Coucou !

Enfin le dernier chapitre, très court. Vous m'en voudrez peut-être, j'ai fais beaucoup d'ellipses, des moments que je n'arrivais pas à écrire. Mais il est là, ce chapitre. Je peux enfin dire que cette fiction est terminée.

J'ai pris du plaisir à l'écrire, peut-être moins à la fin mais tout de même. J'espère que vous ne serez pas déçus.

Je remercie très fort : Carla, hp-drago, Nutellah, Fiind-l0ve, Lil's C et Ayanne pour leur review.

Cette fin n'est peut-être pas celle que vous attendiez mais elle était prévue depuis presque le tout début.

Disclaimer : Tout à JKR, rien à moi.

Titre : Go ask Alice

Certains l'auront reconnus, d'autres pas, donc je précise : ça vient de la chanson White Rabbit, de Jefferson Airplane. Allez l'écouter en lisant, c'est en tout cas cette chanson qui m'a inspiré la fic et, tout naturellement, le prénom de la fille !

Résumé : Drago esquissa un geste, mimant un chapeau imaginaire, et s'inclina sans la lâcher du regard : 'Je ne doute pas qu'Alice te fascinera. Tu as toujours aimé ça, les secrets de famille.' HGDM

Rating : K

Bonne lecture !


Elle avait dix-sept ans lorsque pour de vrai elle l'avait regardé. La première fois, elle était en sang et son état à lui n'était pas plus glorieux. Il lui avait dit :

« Granger, tu devrais partir avant que je te tue. »

Alors c'est ce qu'elle avait fait. Simplement.

Mais il était revenu. Un soir, il était apparut chez l'Ordre, comme un grand, avec ses yeux clairs et son sourire amer.

Elle avait dix-sept et puis, on n'est pas sérieux... quand on a dix-sept and. Et elle citait sans cesse Rimbaud. Verlaine.

Maintenant, peut-être qu'elle regrette.


Lucius ressortit de la maison quelques minutes à peine après y être entré. Il était blême. De la haine au bord des lèvres.

« Vous, vous venez avec moi. Tout de suite. Vous venez. Vous avez fait des études de Médicomages avant de vous spécialiser, n'est-ce pas ? Alors vous venez. Et toi… Toi Drago… – sa voix devint vacillante – Tu t'occupes de cette pourriture que tu as ramené à la maison. »

Hermione ne l'avait jamais vu comme ça. Même… pendant les batailles, à la mort du Seigneur des Ténèbres, même pendant son procès, lorsqu'on avait demandé pour lui le baiser du Détracteur, il n'avait jamais perdu son sang-froid. Il était resté assis, pieds et poings liés, regardant tranquillement la foule qui se décidait. Lorsque les témoins passaient, l'accusaient ou le protégeaient, il n'esquissait pas un geste.

Il n'avait souri qu'à Narcissa. Narcissa partout, toujours. À elle seule.

Il l'aimait. Hermione en trembla lorsqu'elle le suivit à l'intérieur de la maison. Il l'aimait, et c'était curieux, ces mots, c'était curieux de se dire que cette femme, cette statue glacée et glaçante puisse à ce point être aimée. Et maintenant qu'elle se retrouvait comme une carcasse par terre, Hermione sentit la main de Drago la pousser vers elle. Doucement.

Ils s'étaient immobilisés à l'entrée de la pièce.

Et Alice était là.

« C'est sa faute, n'est-ce pas ? »

Hermione ne répondit pas.

Ils auraient pu dire beaucoup de choses. L'air était rempli de fumée amère.

Et puis le silence. Le silence et puis la guerre. Ils en avaient terminé depuis longtemps et il y avait cette enfant, et cette femme qui respirait encore, mais tout ce sang…

Hermione n'eut pas la force de retenir Lucius lorsqu'il se précipita sur elle.


Avant, Alice se rappelait ses rires. Ils résonnaient à travers le manoir, ils faisaient trembler les murs. Elle était très jeune. Son visage ne lui revient pas, ce n'est que son rire. Parfois, elle se disait que ça aurait pu suffire.

Et puis elle avait commencé à venir. La nuit, elle chantait dans sa tête, elle lui disait, Alice, ma chérie, ma toute petite, tu dois m'aider. Ça résonnait dans toute la pièce. Alice, Alice, Alice. Maintenant, elle était là et Alice sentait bien qu'elle pleurait, qu'elle tremblait, qu'elle suffoquait, mais ce n'était pas elle alors elle cherchait Melissa mais la porte restait close, elle grattait à s'en arracher les ongles, se cognait jusqu'à s'en faire saigner mais rien ne changeait, rien ne bougeait, alors elle criait encore mais on ne l'entendait pas, et puis Narcissa était là, allongée, elle respirait à peine, et à elle, elle entendait sa voix qui lui disait, tu es folle, oui, c'était peut-être ça, la pièce s'illuminait, elle sentait la magie qui s'infiltrait, plus fortement, désespérément, ce n'était pas la sienne, elle attendait, Melissa, Melissa, Melissa, mais Melissa s'en allait, épuisée, alors elle s'écroulait par terre et elle pleurait.

