Baf, baf baf !!! Purée, mais quelle idiote!!! Ca fait depuis Dimanche que je veux vous mettre la suite de ma fanfic... et j'avoue avoir été débordée, mais la suite est déjà en cours et sera postée ce week... Merci à ma béta et courage à elle pour qu'elle m'aide à construire cette histoire qui devient bien dure à gérée ;p Cependant, je doute que ma chère Béta ai beaucoup de fautes à corriger alors j'aurais juste besoin de béta(s) qui me donnent des conseils, des avis pour la suite lol... bah, un peu comme vous kwa! J'aimerais vraiment votre avis...


o0O\Requiem Eternel/O0o

Chapitre 11 : révélation?

Enervé, Draco sortit de la salle pour prendre l'air. Harry, exaspéré de son comportement n'entendait pourtant pas lâcher l'affaire.

" - J'te signale que la colle est pas finie, déclara-t-il simplement en suivant Draco dans la cour.

- Et moi j'te signale que tu m'emmerdes, riposta Draco.

- J'peux savoir pourquoi tu m'agresses là ? demanda Harry interloqué.

- Genre ça va être de ma faute maintenant !

- Attends, on déconnait et toi tu...

- On déconnait ? glapit l'adolescent. On déconnait ? Bah visiblement tu vois on a pas la même notion du verbe "déconner".

- Tu veux pas être clair pour une fois bordel ?

- Parce que c'est pas clair là ? J'suis pas clair là peut-être ?

- Ah nan, pas trop, désolé.

- Allez c'est ça fous-toi d'moi.

- Tu sais pourquoi on s'dispute là au juste toi ?

- Et toi ? répliqua Draco en essayant de marquer une distance entre Harry et lui.

- J't'ai posé la question en premier.

- Et moi j'ai pas envie d'y répondre.

- Donc tu sais pas.

- Je sais c'que j'ai envie de savoir.

- Aucun rapport...

- Harry, j't'ai déjà dit que tu m'emmerdais ?

- Ouais.

- Dommage.

- Pourquoi ?

- Tu m'emmerdes.

- J'crois qu'j'ai compris.

- Alors fous-moi la paix. T'es jaloux, admets-le !

- Mais lâche-moi avec ça j'en ai rien à foutre de ton fric, de ta vie de famille, qui a l'air en fin de compte aussi pourrie que la mienne !

- De toute manière j'me demande si y a quelque part quelque chose dont tu n'aurais pas rien à foutre...

- T'as raison. Y a rien, murmura Harry doucement.

- Crétin...

- Y a quelqu'un..., déglutit-il péniblement sans oser regarder Draco.

- Ouais ta Hermioneuuuh chérinette. Pffff. Pathétique. Allez lâche-moi !

Harryl le regarda stupéfait. Nan mais il était vraiment con où quoi ? C'était pas possible de mettre autant de mauvaise volonté. Cela étant, s'il voulait jouer... Et bien qu'il joue seul...

- C'est ça, siffla Harry tandis que Draco quittait le lycée. Fais style de rien piger à c'que j'te raconte et rentre donc chez ta mère, va. Enfoiré !

- J't'emmerde profond ! répliqua Draco en tournant au coin de la rue énervé.

Il rentra d'une traite chez lui, sans se retourner, les traits contractés par la colère. Il claqua violemment la porte d'entrée et sans un mot monta s'enfermer dans sa chambre.

- Draco ? Draco ? demanda sa mère en montant étonnée à l'étage. Draco ça va ?

- Nan ! répliqua-t-il.

- Ouvre mon chéri, on va en parler calmement toi et moi.

- Dans tes rêves ! répliqua-t-il.

- Draco s'il te plaît, je n'aime pas te sentir mal !

- Laisse-moi tranquille.

- Draco...

Il enfouit sa tête dans son oreiller sans daigner répondre à sa mère une fois de plus. De toute manière que lui aurait-il dit ? Elle ne pouvait pas comprendre. Personne ne pouvait comprendre. Dans ce combat contre lui-même il était seul, terriblement seul. Il se recroquevilla sur son lit en position foetus, tenta de calmer les battements fous de son coeur mais ceci ne purent que faire place à des sanglots hystériques et convulsifs. Il repensait à chaque mot échangé avec Harry, chaque expression lue sur son visage, chaque regard partagé. Il avait tellement mal. Il se dégoûtait autant qu'il se respectait. Il était pris entre ce terrible désir de se jeter par la fenêtre et celui de courir chez Harry, tout lui dire, s'expliquer avec lui, en oubliant une seule fois le masque des convenances. Mais pour aller où ? Ca ne les mènerait nulle part. Ils s'étaient compris, mais ça ne les conduisait qu'à une impasse. Draco se serra un peu plus fort contre lui-même... Il se sentait perdu, désorienté, sans repère, sans rien à quoi se raccrocher, juste lui et cette peur affreuse qui lui nouait le ventre et le rendait aussi heureux que malheureux... Alors c'était ça, être amoureux ?...


