit-il dans un souffle, même s'il n'avait pas vraiment écouté ce que Ron venait de lui dire. 'Bon, il faut que j'y aille.'

Et il se leva lentement et quitta le dortoir la tête encore dans ses pensées. « Comment peut on apprendre à quelqu'un ce qu'est l'amour ? Se demandait-il en se rendant au bureau de Dumbledore. « Est-ce quelque chose que l'on peut apprendre, ou faut-il le découvrir par soi-même ? »

Lorsque Harry retrouva ses esprits, il se rendit compte qu'il était devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau de Dumbledore. Il eut un léger sourire en constatant qu'il se rendait maintenant presque automatiquement aux endroits où il voulait aller, alors qu'en première année, il avait eu le sentiment qu'il n'arriverait jamais à retrouver son chemin dans cet immense château.

Il donna le mot de passe à la gargouille, et grimpa les marches de l'escalier en colimaçon. Lorsqu'il pénétra dans le bureau de Dumbledore, une nouvelle surprise, et de taille, l'attendait. Assis en face du vieux directeur, se trouvait Braisia. Lorsque le professeur l'accueilli avec son habituel « Entre Harry, et assis-toi », elle se tourna vers Harry, et lui fit cadeau de son plus beau sourire. De toute évidence elle n'était pas fâchée contre lui. Harry pensa même qu'elle avait l'air plus heureuse qu'elle ne l'avait été depuis longtemps, et cela lui mis du baume au cœur.

Lorsque Harry se fut assis, Dumbledore tourna vers lui son regard bleu pâle, et Harry eut, comme toujours l'impression qu'il était passé au scanner.

« Alors voilà Harry, je t'ai fait venir car j'ai enfin trouvé un moyen de redonner à Braisia sa forme d'origine. »

Pour au moins la troisième fois de la journée, Harry eut l'impression qu'il passait sous un train. Les yeux écarquillés, il fixait Dumbledore, en attendant peut-être qu'il expose de rire en criant « POISSON D'AVRIL » ou quelque chose comme ça. Après ce qui paru un temps interminable à Harry, ce dernier se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'une blague.

« Non » dit-il simplement

« Pardon ? » dit le professeur Dumbledore en fronçant les sourcils

« Non, répéta Harry, je refuse que Braisia redevienne un balai. C'est un être humain maintenant, et ce serait atroce de lui faire vivre ça » pendant quelques secondes, il avait failli dire 'de me faire vivre ça', mais il s'en était abstenu.

« Le problème, Harry, c'est que Braisia a déjà décidé qu'elle voulait redevenir un balai »

« NON !!! » Hurla Harry en se levant de son siège, qui tomba à la renverse. Il se tourna vers Braisia, pour lui demander pourquoi, ce n'était pas possible, elle avait dû être contrainte par Dumbledore de dire ça, mais Braisa, très calme, se contentait de le regarder, toujours assise sur son siège, avec juste un petit air étonné. La réaction de Harry, n'était visiblement pas celle à laquelle elle s'était attendue.

« Mais enfin, Harry, tu ne te rends pas compte, dit-elle. C'est merveilleux »

« Mais,…Enfin… Mais je t'aime Braisia, rugit-il. Comment peux-tu vouloir me quitter comme ça ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? »

Braisia le regarda d'un air interloqué, elle n'aurait pas eu un air différent si elle venait de lui offrir un cadeau et qu'il s'était mis à pleurer.

« Comment peux tu faire ça, reprit-il, tu es entrée dans ma vie, tu as tout chamboulé, et maintenant tu veux repartir comme ça, comme si il ne s'était rien passé. Tu n'es plus un balai pour moi, Braisia, tu es devenue une femme, et je t'aime comme telle !!! »

Braisia avaient maintenant les larmes aux yeux, mais Harry ne pouvait dire si c'était des larmes de tristesse ou de colère.

« C'est exactement pour ça que je veut redevenir un balai Harry, Tout est trop compliqué quand tu es un humain. Vous les êtres humain, il y a des choses que vous devez faire, et d'autres pas, il y a des gens avec qui vous devez parler, et d'autre pas, des gens que vous aimez, des gens que vous n'aimez pas, des gens que vous aimez plus que d'autres, des gens avec qui vous devez être seuls, et des gens avec qui vous ne devez pas. Dans ma vie de balai, tout était simple, j'ai un maître, à qui je suis fidèle, toi. Des collaborateurs, les gens de ton équipe, et des ennemis, les gens de l'autre équipe. Et tout cela est simple, ça ne change pas sans arrêt, et je peux faire ce que je veux »

Elle avait dit tout ça presque sans reprendre son souffle. Elle respira un grand coup. Harry cru qu'elle avait fini, mais elle reprit :

« Quand je suis ton balai, tout est simple, je suis à toi, et tu peux faire ce que tu veux avec moi, et jamais personne ne me demandera d'appartenir à quelqu'un d'autre. En tant qu'humaine, je n'appartiens à personne, et tout le monde veut que je lui appartienne, mais je n'ai pas le droit d'appartenir à tout le monde Harry. De plus, Avant je t'appartenais, et tu étais à moi. Tout était simple, mais depuis que je suis humaine, je ne comprends pas la moitié de se qui se passe autour de moi, et tu passes ton temps à être furieux après moi, alors que je fais comme avant. Mais avant on ne s'était jamais disputé, tu ne t'étais jamais plaint de moi, et tu me traitais toujours bien. » Elle ferma les yeux et tenta de se calmer. Puis, d'un air suppliant elle ajouta :

« S'il te plait Harry, rends moi ma liberté. Je suis un balai, et un très bon balai ; mais je suis un très mauvais être humain. »

Harry la regarda, puis il regarda Dumbledore, puis il revint sur Braisia, il ne savait pas quoi dire. Que pouvait-il faire, si même Braisia ne voulais plus de lui. Il fit volte face et quitta le bureau.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤FIN DU CHAPITRE ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤


à suivre...