Bonsoir à tous! me voici de retour pour ce chapitre 9! Vous aurez sans doute remarqué qu'il y a un plus grand écart entre mes chapitres. Je suis en pleine recherche d'un stage pour l'année prochaine donc je passe mes journées à courir après les recruteurs. La vie est dure pour moi en ce moment!
Sinon merci du fond du cœur pour tous vos messages et à tous ceux qui ont choisi de suivre cette fanfic. Ca me fait un bien fou d'écrire et de savoir que quelque part, il y a des gens qui attendent de me lire.
EDIT: En surfant sur Youtube je suis tombée sur un magnifique clip Drarry. Un bijou très bien monté et la musique est superbe. watch?v=_2CGQLVRN-A&feature=related
Voilà sur ce, bonne lecture.
Elendil-sama.
Le brun le regarda, surpris, puis un vague sourire se dessina sur ses lèvres alors que deux perles roulèrent sur ses joues.
« Merci. »
Alors, il posa sa tête contre le torse du blond et inspira profondément l'odeur de lavande qui imprégnait ses vêtements, avant de s'abandonner aux effets de la potion et de s'endormir.
Draco Malfoy poussa un profond soupire et baissa la tête vers le brun, dont le dos se levait à un rythme régulier. Il leva sa main libre et la posa sur la tête du jeune homme.
« Je vais t'aider, Harry. »
Chapitre 9 : Une famille à protéger.
Cela faisait plus de deux heures qu'Harry faisait les cent pas devant la porte du ministre. Il n'en pouvait plus d'attendre. Pour la énième fois depuis qu'il était arrivé, il colla son oreille à la porte en bois il espérait entendre des bribes de conversations, des cris, tout ce qui pourrait lui indiquer dans quel sens allait la conversation.
Lorsqu'il s'était réveillé, quelques heures plus tôt, il avait été surpris de voir que toutes ses blessures avaient disparues : ses coupures s'étaient refermées, les os de ses jambes s'étaient ressoudés et le bourdonnement incessant au fond de ses oreilles avait cessé. Malfoy avait vraiment fait du bon travail. Il s'était levé et avait foncé au bureau du ministre, pour trouver porte fermée. Le ministre était en réunion importante. Après quelques minutes, Malfoy l'avait rejoint pour lui expliquer qu'il avait prévenu le ministre de ce qu'il s'était passé. Depuis, Harry n'avait cessé de faire des allers retours devant la porte, anxieux. Il voulait voir le secrétaire, lui parler, l'interroger lui-même, savoir pourquoi il avait ciblé ses amis, quels liens il avait avec le Groupe des Serpents.
Devant lui, la porte s'ouvrit brusquement et Harry sursauta. Un homme se pencha vers Harry et l'invita à entrer. Le brun fit un pas à l'intérieur puis se tourna vers le blond, qui était resté assis sans bouger.
« Tu viens ? »
Malfoy leva la tête vers lui et leurs regards s'accrochèrent. Sans qu'il n'ait à ouvrir la bouche, Harry compris ce à quoi le blond devait penser : Harry était-il prêt à lui faire confiance ? Vraiment ? Il avait dû penser que la demande que lui avait faite le brun la veille n'avait été motivée que par la peur et le choc et qu'une fois reposé, il reviendrait sur ses propos. Et pourtant, fidèle à sa promesse, il était venu et avait patienté avec lui.
« Alors ? » reprit-il, et le blond se leva lentement et, après un dernier regard interrogateur auquel Harry répondit par un hochement de tête, le suivit.
En les entendant entrer, Kinglsey Shacklebolt leva la tête et il jeta un rapide coup d'œil à Malfoy, sans pour autant commenter sa présence. Il leur fit signe de s'asseoir et l'homme qui leur avait ouvert la porte se posta prêt d'Harry, quelques centimètres en arrière. Harry ne l'avait jamais vu, il était grand et fin, même si ses larges épaules laissaient penser que sa robe devait cacher une certaine musculature. Il avait de longs cheveux noirs qui encadraient son fin visage. Harry ne put s'empêcher de penser à Severus Snape en voyant cette coupe si peu coutumière. L'homme était entouré de la même aura qui imposait le silence et le respect et Harry en déduit qu'il devait s'agir de quelqu'un de très puissant.
« Harry. » commença Shacklebolt et Harry s'extirpa de ses pensées pour se concentrer sur lui. « Je te présente Tom Shepperd, chef de la Brigade de la Police Magique. Puisque nous nous apprêtons à mener une enquête interne, j'ai fait appel à lui pour nous assister. »
« La Brigade de la Police Magique ? » s'étonna Harry.
Il n'était pas rare que ce département de tireurs de baguette d'élite s'allie à celui des Aurors, néanmoins, Harry n'avait jamais pensé travailler avec eux sur sa toute première affaire.
