Titre : Par Merlin, je suis Saint-Potter !

Genre : Slash principale HP-DM mais aussi HP-BZ, DM-BZ, HP-DM-BZ (plus on est de fous, plus on rit), BZ-NL. Amusant au début, beaucoup moins par le suite... Happy end ou non ?

Parties prévues : 4 (et 17 épilogues + 1)

Résumé : Tout ce qu'avait voulu Ron c'était aider Harry en repoussant Draco par un expelliarmus bien placé. Au lieu de ça, le sort a échoué et le lendemain Draco se réveille dans le corps de Harry et Harry dans le corps de Draco... Comme si les relations entre le blond et le brun n'étaient pas assez compliquées...

Rating : M

Spoilers : Jusqu'au tome 5

Disclaimers: persos de J.K. Rowling

Playlist conseillée pour ce passage / écoutée au moment de l'écriture : rien de spécial

Note : Nous utilisons les termes anglais : Slytherin (Serpentard), Gryffindor (Gryffondor), Hufflepuff ( Poufsouffle), Ravenclow (Serdaigle), Hogwarts (Poudlard), Hogsmeade (Pré-au-lard), Head Boy / Head Girl (préfet(e) en chef), NEWT ( ASPIC), Professeur Snape (Professeur Rogue), polyjuice (polynectar), transplaner (apparater/disapparater)et je crois que c'est tout...

Note 2 : Kaly Nigellus : merci de nous suivre et de laisser des reviews à chaque chap. Nous avons vu que tu avais mis un chap dès qu'on a un peu de tps on lira, Lo hana ni : moi (stellar) aimerait que Harry chope Draco (ou le contraire) mais Kris n'en veut pas encore, ouuuuiiiiinnn , Bunny : le chap précédent faisait 20 pages (comic sans ms, taille 11), Zion Drake : un peu de patience... ;-)

Merci de continuer à nous lire !


Partie I : l'échange – jour 5

Un mauvais timing

Il y a des jours où je voudrais rester faire le monstre de la couette tellement la journée est pourrie. Le problème : comment savoir que la journée va être pourrie ? On ne le sait pas… et c'est ça le drame. Mais avouez que si un beau matin vous vous réveillez dans le corps de votre Némésis… il y a de fortes chances que la journée soit pourrie… et celles qui suivent… aussi !

Voilà cinq jours que je suis dans la peau du mec sur lequel je fantasme depuis deeeeeees années et en plus Draco – le mec sur lequel je fantasme depuis deeeeeees années – devient sympa. C'est lui qui s'est fait masser hier mais le toucher, absorber sa chaleur, le sentir frémir sous mes mains… Exaltant ! Pourquoi est-il parti ? Ah oui, le récurage…

Enfin… c'est mardi matin et je n'ai pas d'autre choix que me lever…

Harry n'eut pas eu le temps de se demander quelles seraient les surprises de la journée qu'elles lui tombèrent dessus dès le petit déjeuner. Il traînaillait donc à la table des serpents et regardait avec nostalgie Draco au milieu de Ron, Hermione et Neville… Sa bande de copains lui manquait tellement… Ron avait saisi le regard bleu. Il cracha à la figure :

« Furet mal léché. »

Le blond Harry resta sans réaction mais le brun aux côtés du rouquin (Draco) bondit pour l'étrangler. (c'est une manie chez lui ?)

Imaginez la scène pour quelqu'un qui ne connaît pas notre secret à Draco et moi (oulala, je m'en rends compte que maintenant… on partage un secret lui et moi……) : Harry bondit sur Ron parce qu'il insulte Draco… Plutôt louche, non ? Mais je jubile…

Pour ne pas éveiller les soupçons, Draco lui-même se mit à insulter son propre corps, essayant de rattraper sa boulette (à savoir l'étranglement avorté)…

« Ouais Potter, c'était comment dans le caleçon de Crabbe ? »

Harry répliqua (erreur fatale) :

« Y en a sûrement plus que dans ton caleçon… Potter ! »

J'insulte MA virilité !

Ron, égal à lui-même, jeta de l'huile sur le feu.

« Si t'en as autant Malfoy, t'accepteras un duel… On a encore le temps, tu sais… »

Les deux sorciers étaient coincés. Dire « non » leur nuirait mais dire « oui »… Alors évidemment les deux partis acceptèrent.

