Note de l'auteur: En général, j'met des notes à la fin mais là... C'est un peu le chapitre de toutes vos révélations, et je tiens sincèrement à m'excuser auprès de ceux qui seront déçus par la tournure de cette histoire, qui trouveront ça niais [si c'est l'idée que vous vous faites du sujet, je tiens immédiatement à vous détromper Ce ne le sera pas ! enfin, j'crois pas xD] ou qui s'étaient imaginés des trucs exceptionnels avec des trucs gores et tout xD Désolée, mais vous me connaissez, ce n'est pas mon style =D J'espère tout de même que cette histoire vous plaira, quand vous comprendrez ce que veut dire Belahans Jiwa -pour ceux qui n'ont pas triché en googlant ces termes- et le pourquoi de l'électricité.
Sur ces mots, bonne lecture =D
Belahan Jiwa
Chapitre 8.
Harry pénétra dans les appartements d'Hermione et l'appela d'une voix étrangement plus rauque que d'ordinaire. Une fine couche de sueur s'était formée sur son front et il tremblait un peu. Elle apparut, sortant de la salle de bain, blottit dans un douillet peignoir bleu. Elle fronça les sourcils en le découvrant, remarquant son air fébrile.
« Tu es malade, Harry ? Il y a un problème ? » s'inquiéta-t-elle, mère poule qu'elle était.
Il claqua des dents.
« Promets que tu ne vas pas me tuer. Commença-t-il, réellement effrayé. Mais… elle a de tels yeux… et un air… Je n'ai pas put y résister!
- De qui tu parles, Harry ? S'agaça la brune, ne voyant pas où il voulait en venir.
- J'ai parlé à Layla. Et on… s'est mal comprit. Elle pense… elle pense que je vais l'aider à découvrir qui sont ses parents! »
Hermione devint brutalement très rouge, comme si elle s'étouffait. Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Harry ne vit pas le coup venir mais vacilla sous le choc de la main d'Hermione s'abattant sur sa joue. Ses lunettes voltigèrent, tombant à terre. Hermione s'écroula sur le fauteuil le plus proche, les larmes dégoulinant sur son visage, tentant de reprendre une respiration normale. Ces nerfs craquaient un peu trop souvent en ce moment… Après quinze ans à retenir ses larmes, elle devenait une vraie fontaine.
« Je… je ne suis pas prête… à lui dire que je suis sa mère. Elle… va me haïr! Je ne veux pas qu'elle me déteste. Balbutia-t-elle. J'ai… eut tellement peur il y a quinze ans… Je pensais que je ne la reverrais jamais… c'était… je… »
Elle enroula ses bras autour d'elle, et Harry après avoir récupéré ses lunettes s'approcha d'elle, la serrant dans ses bras. Elle éclata en sanglots, et il la berça quelques instants.
« Je suis certain que tu n'avais pas le choix, Hermione. Souffla-t-il, la joue douloureuse. Elle est intelligente, elle comprendra. Elle ne te détestera pas… Comment pourrait elle te détester ? Tu es sa mère…
- Une mère qui l'a abandonné parce qu'elle n'était qu'une trouillarde… Et Drago… Je… Comment je vais faire pour le dire à Drago ?
- Je n'en sais rien, Hermione. Soupira Harry, visiblement aussi dépassé qu'elle. Tu devrais lui dire le plus tôt possible par contre. Elle te ressemble, et à lui aussi… Et ils parlaient à la bibliothèque tout à l'heure. Il était… gentil. »
Il avait hésité sur ce dernier mot et elle hoqueta, dans une sorte de rire.
« Tu croyais ça impossible ? Tu sais, Drago t'étonnerait… Il n'est pas parfait. Il est même assez mauvais au fond: sadique, cruel, gamin, insupportable, méprisant… Énuméra-t-elle en plissant le front.
- C'est bon, Hermione! Rit Harry. Je le connais ce Malefoy là.
- Mais… il peut être très doux quand il le veut. Il savait me faire sourire quand j'étais triste, il savait être romantique quand il le fallait… et plus passionné quand je le souhaitais…
- Je ne veux pas en entendre plus! Pouffa Harry avec une mine dégoûtée.
