Et voilà un nouveau chapitre !

J'aurais pleiiins de choses à vous dire mais j'ai un peu la flemme et je suis pas réveillée, donc ça attendra une autre fois, je me contenterais donc d'un :

Merci de votre lecture, de vos review, et bonne lecture tout le monde !


CHAPITRE 9 :

Wellan n'était pas paniqué.

Non, Wellan n'était jamais paniqué, il était le Survivant, il était celui qui avait détruit le plus grand mage noir de tout les temps...

Grand mage noir pas si détruit que ça, apparemment...

Mais non, il se faisait des idées !

C'était impossible que le seigneur des ténèbres soit là !

-Le sang de licorne m'a redonné des forces ces dernières semaines... et lorsque j'aurais l'élixir de longue vie, je pourrais recréer un corps qui sera bien à moi...Maintenant, pousses-toi !

Les paupières s'ouvrirent, deux yeux entièrement rouge apparurent et un frisson d'horreur parcoururent les deux enfants.

-Vous êtes Voldemort ? Fit Figg, d'un coup.

Wellan se retourna vers lui, grimaçant, et répliqua :

-Mais qu'es-ce que tu peux être con, Figg ! C'est impossible !

Oui, impossible, n'es-ce pas ?

-C'est vrai que tu l'as tué, j'avais oublié ! Répliqua Figg, ironique. Ne me fait pas rire, Potter, et pousse toi de mon chemin.

Figg dressa sa baguette, et Wellan hésita à se décaler.

Hésita un peu trop.

-Ne soyez pas stupides, vous feriez mieux de sauver vos vies en me rejoignant. À moins que vous ne... préfériez mourir !

Quirell s'approchait d'eux à reculons pour que Voldemort ne les perde pas de vue.

-Ne vous rappelez-vous pas de cette nuit ? Tu m'as tué là bas, alors je te laisse le choix.

C'était donc bien Voldemort.

Mais pourquoi disait-il vous, puis tu ? Wellan ne comprenait pas vraiment, et ne savait pas quoi faire...

Il l'avait tué une fois, certes, mais il ne savait même pas comment... Comment était-il censé refaire cet exploit ?

-Vas-tu mourir, où accepter de te soumettre à moi, Potter ?

Wellan attrapa le bras du poufsouffle et dit :

-Figg, nous ferions mieux de...

L'adulte se déplaça alors à une vitesse folle, et son coude frappa Wellan à la tempe.

Il sentit son corps décoller du sol et s'écrouler.

Wellan perdit connaissance.

.

Harry n'avait pas peur. Il n'avait pas peur, il n'avait jamais peur, il était courageux.

Il était Harry Figg après tout, et Arabella lui a toujours dit d'être courageux, donc il se dressait vaillamment entre Voldemort et Potter.

Donc il n'avait pas peur, il n'avait pas peur, il n'avait toujours pas peur.

-Comme c'est émouvant, siffla le visage maléfique qui souriait à présent. Tu veux encore le protéger, Harry Potter ? J'apprécie toujours le courage... Oui mon garçon, mais protéger ton frère ne t'apporterais rien. Il est déjà mort !

Harry écarquilla les yeux, et voulu se retourner pour le voir.

Mauvaise idée...

-Attrape-le !

D'un geste, Quirell saisit le poignet de Harry qui ressentit une douleur aiguë à la cicatrice de son front, comme si sa tête allait se fendre en deux.

Il se mit à hurler en se débattant, et à sa surprise, Quirell le lâcha.

La douleur disparut soudain alors que le professeur était plié en deux devant lui, ses yeux étaient écarquillés d'horreur, fixant sa main qui se couvrait d'ampoules à vue d'œil.

-Attrape le ! Attrape le ! Répétait le visage du mage noir.

Le professeur voulu plonger sur Harry, mais la voix, la voix dans sa tête, elle n'était pas d'accord :

laisse le moi !

