CHAPITRE 9: SWEET NIGHT

La semaine passée à l'hôpital fut d'un ennui mortel, malgré les visites de Mary et Rosie. En revanche, je pris conscience d'une chose. Mary, Rodrigue. Rosie. Mary, Rodrigue... Je n'avais plus personne hormis eux. Les récents évènements semblaient avoir créé une barrière entre moi et le monde. Mes anciens collègues n'avaient plus donner signe de vie depuis un sacré moment et j'avais un restaurant à remonter. Sans eux je ne pouvais y arriver, Fred en avait licencié la plupart mais aux vues des derniers éléments de l'enquête, il semblait que Julian faisait chanter son père. Le resto n'avait aucunes raisons de tourner aussi mal en si peu de temps. En effet, l'argent des caisses disparaissait dans les poches de ce minable... Smith avait remit à Mary l'argent ainsi que les documents avec lesquels Julian prévoyait de s'enfuir. Avec un peu de chance, j'allais pouvoir reconstituer l'équipe... Enfin, si eux voulaient bien revenir après avoir appris pour Fred... À la fin de cette longue semaine, Rosie vint me chercher, après une longue conversation entre elle et Diederick à propos du repos qu'il me conseillait et dont je ne voulais pas entendre parler, nous quitâmes finalement les lieux, pour mon plus grand bonheur! Rosie me fit la morale à nouveau sur mon repos... Je l'écoutai d'une oreille. Comme toujours depuis l'enfance lorsqu'elle me faisait la morale! Arrivés à la maison, elle me fit signe de rentrer, elle avait quelque chose à sortir du coffre. Sans me poser de questions, je montai. Je n'eus pas le temps d'ouvrir que Mary m'ouvrit la porte, radieuse.

" - Surprise! Bon retour à la maison mon chéri! "

Une avalanche de confettis et de langues de belle-mère m'assaillirent de toutes part. Ils étaient tous là! Toute l'équipe du resto au complet, même Sam, Betty, Edemond, Jeff et David, pourtant furieux contre moi lors de notre dernière rencontre. Si je m'y attendais!

" - C'est Mary qui a tout organisé, toute la semaine nos téléphones n'ont pas cessé de sonner! - s'exclama Betty.

- Oui! Et puis on s'est dit qu'on ne pouvait pas te laisser reprendre le resto tout seul! - l'interrompis Sam

- Surtout après ce qui s'est passé! Dis-donc! Il t'a salement amoché l'autre salopard! - s'exclama Dave.

- Ca tu l'as dis...

- Aller rentre, c'est chez toi ici tout de même!

- Est-ce qu'un beau jeune homme musclé pourrait venir m'aider! - Jeff se proposa le premier.

- J'arrive Ma'am Rosie! "

À l'intérieur, toute la maison était décorée, Mary avait dû se donner un mal fou pour tout organiser et faire garder le secret au petit. Certes le doc m'avait prescrit du repos mais j'avais bien le droit à une petite fête pour mon retour. Rosie et Jeff réapparurent dans le salon, les bras chargés d'un énorme gâteau. La fête battait son plein lorsque Dave me prit à part.

" - Comme c'est toi le nouveau boss, on a tous retrouvé nos places non?

- J'ai bien envie de te dire oui mais pas au même salaire... Julian a réussi à écouler une bonne partie de l'argent qui aurait du servir à vous payer...

- Si ce n'est que ça! Merci mec! On va assurer pour remonter le resto, je te jures!

- Je n'en doutes pas!

- Ah oui j'allais oublier! On a ramené Freddy et sa clique chez toi. On est en plein dans les travaux là-bas, ils nous génaient plus qu'autre chose alors pour ne pas les abimer Jeff et moi les avons foutu dans ton atelier. Ils y seront mieux que dans la poussière!