- J'ai écouté Ginny parler de votre vie sexuelle pendant des mois, Harry! Riposta la brune en séchant ses larmes, un sourire triste apparaissant sur ses traits. Que ce soit clair… Drago est et restera le meilleur amant que j'ai jamais eut!
- Ça, c'est parce que tu n'as pas couché avec moi! S'exclama le brun avant d'éclater de rire devant la mine choquée d'Hermione.
- Crétin! L'insulta la brune en lui donnant une tape sur le haut de la tête.
- Tu m'as déjà frappé une fois aujourd'hui, Mione, arrête maintenant. Bouda le brun.
- Excuses moi. Bredouilla-t-elle. Mais tu l'avais mérité.
- Sans doute. Mais revenons en à Malefoy. Pas au sexe avec lui hein! Ajouta-t-il. Juste à lui…
- Et bien… commença-t-elle avant de réfléchir, cherchant un moyen d'embêter d'avantage son meilleur ami. C'est le seul homme avec qui j'ai eut des orgasmes. »
Il la fusilla du regard, puis la surprise prit le dessus.
« Réellement ? Même… Ron ? Et Krum ? Tu as passé près de neuf ans avec Krum !
- Oui. Acquiesça-t-elle avec une moue désolée. Avec Ron… c'était minable. Vraiment… Et Krum… neuf ans de simulation intensive. Et Drago qui pensait que je ne savais pas jouer la comédie… rit elle finalement. Mais avec Drago… quasiment à chaque fois. Et plus on résistait, mieux c'était… »
Harry paraissait absorbé par ce qu'elle disait. Sachant qu'il n'était pas du genre voyeur, Hermione ne comprit pas vraiment la raison de son intérêt. Voyant qu'elle était confuse, il s'empressa de lui expliquer.
« C'est juste que la… pression de l'air quand vous êtes dans le même périmètre est incroyablement pesante. Et ce n'est pas normal. Ça m'étonne que tu ne te sois jamais posé la question sur les raisons de cette… électricité soudaine entre vous.
- Ce n'était pas soudain. Murmura-t-elle, évitant de répondre directement à son interrogation. Au début de la septième année, ça a commencé. De manière plutôt faible d'ailleurs. J'ai même cru que je devenais comme toutes ces nunuches amoureuses de Malefoy. Mais c'était différent… Et au long des jours, des semaines ça s'est renforcé. Je me suis rendu compte qu'il ressentait la même chose. Grâce à Théo. C'est lui qui m'a expliqué ce que pensait Drago. La pression est devenue très puissante et on s'est rendu compte que quand nous nous touchions… elle baissait légèrement, ou en tout cas était moins douloureuse. Comme si - c'est l'impression que j'avais- j'apaisais un besoin. Alors… on a cédé au bout d'un moment. On a fait l'amour… et sincèrement je crois que ça a été une des plus belles nuits de ma vie. Pas parce qu'il s'y prenait bien et que j'ai eut droit à mon premier orgasme, mais parce que… la douleur, la souffrance, l'impression de manque que je ressentais à ce moment là a enfin disparut. Et… même si je ne sentais coupable par rapport à vous, et à Ron en particulier, je n'ai pas arrêté de céder à partir de cet instant. Parce que… c'était impossible à contrôler. Même si j'ai essayé plusieurs fois, ce qui amusait plutôt Drago en fin de compte.
- Comment ça ? Sourit Harry, attentif et diverti par le récit de sa meilleure amie.
- Et bien… les moments où je tentais d'arrêter de sortir avec lui… je tenais quelques jours à peine. Donc au bout d'un moment, c'est devenu une sorte de plaisanterie avec lui. Quand je disais qu'on ne devait plus faire l'amour, il partait en disant 'On se revoit dans deux jours!'. Il me charriait. Encore une chose donc: Drago a un sens de l'humour assez développé en fin de compte! Un peu étrange parfois. Humour noir souvent. Mais bon… »
Elle mordilla la lèvre inférieure en rougissant, se rendant compte qu'elle était un peu trop gentille avec Drago. Harry percevant son trouble la serra d'avantage contre son torse.
« Tu penses qu'il va le prendre comment ? »
Elle haussa négligemment les épaules, pourtant il sentait que ce n'était pas par manque d'intérêt mais de solution qu'elle agissait ainsi.