Harry devint aveugle, sourd, et mué, son corps ne l'écoutait plus, il bougeait sans que Harry ne le veuille. Il ne savait pas ce qu'il se passait, il sentait juste la cicatrice de sa joue le brûlait... le brûler si fort...

Il ne parvint pas à tenir, et la souffrance lui fit perdre connaissance, mais son corps, lui, continua à se battre.

.

Quirell avait souvent espéré de vivre heureux, d'avoir une femme et des enfants, ou encore des amis proches de lui. Il avait souvent espéré revenir dans le passé pour ne pas perdre les personnes chères à son cœur à cause de Grindelwald, il avait souvent haï les mages noirs, mais au final ce n'était pas ce qu'il détestait le plus.

Il ne voulait pas entendre parler d'idéaux, il ne voulait pas parler d'allégeance à un camp. Il ne voulait plus comprendre leurs regards entendus en parlant de telle ou telle guerre.

Quirell n'était pas devenu l'allier du seigneur des ténèbres par idéal, il n'avait pas accepté de faire le rituel parce qu'il soutenait son camp.

Il l'avait fait pour une toute autre raison, pour un souvenir en fait, un souvenir tranquille d'une journée d'été où il n'était qu'un jeune garçon qui s'était égratigné le genoux en sauvant un chat, parce que sa magie instinctive n'avait pas duré assez longtemps pour qu'il se pose en sécurité sur le sol. Il était alors allé voir sa mère, la tête basse, l'air honteux, mais elle ne l'avait ni grondé pour être sortit de la maison sans permission, ni pour avoir déchiré son pantalon.

« c'est bien d'aidé les autres, je suis fière de toi. »

Il avait simplement voulu être utile pour une fois dans sa vie, car il en avait simplement la possibilité. Même si le seigneur des ténèbres ne ressemblait en rien au chaton qu'il avait sauvé, il l'avait aidé par principe, se fichant bien de la manière dont son Maître se servirait de son aide, se fichant bien de ce que l'on pensera de lui quand on le découvrira, des regards horrifiés, dégoûtés, trahis...

Quirell n'était pas le genre d'homme à prendre attention à ce genre de choses, ce n'était pas dans ses principes.

Et aujourd'hui, on le libérait du fardeau qu'était la vie, on lui permettait d'être libéré de toute apparence, de toute consistance, de tout devoir. Il ne serait plus utile à personne, il ne serait plus jamais reconnu pour son talent ni pour ses connaissances, il n'aurait plus jamais à se forcer d'être un parfait petit professeur, un parfait allié, un parfait subordonné, il n'aurait plus à l'être.

Il ferma les paupières et elles lui brûlèrent les yeux sans qu'il ne fasse rien pour l'en empêcher.

Il allait simplement mourir, il était en train de mourir, on l'avait tué sans douceur, sans considération, sans torture. Ça ressemblait à une mort juste, alors Quirell n'eut rien à regretter.

Si son corps lui avait permit, il aurait sourit.

.

-Potter ! Potter, debout, réveille toi, j'arriverais pas à te sortir de là, t'es trop lourd !

Wellan fronça les sourcils, hésita.

-Putain, Potter, tu ouvres les yeux ou je te laisse là !

Avec un effort sur-humain (il pouvait bien le faire, il était le Survivant), il parvint à ouvrir les paupières. Figg était au dessus de lui, la cicatrice sur sa joue saignait abondamment, mais il semblait aller bien.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-J'en sais rien, mais je crois qu'il est mort... je... j'en suis pas sûr, il faut partir d'ici.

Wellan hocha la tête, et se releva.

Il refusa de regarder le corps qui gisait par terre.

Figg non plus.

Trop de sang, trop de traces de brûlures.

Le corps semblait carbonisé, tordu sur le sol, une flaque de sang noir entourait le corps.

Wellan avait envi de vomir, il ne demanda même pas qui avait fait ça.

