FANTASTIC TALES

The Beauty and the Niffler

Auteur : Angelscythe

Genre : Fantasy/Fantastique(dépend comment vous le voyez), UA, romance ? Conte

Couple : De toute évidence du Gramander se profile… mais quoi d'autre ?

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à J.K Rowling un IMMENSE merci à elle. Moi, je me contente de jouer avec les personnages 3 Bonne lecture !

PS : J'appelle « Norbert Dragonneau » Newt parce que je l'ai toujours appelé comme ça. Les autres noms sont normalement traduits ! (… Bon je me trompe peut-être sur l'orthographe de certains noms, désolée.)


Chapitre 8

Entre les griffes du Niffler

Le Niffler avait été précis. Il attendait de Newt absolument tout. Le ménage, la cuisine, la servitude et de ramener de l'argent. Tout ça était particulier pour le jeune homme. Il ne s'occupait jamais du ménage, n'avait jamais cuisiné même un œuf, ne voyait pas ce qu'il pouvait faire pour le Niffler hormis le cajoler et n'avait aucun moyen de lui ramener de l'argent…

Il avait rapidement compris que la créature se nourrissait des vers et termites qui mangeaient les boiseries de son « domaine ». Si ce n'était quelques fruits dans les arbres alentours. Rien qui ne puisse être utile pour Newt ou seulement le nourrir… Et quant au confort qu'il avait pour ses invités, plutôt prisonniers, il était bien sûr inexistant… Le dos du jeune homme lui faisait souffrir le martyr. Essayez de dormir dans un lit aux ressors rouillés dont le rembourrage avait presqu'entièrement disparu, tout ça en reposant sur une montagne de pièce.

Il n'arrêtait pas de se frotter la chute des reins alors que le Niffler répétait encore et encore qu'il voulait toujours plus de trésors.

- Je dois faire ça d'abord ? Demanda-t-il dans ses vêtements froissés.

- Oui !

- Et de la nourriture ?

Ses grands yeux étaient toujours pétillants alors qu'il regardait la créature au poil noir. Pickett lui tira d'ailleurs la langue en croissant les bras.

- Oui, ça aussi. Mais surtout un trésor ! J'en veux encore plus.

La patte du Niffler s'étendit et il prit Newt par l'épaule, le secouant de toutes ses forces.

- Je veux absolument avoir de l'or ! Ton père s'est joué de moi.

- Encore désolé pour ça.

Il lança ses bras autour de l'immense cou de la bête pour l'enlacer et lui caresser les poils.

Pickett tira à nouveau la langue puis le haut de son ami qui récupéra un bras pour pouvoir caresser son ami animal-végétal.

- Je me demande…

- Dépêche-toi. Soupira le Niffler. On m'avait promis un immense trésor ! Je veux un immense trésor.

Il se dégagea entièrement et se jeta sur la montagne de pièces pour commencer à les jeter dans sa poche ventrale. Ce qui stupéfia quelque peu Newt. Ces bijoux là lui appartenaient déjà, après tout…

- Vous n'avez pas peur que je ne revienne pas ?

La créature s'immobilisa et se tourna vers lui. Ses yeux bruns s'étaient écarquillés alors qu'il se plantait sur lui. Newt aurait presque pu se recroqueviller, se demandant quelles insultes et vociférations allaient tomber. Mais ce fut Pickett qui s'empressa de se cacher sous le col de sa chemise.

- Je ne crains pas que tu ne reviennes pas…

Des menaces. Des menaces allaient forcément tomber !

- Parce que tu as trop envie de me faire des câlins !

Le visage de Newt s'illumina alors que la tête du Botruc sortait du vêtement.

- C'est vrai ! Sourit le jeune homme. Je reviendrais ! Je te nourrirais et je te bichonnerais !

La créature eut un petit grognement.

- File !

Il acquiesça.

- Viens, Pickett. Tout va bien se passer.

Alors qu'il devait se retourner pour passer sur le parquet pourri puis sous deux encadrements de portes, il fit volte-face et s'approcha du Niffler pour le serrer à nouveau dans ses bras. Il posa un baiser dans sa fourrure.

