Chapitre 8 : bouleversements
Eren s'affairait à la préparation du déjeuner, quand Hanji débarqua à la maison réclamant le chapitre tant désiré.
Il s'était passé presque une semaine depuis leur premier rendez-vous. Il n'avait pas pu lire ne serait-ce qu'un extrait du dernier chapitre. Mais une chose était sûre, c'est qu'Hanji avait tellement été conquise par ce chapitre, qu'elle avait offert une boîte de chocolats. Eren avait été ravi par ce présent, mais cela fut de courte durée, car le soir même au moment où il voulut déguster les chocolats, Livai, lui avait pris la boîte des mains. Il avait décrété que ce n'était pas l'heure de manger des sucreries.
Il avait dû supplier du regard l'écrivain pour que celui-ci lui laisse juste en goûter un seul. Ce dernier avait fini par céder, mais pas comme Eren aurait pu le penser. Il s'installa sur le canapé et invita Eren à s'asseoir sur ses genoux. D'abord retissant, il avait fini par céder. Livai joua avec lui. Il prit un chocolat entre deux de ses doigts et le dirigea vers la bouche du gamin. Ce dernier trop gêné par ce geste, ferma les yeux tout en rougissant et ouvrit la bouche. Quand il sentit le chocolat sur ses lèvres, il croqua dedans. C'était du chocolat noir avec un liquide un peu âpre à l'intérieur. Il se retint de tousser tellement c'était fort. Quand il sentit l'autre morceau contre sa bouche, il rouvrit cette dernière et Livai y glissa le reste du chocolat. Eren ferma délicatement sa bouche et se retrouva avec un doigt de Livai à l'intérieur. Il suça le doigt qui avait un goût chocolaté. Quand il rouvrit enfin les yeux, il rencontra ceux de son amant qui brillait de luxure.
Livai sortit son doigt de la bouche du plus jeune et le passa sous la lèvre inférieure de ce dernier avant de le porter à sa propre bouche.
- On dirait que tu aimes la liqueur de cerise, Eren.
- « Moi, non non non non non. Je déteste l'alcool. »
- Pourtant, la façon dont tu as eu à le déguster me dit le contraire. Finalement, nous allons peut-être finir cette boite de chocolats dans la chambre. Cela me donne des idées. Qu'en penses-tu Eren?
Ce dernier rougit jusqu'aux oreilles. Son amant n'attendit pas de réponse de sa part et prit la boîte qu'il déposa sur le ventre de son amant avant de le prendre sous les aisselles et les genoux afin de le porter jusqu'à la chambre. Cette nuit-là, ils s'endormirent qu'au petit matin.
Il ne restait plus que quelques jours avant la reprise des cours. Eren pensa à sa sœur. Il n'avait pas eu de nouvelles depuis leurs disputes et de sa fuite. Il aurait tellement voulu se réconcilier avec elle. Il aurait tellement voulu qu'elle accepte sa relation avec Livai. Mais il savait que cela était impossible, car pour sa sœur toute personne hormis Armin n'était que des profiteurs. Il ferma à nouveau les yeux et expira lentement et profondément par le nez. Il ne remarqua pas l'arrivée de l'écrivain derrière lui. Il sursauta quand il sentit deux bras lui entourer la taille.
- Je pourrais savoir ce qui te fait soupirer comme une donzelle loin de son prince charmant ?
- « Non, non, non, c'est rien. »
« Si maintenant on ne peut plus penser tranquillement, je suis mal barré. »
Il essaya de se concentrer à nouveau sur le repas qu'il préparait, quand son téléphone passa devant ses yeux.
- Je crois qu'une certaine personne essaye désespérément de te joindre. Si tu as besoin d'un connexion webcam, utilises mon ordinateur.
- « Ah Mikasa. Merci. »
Il coupa le feu de la cuisson et partit dans le bureau de Livai. Il envoya un texto à sa sœur et alluma l'ordinateur. Il trouva rapidement skype, il connecta sa propre session. Il n'eut pas à attendre longtemps avant de recevoir l'appel vidéo de sa sœur. Quand chacun pu enfin voir l'autre, aucun mot ne fut échangé. Il se regardait sans rien dire, sonda le visage de l'autre. Ce fut Mikasa qui brisa le silence en premier.
- Comment ça va Eren ?
« Je vais bien et toi ? »
- Je vais bien aussi. Manges-tu ? Dors-tu bien ?
