Note : Bonjour ! :D J'ai pris de nouveau quelques jours pour écrire ce chapitre car j'ai eu une petite baisse de motivation. En effet, malgré toute l'énergie que je mets dans l'écriture de cette fiction, dans la recherche des noms de Zanpakutô (d'autant plus qu'ils ont un réel sens, comme le démontrent leurs kanjis) et de techniques, je n'ai que très peu de retours de votre part. Pourtant, les reviews sont le seul moyen que j'ai de savoir si vous avez apprécié ou non les différents chapitres. N'hésitez donc pas à me donner vos impressions, peut-être même vos suggestions ! Merci d'avance :)
Mymina : Je t'ai répondue par MP, mais je vais synthétiser ici ce que je t'ai dit pour avertir mes autres lectrices (-teurs ?).
J'ai fait quelques recherches sur les occupations des différentes Divisions et, n'ayant rien trouvé pour la Troisième, c'est à eux que j'ai donné la charge des archives dans le chapitre précédent. Je tiens à préciser que je ne suis pas une experte de l'univers de Bleach et que je ne reprends la série que depuis quelques semaines. Soyez donc indulgents, s'il vous plait :)
Emilie-Okami : Merci beaucoup pour ta review ! Elle m'a redonné beaucoup de motivation ! Je suis ravie que l'histoire te plaise :D Je vais faire de mon mieux pour la suite.
ACTE 2
Titre : La Forge
Genres : Action, aventure, amitié, espionnage/enquête
Personnages : Ootori Naru, Motoya Masakazu, Abarai Renji, Shinanji Katsuya, Kuchiki Byakuya, Rikichi, divers autres personnages.
Synopsis : Après le départ de Katsuya, la Sixième Division continue ses enquêtes dans le but de retrouver le groupe organisé qui leur a pris leurs camarades. Naru et Motoya partent faire leurs recherches, quand ils tombent sur une vieille connaissance. Apparaît alors une silhouette encapuchonnée de noir portant un masque d'or...
Chapitre 9 : En alerte
Portés par l'espoir, ils atteignirent les portes de la tranquille Treizième Division quelques instants plus tard. Comme pour la Troisième, deux gardes en tenaient l'entrée, mais, moins sur le qui-vive, ils leur laissèrent le passage libre sans difficultés. Le petit groupe s'avança alors sur les pavés clairs, traversant des places et des allées, débordant de végétation et de fontaines -d'après la rumeur, cela avait été fortement recommandé pour maintenir le Capitaine en bonne santé- puis ils arrivèrent à l'embouchure d'une longue passerelle de bois. Celle-ci permettait de s'engager sur le grand lac d'eau claire et de rejoindre la petite bâtisse où le dirigeant de la Division se reposait, par temps de maladie. Ils furent alors accueillis par deux jeunes Shinigamis, un homme et une femme, profondément dévoués à servir leur supérieur comme l'aurait fait -voire plus encore- un Vice-Capitaine.
- Lieutenant Abarai, fit l'homme en s'avançant vers lui. Navré mais le Capitaine doit se reposer.
- C'est important, répondit celui-ci tandis que la remarque de Kotsubaki Sentarô était fortement appuyée d'énergiques hochements de tête par la jeune femme.
- Malgré tout le respect que je vous dois, Lieutenant, c'est non.
Renji haussa un sourcil perplexe puis échangea un regard avec ses camarades, restés en retrait. Il ne se savait pas très bon diplomate, et dans cette situation, il recherchait l'appui de la seule personne, heureusement présente, qui pourrait les faire plier. Motoya le rejoignit en quelques pas et se positionna à côté de lui.
- Kiyone, Sentarô, fit-il de sa voix la plus calme. Je comprends que vous vous inquiétiez pour votre Capitaine, et c'est tout à votre honneur. Cependant, nous devons absolument nous entretenir avec lui, c'est d'une importance cruciale.
Les deux jeunes Shinigamis se regardèrent un instant, se demandant silencieusement s'ils devaient accepter, malgré l'interdiction de toute visite ordonnée par le Capitaine Unohana.