« Mon secrétaire est en déplacement depuis hier matin, il est parti peu après ton passage à mon bureau. Je lui ai demandé de revenir pour la fin de matinée, mais dans le cas où il ne viendrait pas, le département de Shepperd est prêt à le chercher, n'est-ce pas Tom ? »
« Affirmatif. » répondit la voix grave de Tom Shepperd. « La situation a atteint un nouveau niveau de gravité puisque des Moldus ont été tués au grand jour et que d'importants dégâts ont été causés. Il faut agir au plus vite. »
Harry, qui avait fermé les yeux à l'évocation des évènements de la veille, secoua la tête afin de remettre ses idées en place.
« Nous espérons qu'il pourra nous donner plus d'informations sur le groupe pour lequel il travaille et sur leur but et méthodes. »
« Nous avons une petite idée là-dessus. » intervint Malfoy, et Harry tourna la tête vers lui. « Nous pensons que le Groupe des Serpents s'attaque aux Moldus pour s'entrainer avant de s'attaquer à des sorciers. » reprit-il d'un ton calme et professionnel. « Cela démontre un certain manque d'assurance, néanmoins, nous sommes d'avis qu'il ne faut pas les sous-estimer, l'attaque d'hier nous a montré qu'ils avaient des connexions au sein du ministère. »
Shacklebolt laissa échapper un grognement audible. Harry ne put s'empêcher de compatir pour le ministre, qui voyait son ministère infiltré au bout de quelques années. Ce devait être un choc pour lui, qui avait mis tant d'efforts dans la sécurité et la transparence de ses équipes. Et avoir quelqu'un d'aussi proche de lui en liaison avec des Mangemorts ? C'était plus qu'un coup dur, c'était un couteau planté dans son dos.
« Eh bien, il nous reste encore quelques heures à attendre avant l'arrivée prévue de mon secrétaire. Allez vous préparer à une éventuelle intervention chez lui. » conclut Shacklebolt.
Aussitôt, Malfoy se leva et Harry l'imita. Ils saluèrent le ministre et Shepperd, qui semblaient avoir encore des choses à se dire et sortirent du bureau. En arrivant dans le hall, Harry s'arrêta brusquement. Malfoy se tourna vers lui, un sourcil levé.
« J'arrive. » lui lança le brun en courant à nouveau vers le bureau du ministre.
Quelques minutes après, il revint au pas de course et à nouveau, Malfoy lui lança un regard interrogateur.
« Je viens de demander à Shacklebolt une permission. » lui dit-il alors qu'ils se dirigeaient vers les ascenseurs.
« Une nouvelle ? » demanda Malfoy, puis, il sembla se ressaisir et se détourna du brun.
Voyant que le blond n'allait lui en demander plus, Harry répondit à sa question silencieuse.
« Je lui ai demandé si je pouvais aller voir mon oncle, ma tante et mon cousin. »
Malfoy reporta son regard sur lui.
« Les Moldus ? » demanda-t-il.
« Justement. » répondit Harry en entrant dans l'une des cages dorées. « Lorsque tu as dit que le groupe ne s'attaquerait sans doute qu'à des Moldus, j'ai soudainement pensé à eux. Après tout, s'ils ont réussi à obtenir des informations sur Henry et les autres, peut-être qu'ils en auront sur eux. »
« C'est étrange que tu aies pensé à eux étant donné vos…antécédents. »
Harry se tourna vers Malfoy, abasourdi. Comment le blond était-il au courant ? Que savait-il de la vie qu'il avait mené chez les Dursley ? Et surtout, pourquoi s'était-il donné la peine de s'en souvenir ? A nouveau, le blond détourna son regard, qu'il reporta sur les grilles dorées qui venaient de s'ouvrirent.
« C'est un peu compliqué. » expliqua Harry en sortant de l'ascenseur. « Nous avons vécu 16 ans ensemble. Je ne peux pas dire que je les considère comme ma famille, pas comme je le fais avec la famille de Ron ou les membres de l'Ordre, mais je ne veux pas pour autant qu'il leur arrive malheur. »
Il repensa à la dernière fois qu'il avait vu les Dursley, à ce jour où ils avaient décidé de prendre des chemins séparés. Son oncle, fidèle à lui-même, avait fait tout un cinéma, allant jusqu'à accuser Harry de vouloir leur voler leur maison. Mais Dudley lui, avait montré une autre face de sa personnalité, une facette plus calme, plus sensible, qu'Harry aurait aimé voir se manifester plus tôt. Et sa tante, qui avant de partir s'était tournée vers lui, comme pour lui dire un dernier mot, peut-être quelque chose qui les aurait rapproché. Mais elle s'était détournée et avait disparu dans la nuit.
Et pour la première fois depuis des années, il se demanda ce qu'ils étaient devenus, où ils vivaient, ce qu'ils faisaient. Avaient-ils changé ? Ou avaient-ils gardé leurs manières si antipathiques ?
En arrivant dans leur bureau, Harry vit Neville en pleine conversation avec Ron, qui se figea en apercevant les deux jeunes hommes entrer ensemble. Il se renfrogna et regagna sa place alors que Neville se tournait vers lui.
« Harry ! Comment tu te sens ? » demanda-t-il en se dirigeant vers lui.
« Mieux, merci. » répondit Harry.
