Lo fang - Creep - (Youtube ;p) Juste pour le Kiff et parce que j'ai écouté cette musique en boucle pour écrire ce chapitre ( bon en vrai au bout d'un moment le violon casse vraiment les c...cacahuètes)

(Je conseil aussi fortement "You're The One That I Want", toujours de Lo fang)

Enjoy !

(Je suis sûr que personne ne s'attendait à voir ce chap apparaître aussi vite ;) ...Alors accrochez-vous bien à vos slips)

Chapitre 9

Hermione grogna en se relevant dans son fauteuil, sa main lâchant sa plume pour se masser le bas de son dos douloureux. Elle sentit sa colonne craquer plusieurs fois, et grimaça en essayant de faire passer les fourmis qu'elle sentait dans tout son bras droit jusqu'au bout de ses doigts crispés.

Il était vendredi soir, aux dernières rumeurs à la machine à café il y avait encore un soleil radieux à l'extérieur et presque tous ses collègues étaient déjà rentrés chez eux pour profiter du week-end. Mais elle, était coincée dans son foutu bureau le nez plongé dans un énorme dossier. Elle y avait déjà passé la semaine et désespérait presque de ne pas réussir à en arriver à bout.

Cela avait été une semaine d'enfers. Lundi matin la Gazette avait publié un article à scandales qui avait éclaboussé son cabinet d'une très mauvaise presse dont elle se serrait bien passé.

Une espèce de guignol du Ministère – et certainement venant de son propre service !- avait laissé filtrer une information, encore classée, sur une prochaine loi concernant les créatures magiques et leurs droits. C'était un dossier qui tenait particulièrement à cœur à la sorcière et elle avait espérée pouvoir amener le débat dans la presse par étapes, menant une politique de sensibilisation sur le long terme. Et non lâcher la bombe entre deux pubs et un article de Quidditch ! Même s'il était rare que les lecteurs arrivent jusque là, il n'avait pas fallut longtemps pour que le bouche à oreille fasse exploser l'information –totalement fausse !- que le Ministère allait obliger touts les propriétaires d'elfes de maison à leur verser un salaire mensuel en plus d'une cotisation pour toutes leurs précédentes années de travail.

C'était Ron qui lui avait appris la nouvelle alors même qu'elle arrivait au Ministère ce matin là. Son Pratonus en forme de chien avait couru droit sur elle, l'animal bleuté vaporeux passant au travers de quelques uns de ses collègues avant qu'il ne s'arrête devant elle dans un glissement de pattes folles. Sa voix était sortit rapidement de sa gueule ouverte, sa langue pendante après sa course, pour lui dire de trouver immédiatement une Gazette et de l'ouvrir à la page juste après la rubrique des sports. Elle confirait sa vie -…et sa carrière- à Ron, et elle n'avait pas hésité une seconde avant de littéralement arracher des mains d'un de ses collègues la première Gazette qui passa sous son nez. Elle avait scannée la page en question et avait lâché un cri outré puissant au beau milieu des couloirs de son service, le chien vaporeux disparaissant alors que quelques uns de ses collègues lui lançaient des regards surpris -…mais habitués-.

Une heure plus tard le scandale éclatait pour de bon dans toute la Grande Bretagne et elle avait passé le reste de la matinée à écouter les sermons et les reproches du conseil ministériel avant qu'ils ne la relâche que pour mieux l'envoyer en pâture devant une foule de journalistes l'attendant dans le grand hall. Et elle ne parlait même pas des centaines de Beuglantes apparues sur son bureau et qui avait explosées toutes en même temps quand elle enfin réussi à en franchir la porte très tard ce soir là. Elle avait géré la situation avec brio, bien évidemment. Mais cela lui avait rajouté une masse de travail énorme dont elle se serrait bien passé. Et un retard qu'elle trouvait absolument indécent dans son plan de re-structuration du Ministère.

Sans même parler du faite qu'avec toute cette foutue histoire le nombre de ses rendez-vous avait explosé et elle n'avait presque pas eut le temps de voir Severus de toute la semaine. Alors même que leur relation commençait enfin à significativement évoluer Hermione se retrouvait obligée de tenir de conférence de presse au Ministère, d'écrire des comptes rendus, et d'animer des réunions interminables pour tenter de trouver le salaud qui l'empêchait de rentrer chez elle pour ne serait-ce que manger et dormir !

Et quand, par miracle, elle réussissait enfin à rentrer à la maison, c'était bien souvent pour rentrer bien après le couché du soleil, les rues désertes et les lumières de toutes les maisons de l'allée éteintes. Il ne lui semblait retrouver la paix et la lumière qu'une fois qu'elle passait la porte d'entrée, la lueur des lustres de la salle à manger éclairant son chemin jusqu'à un set de table et un repas chaud placé sous sortilège de stase. Parfois Severus arrivait à la croiser, l'attendant quelque part dans la maison et toujours prompt à la rejoindre dés qu'elle passait le pas de la porte. Seulement elle n'avait alors que la force de se nourrir, sa voix enrouée incapable de prononcer un mot de plus après toutes ces conférences de presse, et elle allait se coucher directement. Pour mieux recommencer l'enfer le lendemain. Un soir il l'a retrouva endormie dans la salle à manger, la tête posée sur la table à côté de son assiette – qu'elle avait tout de même pris le temps de terminer avant de s'écrouler-. Mais si la situation le frustrait, Severus n'en laissait rien paraître, continuant tout aussi naturellement de prendre soin d'elle dans des détails qui auraient pu sembler insignifiant mais qui donnaient du courage à la jeune femme pour se lever le matin.

Elle avait toujours un repas l'attendant dans la grande salle à manger, quelque soit l'heure à laquelle elle partait ou rentrait, et il l'a ramenait toujours jusqu'à son lit l'aidant parfois pour qu'elle se débarrasse de sa sous-cape et de ses bottines. Sans parler de la fois où elle s'était réveillé en pyjama dans son lit sans avoir le souvenir d'avoir réussi à arriver jusque là. Il s'arrangeait également toujours pour l'accompagner jusqu'à la porte d'entrée avant qu'elle ne parte, et l'aidait à enfiler sa cape avant de lui voler quelque minute de son précieux temps pour l'embrasser jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de souffle.

Sans lui… Peut-être que cette crise monumentale au travail aurait finit par avoir sa peau. Mais elle n'avait jamais été autant au top de sa forme. Et malgré les quelques heures de sommeils qu'elle avait perdues cette semaine elle ne s'était jamais sentie aussi vivante et combative. Le monde magique n'avait qu'à bien se tenir, parce qu'Hermione Snape était à présent dans la place. Et qu'elle n'allait certainement pas lâcher le morceau aussi facilement. Elle voulait ce futur poste de Ministre.

Et elle l'aurait.

Hermione prit alors une grande inspiration, rassemblant tout le courage de sa digne maison, et attrapa une nouvelle fois sa plume pour gratter frénétiquement les conclusions de son compte rendu –le centième du dossier jusque là- sur un parchemin déjà long de soixante centimètres.

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Quelques heures plus tard – elle perdait le compte- alors que son estomac grondait bruyamment sous la faim Hermione lâcha enfin sa plume, satisfaite. Elle venait de finir la dernière ligne, et d'apposer sa dernière signature, le bout de sa plume à deux doigts de se briser d'épuisement, et avait –enfin !- refermé l'énorme dossier dans un long soupire.

