Hello ! Bon désolée j'ai un peu de retard ! xD J'espère que vous êtes toujours là! :3
Aujourd'hui, chapitre 9 qui est également l'avant dernier chapitre de cette fiction, truc de dingue comment le temps passe vite !
Vous avez eu de la neige chez vous? Je suis pas allée en cours Jeudi et Vendredi c'était le feuuuu j'ai pu écrire et dessiner toute la journée, le rêve !
J'espère que vous apprécierez ce chapitre
Et encore une fois Merci à ma bêta, ma correctrice, et Asahi qui à été un d'un soutien sans faille.
Bonne lecture !
Ils étaient resté un peu par terre, le temps de reprendre leur souffle, mais très vite, Izuku avait voulu partir, avant que ses deux agresseurs ne se réveillent. Il ne savait pas quoi dire. Il avait tant de chose qui lui venaient en tête pourtant, mais tout ce qu'il voulait dire aurait pu énerver Kacchan.
Il était venu le sauver. Cette fois-ci, ce n'était pas Todoroki. Il était heureux, réellement, parce que ce sauvetage signifiait qu'il le cherchait, et peut-être même qu'il s'inquiétait pour lui ! Il était heureux de ça mais aussi terriblement angoissé. «Est-ce que tu va bien?», «Tu n'es pas blessé?», «Tu veux aller à l'hôpital?», «Excuse moi d'être aussi idiot.», «Merci pour tout.», il avait envie de lui dire toutes ces choses mais il ne pouvait pas, ce ne serait pas bien. Kacchan avait toujours été complexe à comprendre. Mais s'il y avait une chose sur laquelle Izuku n'avait pas de doute, c'était bien le fait qu'il était fier. Il n'admetterais jamais avoir sauvé le vert, il dirait sûrement «Hmph je passais par là et j'avais envie de me battre bande d'enculé ! Rien à battre de Deku.».
Le trajet en train se fit dans un silence religieux qui mettait mal à l'aise l'héritier du One for All. Ils s'étaient assis l'un en face de l'autre, et malgré le fait qu'il fixait désespérément ses jambes, il sentait le regard écarlate le brûler. Il avait peur de relever la tête mais en même temps, il ne souhaitait pas non plus rester dans cette position de faiblesse, l'époque où il se soumettait à son regard intense était révolue.
A vrai dire, il se sentait ridicule. Il l'aimait. Mais comment pouvait-il espérer construire quelque chose s'il n'était même pas capable de le regarder dans les yeux? Il en était capable seulement lorsqu'il était trop en colère pour se perdre dans ses iris rouge. Enfin, «espérer» était un bien grand mot. Il était de nature optimiste alors pour lui, il avait quand même une infime chance qu'un jour, ses sentiments soient partagés. Mais c'était Kacchan et il se doutait bien que Kacchan était trop souvent en colère pour s'attarder sur des choses aussi futiles que l'amour, et même s'il le ferait, il y avait combien de chance pour qu'il soit gay? Techniquement, une chance sur deux. Mais en tenant compte de tous les facteurs, ça se rapprocherait plus de une chance sur un million. Mais il l'avait sauvé de ses assaillants.
Le vert senti une larme couler sur sa joue, puis une autre, et bientôt les larmes affluèrent lui faisant écarquiller les yeux. Il n'avait pas spécialement envie de pleurer, il n'était pas spécialement triste, alors pourquoi pleurait-il? Ses yeux s'écarquillèrent encore plus si cela était possible en se rendant compte qu'il avait faillis être violé, seul dans cette ruelle sombre. Et Kacchan aurait pu ne jamais le trouver. Et il l'avait encore vu faible, incapable de se défendre. Il avait eût terriblement peur et il ne savait pas s'il s'en remettrait un jour. Non, probablement pas.
Le train arriva à destination quelques minutes plus tard et s'il avait réussi à cacher ses pleurs au blond en gardant la tête baissée, il devait impérativement la relever pour voir où il allait en sortant du train. Il hésita quelques seconde, le temps que le train s'arrête, et finalement, choisit l'option «se relever et fuir le plus rapidement possible» même s'il devait bien l'avouer, fuir son sauveur n'était pas son acte le plus courageux.
Il était effrayé à l'idée de se perdre. Il ne voulait pas retrouver les mêmes conditions que quelques heures plus tôt. Voilà pourquoi malgré sa vue brouillées par les larmes coulant toujours sur son front, malgré les regards des passants braqués sur lui et malgré son envie de se cacher dans un coin et de ne plus bouger, il resta concentré sur le chemin qu'il avait à parcourir pour regagner sa maison. Arrivé près du parc, il s'autorisa une petite pause dans sa course avant de reprendre quelques seconde plus tard en marchant cette fois-ci.