« Bonjour Malfoy. » reprit Neville et le blond lui répondit d'un signe de la tête. « J'aimerais te montrer une plante que tu pourrais utiliser dans l'un de tes antidotes, que dirais-tu de me suivre dans la salle des potions ? »
Malfoy leva un sourcil interrogateur en se tournant vers le jeune homme puis, semblant comprendre un message qui passa entre eux, il hocha la tête et le suivit.
Harry ne put s'empêcher d'admirer la manière dont Neville semblait maitriser ses relations avec les gens. Il s'était métamorphosé depuis la Guerre : plus sûr de lui, débarrassé de son étourderie, il ressemblait moins au petit garçon qui perdait les mots de passe de son dortoir et plus au jeune homme qui avait tenu tête à Voldemort et qui avait décapité son avant dernier Horcruxe.
Harry se tourna vers Ron, qui semblait aspiré par l'écriture de son rapport. Il se doutait bien que le roux ne faisait que l'ignorer. Il s'éclaircit la gorge et inspira profondément.
« Ron. »
Le roux ne réagit pas et continua d'écrire.
« Ron ! »
« Quoi ? » répondit le jeune homme sans lever les yeux de son parchemin.
« Il faut qu'on parle. »
« Je t'écoute. »
« Tu peux me regarder alors ? »
Ron poussa un soupire et leva les yeux vers lui.
« Il faut qu'on parle de ta situation avec Malfoy. » commença-t-il, puis, voyant que le roux ne répondait pas, il continua « Il faut que tu fasses un effort Ron, il travaille avec nous, il est bon à ce qu'il fait, et puis il ne t'a rien fait pour que tu le traites comme ça. »
« Rien fait ? » s'indigna Ron. « Tu as oublié qu'il a essayé de nous tuer pendant la Guerre ? »
« Sous la pression de Voldemort, Ron, il a été victime de la Guerre tout autant que nous. »
« C'est là que nous ne sommes pas d'accord. » répondit Ron. « Pour moi, il a toujours été un fils de Mangemort loyal à son maître. Tu as oublié tout ce qu'il a fait contre nous ! Tu as oublié qu'il t'a attaqué pendant notre sixième année ? »
Harry ne pouvait que se rappeler de la fois où il avait trouvé Malfoy dans les toilettes des filles, la tête baissée, ses cheveux d'un blanc neigeux couvrant ses yeux dont s'échappaient de fines larmes. Leur combat avait été bref, mais, alors qu'il repassait la scène dans sa tête, il se rendit compte d'une chose : aucun des sorts du blond ne l'avait atteint se jour là. Il avait fracassé une lampe au-dessus de sa tête, pulvérisé une corbeille à papier près de lui, mais aucun des sortilèges lancés par le blond ne l'avait touché. Comme s'il n'avait pas cherché à le blesser, mais à l'éloigner, à lui faire fuir cette scène qui le montrait si vulnérable, le détourner de ces larmes honteuses qu'il avait aperçues.
« Nous avons tous changé, Ron, il a changé. »
« Je n'y crois pas. »
« Ron, on ne peut plus continuer comme ça ! »
« Quoi » répondit Ron avec un petit rictus « tu vas rompre avec moi ? Comme tu as rompu avec Ginny ? »
Harry se figea et ses yeux s'écarquillèrent. Pourquoi lui parlait-il de Ginny maintenant ?
« C'est pour ça que tu m'en veux ? » lui demanda-t-il. « Parce que j'ai rompu avec Ginny ? »
« Entre autres. Mais ton nouveau meilleur ami me tape aussi sur le système. »
« C'est toi qui me tapes sur le système, Ron ! » s'écria Harry. « Tu parles d'amitié, mais je ne t'ai pas vu à mon chevet à mon réveil, tu ne m'as pas non plus demandé comment j'allais et au cas où tu l'aurais oublié : mes amis sont morts hier ! »
Ron avait franchi la limite. Il avait l'impression de retourner trois ans en arrière, lorsque Ron, influencé par le médaillon de Salazar Serpentard, avait été d'une humeur détestable, avant de les abandonner lui et Hermione pendant leur quête des Horcruxes.
« Ecoute moi bien Ron : ce qu'il se passe entre Ginny et moi ne te regarde pas. Tu es son frère et je comprends ton inquiétude, mais j'ai été bien clair avec elle et il n'y a rien d'autre que je puisse faire. En ce qui concerne Malfoy, il travaille avec nous et, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes sur une affaire qui devient de plus en plus importante. Alors tu VAS t'adapter à la situation et tu VAS bien t'entendre avec lui, parce que je ne peux tolérer que quiconque mette le groupe en danger, compris ? »
Sur ce, il tourna les talons et sortit du bureau. Il était hors de lui et marchait rapidement, sans but précis. Comment le roux pouvait-il se comporter de la sorte ? Après tout ce qu'ils avaient vécu, après leur séparation ? Arrivé devant les ascenseurs, il pressa à plusieurs reprises le bouton d'appel.