- C'est pas trop, grogna-t-elle en jetant sa plume sur son bureau et en se tordant sur son fauteuil pour faire craquer une nouvelle fois son dos douloureux.

Elle jeta un regard à la pendule au dessus de la porte de son bureau et sourit. Elle avait réussi à finir avant minuit ! Son exploit aurait mérité une foule d'applaudissement ! Elle venait d'empêcher le cabinet de s'effondrer à elle toute seule ! Hura ! Mais il ne restait plus personne dans le service pour ça. Cette bande de cornichons étaient plus intéressé par leur week-end que part la survie d'une loi primordiale à l'entente future entre toutes les espèces magiques. Ça la dépassait complètement. Et aujourd'hui elle pouvait dire qu'elle comprenait le sens du sacrifice ! Elle aussi elle avait un copain…heu un mari ! Elle aussi elle aurait aimé rentrer chez elle pour profiter de la vie !

Mais parfois le Ministère n'attend pas !

Et Severus, s'il l'aimait, devrait l'accepter.

Mais heureusement pour ça il connaissait déjà sa haute valeur du travail, et ses yeux brillaient tellement d'amusement et d'admiration lorsqu'elle parlait de sa carrière qu'elle savait qu'il voudrait qu'elle réussisse. Ne serait-ce que vous la voir écraser les sondages et ses concurrents, et imposer à elle toute seule sa vision du futur au monde magique. Elle le savait suffisamment Serpentard pour prendre ce plaisir pervers à travers elle. De plus, il était lui-même tellement investit dans ses potions et ses recherches –qu'il avait mit de côté toute sa vie à cause de la guerre- qu'il aimait certainement la savoir occupée quelque part à l'extérieur plutôt que seule à rester à s'ennuyer dans cette grande maison. Elle pouvait toujours l'aider dans ses potions mais ce n'était pas vraiment ses recherches à elle. Ni même sa plus grande passion, bien que cela ait toujours été l'une de ses matières préférées à l'école.

Elle était née pour faire de la politique, elle le sentait au plus profond de ses tripes. Elle ferait les choses, et elle les ferait bien. Et pour ça elle devrait apprendre à sacrifier un peu de son temps auprès de Severus lorsque des dossiers aussi brûlants que celui là arriveraient encore sur son bureau. Ce qui finirait forcément par arriver tôt ou tard.

Seulement, pour aujourd'hui, c'était bel et bien fini. Elle avait à présent deux jours fabuleux devant elle et elle comptait bien en profiter pour s'accrocher au cou de Severus et ne plus le lâcher jusqu'à lundi. Avec de la chance elle réussirait à lui arracher tous ses vêtements dés ce soir et ils passeraient alors le week-end à se balader de la chambre à la cuisine nus comme au premier jour…

Hermione imaginait déjà ses fesses parfaites – A un certain point elle ne s'était plus gêné pour les mater dans la Pensive- se balader devant elle dans la cuisine pour lui faire un petit encas d'après-sexe. Et c'est les oreilles rouges et brûlantes qu'Hermione attrapa sa cape et sa baguette, l'énorme dossier sous le bras, pour finalement sortir de son bureau. Elle pressa le pas à travers le couloir désert, ses bottines parfaitement silencieuses sur la moquette épaisse à cet étage, et ne ralentit même pas lorsqu'elle arriva face au bureau de son bosse. Elle ouvrit la porte en grande, tombant sur fauteuil vide comme elle l'avait déjà deviné, et jeta presque la pile de parchemin sur son bureau déjà bien encombré. Elle lança un petit œil critique tout autour d'elle, comme à chaque fois qu'elle venait ici, et catalogua tout ce qu'elle allait changer quand le bureau de son bosse deviendrait son bureau. Ce qui ne devrait plus tarder d'ailleurs, après la maitrise avec laquelle elle avait géré cette semaine infernale.

Elle claqua la porte en sortant et fila ensuite rapidement rejoindre les ascenseurs pour remonter à la zone de transplanage à l'entrée du grand hall.

Elle trépignait littéralement d'impatience devant les grilles des ascenseurs, appuyant sans cesse sur le bouton et tournant presque en rond. Tout à coup le temps lui semblait filer à toute vitesse et elle ne voulait plus perdre une seule seconde de plus ici. Trois ascenseurs arrivèrent en même temps et elle se jeta dans le premier à côté d'elle sans réfléchir, s'accrochant déjà à la poignée du plafond alors que les grilles se refermaient à peine sur elle.

La jeune femme était excitée comme une puce. Elle était tellement contente d'elle et de son travail. Elle avait réussi à tout boucler, avec panache ! Et elle sentait son ventre se tordre de plaisir chaque fois qu'elle pensait aux deux jours de libres et à l'homme l'attendant à la maison. Autant dire constamment depuis qu'elle avait enfin lâcher sa maudite plume !

Une vague image de belles fesses masculines passa une nouvelle fois sous ses paupières closes et la jeune femme fut certaine qu'elle affichait un sourire particulièrement stupide sur le visage lorsque les grilles de l'ascenseur s'ouvrirent sur le grand hall et qu'elle tomba nez à nez avec l'un de ses collègues. Justin quelque chose.

- Oh ! Excuse-moi, s'exclama-t-elle en évitant in extremis de lui rentrer dedans.

- Non, c'est moi, répondit Justin dans un sourire à la blancheur parfaite. Elle vit parfaitement ses yeux bleus clairs détailler son visage et elle était certaine d'être un peu rouge, son sourire ayant du mal à partir – la faute à ce maudit Serpentard et à ses fesses musclées !- Je ne devrais pas me tenir aussi près des portes. Depuis le temps que je travail ici j'aurai déjà dû apprendre que sa peut-être dangereux.

- Tu devrais peut-être oui, Gloussa-t-elle un peu – elle se sentait un peu folle ce soir, la faute surement à ses heures de sommeil perdues-, et Justin écarquilla un peu les yeux. La semaine dernière j'ai croisé un type avec un Scranboulof sous le coude, la sale bête m'a presque mordue quand il est passé à côté de moi.

- Je suivrai donc ce conseil, répondit-il dans un petit sourire.

Hermione lui rendit son sourire et lui fit un petit hochement de tête avant de le contourner, presque en sautillant, pour s'engager dans le Grand hall.

- A vrai dire, commença alors Justin et elle s'arrêta automatique pour le regarder – Quoi, encore ?! -. J'allai justement descendre au bureau voir comment le dernier dossier avançait.

Le dossier avançait très bien, merci à elle-même et à tout son travail, SOLO, pensa-t-elle un peu aigrement mais elle se refusait à gâcher sa bonne humeur et préféra lui répondre plus courtoisement.

- Il n'y a plus de problème concernant ce dossier, ne t'inquiètes pas. L'équipe fera un dernier débriefing lundi matin et j'espère qu'ensuite nous ne reparlerons plus jamais de ce fiasco, lâcha-t-elle dans un sourire en faisant mine de reprendre son chemin.

Justin fronça un peu les sourcils à sa remarque mais ne sembla pas comprendre que la conversation se terminait car il se mit à marcher avec elle jusqu'à l'air de transplanage.

