Hello!
Alors voila, c'est la fin de mon beau rêve! snif!
Merci à toutes d'avoir partagé ce moment (épique) avoir moi, et d'avoir suivi mon histoire (malgré tout ^^)
Il reste encore l'épilogue avant qu'il ne soit complètement terminé, mais j'ai quand même un pincement au coeur en postant ce chapitre-ci!
Lunita01 : Je suis contente que tu aies apprécié le chapitre malgré sa longueur, mais j'ai bien rattrapé le coup (je voulais pas écrire de chapitre 10 alors j'ai tout mis dans celui-là ^^)
7 : J'espère que la fin te plaira ^^
Julie Winchester : Ouais, Payne ça fait mauvais garçon (je sais pas pourquoi je trouve que ça va bien à Keenan mais pas à Jared lol), et pour Casey, effectivement, elle a décidé de partir et rien ni personne ne la retiendra (pourtant elle sera bien tentée!)
allison : Allez, fais un effort, donne moi des numéros, n'importe lesquels, parce qu'encore une fosi tu as visé dans le mille!
choupinette : ARGH! Tu m'as pourri la suite de mon rêve! (tout ça pour te dire que tes deux suppositions sont bonnes, mais que pour la deuxième, c'est une autre histoire!).
Pour revenir aux souffrances de mes personnages, je dois avouer que certaines fois, je maudis mon cerveau dérangé, mais je suis autant masochiste que sadique lol. Donc, malheureusement pour eux, ils souffrent, mais c'est toujours pour qu'ils en ressortent grandis par la suite (parce que je suis entièrement d'accord avec toi, les personnages trop lisses sont inintéressant et surtout, ils ne progressent pas dans leur façon de voir les choses. J'aime quand un personnage gagne en maturité tout au long d'une histoire, ce qui est le cas de Leah dans les livres de S. Meyer, et pas celui de Bella...) En passant, si tu veux voir le teaser du chapitre 23 d' "Un amour inattendu" , il est sur ma page Facebook ( http (:/ / )www. facebook. com / pages / Leilani972-Fanfictions / 160400987311417 )
KETUR : Merci beaucoup! "Un amour inattendu" est presque fini aussi, mais c'est vrai que ça fait un moment que je n'ai pas posté (honte à moi). Donc même punition que choupinette si tu souhaites voir le teaser (j'ai pensé à ouvrir un blog, mais je suis un peu trop à droite à gauche, alors pour l'instant, c'est sur une page facebook puisque c'est la seule page avec FF. net qui est toujours ouverte sur l'ordi ^^)
melodie : Bon, pour les nouvelles bases, c'est loupé! Tu m'as vexée grave, là. C'est bien la peine d'expliquer les choses au début des chapitres si c'est pour que tu ne lises que ce qui te plait!
Je ne vais pas te raconter la fin de l'histoire, parce que ça gâcherait le plaisir des autres qui lisent aussi la fiction. Mais j'ai été honnête depuis le début sur mon opinion au sujet de l'imprégnation, alors libre à toi de me croire assez fainéante pour boucler une fiction avec des imprégnations à la pelle!
J'ai pris la peine d'introduire de nouveaux personnages, une nouvelle "Meute" si on peut appeler ça comme ça, et des Louves pour expliquer certaines choses... Bon sang! Réfléchis deux minutes! Tu crois que je serais assez cinglée pour faire Leah se marier avec un type, si je comptais les faire divorcer comme ça? Bah apparemment oui. Merci, ça fait plaisir.
Sadique, peut-être. Folle, non. A un autre moment, j'aurais apprécié que tu t'enflammes autant pour mon histoire. Là, avec tout ce que tu m'as déjà sorti dans tes précédentes reviews, ça me saoule. Et quand ça me saoule, ça ne le fait pas à moitié. Et voilà, maintenant, t'a niqué le suspens. MERCI.
Ah! L'histoire n'est pas finie, alors essaye de faire preuve d'un peu d'ouverture d'esprit avant de juger mes convictions, la prochaine fois.
supergirl971 : MDR! Tu es encore plus sadique que moi! Qui l'eut cru, Lustucru! (désolée c'était plus fort que moi lol)
Ah! Tu prends la défense de Jacob! On voit le parti pris, hein! Avoue que c'est parce que je te fais souffrir en RP que tu le défends à ce point! Et ben pour la peine, je le ferai encore plus souffrir! Na!
Mes chères lectrices, jene vous fais pas languir plus longtemps, et j'espère que vous apprécierez ce moment autant que moi!
Bonne lecture!