Soudain, il se sentit faible et la tête lui tourna. Visiblement, il n'était pas totalement remis de l'accident de la veille et il dut s'appuyer sur le mur pour ne pas tomber. La colère lui était montée à la tête et l'avait étourdi. Il prit plusieurs inspirations et entra dans l'ascenseur. Il voulait se rendre au bureau du ministre afin de prendre des nouvelles, savoir où ils en étaient. Mais une fois arrivé au premier étage, il lui fut impossible de sortir, il se sentait trop faible. La porte de l'ascenseur se referma et il glissa le long du mur, et s'assit. Sa respiration se faisait plus saccadée et il ferma les yeux, rassemblant toutes ses forces pour s'empêcher de s'évanouir.
Il entendit la porte s'ouvrir à nouveau et quelqu'un cria son nom.
« Harry ! Harry ça va ? »
Il rouvrit les yeux et aperçut Neville qui se précipitait sur lui.
« Je vais bien, je me sens juste un peu mal. »
Une silhouette apparut alors près de Neville et Harry tourna les yeux vers deux lunes grises. Aussitôt, il sentit des mains sur son visage et sur son cou, prenant son pouls et sentant son front. Alors, il se laissa glisser dans l'inconscience, bercé par ce doux toucher.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, la première pensée qu'il eut fut qu'il visitait trop souvent les méandres de l'inconscience. Depuis qu'il était entré chez les Aurors, il avait l'impression d'être celui qui avait visité le plus souvent l'infirmerie, comme au temps de Poudlard. Il se donnait ainsi l'image d'un homme faible, s'effondrant au moindre problème. Il ne voulait pas que le reste de son groupe ait cette idée. Comme l'avait dit Malfoy, il était Auror-en-chef et en tant que tel, il devait se préoccuper de la cohésion du groupe et de leur efficacité. Ils ne pourraient rien faire sans qu'Harry soit sûr que leur groupe soit assez soudé. Et pour qu'il soit soudé, il avait besoin d'un leader solide.
Il se redressa et reconnut aussitôt les lieux : il était dans sa chambre, confortablement installé au creux de son lit, couvert par des draps qui avaient été changés. Il sortit de son lit et se dirigea vers la salle de bain et s'aspergea le visage d'eau afin de se réveiller, se sentant un peu embrumé. En se redressant, il accrocha son regard dans la glace : il avait une tête horrible. Il passa un doigt sur ses cernes et ses traits tirés, puis retourna dans sa chambre et attrapa une robe de chambre verte qu'il jeta sur ses épaules. Neville avait dû le ramener chez lui et le confier à Kreatur avant de repartir. Peut-être lui avait-il laissé un message auprès de l'Elfe.
Il descendit les escaliers et tourna à droite pour se rendre directement à la cuisine, mais celle-ci était vide. Il chercha un signe que Neville avait été là : un dossier qu'il aurait laissé, ou une feuille de parchemin sur lequel il aurait écrit un message. Mais il ne trouva rien de la sorte. Il se servit un grand verre d'eau et se dirigea vers le salon, prenant une grand gorgée.
En arrivant dans le salon, il se figea et faillit s'étouffer. Il avala rapidement et se mit aussitôt à tousser, reprenant difficilement son souffle.
« Ma…Malfoy ? »
Le blond était assis sur le sofa qu'avait occupé Hermione la dernière fois qu'elle était venue. Les mains jointes sur lesquelles reposait son menton, il leva un sourcil interrogateur en voyant la réaction d'Harry.
« Qu'est-ce que tu fais là ? »
Le sourcil blond s'éleva un peu plus haut.
« Tu ne te souviens pas t'être évanoui dans mes bras ? »
Dans ses…Avait-il vraiment besoin de le dire comme ça ?
« C'est toi qui m'as ramené ici ? » demanda-t-il en s'asseyant sur le canapé.
« Oui. »
« Comment as-tu su où m'emmener ? »
« Est-ce important ? » répliqua le blond en plongeant ses yeux dans les siens.
« Oui, pardon. Tu euh…veux boire quelque chose ? »
« Non merci, maintenant que tu t'es réveillé, je vais repartir. »
« Très bien, attends moi, je vais me préparer. » répondit Harry.
Il grimpa les escaliers deux à deux, se sentant bien mieux qu'à son dernier réveil et lança son peignoir sur son lit avant de se diriger vers sa buanderie. Il trouva sa robe d'Auror accrochée à sa place habituelle, lavée et repassée et l'enfila. Alors qu'il accrochait son badge à sa poitrine, il entendit des cris venant du hall. D'un geste brusque, il sortit sa baguette et se précipita vers les escaliers qu'il descendit en trombe. En arrivant dans le hall, la première chose qu'il vit fut Kreatur, qui se trouvait devant la porte ouverte, pétrifié, les yeux braqués sur le living qui donnait sur la cuisine. Malfoy était debout, retranché près du bar et regardait devant lui avec un mélange de froideur et de dégoût. Puis, le regard d'Harry se porta sur la silhouette qui continuait de crier, apparemment sur Malfoy. Il s'agissait d'une jeune femme aux longs cheveux roux qui se tenait devant le blond en une posture défensive, baguette à la main.
« Ginny ? » s'exclama Harry en pénétrant dans le living.
La jeune femme se tourna vers lui, ses cheveux virevoltant autour d'elle.