- Mais peut-être que tu as envie d'en parler un peu avant la réunion, histoire d'être sûr que tu n'as rien oublié.

Elle n'avait pas envie d'en parler, elle n'avait rien oublié, et elle était plus que prête pour cette fichue réunion ! Elle aurait même put la faire maintenant, si le reste de ses collègues ne s'étaient pas déjà enfuis en courant et si elle n'avait pas elle-même une furieuse envie de rentrer chez elle retirer sa robe de sorcière et ses bottines pour se mettre en pyjama et se vautrer dans le petit salon, bien au chaud sur le canapé et dans les bras de son colocataire/mari/passé-futur amant.

- On pourrait aller boire un verre, continua Justin en se passant une main dans ses cheveux blonds à la coupe parfaite.

- Vraiment je suis épuisé, lâcha Hermione tout à trac en arrivant devant l'air de transplanage. Il est vraiment tard et ça à été une semaine de dingue, je crois qu'il est préférable que je rentre chez moi. Bonne soirée, Justin.

Sans attendre sa réponse, Hermione fit un grand pas en avant, au delà de la limite empêchant normalement les sorciers de transplaner à l'intérieur du Ministère, et dés qu'elle sentit la magie lui chatouiller le bout des orteils elle fit un petit tour sur elle-même pour disparaitre du hall dans un puissant CRAC.

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Le soleil avait depuis longtemps finit sa descente et même si plusieurs étoiles étaient déjà bien voyantes au dessus de sa tête le ciel se parait encore de rouge et de mauve, comme une lointaine lueur, vers l'ouest. Hermione fut contente d'atterrir cachée dans la petite ruelle près de la maison. D'habitude elle prenait toujours le temps de se désillusionner avant de transplaner, mais cette fois Justin avait tellement poussé à bout sa patience qu'elle avait préféré s'enfuir aussi vite que possible avant qu'il ne lui propose un meeting autour d'un thé ou elle ne savait quoi d'autre. Et tant pis pour la politesse.

Ravie de retrouver l'air du Nord, doux et sec en cette toute fin de journée de printemps, elle prit le temps de prendre une grande goulée d'air par le nez, gonflant sa poitrine avant de relâcher son souffle et ses épaules, se débarrassant enfin du poids du Ministère pour profiter pleinement de son repos et de Severus.

Le CRAC caractéristique d'un transplanage éclata alors subitement juste derrière elle et Hermione poussa un cri de frayeur, tout son corps se tendant sous la surprise alors qu'elle se retournait comme une folle, et baguette en main, vers son collègue.

- Juste ciel, Justin ! S'exclama-t-elle en portant une main à son cœur, l'autre rangeant dans ses robes sa baguette qu'elle avait sortit par pur reflexe. Puis, semblant se rendre compte qui se trouvait devant elle et ils se trouvaient, elle ajouta dans un grondement exaspéré : Bon sang, mais qu'est ce que tu fiches ici ?

- Je…Je…, bégaya Justin une seconde avant de se reprendre et de carrer les épaules. Je t'ai suivi. Je voulais te parler, mais tu ne m'as pas laissé le temps et j…

- Tu m'as suivi ? Gronda Hermione, ses yeux lançant des éclairs. Tu m'as lancé un sortilège de pistage ?

Et cette fois sa voix gronda si dangereusement dans le fond de sa gorge que Justin recula d'un pas rapide en levant ses deux mains devant lui pour tenter de l'apaiser.

-Écoutes je suis vraiment désolé. C'est très déplacé, je sais m…, tenta-t-il avant de se faire couper net par la voix accusatrice de la sorcière.

- Déplacé ? C'est surtout illégale tu veux dire ! Bon Dieu, imagines un peu si quelqu'un de la Gazette t'avais vu faire ! Tu te rends compte qu'après la mauvaise presse de cette semaine le cabinet ne peut pas se permettre un autre article à scandale. Sans quoi le grand conseil risque de nous renvoyer devant la commission ministérielle.

Elle s'avança devant lui, son ombre menaçante sous les dernières lueurs rougeoyantes du couché de soleil s'écrasant dans la petite ruelle pavée.

- Je ne retournerai pas devant la commission ministérielle, ajouta-t-elle dans un grognement sinistre entre ses dents crispées. Le cabinet à assez perdu de temps comme ça cette semaine.

Et Justin déglutit nerveusement devant elle avant de lui faire un rapide hochement de tête.

- Bien, souffla-t-elle en laissant ses épaules retomber une nouvelle fois. Elle soupira et se massa une seconde l'arrête du nez, un début de migraine commençant à taper sous son crâne. Cette journée n'en finirait-elle donc jamais ? Rentres chez toi maintenant Justin. Il est tard.

Hermione voulut alors faire volte face, et rentrer vite chez elle mais le jeune femme lui attrapa alors subitement le poignet pour la retenir.

- Attends ! S'exclama-t-il, presque affolé. S'il-te-plait, c'est important, continua-t-il un peu plus calmement semblant se ressaisir alors qu'Hermione le regardait avec des grands yeux comme des soucoupes.

Important comment ? « Important », comme important ? Se demanda la sorcière en lançant un regard nerveux à la main toujours enroulée autour de son poignet. Mais elle commençait doucement à comprendre que cela n'avait peut-être aucun rapport avec le travail et elle n'aimait pas du tout ça.

- Je voudrais qu'on ait une chance de se voir, lâcha-t-il alors précipitamment.

- On se voit presque tous les jours au bureau Justin, répondit-elle de manière automatique, alors même qu'elle se doutait bien que ce n'était vraiment pas la question.

- D'avoir une chance de se voir à l'extérieur du bureau, insista le jeune homme. Il avait les joues rouges de gènes et Hermione était à peu près sûre qu'elle aussi. Si peut-être, tu ne fais rien ce week-end… On pourrait peut-être aller quelque part… Peut-être sur le Chemin de Traverse, faire les boutiques. Ou je ne sais pas, peut-être aller boire un verre ou manger un morceau.

Ok, ça faisait en un peu trop de peut-être pour quelque chose qu'elle savait être surtout un grand : JAMAIS.