_ Tu es sûre de vouloir rentrer avec moi? Insista maman alors que nous attendions le bus qui nous amènerait à l'aéroport. Tu n'es pas obligée, tu sais.
_ Je ne veux pas rester là-bas sans toi, M'man. Grognai-je.
_ Je n'aime pas te voir fuir tes responsabilités, C.C. . soupira-t-elle.
_ Que veux-tu... Je dois tenir ça de mon père! Répliquai-je sèchement.
Maman soupira encore une fois, mais ne dit rien. J'avais compris qu'elle n'était pas d'accord avec ma façon de faire, mais qu'elle, tout comme moi, ne souhaitait pas qu'on se dispute à ce sujet.
Le bus arriva, et nous grimpâmes à l'intérieur, sans un mot.
Au bout d'un moment, la pression était trop forte. Je n'étais pas habituée à rester longtemps sans lui parler et j'avais l'impression que notre relation aussi avait changé. C'était la dernière chose que je voulais, alors j'engageai la conversation.
_ M'man?
_ Hmm?
_ J'espère que tu auras une fille.
_ Pourquoi ça? Sourcilla-t-elle.
_ Ben... Tout le monde dit que je te ressemble et qu'on a à peu près le même caractère. Ça se trouve, si tu as une autre fille, ce sera pareil! Et puis, je serai un merveilleux modèle pour elle! Claironnai-je en bombant le torse.
_ Tu parles! Pouffa-t-elle. Si c'est pour qu'elle me refasse les mêmes coups tordus que toi et que je me retrouve convoquée une fois par semaine à son école... Je préfère trouver une autre marraine!
_ Oui mais je resterais sa grande sœur! Rétorquai-je fièrement. Et je n'ai pas fait autant de coups tordus que ça!
_ Pardon? Tu trouves que te faire payer pour faire les devoirs des autres, c'est pas tordu?
_ C'est un travail d'utilité publique! Protestai-je. Pour ma défense, l'argent m'a servi à payer mon ordinateur portable!
_ Qui t'a servi à falsifier des certificats médicaux pour tes copains, donc à continuer ton petit commerce! Précisa-t-elle, faussement agacée.
_ Avoue que tu as été fière de moi quand tu as su que je développais mon cercle de compétence... Gloussai-je.
_ C'était pas éthique, C.C. . Gronda maman.
_ Peut-être, mais ça m'a aidé à mettre de l'argent de côté pour les études! C'est vrai, quoi! Tu m'avais demandé de trouver un petit boulot à 16 ans, mais je me faisais plus avec deux mots d'excuses bidons qu'en faisant 3 heures de babysitting !
_ Je t'avais ouvert un compte exprès pour que tu n'aies pas besoin de le faire, et je ne me rappelle pas t'avoir vu toucher à tes économies pour régler les frais de scolarité!
_ C'est vrai, mais ça ne veut pas dire que je n'en aurais pas besoin.
_ Rappelle-moi quelles études tu veux faire? Me demanda-t-elle avec un sourire en coin.
Je savais où elle voulait en venir, et je n'avais pas du tout envie de lui donner raison...
_ Ça n'a rien à voir avec le fait que je trouve un moyen de gagner de l'argent, M'man! M'insurgeai-je.
_ Ça à tout à voir, au contraire! Les avocats font tout pour que la loi soit respectée!
Elle commençait sérieusement à me faire peur...
_ J'ai pas braqué une banque! J'ai vendu mes services à mes camarades de classe! Ça n'a rien d'illégal! Me défendis-je.
_ Ça n'aurait pas été illégal pour moi si tu m'avais donné la moitié de ce que tu avais gagné! Gloussa maman.
_ Nous y voilà! M'esclaffai-je. Je ne savais pas qu'il fallait donner un pot de vin pour pouvoir éviter les sermons! Je m'en rappellerai, pour la prochaine fois!
_ La prochaine fois? S'exclama-t-elle en haussant un sourcil.
_ Il me manque encore un peu d'argent...
_ Ta scolarité est entièrement payée...
_ Oui mais... C'est pour régler les frais de scolarité de Keenan, l'année prochaine... avouai-je, embarrassée.
_ Et les parents de Keenan ne peuvent pas l'aider?
_ Maman, gémis-je.
_ D'accord, alors si je comprends bien, tu vends tes services à la société depuis des années pour que ton meilleur ami puisse faire ses études de médecine, pendant que je travaille comme une forcenée pour payer les tiennes? Pouffa-t-elle. Donc, si Keenan te disait qu'il voulait se suicider, tu fabriquerais le pont le plus haut du monde pour qu'il puisse le faire?