« Harry ! » s'écria-t-elle.
« Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda-t-il en s'approchant d'elle.
« Je suis venue prendre de tes nouvelles, mais qu'est-ce qu'il fait là ? » dit-elle en pointant un doigt accusateur vers Malfoy.
« Il fait son travail. » répondit Harry.
« Et il a besoin d'être chez toi pour ça ? »
« Ginny. » commença-t-il, sentant une pointe d'exaspération monter en lui. « Si Malfoy veut venir chez moi, il est le bienvenu. Maintenant si tu veux bien m'excuser, je dois retourner au travail. Malfoy ? » appela-t-il, et le blond passa devant la rousse sans un regard.
Les deux jeunes hommes sortirent de la maison et Harry poussa un profond soupire.
« Désolé pour ça. »
Le blond ne répondit pas et continua de regarder droit devant lui.
« Pourquoi n'as-tu pas sorti ta baguette ? » demanda-t-il soudain.
« Pardon ? » demanda le blond en se tournant vers lui.
« Quand Ron a pointé sa baguette sur toi, tu as répondit automatiquement, mais pas avec Ginny, pourquoi ? »
Malfoy l'observa un instant avant de détourner les yeux.
« Tu aurais préféré que je l'attaque ? »
« Non ! Mais je me demandais… »
« Je ne pense pas que m'attaquer à la fiancée d'un Auror-en-chef fasse bon effet dans mon dossier. »
Ce fut au tour d'Harry de se tourner vers le blond, abasourdi.
« Ma fiancée ? Ginny n'est pas ma fiancée ! Nous avons…rompu. »
Le blond ne répondit pas, il marcha près de lui en silence, jusqu'à ce qu'ils se soient éloignés de la maison d'Harry. Alors, dans une pirouette gracieuse, ils disparurent.
En sortant de l'âtre de la cheminée qui donnait sur l'Atrium, Harry remarqua une agitation inhabituelle. Plusieurs personnes se précipitaient vers les ascenseurs aussitôt arrivées, et Harry remarqua qu'il s'agissait de personnes travaillant à son étage. Il se tourna vers Malfoy qui sortait de sa propre cheminée. Leurs regards se croisèrent et ils accélérèrent le pas.
Une fois arrivé à l'étage des Aurors, Harry remarqua qu'un jeune homme faisait face aux ascenseurs, semblant attendre quelqu'un. Il se précipita sur lui lorsque les grilles s'ouvrirent.
« Monsieur Potter, j'ai pour ordre immédiat de vous accompagner en salle d'interrogatoire. » dit-il en s'approchant, puis son regard se posa sur le blond et il se figea, ses yeux s'emplissant de terreur. « Le…le ministre de la magie vous y attend ainsi que le chef Shepperd. »
Harry se tourna brusquement vers Malfoy. Cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose : le secrétaire du ministre était arrivé, ou quelqu'un était allé le chercher. Il se précipita dans le couloir et courut plus qu'il ne marcha vers la salle d'interrogatoire. Il ouvrit la porte et se trouva nez à nez avec Kinglsey Shacklebolt. Ce dernier l'invita à s'asseoir près de lui et son regard se fit plus calculateur en voyant Malfoy entrer derrière le brun.
« Asseyez vous, nous venons de commencer. » dit-il alors que les deux jeunes hommes prenaient place devant une vitre sans teint. « Nous allons lui administrer du Veritaserum et Shepperd va l'interroger. »
Harry porta son regard sur l'individu assis dans la salle en face d'eux. Il était habillé et coiffé nettement comme à son habitude et se tenait droit, comme tout bon secrétaire. Seuls ses yeux trahissaient la terreur qui semblait l'habiter. Il ne les détachait pas du chef du département de la Brigade de la Police Magique, qui allait et venait devant lui comme un lion devant sa proie. Shepperd fit mouvement de tête vers un verre posé près de lui et, après une légère hésitation, le secrétaire le prit et en but le contenu d'une traite.
« Très bien. Je vais vous poser une série de question et vous allez y répondre avec franchise. Votre nom est-il Francis London ? »
« Exact. » répondit le jeune homme d'une voix rendue monocorde par la potion.
« Vous êtes né le 29 mai 1975. »
« Exact. »
« Fils de George London et de Helène Winchester. »
« Exact. »
« Bien. Dites moi Francis, où étiez-vous hier après-midi ? »
Le jeune homme prit une profonde inspiration et reprit.
« J'étais à Londres, pour assister à un rendez-vous auquel monsieur le ministre n'avait pu se rendre. »
« En quoi consistait ce rendez-vous ? »
« Il s'agissait d'un meeting organisé entre le ministre et les organisateurs de la coupe du monde de Quidditch. »
Derrière la vitre, Harry sursauta. La coupe du monde de Quidditch ? De l'autre côté, Shepperd posa la même question.
« Monsieur le ministre a eu l'idée de la réorganiser, étant donné que nous n'avons pas accueilli d'événement d'une telle ampleur depuis le tournoi des Trois Sorciers. »
Un frisson parcourut Harry en repensant à sa quatrième année et à ce tournoi auquel il avait été contraint de participer. Il se revit courir vers la coupe, puis l'agripper en même temps que Cedric Diggory, puis…
Il secoua la tête et reporta son attention sur l'interrogatoire.