Déjà elle n'allait pas faire les boutiques. Hermione Granger –heu Snape…- faisant du shopping, ça n'existait tout simplement pas ! Ses robes elle se les achetait par catalogue, de même que tout le reste en faite, n'ayant tout simplement pas le temps de se rendre sur le Chemin de Traverse. Elle pourrait, à présent qu'elle avait appris à faire un peu de place à sa vie privée entre deux journées de travail, mais elle préférait passer ses heures en privé justement. Ensuite elle n'avait aucune envie de trainer en compagnie de Justin toute une après-midi. Le garçon était charmant, toujours très poli et travailleur, un excellent associé au bureau là n'était pas la question. Jusqu'ici elle n'avait jamais trop fait attention à l'individu, il était son collègue et son existence s'arrêtait pour elle à la porte du Ministère. Et il n'aurait certainement jamais eut l'opportunité de lui adresser la parole pour autre chose que pour le travail si elle n'avait pas appris à lever un peu la tête de ses dossiers dernièrement. Grâce à Severus, l'attendant tous les soirs à la maison comme un roc solide et immuable, et aux nombreuses heures de sommeil retrouvés, la jeune femme avait prit le temps de discuter avec ses collègues ces dernières semaines. Pour parler de tout et de rien. Et quel exploit ! Car habituellement elle les agressait plutôt dans un coin de couloir ou carrément dans leur propre bureau pour savoir pourquoi tel ou tel dossier n'était toujours pas arrivé jusqu'à son bureau. Elle leur avait parlé du temps radieux du printemps cette année, de son chat, du dernier livre sortit de tel auteur, et elle les avait écoutées avec autant de patience que possible malgré son travail brûlant sur son bureau et lui hurlant de revenir immédiatement. Elle avait fait l'effort de la sociabilisassion, consciente peu à peu qu'elle ne pouvait tout simplement pas faire comme si le monde en dehors de son travail n'existait pas alors même qu'elle voulait représenter, en tant que Ministre, ce monde mouvant tout autour d'elle. C'était difficile, leurs conversations bien moins intéressantes que celles de Severus, mais si ça lui permettait de devenir une meilleur Ministre par la suite elle était plus que prête à faire cet effort.

Seulement Hermione n'avait jamais eut l'impression de flirter avec qui que ce soit ! Et encore moins avec Justin –quelque chose-, malgré ses bonnes manières, ses cheveux de surfeur et son sourire Colgate ! Déjà que ça ne l'intéressait pas avant, ce n'était certainement pas maintenant qu'elle allait commencer à lui faire les yeux doux. Merlin, elle était une femme mariée ! Anciennement ou nouvellement, elle ne voulait pas trop y réfléchir, mais mariée tout de même et très –très !- amoureuse de son époux. Elle n'avait aucune raisons –ou envies- pouvant la faire accepter ces avances nerveuses et bredouillantes.

Comment allait-elle se sortir de là ? Elle n'en avait pas la moindre idée.

-Écoutes, Justin…, commença-t-elle doucement en cherchant un moyen de préserver ses sentiments, et son fragile égo de mâle. Pauvre Justin. Je suis flattée, vraiment. Mais je ne crois pas que ce soit une très bonne idée de sortir ensemble. Nous sommes collègues, et on sait tout les deux que le doyen a déjà prévu de me faire passer « officiellement » directrice du cabinet. Une relation entre nous…, elle hésita une seconde, sentant la main de Justin trembler autour de son poignet, …ne serait pas très appropriée.

- Mais nous pourrions être discret, souffla-t-il nerveusement en la regardant dans les yeux. Je peux être discret Hermione. Je connais tes ambitions, je sais l'amour que tu portes à ton travail. Je pourrai t'aider, insista-t-il encore pour la convaincre. A ces yeux cela semblait être de très bons arguments car il commençait peu à peu à s'enflammer en continuant : Lier le travail et le plaisir. Imagines un peu pouvoir avoir ton amant dans le bureau d'à côté, capable de venir à n'importe quel moment pour te donner du plaisir. Te faire l'amour, entre deux dossiers du Ministère.

C'était une trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès mauvaise idée ! La pire du siècle ! L'empêcher d'avancer sur son travail dans son propre bureau ?! Ce type était un grand malade !

- Ahem ! Désolé Justin, mais toute cette histoire c'est un peu trop pour moi, dit-elle en essayant de ne pas trop paraître nerveuse lorsqu'elle tenta de tirer sur sa main pour le faire lâcher prise. Je ne cherche à rencontrer personne en ce moment. Et franchement tout ce truc sur une relation au bureau, très peu pour moi, continua-t-elle en secouant son poignet, en vain.

- Je sais ! Lâcha Justin, sans même sembler se rendre compte qu'elle tentait de se reculer de sa prise. Tu es une femme solitaire, je l'ai vu. Mais moi aussi ! Je passe mes journées au Ministère et je ne vois presque jamais personne en dehors de mes collègues. Nous sommes tout les deux des gens intelligents mais seuls, avec personne ne l'attendant à la maison. Toi et moi, Hermione. Ce serait parfait, on aurait presque même plus besoin de sortir du cabinet.

Et il gloussa sous le regard affolé de la jeune femme, trouvant certainement sa dernière remarque amusante. Mais Hermione ne trouvait rien de tout ça amusant. Parce que cela faisait affreusement échos à sa vie d'il y a encore quelques semaines. A ces heures passées enterrée dans son bureau, noyée sous une masse de travail à rendre fou, sans jamais voir personne si ce n'est quelque visage dans les ascenseurs et à la machine à café. Jusqu'à oublier la couleur du ciel… Elle avait un peu pitié de lui, et entendait parfaitement son cri solitaire dans cette invitation fébrile.

Le seul problème c'est que l'invitation en question, non seulement la dégoûtait –Pardon Justin- mais était en plus totalement inconvenante et immorale. Elle resterait à jamais fidèle à Severus – pourquoi aller voir ailleurs quand on l'avait lui à la maison !- et n'avait aucune envie de batifoler avec son collègue dans son bureau. Merci bien.

- Justin, tu n'as pas l'aire de comprendre, grinça-t-elle entre ses dents, nerveuse mais aussi de plus en plus impatiente. Non, c'est non, et elle arracha son poignet si vite de sa prise qu'il ne put rien faire pour la retenir.

Il ne fit aucun autre mouvement pour s'avancer devant elle, ses grands yeux bleus simplement fixés aux siens alors qu'elle massait son poignet pour faire passer sa circulation sanguine coupée. Il rougit et lui envoya un regard un peu honteux. Hermione savait, qu'au fond, il était parfaitement inoffensif. Elle l'avait vu une fois poursuivre une coccinelle pour finalement la relâcher par la fenêtre… Il avait surtout l'air d'avoir passé trop de temps tout seul et encore une fois elle fut envahie par un petit sentiment de sympathie et de pitié. Pauvre, pauvre Justin.

- Rentre chez toi, Justin. Il est tard et on a beaucoup travaillé aujourd'hui, répéta-t-elle. Reposes toi ce week-end, et lundi je te promets de faire comme-ci rien de tout ça ne s'était passé.

Elle lui fit un petit sourire et, quand elle le vit ouvrir la bouche pour ajouter quelque chose, ses yeux presque larmoyant lui rappelant ceux d'un bébé chat, elle lâcha un rapide « Bonne soirée Justin » avant de filler dans la ruelle à toutes jambes. La sorcière voyait la maison à quelques dizaines de mètre et elle s'empressa d'accélérer encore un peu plus le pas. Elle se retint de grogner et de lever les yeux au ciel lorsqu'elle entendit des pas précipités la suivre.

- Hermione attends ! S'exclamait le jeune homme derrière elle.

- Rentres chez toi Justin ! Lâcha-t-elle d'une voix forte sans même se retourner, ses bottines de cuire claquant le pavé sous son pas pressé alors qu'elle resserrait sa cape autour d'elle malgré la douceur de l'air dans la nuit tombante.

Arrivée à mi chemin, le perron plus qu'à une dizaine de pas seulement elle sentit une main s'abattre sur son épaule pour la retourner vivement. Elle poussa un petit cri et se tétanisa une seconde quand il la maintint par les épaules devant lui.