- Je sais que tu étais seul. Maintenant, tu ne l'es plus. Tu voulais juste un peu de compagnie.

Pickett secoua la tête.

- Je voulais de l'or ! Je voulais ce qu'il avait de plus précieux ! Protesta le Niffler.

Newt se recula d'un pas et lui offrit un sourire adorable.

La créature le repoussa, l'obligeant à traverser la première arche.

- D'accord, d'accord. Je reviens vite.

Le prisonnier lui sourit et se tourna pour de bon avant de partir à l'extérieur. La vraie question restant de savoir comment il allait lui trouver l'argent qu'il allait lui donner. Comment s'arranger pour lui donner ce qu'il voulait ?

Newt sortit dans le jardin et marcha vers la barrière, l'inspectant. Il n'y avait plus d'or, là. Il savait qu'il devait remonter vers ailleurs. Aller à des endroits que le Niffler n'aurait pas inspecté de fonds en comble. Et il supposait qu'il connaissait tous les endroits aux alentours vu la façon dont il avait inspecté son collier de fausses-perles pour lui voler seulement celles qui brillaient.

C'était une bien étrange créature…

Il n'en avait jamais vu des comme ça. Il rêvait de la découvrir mais il devait d'abord se plier à ses demandes. Il était son prisonnier après tout.

- Qu'est-ce qu'on fait Pickett ?

Le végétal leva ses yeux vers lui et se pressa contre son cou avant de s'asseoir sur son épaule.

Newt n'était pas stupide et il savait qu'il pouvait être payé pour quelques petites choses. La première étant pour un travail mais il ne savait pas s'il en trouverait seulement un. Il n'en avait jamais eu ! Enfin, si, quand il avait dix-huit ans, pendant deux semaines, il avait travaillé à l'administration de Londres mais il avait seulement agrafé et troué des documents avant de les mettre dans des dossiers. Pas un Curriculum Vitae très intéressant… Il pensait pouvoir faire d'autres choses mais est-ce qu'on l'accepterait ?

La deuxième chose, c'était de vendre des possessions. L'ennui étant qu'il ne possédait absolument rien. Si ce n'était ces vêtements qu'il avait fait à partir de bois. La belle affaire. Et il se voyait mal faire le même travail que son père. Floué les moldus pour mieux vivre… Quand le Ministère l'avait appris, ils avaient tous perdus et ils s'étaient retrouvés ici. Enfin, là-bas. Là où il avait rencontré Graves… Son cœur se tordit en revoyant le sourire de l'homme et un léger sourire étira ses lèvres.

La troisième chose, c'était de voler. Mais il ne se voyait pas du tout en train de voler qui que ce soit. Il n'allait tout de même pas faire ça ? Son père ne lui avait pas appris ce genre de pratique.

La dernière, c'était de faire la manche.

Il fallait qu'il fasse un choix parmi les quatre options alors que deux semblaient déjà tout à fait impossibles…

Pour commencer, une seule option s'offrait à lui.

Il attrapa sa baguette, que le Niffler ne lui avait pas volée au moins, et l'utilisa pour transplaner. Il arriva dans les environs de Gloucester et se dirigea vers la ville en elle-même. Il y avait là tant d'odeurs, tant de personnes qui allaient et venaient. Il trouvait un millier d'endroit où il aurait pu trouver du travail. On cherchait peut-être des serveurs ? Ou il pourrait s'enfermer dans des bureaux ?

Il chercha un endroit sans vraiment regarder. Il se faufilait entre les différentes personnes. Il n'avait pas envie d'être un serveur et de devoir parler a des gens. Il n'avait pas envie de devoir faire des courbettes et regarder les gens dans les yeux, ou en face. Mais ce n'était pas ça qui l'arrêtait le plus. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il décide, peu importe le travail dont il écoperait, il n'était pas probable qu'il commence aujourd'hui. Ni qu'il reçoive de l'or.

Alors…

Il marcha le long des rues et finit par trouver un endroit où il pouvait s'asseoir à l'ombre d'une fleuristerie. Il prit quelques pierres et, les dressant dans son dos avec un coup de baguette, il fit apparaître une pancarte puis un chapeau. Il installa le tout devant lui et croisa les jambes, caressant doucement Pickett avant de le cacher sans sa poche.