« Oui, je mange bien, j'ai même pris un kilo et j'ai jamais aussi bien dormi. »
- Eren je…
« Non Mikasa, je suis moi désolé d'être parti sans que l'on puisse discuter normalement. Mais je voudrais tellement que tu acceptes que je ne sois plus un gamin et que j'ai le droit d'aimer quelqu'un comme Livai. JE te rassure, il est très doux avec moi et il veille à ce que je ne loupe pas mes années lycée. »
- J'y ai réfléchi Eren. Ces derniers jours m'ont permis de réfléchir. Si tu es heureux, c'est ce qui compte en premier. Je sais que depuis la mort de maman, tu t'es senti abandonné par tout le monde. Je m'en veux énormément. Mais tu dois comprendre que pour moi, il est difficile de te voir avec une autre personne, qui plus est un homme et encore pire, qu'il est vieux de plus de 10 ans.
Eren sentit de nouveau la colère montait en lui. Pourquoi sa sœur s'entêtait à vouloir le surprotéger. N'était-il pas assez grand, pour le faire lui-même ?
- On doit se voir. Je dois te parler de quelque chose d'important. Puis-je venir pour te voir ?
« Je ne sais pas, je dois demander à Livai, si je... »
- On mange à treize heures la mioche. Je passe te prendre à midi trente. Sois à l'heure en bas de chez-toi.
« Livai ! »
Eren se décomposa. Il ne pouvait imaginer Livai et Mikasa tous les deux dans une voiture sans vouloir s'entre-tuer.
- Je serais prête.
La connexion fut coupée par Mikasa. Eren était sidéré. Il n'en revenait toujours pas. Mikasa acceptait que Livai vienne la chercher. Ce qu'elle avait à lui dire devait être grave dans ces cas-là. Il finit par se retourner vers son amant et sonda son regard.
- Ben quoi gamin, tu ne voulais pas que je lui dise non, si y a moyen que vous vous réconcilier et qu'elle accepte notre relation.
- « Non, bien sûr que non. Mais et ton travail ? »
-Hanji est parti. Allez va terminer de préparer le déjeuner. Je vais moi me préparer et aller chercher la nabote.
- « Livai ! »
- Quoi, c'est vrai. Elle a qu'à respecter ses aînés.
Sur ses mots, il déposa un léger baiser sur les lèvres d'Eren et partit en direction de la chambre afin de prendre des affaires de rechange.
Il fallut quelques minutes à Eren pour se remettre de toutes les informations tombées en quelques minutes et ce n'était pas encore fini. Il se demandait vraiment ce que cette journée lui réservait et dans un sens, il ne voulait pas le savoir. Il retourna en cuisine et se remit à préparer le déjeuner.
Comme prévu Mikasa fut prête à l'heure et elle attendit Livai en bas de l'immeuble. Aucun mot ne fut échangé entre eux durant le trajet jusqu'à la maison de l'écrivain. Arrivée là-bas et après avoir serré son frère dans ses bras, ne se gêna pas de faire le tour de l'appartement.
- Quoi, il n'y a qu'un seul lit ?
- Et alors, où est le problème ? Çà n'empêche pas ton frère de dormir comme un bébé. Au contraire, il aime dormir en se collant contre moi.
- Je ne veux pas savoir ce que vous faites dans la chambre.
Eren suivait la scène de loin se demandant s'il devait s'inquiéter ou rire. Sa sœur finit par revenir dans le salon après quelques minutes.
- Alors as-tu satisfait ta curiosité ? As-tu trouvé quelque chose de louche qui pourrait nuire à ton frère ?
- Non, rien. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y ait rien.
- Plus parano que toi, tu crèves. Maintenant si madame veut se donner la peine de venir à table, ton frère à fait le repas et je doute qu'il apprécie le servir froid.
Elle se retourna vers Eren, qui lui fit un sourire timide.
Eren maudit intérieurement Livai de le mêler à leur conflit.
Tout le monde prit place autour de la table et le repas se fit dans le plus grand silence. Mikasa attendit la fin du repas pour enfin parler de ce qu'elle devait dire à Eren.
- Eren avant de t'en dire plus, je veux juste que tu sois honnête avec moi. Es-tu vraiment heureux ici ? Enfin es-tu heureux de vivre avec ce personnage ?
- Ce personnage s'appelle Livai la gamine.
Cette dernière le fusilla du regard.
«- Oui, je suis heureux ici. Pourquoi me poses-tu la question ? »
- Papa va se marier avec une autre femme et il ne reviendra pas. Il a mis l'appartement en vente. Apparemment, ils s'aiment. Moi, je la déteste. Elle lui a fait jeter toutes les photos de maman et refuse que tu emménages avec eux.