Lorsque Lucius, Drago et Hermione arrivèrent, elle était là, recroquevillée près de la porte en fer, tremblante, et puis elle sentait la haine envahir la pièce, ce n'était plus de la magie, ce n'était plus rien, que de la haine, de la détresse. Elle leva les yeux vers eux, croisa le regard de Lucius, un regard tueur, elle hurla encore, sentit un feu qui s'élevait d'elle, toute entière, comme un sort qu'on jette, et Hermione cria a son tour, mais c'était trop tard.


« Alice est morte. »

Il alluma sa cigarette et commanda deux cafés sans demander à Hermione ce qu'elle voulait. Elle détacha ses cheveux et s'assit face à lui.

« Je suis au courant. »

Il cracha un nuage de fumée :

« Mais Narcissa va mieux. Elle est toujours à St Mangouste, les Médicomages ont dit qu'elle allait s'en remettre, doucement.

– Qu'est-ce qui va se passer pour ton père ? »

Drago haussa les épaules et fit un geste de la main :

« Il sera jugé.

– Tu lui pardonneras ?

– Je ne sais pas. Alice… ce n'était pas sa faute. »

Elle le dévisagea, cet homme. Épuisé, faible. Cet homme qui fixait la route sans la voir, qui semait la mort sans s'en apercevoir. Parce que sa famille avait failli, qu'elle s'était seule détruite au milieu d'une guerre qui ne les concernait plus.

« Il ira sûrement à Azkaban. Et ma mère… sera jugée pour ce qu'elle a fait à Melissa.

– Ça devait arriver, tu le sais.

– C'est mieux, tu crois ?

– Je ne sais pas… »

Il écrasa le sucre avec sa cuillère pendant plusieurs secondes.

« Elle devait mourir.

– Ça fait beaucoup de mort, monsieur Malefoy. »

Il sourit. Posa sa main sur la sienne. La sentit trembler, à peine.

« Qu'est-ce que tu vas faire, Granger ? »

Elle haussa les épaules.

« N'importe quoi. J'aimerais partir. En France, en Italie, en Espagne… N'importe où.

– Et moi ?

– Toi ? Tu vas rencontrer quelqu'un que tu vas épouser. Quelqu'un pour de vrai. »

Elle soutint son regard.

« On savait que c'était foutu d'avance, n'est-ce pas ? a-t-il repris. Mais…

– On a essayé. Je ne peux pas rester longtemps, tu le sais ? »

Drago hocha la tête. Elle termina son café, remit son écharpe et resserra son manteau.

Il l'avait aimé. Bien sûr qu'il l'avait aimé et elle était idiote d'en douter, d'encore se faire du mal, jusqu'à quand allait-elle continuer ? Aujourd'hui, il faisait beau. Hermione s'était éloignée lentement, comme attendant qu'il la retienne et il resta longtemps assis, à regarder sa silhouette fine lui échapper, et ses cheveux bruns qui roulaient, roulaient sur ses épaules, puis plus rien.

Elle disparut au détour d'un trottoir.

Drago alluma une cigarette.

Avant, c'était la guerre. Ça suffisait comme explication. Si sa mère ne s'était pas mêlée de ses affaires, peut-être qu'il l'aurait rattrapé, ce petit bout de femme. Peut-être qu'il lui aurait dit, arrête, regarde-moi, je t'aime. Mais il n'en voulait pas à Narcissa. Elle avait toujours cru bien faire. Et elle n'avait jamais perdu.

Et puis…

Et puis il commanda un autre café. Il fuma encore tout son paquet. La cendre s'écrasait au bord de la table, il soufflait dessus, il attendait qu'elle l'engloutisse tout entier.

Il n'aperçut l'ombre que plusieurs secondes après qu'elle ne soit arrivée.

Il releva la tête.

« Il faut croire que finalement, on devait quand même se revoir… »

Le sourire d'Astoria fut éclatant. Elle était là, avec ses grands yeux bleus et ses cheveux clairs, et elle souriait, comme s'il n'y avait que ça à faire, que cette image à lancer au reste du monde.

Drago rit, légèrement, et brusquement, il se sentit plus tranquille. Désignant la chaise vide à côté de lui, il cracha un nuage de fumée et susurra :

« Assied-toi »

Elle accepta.

Et puis, après, qu'est-ce qu'il restait ?


Voilà.

Ca me fait bizarre de me dire qu'elle est enfin finie, cette fic. Après tout ce temps. Vous devez m'en vouloir d'avoir tuer Alice, mais je ne pouvais pas faire autrement.

Je vous laisse à vos reviews pour savoir ce que vous en avez pensé.

Je ne sais pas quand je reccomencerai sur une fic sur eux. Bientôt, peut-être, même si je préfère les OS. Et puis j'attendrais d'avoir un bon bout de l'histoire avant de commencer à poster, ça m'apprendra, comme ça. En attendant, vous pouvez toujours me suivre à travers mon recueil sur Lucius et Narcissa, et puis j'ai écrit beaucoup d'OS ces derniers temps, dont un sur Drago et Hermione.

A bientôt, j'espère !

Bisous

Ana'