- Il pourrait peut-être même vous en vouloir, s'il apprend que vous nous avez empêché de lui parler.
Une expression d'horreur et d'effroi sur le visage, Kiyone s'écarta vivement, ne souhaitant moins que tout, provoquer la déception de leur Capitaine. Sentarô la vit se plier d'un mauvais œil, et il commença alors à la disputer, ne faisant plus attention au petit groupe. Renji, soupirant d'un air désabusé, fit signe à ses camarades de le suivre, et ils s'engagèrent les uns après les autres sur la petite passerelle, bien vite suivis par les deux défenseurs du Capitaine Ukitake. Néanmoins, ils n'ajoutèrent rien, et les dépassèrent même pour pouvoir les annoncer à leur supérieur. Ce fut la jeune femme, inclinée avec respect et dévouement devant les portes entrebâillées, qui prit la parole, ignorant le ton plein de reproche de son collègue qui aurait voulu le faire à sa place.
- Capitaine, excusez-nous de vous déranger. Le Lieutenant Abarai et son équipe souhaite s'entretenir avec vous, prononça-t-elle avant de redresser la tête, jetant un regard noir en biais au susnommé. Je leur ai bien dit que vous deviez vous reposer mais...
- N'importe quoi ! l'interrompit Sentarô. C'est moi qui l'ai dit !
Devant les habituelles chamailleries des deux comparses, le Capitaine avait pris l'habitude de ne pas s'inquiéter, ni de s'offusquer des cris et des bagarres. Se redressant faiblement de son futon, poussé sur le côté de la chambre adjacente, il resserra les pans de son kimono et vint dans la pièce principale. Avec des gestes lents, le teint pâle et les yeux cernés, il s'assit sur les tatamis, faisant signe à Renji d'entrer. Celui-ci y pénétra, suivi de son adjoint, Motoya, tandis que les autres restaient à l'extérieur, pour ne pas encombrer le petit intérieur.
- Renji, dit Jushirô de sa voix douce, je suis agréablement surpris de te voir ici. Si tu souhaitais voir Rukia, je suis certain que Kiyone aurait été ravie de t'accompagner.
A l'extérieur, la jeune femme fanfaronna, insistant bien sur le fait que le Capitaine l'avait désignée elle, et non son collègue bourru. Les disputes reprirent alors sous le regard interdit de Toya, tandis que les autres se concentraient sur la conversation.
- Merci, Capitaine, mais je suis en mission, en vérité. Vous devez savoir qu'une cellule d'enquête a été formée pour connaître les objectifs des déserteurs de l'année dernière.
L'attention d'Ukitake fut immédiatement saisie, et sa curiosité piquée au vif. Il avait par ailleurs vu partir quelques-uns de ses hommes pendant cette malheureuse fuite. Renji entreprit alors de résumer leurs hypothèses et leurs recherches dans les bâtiments des archives, expliquant de ce fait leur venue à la Treizième Division.
- Est-ce que ça vous dirait quelque chose, Capitaine Ukitake ? demanda-t-il ensuite.
- Des déserteurs, il y a quelques temps, ajouta Motoya.
Leur interlocuteur sembla réfléchir pendant un instant. A l'extérieur, une petite brise s'était levée, faisant onduler la surface lisse du lac, et bruisser les feuilles des arbres. Dans le ciel, les nuages commençaient à se déplacer.
- Hum, fit Jushirô après plusieurs minutes. Ça ne m'est pas inconnu, mais ce n'est pas précis dans ma mémoire. Vous n'avez pas de noms ?
- Malheureusement, non, répondit Renji. Nous nous sommes basés sur des suppressions de listes d'admission.
- Si je puis me permettre, Capitaine, intervint alors Kiyone en passant la tête par l'embrasure de la porte. Il me semble que le Lieutenant Shiba notait les noms de toutes les nouvelles recrues.
- Sous forme informatique ? demanda Motoya, prudent.