- Ca marche, pas de soucis. "

Dave, était visiblement bien éméché, mais de les voir tous réunis ici, me réchauffait le coeur. La Freddy's family était de nouveau au complet. Enfin, presque... Sans Fred, rien n'était pareil, eux semblait déjà l'avoir oublié, sûrement à cause de son passé récemment révélé par les médias... J'avais de la peine de voir que toutes ces belles années passées tous ensembles, avaient été balayées par ces derniers évènements. Arrivés en fin de soirée, les invités partirent un à un, de mon côté j'étais épuisé et heureux de voir le calme revenir à la maison. Calés sur le canapé avec Rodrigue, il regardait mon carnet à dessin, tandis que Mary et Rosiese chargeaient de mettre les invités à la porte. Une fois tout le monde dehors, elles vinrent nous rejoindre.

" - Alors, content?

- Très, merci vous trois.

- On compte sur toi pour te ménager mon Vinny, ce n'est pas parce que tu es maintenant le gérant d'une entreprise que tu dois négliger ta santé!

- Oui tatie...

- Je vais bien m'occuper de lui Rosie, ne vous en faîtes pas!

- Je te fais confiance ma grande!

- Dis tatie? Excuse-moi, sans mes emmerdes tu n'aurais jamais eu affaire à ce tordu...

- Ne t'en fais pas, ce n'est pas ta faute... À moi d'être plus prudente à l'avenir, et puis maintenant il est derrière les barreaux! Alors qu'est-ce qu'on risque!

- C'est vrai...

- Bon sur ce les enfants! Ce soir c'est tatie aux fourneaux, accompagnée de mon apprenti cuisinier! Tu viens Rodrigue?

- Ouiii!

- Rosie, je peux peut-être vous aider?

- Non, toi tu restes avec ton homme ma chérie, je m'occupe de tout ce soir!

- Merci tatie! T'es au top!

- Je sais! "

Mary et moi sommes restés assis dans le canapé du salon. Elle aussi se mit à feuilleter le carnet. Elle s'arrêta sur le nouveau design de Foxy.

" - Hé beh, notre bon vieux Foxy a sacrément changé!

- Oui, il faut parfois faire des concessions. Si on veut faire revenir les familles, on a intérêt à écouter les parents...

- C'est marrant, ces couleurs j'ai l'impression de les avoir déjà vues quelque part...

- Ah bon?

- Oui, sur une photo... Attends bouge pas je crois savoir laquelle! - elle partit chercher un cadre sur la cheminée - Owh! Comme c'est chou...

- Montres moi ça. - elle me tendit la photo - La peluche! Ca me revient maintenant!

- C'est adorable, ton nouveau Foxy devrait beaucoup leur plaire...

- J'aimerais déjà qu'il lui plaise à elle... "

Cette photo datait de la naissance de Terry. La première fois que je l'ai tenue dans mes bras. On voyait tout de suite à ma tête, à quel point j'étais rassuré! Elle serrait sa petite peluche rose et blanche de ses minuscules mains. Où était-elle? Tout ce que je savais, c'était qu'elle était trop loin de moi pour aller bien. J'avais tout à lui offrir, un toit, une famille. La vie qu'elle méritait, et pourtant, on la retenait loin de moi. J'en étais malade...

" - Hey, Vinny... Ca va?

- Pardon, un moment d'égarement...

- Tu penses à Terry?

- Oui... Je ne sais pas où elle est, je ne sais pas quand elle nous rejoindra ni comment elle va... Tout ça me rend malade!

- Elle sera bientôt avec nous, j'en suis sûre... En revanche, il faudrait que l'on trouve une solution pour sa chambre. Il n'y a que la nôtre et celle de Rodrigue.

- Je vais voir ce que je peux faire, je pense que pendant un temps il devront partager la même chambre. J'échangerais le lit actuel par deux lits enfants, cette chambre est assez grande pour qu'ils puissent se supporter pendant un temps les deux-là, tu ne penses pas?

- Oui je pense, et puis un peu de compagnie ne leur fera pas de mal aussi bien à l'un qu'à l'autre.

- Je m'en chargerais dans la semaine.

- Tu as oublier, il faut que tu penses à te reposer!

- Oui... Bon on laisse ça pour le moment. - je partis reposer la photo.

- Bon je vais aller mettre la table moi!