« Mal au début… sans aucun doute. C'est aussi pour ça qu'il faut que je lui dise avant de le lui avouer, à elle. Mais… j'ai tellement peur qu'il veuille partir. J'aurai besoin de lui… quand elle le saura. J'aurai besoin de son aide, ou au moins de sa présence. »
La porte s'entrebâilla, coupant court à toute discussion et le professeur Dumbledore apparut, le sourire aux lèvres.
« Je vous cherchais…
- Entrez, professeur! » Proposa Hermione en se frottant les yeux.
Il referma la porte derrière lui, tenant un livre entre ses mains tremblotantes. Les deux enseignants remarquèrent l'étrange angoisse de leur directeur et Harry se sentit brusquement de trop.
« Je peux m'en aller… commença-t-il.
- C'est assez personnel. Admit Albus.
- J'ai assez caché de choses à mes amis… soupira Hermione. Il peut rester. »
Elle proposa au vieil homme de s'asseoir, et après un court silence, il lui tendit le livre qu'il n'avait pas lâché. Le titre surpris grandement Harry, car il ne le comprit pas. Belahan Jiwa. Hermione, elle esquissa un sourire.
« J'aurai dut me douter que vous comprendriez, professeur. »
Dumbledore ferma les yeux, essayant tant bien que mal d'assimiler ce trop pleins d'informations. Il finit par rouvrir les yeux alors qu'Hermione baissait les siens.
« Comment… C'est incroyablement rare. Vous devriez déjà… être mariés et heureux ensemble… Et…
- Attendez! Les interrompit Harry. De quoi vous parlez ? »
Hermione inspira une grande bouffée d'air frais.
« Belahan Jiwa est de l'indien, Harry. Il signifie âmes sœurs. »
Harry se figea dans une expression de pure stupéfaction et Dumbledore soupira.
« Je n'avais jamais rencontré un tel cas… C'est la première fois. Vous… Vous le savez depuis combien de temps ?
- Depuis la dernière année. Grâce à Théo.
- Et Malefoy le sait, n'Est-ce pas ? S'écria Harry.
- Oui, il l'a sut bien avant moi. Il connaissait déjà le cas des Belahans Jiwa. »
Dumbledore ouvrit le livre, et y lut.
« Les Belahans Jiwa ressentent la tekanan di Asmara (pression électrique) jusqu'à ce qu'ils puissent enfin s'épanouir ensemble. Drago et vous ressentiez toujours cette pression ?
- Non. Enfin… quand nous sommes dans la même pièce, quand nous … nous touchons. Mais, quand nous faisions réellement l'amour, ça s'arrête. Pour quelques heures seulement.
- Et quand vous êtes loin l'un de l'autre ? Demanda le professeur, passionné par cette découverte. Ils disent ici (il ouvrit le livre à une autre page qu'il avait corné): La distance entre les Belahans Jiwa provoque la K'iinam, douleur presque invivable.
- En effet, mais elle n'est pas si insupportable que ça, on s'y fait avec le temps. Soupira Hermione. Professeur, vous comptez réellement me poser des dizaines de questions ce soir ? »
Il releva les yeux d'une autre page cornée qu'il venait de trouver, soudain désolé. Il rougit légèrement, se rendant compte qu'il avait sans doute l'air d'un gosse découvrant ses cadeaux de noël. Hermione esquissa un sourire.
« Je suis vraiment fatiguée. Nous pourrions discuter de ça ce week-end… Ou quand Théo viendra enseigner ici.
- Il arrivera vendredi soir. Mais… quel est le rapport avec ce jeune homme ?
- Il s'est beaucoup intéressé à nous en dernière année… A fait pas mal d'études, comptait même écrire un livre sur le sujet! Il s'y connaît même sûrement mieux que moi. »
Dumbledore acquiesça.
« Alors ce sera avec joie. Vous étiez proche de ce Théodore ?
- Oui. L'un de mes meilleurs amis. Il… il m'a aidé, pendant ma grossesse. C'était la seule personne a être au courant.
- Il t'a aidé ? Répéta Harry, surpris. Tu lui as dit à lui et pas à nous ? On est tes amis aussi!