Je levai les yeux au ciel. Quand elle ne voulait pas comprendre quelque chose, rien ni personne ne pouvait essayer de lui ouvrir les yeux... J'avais d'ailleurs hérité ça d'elle.
_ T'es impossible... grognai-je.
_ Oh mon Dieu! S'écria-t-elle, les yeux écarquillés. T'es amoureuse de lui!
_ D'où c'est sorti, ça? Sursautai-je, complètement sous le choc.
_ Je savais qu'il se passait un truc entre vous...
_ Des clous! M'écriai-je.
_ Vous êtes toujours pendus au téléphone et il n'y a qu'avec lui que tu sors quand tu es à la Push!
_ De un : les mecs de la Push de mon âge sont des gros nases, alors je ne vois pas pourquoi je gâcherais un moment de ma journée avec eux. De deux : c'est normal que je passe du temps au téléphone avec Keenan! C'est mon meilleur ami! Me défendis-je.
_ Tu n'as pas nié être amoureuse de lui.
_ Je ne le suis pas! Répondis-je en la regardant dans les yeux. Enfin... Je ne crois pas l'être...
_ Tu l'as embrassé?
_ Maman! M'empourprai-je.
_ Oh mon Dieu!
_ Tu l'as déjà dit. M'agaçai-je.
_ J'y crois pas! Keenan! S'esclaffa-t-elle.
Heureusement pour moi, le bus s'arrêtait devant l'aéroport. Je me précipitai vers la sortie avant qu'elle n'en rajoute une couche, et elle me suivit en riant aux éclats.
Même si je n'appréciais pas forcément – voire pas du tout – le fait qu'elle se moque de moi, j'aimais l'entendre rire. J'avais l'impression de retrouver ma maman d'avant les vacances, celle qui aimait Jacob Black mais qui avait appris à vivre sans lui, et avec moi.
Elle ne s'arrêta de rire que lorsque nous arrivâmes au comptoir d'enregistrement, ce qui faisait une belle trotte depuis l'arrêt de bus.
Pendant que maman s'occupait des formalités, l'atmosphère changea subitement. C'était comme si mon cerveau voulait sortir de ma tête pour courir vers la sortie.
_ Casey? Ça va? S'inquiéta ma mère.
Je n'arrivais pas à articuler. Ma tête me faisait horriblement mal, et j'avais l'impression que mon corps ne me répondait plus.
_ Casey! Où vas-tu? Hurla maman.
Je n'avais même pas conscience que j'avais commencé à marcher – ou plutôt à courir – vers les salles d'embarquement, et je n'arrivais pas à m'arrêter. Quelque chose me poussait à y aller avant l'heure, et je compris ce que c'était lorsque je le vis devant moi.
_ Keenan? Mais qu'est-ce que tu fais là? Balbutiai-je.
_ Je suis désolé, C.C. … Je sais qu'on s'était déjà dit au revoir, mais il fallait que je te revoie après ce qui s'est passé hier... J'avais vraiment, vraiment besoin de te voir avant que tu partes et... J'ai sauté sur l'occasion qui m'était offerte...
Mon père m'avait déjà parlé de cette sensation qu'il éprouvait lorsqu'un membre de la Meute avait désespérément besoin de lui, qu'ils soient transformés ou non. Il était comme attiré jusqu'à eux et ne pouvait faire autrement que de les rejoindre. Évidemment, ça ne marchait pas du tout quand il était avec Nessie, qui usait de son pouvoir d'imprégnée pour lui faire oublier ses priorités.
Apparemment, ce truc bizarre s'appliquait aussi à moi, désormais.
J'étais heureuse de voir Keenan encore une fois avant mon départ, mais sa présence à l'aéroport me rendait les choses beaucoup plus difficiles.
_ Tu n'espères pas m'empêcher de partir, quand même? Sourcillai-je.
_ Non! S'exclama-t-il. Enfin... Je voudrais que tu restes, parce que tu vas énormément me manquer...
Et comment est-ce que je suis censée partir, si la personne qui m'inciterait le plus à rester... M'incite à rester?
_ Mais je sais que ce n'est pas ce qu'il te faut... poursuivit-il en souriant tristement.
_ Alors qu'est-ce que tu fiches ici? M'exaspérai-je faussement – enfin pas si faussement que ça.
_ Il est venu me déposer.
Je me figeai en entendant la voix derrière lui et commençai à trembler.
_ Dis-moi que tu n'as pas fait ce que je crois que tu as fait...
_ Je ne pouvais pas ne pas le faire, C.C. . se défendit-il. Il a tellement insisté... Et il était tellement déterminé à venir que...