Il se doutait, comme le reste de l'équipe, que si c'était le cas, « Amaterasu-sama » avait bien dû penser à en effacer également son passage. Cette personne semblait si précise dans ses actions pour disparaître des registres, que ça ne semblait pas impossible qu'elle soit revenue à la Treizième pour cela.
- Je crois que c'était dans un cahier, répondit Sentarô en poussant sa comparse pour prendre sa place.
Ignorant la chute bruyante de la jeune femme sur les tatamis, le regard de Renji s'éclaira immédiatement d'une lueur d'espoir.
- Et, on pourrait le consulter, ce cahier ? Vous l'avez encore ?
- Bien sûr ! s'exclama Kiyone en se redressant, poussant son ami brutal par les épaules pour le faire sortir. Je vous l'apporte tout de suite, Lieutenant Abarai !
Ils disparurent tous les deux des environs, laissant tout de même échapper des exclamations indignées, que l'un affirmait savoir où était rangé ledit cahier et que l'autre s'y perdrait dans les archives personnelles du Vice-Capitaine. La quiétude et le calme revinrent sur le lac, ce qui ne déplut pas à la petite assemblée. Mais, bien vite, les cris et les disputes se firent de nouveau entendre. Finalement, c'est Sentarô qui parvint à passer les portes coulissantes de la petite bâtisse pour donner le cahier à Renji, Kiyone le retenant par l'obi de son kimono. Avec sérieux, l'officier et Masakazu se penchèrent sur les pages, tournant celles-ci jusqu'à arriver sur la date qu'ils avaient noté. Au crayon, seuls quelques noms avaient été griffonnés, car il y avait peu d'admission. Souvent, un ou deux, rarement plus. Pourtant, là, trois patronymes avaient été inscrits.
- Visiblement, nous avons vu juste, grogna le Lieutenant. Trois noms, aux mêmes initiales : Shinanji Katsuya, Shinrui Kaneko et Shinyama Kaoru. Quelque chose me dit que nous avons les noms de nos déserteurs.
Tout s'éclaircit dans son esprit : les listes supprimées, les dates manquantes. S'ils étaient plusieurs, tout s'expliquait. Ils devaient être cinq -minimum- au départ. Cinq enfants du Rukongai, qui avaient été amenés à suivre l'enseignement des Shinigamis. Seuls trois d'entre eux réussirent les examens finaux, la même année, et pour une affectation dans la même Division. Quelques années plus tard, les deux derniers fuirent le Seireitei, et Katsuya demanda une mutation à la Sixième, certainement pour profiter des nombreuses enquêtes pour garder le contact avec ses amis.
A la hâte, il recopia les deux nouveaux noms dans son propre carnet, puis rendit le cahier aux premières mains tendues qu'il aperçut -elles se révélèrent appartenir à Sentarô, Kiyone tenta de le lui prendre de force pour le ranger elle-même- avant de se relever. Avec Motoya, d'un même geste, ils saluèrent le Capitaine Ukitake en s'inclinant, puis ils quittèrent les lieux. Jushirô sourit en les regardant s'éloigner, puis il retourna s'allonger, la mine fatiguée.
Il leur fallut quelques minutes pour retrouver leurs locaux à la Sixième Division. Autour de la table, laissant le soin à la deuxième équipe de surveiller les radars, comme depuis le début de la journée, ils commentèrent leurs découvertes.
- « Amaterasu-sama » est certainement l'un des deux derniers, supposa Naru. Je ne pense pas que ce soit un parfait inconnu.
- Il y a au moins une femme, Shinrui Kaneko, ajouta Toya. L'autre porte un prénom mixte.
- Comment être certains qu'ils sont tous impliqués ? demanda Ryuhei. Ça pourrait être une coïncidence, peut-être qu'ils ne sont que deux, Katsuya et Amaterasu-truc.
- Ils portent tous les mêmes initiales, répliqua le précédent, c'est plus qu'une coïncidence, à mon avis. Mais bon, c'est bien beau tout ça, Lieutenant, reprit-il en frappant la table basse de la paume de la main avec impatience, mais ça nous avance à quoi ? On ne sait toujours pas qui ils sont vraiment ni ce qu'ils comptent faire.
