Nouveau chapitre ! J'espère que vous m'en voudrez pas trop pour le Klaine :p. Merci ceux qui ont reviewé : Klaine29, Alexia, Mia-zure, et HigureTsukiyo et à ceux qui ont suivi ma fiction, ça fait vraiment plaisir. Un grand merci à yhcorb pour m'avoir donné son avis dessus =).

J'espère que vous aimerez et n'hésitez pas à appuyer le bouton si vous avez toute critique ou encouragements à m'offrir =).


Lorsqu'il entendit les mots haineux de David, Kurt resta figé. Il avait peur de comprendre. Peur, d'être encore une fois blessé, brisé. D'un geste répulsif il repoussa Blaine et resta là. C'était bien David, celui qui l'avait lourdement dragué dans son bureau, celui qu'il avait abandonné pour Blaine, pensant qu'il valait mieux que ce qu'il pensait être de l'amour triomphe. David connaissait Blaine ?! Comment était-ce possible ? Et le ton qu'il avait employé laissait supposer qu'il était plus qu'amis... A cet instant, David reprit son réquisitoire, achevant d'enfoncer Blaine :

- Kurt, je te présente Blaine, mon petit ami. Enfin, c'était ce que je croyais jusqu'à récemment. Jusqu'à notre arrivée à New York en fait. Mais je vois qu'il ai inutile de faire les présentations. Comment vous êtes-vous rencontrés au fait ? Je suis sûr que c'est une histoire intéressante.

Aucun des deux ne répondit. Kurt parce qu'il se demandait comment il pouvait ne pas s'effondrer au sol et souffrir. Blaine parce qu'il sentait le poids de la culpabilité lui retomber dessus comme une vieille amie. Et parce qu'il se sentait mourir de blesser Kurt, une seconde fois. Mais il fallait qu'il tente d'affronter David, d'éclaircir la situation.

- Kurt, je peux tout t'expliquer, en fait, je...

A ces mots, Kurt sentit la colère remonter. Une vieille colère violente, qui n'avait jamais pu être énoncée. Une haine féroce et sauvage du monde et du malheur que celui-ci n'avait jamais fait que lui offrir. Une lassitude extrême emmagasinée depuis de longues années. Qui éclata. Sur Blaine, la personne qu'il avait le plus aimée, et qui l'avait le plus blessée.

- Mais bien sûr ! Tu peux toujours tout expliquer, Monsieur Blaine " Je suis meilleur que tout le monde pour comprendre les gens " Anderson. Je te crois, les excuses tu as l'habitude de les formuler, à force de tromper et de mentir. Tu es revenu, ici, et tu t'es introduit dans ma vie. Pour mon malheur, j'ai cru que tu avais changé, que tu étais devenu un adulte. Je vois que je me suis trompé. Tu ne vaux pas mieux que l'adolescent qui m'avait trompé quand j'avais dix-huit ans. Tu ne vaux pas mieux que celui qui m'avait fait une scène quand j'échangeais des SMS avec un autre. Tu vaux pas mieux que celui qui dansait avec Sebastian sous mes yeux. Tu vaux pas mieux que celui qui buvait, tu vaux pas mieux que celui qui m'allumait à Noël pour ensuite aller chanter une sérénade à un vendeur de Gap. Je pensais que ce n'était que tes cotés sombres, mais il est clair que c'est ta nature réelle. Je t'aimais Blaine. Depuis la première seconde. Bien plus que tu ne pouvais l'imaginer. Mais je t'avais pas demandé de revenir, je t'avais pas demandé de m'infliger ça. A croire que tu es revenu me tourmenter au moment où je commençais à me sentir mieux.

Kurt reprit sa respiration, sa colère quelque peu diminuée, mais il savait qu'il devait aller au bout.

- Adieu, Blaine. Et ne revint pas dans cinq ans la bouche en cœur, les yeux brillants en clamant que la vie est injuste et que je te manque. Parce que je saurais que tu ne fais qu'à jouer à un jeu sadique. Et personne ne joue avec moi. Si jamais tu es vraiment désolé, fous moi la paix. Inutile de guetter le spectacle, je ne vais pas me mettre à chialer comme une gamine. Personne, même pas toi, ne peut me briser.

Il se tourna alors vers David, le regard froid :

- J'ignore si tu es le complice, ou une autre victime. Dans le doute, tu es viré. Adieu, amusez vous bien à détruire des gens.

Le châtain se sentait à présent très fatigué, et ne ressentit plus qu'une profonde envie de rentrer chez lui, et de dormir pendant quelques années, en attendant que cette tristesse absurde s'en aille et lui permette de vivre un semblant de vie normale. Il tourna alors les talons, et partit. Heureusement ou malheureusement, personne ne me retient. Ils ont du comprendre le message...

Blaine

Le bouclé n'avait pu articuler un mot pendant le réquisitoire de Kurt. Parce qu'il avait peur, au fond de lui, que ce soit vrai. Qu'encore une fois, à cause d'un mauvais timing, il ait brisé le cœur du seul qui l'avait jamais rendu heureux. Et qu'il se rendait fatalement compte, que plus jamais il ne pourrait le ravoir. Jamais. Et cette pensée lui donnait juste envie de hurler à la lune, comme un loup rendu fou par la douleur. Il se tourna vers David :

- Pourquoi ? Juste pourquoi, tu as fais ça ? Pourquoi y a fallu que tu viennes tout briser, comme d'habitude ?

- Tu m'accuses ? Tu plaisantes ?! C'est bien toi qui m'a trompé avec ce type que tu sembles connaître depuis des années et dont je n'ai jamais entendu parler ? Tu m'excuseras, il se peut que j'ai été un peu en colère et jaloux. Je veux dire, on était pas sensés être ensemble ? On est venu ici pour toi et tu m'as laissé tomber à peine arrivé...

Blaine comprit alors le point de vue de David, et sentit qu'il n'avait pas le droit de l'accuser. Encore une fois, tout était de sa faute. Il méritait sans doute d'être malheur. Il n'avait même pas pris la peine de rompre avec David, qui était venu pour lui à New York, et avec qui il avait vécu pendant tout de même deux ans. Mais pouvait-on l'accuser d'avoir embarqué dans un amour fou et insensé ? Il l'ignorait. Il ne voyait que les dégâts irréparables qu'il avait créé et qu'il ne pourrait réparer. Alors, Blaine tomba. Comme une masse.