V'là la suite, je sens que certains vont aimer ce chapitre...
Bonne lecture !
Rester ou partir.
Il avait tant hésité durant cette nuit, il avait prit sa décision, il ne voulait plus souffrir. Cette nuit il avait décidé d'arrêter le massacre et de se séparer d'elle, à contre cœur certes, mais c'était mieux ainsi. Il avait trop souffert.
Oui il avait prit cette décision sous le feu de l'action, les nerfs à vifs. Mais là il était face à elle, face à la réalité ; face à sa Bones, si faible, si fragile, si triste et si brisée.
La voir ainsi pleurer sans même sans rendre conte lui brisait le cœur.
Comment avait-il put ne serait-ce qu'imaginer qu'il pourrait vivre sans elle ? Il était éperdument amoureux d'elle, il avait beau renoncer à tout ça il y revenait systématiquement, comme un aimant. Elle était son centre de gravitation, sa lumière, son oxygène. Son cœur, ses pensées et tout son corps étaient habités par elle. Elle était comme une part de lui. Il ne pouvait pas vivre sans elle littéralement et métaphoriquement. Et au fond il savait que c'était pareil pour elle, il ne pouvait en être autrement.
En voyant une énième larme couler sur la joue de sa chère et tendre, il se ressaisit, évidemment qu'il resterait.
Au bout de quelques minutes d'intense réflexion, il s'approcha lentement du lit, sans un bruit pour ne pas la réveiller et s'allongea en face d'elle, le plus doucement possible.
Il essuya les larmes qui traînaient sur ses joues et y laissa sa main.
A ce contact, elle ouvrit les yeux. Elle faillit sursauter lorsqu'elle vit Booth à quelques centimètres d'elle. Elle pensa ensuite que ce n'était qu'un rêve ou une hallucination ; bien sûr que ce n'était pas lui, ça ne pouvait pas être lui après ce qu'elle avait fait, après tout ce qu'elle lui avait fait. A cette pensée elle refondit en larme.
Booth comprit immédiatement ses tourments. Il la comprenait, il n'y avait même pas besoin de mots pour savoir ce qu'elle pensait, ce qu'elle traversait.
Il la caressa du bout des doigts puis prit sa main dans la sienne et la plaça sur son propre cœur.
- Je suis là Bones, je ne vous laisse pas, je suis là.
Elle releva la tête et plongea son regard dans le sien, sentant son cœur battre sous ses doigts frêles. Il était là, il ne l'avait pas abandonné. Comment faisait-il ? Comment arrivait-il à la supporter alors qu'elle-même n'y arrivait pas ?
Elle renifla.
- Je suis désolée Booth, je suis tellement désolée; réussit-elle a articuler. Je suis désolée...
Elle n'arrivait pas à réfléchir les seuls mots qui parvenaient à sortir de sa bouche n'était que des excuses, elle était complètement perdue. Elle était terrifiée à l'idée de faire le moindre faux pas, elle craignait de le faire fuir, elle était tout simplement terrorisée.
Tremblante, pleurant, son regard ne se détournait pas de Booth, elle arrivait à peine à réaliser qu'il était revenu ! Elle avait tellement cru que plus rien ne serait pareil, elle avait tellement cru qu'elle l'avait perdu...
Booth ne disait rien, il se contentait de l'admirer, lui aussi avait vraiment cru qu'il l'avait perdu.
Les yeux dans les yeux ils se calmèrent, leurs cœurs battaient au même rythme, ils se complètaient.
- Je suis vraiment désolée Booth...
- Arrête de t'excuser s'il te plaît, chuchota-t-il.
- Mais...
- Hey, la coupa-t-il ; je te pardonne d'accord ? Comment pourrais-je t'en vouloir ?
- Comment peux-tu ne pas m'en vouloir ? J'ai embrassé quelqu'un devant toi, j'aurais pu ne rien faire, j'aurais pu t'attendre et on aurait pu s'expliquer à ton retour mais je ne l'ai pas fais...
Il attendit patiemment qu'elle continue.
- Bon bien sûr, ça ne voulait rien dire étant donné que je ne le connais pas. Mais c'est moi, quand j'ai peur je fuis, je fais des bêtises, et je regrette après. C'est toujours comme ça avec moi, et je ne veux pas t'infliger ça, je ne veux pas que tu souffres par ma faute. On attend pas la même chose tous les deux, tu veux te marier, avoir des enfants, tu es fais pour vivre en famille, pas moi. Je suis incapable d'entretenir une quelconque relation amoureuse, tu le sais. Je ne veux pas risquer ça avec toi, je ne veux pas te perdre mais en même temps, j'ai l'impression que si on avance pas je finirais de toute manière par te perdre … Je suis perdue.
Booth l'avait écouté attentivement, enfin elle se confiait à lui. Il était touché qu'elle le laisse entrevoir ce qu'elle est au fond, on était loin de la Brennan sûre d'elle et rationalisant tout.
- De plus, je ne sais pas ce qu' « aimer » veut dire, ajouta-t-elle. Je ne crois pas aux sentiments, ils ne sont pas fiables...
Booth qui avait toujours la main de sa partenaire dans la sienne, entrelaça leurs doigts.
- Bones, tu sais ce que veut dire aimer, tu le sais, mais tu ne le reconnais pas. Laisse moi te faire changer d'avis sur la fiabilité des sentiments, laisse moi te faire comprendre qu'ils ne sont pas éphémères, on ne recherchait peut-être pas la même chose mais au fond ce n'est pas ce que l'on recherche qui est important, c'est ce que l'on trouve ; tu ne me perdras pas, jamais, parce que je ne supporte pas d'être loin de toi ne serait-ce qu'une seconde. Je sais comment tu es, et je ne veux pas que tu changes, j'apprécie absolument tout de toi, tes défauts, tes qualités, ton passé, tes habitudes, tes doutes je comprend tout ça, je te connais. Laisse moi te rassurer, laisse moi te montrer que tu peux me faire confiance, laisser moi te montrer que l'amour existe.. Laisse moi t'aimer.
Elle n'arrivait pas à y croire, il était là, en face d'elle à dire tous ces mots parfaits. Il était parfait. N'importe quel autre homme serait déjà partit depuis longtemps, mais lui non ; il avait toujours été là pour elle, et elle avait l'agréable qu'il le serait toujours.
- Ne penses-tu pas que tu mérites bien mieux que moi ?
Il sourit et se redressa. Il l'aida à se relever également. Elle le questionna du regard.
Il plaça sa main dans son cou et l'attira à lui. Leur deux fronts étaient collés et Booth avait placé ses mains dans le dos de la jeune femme qui, elle, avec les siennes sur le torse de son coéquipier.
- Comment peux-tu penser que quelqu'un dans ce monde est mieux que toi ? Murmura-t-il. Personne ne t'arrive à la cheville ; tu es .. à mes yeux, tu es parfaite Bones.
Elle l'enlaça et enfouit son visage dans son cou, à ce moment elle se sentait merveilleusement bien, dans ses bras, respirant son odeur, elle était faite pour être avec lui.
Seeley lui caressa tendrement le dos, que c'était bon de la sentir tout contre lui, c'était en fin le début de quelque chose...
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