- J'avais besoin de quelqu'un, Harry. Et Théo me connaissait, ainsi que Drago, était ami avec nous deux… Il m'a hébergé pendant ma grossesse et m'a aidé avec Layla… »
Elle paraissait extrêmement reconnaissante et Harry lui-même pendant un bref instant, fut heureux que ce Théo existe. Harry soupira:
« Je peux te poser une question ? »
Hermione acquiesça vigoureusement. Maintenant que ses amis savaient tout -ou presque- ses secrets, elle avait décidé de ne plus rien leur cacher… Sauf si la situation l'exigeait, bien évidemment.
« C'est à cause de Layla que tu es si… déprimée depuis des années ? »
Hermione s'appuya contre le dossier du canapé, serrant son peignoir plus fort, soudain mal à l'aise.
« Oui, sans doute… Je… Il y a des moments où j'oublie presque mais le reste du temps… Tu ne peux pas savoir à quel point c'est dur de vivre sans elle… Je crois que c'est ça qui m'a fait supporté l'absence de Drago finalement. La souffrance de ne pas la voir grandir a éclipsé le manque de Drago. Mais les deux combinés… c'est quand même assez dur à supporter. Et maintenant qu'ils sont là tout les deux, je ne me sens même pas mieux… »
Dumbledore la dévisagea, se rendant compte pour la première fois en quinze ans, qu'elle n'avait plus rien de l'Hermione Granger, battante des Gryffondor au caractère bien trempé. Il savait à quel point ça devait être dur pour elle de voir Layla et Drago, d'être si près d'eux qu'elle pouvait les toucher sans avoir vraiment le droit de le faire. Harry reprit les mains d'Hermione entre les siennes en lui souriant, réconfort simple mais sincère qui fonctionna un peu, et décrocha même un demi sourire à la brune. Dumbledore demanda.
« Puis je vous poser une dernière question ? »
Elle acquiesça, perdant son demi sourire en même temps. Il fronça les sourcils.
« Est-ce vrai que lorsqu'il souffre, vous souffrez aussi ? »
Elle acquiesça une nouvelle fois, blêmissant légèrement. Harry chuchota quelques insultes, autant pour lui-même que pour l'univers tout entier avant d'haleter.
« Tu veux dire que si il meurt tu meurs ? »
Cette idée lui était apparu comme un coup au cœur.
« Oui, sauf dans le cas d'une mort naturelle. Expliqua-t-elle. Mais… c'est assez compliqué en fait… »
Elle leva les yeux au ciel comme passablement agacée de ce qu'il se passait autour d'elle. Combien de fois avait elle réfléchit à tout ça ? Au-delà de toute logique, sa mort ne lui aurait procuré aucune peine… Mais l'idée de celle de Drago lui donnait le tournis, amenuisant tout ses espoirs. Ses mains se mirent à trembler sans qu'elle s'en rende compte, son souffle devint court, une désagréable moiteur envahit son front… Elle sentait son cœur battre plus vite dansa sa poitrine et chuchota:
« Vous devriez partir…
- Pourquoi ? S'enquit Harry, s'apercevant du changement de ton opéré par son amie.
- Parce que Drago arrive. » Prévu elle.
En effet, quelques secondes plus tard, quelqu'un frappa à la porte. Dumbledore se leva comme un ressort.
« Vous devriez lui dire…
- Pas ce soir. » Sourit Hermione comme si elle savait exactement ce qu'il se passerait cette nuit là.
Elle se mit debout également, suivis de peu par Harry. Elle ouvrit la porte, se retrouvant face à un éblouissant regard azur, et à un craquant sourire en coin. La pression atmosphérique augmenta instantanément. Dumbledore esquissa un sourire, et Harry retint le sien. Drago les aperçut et déglutit, énervé par leur présence. Hermione se tourna vers son directeur et son ami.
« On se voit demain. Les congédia-t-elle.
- Oui, bien sur. Bonne nuit, Hermione. »
Ils sortirent, sans même prendre la peine de saluer Drago qui entra quand ils disparurent au détour d'un couloir.
