tribunal
je suis un peu (beaucoup) préssée par mon voyage de quinze jours, donc je fais vite (très)
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La plante humaine (ils ne peuvent pas prendre des gens normaux ?) m'emmena dans un dédalle de couloirs au travers de portes vers une destination inconnue.
Nous arrivâmes enfin devant une porte quelconque. Zetsu l'ouvrit et appela quelqu'un pour le « procès ». Quel procès ? Pourquoi on vient me chercher d'abord ? Kami-sama ! Je sens que ça va être pour ma pomme. Mauvais pressentiment puissance 100.
Nous continuâmes notre chemin à 3 avec Tobi. Cette fois-ci nous nous arrêtâmes devant une porte beaucoup plus imposante. Finement décorée et plus travaillée.
Je fus capté par une petite gravure à côté de la poignée. Cela ressemblait fortement à Kyubi. C'en était même intriguant.
Oubliant tout ce qui m'entourait, je l'effleurais du bout des doigts. J'avais rapproché mon visage de la porte. Tout à coup, me coupant dans ma contemplation, une tierce personne me mit la main aux fesses. Il est vrai que sans mon pantalon, et compte tenu de la hauteur de la poignée, la vue devait être intéressante.
Je me retournais quand même pour savoir qui avait fait ça. Mon teint vira à l'écarlate lorsque je compris que toute la bande au grand complet était en train de mater mes fessiers. Je suppose que le pervers n'avait fait que concrétiser ce que tous voulaient faire. D'ailleurs ce dernier se dénonça de lui-même.
Tu as les fesses fermes tu sais ?
Tobi. Pourquoi ça ne m'étonne pas ? Parce que ce gars est suicidaire. Il fait ce qu'il lui passe par la tête lorsque ça lui passe par la tête. Même moi ça m'arrive de réfléchir un minimum…parfois.
Finalement le chef, pour l'une des rares fois où il se montrait en chair et en os, rompit le silence. Tout le monde entra.
Zetsu me conduisit jusqu'à une table…d'une salle de tribunal.
Procès Hoshigake contre Hoshigake. Je déclare la séance ouverte. Les deux parties peuvent s'entretenir pendant 15 minutes.
Alors là, j'étais scotché ! Il a porté plainte contre moi alors qu'il était soi-disant dépressif. Il est culotté le gars ! Puis d'abord est-ce bien de Ca qu'on m'accuse ? Et la défense, elle fout quoi en ce moment ? Non, parce que le thon avait déjà son avocat près de lui. D'ailleurs il avait prit Sasori le bougre ! Zetsu était certainement mon geôlier puisqu'il était toujours là. Et cette putain de défense alors ? Ne dit-on pas que l'Etat doit vous en fournir un d'office ?
Je regardais dans mon dos. Le reste des membres étaient là. Le Juge, évidemment c'était Pein, fallait s'en douter, reprit la parole.
Des membres pour le jury ?
Je fis dos aux autres, préférant ne pas savoir. Les 3 volontaires se placèrent dans le box à ma droite. Je les vis s'assoir.
En premier Deidara. J'espère qu'il m'aime bien parce que je ne suis pas sûr qu'il prenne vraiment partie dans l'affaire. Ensuite pour achever mon désarroi, Tobi le suivit. Alors lui, qu'il n'ose pas me dire qu'il ne m'apprécie pas un peu après ce qu'il m'a fait tout à l'heure. Et pour finir, comme pour me soulager…Itachi. Ce que ça fait plaisir. J'espère qu'il ne retournera pas sa veste. C'est de sa faute, il m'a monté la tête après tout. Même si je reconnais que jamais je n'aurais dû écouter un criminel de rang S. Si j'ai un bon avocat, je plaiderais folie ou légitime défense.
Un avocat de la défense ? Bien, vous pouvez vous entretenir.
La personne qui me représentait était…Konan. C'est pour s'excuser de ne pas m'avoir appris à faire des origamis ? Comment je peux penser à ce genre de choses dans un moment pareil ? Concentre-toi Naruto.
Un procureur ? Kakuzu, prend place je te prie.
Et merde. Est-ce que la peine de mort est abolie chez eux ? Je sens que je vais m'en prendre plein la tronche si je perds.
Bien Naruto. Quelle est ta relation avec lui ?
Mari et femme ?
J'étais plus très certain tout à coup.
D'accord. Vous vous entendez bien ?
C'était un mariage arrangé, il ne faut pas exagérer non plus.