_ T'aurais dû le laisser se démerder, au lieu de me trahir. Crachai-je en m'éloignant.
_ Arrête de faire la gamine et écoute ce qu'il a à te dire! s'énerva Keenan.
Je n'eus que le temps de fusiller mon ex-meilleur ami du regard avant que ma mère n'arrive, essoufflée.
_ Merci pour le sport, fifille... gronda-t-elle avant de lâcher un hoquet de surprise. Keenan? Qu'est-ce que... JACOB?
_ Bonjour Leah... Casey... souffla mon père, les yeux rivés sur elle.
_ Salut, madame C! Je vais... Vous laisser en famille. dit Keenan, embarrassé, avant de me prendre la main et de se pencher vers moi. Laisse-lui une chance de te montrer ce qu'il vaut réellement... T'as attendu ça toute ta vie, ne gâche pas tout... Bon voyage, C.C. .
Il m'embrassa tendrement la joue et s'éloigna, le regard triste. Même si j'étais en colère, je savais qu'il n'avait pas agi méchamment. Et puis, avec les frissons qu'il me donnait à chaque fois qu'il me touchait ou que je sentais ses lèvres sur ma peau... Comment est-ce que je pouvais sincèrement lui en vouloir!
_ A l'année prochaine, Kee! Hurlai-je à son attention.
Son sourire retrouvé me réchauffa le cœur. Je détestais me sentir aussi faible devant un mec que j'étais censée commander, mais j'adorais son sourire.
On se calme, Casey! C'est juste ton ami! Un ami qui embrasse comme un Dieu et... STOP!
La voix de Jacob me ramena à la réalité.
_ Il faut qu'on se parle, tous les trois.
_ On n'a rien à se dire, je pense. Claqua maman.
_ Et moi je pense le contraire. Répliqua-t-il durement.
_ Alors quoi, tu es venu nous dire que tu étais désolé d'avoir loupé ton coup hier soir? Ou tu es venu te suicider devant nos yeux? Grognai-je.
Maman me dévisagea, surprise.
_ Comment ça, se suicider? Demanda-t-elle.
Et merde. Moi et ma grande bouche!
_ Casey m'a empêché de faire la plus grosse bêtise de ma vie, hier soir, et elle m'a remis les idées en place. Expliqua Jacob.
_ Ben voyons! Si j'avais su que ça te ferait cet effet là, je t'aurais frappé plus tôt! Ironisai-je.
_ Tu as frappé ton père? S'épouvanta maman.
Je soupirai bruyamment et lançai un regard noir à Jacob.
_ Pourquoi est-ce que tu es là, Black? Je pensais que j'avais été claire! Rugis-je, hors de moi.
_ Oh mais tu l'as été, ma puce! Sourit-il. C'est pour ça que je suis ici...
_ Mais qu'est-ce que tu racontes? Et pourquoi tu souris comme un débile mental?
_ Parce qu'aujourd'hui, j'écoute les conseils de ma fille et j'agis enfin comme un homme! Répondit-il gaiement.
Je regardai ma mère, qui paraissait aussi déboussolée que moi, et reportai mon attention sur Jacob.
_ Tu fais exprès de m'embrouiller le cerveau ou quoi? M'emportai-je. Je ne me rappelle même pas ce que je t'ai dit!
_ Tu m'as dit que si je tenais à vous, je devrais vous harceler jusqu'à ce que vous me donniez une seconde chance... Et c'est ce que je compte faire. Répondit-il en affichant son légendaire sourire en coin.
_ C'est trop tard, Jacob. Déclara maman. On embarque dans une trentaine de minutes... Tu ne peux pas nous faire changer d'avis maintenant.
_ Je sais bien, c'est pour ça que je viens avec vous.
Je restai un moment interdite, et regardai de nouveau maman. On devait avoir l'air de deux belles idiotes, avec nos bouches ouvertes et nos yeux ronds comme des soucoupes.
_ Tu veux venir... A Minneapolis? Balbutiai-je, incrédule.
_ J'ai mon billet, j'ai enregistré mes bagages, il ne me manque plus qu'à embarquer dans l'avion!
_ NON! Clama maman, horrifiée.
_ Non? Sourcilla-t-il.
_ Tu ne peux pas... Juste décider de nous suivre comme ça! Continua-t-elle.
_ Et pourquoi pas? Insista-t-il.
_ Parce que ça ne marche pas comme ça, Jacob! Vociféra-t-elle.
_ Et bien c'est dommage, parce que je ne changerai pas d'avis. Martela-t-il.