« Dis donc, ça ne les étonne pas que je vienne te voir ? »
Elle haussa négligemment les épaules, ne voulant pas leur expliquer qu'ils savaient pour eux. Il ferma la porte.
« Alors… Désolé. » Articula-t-il brusquement.
Elle se tourna vers lui, et il eut du mal à résister à l'envie de jeter un coup d'œil à son décolleté. Elle avait l'air surprise.
« Désolé de quoi ? S'enquit elle en resserrant les pans de son peignoir quand elle vit qu'il l'observait.
- D'avoir accepté un poste à Poudlard. Maugréa-t-il. J'aurai peut-être dut t'en parler avant de débarquer comme ça… »
Elle haussa les épaules, lui proposa à boire et le laissa quelques minutes seul, voulant s'habiller. Il s'installa sur le canapé, le cœur battant un peu trop vite. L'air était électrique, trop pour lui, trop pour sa santé mentale. Il tripota sa bague de fiançailles, ayant une grande envie de la retirer. Hermione revint rapidement, en débardeur et pantalon de toile dans lequel elle dormirait. Il eut aussi envie de lui retirer ses vêtements brutalement, et de lui faire l'amour… Sur la moquette qui paraissait assez douce. Il essaya de penser à autre chose, l'électricité se renforçant. Elle lui adressa un pale sourire.
« Je suis venu pour te dire quelque chose… Annonça-t-il finalement, prenant son courage à deux mains.
- Pour me dire quoi ? Demanda-t-elle voyant qu'il ne disait plus rien.
- Je… je vais me marier. »
Elle se figea, le souffle court. Son corps entier se mit à trembler, et il la dévisagea, se levant d'un bond alors qu'elle palissait.
« Hermione ? »
Elle le répondit rien, des larmes coulant sur ses joues qui avaient perdu toute couleur. Sans signe avant coureur, il l'enlaça, la plaquant contre son torse, la berçant doucement.
« Tu… tu ne peux pas faire ça… Sanglota-t-elle.
- Je n'ai pas vraiment le choix. Répliqua-t-il d'un voix ferme mais douce.
- On… tu ne peux pas me faire ça… » Répéta-t-elle.
Il la serra plus fort contre son cœur, l'électricité se renforçant, presque invivable. Il avait l'étrange impression que chaque partie de son corps allaient bientôt volé en éclat… Il ressentait exactement la même souffrance qu'elle, et il eut envie de se gifler pour le lui avoir dit, mais aussi pour ne pas pouvoir repousser ce foutu mariage ou l'annuler simplement.
Hermione enfoui son visage dans son cou, les larmes lui brouillant la vue. Elle ne l'aimait pas, mais il lui appartenait. Elle était sa moitié, il était la sienne… Magiquement parlant en tout cas. Il ne pouvait finir avec une autre femme… lui faire des enfants. Elle imagina rapidement un Drago Malefoy papa, et eut envie de vomir. Non, Layla était leur fille. Elle était la seule à avoir le droit d'avoir des enfants de lui.
La pression de l'air les étouffait presque, leur coupant le souffle. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa à pleine bouche. Un instant surpris, il pensa à la repousser mais la douleur dans sa poitrine s'apaisa et il n'eut qu'une idée en tête: lui faire l'amour. Après tout, rien ne l'empêcher de coucher avec elle… Hermione méritait plus qu'être la maîtresse, l'amante, mais c'est tout ce qu'il avait à lui offrir.
Il ferma les yeux, prolongeant le baiser en glissant ses mains dans le dos de la brune, lui retirant son t-shirt. Il lança un sort à la porte avant d'oublier le monde autour… atteignant un autre lieu, le septième ciel des Belahans Jiwa…
O0°0O
« Layla ? »
Layla ouvrit difficilement les yeux, réalisant qu'elle s'était endormie sur son livre en plein milieu de la bibliothèque. Le professeur Rogue lui adressa un œillade, presque sévère.
« Tu ne devrais pas te trouver ici à une heure pareille. Commenta-t-il alors qu'elle se redressait, les yeux plissés par la fatigue.
- Veuillez m'excuser, professeur… »
Elle observa la page où elle s'était assoupie, sur la renaissance de Voldemort en 1995. Elle s'expliqua.