- Je sais que ça peut faire un peu peur, et je comprends, insista-t-il encore inutilement. Tu n'as certainement pas l'habitude de ce genre de chose. J'ai bien remarqué que toi non plus tu n'avais personne dans ta vie. Tu arrives tôt au travail, tu repars tard, tu n'as aucune vie sociale en dehors du bureau. Je sais ce que c'est. Et… Et je serai doux avec toi Hermione, expliqua-t-il en lui serrant fort les épaules mais –fort heureusement- sans chercher à trop la rapprocher. J'ai bien vu que dernièrement même le bureau semblait t'ennuyer. Mais moi j'arriverai à te redonner le plaisir du travail ! Tout les deux on pourra se soutenir, se faire du bien. Et je te jure que nos dossiers ne prendront pas de retard ! S'exclama-t-il enfin, croyant que c'était ce qui inquiétait le plus la jeune femme.

- Tu ne comprends rien, j…, tenta-t-elle en se tortillant sous sa prise pour se dégager.

- C'est toi qui ne comprends pas ce que je pourrais faire pour toi, lâcha-t-il frénétiquement en serrant un peu plus sa prise sur elle. Ce que j'ai déjà fait ! Sans moi tu serais encore resté à t'ennuyer, ta loi sur les créatures magiques prenant la poussière dans un placard !

- Qu… Attends, quoi ? Demanda alors Hermione en cessant totalement de bouger sous ses mains, un doute affreux se glissant le long de son échine. Ne me dis pas que c'est toi qui as vendu l'info à la Gazette...

- Je ne l'ai pas vendu, lâcha-t-il dans une grimace. Pour qui tu me prends. J'ai juste envoyé un hibou anonyme à la Gazette avec une copie du dossier, lui expliqua-t-il encore dans un grand sourire, très fière de lui.

- …TU AS FAIS QUOI ?!

Elle fit sursauter Justin si fort qu'il l'a lâcha et qu'elle s'écarta de quelque précieux centimètres pour lui balancer une gifle magistrale.

- Tu es l'abruti le plus abruti de tous les abrutis ! Lui hurla-t-elle ensuite au visage alors qu'il attrapait sa joue écarlate dans sa main et la regardait avec des yeux terrifiés. Tu as gâché des mois de travail ! L'info n'était pas encore prête à sortir et toi tu l'as balancé en pâture à la Gazette ! A cause de toi le cabinet va peut-être mettre des années avant de pouvoir sortir cette loi sur les créatures magiques ! Tu n'es vraiment qu'un crétin !

- Mais j'ai fait ça pour toi ! Se plaignit-il.

Presque sans s'en rendre compte Hermione avait sortit sa baguette et elle se retint de toutes ses forces pour ne pas lui lancer un sort. Son directeur de cabinet ne lui pardonnerait pas si elle lançait un sort d'éventrement à l'un de ses associés. Sans parler qu'un sorcier n'avait pas le droit de se présenter au poste de Ministre de la Magie après avoir fait de la prison. Elle ne craignait pas Azkaban, elle en ferait de la pâtée pour chat, mais elle ne se remettrait peut-être jamais de sa carrière brisée.

- Tu ne m'as absolument pas rendu service Justin ! Tu n'avais aucune raison de te mêler de mes dossiers ! Et tu n'as pas plus de raison de te mêler de ma vie privée !

- Mais je t'aime ! S'exclama-t-il tout à trac devant elle, lui clouant presque le bec.

L'air de rien elle envoya un regard désespéré en direction des fenêtres de la maison donnant sur la salle à manger, espérant de tout cœur que Severus l'attendait là et l'apercevrait, elle et son désarroi.

Elle ne pouvait pas jeter un sort à Justin, au risque d'avoir de sérieux ennuis car elle n'était pas sûr de réussir à se calmer avant de le réduire en bouillie, mais elle n'arrivait pas plus à le décoller de ses chaussures en lui hurlant que NON elle ne voulait pas coucher avec lui au bureau, ou partout ailleurs ! Et que NON elle ne voulait plus jamais travailler avec lui de toute sa foutue vie !

- Hermione, je t'aime ! Lâcha-t-il encore dans une exclamation plus enflammée cette fois et il prit totalement la jeune femme par surprise lorsqu'il l'attrapa une nouvelle fois par les épaules et plaqua sa bouche contre la sienne.

Pauvre fou inconscient ! Fut sa seule pensée avant qu'elle n'entende la porte d'entrée de la maison s'ouvrir à la volée, son bois solide frappant si fort le mur qu'Hermione jura sentir son tremblement jusque sous ses pieds.

Oh oh

Les lèvres de Justin quittèrent sa bouche une demie seconde plus tard, frappé de plein fouet par un sort de repousse particulièrement puissant. Hermione le regarda s'écraser lourdement sur les fesses à plusieurs mètres d'elle dans un glapissement misérable. Et l'instant d'après l'ombre immense de son époux apparaissait à côté d'elle.

Elle n'avait absolument rien à se reprocher. . RIEN ! Alors pourquoi est-ce qu'elle se mit à déglutir nerveusement sous les pupilles noirs de son époux lorsqu'elles se posèrent sur elle ? Elle n'en avait pas la moindre idée...

Plus loin et toujours affalé sur le pavé de l'allée, Justin perdait toutes ses couleurs, ses yeux prêts à lui sortir de la tête, tandis qu'il détaillait le sombre sorcier de la tête aux pieds.

- Prr...Pro…Professeur ? Bredouilla-t-il en ayant clairement perdu l'usage de sa langue.

- Mr Sullivans, siffla Severus d'une voix caverneuse et Hermione se retrouva d'un coup dans sa salle de classe, simple écolière de première année terrifiée devant la chauve souris des cachots. S'il lui faisait un tel effet, sans même être celle qu'il fusillait du regard, elle ne s'étonna pas de voir Justin à deux doigts de se faire dessus. Je vous serai gréé de ne pas vous approcher de ma femme. Je ne suis peut-être plus capable de retirer des points à la maison Serdaigle ou de vous mettre en retenue. Mais je n'hésiterai pas à vous provoquer en duel si un jour vous oser encore l'embrasser.

- Fe…Femme ?! S'exclama Justin, le cul par terre dans tous les sens du terme. Tu es mariée à… Snape ?! Lâcha-t-il encore en regardant Hermione avec à présent une pointe de dégoût dans la voix. Cette dernière leva les yeux au ciel, cet abruti voyant un revenant et c'est tout ce qu'il trouvait à dire !

- Parfaitement, renifla-t-elle en le fusillant du regard. Et c'est pourquoi ma réponse reste et restera toujours : NON !

Pour lui prouver qu'il n'avait plus aucun espoir elle attrapa la main de Severus et la serra fort dans la sienne sous les yeux ronds de son collègue.

- Et considères toi comme viré ! Je ne veux pas d'un abruti dans mon équipe. Tu as trahis le cabinet en balançant une info à la Gazette et ça je ne peux pas le tolérer, siffla encore la jeune femme sous un regard impérieux.

Les yeux de Justin s'écarquillèrent encore un peu plus et elle le vit ouvrir la bouche pour protester violemment avant que Severus ne lève subitement sa baguette et ne lance « Oubliette ».