- Attends je viens t'aider. - j'eus à peine le temps de finir ma phrase qu'une cuillère en bois pleine de sauce pointait en ma direction.

- Toi c'est popotin sur canapé jusqu'à nouvel ordre!

- Tatie!

- Y'a pas de tatie qui tienne! On t'appellera pour manger, toi tu te reposes. Je préfères que tu le fasses tant que je suis là, car je suis sûre qu'à mon départ tu n'en feras qu'à ta tête!

- T'as pas tort, bon vous m'appelez quand c'est bon hein? Moi je vais en bas!

- Dans l'atelier?! Mais tu écoutes quand on te parle?!

- Relax, je vais juste jeter un oeil aux anima's! "

Je pris une veste et sorti. Il commençait à faire frisquet dehors, heureusement, l'atelier avait un système de chauffage, certes archaïque mais bien sympa. Une fois en bas, j'aperçus une tâche sombre au sol, à la sortie de l'atelier. C'était à cet endroit... Là, au sol, à me vider de mon sang, laissé pour mort que je failli trépasser. Cette marque provoqua en moi une sensation de malaise, je m'approchai pour mieux la voir. Malgré les multiples tentatives visibles pour la faire disparaître, elle était toujours là, une semaine après. Elle semblait me narguer, comme pour me rappeler que j'avais échoué à tenir ma famille éloignée de toutes ces histoires... Les mains tremblantes, je cherchai désespérément mon paquet de blondes. D'un tapotement sous le fonde du paquet, j'en sortis une et la portai à ma bouche. À la recherche d'un briquet, visiblement absent de mes poches, je repris le chemin de l'atelier. J'y gardai toujours un briquet ou une boîte d'allumettes. Une fois à l'intérieur, j'allumai la lampe et me dirigeai sur le plan de travail à la recherche d'un briquet. Je me saisi de l'un d'entre eux, apparemment il m'en restait plus d'un. Ma clope allumée, je me retournai sous le regard des animatronics. Visiblement, ils avaient été coupés de toute alimentation et vidés de leur batterie. Mes gros bébés de métal étaient tous là, ils étaient tous légèrement poussiéreux. Je m'emparai alors d'un chiffon afin de les époussiérer un à un. Mon bras me faisait toujours aussi mal mais cela m'était égal, j'étais heureux de retrouver mes vrais compagnons de travail... Je dus me faufiler entre eux pour pouvoir atteindre les Golden. Ils remuèrent pas mal de souvenirs ceux-là... C'était avec Fred que je les avais conçus... Et maintenant il ne restait plus que moi. Je finis de les époussiérer en me demandant comment j'allais bien pouvoir faire pour remonter son affaire. Une fois propres, je fis le tour de l'atelier. Le trou dans le mur était toujours là, le revêtement en platre toujours tâché de sang. J'allais devoir trouver quelque chose pour cacher ça, mais pas ce soir... C'est à ce moment que Mary m'appela pour les rejoindre. Je m'empressai d'écraser ma cigarette dans un cendrier qui traînait par là pour les retrouver. Je coupai la lumière et le chauffage.

" - Bonne nuit les gars!

- Hu-hu! Bonne nuit Vince! "

Freddy n'était visiblement pas à la fin de sa batterie! Je verrouillai la porte et remontai, heureux. Les avoir revus me rendait confiant en l'avenir. Avec eux, nous allions faire de grandes choses. Le Freddy Fazbear's Pizza allait marquer l'histoire, c'était certain! Si j'avais su... De nouveau au chaud à la maison, je retirai ma veste et me laissai porter jusqu'à la salle à manger par les bonnes odeurs de cuisine maison.

" - Alors, qu'est-ce qu'on mange?

- Lasagnes maison à la Rosie! - Rosie arriva les bras chargés d'un grand plat fumant.

- On en a pour combien de temps avec tout ça?!