« A quelle heure avez-vous quitté votre bureau ? » demanda Shepperd.
« Il était 11h30, c'était un déjeuner d'affaire et il fallait être là-bas pour 12h. »
« Très bien, très bien. Vous souvenez-vous avoir vu Monsieur Potter dans la matinée ? »
« Monsieur Potter est venu demander une permission pour le reste de la journée à 10h précise. »
« Et qu'avez-vous fait ? »
« Je lui ai fait remplir le formulaire destiné aux demandes de permissions pour des voyages à destination du monde moldu. »
« Et avez-vous montré ce formulaire à qui que ce soit ? »
« Négatif. » répondit Francis.
« Personne d'autre que vous n'a eu accès à ce document ? »
« Pas que je sache. Je l'ai rangé dans mon tiroir que je ferme à clé. »
« Et vous êtes sûr que votre tiroir était bien fermé ? »
« Exact. »
« Très bien. Une dernière question : avez vous le moindre lien avec le Groupe des Serpents ? »
Harry se pencha en avant, si bien, que son front vint se coller à la vitre. Près de lui, il sentit Shacklebolt se redresser.
« Négatif. » répondit le secrétaire. « Je ne vois pas de qui vous voulez parler. »
« C'est impossible ! » s'écria Harry en sortant de la pièce. « Il doit surement mentir ! »
« Il était sous Veritaserum, Harry. » répliqua Shacklebolt.
« Mais il n'y a que lui qui a vu ce papier ! Qui d'autre aurait pu ? »
« Je ne sais pas. » répondit Shacklebolt. « Mais il reste une autre possibilité que nous n'avons pas explorée. »
« Qui est ? »
« Peut-être ne s'agissait-il que d'une coïncidence, rien d'autre. »
Harry le regarda, interloqué.
« Et vous y croyez, vous ? »
Le ministre ne répondit pas.
« Je suis certain que cette attaque n'était pas une coïncidence. » cingla Harry, puis, voyant que le ministre ne répondait pas, « Je vais voir ma tante et mon oncle. »
Et sur ce, il tourna les talons et se dirigea vers les ascenseurs, laissant le ministre et Malfoy derrière lui.
Cela ne pouvait être une coïncidence, c'était invraisemblable. On aura beau lui apporter toutes les preuves du monde, son instinct, celui qui ne l'avait jamais trahi, celui qui s'était réveillé dans les moments les plus dangereux, cet instinct lui criait que cette attaque avait eu lui ce jour-là à dessein.
Il y avait une taupe au sein du ministère.
Il apparut de l'autre côté de la rue, à quelques mètres de la maisonnette. Il regarda autour de lui : il était dans une rue résidentielle, qui n'avait rien à voir avec Privet Drive. Le quartier semblait empreint de bonne humeur, avec ses nombreux arbres et ses parterres fleuries. Un fin voile blanchâtre reposait sur les feuillages. Il porta son regard sur la maison, qu'il trouva bien entretenue, à la façon Dursley bien sûr : bien que recouvert de neige, leur jardin paraissait le mieux entretenu.
Il s'avança et se figea. Qu'allait-il faire une fois face à eux ? Comment se comporter avec ces gens qu'il avait effacés de sa vie ? Ces gens qui ne l'avaient jamais aimé ? Il prit une profonde inspiration, il allait simplement voir si rien ne leur était arrivé et voir s'ils accepteraient la garde d'un ou plusieurs Aurors.
Il arriva devant la porte et leva une main, qui se figea à quelques centimètres du bois vert. Il ferma les yeux, inspira profondément et toqua.
Une partie de lui espérait de tout son cœur que personne ne vienne ouvrir, que la maison soit vide. Cependant, il entendit des pas derrière la porte et celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître Pétunia Dursley. Elle était en train de réajuster sa robe bleue et se figea en l'apercevant. Ils restèrent un instant à se regarder, et pendant quelques secondes, Harry pensa à tourner les talons et à s'en aller. Puis, semblant se ressaisir, elle lui adressa enfin la parole.
« Harry ? »
Le brun ne répondit pas, il resta à l'observer, attendant de voir ce qu'elle allait faire. Allait-elle lui claquer la porte au nez ? Lui hurler de s'en aller ? Peut-être même lui jeter quelque chose ?
« Qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je…je suis venu vous voir pour euh… »
Il ne savait pas par où commencer, devait-il lui expliquer la situation de but en blanc ?
Elle jeta un regard suspicieux autour d'eux, puis, ouvrant la porte plus largement, elle l'invita à entrer. Il entra lentement et la suivit dans le hall, jusqu'au salon. S'il y a bien une chose qui n'avait pas changé, c'était la propreté maladive dont faisait preuve sa tante : tout était bien rangé, aligné, nettoyé. Elle lui fit signe de s'asseoir, ce qu'il fit, et elle prit place sur une chaise face à lui. A nouveau, ils s'observèrent sans rien dire, puis Harry prit la parole.