- Nous avons la preuve qu'ils ont été Shinigamis, répondit celui-ci. Ils utilisent donc des Zanpakutô, et maîtrisent probablement quelques sorts de kidô.
- Oui, intervint Motoya, mais ça ne nous dit pas combien ils sont, dehors.
- Au moins tous nos déserteurs.
Renji se releva puis se dirigea vers la porte qui menait à la salle attenante, plongée dans la pénombre. Il l'ouvrit, et le vrombissement des ordinateurs leur parvint, ainsi que les lueurs blafardes des écrans. Appuyé contre le chambranle, il s'adressa à l'équipe de surveillance.
- Quelqu'un peut me sortir la liste des déserteurs de l'année dernière ?
Une voix féminine lui répondit par l'affirmative, puis il revint, quelques instants plus tard, une feuille dans les mains. Le Vice-Capitaine se rassit à la table parmi ses camarades, posant sur le plateau le document. Il y avait eu au total trente-huit départs, toutes Divisions confondues, la Sixième arrivant néanmoins en tête. Il était aisé de supposer que Katsuya avait dû choisir ses hommes et les convaincre de quitter le navire. Quels avaient été ses arguments ? Nul ne le savait, mais il était crucial de les arrêter, quels que fussent leurs objectifs.
Soudain, résonnant dans tout le Seireitei, des coups de marteaux sur des planches de bois leur firent redresser la tête. L'alerte générale sonnait. Alors que le petit groupe se relevait, aux aguets, un petit papillon aux ailes d'un noir de jais arriva par la fenêtre entrouverte et vint se poser sur l'index tendu de Renji. Un instant plus tard, il se dirigeait déjà vers les portes coulissantes, arrangeant sur son bras son insigne de Vice-Capitaine, tout en donnant ses indications. Il leur ordonna de rester sur place et d'attendre soit son retour, soit de nouveaux ordres, puis il s'élança d'un pas vif, les pans de son kimono volant dans son sillage. Après les hauts murs d'enceinte de la Division, devant les grandes portes de bois, il retrouva Byakuya, son Capitaine, et fit le trajet avec lui, en silence, jusqu'à la Salle des Officiers de la Première Division.
Dans les quartiers attribués à la cellule d'enquête, Masakazu se pencha sur la liste des déserteurs laissée par Abarai et l'étudia en silence. Ses camarades se levèrent, rejoignant l'équipe de surveillance dans la salle aux ordinateurs, ou échangeant hypothèses et théories sur l'alerte qui venait d'être sonnée. Peut-être des Hollows ? En grand nombre, sinon un tel branle-bas de combat n'aurait pas été déclenché. Ou peut-être étaient-ils plus puissants qu'à l'accoutumée ? N'ayant de toute façon pas les réponses, ils attendirent le retour de leur chef.
En quelques minutes, tous les Capitaines et leurs seconds furent rassemblés face au Commandant Yamamoto. En silence, tendus, ils s'échangeaient des regards, jaugeant si leurs camarades connaissaient la situation. Finalement, leur supérieur s'avança, s'appuyant sur sa canne de bois, et sa voix grave et rauque roula dans l'ambiance pesante de la pièce.
- Merci d'avoir répondu aussi vite. Nous sommes dans une situation inattendue. Nous venons de détecter trois énergies spirituelles à l'extérieur du Rukongai. Elles sont extrêmement intenses et puissantes, et ont la signature des Hollows.
- Des Arrancars ? supposa Soi Fon, la Capitaine de la Deuxième Division.
- C'est fort possible. Mais aucune brèche entre la Soul Society et le Hueco Mundo n'a été détecté, impossible donc de dire depuis combien de temps ils sont ici, ni ce qu'ils cherchent à faire. Quoiqu'il en soit, nous devons les éradiquer. Pour cela, j'ai pris la décision que les Capitaines des Deuxième, Quatrième, Sixième et Onzième Divisions devront choisir des Shinigamis pour les affronter. Vos charges vous semblent tous désignés pour cette tâche. Les autres, vous restez à disposition.
