Tout d'abord Bonne Année ! Voici le chapitre 8 (j'en ai encore 2 autres déjà écrit, j'avance petit à petit haha)

Réponses aux reviews :

Alycia Panther : Anh je suis trop flattée XD J'espère quand même que tu as eu de plus beaux cadeaux de noël que mon mini chapitre assez minable ! J'espère que le nouveau chapitre te plaira, je reviens comme au début sur un aspect assez « psychologique ». Bref bonne lecture !

Baekjeong : J'adore les cookies alors je ne dis pas non haha ! Je continue vu que vous êtes majoritairement pour pas dire toutes demandeuses d'une suite :D

Caliste : J'avoue que c'était ton avis qui me faisait le plus stresser, je me demandais si tu allais aimer la suite puisque ce n'est pas ce que tu aurais voulu/imaginé ! Mais je suis contente que ça te plaise alors. Et oui évidemment maintenant je suis repartie dans l'histoire donc je continue ! Comme je dis dans l'entête, j'ai jusqu'au chapitre 10 d'écrit et je vais encore continuer :D

(Désolé pour les fautes comme d'habitude, j'espère que ça n'entachera pas trop votre lecture !)


CHAPITRE 8.

Le visage d'Harry est serein. Il doit rêver. L'infirmière dit souvent à George que le brun se sent mieux quand il est à ses côtés. Un rictus moqueur se forme sur le coin des lèvres du roux. Mieux. Mieux ce n'est pas encore assez. Harry ne va toujours pas bien. La fin de l'année approche et il n'a toujours rien vu d'autre que cette chambre glauque d'hôpital. George a essayé de le faire sortir, par petits pas, petites allusions, mais rien à faire, le brun ne veut voir personne. Son état a l'air d'augmenter quelques fois, puis en y réfléchissant George se rend compte que rien ne change. Harry n'accepte que les visites de George et sa mère, et la seule infirmière ayant le droit de l'approcher est Aurore.

"George…"

"Désolé je pensais à autre chose."

"Je sais frangin. Je sais."

Un petit sourire compatissant, un regard protecteur. Heureusement que Fred est là, il a toujours été là. Ils n'ont pas eu besoin de parler, tout était déjà dit.

"Il aimerait pas savoir que tu pourris toi aussi."

Le silence fut la seule réponse que Fred obtient.

"Il ne pourra pas aller mieux s'il ne sent pas une personne forte et sans faille à ses côtés"

"Mais je suis pas sans faille putain ! Il est ma faille et tant qu'il n'ira pas mieux je ne pourrais pas aller bien. C'est un cercle vicieux Fred, un putain de cercle vicieux"

Le bras de Fred passe autour des épaules de son frère. Les soubresauts de sa respiration ne laissent que peu d'imagination sur son état d'esprit. George essuie une dernière fois son visage avant de se redresser. Il s'étire contre le mur froid du couloir. Aucune autres paroles ne sera échangées, il ne pourra plus rien tirer de son frère, Fred le sait. Les deux rouquins se relèvent donc sans un mot, l'un se dirige vers le prochain cours, l'autre descend l'escalier de marbre pour rejoindre la sortie. Un certain brun doit l'attendre pour leur rendez-vous quotidien.

"Je te promet que tout ira mieux demain, tout va s'arranger et vous aller vous en sortir. Vous allez vivre putain. Et ne pas vivre à reculons. Vous n'allez plus avoir peur, alors ça ira mieux demain George, crois-moi"

Fred a hurlé dans tout le couloir. Il sait que George a entendu. C'est sans attendre un geste de son jumeau qu'il tourne à l'angle du couloir. Une larme roule sur la joue du second. George court vers le saule. Il a besoin d'être seul. Ils vont y arriver, Fred lui a promis. Mais ce n'est pas à Fred de s'en sortir, c'est à lui. Il le doit. Pour Harry. Il doit être fort. Il doit pouvoir à tout moment le rattraper et le relever.

"Allo maman. Désolé de te déranger, je sais que tu es avec Gin là mais je voulais te demander quelque chose…"

La porte s'entrouvre puis laisse apparaitre une tignasse rousse. Harry sourit de l'intérieur. L'extérieur est encore trop douloureux. Les cauchemars persistent malgré les cachets des médecins. De toute façon si les calmants l'empêchent d'y penser la nuit alors il y pense quand il est éveillé. Il y a un seul moment dans la journée où ces maudits gémissements cessent de résonner dans sa tête. C'est quand George passe le pas de la porte. Un soupir s'échappe de ses lèvres, ses oreilles ne bourdonnent plus. Pendant une petite heure il va avoir la paix.

Parfois quand George est là, Harry tombe de fatigue et s'endort. Ca ne dérange pas le roux, il sait que sa présence l'apaise et que lorsqu'il est là Harry arrive enfin à avoir ne serait-ce qu'une heure de sommeil paisible. Un sourire doux vient couvrir le visage de George. Il ôte rapidement ses chaussures et son blouson puis s'allonge contre Harry. L'un comme l'autre oublient alors tout ce qui se passe à l'extérieur de cette chambre. Elle a beau être d'une couleur blanche passée et sale, elle reste un petit paradis pour le couple. Un paradis assez laid. Assez peu féerique comme dans les contes pour enfant. Mais c'est le leur, le seul endroit où ils peuvent s'accrocher l'un à l'autre comme si leur vie en dépendait. Le seul endroit où leurs soufflent se mêlent comme s'ils ne faisaient qu'un. C'est là où Harry obtient sa dose d'oxygène chaque jour quand les lèvres du roux viennent à la rencontre des siennes.

Leur baiser quotidien ravive Harry. Ce n'est qu'un court laps de temps mais pourtant pendant ces moments George sent son âme qui trépigne, qui essaie de sortir de sa cage. Et quand ses yeux croisent l'éclair émeraudes, alors à ce moment-là seulement il est capable de se dire "oui ça va aller mieux, Harry est encore là, tout au fond, enfoui, mais il est là".