Cinq minutes plus tard, une foule verte et argent et rouge et or s'était regroupée dans la salle de duel. Ron était déchaîné. Draco et Harry, beaucoup moins. Mais ils ne pouvaient pas reculer. Ils se mirent dos à dos, firent les dix pas réglementaires et ils se retournèrent. Harry lança un expelliarmus et… expédia à la figure de son rival… un superbe bouquet de roses ! Un orchideus ? Pourquoi Harry avait-il lancé un orchideus ? Il ne se trompait jamais ! Autour de lui, personne ne pipait mot. Ni les serpents, ni les lions. Draco fulminait. Il venait d'être humilié… Son enveloppe venait d'être humiliée… Mais avant même que Draco ne bougeât, Blaise récupéra le bouquet.

« Draco, mon chou, il est ma-gni-fi-que ! Fais pas cette tête, Potter, ces fleurs elles ne sont pas pour toi. »

Blaise rejoignit son camarade et l'entraîna vers la salle de DADA, le bouquet à la main, le . Le cours n'allait pas tarder à commencer.

C'était une journée à rester sous la couette, je vous l'avais bien dit, non ? Mais un malheur n'arrive jamais seul…

Draco fusilla Harry du regard toute la matinée.

1° il le haïssait pour le bouquet

2° il le haïssait pour Zabini…

Au déjeuner, la situation s'aggrava… Comme à son habitude, Harry était affamé et à midi il se précipita sur les plats mais voilà qu'au bout de dix minutes il eut l'impression de suffoquer et s'évanouit… Quatre heures plus tard il se réveilla à l'infirmerie : il avait frôlé l'empoisonnement alimentaire. Depuis l'épisode du furet, trois ans auparavant, le corps de Draco rejetait le lapin avec une réaction très violente… Le lapin de midi avait failli lui être fatal ! Madame Pomfresh lui recommanda de se reposer encore quelques heures et après le dîner, il pourrait regagner sa chambre. Quand il rentra au Donjon, Draco l'attendait. La colère de ce matin avait quitté ses traits. Il semblait soucieux de l'état de santé de Harry – enfin celui de son corps.

« Harry, comment vas-tu ?

- Bien… Ton corps est redevenu normal, rétorqua Harry, amer.

- Harry ! C'est pour toi que je m'inquiétais ! »

Pour… moi ?

« Harry j'ai beaucoup réfléchi depuis ce matin… Je sais que tu ne voulais pas faire un orchideus alors je t'ai ramené ta baguette et moi je vais récupérer la mienne. Ça devait être ça le problème. Ensuite… J'ai oublié de te dire pour le lapin… J'ai dressé une liste des aliments auxquels je suis allergique et… je me suis dit que ça serait bien qu'on ait une espèce de journal de bord où on noterait… notre comportement. Chaque vendredi on confronte notre semaine et on voit ce qu'il faut faire et pas faire. Qu'en penses-tu ? »

Il s'inquiétait pour lui… Draco s'inquiétait pour… lui…

Le sourire idiot de Harry le trahit. Il ne l'avait pas écouté…

« HARRY , rappela Draco à l'ordre.

- Pardon… Je me sens si… las…

- Harry ! »

Cette fois, c'était de la tendresse…

« Harry, voilà un cahier où tu noteras ce que tu fais. Vendredi on comparera. Je lirai le tien et tu liras le mien, comme ça on verra là où on a fait faux, d'accord , demanda-t-il gentiment.

- C'est un carnet-boulettes alors !

- Oui, » sourit Draco.

Il s'avança vers moi Harry, quand…

Toc, toc, toc. TOC, TOC, TOC.

« Draco, qu'est-ce que je fais ? Hein ?

- Ben ouvre, ça va rameuter la maison !

- Ok. Tu te caches sous le lit ? »

Oh non ! Blaise ! Pas maintenant ! Mais Harry n'eut pas le temps de dire quoi que se soit, le brun était déjà dans la chambre à l'embrasser avidement. Zabini le poussa sur le lit et ôta sa chemise.

« Je t'ai cherché toute la journée. Tu vas mieux ? Je me suis inquiété ! »

Oh pourquoi je n'ai pas la force mentale de le repousser alors qu'il est en train de me déshabiller devant Draco… qui est là… sous le lit !

« Tu m'as manqué… (il l'embrassa dans le cou, ses mains coururent sur sa poitrine nue)

- Blaise… C'est pas le moment…

- Tu disais pas ça hier soir… et avant-hier soir, et avant avant-hier soir, » gloussa Zabini qui en était déjà en train de déboutonner le pantalon.

« Je… je suis occupé, Blaise…

- A quoi , ronronna le brun. A m'attendre ? »

Sous le lit, Draco serrait les poings. Non, à me chauffer à blanc, connard. Quel salaud ce Potter... je vais le tuer. Avec Blaise en plus ! Petit salopard !

« Blaise arrête... j'ai pas envie, j'ai... j'ai des tas de choses à faire !

- Draco... qu'est-ce qui se passe ? Hier tu me sautais dessus presque !