Le parc était un raccourci jusqu'à son domicile et depuis tout jeune, il avait toujours emprunté cette route quelque soit l'heure. Pourtant, cette fois-ci, à une heure aussi avancée, le parc était sombre et les lampadaires brillaient d'une lueur inquiétante. Était-ce son imagination? Cette vue le pétrifiait, il était tiraillé entre passer par le parc et retrouver plus rapidement la sécurité que lui offrirait son domicile ou passer par un chemin plus long mais aussi plus sécurisant. Mais il ne voulait pas redevenir le petit Izuku craintif qu'il était auparavant. Alors il amorça un pas hésitant dans l'obscurité, puis un autre. Il s'arrêta une seconde pour vérifier si quelqu'un était là. Il se sentait si ridicule et humilié. Alors il continua à avancer, pour se prouver qu'il n'avait pas à avoir peur, que ce parc, ce quartier, n'était pas devenu subitement des endroits dangereux. Alors il avançait encore et encore. Ignorant la peur qui faisaient trembler ses membres. Ignorant le fait qu'il avait fui celui qu'il aimait, celui qui l'avait sauvé.
Mais la nuit était sombre, le vent se levait et les bruits étranges se multipliait. Peut-être qu'avant, il était beaucoup trop insouciant pour remarquer ces petites choses. On voit toujours le monde différemment après avoir vécu cela. C'était ce qu'il supposait. Il accéléra le pas, la respiration accélérée, en entendant un nouveau bruit mais il fut bien vite arrêté lorsqu'il sentit une main se poser brusquement sur son épaule et une respiration bruyante dans sa nuque. Il ne put réprimer un petit cri de terreur. Son cœur battait la chamade. Il sentit ses poils se hérisser sur sa nuque. Mais il ne s'attendait certainement pas à voir que celui qui l'avait interpellé était en fait un Kacchan rouge de colère et essoufflé. Par réflexe, il lui avait donné un coup et reculé d'un pas, ce qui sembla perturber le blond. La terreur pouvait se lire sur son visage. Des larmes se formèrent au coin de ses yeux, et il dû battre des cils une quinzaine de fois avant de reconnaître son ami.
«Pourquoi tu t'es barré Deku?»
Mais il ne voulait pas répondre. Il ne voulait pas lui dire que son regard le blessait plus que cela ne devrait. Il ne voulait pas lui dire qu'il ne supportait pas d'avoir été si faible devant lui. Il ne voulait pas lui dire qu'il se sentait mal d'être aussi effrayé. Il ne voulait pas lui dire qu'il l'aimait trop pour pouvoir le regarder.
Alors il se contenta de fixer un point un invisible derrière lui, la bouche résolument close. Se forçant à ne pas jeter ne serait-ce qu'un regard à son ami d'enfance. Il ne voulait pas affronter à nouveau ce regard si dur, si accusateur. Il entendait la respiration de l'explosif, elle était saccadée, bruyante, comme s'il avait couru, mais ce n'était pas possible si? Qu'il ait couru pour le rattraper, lui, le misérable petit Deku. Mais pourquoi était-il là alors? Il ne comprenait plus rien, il était complètement perdu, déboussolé.
Il savait que s'il ouvrait la bouche, les larmes ressurgiraient, et il n'était pas sûr de pouvoir contrôler sa voix.
«Tu as dis.. commença le blond d'une voix beaucoup trop douce qui ne lui correspondait pas, que tu ne voulais pas cesser de me voir, et pourtant maintenant tu refuse de me regarder ? J'te comprends pas putain.»
Le vert se mordit la lèvre mais ne le regarda pas. Le regard désespérément dirigé derrière lui. Mais le blond qu'il entendit grogner planta son regard de braise dans celui émeraude du plus jeune qui baissa aussitôt les yeux. Mais Kacchan avait toujours été obstiné, alors il releva la tête de son ami d'enfance sans brusquerie. Et ce dernier se fit la réflexion que les gestes de Kacchan n'étaient pas habituels.
«Arrête.. fit la voix suppliante et brisée par les sanglots d'Izuku alors qu'il détournait à nouveau le regard.
- Mais bordel Deku j'pige pas ce qu'il se passe ! Tu rigole, tu te sens bien et bordel j'ai presque passé une putain d'après-midi marrante. Il grogna, comme si cette phrase lui demandait un effort considérable. Et d'un coup tu te casse sans que je comprenne et je te retrouve en détresse. Et toi qui est toujours...il baissa la voix, bordel j'arrive pas à croire que je vais dire ça. Puis il rehaussa le ton, sa voix devenant un peu plus colérique. Toi qui a toujours un insupportable courage, tu me fuis. Un sifflement de colère lui échappa, marquant sa frustration clairement visible dans sa voix. Bordel depuis quand tu me fuis Deku?»