Les officiers acquiescèrent, puis quittèrent la salle de réunion en silence. Ukitake et Kiyone, qui assistait par intermittence avec Sentarô aux réunions des hauts-gradés, se dirigèrent vers leur Division tandis que les Capitaines Soi Fon, Unohana, Kuchiki et Zaraki se regroupaient devant les portes. Après avoir attendu que la coursive soit calme, la plus jeune, les bras croisés, s'adressa au petit groupe, leurs Lieutenants en retrait.
- Alors, on envoie qui ? demanda Soi Fon.
- Il faut envisager qu'il ne s'agisse là que d'une manière d'attirer notre attention, répondit Byakuya, atone, les sourcils froncés et les paupières baissées. Je serais d'avis de désigner de bons combattants, mais prenons garde à conserver une réserve notable dans le cas où la situation déraperait.
- Ah, c'est chiant, maugréa Kenpachi. Pourquoi je peux pas y aller et les tuer moi-même ?
- Ça fait longtemps que Ken-chan ne s'est pas amusé ! appuya Yachiru en apparaissant au-dessus de son épaule.
Byakuya leva les yeux vers le très jeune Lieutenant de la Onzième Division, mais il ne prononça mot. A quoi bon ordonner à une enfant de tenir la place qui était la sienne et de rester à l'écart ? Il n'en resta pas moins irrité.
- Cela ne serait pas sage, intervint Unohana de sa voix douce mais autoritaire. Nous avons nos responsabilités. Je propose donc ceci. Capitaine Kuchiki, ajouta-t-elle en se tournant vers le noble, votre cellule d'enquête contient des officiers de chacune des Divisions du Gotei, pourquoi ne pas les envoyer ?
Les trois autres, ainsi que les quatre Lieutenants, tournèrent leur regard vers l'aristocrate, qui, d'un léger mouvement de tête, distingué et hautain, acquiesça.
- Cela me convient. Nous envoyons donc Kaguni Nasae de la Deuxième Division, Miyata Ryuhei de la Quatrième Division et Shirakawa Toya de la Onzième Division. Ils seront accompagnés de trois de mes hommes.
- Capitaine Kuchiki, reprit la jeune femme. Il me semble que cette section ne compte que trois de vos Shinigamis, dont le Vice-Capitaine Abarai. Est-il avisé de l'envoyer avec son adjoint et de laisser la cellule d'enquête sans chef ?
Byakuya plissa les yeux, agacé de recevoir des reproches sur sa façon de diriger sa Division, puis il se détourna, prêt à partir. Il fut néanmoins retenu un instant de plus par le regard perçant du Capitaine Unohana sur sa nuque.
- La cellule d'enquête n'a pas besoin de chef pour fonctionner, siffla-t-il d'un ton sans appel.
Kenpachi roula des yeux et soupira en regardant sur le côté. Ces escarmouches puériles entre l'agaçant et « très chiant » noble Kuchiki et les autres Capitaines ne l'amusaient pas du tout. Si encore il était concerné, il aurait pu tourner la situation à son avantage et réclamer un combat, mais présentement, il ne pouvait rien faire que soupirer et attendre. De son côté, Soi Fon n'intervint pas, car Byakuya reprenait la parole, d'une voix encore plus dénuée d'émotion qu'auparavant.
- Néanmoins, je concède accéder à votre requête. Renji restera à la Division.
Sans attendre de réponse, il s'éloigna, son Lieutenant bientôt sur ses talons. Celui-ci n'avait perdu aucun mot de la conversation entre les hauts-gradés, et il était plutôt mécontent de la tournure que prenait cette mission.
- Capitaine ! l'appela-t-il en marchant à vive allure pour le rattraper.
Celui-ci ne répondit pas, le regard, froid, fixé sur les portes de la Première Division qui se profilaient devant eux, après le petit escalier qui jouxtait la place pavée.
- Capitaine Kuchiki ! répéta-t-il avant de le dépasser en plusieurs grandes enjambées et de le forcer à s'arrêter.