- Calme-toi. Tout va bien se passer. D'accord ?

L'animal-végétal se blottit contre son cœur.

La pancarte parlait pour Newt, il n'avait pas à s'adresser aux gens. Il ne les regardait même pas d'ailleurs. Par contre, les chats qui rôdaient par ici, ou les chiens qui s'arrêtaient un instant, il tendait la main vers eux, les laissait le renifler puis les caressait.

µµµ

Le Niffler ne cessait de fouiller dans ses affaires. Il faisait voler les pièces autour de lui, les chandeliers se fracassaient, les colliers glissaient. Et parmi tout cela, il y avait des pierres qu'elles soient petites ou immenses et puis il y avait les lingots. Il cherchait toujours plus de trésors. Les siens ne semblaient pas suffisants.

Il fouillait pour retrouver des richesses perdues.

Pour avoir une once d'espoir. Une once de plaisir.

Il voulait toujours plus d'argent…

Il entendit des craquements derrière lui et il renifla avidement. Il se tourna d'un seul coup, marchant à travers la maison en faisant tomber des montagnes de richesses.

Il trottinait complètement et bondit à travers tout le salon pour atterrir juste au-dessus de Newt qui tomba à la renverse. Mais éclata de rire au lieu de s'inquiéter.

- Tu en as ? Tu en as ? Pressa l'animal en le reniflant de plus belle.

- Pas beaucoup.

Pickett sortit de la poche pour lancer un regard courroucé à l'immense Niffler qui continuait de humer Newt de plus belle. Une main constellée de taches de rousseurs et de grains de beauté s'enfuit dans l'épaisse fourrure douce et l'autre s'enfuit dans la poche de son pantalon pour tirer cinq pièces en bronze. Il les frotta contre le tissu pour les faire reluire et il les tendit à la créature qui attrapa l'argent et le jeta dans sa poche ventrale.

Le visage de Newt s'illumina de plus belle, ses yeux scintillants comme milles étoiles. La créature se pencha sur lui, admirant ces éclats qu'il aurait voulu dérober.

- Je ferai mieux demain.

- J'espère.

- Je n'ai pas encore pu ramener de nourriture.

Le Niffler le reniflait avidement.

- Je vais aller en chercher. Je peux aussi réparer un peu la maison, si tu veux.

Newt sourit de toutes ses dents.

- Fais… Que ce soit brillant. Dit l'animal.

- Je dois pouvoir faire ça.

Il passa ses bras autour de son corps et la créature se redressa, le faisant se mettre debout. Le Sorcier s'épousseta légèrement et tourna sur lui-même, cherchant par où il voulait commencer.

- Je n'ai pas fini mes études, par contre.

Il agita sa baguette et taquina Pickett du bout du doigt.

- Je devais être le pire élève de mon année. Je n'aimais pas les cours et rien ne m'intéressait, si ce n'était les études de créatures fantastiques. Un cours le mois avec un professeur on ne peut plus ennuyant. Expliqua-t-il.

Comme il agitait toujours sa baguette, les poutres se renforcèrent. Il continua de la remuer et des tentures s'arrachèrent pour devenir des petits bouts de chiffons qui frottèrent les vitres et les meubles, lustrant tout sur leur passage.

- Tu sais faire de la magie, pourtant.

- J'ai fait six années, ce n'est pas sans avoir réussi au moins mes examens. Sourit-il.

Il tourna sur lui-même.

- J'ai cru comprendre que vous aimiez les trésors plus que toi. L'or… Mais si je fais tout briller, est-ce que vous n'essayerez pas de détruire votre propre maison ?

- Peut-être.

Le Niffler attrapa un bout de bois effondré qui n'avait pas été remis dans la rambarde et le jeta à Newt. Celui-ci s'en saisit et le tourna en or. Mais ce n'était qu'une couleur, ça n'en avait aucune propriété. Mais c'était suffisant pour la bête.

- Toi…

La patte de la créature effleura la joue de Newt.

- … tu vas rester avec moi. Jusqu'à la fin de tes jours. Dit-il d'une voix joyeuse.