_ Il est fou! S'écria maman. Ton père est complètement fou!
_ Si vouloir récupérer sa famille à tout prix et être présent pour son enfant à venir signifie être fou, alors oui, je suis cinglé. Tu peux m'enfermer tout de suite, Lee, mais je te préviens, tu resteras avec moi dans la chambre capitonnée! Tonna mon père.
Sa détermination me fit frissonner. Je n'osais même pas prononcer le moindre mot, tellement le changement par rapport à la vieille me surprenait.
Il s'approcha de maman qui, elle, recula de deux pas avant qu'il ne lui prenne la main.
_ Je t'ai laissé partir une fois sans rien dire, et Casey m'a fait réaliser hier que je ne pouvais pas faire la même idiotie une seconde fois. Je te suivrai où que tu ailles, parce que je t'aime plus que tout, Leah. Et j'attendrai que tu veuilles à nouveau de moi dans ta vie, même si je dois le faire une centaine d'années.
_ Et qu'est-ce que tu fais de l'imprégnation? Demanda maman. Tôt ou tard tu voudras la revoir, ou entendre sa voix, ou...
_ Casey n'aura qu'à me donner l'ordre de rester avec vous et de ne pas lui téléphoner, l'interrompit-il.
_ Quoi? Hoquetai-je. Tu veux que je te force à rester avec nous? Tu veux échanger une prison contre une autre?
_ Non, C.C. . Tu ne me forcerais pas. Tu m'aiderais. J'ai... J'ai essayé de me l'ordonner quand ta mère était enceinte. Mais je n'y suis pas arrivé... Maintenant que tu es l'Alpha, tu peux...
_ Non. Le coupai-je abruptement. Ce serait trop facile.
_ Casey a raison. Acquiesça maman. Je ne sais pas pour elle, mais en ce qui me concerne, je pense que si tu veux une troisième chance, il faut que tu la mérites.
_ Entièrement d'accord, renchéris-je en affichant MON légendaire sourire conspirateur.
_ Ça veut dire que vous n'allez pas m'empêcher de venir? Demanda-t-il, les yeux brillant d'espoir.
_ Ça veut dire que si tu veux venir à Minneapolis, tu peux monter dans l'avion, mais si tu veux que je te refasse confiance, il te faudra beaucoup, beaucoup d'efforts... dit maman en souriant malicieusement.
_ Et si ça ne tient qu'à moi, tu vas galérer, mon coco... rajoutai-je.
_ Aucune de vous ne me feras changer d'avis. Décréta-t-il, confiant.
_ Réfléchis bien avant de dire ce genre de chose, Black! Je n'ai peut-être pas su protéger Casey comme il le fallait ces dernières années, mais je ne ferai sûrement pas la même erreur pour cet enfant. Si jamais tu merdes, ne serait-ce qu'une fois, tu ne le verras pas. C'est clair? Grogna-t-elle.
Jacob hocha la tête, soudain nerveux. Il me faisait de la peine, comme ça, mais j'étais fière de la détermination de maman.
_ Bon, puisque tout est dit Casey et moi allons prendre l'avion. Peut-être en plus tard! Lança maman en me prenant par le bras et en nous entraînant vers le guichet de contrôle d'identité.
Elle accéléra le mouvement pour ne pas qu'il la voit sourire, et je savais qu'elle espérait tout autant que lui qu'il ne se défilerait pas. Nous présentâmes nos passeports et entrâmes dans la salle d'embarquement.
_ Retourne-toi discrètement et dis-moi s'il nous suit. Chuchota maman.
Je m'exécutai et le vis qui passait au guichet de contrôle.
_ Il va rentrer dans la salle... murmurai-je. Il va vraiment venir...
_ Il est complètement malade... soupira-t-elle. Il vient comme ça, sur un coup de tête, il ne sait même pas où il va dormir... Bon sang, je ne sais même pas s'il a assez d'économies pour aller à l'hôtel! Quand j'étais à la Push, c'est moi qui m'occupais de la logistique et de tout ce qui était argent... Si on avait dû se fier à lui sur le plan financier, il ne nous aurait pas resté de quoi manger au milieu du mois!
On pouvait compter sur maman pour s'inquiéter de la situation financière de Jacob Black, alors qu'il faisait enfin un effort pour la reconquérir!
_ Qu'il se débrouille! On ne veut pas d'un homme qui se fasse entretenir!
_ Dit Mademoiselle ''J'arnaque les gens pour pouvoir payer les études de mon ancien meilleur ami et nouvellement promu petit-ami''... répliqua maman en levant les yeux au ciel.