- « Quoi ! »
- C'est quoi ce bordel ? Pourquoi votre père a-t-il accepté ça ?
-Je ne sais pas, mais il me l'a annoncé il y a deux jours et m'a demandé d'héberger dorénavant Eren. Sauf que je suis en cité universitaire et je ne peux donc pas l'héberger. Sans compter que cela serait loin du centre.
- La question ne se pose même pas. Eren restera de toute façon ici avec moi.
- C'est à lui de décider. Pas à vous. Eren alors ?
- « Je suis bien ici. Mais pourquoi papa ne me veut plus ? Parce que je suis handicapé ? Parce que pour lui depuis le début, je suis une tare dans sa généalogie ? Je le déteste, je le hais. »
Eren se le va et partit en courant dans la chambre et s'y enferma.
- Eren !
- Laisse-le encaisser cette nouvelle. Ce n'est pas évident pour lui. Il a subi au début d'année pas mal d'épreuves.
- Comment ça ? Il ne m'a rien dit !
- Le jour où je l'ai rencontré, il venait de se faire passer à tabacs par un groupe d'adolescents. Le lendemain, la police a refusé de prendre sa plainte, car il n'y avait pas d'interprète assermenté, ensuite une caissière s'en est pris à lui, car il refusait soit disant de payer ses courses alors qu'il demandait juste un cornet.
- Mais, il ne m'a rien dit. Si j'avais su…
- Tu serais venu et tu l'aurais surprotégé. Ce n'est pas ce qu'il veut. Il veut être enfin libre de ses choix. Il veut pouvoir vivre par lui-même, même s'il doit apprendre que la vie est cruelle. Au début que je l'ai connu, il affichait toujours un sourire de façade, mais derrière ses yeux, je voyais une énorme détresse. Aujourd'hui quand il sourit, il sourit véritablement. Il a arrêté de sourire pour les autres et de cacher ce qu'il ressent. Il s'est ouvert et maintenant, tu peux voir la moindre émotion et ce n'est pas un mal. Ce que tu lui as annoncé, le bouleverse, mais il a besoin de l'encaisser et de l'accepter.
- Mais c'est mon frère.
- Et c'est mon petit ami. Tu seras toujours importante à ses yeux. Je peux te le garantir qu'il n'a pas arrêté de regarder son portable depuis que vous vous êtes embrouillés. Ne t'inquiète ça ira mieux demain et je vais l'aider à faire ses cartons. De toute façon, il n'allait presque plus à votre appartement, juste pour prendre des affaires de rechange.
-Oui, mais vous n'avez pas un grand appartement.
- Je peux en acheter un plus grand quand je veux. Ce n'est pas le problème. Accepte sans rechigner et ton frère sera enfin heureux.
- Peut-être.
Ils n'échangèrent pas un mot de plus. Mikasa aida au débarrassage de la table. Eren ne sortit pas de l'après-midi de la chambre. Mikasa partit sans pouvoir lui dire une dernière fois au-revoir. Elle lui laissa tout de même un message. Elle partait le lendemain pour l'université.
Une fois l'appartement remit en ordre, il se dirigea vers le sanctuaire de son amant. Ce dernier était allongé sur le ventre. En s'approchant un peu plus, il put constater qu'il avait fini par s'endormir, des sillons de larmes barraient son visage. Il monta sur le lit et remonta tel un serpent le long du corps de son amant sans pour autant faire peser son poids sur lui. Il était si mignon quand il dormait. Il pensa à toutes les bonnes choses qu'il pouvait lui faire en ce moment même. Après quelques minutes d'hésitation, il finit par baiser la nuque d'Eren, remonta jusqu'à l'oreille.
- Ma belle au bois dormant compte dormir encore longtemps ?
Un mouvement lui indiqua qu'Eren n'était pas enclin à se réveiller maintenant. Il sourit et retourna près de l'oreille de son amant.
- Vu que tu veux faire ta nuit, cela ne te dérange pas si je te mets nu sous la couette. Je n'aime pas avoir des vêtements entre nous.
Cela eut l'effet escompté et Eren se tendit soudainement les yeux grands ouverts. Levi bascula sur le côté se retenant de rire franchement devant la réaction d'Eren. Ce dernier se redressa et mit ses mains en croix sur sa poitrine telle une fille essayant de protéger sa vertu. Il fusilla du regard l'écrivain.
-« Je n'ai pas envie. »
-Dommage, on aurait pu faire tellement de bonnes choses.