« Oncle Vernon n'est pas là ? » demanda-t-il.
« Non, il est à son travail. » répondit-elle de sa voix pincée.
« Ah, c'est bien. Vous…vous êtes adaptés au quartier ? »
Elle l'observa scrupuleusement avant de répondre.
« Oui. Dudley est entré dans une école très primée à quelques kilomètres et Vernon travaille dans une imprimerie au centre ville. »
« C'est bien. »
A nouveau elle l'observa intensément, et si Harry n'avait pas été sûr qu'il s'agissait d'une Moldue, il aurait cru à une tentative de Legilimencie.
« Alors » reprit-elle « tu vas te décider à me dire ce que tu fais là ? »
Il n'y avait pas de haine dans ses propos, mais de l'interrogation mélangée à de la suspicion.
« Je…voilà. Je suis sur une affaire au travail… »
« Au travail ? »
« Je suis un Auror, une sorte de policier. Bref je suis sur cette affaire, un groupe de personnes encore fidèles à Voldemort… »
« Voldemort ? » sursauta-t-elle. « Mais je croyais…enfin tu l'as… »
« Tué, oui. Mais il semblerait que certaines personnes croient encore à un possible retour. »
Elle émit un petit bruit dédaigneux et croisa les jambes.
« Ce groupe devient de plus en plus dangereux et il a fait exploser un café hier… »
« J'en ai entendu parlé. » le coupa-t-elle. « Aux informations. Mais quel lien avec nous ? »
« Et bien je pense que…peut-être… »
« Peut-être ? »
« Peut-être qu'ils s'en prendront à vous. » lâcha-t-il enfin.
Elle ne répondit pas tout de suite et pendant un moment, il sentit son regard sur lui.
« Et pourquoi cela ? »
« Je pense qu'ils cherchent à faire du mal aux Mold…aux personnes non magiques qui ont un lien avec moi. »
« Mais cela fait des années que nous n'avons plus de lien avec toi. » répliqua-t-elle.
« Oui, mais c'était également le cas pour ceux qui ont été tués hier. »
Elle le regarda, interdite.
« Tante Pétunia, accepteriez-vous une garde rapprochée ? Un Auror ou deux ? Juste le temps de fermer cette affaire ? »
« Certainement pas. » lui répondit-elle d'un ton plus sec. « Comme je te l'ai dit, nous nous sommes habitués à notre vie, alors il est hors de question que nous y renoncions. »
« Mais… » commença Harry, mais elle le coupa.
« C'est mon dernier mot. Maintenant, si tu le permets, je dois préparer le thé, Vernon ne va pas tarder. »
Harry comprit qu'elle le congédiait. Sans doute ne voulait-elle pas qu'il se retrouve face à face avec son oncle, qui, il le reconnaissait, n'aurait sans doute pas la même retenue à son égard. Il se leva et la suivit jusque devant la porte qu'elle ouvrit aussitôt.
« C'est…gentil à toi d'être venu prendre de nos nouvelles. » commença-t-elle, et il se tourna vers elle.
Voyant qu'elle n'en dirait pas plus, il la salua d'un mouvement de la tête et descendit les marches du perron d'un pas lourd. Il voulait se retourner et tenter de lui faire entendre raison, mais il avait compris au son de sa voix que tante Pétunia ne changerait pas d'avis. Il entendit la porte claquer derrière son dos et releva la tête. Son regard croisa alors deux yeux noisette qui s'écarquillèrent en le reconnaissant.
A quelques mètres de lui, à l'autre bout de la rue se tenait Dudley Dursley.
La première chose qui lui vint à l'esprit fut que le jeune Dursley avait énormément changé en trois ans. Sa petite silhouette rondouillarde s'était allongée avec les années et ses amas de graisses s'étaient transformés en muscles qui apparaissaient nettement sous son uniforme.
« Harry ? » murmura-t-il.
Harry ouvrit la bouche pour le saluer, ne sachant pas trop sur quel ton le faire. Il se souvint du comportement de Dudley lors de leur séparation, de la main qu'il lui avait tendue.
« Hey Big D… »
Le reste de sa phrase mourut dans sa bouche lorsque son regard se porta sur un point quelques centimètres au-dessus de l'épaule de Dudley.
Derrière le jeune homme, à plusieurs mètres, Blaise Zabini le regardait, un large sourire plaqué sur ses lèvres.
Sans qu'il n'en n'ait conscience, Harry dégaina sa baguette avec une vitesse qui le surprit et la pointa sur Dudley, dont le regard se teinta de terreur.
« Protego ! » cria Harry, et à peine avait-il énoncé la dernière syllabe que quelque chose explosa juste derrière Dudley.
Le jeune homme fut projeté en avant, plus par surprise que par la force de l'explosion, dont la majorité du souffle fut arrêtée par le bouclier magique. Harry accourut vers lui et passa une main sous son bras, tentant de le relever. Dudley se dégagea de sa poigne.
« Qu'est-ce que tu as fait ? » s'écria-t-il.