_ D'abord, c'est pas mon petit copain, et ensuite... C'est pas pareil! La situation de Keenan est différente, et Jacob doit pouvoir subvenir aux besoins du bébé! Marmonnai-je.
_ Casey Clearwater, la reine du ''deux poids, deux mesures''? J'aurais tout vu! Railla-t-elle.
_ M'man, je suis sérieuse! Vous n'allez pas vivre d'amour et d'eau fraîche, et avec le bébé qui arrive, il faut qu'il se trouve un boulot et qu'il se responsabilise.
_ Tu sais, le pouvoir te rends moins marrante. Grommela-t-elle.
_ Alors quoi? Sous prétexte qu'il va prendre l'avion, tu laisses couler et tu le reprends comme si de rien n'était?
_ Non, bien sûr que non... Mais je tiens à te rappeler que même si tu es mon Alpha, tu es avant tout ma fille, et c'est moi qui prendrai la décision au final, pas toi.
_ Je sais, mais...
_ Je sais que tu t'inquiètes pour moi, fifille, mais je ne veux pas non plus que tu me maternes... Si je veux l'entretenir, c'est mon problème. Mais ça encore, connaissant Jacob, ce ne serait que pour un moment... Pour l'instant, ce qui me préoccupe, c'est de savoir s'il ne va pas retourner vers Nessie.
_ Comment on fait pour en être sûres? Sourcillai-je.
_ J'ai une idée, mais j'aurais besoin de toi, quand on arrivera à la maison.
_ Tu es certaine de vouloir essayer?
_ Il vient sur notre territoire, C.C.! Ça vaut le coup de lui donner une pré-troisième chance!
Je hochai la tête et nous complotâmes un peu avant de monter dans l'avion. Le plan de maman était tout simplement génial, mais c'était normal, puisqu'il venait d'elle – et je ne dis pas ça parce qu'elle est ma mère.
Arrivées à Mineapolis, et après avoir récupéré nos bagages, maman fit signe à Jacob, qui était un peu perdu à travers l'aéroport. Celui-ci accourut le sourire aux lèvres.
_ Tu viens avec nous. Lui dit-elle sèchement. Mon amie Nancy nous attend pour nous amener à la maison.
Nancy était notre voisine depuis que nous avions décidé de nous installer à Minneapolis. Elle et maman s'entendaient bien, et sa fille m'avait bien aidé à remplir mon compte en banque.
_ Tu veux que je vienne dormir chez vous? S'étonna-t-il.
_ A une seule condition. Dit maman.
_ Laquelle?
_ Tu poses trop de questions. Répondis-je. Tu verras là-bas.
_ Oui, mais...
_ Ecoute, Jacob. Ici, on mène la danse. Si t'es pas content, t'es déjà à l'aéroport. On te prend un billet pour Seattle, et Ciao bambino! Claquai-je.
Il me lança un regard noir, mais ne broncha pas. Ça faisait un bien fou de le voir aussi soumis, mais une partie de moi ne rêvait que du moment où le test se terminerait et où nous pourrions commencer une vraie relation père-fille – si bien sûr il réussissait.
Nous présentâmes Jacob à Nancy, qui tenta de lui faire de rentre dedans mais qui fut vite recadrée par maman – on ne touche pas au père de ses enfants! Et notre voisine nous amena chez nous.
Lorsque nous arrivâmes devant la porte de l'appartement, maman me fit un signe de la tête afin que je déclenche le début de notre plan.
_ Rentre, mais laisse tes valise à l'extérieur. Ordonnai-je à mon père avec mon double timbre.
_ Je ne peux pas les laisser là! Geignit-il, tremblant pour lutter contre mon ordre.
_ Ne t'inquiète pas. Personne ne te les volera, ici. Soupirai-je. Rentre, maintenant.
Il s'exécuta, lançant un regard suspicieux à maman qui avait déjà récupéré le téléphone. Elle le lui tendit en souriant avec malice.
_ Qu'est-ce que vous attendez de moi, au juste? Sourcilla-t-il.
_ Que tu téléphones à Nessie. Dit simplement maman.
_ Quoi? S'écria-t-il. Non, je ne veux pas faire ça!
_ Il suffirait qu'elle t'appelle pour que tu partes la rejoindre en courant et que tu ne reviennes plus jamais. Si tu veux que je te fasse confiance, j'ai besoin de voir comment tu réagiras à ça.
Il secoua frénétiquement la tête. J'arrivais à le comprendre. Il essayait dur comme fer d'essayer d'éviter l'appel de l'imprégnation, et nous lui demandions de se jeter dans la gueule du loup – sans mauvais jeux de mots.