- Severus ! S'offusqua alors la sorcière dans une grande exclamation. Ce qu'il venait de faire était totalement illégale.

- Tais-toi s'il te plait, répondit-il et Hermione ne sut pas si ce fut le tutoiement ou son ton un peu sec qui la força à se taire en se mordant la langue alors qu'il lançait à Justin le sortilège d'Impérium. Vous allez rentrer chez vous et ne plus jamais tenter de séduire Hermione ici présente. Et je ne veux plus jamais vous voir dans cette partie du pays. Partez maintenant ! Gronda-t-il au pauvre Justin, toujours le cul par terre et un peu chamboulé.

Ce dernier prit quelque seconde pour fixé son environnement d'un air perdu avant de se relever et de transplaner aussitôt, disparaissant définitivement de l'allée sombre sous les yeux écarquillés de la jeune femme.

- Mais enfin Severus ! S'exclama-t-elle à nouveau, sans plus pouvoir se retenir.

- Oui je sais, ce que je viens de faire est illégal, grogna-t-il en rangeant sa baguette dans la manche de sa veste. Tu me pardonneras si je ne suis pas toujours en règle avec la loi. Mais il fallait bien que je lui efface la mémoire pour l'empêcher de revenir ici avec une horde de journalistes.

- Severus…, tenta-t-elle mais il l'a coupa vivement.

- Et je suis aussi navré pour l'Imperium, mais je n'ai rien fait de grave. De vraiment grave, renifla-t-il dans son grand nez en tournant la tête et refusant de la regarder. Et d'après ta réaction j'ai pensé que tu apprécierais qu'il ne s'approche simplement plus de toi. Ce n'est pas comme si je lui avais demandé de se jeter dans la Tamise, une pierre accrochée à ses pieds.

L'air nerveux du sorcier dévoila à la jeune femme qu'il y avait certainement pensée avec beaucoup de sérieux. Mais heureusement, malgré sa sombre réputation, Severus n'était pas un meurtrier de sang froid et même si l'envie devait le démanger comme jamais le sorcier n'avait rien fait d'autre que de renvoyer le garçon chez lui.

- Ce n'est pas ce qui m'embête, lâcha-t-elle enfin d'une voix douce quand il lui laissa enfin l'occasion d'en placer une.

- Non ? Demanda suspicieusement Severus. Elle n'avait quand même pas envie que le garçon reste passer la soirée avec eux ! Pas après qu'il lui ait volé un baiser ! Et il l'avait vu le gifler à travers les fenêtres de la salle à manger, elle n'avait absolument pas l'air intéressé par ses beaux yeux bleus, ni son sourire parfait.

- Non, gronda-t-elle en lui lâchant la main pour poser ses deux poings sur ses hanches. Tu lui as effacé la mémoire ! Et lorsqu'il fronça les sourcils sur elle, Hermione ajouta exaspérée : Je vais devoir le virer une deuxième fois lundi matin !

Son exclamation, au lieu de l'inquiété, sembla au contraire le détendre et il laissa un sourire en coin étiré ses lèvres avant de s'approcher d'elle et de replacer une de ses boucles derrière son oreille. Ce soir son chignon était encore plus en bataille que d'habitude.

- Si ce n'est que ça je peux parfaitement m'en charger, souffla-t-il dans son oreille. Une mèche de tes cheveux, un peu de polynectar, et je me charge à ta place de ce crétin inconscient.

- Et est-ce que je peux avoir ta parole que tu n'en profiteras pas pour faire pleurer ce pauvre Justin en l'humiliant devant tout le bureau ? Répliqua-t-elle en passant ses bras autour de son cou pour se coller un peu à lui, leur visage se frôlant.

- … J'éviterai de le faire pleurer, c'est promis.

- Et tu n'en profiteras pas non plus pour reluquer ou toucher mon corps après ta petite mise en scène, jusqu'à ce que les effets de la potion se dissipent ?

- … Tu commences à bien me connaître, gloussa presque le sorcier contre sa joue. Et Hermione sentit son estomac faire une pirouette, parce que Severus ne gloussait jamais. Et c'était à la fois le son le plus étonnant et le plus adorable son qu'elle n'ait jamais entendu.

- Serpentard, souffla-t-elle dans son cou en se collant tout à coup à lui de toutes ses forces. Parce qu'il devait certainement faire exprès d'être aussi sexy et attirant, pour la rendre folle !

Mais il ne la laissa s'accrocher à lui que quelque seconde et esquiva ses lèvres quand elle voulut se rapprocher, avant de la dégager et de simplement lui prendre la main.

- Rentrons, dit-il en la tirant vers la maison. Il n'aimait pas particulièrement les scènes romantiques en publique, même lorsque leur publique se résumait à une allée déserte à présent totalement sombre. Et il préférait bien loin l'intimité de la maison pour ce qu'il avait en tête.

Elle fit la moue, un peu déçue de ne pas recevoir son baiser, mais le suivant tout de même sans protester jusqu'à la maison.

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A peine la porte refermée Hermione comprit qu'il n'allait finalement pas en rester là. Comme à son habitude il la débarrassa de sa cape, qu'il accrocha distraitement au porte manteau dans l'entrée, seulement cette fois le baiser qu'il lui offrit pour lui souhaiter la bienvenue atteint en quelques secondes un niveau délire.

Hermione se retrouvait collée à ses lèvres par ses deux mains immenses lui tenant fermement le visage, sa grande taille la surplombant totalement, ses lèvres envahies par les siennes et par sa langue qui ne cessait d'aller et venir contre la sienne jusqu'à lui en faire perdre le souffle.

- Pendant une seconde, souffla-t-il tout contre ses lèvres, sa respiration forte. J'ai bien cru que j'allais tuer ce petit crétin.

- Pendant une seconde, souffla-t-elle à son tour. J'ai cru que tu allais le faire. Et elle l'embrassa à son tour passionnément, son visage se penchant sur le côté pour esquiver son grand nez et plaquer sa bouche sur la sienne avant de sortir sa langue pour l'attaquer à son tour.

Elle le fit gémir sous sa caresse voluptueuse et la jeune femme se sentit une seconde toute puissante, son ventre se crispant de plaisir. Elle passa ses bras autour de son cou, le forçant à lâcher ses joues, et s'éleva complètement sur la pointe des pieds pour jeter sa poitrine contre son torse. Elle voulait sentir son corps, sa chaleur, sa présence, tout autour d'elle et tout contre elle. Partout, elle le voulait partout.

- Hermione, grogna finalement Severus lorsque leurs lèvres se séparèrent enfin.

Il tenta de reprendre son souffle, ses bras crispés tout autour du corps tentateur de la sorcière. Mais elle s'acharnait si bien à lui embrasser toutes les petites parcelles de peau que sa bouche était capable de trouver sur son visage, qu'il ne réussit qu'à se faire tourner un peu plus la tête. Elle l'intoxiquait littéralement.

- Hermione, s'il te plait…Je ne vais pas pouvoir me contenir longtemps si tu continus comme ça, grogna-t-il encore contre son oreille alors qu'elle venait de réussir à passer sa langue sous sa mâchoire pour y dessiner des arabesques mystérieuses qui le firent frissonner de la tête aux pieds.