- « Mais tu ne penses qu'à ça ma parole. »
- Non, je pense aussi au fait que ta sœur est partie. Elle t'a laissé un mot, mais au vu de ton caractère mal luné, je vais peut-être la mettre directement à la poubelle.
- « Non ! »
Eren sauta sur l'écrivain et tenta de lui prendre la lettre des mains. Malheureusement malgré sa petite taille, Livai était plus fort que lui et il se retrouva rapidement sous l'écrivain une nouvelle fois. Ce dernier ne montrait rien de sa joie devant sa victoire sur son amant, mais ce dernier ce douté bien qu'il devait jubiler intérieurement.
-Si tu veux le courrier, tu devras m'embrasser.
Eren écarquilla des yeux devant le chantage ignoble que celui-ci faisait. Mais il voulait tellement lire le courrier laissé par sa sœur. Il se mit à rougir comme une pivoine et tendit ses lèvres qu'il déposa rapidement sur celle de l'écrivain.
-Et t'appelles ça un baiser. Je n'ai rien senti. Il faut vraiment que je te remontre comment on embrasse.
-« Non, non, non, je sais comment on fait. »
Eren recommença l'opération et cette fois appuya plus sur les lèvres de son amant. Mais comme tant redouté, il se laissa enivrer par cet échange et ses mains se posèrent dans les cheveux de l'écrivain, ses doigts agrippant les mèches. Sa langue lécha les lèvres de l'écrivain qui les ouvrit légèrement lui permettant d'avoir l'accès à sa bouche. Il ne se fit pas prier. Eren explora avidement cette bouche qu'il ne connaissait que trop bien. Ses mains descendirent sous la chemise de l'écrivain. Ce dernier sourit devant l'audace de son amant.
-Je veux bien Eren, maintenant. Mais j'avais juste demandé un baiser.
Ce dernier ouvrit aussitôt les yeux et recula le plus loin possible. Il était complètement essoufflé par leur échange.
« Merde, j'ai perdu les pédales à cause de lui. J'vais finir par me faire avoir à force de tomber dans ses pièges. Faut que je me calme et que je garde la tête froide. »
Eren tendit la main vers Livai. Ce dernier comprit sa demande et lui donna la précieuse lettre. Il se leva et alla dans le salon, laissant un peu d'intimité à l'étudiant. Eren ouvrit l'enveloppe.
« Eren,
Je suis désolée si tu trouves mes réactions brusques quand il s'agit de toi. Mais tu es le seul frère et le seul membre de ma famille qui vaut le coup que je protège. Je ne t'ai jamais pris pour un faible. Pour moi, tu es et tu resteras le plus fort.
Mais voilà, j'ai toujours eu peur que l'on te blesse, que l'on te fasse souffrir inutilement.
Livai m'a raconté ce qui s'est passé dernièrement pour toi. La fois quand je t'ai demandé ce qui n'allait pas et que tu m'as dit que tout allait bien. Tu m'as menti, car tu ne voulais pas que j'abandonne mon avenir et pour ne pas que je m'inquiète. Mais voilà, moi, je m'inquiète encore plus quand je sais que tu me mens.
S'il te plaît ne me mens plus jamais. Je préfère connaître la vérité et être rassurée, car tu relèves la tête, que de ne pas savoir la vérité et de m'imaginer le pire.
Livai m'a parlé de votre rencontre et de tout le chemin que vous avez parcouru ensemble. Même si j'ai encore du mal à me faire à cette idée pour le moment, j'ai compris que ce type avait quand même un bon fond. Certes, il ne m'inspire pas tellement confiance pour le moment. Il me faudra du temps pour l'accepter. Mais dans ces paroles, je n'ai pas senti de traîtrise, de manipulation. Il donne l'impression de te chérir. Par ce fait, je ne peux pas vraiment m'opposer à ce que tu t'installes chez lui définitivement. Mais je veux que tu me promettes de toujours me donner des nouvelles.
Je veux aussi qu'on continue à se voir pendant les vacances communes.
Demain, je repars pour la fac. Je te dis à bientôt
Mikasa. »
Eren se retenait de pleurer devant la lettre de sa sœur. Finalement, elle avait accepté son choix. Il serra la lettre contre son cœur avant de la laisser sur le lit et de sortir rapidement de la chambre. Il trouva Livai près du sofa en train de terminer de ranger le désordre. Ce dernier avait levé la tête en entendant le raffut de la porte qui claque. Eren ne lui laissa pas le temps de comprendre ce qui se passait. Le gamin avait couru vers lui et lui avait sauté directement dans les bras, ses jambes enserrant la taille de son amant. Heureusement que Livai avait de bons réflexes pour le retenir.