_ Si tu réussis à tenir le reste de la journée sans courir à l'aéroport, on t'héberge. L'encourageai-je. Et si tu réussis à tenir un mois entier...
_ Je te laisse une troisième chance. Finit maman en souriant.
Il frémit et hésita un instant avant de composer le numéro de téléphone. Je me plaçai à côté de maman et lui pris la main. J'étais aussi nerveuse qu'elle, à cet instant.
_ Salut Renesmée, c'est Jacob... (bon signe, il l'appelle par son prénom complet) Non, j'appelais pour... Savoir si vous étiez déjà partis... (Bien joué, le vieux!) Non, je suis désolé, mais je ne viendrai pas te voir pour en discuter. (Continue, t'es sur la bonne voie!) D'abord parce que je ne suis pas à la Push, et ensuite parce que même si j'y étais, après ce qui s'est passé, je n'ai aucune envie de te revoir! (Oh, j'aime comment ça se goupille!) Ça ne te regarde pas, où je suis... Oui, je suis avec elles.
J'entendis la voix perçante de la Reine de Glace au téléphone. Elle avait l'air d'avoir une rupture d'anévrisme, ou une tendinite au cerveau... Mon père garda les yeux rivés sur maman. Ça devait le motiver...
Il continua à lui parler quelques instants, plus agacé qu'autre chose.
_ Comment ça, vous ne pouvez pas partir comme ça? Ce n'est pas comme si vous contribuiez à l'évolution de la société de Forks! Carlisle est obligé d'aller bosser à Seattle, et vous passez votre temps enfermé dans la maison! Tu me parlais sans cesse de vouloir découvrir le monde, alors pourquoi est-ce que tu hésites maintenant? (…) Mais je ne t'ai jamais demandé de rester! J'ai dit que tant que je serai Alpha, je ne partirais pas...
Je n'imaginais pas qu'il avait autant le sens du devoir. Maman me pressa la main et me fit un clin d'œil, qui sous-entendait 'Je te l'avais dit, fifille, que ton père était quelqu'un de bien'. Je me sentis tout à coup honteuse d'avoir mis de côté mes responsabilités en tant qu'Alpha.
_ Vous voulez renégocier le traité ? Grogna-t-il, me faisant me tendre instantanément. Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander, mais au nouvel Alpha. Même si je doute que ta requête soit prise en compte...
Je fronçai les sourcils et il s'adressa à moi en rigolant.
_ Renesmée et Bella voudraient pouvoir rendre visite à Charlie pendant les vacances... Et je leur ai interdit de venir à Forks pendant le cent prochaines années...
Maman grogna. Elle n'appréciait pas de savoir les sangsues près de grand-mère, et moi non plus. Je pris violemment le téléphone des mains de mon père.
_ Si Charlie veut les voir dans le trou paumé où ils habiteront, il n'y a pas de problème, mais en ce qui me concerne, si toi ou ta mère, ou n'importe quel membre de la famille Cullen, vous mettez le pied à Forks ou à la Push avant les cent années prévues, les gars auront mon accord pour vous réduire en boule de polystyrène! Déclarai-je.
_ Tu n'as pas le droit de me priver de mon Grand-père! S'insurgea-t-elle.
_ Tout comme tu n'avais aucun droit de me priver de mon père quand je venais lui rendre visite. Mais ça ne t'a pas gêné, alors pourquoi est-ce que je devrais me sentir obligée de te rendre ce service?
_ Je ne t'ai jamais empêché de le voir! Seulement, je préférais être présente!
_ Mais moi non plus je ne t'empêche pas de voir Charlie! Seulement, je préfère que ce ne soit pas à Forks! Maintenant, si tu ne veux pas de ma proposition, je n'en ai rien à faire. C'est moi l'Alpha, et c'est moi qui ai le pouvoir de modifier le traité. Et tu es loin de pouvoir m'embobiner comme tu le faisais avec Jacob, ma jolie. Donc t'es gentille, mais le traité reste tel qu'il est.
_ Tu me paieras ça un jour, clébard! Grogna Nessie.
_ Oh... Bouh ouh ouh! Mais c'est que l'hybride me ferait presque peur, dîtes-moi! Mais... Attends un peu... Qui pleurait comme un bébé dans les bras de sa mère alors que je m'étais juste échauffée, la dernière fois? Raillai-je avant de grogner à mon tour. Ne me fais pas perdre mon temps, Cullen, et retourne à la chasse aux lapinous.
Maman et Jacob éclatèrent de rire au moment où je raccrochai le téléphone.