- Mais je ne veux pas que tu te contiennes, souffla la sorcière en se redressant, ses lèvres courant le long de son menton pour rejoindre la chaleur de sa bouche. Techniquement cela faisait presque six ans qu'elle attendait… Elle n'en pouvait tout simplement plus !

Il n'hésita pas à sortir sa langue contre la sienne quand elle l'enfonça entre ses lèvres, leur bouche ne pouvant tout simplement pas s'arrêter de s'embrasser malgré leurs respirations de plus en plus difficiles.

- …Tu n'as pas… encore dîné, souffla-t-il contre elle alors qu'il lui attrapait la nuque d'une main, son autre bras serrant sa taille. Il se pencha un peu plus contre elle pour la faire se cambrer.

- Je m'en fiche, répondit-elle dans un souffle tout aussi affolé que le sien, parfaitement consciente de la bosse qu'elle commençait à sentir contre le bas de son ventre. J'aurai tout le temps de dîner plus tard. Là…, souffla-t-elle en resserrant ses bras autour de son cou aussi surement qui filet du diable,… C'est toi que je veux.

La main du sorcier se crispa sur sa nuque, ses yeux sombres la dévorant du regard avant que sa bouche ne parte faire de même avec ses lèvres. Elle lâcha une exclamation gémissante, totalement envahie par sa présence et son désir.

Pourtant, bien trop vite à son goût, il s'écarta brusquement de ses lèvres. Elle voulut pousser un grognement frustré mais à la place se fut un petit cri surpris qui passa sa bouche lorsqu'il se pencha sur elle et qu'il la passa sans plus de cérémonie par dessus son épaule.

- Severus ! Gloussa-t-elle, et elle poussa un autre petit cri quand il la glissa un tout petit peu plus sur son épaule pour mieux l'installer. Mais qu'est ce que tu fais ? Gloussa-t-elle encore et la tête en bas, alors qu'il tentait de rassembler les pans de ses robes de sorcière et de sa sous cape pour ne pas les avoir dans le visage.

- Je te donne ce que tu veux, répondit-il dans une voix grave et voluptueuse qui résonna agréablement contre elle. Nous dînerons plus tard.

Et ils partirent à travers le couloir, la jeune femme sur son dos et tentant de ne pas glousser tout en s'accrochant à sa veste comme elle pouvait. La maison était un peu sombre, les lustres du couloir et de la grande bibliothèque éteints, il n'y avait que la lumière tamisée dans la salle à manger pour éclairer leur chemin jusqu'aux escaliers. Et quand ils passèrent rapidement devant le large encadrement elle distingua la grande table dressée de ses plus beaux sets de table, les verres de cristal brillant sous l'éclat des bougies, les grandes assiettes de porcelaine parfaitement ajustées, les nombreux plats sous sortilège de stase et le magnifique bouquet de fleures –venant du jardin elle en était sûre-. Et son cœur bondit dans sa poitrine. Parce que Severus l'avait attendu…

Il l'avait attendu, et il lui avait préparé un repas aux chandelles… Pour elle.

Elle retint difficilement ses larmes, émue par les attentions toujours aussi charmantes et romantiques de cet homme qui la ramenait à présent à sa chambre sur son épaule comme un vulgaire sac à patate. Cet homme plein de paradoxes, mais pourtant toujours aussi merveilleux. Son homme…

Et elle ne dit rien concernant la salle à manger, consciente que ce n'était plus le moment de poser des questions et serra à la place très fort sa veste noires entre ses mains tremblantes, respirant son odeur à s'en faire exploser les poumons.

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Il l'a jeta sur lit, et elle fut presque étonnée d'atterrir aussi souplement à travers l'épaisse couette de plume. Il prit la peine d'allumer une simple chandelle sur l'une des tables basses de son grand lit à baldaquin, avant de faire à nouveau disparaître sa baguette dans un mouvement habile.

- Severus, lâcha-t-elle dans un murmure qu'elle aurait aimé outré mais qui sortit presque misérablement d'entre ses lèvres alors qu'elle le regardait poser un genou sur le matelas et glisser tout son corps au dessus du sien.

Elle ouvrit la bouche, ne sachant trop quoi dire mais soudain trop nerveuse pour rester silencieuse. Seulement Severus posa aussitôt ses lèvres sur les sienne, son poids la coinçant définitivement sous lui sans pour autant l'écraser, et sa langue la rendit définitivement muette. Elle sentit parfaitement son désir contre ses jambes quand il se colla un peu plus à elle pour approfondir son baiser, et elle ferma un peu plus fort les yeux en sentant son cœur s'écraser sur sa cage thoracique.

Son grand nez l'obligeait à pencher son visage contre le sien, ses mains lui tenant si tendrement la mâchoire qu'elle n'aurait pas oser bouger même si sa vie en dépendait. Elle était totalement à sa merci, et elle savait qu'il savait... Seulement sa douceur seule suffisait à la dominer toute entière. Et lorsqu'il s'écarta enfin pour la laisser pousser un long souffle gémissant, elle le maudit comme elle aimait si souvent le faire. Parce qu'il la regardait avec un petit sourire narquois, très fière de lui, ses yeux noirs brillant d'excitation plantés sur elle, et qu'il était l'homme le plus beau et sexy qu'elle n'ait jamais vu. Elle sentit ses joues rougirent un peu plus si cela était possible, ses petites mains crispées sur sa veste, et elle tourna mécaniquement la tête dans les oreillers pour fuir une seconde la chaleur de son souffle au dessus d'elle.

Merlin, les yeux de cet homme était littéralement entrain de la dévorer et elle crispa ses cuisses l'une contre l'autre sous son poids, une chaleur infernale envahissant lentement son entre-jambes.

- J'adore te voir rougir, lui dit-il en lui chatouillant le visage du bout des lèvres, ses longs doigts habiles dégrafant les épingles dans ses cheveux les unes à la suite des autres, la libérant de son chignon. C'est tellement facile, il lui embrassa la tempe, retirant une autre épingle, et elle se mordit violemment la lèvre inférieure. Lorsque je te dis que tu es belle, une autre épingle tinta sur la table basse et Hermione sentit ses oreilles brûler. Lorsque je te dis que tu es intelligente, il lui embrassa la joue. Charmante, le nez. Passionnée, les lèvres.

- Mon Dieu…, souffla enfin Hermione lorsqu'il s'écarta. Elle était rouge écarlate. Est-ce que tu sais ce que tu es entrain de me faire ? Gémit-elle alors qu'il commençait ensuite à faire glisser sa bouche contre sa mâchoire.

Elle ne riait plus du tout lorsqu'il finit par se relever légèrement au dessus d'elle pour lui enlever sa dernière épingle. Il enfonça ses doigts contre son crâne pour libérer ses mèches folles tout autour de son visage, et elle poussa un long soupir de bien être.

- Sauvage, rajouta-t-il encore d'une voix particulièrement rauque en détaillant la lionne allongée sous lui, sa chevelure à présent en pagaille. Exactement comme il l'aimait.

Il la regarda comme si elle était la huitième merveille du monde, à la fois tout étonné de lui-même et un peu fou. Et elle aussi se sentait un peu folle.