Eren lui sourit et captura avidement ses lèvres, ses mains s'agrippant à ses cheveux. Livai le maintint dans sa position tout en se déplaçant vers le sofa où il fit basculer le plus jeune sans pour autant rompre leur échange.
Les mains d'Eren quittèrent les cheveux de l'écrivain pour s'attaquer à sa chemise. Ce dernier se laissa faire tout en se demandant ce qui avait bien pu se passer dans la chambre pour cet appétit si soudain. Il s'attaqua au tee-shirt du plus jeune, rompant pour quelques instants leur baiser. Il en profita pour sonder le regard vert émeraude de son amant. Il brillait comme jamais. Il lui sourit en retour et reprit là où il s'était arrêté. Les mains de l'écrivain descendirent rapidement le long de leur torse pour aller déboutonner leur pantalon et les mettre rapidement dans le plus simple appareil.
Malgré la faim sans nom d'Eren, Livai prit tout son temps pour faire l'amour à ce dernier, vérifiant à chaque étape la résolution de ce dernier.
Le soleil se couchait quand Eren sortit des limbes de l'amour. Il était allongé contre son amant sur le sofa, sa tête reposant sur son torse, écoutant distraitement le battement de son cœur. Sa main se baladait paresseusement autour de l'un des tétons.
Livai quant à lui avait les yeux fermés et sa main descendait et remontait le long du bras de son amant.
Chacun profita du silence après un moment de débauche totale.
-Maintenant que tu es rassasié de moi, je pourrais savoir pourquoi autant d'entrain ?
Eren releva la tête et regarda son amant. Il lui sourit.
-« Merci. »
- Pourquoi gamin ?
-« Merci de m'avoir accepté et de me garder près de toi. »
- Tu crois quoi ? Que j'allais te mettre à la porte ? Je ne suis pas ton connard de père petit. Demain, nous irons visiter des appartements pour avoir une pièce supplémentaire. Ensuite, nous irons emballer tes affaires. On les entreposera dans le bureau en attendant de déménager.
Livai se rendit compte, qu'il ne pouvait pas se passer d'Eren. Sans faire attention, lui qui n'aimait pas s'attacher à quoique ce soit, avait finalement cédé devant ce garçon téméraire. Pour lui, il était devenu inconcevable de vivre sans Eren. Il faisait partie de lui.
Ce soir-là, ils firent l'amour, plusieurs fois, l'écrivain ne se lassant pas des réactions de son amant.
Le lendemain comme promis, ils se rendirent dans une agence immobilière. Livai se chargea de donner les détails de ce qu'il recherchait : un appartement avec 2 chambres et un bureau, une grande terrasse, une salle de bains avec baignoire et douche italienne, ainsi qu'une place de parking privé. Il souhaita aussi que l'appartement soit proche du lycée pour Eren, afin que ce dernier n'ait pas trop de trajets à faire la semaine. On leur présenta quatre appartements. Eren était émerveillé devant chacun des appartements et il ne savait pas lequel choisir. Finalement, le coup de cœur s'arrêta sur un appartement situé au 4e et dernier étage. La terrasse était aussi grande que le salon. Il y avait une grande cuisine ouverte. De la terrasse, ils pouvaient voir le parc. Livai décida donc de prendre cet appartement-là devant le regard émerveillé du gamin.
Il était déjà tard quand ils arrivèrent chez Eren. La plupart des choses avaient déjà disparu, vidé par son père. Mikasa avait fait ses cartons, mais n'avait pas pu tout prendre. Eren demanda à Livai de pouvoir prendre les affaires de sa sœur afin qu'elle puisse les récupérer plus tard. Il ne fallut pas pour l'aîné plus pour céder. Eren commença à remplir des sacs de voyage avec son armoire. Livai arriva peu de temps après avec plusieurs cartons vides. Il vida les bibliothèques du plus jeune, regardant quel genre de lecture l'intéressé. Quand Eren prit les sacs pour les descendre dans le salon vide, Livai s'attaque à décrocher tous les dessins. Il les prit dans l'ordre et finit par arriver sur le dessin que le garçon avait caché. Le dessin représentait Eren en train de rêver faisant l'amour à Livai. Ce dernier sourit en perçant enfin ce mystère.
Au même moment Eren rentra de nouveau dans la chambre et s'arrêta net voyant quel dessin Livai avait dans ses mains.
« Je suis foutu. »