_ Oh, mince, tu voulais sans doute continuer ta discussion avec ton imprégnée? Demandai-je à mon père.
_ Non non, ça ira. Répondit-il.
_ Tu te sens comment? Tu as envie d'y retourner? S'enquit maman.
_ Non, pas vraiment... sourit-il.
_ Bien, maintenant, tu sors! Claironnai-je en l'entraînant vers la sortie.
_ Pardon? S'écria-t-il, surpris.
_ Tu résistes parce qu'on est là. On verra si tu seras aussi fort, une fois dehors, sans nous. Expliqua maman.
_ Tu restes à côté de tes bagages. Si quand on rouvrira la porte, on ne te voit pas, c'est fini! Lui dis-je en le poussant hors de l'appartement.
_ Vous êtes dures, les filles! Geignit-il.
_ C'est ça, ou tu retournes direct à la Push. Martela maman.
Il soupira bruyamment, et s'assit au milieu de ses valises. Maman se pencha vers lui et tapota sa tête en rigolant.
_ Brave petit! Je te promets que dans un cas ou dans l'autre, tu n'auras pas trop longtemps à attendre!
Elle rentra dans l'appartement et je refermai la porte, le cœur serré.
L'attente fut extrêmement pénible pour nous, et j'imaginais la torture que ça devait être pour lui. Maman avait raison quand elle disait qu'il fallait qu'on le pousse dans ses retranchements pour voir jusqu'où il était prêt à aller pour nous, mais je dus me retenir une bonne centaine de fois pour ne pas ouvrir la porte et vérifier qu'il était encore là.
Maman se mit à préparer un énorme repas, au cas où Jacob réussirait, pour se faire pardonner de l'avoir laissé sans manger de treize heures à minuit. Ça lui occupait l'esprit aussi, de cuisiner, et ça rajoutait une tentation supplémentaire à Jacob. Le pauvre... On ne l'avait vraiment pas loupé.
Lorsque le réveil sonna, nous indiquant qu'il était enfin minuit, maman ouvrit la porte, le cœur battant.
Elle se tourna vers moi et me sourit comme elle ne l'avait jamais fait auparavant.
Il était là. Debout, en face de nous, l'air exténué, mais il était là.
Mon père était resté malgré tout.
Sans réfléchir, je lui sautai au cou et me mis à pleurer comme un bébé. Il me serra très fort dans ses bras, et pour la première fois de ma vie, j'avais vraiment l'impression d'avoir un père.
_ Tu es resté! Sanglotai-je. Tu es là! Tu es resté!
_ Je ne vois pas pourquoi je serais parti... murmura-t-il. Les personnes que j'aime le plus au monde sont ici... Et je ne peux pas vivre sans elles...
Je m'éloignai de lui et essuyai mes larmes, pour permettre à Maman de lui parler. Elle s'avança vers lui et lui caressa tendrement le visage.
_ Pas besoin d'attendre un mois. Je sais qu'on y arrivera, cette fois-ci. Déclara-t-elle, les larmes aux yeux.
_ Tu veux dire que... Ça y est, tu me laisses une chance? Balbutia-t-il.
_ Je vais faire mieux que ça! Gloussa-t-elle en se mettant sur la pointe des pieds.
Je dus fermer les yeux pour éviter d'avoir des cauchemars cette nuit-là – j'avais déjà assez vu mes parents s'embrasser à mon goût, et mon petit doigt me disait que mon calvaire ne faisait que commencer.
Et j'avais raison, car depuis, il ne se passait pas un jour sans que mes parents ne se prouvent leur amour, que ce soit par des mots tendres, des gestes, ou après avoir sûrement épuisé toutes les poses du Kama Sutra – maudite oreille de loup... Brrrr!
En tout cas, malgré ce petit inconvénient qui annihilait ma libido, j'étais heureuse de voir ma famille enfin réunie. Comme dans mes rêves les plus fous. A une exception près...
Je n'avais jamais rêvé d'avoir un petit frère.
Et voilà, il ne reste plus que l'épilogue à faire, mais celui-ci commencera l'histoire de Casey... Et Keenan!
Je vous remercie encore d'avoir pris le temps de me lire, et j'espère que ce rêve vous aura ému autant que moi!
Ce week-end, je vais jouer à World of Warcraft! Donc il faudra attendre lundi avant que je ne poste l'épilogue!
En attendant, j'aimerais que chacune d'entre vous me dise ce qu'elles ont pensé de l'histoire. Même celles qui n'ont pas reviewé auparavant!
A très bientôt et encore merci!
Leilani.