« J'étais plongée dans ma lecture…
- Et tu as finie par plonger dans le livre. S'esclaffa-t-il. Tu devrais retourné à ton dortoir. Tu as cours demain, ça va être une longue journée.
- J'en étais au moment le plus intéressant… » Murmura-t-elle avec un moue adorable, presque boudeuse.
Rogue regarda par-dessus son épaule, et jeta un coup d'œil au livre. Un mince sourire apparut sur son visage.
« C'est une histoire qui termine bien, je te rassure. Tu liras la suite demain. Ne m'oblige pas à enlever les points que je t'ai attribués ce matin… (Il regarda sa montre et corrigea) enfin hier.
- Quelle heure est il ? S'exclama-t-elle en se levant brusquement.
- Minuit et demi. Sourit Rogue. Je vais te raccompagner. »
Il prit ses deux livres, et la conduisit jusqu'à la salle commune des Gryffondor -sans quoi elle se serait sans doute perdue. Il lui rendit ses livres avec un sourire.
« Tu ne devrais pas traîner trop tard le soir. En tout cas, tu as prit l'un des meilleur livre sur la guerre de la bibliothèque!
- Ce n'est pas moi qui l'ai choisit. C'est le Professeur Malefoy. Il m'a aussi dit que c'était le meilleur, le plus objectif. Sourit elle.
- Tu lui as parlé ? S'étonna-t-il.
- Oui. »
Elle serra les livres contre sa poitrine, ne remarquant pas l'air énigmatique de son enseignant.
« Bonne nuit, professeur. Le salua-t-elle en arrivant face à la Grosse Dame qui ronflait.
- Bonne nuit, Layla. Et ne lis pas trop tard. » Lui conseilla-t-il.
Elle répondit simplement par un sourire, ne pouvant lui promettre qu'elle ne passerait pas le reste de la nuit plongée dans l'Histoire de la Guerre. Elle murmura le mot de passe à la Grosse Dame endormie qui l'insulta de rentrer si tard avant de percevoir le regard assassin de Rogue.
Après un dernier petit signe de la main, elle apparut dans la salle commune des Gryffondors, où Agathe et Violette -blotties l'une contre l'autre- l'attendait.
« T'étais passé où ? Hurla Violette dès qu'elle franchi le passage du portrait.
- À la bibliothèque… chuchota Layla en rougissant, honteuse de les avoir inquiété.
- On a crut que tu t'étais perdue… bailla Agathe. J'ai failli allé chercher mon père… »
Elle se leva en étirant ses muscles endoloris.
« Allez, au lit les filles!
- Il faut que j'aille me doucher. » S'excusa Layla.
Elle fila prendre son pyjama, et redescendit aux douches. Quand elle remonta, les deux demoiselles ainsi que leurs deux autres camarades de chambre dormaient à point fermé. Elle récupéra ses livres, et s'installa dans la salle commune pour lire… la fatigue ne prenant le dessus qu'à trois heures où elle tomba de sommeil.
O0°0O
« C'était aussi bon qu'autrefois… haleta Drago contre la poitrine d'Hermione.
- J'aurai dit milles fois mieux… » Exhala cette dernière en plongeant sa main dans les cheveux du blond, collés par la transpiration contre son front.
Il posa ses lèvres bouillantes contre son sein pour seule réponse. Leurs corps étaient brûlants et encore humides de leurs ébats. Ils étaient aussi fatigués l'un que l'autre, mais ne pouvaient se résoudre à fermer les yeux, voulant profité encore un peu du sentiment de plénitude qui les avait envahit peu à peu. Il enroula quelques boucles brunes autour de son majeur, jouant avec les milles reflets allant du chocolat au miel des cheveux de sa… Sa quoi au fond ? Songea-t-il. Il décida de ne pas penser à quoi que ce soit pour la nuit.
« Milles fois mieux. Répéta-t-il avec un sourire coquin. Tu m'as manqué. »
Il se releva sur ses coudes pour la regarder dans les yeux, et elle le crut sur parole, car il lui avait manqué aussi.
« C'est l'électricité. Susurra-t-elle avec une moue malicieuse, reprenant ce qu'il lui avait dit quinze ans plus tôt.
- Tu crois ? Dit il, réitérant également ses paroles.