Chapitre 12 : Merci Papa...

Harry vit Draco disparaître au coin de la rue et lentement tomba en larmes contre le portail du lycée. Mais pourquoi est-ce qu'il avait dit ça ? Pourquoi est-ce qu'il ne lui avait pas simplement dit ce qu'il avait sur le coeur depuis si longtemps ? Pourquoi se compliquer la vie quand quelques mots suffiraient ? Quand quelques mots auraient pu abolir les limites volontairement fixées entre eux deux ? Maintenant Harry n'avait plus de doute. Draco et lui s'étaient compris, parfaitement compris, simplement ils étaient aussi apeurés et désorientés l'un que l'autre. Et à trop se chercher, à trop vouloir se protéger, ils se perdaient avant même d'avoir réussi à se trouver.

Harry entendit le vombrissement familier de la moto, le crissement des pneus à côté de lui et la voix chaleureuse déclarant :

" - Un souci mon grand ?

Harry s'essuya rapidement les joues et se relevant se retourna lentement vers son père.

- S'lut p'pa.

- Tu fais un tour ? reprit James en désignant la moto.

Harry ne se le fit pas dire deux fois et prenant place derrière son père ils firent un rapide tour en ville. Puis James se gara près d'un parc isolé où ils allèrent se promener. Ils ne dirent rien au début, gênés l'un comme l'autre. Pour eux cette relation était tellement nouvelle, tellement imprévisible... Ils ne savaient pas vraiment comment s'y prendre.

- Tu veux en parler ? hasard James.

Harry lui sourit doucement.

- Ouais, bon, ok sourit son père, c'était foireux comme entrée en matière, mais je...

- T'arrête oui ? sourit Harry. C'était parfait.

- Vrai ? demanda James amusé.

- Si, si, j'te promets.

- Tu veux alors ?

Harry regarda son père. Oserait-il lui dire ? Oserait-il révéler à cet homme qu'il ne connaissait que depuis deux jours le lourd secret qui le hantait depuis si longtemps et le rongeait petit à petit ? Ils échangèrent un long regard à travers lequel l'adolescent lut tout l'amour et toute la compréhension dont son père l'entourait. Il ne comprendrait peut-être pas, mais il accepterait cette situation, il l'accepterait parce qu'ils s'aimaient, parce qu'entre deux existait un lien tout neuf, très fort et intense, un peu comme un cordon ombilical qu'ils ne voudraient jamais couper. Ils s'assirent sur un petit banc en face d'un lac, l'un à côté de l'autre, James attendant que son fils lui déballe tout ce qu'il avait sur le coeur...

- J'sais pas comment t'dire, soupira Harry. C'est...pf... C'est délicat...

- Chagrin d'amour ? sourit son père.

- Mouais, répondit Harry sans conviction. On peut dire ça comme ça, mouais...

- Harry, j'sais bien que j'ai jamais été là pendant toutes ces années, mais tu sais... Tu peux tout m'dire. Y a rien qu'on ne puisse pas se dire... T'es mon fils et... Fin j'sais pas comment t'expliquer, mais quoi que t'ais à me dire, tu seras toujours mon fils, tu comprends ?

- Ouais. M'enfin... J'sais pas, c'est pas facile comme situation... Y... Y a... Y a c'mec et puis y a Hermione. Hermione tu vois, bah officiellement c'est ma copine, mais...

- Mais tu t'en fous ? sourit James doucement.

- Bah c'est pas qu'j'm'en fous. Moi j'pensais vraiment, 'fin, que j'l'aimais vraiment d'la même manière qu'elle m'aime, mais...

- C'est pas l'cas...

- Pour moi Hermione c'est une soeur, une cousine, une amie. C'est tout, mais pas la personne que j'aime. 'Fin j'veux dire, que j'aime d'amour...

- Et tu aimes sincèrement quelqu'un ? demanda James, qui pourtant, du peu qui lui avait dit son fils, avait deviné la réponse.

- Ouais, quelqu'un, soupira Harryl. Quelqu'un et pas quelqu'une...

- Tu joues toujours autant sur les mots ? se moqua gentiment son père.

- Ca semblait plus facile et plus fin à dire que de te balancer "Eh p'pa, j'suis amoureux d'un mec !" lâcha Harry nerveusement.

- J'vois pas en quoi, reprit James calmement.

- T'es sérieux ?

- Chacun est libre Harry. J'veux dire, tu aimes ce garçon et alors ? C'est pas pour ça que j'vais t'envoyer voir un psy ou que je vais te rejeter. Tes orientations sexuelles ou amoureuses ne regardent que toi. J't'aime pour ce que tu es au plus profond de ton être, pour tout ce qui se cache derrière cette forteresse apparente. Tu aimes ce jeune homme et alors quoi ? J'suis persuadé que tu seras bien plus heureux avec lui que tu ne pourrais l'être avec toutes ces nanas qui doivent te courir après à cause de ta belle gueule...