Et puis il avait si mal à la tête qu'il ne se sentait pas capable de réfléchir à la mort de ce taré...

-Où on va ? Marmonna-il.
-Sais pas. Par là bas, il devrait y avoir une sortie quelque part...

.

En fait il n'y en avait pas, et ne sachant pas voler sans balai, ils ne purent rejoindre la salle au chien à trois tête.

Étrangement, ils n'en furent pas si désolé que ça...

-Bon, par où on va alors ? Demanda Wellan.

Harry se passa une main frustrée dans ses cheveux longs.

-Qu'est-ce que j'en sais, moi ?

-On pourrait attendre que quelqu'un vienne nous chercher, proposa le Survivant.

-Très fort, Potter. Tu penses vraiment que quelqu'un se sera rendu compte de notre absence et sera prêt à venir nous...

-Wellan ! Figg ! Répondez !

Wellan Potter fit un sourire suffisant et mit ses mains en porte voix :

-On est là !

Harry leva les yeux au ciel en marmonnant quelque chose que personne ne comprit.

Hermione et Ron apparurent alors, un lumos au bout de leur baguettes, et Hermione se précipita sur eux.

-Les garçons ! Où étiez-vous ?

-Tu étais pas indiqué sur la carte, Wellan, ça fait deux heures qu'on tourne en rond !

-Par où êtes vous arrivé ? Demanda Harry.

-Il y a une porte par là bas, expliqua Hermione en fronçant les sourcils, elle vient du deuxième étage. Ha... je veux dire, Figg, pourquoi tu saignes ?

Harry cligna des yeux.

-Je saigne pas.

-Bah si, répliqua Ron en lui désignant sa joue.

Rappelles-toi !

Harry écarquilla les yeux et plaqua sa main contre sa cicatrice.

Pourquoi s'était-elle ouverte ? Pourquoi saignait-elle ?

Dans la forêt ! Tu dois courir !

Qu'est-ce qu'il se passe ? Es-ce que ça à un rapport avec son passé ? Avec les souvenirs qu'on lui a volé ?

Sans ralentir, jamais !

Es-ce de la faute de l'homme qu'il a vu avant de disparaître pendant deux années ?

-FIGG !

Harry sursauta vivement et porta son regard sur Hermione Granger.

-Figg, tout va bien ?

La griffondor le tenait par les épaules et le regardait d'un air inquiet.

Il eut soudain l'envie de la prendre dans ses bras, pour lui dire que tout allait bien, et qu'il n'y avait pas de problème. Il aurait aussi peut-être préféré que ce soit elle qui le fasse...

Il préféra s'écarter.

Silence...

-Tout va bien, je vais aller à l'infirmerie. Tu devrais y aller aussi, Potter, tu t'es prit un sacré coup à la tête.

Potter hocha la tête et ils se dirigèrent tous quatre vers la sortie.

.

-Madame Pomfresh ?

Pompom leva la tête et sourit au directeur qui venait d'entrer dans son infirmerie.

-Oui monsieur ?

-Le survivant a été blessé, il ne devrait pas tarder d'arriver à l'infirmerie. Pouvez-vous le soigner ?

L'infirmière écarquilla les yeux.

Le survivant ? Blessé ?

Mais qui avait osé une chose pareille sur le sauveur du monde sorcier ?

-Bien sûr monsieur !

Le directeur sortit et Pompom se précipita vers ses flacons pour se préparer à l'arrivée de Wellan Potter.

.

Ron poussa la porte pour faire entrer Wellan et Hermione la retint de justesse avant qu'elle ne frappe Harry.

-Tu pourrais faire attention, Ron !

Le rouquin lui envoya une grimace explicite et elle soupira.

Quelle immaturité, franchement !

-Mon dieu ! Vous aussi vous avez été blessé monsieur Figg ? S'exclama l'infirmière en les voyant entrer. Mais que se passe-t-il dans les couloirs de notre château de nos jours...

