Chapitre 8

Le capitaine n'en revenait pas lui-même. Il savait danser ou plutôt « ses souliers » savaient danser. Le visage radieux de sa cavalière le mettait à l'aise et il sentait dans son cœur un bien être nouveau. La fin de la danse arriva trop vite à son goût et il dut la laisser s'éloigner. Un homme interpella sa cavalière. Ils parlèrent un moment à l'écart, le capitaine remarqua le joli visage de Tanya grimacer comme si elle venait de croqué dans un citron. Elle se débarrassa de son interlocuteur et revient vers lui.

-Je commence à être fatiguée, allons quelque pars où il y a moins de monde.

Ils sortirent de la grande salle et du hall pour se retrouver dehors. Ils marchaient en silence blotti l'un contre l'autre et quand elle eut froid, il lui prêta sa veste. Elle rit de nouveau par son geste de gentleman. Il était bien. Au-dessus de leurs têtes, les étoiles resplendissaient. Elle colla sa tête sur son épaule. C'était magique. Les sentiers de terre devinrent plus lisses sous leurs pieds et il remarqua qu'il était rendu dans le stationnement. Une horloge se mit à sonner au loin amorçant le premier coup de minuit. Steve vit au ralenti le carrosse blanc s'arrêter devant eux. Le laquais au visage de chien ouvrit la porte et sa cavalière glissa de ses bras pour s'élancer dans le carrosse.

-Non! Attends, c'est dangereux!

Il tenta de l'attraper sans monter dans le carrosse, mais elle s'enfonça au fond de la voiture et même avec ses longs bras, il ne put la toucher. Au loin, un troisième coup sonnait.

-Tanya descend! Je ne plaisante pas, c'est dangereux!

Pour toute réponse, elle lui sourit. Le soldat monta à son tour, le sixième coup de minuit sonnait en arrière-fond. Une fois monté, le patriote reçut un coup à la tête. Son métabolisme rapide lui permit de revenir à lui rapidement. Tanya se trouvait hors du véhicule. Il tenta de descendre aussi, mais la jeune femme referma la porte sur lui. Il arriva à temps pour l'empêcher de verrouiller la porte, il réussit à l'entrouvrir, mais elle tentait de la refermer. Elle était beaucoup plus forte qu'elle n'aurait dû. Une ouverture se présenta et il glissa son pied. Poussant sur la porte comme il le ferait avec son bouclier, mais elle tenait bon. Dans la bataille, le soldat perdu un soulier. Son pied rendu nu reçut une charge de teaser. Il se retrouva paralysé sur le sol du carrosse. La porte se verrouilla. Il pouvait toujours tenter de l'enfoncer, mais le temps qu'il récupère était trop long. Le onzième coup de minuit retentit.

Je n'ai jamais remarqué qu'elle avait un pistolet électrique.

Le douzième coup de minuit tomba et juste avant de redevenir citrouille. Steve se rappela les paroles de Stark « Surtout n'oublie pas! Le charme sera rompu à minuit! »

L'agent Hill posa le jet. Ils se trouvaient dans un champ près de la ville. Devant eux se trouvait une imposante forêt. Paysage fort irrégulier aussi près de la ville qui ne dort jamais. Un homme les attendait. Grand, dans la trentaine, cheveux en brosse.

-Agent Hill! Monsieur! Je suis l'agent Jacques Ferron. J'étais en vacances dans le coin quand j'ai intercepté le message du directeur Fury. Dès l'instant où nous avons su dans quelle zone se cachait le criminel de guerre, Loki, nous avons fait un quadrillage. Il a été aperçu devant un hôtel à l'angle de la trentième et de la deuxième avenue.

-Il faut s'y rendre au plus vite! Où est votre voiture?

-Négatif! L'autoroute est en réparation trois voies sont fermé. Il y a énormément de trafic en ville pour cette raison. Si l'on prend la voiture, on ne sera pas là avant une à deux heures.

-Mais comment allons-nous atteindre Loki?

-J'ai inspecté les environs. Il y a un chemin, il se rend directement à l'hôtel. Ceux qui s'y arrêtent viennent piqueniquer ici.

Devant l'air dubitatif de ses interlocuteurs, l'agent renchérit en montrant de la main l'entrée du bois.

-C'est tout droit. Ça prend une vingtaine de minutes.

-Bien, on n'a pas trop le choix. Vous venez?

-Négatif, j'attends les renforts et l'escouade anti-Hulk. Ils devraient arriver sous peu.

L'agent regarda le docteur Banner et l'agent Hill s'enfoncer dans les bois. Un sourire satisfait étira son visage. Un sourire connu. Il fredonna à voix basse.

« Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas, si le loup y était, il nous mangerait… »