« Ce n'est pas moi ! Nous sommes attaqués ! Cache toi ! »
Du coin de l'œil, il vit le jeune homme courir vers la maison et il reporta son attention sur l'endroit où se tenait Zabini. Le jeune homme le regardait, et alors qu'Harry faisait un pas sur le côté, le sourire du Mangemort s'élargit. Harry baissa la tête à temps pour voir une croix dessinée juste en-dessous de son pied.
Son corps réagit en un quart de seconde et il se jeta en arrière, conjurant à nouveau le bouclier, alors qu'une nouvelle explosion le projetait à quelques mètres. Il heurta le sol violemment, roula quelques instants et se releva aussitôt, pointant sa baguette devant lui. Un jet de lumière dorée jaillit du bout de sa baguette et alla s'écraser sur l'arbre juste à côté de Zabini, qui répondit par un jet vert.
Harry lança un nouveau sort qui rencontra celui du Mangemort à mi-chemin, provocant un feux d'artifices. Zabini fit un mouvement de baguette qu'Harry ne reconnut pas et une multitude de lames foncèrent sur lui, assombrissant le ciel. Arrivées à quelques mètres de lui, elles rencontrèrent la barrière protectrice et se pulvérisèrent en un nuage de poussière. Le brun profita de ce moment pour lancer son propre sort et l'arbre qui se trouvait derrière Zabini se mit à bouger. Le Mangemort eut à peine le temps d'esquiver une branche qui fonçait sur lui qu'une autre le propulsa au sol.
En un rapide sprint, Harry se rapprocha et leva sa baguette, mais Zabini fut le plus rapide et un jet orange le toucha à la main. Sa baguette forma un arc dans les airs, échappant de sa main et il l'entendit tomber quelque part derrière lui. Il entendit Zabini rire au loin et sa baguette fendre l'air. Il leva les yeux et vit un jet de flammes fondre sur lui. Il serra les poings et, sans doute par habitude, cria.
« Protego ! »
A sa grande surprise, il sentit un voile s'ériger devant lui et les flammes vinrent s'y écraser. Néanmoins, une partie du sort traversa la fragile barrière et le toucha à l'épaule. Il poussa un cri de douleur et le voile protecteur disparut. Du coin de l'œil, il vit Zabini lever sa baguette, près à frapper à nouveau.
Harry esquiva un sort, puis deux, et, se jetant en arrière, il récupéra sa baguette et se releva. Mais déjà, il voyait le jet vert foncer droit sur lui.
Quelque chose entra en collision avec le sort avant qu'il ne le touche et Harry se tourna vers son origine. Draco Malfoy franchissait les quelques mètres qui les séparaient. Il entendit alors un pop et, se tournant vers l'endroit où se trouvait Zabini, ne vit personne.
« Il s'est enfui. » répondit Harry.
« Tu es blessé. » pointa Malfoy et Harry se tourna vers lui.
« Ce n'est rien, j'ai vécu pire. »
Il vit les lèvres du blond se pincer pour ne former qu'une fine ligne.
« Il faut que je parle aux Dursley. »
« Pas aujourd'hui. » répondit Malfoy et au même moment, Harry vit des hommes en robes noires apparaître.
La Brigade de la Police Magique arrivait pour faire le ménage, et effacer quelques mémoires dans doute. Il vit Shepperd venir vers lui.
« Nous avons été alertés d'une activité magique dans ce secteur. »
« C'était Blaise Zabini. » répondit Harry d'un ton accusateur.
« Il s'est enfui ? » répondit Shepperd en observant la scène et les dégâts occasionnés par le duel.
« Oui. » répondit Harry. « Vous devez protéger les Dursley, c'est après eux qu'ils en avaient. »
Shepperd hocha la tête et Harry se tourna vers Malfoy.
« Je vais rentrer, merci pour ton aide. »
« Et tes blessures ? » répondit le blond.
« Je vais m'en occuper, je connais quelques sorts de soin. »
Malfoy émit un petit son dédaigneux mais ne répondit pas. Après l'avoir à nouveau remercié, Harry tourna sur lui-même et disparut.
Il poussa un soupire de soulagement en arrivant chez lui. Il ne désirait qu'une chose : prendre un bon bain chaud. Maintenant qu'il savait que les Dursleys allaient recevoir la protection du ministère, il pouvait être tranquille. Il ôta ses chaussures dans l'entrée et se dirigea vers les escaliers. A peine eut-il posé un pied sur la première marche qu'une voix s'éleva derrière lui.
« Harry. »
Il se tourna si brusquement qu'il sentit son cou craquer. Devant lui se trouvait Ginny, assise dans le salon, les bras et les jambes croisés, elle le regardait intensément.
« Il faut qu'on parle. »
A suivre.
Voilà pour l'instant! Petite dédicace à Queen of Krass qui n'a pas arrêté de me prendre la tête avec Zabini (Ya pas assez de Zabini! On le voit quand Zabini? Ne tue pas Zabini!). Sinon j'attends avec impatience vos réactions, critiques, conseils, tout ce qui pourra me donner la force de continuer! Le chapitre 10 est en cours d'écriture...dans ma tête!
A bientôt pour le chapitre 10
Elendil-sama.