- Qu'y a-t-il, Renji ? soupira celui-ci d'un ton glacial, excédé.
- Laissez-moi y aller ! Penser qu'ils vont prendre des risques pendant que je serai à la Division, je…
- Tu n'as donc pas confiance en tes propres hommes, asséna Byakuya avant de reprendre son chemin, d'un pas moins rapide cependant.
- Là n'est pas la question ! Je veux dire, ce sont des Arrancars, nous savons tous à quel point ils sont puissants, ils égalent facilement la force d'un Lieutenant ou même d'un Capitaine, alors envoyer de simples officiers…
- Il suffit, acheva le Capitaine d'un mouvement dédaigneux de la main. Va leur transmettre les ordres et cesse de m'importuner.
Contrarié, Renji serra les mâchoires et les poings, les sourcils froncés. Il essayait de ne jamais montrer au reste de la Division à quel point le Capitaine Kuchiki Byakuya pouvait le mettre hors de lui et il était soulagé que de n'être à cet instant encore devant les portes de la Première. Ce fut néanmoins furieux qu'il se dirigea vers les quartiers de la cellule d'enquête, maudissant son bien trop énervant Capitaine.
Lorsque Renji revint dans la salle de réunion de la section, toute l'équipe l'accueillit, impatiente d'en savoir plus. Ils avaient mis de côté leurs recherches, leurs investigations et leurs espoirs pour se consacrer à ce qui se tramait dans la Soul Society. La voix assurée de celle d'un chef, reprenant son habituelle aisance, Abarai donna ses ordres.
- Vous allez appréhender trois Arrancars qui s'approchent du Rukongai. Mis à part Ryuhei, Toya et Nasae -la jeune femme apparut à la porte qui menait à la salle de surveillance quand elle entendit son nom- qui ont été désignés, il me faut deux volontaires de la Sixième.
- Et bien, ça ne laisse pas beaucoup de choix, dit Naru en s'avançant. Nous ne sommes que deux à part vous dans la cellule.
- J'aurais demandé au reste de la Division, répliqua le Lieutenant.
- Peu importe, je veux en être, reprit la jeune femme.
- C'est trop dangereux, tu n'as pas encore le niveau d'un officier.
- A quoi a servi cette année d'entraînement avec vous si je ne peux pas la mettre à profit ?
Décidée, Naru tint le regard sévère de son supérieur. Pendant tous ces mois, elle avait appris à le connaître un peu mieux, et elle savait qu'il ne refusait jamais longtemps les preuves de bonnes volontés -à moins que cela ne mène à un suicide. Renji était maintenant un peu plus qu'un simple chef. Il était devenu, bien malgré lui, une sorte de mentor, et il aurait menti s'il avait dit qu'il n'était pas, au moins un peu, fier de ses progrès. Capitulant, il soupira après quelques instants, un léger sourire amusé sur le visage qui détonait avec la situation dans laquelle ils se trouvaient.
- Bon, d'accord. Mais n'affronte pas ton adversaire seule. Encore une personne, demanda-t-il.
- Vous pouvez compter sur moi, Renji-dono, fit Masakazu en s'approchant du groupe. Et s'il est partant, je propose Raimaru Kôki de la Troisième Division pour nous accompagner. Ses compétences en kidô nous serons très utiles.
Après quelques pas, Renji s'engagea dans la salle de surveillance, où il trouva, tourné vers lui, le regard brillant d'une indescriptible volonté de combattre, le jeune homme susnommé. Il acquiesça, et le Lieutenant lui fit signe de le suivre. L'équipe d'intervention ainsi faite, ils se dirigèrent tous les six vers les portes du Seireitei, armés et prêts à en découdre avec l'ennemi, tandis que le Vice-Capitaine faisait parvenir au Commandant Yamamoto les noms qui composaient le groupe.
Et voilà pour ce nouveau chapitre ! :) J'espère que ça vous a plu !
Comme je le disais en haut, un petit mot de votre part me ferait très plaisir, j'attends vos avis avec impatience ! :D