Ok, c'est un bon argument.
Ah bon ?
Elle prit la chaise qui lui était réservée et commença à écrire son plaidoirie.
Il te traite bien ?
Il me délaisse ou sinon c'est juste pour le sexe.
Ca aussi c'est bien.
Je sais, c'est la vérité...enfin presque.
Est-ce que vous êtes triste ?
Pourquoi elle change de pronom ?
Je me sens frustré.
Comment ça ?
Ben, le mari de la fille d'à côté dors avec elle certains soirs et vient pratiquement tous les jours.
Vaut mieux mettre ça de mon côté puisqu'il n'est pas au courant.
Ok, et les rares fois où il est présent est-ce que tu te rebelles ?
Elle a encore changé de pronom. Elle a un grain ou elle y va au feeling ?
Je fais tout ce qu'il veut. Ce n'est pas compliqué, il ne veut qu'une chose.
La baise ?
Oui.
Bon, je ferais une autre pause selon leurs questions.
La séance en elle-même commença. C'était le plaignant qui attaquait en premier. On me conduisit jusqu'à la barre. Je me tenais droit, non pas par stress, mais parce qu'Hidan, en spectateur solitaire m'avait en plein dans sa ligne de mire. Sasori commença sur les chapeaux de roues.
Vous êtes mariés ?
Oui.
Pourquoi ne portez-vous pas votre alliance dans ce cas ?
Putain ! Je jetais un coup d'œil au poisson. Il l'a portait, l'enfoiré.
Je considère que dans mon environnement, tout le monde est au courant de ma situation et que ce n'est pas la peine.
Mais c'est une marque d'amour.
Objection votre honneur ! C'était un mariage forcé, il n'a jamais été question d'amour. Mon client ne l'a pas choisit.
Objection retenue. Veuillez continuer Maître.
Très bien mais ce qu'a fait l'accusé est impardonnable. Comment expliquez-vous votre acte ?
Quel acte ? Je ne connais même pas le chef d'accusation !
Votre honneur, que reproche-t-on à mon client ?
Oh, hé bien…
Le Juge fouilla le dossier à la recherche de la plainte. Ils étaient vraiment bien organisés. Ils avaient leurs affaires de quartier, leur business, leur justice, leur église…Si l'on n'était pas enfermé, les « femmes » pourraient même faire des commérages en faisant leurs courses.
Il avait retrouvé la feuille.
L'accusation est…
Son visage se décomposa. Ce ne devait pas être facile à croire et encore moins à dire.
Pendant ce temps, je travaillais mon expression faciale et prenais mon regard le plus naïf et innocent. Au pire je lui ferais des yeux de cockers. Pour avoir couché avec moi, il me doit bien ça quand même.
Violence conjugale.
Là, fallait le faire ! C'était l'autre qui me malmenait. Tourner les choses de cette manière ça ne devrait pas être permit. Parallèlement…qu'un grand renégat porte plainte parce que je l'ai maltraité…De quoi détruire une réputation, surtout s'il gagne.
Le Juge se retourna vers moi et tomba sur mon regard enfantin et dénué de toute animosité. Je rapprochais mes jambes nues l'une contre l'autre et y cachais mes mains. De là où il était, il fut le seul à le voir. Il finit par regarder Kisame, un sourcil relevé. Voilà c'est ça. Comment j'aurais pu faire de mal à un colosse comme lui ? Je suis parfaitement innocent, blanc comme neige.
La partie plaignante reprit l'attaque.
Niez-vous les faits ?
C'est vague comme accusation. Je ne vois pas de quels faits vous parlez.
Votre honneur, pouvons-nous avoir des détails ?
Non. Il y a-t-il des preuves Maître Sasori ?
Des preuves ? Mon client porte des marques irréversibles alors qu'il ne lui avait jamais porté atteinte.
Sa beauté blesse énormément.
C'était de la négligence votre honneur. Il n'y a jamais eu de discussion entre les deux époux pourtant mon client aurait aimé passer plus de temps avec l'homme de sa vie pour mieux le connaître.
Oulla. L'homme de ma vie c'est un peu fort. C'est juste Un homme dans ma vie.
Je vais laisser la parole à la défense.
Je me rasseyais à ma place tandis que Kisame allait à la barre.
Combien de temps avez-vous passé au total avec mon client ?
Au total ?
C'est facile ! Il suffit de chronométrer le temps que je peux passer près de lui sans vomir et de le multiplier par 5. La réponse est forcément inférieure au résultat.