- J'en suis certaine. » S'esclaffa-t-elle avant de l'embrasser.
Ils restèrent silencieux quelques minutes, chacun plongeant dans les souvenirs de leur dernière nuit ensemble. Une nuit qui semblait bien différente à Hermione, une nuit éclipsé par la souffrance qui avait suivi… L'abandon de Layla… Les souvenirs la submergèrent et elle se sentit tout à coup presque malade. Il le sentit et caressa son visage du bout des doigts.
« Cette nuit n'était pas si plaisante pour toi que pour moi ? Maugréa-t-il, comme déçu.
- Non, Drago. Ça n'a rien à voir avec ça… Je n'ai jamais passé de mauvaise nuit avec toi. Sauf celle où ta marque des ténèbres s'est mise à bouger, et que je l'ai senti. C'était assez dégoûtant. »
Elle grimaça en se remémorant ce moment, et il étouffa un rire se souvenant du hurlement qu'elle avait poussé -le réveillant impitoyablement. Il l'embrassa à nouveau, mordillant sa lèvre inférieure en passant sa main sur sa poitrine déjà tendue. Elle gémit contre ses lèvres avant de l'arrêter
« Je serais ta maîtresse, donc je suppose ?
- Je ne te ferai jamais assumé ce rôle… Et puis, tu es mon âme sœur, non ? »
Il éclata de rire, et elle-même trouvant la situation ridicule le suivit de peu. Ils détestaient l'expression âmes sœurs, la trouvant niaiseuse et pas du tout représentative de leur relation. Quand ils furent calmés, elle chuchota.
« Je suis pressée de revoir Théo… Et Jared. La dernière fois que je l'ai vu, il n'avait même pas cinq ans… »
Elle se figea, et blêmit alors qu'il se relevait d'avantage, surpris
« La dernière fois que tu l'as vu ? C'était le soir de notre dernière nuit ensemble, non ? »
Elle ouvrit la bouche plusieurs fois avant de la refermer, aucun son ne franchissant la barrière de ses lèvres. Elle eut soudain très envie de vomir… Non, elle avait revu Théo, pendant sa grossesse, quand elle rendait visite à Layla et qu'il l'accompagnait pour qu'elle supporte son chagrin, puis quand il avait quitté l'Angleterre et se sentait seul…
« Hermione ? L'appela-t-il en la tirant du méandre compliqué de ses pensées. Tu as revu Théo ?
- Oui. Avoua-t-elle dans un souffle en baissant les yeux.
- Mais… pourquoi n'as-tu pas voulu me voir dans ce cas ? Je pensais que c'était trop dangereux… Mais si tu as prit le risque de le voir lui. Pourquoi ?
- Je… balbutia-t-elle en s'empourprant. Je ne pouvais pas te voir. »
Il se redressa d'avantage, et se leva, s'asseyant au bord du lit, nu comme un vers. Elle attendit qu'il parle ce qu'il ne tarda pas à faire.
« Tu ne pouvais pas ou ne voulais pas me voir ? S'enquit il sans la regarder.
- Un peu des deux. Confia-t-elle, penaude. J'ai… j'ai des milliers de choses à te dire, Dray… Mais je ne suis pas prête à le faire. Alors, je t'en pris, ne pose pas de questions… »
Il se tourna vers elle, le regard éteint. Il détestait qu'elle lui cache des choses, regrettait de ne pouvoir lire dans son esprit parfois… Mais utiliser la légimencie sur elle lui paraissait malsain. Après un long silence, il acquiesça. Elle chuchota.
« Je sais que tu te poses des tas de questions… et je te dirai tout en temps voulu… D'accord ? »
Il l'embrassa pour seule réponse, puis se rallongea en passant ses doigts contre sa peau nue, des frissons se formant sous ses doigts. Il semblait plus triste, ailleurs…
« Tu sais… après ton départ… J'ai souffert comme je n'avais souffert, pendant des mois. La seule envie que j'avais été de me faire sauter la cervelle. Je ne savais pas si c'était tes sentiments ou les miens, ou encore un mélange des deux. Mais… Je suis bien maintenant qu'on est tout les deux. Complet. Sourit il. Les deux parties d'une même entité… »
Elle passa sa main sur son dos, glissant son majeur contre sa colonne vertébrale. Il posa ses lèvres sur son ventre.