Izuku ne savait plus comment agir. Il ne pouvait pas croire que c'était Kacchan, son Kacchan qui lui parlait. Il ne pouvait pas croire que celui qui l'avait toujours haït avait couru pour lui. S'était battu pour lui. Et soudain, il écarquilla les yeux, une phrase revenant à lui.
«Je te l'ai dit putain. Tu m'énerve. Tu es trop parfait, trop intelligent. Tu as trop d'amis, ton sourire est trop grand. Tes rêves sont trop agaçants. Ce que tu fait et ce que tu dis me gavent. Mais je te déteste pas Deku. J'ai plus la force de te haïr.»
Il ne le détestait pas. Il ne le détestait pas. Il ne le détestait pas. Cette pensée tourbillonnait dans sa tête telle une tornade balayant tout sur son passage.
«Tu ne me déteste pas...» Murmura-t-il si bas que Katsuki eu peine à l'entendre.
Les yeux émeraudes fixèrent les yeux de feu délibérément cette fois-ci, ce qui sembla dérouter le blond. Izuku y décela de la surprise, de l'agacement, et aussi une once d'inquiétude qu'il n'avait jamais vu. Mais il n'y avait pas de haine.
Ils restèrent un moment comme ça. A se regarder, essayant d'identifier les sentiments présents dans leurs regards. Puis d'un coup Katsuki soupira et dirigea son regard vers le ciel.
«Bon on va pas prendre racine, ça caille. Il fit quelque pas et se retourna, son expression habituelle revenue. Rentrons Deku.»
Il avait passé le reste du trajet plus sereinement, légèrement derrière Kacchan. Ils ne parlaient pas, ne se regardaient pas et n'importe qui en dehors d'eux auraient pensé qu'ils ne se connaissaient pas.
Mais ils étaient ensemble. Et le vert était partagé entre vouloir s'éloigner un peu plus de lui et s'en rapprocher. Alors il préféra ne pas agir, de peur de faire à nouveau quelque chose qu'il pourrait regretter. Il préféra observer son dos, comme il l'avait toujours fait. Le dos de son ami d'enfance avait toujours été rassurant d'une certaine manière. Cette présence avait toujours été une constante dans sa vie. Ses fréquentation changeaient, comme ses pensées, son entourage ou sa famille, mais peu importe ce qu'il arrivait, il était toujours là. Il ne lui apportait pas toujours du positif, mais il était là, comme une planche à laquelle se raccrocher en pleine mer, un phare dans la nuit. Il en avait toujours eu besoin. De la présence de Kacchan dans sa vie.
«C'est ton regard.» Lança le petit vert d'une voix songeuse et encore tremblotante.
Le blond s'arrêta de marcher, attendant la suite et il savait que le blond avait comprit de quoi il parlait. Ils étaient maintenant à la sortie du parc.
«Je ne sais pas quoi penser de ton regard. Parfois, tu me juge, tu me méprise en un seul regard et parfois, il n'y a rien de tout cela ! Je ne sais jamais comment interpréter les regards que tu me lance! Et..sa voix se fit plus tremblante, hésitante, Dans le train, je ne pouvais pas te regarder après une telle situation. C'était trop dur d'affronter un énième regard méprisant. Alors je suis partit. Désolé Kacchan... Peut-être que n'aurais pas du te dire ça tout-à-l'heure ? Peut-être que c'est mieux si je ne te vois plu-
-Ferme la donc.» Sa voix étaient calme mais le vert pouvait sentir la colère émanant de lui.
Il fit quelque pas et s'arrêta encore, émettant un grognement agacé.
«Demain, viens en cours. Putain de nerd.»
Il était partit après ça. Laissant le dernier possesseur du One for All seul, un peu choqué.
Il était rentré chez lui en quelques minutes mais n'avait pas aperçu le blond. À présent allongé dans son lit, il réfléchissait. Ses côtes étaient douloureuses, son œil était gonflé et il avait eu de la chance de ne pas avoir croisé sa mère. Il ne savait pas comment aller se dérouler le lendemain. Sa journée avait été tellement mouvementée ! Entre les photos prises par Mineta, le fait qu'il ai embrassé le blond -qui ne lui en avait étrangement pas tenu rigueur, ses excuses, la sortie au bowling avec Eijiro, sa perte dans la ville, l'agression... et ses explications avec Kacchan. Il était épuisé et pourtant incapable de dormir. Le blond envahissait ses pensées.
Et lorsqu'enfin il s'endormit. Ce n'étais pas les photos, le visage de son agresseur qui étaient apparu dans ses rêves, mais le rire éclatant de l'homme qui l'aimait.
Voilà ! J'espère que ça vous a plu et à dimanche si je peux ! (Mais je suis d'excellente humeur alors le chapitre devrait arriver rapidement !)
Bisous !