Comment le saurais-je exactement ?
Vous n'osez pas le dire.
Objection votre honneur. La question demande une réponse trop précise.
Objection retenue. Veuillez continuer je vous prie.
Quels étaient les motifs de vos rares visites ?
Vas-y. Je tiens à ce que tu répondes.
Niez-vous que vous ne rendiez visite à votre femme que dans le but d'entretenir des relations sexuelles ?
Ose le nier et je te coupe les couilles avec. Je ne sais pas comment je ferais mais je trouverais bien un moyen de te le faire payer.
Qui ne dit, rien consent.
L'accusé n'y mettait aucune bonne volonté non plus dans l'avancement de leur relation.
Mon client n'a jamais refusé de donner son corps encore vierge à son époux. Ce qui est exemplaire en cas de mariage arrangé.
Ma première fois n'a jamais été Kisame en plus. C'était Itachi.
Il y en avait des secrets et des mensonges dans ce procès n'empêche.
Dans ces conditions où il est considéré comme un objet sexuel, mon client a parfaitement le droit de se sentir frustré et de craquer.
Vous avouez donc les violences conjugales.
C'était une éventualité. Nous ne connaissons toujours pas pourquoi nous sommes ici.
Votre honneur, nous ne pouvons pas débattre de l'inconnu.
(soupir) La défense est accusée d'avoir sectionné la partie génitale du plaignant.
Je pris un air ahuri alors que mon moi intérieur était en pleine crise de fou rire. J'étais très tenté de lui demander de reformuler plus clairement.
J'ai des preuves si vous voulez.
Le requin sortit deux moulures et la partie génitale en question. Le tout était couvert d'un sac plastique. Quand j'ai dit qu'il s'en ferait une relique...
Son avocat reprit.
Les trous dans le moule correspondent aux ongles de l'accusé.
Objection votre honneur. La forme des trous est incurvée et très profonde, or mon client ne porte pas de faux ongles.
Depuis que je suis arrivé, j'ai l'impression qu'ils ont oublié que j'étais le réceptacle du démon renard. Mais comme on dit, si c'est bon pour moi, c'est bon pour eux.
La pauvre Konan, je suis certains que ses grands ongles ne sont pas passés inaperçus. Une avocate qui prend tout à votre place, c'est rare de nos jours.
Bien, et pour l'autre pièce à conviction ? Quelle excuse avez-vous ?
La dentition n'est absolument pas la même votre honneur. Au contraire on est porté à croire que le plaignant s'est fait ça tout seul.
Comment un homme accepterait-il volontairement de perdre sa virilité ? Et pour quels motifs ?
Le jury et moi-même allons essayer d'y répondre tout en délibérant.
Les membres se retirèrent dans une autre salle derrière le siège du juge. Mon avocat revint en silence à mes côtés. Je la sentis un peu gênée tout de même. Zetsu, lui était toujours de marbre.
C'est grave comme accusation.
Si je perds, qu'est-ce que je risque ?
C'est à Kakuzu de se prononcer là-dessus. Mais si ça devait arriver, je baisserais la peine au maximum.
Merci. Je me demandais comment j'allais faire pour prouver mon innocence.
Il faut jouer le jeu jusqu'au bout, même dans son propre clan. Elle me défendra avec plus de conviction ainsi.
Dans quelle merde Itachi m'avait-il trainé ? Réduit à mentir dans un procès car mon mari a déposé plainte contre moi. Je me demande si ce n'était pas déjà calculé dans son esprit tordu, si toute cette histoire, il l'avait déjà prévue. Je sais qu'il en est capable.
Les jurés revinrent ; ça n'avait vraiment pas pris longtemps je trouve.
Le jury va rendre son verdict.
En grand fouteur de merde et vantard, Tobi se leva.
A l'unanimité, nous, jury, jugeons Naruto Hoshigake non coupable.
Ouf, soulagé. Je me demande quand même quelles sanctions j'aurais pu avoir. En tout cas maintenant j'ai faim et je suis fatigué.
Mon escorte me raccompagna jusqu'à ma cellule où mon lit et un repas chaud m'attendaient. Je me restaurais vite fait et fonça sous les draps. C'est que dans ma moitié de tenue, je m'étais pris quelques mistrals. J'eus le temps de me ressourcer un peu avant qu'Itachi ne débarque…
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La fin après mes vacs !! laissez quand même des reviews !!
J'espère que vous avez été surpris !! XD !!