« Tu veux dormir ? S'enquit il, plus joyeux.
- Et toi ? » riposta-t-elle avec un sourire.
Il se redressa, l'embrassant avec fougue, répondant par la même occasion à sa question.
Note de l'auteur: Voili voulou... fin de chapitre (genre vous aviez pas capté xD)! J'espère vraiment que ça vous a plu... Dieu que je suis stressée, j'ai une boule de nerf en travers de la gorge --' Poster ce chapitre est drolement plus flippant que ce que je croyais. On se moque pas --'
BrefOuille, je vous remerci de m'avoir suivis jusque là xD (la fille qui pleure déjà en se disant que plus personne va lire sa fic ^^'), de tout vos reviews... Même à ce à qui ça pas plu, j'espère vraiment recevoir des reviews à ce chapitre... S'il vous plait ^^ (moue suppliante) Je voudrais bien atteindre les 200 avec le chapitre 10, mais je me fait plus trop d'illusion (là, j'ai vraiment plus espoir... j'suis stupide, ça se trouve l'histoire vous plait toujours ... xD) chut, Tess, calme toi --' (se parle à elle meme =premier signe de folie xD) Donc.... pleaseeeeuh ?
Autre chose, pour ceux à qui la fic plait toujours = un article va être poster dans quelques minutes sur les Belahans Jiwa, sur sa vraie signification du truc (parce que bon, âmes soeurs, c'est la traduction mais si j'ai pas laissé le nom français, y a bien une raison = c'est que c'est pas du tout une histoire de z'amour 'oh mon dieu drago tu es mon âme soeur xD ça a pas grand rapport... c'est seulement que je savais pas comment appeler ça autrement) sur mon blog. Il y a également des articles sur Layla, Alex, Agathe, Franck, Victoire, Drago, Hermione et Théodore. Mais tout ça c'est des bonus, vous comprendrez la fic sans lire ça hein!
Et je pense poster des scènes en plus dès ce soir. Alors, bon vu que je suis gentille (et que j'aime me faire de la pub) j'vous met un ptit extrait de scène. ^^ Théodore, Hermione, dans leur salle commune des préfets en dernière année. (morceau de scène, j'l'ai coupé pour pas qu'elle soit trop longue)
Théodore se racla la gorge et demanda d'une voix pâteuse:
« Euh… tes copains… ils ne pourraient pas étudier avec toi ? »
Hermione le jaugea d'un regard sévère et il eut l'impression d'être face au professeur McGonagall. Seigneur dieu, comment s'y prenait elle ?
La lionne sembla réfléchir quelques minutes avant de répondre:
« Qui ?
- Bah, Potter et Weasley par exemple. » Tenta-t-il avec un sourire.
Brusquement, elle éclata de rire. Effet du café ? Ou folie prématurée ? Théo s'inquiétait déjà de devoir prévenir quelqu'un quand Hermione s'esclaffa:
« Tu as bien parler d'Harry et de Ron en train de réviser ? »
Théo sourcilla légèrement avant d'acquiescer, ce qui renforça le rire de la jeune fille. Qui avait il de si amusant ?
« Où est le problème ? »
Hermione le regarda, un sourire railleur digne de Drago Malefoy sur le visage.
« Voyons, Théo… Parler de Ron et d'Harry en train de réviser plus de trois jours avant un devoir c'est comme… (elle sembla réfléchir et finit par lui soupirer:) Est-ce que tu pourrais associer le nom de Drago au mot « abstinence » ? »
Voilà voilà =D C'est juste une ptite scène marrante -et y en aura pas mal- mais également des scènes un peu plus déprimantes -abandon de Layla, scènes de guerre... Si vous ne laissez pas de coms (ça me dérange pas hein, vous me laissez déjà des reviews j'vais pas trop en demander) mais que vous lisez, vous pourriez me le dire dans vos reviews, histoire que je me dise que j'écris pas que pour trois personnes xD (les coms font plaisir aussi hein xD j'dis pas non ^^')
J'vous fait de gros bisous -et j'dis au revoir à certains ? xD
Kitty