- Oh c'est l'histoire de deux ou trois jours ça! Comme ça pas besoin de vous fatiguer à faire la popote! Passez moi vos assiettes mes loulous, attention c'est très chaud! "

Le reste du repas se passa dans la bonne humeur, un vrai repas de famille comme je n'en avais plus fait depuis des années! J'étais heureux, eux aussi visiblement. Rosie coucha le petit en fin de soirée, et partit aux alentours de 22h. Mary et moi sommes restés un bon moment dans le canapé, l'un contre l'autre. Un pur moment de calme, rien que pour nous deux. Elle bailla puis se leva. Elle me fit signe de la rejoindre, je m'exécutai et elle m'entraîna avec elle jusqu'à la salle de bain. J'avais lu dans son regard ce qu'elle voulait. Son sourire malicieux l'avait trahie. Une fois dans la salle de bain, elle verrouilla la porte. J'entourai sa taille et laissai mes mains vagabonder sur son corps afin de lui retirer ses vêtements dissimulant la beauté de son corps parfait. Et puis ce fut mon tour, ma chemise, ma ceinture, mon pantalon, tout y passa... Elle nous fit couler un bon bain bien chaud, mais à l'atmosphère torride de la pièce, c'était bien superflu. Elle s'y plongea la première et me fit signe de la rejoindre, ce que je fis sans me faire prier. Je m'assis derrière elle, l'entourant de mes bras, jusqu'à ce qu'une douleur lancinante dans le bras droit me rappelle à l'odre. S'en étant aperçue, elle le prit et le guida vers son sein gauche...

" - C'est plus confortable déjà...

- Hum... Ca oui... "

Elle passa sa main gauche dans ma chevelure tandis que la droite caressait ma cuisse droite. Elle laissa alors sa tête basculer en arrière les yeux fermés. Je pris sa bouche pour échanger un long baiser... Je rêvais d'un pareil moment depuis longtemps, un moment de pur plaisir et de pure douceur... Après un bon moment à se nettoyer, et à se masser, nous sortîmes enfin. Afin de continuer ça, dans un endroit plus confortable... Elle dans une pauvre petite serviette qui dévoilait bien 80% de son corps et moi dans la mienne, une fois dans la chambre, nous ne fûmes pas longs à nous en débarasser. Nos deux corps encore humides, l'un contre l'autre sur le lit, s'enlacèrent. Ses mains sur mon torse, mon bas ventre, dans mes cheveux, sur mon membre, toutes ses caresses n'étaient que divines souffrances. Mes diverses blessures se refaisaient sentir, mais sur l'instant cela m'était bien égal. Des jours que je rêvais de pouvoir à nouveau aimer cette femme comme il se devait. Mes mains parcourèrent son cou, ses épaules, ses seins, ses hanches, ses fesses... Tout son corps vibrait sous mes caresses. Lorsque mon membre vint la pénétrer, une vive douleur du côté de mon rein perforé m'arracha un râle de de souffrance mêlé à un plaisir intense. La douleur était là, c'était indéniable mais le plaisir était mille fois plus prenant. À son tour, elle prit le rythme de mes assauts, son souffle chaud et ses râles de plaisir dans mon cou me firent tressaillirent, jamais je n'avais ressenti de telles sensations... Elle était la femme, l'unique, pour laquelle je vibrerais toute ma vie. Son étreinte se faisait plus forte à mesure de mes assauts, ses ongles plantés dans mon dos, ses cuisses refermées sur moi, je fis durer l'acte autant qu'il me fut possible. Dans un ultime cri d'extase je me retirai de ma partenaire... Épuisé, je roulai sur le côté... Elle vint se blottir contre moi, nos deux corps encore haletants et transpirants elle vint me caresser le cou, je me tournai vers elle.

" - Tu es sûre que le bain était nécessaire? À nous voir, il serait bon d'y retourner...

- Hum... Bonne idée... Pourquoi pas demain?

- Content de l'entendre...

- J'espère juste que le petit n'a rien entendu...

- Oh merde! "

Sur cette dernière phrase, elle vint m'embrasser, avant de s'endormir, visiblement elle aussi épuisée de nos ébats. Mais son sourire en diasait long, elle aussi avait attendu ce moment... Je la pris dans mes bras, remontai les couvertures sur nous avant de m'endormir, sa tête calée dans le creux de mon cou...