- Oh ! C'est faux ! (Putain, ta gueule, Blaise !)

- Comment ça... et le suçon ? »

Draco fulminait. « Fais rien avec mon corps, Draco! » Il s'est bien foutu de ma gueule ! Et... quel suçon ?

« Blaise… », murmura Harry ( Je peux le rejeter, je peux le rejeter. JE PEUX DIRE NON ! )

Dans un élan surhumain, Harry repoussa Blaise hors du lit et se releva.

« Pas maintenant , lâcha-t-il agressivement. Qu'est-ce que tu veux ?

- Toi… Mais visiblement c'est pas réciproque…

- Blaise, mon cœur, excuse-moi… , répondit Harry avec un air peiné. Je suis si fatigué que mes mots m'échappent… Je me repose un peu et je suis à toi… Passe me voir un peu plus tard, s'il te plaît… Laisse-moi me... reposer et... je te promets une nuit de... de rêve...

- Une nuit de rêve ? Tu peux faire mieux qu'hier ? (Blaise ramassa la chemise qu'il avait fait voler) Une nuit de rêve avec Monsieur Malfoy... Grrroooaaarrr... J'ai hâte... »

Draco allait avoir la nausée. Ou il allait pleurer. Ou hurler. Ou… les trois ! Blaise devait se casser qu'il parle à M. Faux-Cul ! Puis un bruit de baiser, un au revoir et le bruit de la porte se refermant signalèrent le départ du slythy.

« Tu peux sortir… »

Harry était assis sur le lit, la tête baissée.

« Très élégant, M Potter, vraiment élégant, dit Draco en s'époussetant.

- C'est... pas ce que tu crois.

- Ah, j'aurais mal entendu peut-être ? – le ton de Draco était sec.

- Non... murmura Harry. Non... mais...

- Ca va, c'est pas mes oignons, de toute façon... enfin, un peu... c'est mon corps. C'est mon ex-futur-ex mais tout va bien… »

Harry parut surpris. C'était donc Blaise le plan, le vrai plan de Draco… Harry en eut le cœur brisé… Lors du massage, il avait espéré… Pendant ce temps, Draco récupérait ses affaires.

« Tu... pars ?

- Je vais te laisser te préparer pour ce soir. Un grand soir…

- Non ! Reste !

- Rester...

- J'm'en fous de lui !

- Très délicat de ta part… »

Harry était désespéré vendredi soir quand il avait conclu avec Blaise et s'il avait poursuivi c'était parce que Draco lui avait brisé le cœur…

« Tu m'as brisé, Draco, répéta faiblement Harry. Attends ! »

Et Harry se mit devant la porte pour empêcher Draco de sortir.

« Pour le moment tu te débrouilles bien, tu n'as pas besoin de moi. N'oublie pas d'écrire dans… dans le carnet-boulettes…

- Reste…, le supplia Harry.

- Ecoute… quand je suis en colère, je dis souvent des choses regrettables alors il vaut mieux que tu me laisses partir. On verra ça demain, à froid. Sinon, je vais...»

Harry baissa la tête de honte et de chagrin. Il s'écarta pourtant du passage. Draco secoua la tête et ferma les yeux…

« Oh, Harry…

- Draco… murmura le blond gryffy.

- A demain et… n'oublie pas ton écharpe demain, il va neiger encore. »

Draco sortit. Harry déglutit et s'effondra.

« POURQUOI J'AI TOUT GACHE ? »

De nouveau on toqua à la porte. Harry sécha ses larmes et ouvrit la porte. Il tremblait. C'était Draco. Une seconde son cœur s'enflamma pour s'éteindre la seconde suivante : Draco avait oublié la cape d'invisibilité et traverser la Salle Commune des serpents avec le corps d'un Gryffindor équivalait à se jeter dans la gueule du dragon. Draco rentra dans la chambre sans accorder un seul regard à Harry qui l'aida pourtant à se draper dans la cape.

« Aller, on se voit demain. pleure pas, va ! Ça ira. »

Mais Harry tremblait. Draco essaya de lui adresser un regard gentil et ça n'était pas facile étant donné les circonstances mais Harry ne le vit pas. L'instant d'après, Draco disparaissait sous la cape. Tout était confus dans la tête et le cœur de Harry. Il avait couché avec Blaise pour se réconforter mais pas pour blesser Draco. Des larmes silencieuses roulèrent sur les joues pâles. Une main invisible les essuya.

« Draco, » gémit Harry, en regardant dans le vide à la recherche de son ami invisible.

Draco aussi avait mal au cœur mais ne savait pas pourquoi… Il quitta la chambre et lui aussi pleura. Toujours sans savoir pourquoi…


Prochain chapitre : "Que les choses soient claires !"