Elle désigna un lit à Wellan qui ne semblait plus trop savoir comment se tenir à la verticale.

-Mettez vous là, monsieur Potter. Hum... il semble que vous avez reçut un coup sérieux à la tempe, un peu de repos et se sera tout bon ! Quand à vous monsieur Figg, asseyez vous là, vous saignez étrangement abondamment pour une simple blessure à la joue.

Harry s'exécuta sans un mot tandis que Hermione se demandait pourquoi la femme disait à voix haute des choses si évidente...

-Que s'est-il passé ? Demanda l'infirmière après quelques temps à agiter sa baguette à côté du visage de Harry.

-Contentez vous de me soignez.

-Si je vous pose la question, monsieur Figg, c'est parce qu'il y a un problème ! Vous aviez bien déjà une cicatrice à cette emplacement, n'es-ce pas ?

Harry hocha la tête, et Hermione s'approcha d'eux.

-Je ne comprend pas pourquoi votre blessure refuse de se refermer, et même avec des Episkey le sang continu à...

Harry soupira, repoussa l'infirmière et dirigea sa baguette contre sa joue.

-Deprimo, prononça Harry.

Une explosion suivit tout près de son visage et Hermione recula vivement, les yeux écarquillés, avant de se précipiter sur son nouvel ami en hurlant.

-Mais t'es complètement fou !

Harry agita sa baguette, les flammes sur son visage disparurent, laissant sa peau brûlée apparaître.

-Voilà, le sang ne coule plus.

.

-Tu es un véritable malade, Figg, ne t'approche plus de nous !

-Ron, tu n'as pas à...

-Granger, tu viens avec nous. Tu parles à des poufsouffles si tu veux, mais on te laissera pas rester avec un psychopathe qui se fait exploser la gueule sans raison.

-Mais il...

-Viens on te dit !

Harry ne prêta pas la moindre attention à Weasley et Potter, et se dirigea vers le bureau du directeur. Il regarda fixement les gargouilles, et se mordit la lèvre, se demandant quel était le mot de passe.

Confiserie...

Harry haussa un sourcil et répéta docilement ce que lui disait son instinct, bien que ça soit très improbable qu'un tel mot de passe soit vraiment le...

Les gargouille tournèrent, laissant place à un grand escalier en colimaçon.

OK...

.

-Entre, Wellan.

Dumbledore afficha un air impassible, prêt à entendre la nouvelle de la deuxième victoire de son protégé sur le mage noir.

-Mauvaise pioche, monsieur, ce n'est que moi.

Dumbledore sursauta et écarquilla les yeux en voyant qui venait d'entrer dans son bureau.

Harry Figg... ou plutôt, Harry Potter.

Avec la moitié de la joue rouge et couverte de cloque, comme s'il s'était brûlé.

-Monsieur Figg ? Qu'est-il arrivé à votre visage ?

-Peu importe, je suis venu vous dire qu'il vous faut un nouveau professeur de DCFM, monsieur Quirell n'a pas survécu à la possession de Voldemort.

-La poss...

-Ensuite, je tenais à dire que vous êtes un incompétent, et que heureusement que j'étais là, parce que votre survivant à deux mornilles n'a pas été fichu de se défendre ne serait-ce que d'un coup. Vous devriez être moins sûr de vous et arrêter de laisser des failles grosses comme des dragons pour laisser l'ennemi entrer. Sans parler de ce truc que vous cachez avec aussi peu de précaution, sans nous Quirell s'en serait emparé sans le moindre mal, si vous voulez mon avis.

Harry reprit son souffle.

-Ce n'est pas parce que tout le monde croit que la guerre est fini que les gens qui savent la vérité doivent se montrer négligents.

Harry se tue un instant, chercha si il avait tout dit, et ne trouva rien à ajouter.

-Je crois que j'ai tout dit, maintenant je vais me coucher.