- J'suis paumé p'pa... soupira Harry en tremblant.

- Viens-là, toi, murmura James en ouvrant ses bras et en serrant son fils contre lui. J'te dis pas qu'ce sera une partie de plaisir. Suffit déjà d'imaginer c'que va dire ta marraine. Mais surtout va pas croire que t'es zarbe, malade ou j'sais pas quelle connerie du genre hein ! Y a pas de honte à préférer les hommes. J'veux dire, ça existe depuis toujours et ça a rien de répugnant ou quoi ou qu'est-ce. Simplement notre société de merde a mis les gens dans ton cas au rang du monde, les jugeant comme anormaux. Tout ça c'est que des conneries mon grand. T'es peut-être même plus humain que tous ces crétins qui se permettent de vous juger sans vous connaître... L'important c'est qu'toi tu sois heureux...

- S'il est pas là, murmura Harry, j'le suis pas.

- Tu lui a dit ?

- Nan, m'enfin, c'est tout comme. 'Fin c'est lui, c'est moi... c'est zarbe...

- Il faut que tu lui dises Harry, rien ne vaut la franchise des mots réels et sincères venus du coeur...

- P'pa ?

- Harry ?

- J'sais pas c'que j'ferais si t'étais pas là, maintenant...

- Tu serais comme tous les ados livrés à eux-mêmes sans père, t'apprendrais tout seul à devenir un homme...

- Bah tu vois, j'ai pas envie d'le devenir tout seul...

- Et seul tu l'seras jamais plus, Harry. Et même si lui et toi, bah ça marche pas, crois-moi, ce sera toujours "toi et moi contre les imbéciles"..."

" - J'fais quoi moi maintenant ? soupira Harry perdu en se passant les mains dans les cheveux.

- Tu sais où il habite ? lui demanda son père.

- Mouais et alors ? répondit-il sans comprendre.

- Viens, j'te dépose...

- T'es sérieux ? l'interrogea son fils incrédule en le regardant stupéfait.

- J'ai une tête à plaisanter ? sourit James. Allez, on y va...

Sans laisser le temps à son fils de répondre, James se leva du banc, sortit rapidement du parc et s'asseyant sur sa moto, mit le moteur de celle-ci en marche. Il attrapa son casque et tout en l'attachant, s'exclama à l'attention de son fils qui n'avait pas bougé :

- Tu comptes p't-êt'e débarquer chez lui à minuit ?

Comme tiré d'un songe par la vanne de son père, Harry leva vers lui un regard troublé et se levant, avança hésitant jusqu'à la moto.

- J'suis pas si sûr que ça qu'ce soit une bonne idée, soupira-t-il piteusement.

- Hey ! s'exclama son père en remontant sa visière avant de relever fièrement le menton de son fils pour l'obliger à le regarder dans les yeux. Un Potter ne baisse jamais les yeux, n'oublie pas ça ! Tu n'pourras pas te cacher toute ta vie Harry. Si tu lui dis pas maintenant tu n'le feras jamais et tu l'regretteras indéfiniment. Allez, en selle cow-boy !

Harry sourit amusé à son père et prit place à son tour sur la moto. James mit pleins gaz en direction du centre ville et suivant les indications de son fils s'arrêta devant une grande et luxueuse maison située au bout d'une impasse tranquille. Emerveillé par la demeure coquette, Harry descendit intimidé de la moto et resta là, quelques secondes, immobile face à ce lieu où se jouerait tout son avenir.

- Tu sais, à moins qu'il soit devin, je doute qu'il sache que tu es là, le vanna son père. Par conséquent, j'pense pas que la porte va s'ouvrir toute seule.

- Tu restes ? demanda subitement Harry, tremblant en se retournant vers James.

- C'est pas mon histoire, Harry, sourit ce dernier. C'est quelque chose entre lui et toi. Tu dois apprendre à gérer seul cette part de toi. Mais tu sais qu'tu peux passer à l'appart' après si tu veux en parler, où même m'appeler. Y a pas d'problème bonhomme...

Harry se jeta dans les bras de son père.

- Merci papa, merci pour tout c'que tu fais...

- J'fais rien d'autre qu'être moi, sourit James. Et j'essaye d'être ce père que le mien n'a pas su être pour moi. Maintenant fonce et n'oublie pas Harry, laisse parler ton coeur...

Et sans un mot de plus il fit vombrir le moteur de sa moto et disparut rapidement au coin de la rue. Harry resta encore là de longues minutes, indécis, ne sachant très bien que faire.


Bon selon vous, que va-t'il arriver? J'attends vos réponse avant de finir de rédiger