- Tu étais tellement belle quand tu as sortit ta baguette devant cet imbécile, murmura-t-il, ses doigts jouant dans ses boucles avant de venir lui caresser le visage entre deux baisers. Est-ce que tu sais que tes yeux brillent merveilleusement lorsque tu t'apprête à jeter un sort d'éventrement.

Comment savait-il qu'elle avait été à deux doigts de jeter un sort d'éventrement à Justin le traître ? Elle n'en avait aucune idée, et n'avait pas la tête suffisamment claire pour y réfléchir.

Hermione finit néanmoins par se rappeler comment bouger et reprit le contrôle de ses mains restées crispé sur ses larges épaules. Elle laissa ses doigts remonter le long du col haut de sa veste, caressant tous ses boutons au passage, jusqu'à les glisser doucement sur sa mâchoire et sur ses joues. Il ferma les yeux sous la caresse, sa respiration se calmant légèrement à travers son grand nez et elle écarta doucement le rideau de cheveux noirs encadrant son visage.

Elle lui fit reperdre aussitôt son calme en tirant fermement sur la racine de ses cheveux pour le rapprocher d'elle et lui offrir un baiser affamé.

Il grogna contre ses lèvres et laissa sans hésiter sa langue envahir sa bouche. La sorcière se tortilla une seconde pour dégager ses jambes avant de les remonter contre lui et il sembla perdre tout contrôle de ses mains tandis qu'elles partaient la caresser fiévreusement à travers ses robes de sorcière. Il défit rapidement la broche de sa sous cape, qui commençait à s'emmêler entre leur deux corps. Et ils bataillèrent un instant pour la lui enlever sans cesser de s'embrasser. Severus jeta ensuite le vêtement sans ménagement par-dessus le lit.

- Tu portes trop de vêtement, se plaignit-il en faisant courir ses mains sur les contours de sa taille, ses doigts glissant sur les motifs du textile. L'épais tissu de la robe était vert émeraude, certes si sombre qu'il pouvait presque passer pour du noir dans la semi pénombre, mais vert tout de même… Il adorait la voir dans cette robe mais il adorerait encore plus la voir toute nue. Et vite.

- Et c'est toi qui dis ça, s'essouffla Hermione alors qu'il passait durement ses paumes sur sa poitrine sous sa prison de textile, ses doigts partant tirer sur son col serré comme s'il voulait tout simplement lui arracher sa robe mais trop tendre pour seulement essayer. Je suis sûr que tu dois surement avoir encore au moins trois couches de vêtement sous cette veste.

Il souffla un rire dans son cou, ses lèvres fines tentant de se créer un passage jusqu'à sa nuque sous le col de sa robe, ses mains passant sans fin le long de sa taille, et un frisson délicieux la traversa. Elle respirait fort à présent, un tout petit peu étonnée mais pas moins enchantée devant l'ardeur de…son époux.

- Comment enlève-t-on cette fichue robe ? Grogna-t-il en se relevant légèrement au dessus d'elle, ses yeux fouillant l'épais tissu lui collant à la peau à la recherche de boutons ou même d'une fermeture éclaire.

- Dans le dos, murmura la jeune femme, sa poitrine se soulevant fortement sous son souffle.

- Tournes toi, lâcha-t-il alors en s'écartant légèrement pour la laisser faire, ses mains toujours sur elle d'une façon ou d'une autre.

Hermione frissonna une nouvelle fois, et elle tenta de garder le contrôle de sa respiration lorsqu'elle lui lança un regard un peu tremblant avant de s'allonger sur le ventre.

Elle sentit son membre, dure, contre ses fesses lorsqu'il s'assit sur elle, la chaleur de son corps posé légèrement sur ses jambes. Elle ramena fébrilement ses cheveux sur une épaule, relevant une seconde son buste sur ses coude pour mieux lui lancer un regard en coin. Et cette fois elle perdit bien tout contrôle sur sa respiration, mordant sa lèvre inférieure pour rattraper un gémissement, quand les grandes mains du sorcier glissèrent de ses reins à ses épaules pour la recoucher doucement dans les oreillers. Il garda une main sur sa nuque, l'immobilisant sans jamais la plaquer, son autre main redescendant lentement le long de sa colonne vertébrale. Quand elle arriva aux creux de ses reins les orteils de la sorcière se contractèrent en même temps que son entre-jambes.

Elle retint difficilement un nouveau gémissement et c'est un petit couinement passa nerveusement ses lèvres à la place. Hermione enfonça aussitôt vivement son visage dans les oreillers pour y cacher son visage brulant alors même que cette immense main remontait une nouvelle fois sensuellement jusqu'à sa nuque.

Du bout des doigts, Severus commença lentement à défaire les nombreux boutons de sa robe courant de son col remonté haut sur son cou jusqu'à la base de ses reins. Un à un les boutons sautaient sous ses doigts habiles, l'air légèrement frais de la pièce explosant sur la chaire brûlante de la sorcière à mesure qu'il l'épluchait de son vêtement. Elle avait repliée les bras sous elle, la respiration laborieuse à travers les oreillers en plume, la tête étourdie de son odeur sur les draps tout autour d'elle et par le poids de son corps sur ses jambes. Il ne bougeait quasiment pas au dessus d'elle, la bosse sous son pantalon pressant à peine contre la forme arrondie de ses fesses. Et seules ses mains immenses jouaient sur elle, finissant de défaire le dernier bouton de ses robes de sorcière en trouvant toujours un moyen de la caresser au passage. Elle avait l'impression qu'il la possédait déjà, la prenant toute entière dans une tendresse à lui couper le souffle.

Il écarta les pans ouverts de sa robe et elle l'entendit parfaitement retenir une respiration avant qu'elle ne sente ses mains glisser complètement sur sa peau le long de son dos, ses doigts passant voluptueusement sous le tissu sur ses épaules pour la défaire un peu plus du vêtement. Elle savait qu'il pouvait parfaitement voir qu'elle ne portait pas de soutient gorge sous sa robe, son dos nu s'étalant totalement sous ses yeux. Elle se demandait qu'elle tête il pouvait bien être entrain de faire en la regardant, mais était aussi plus que ravie de pouvoir lui cacher son propre visage dans les oreillers, certaine d'être aussi rouge qu'une tomate.

Finalement le souffle du sorcier explosa sur sa peau lorsqu'il se pencha sur elle et posa ses lèvres chaudes sur la base de sa nuque. Un tremblement traversa la colonne vertébrale de la jeune femme et elle couina une nouvelle fois dans les oreillers en se cambrant violemment. Elle donna un coup inconscient de ses fesses contre la bosse de son membre dure sous son pantalon et il grogna contre sa peau, sa langue dessinant la courbe de sa nuque avant de lui mordre l'épaule. Pas gentiment, pas violemment, juste une pression ferme à la jonction de son cou et de son épaule, à l'endroit même où son stresse et sa tension semblaient parfois lui tirer les muscles dans des crampes ou des douleurs infernales. Mais cette fois elle ne ressentit aucune douleur, juste un courant électrique brûlant semblant la traversant toute entière pour finir pile entre ses jambes, sa petite culotte à présent totalement humide. Elle poussa une nouvelle fois inconsciemment ses fesses contre son membre tendu dans une vive cambrure de rein et elle lâcha un gémissement grave à travers les oreillers lorsque la friction réussie à faire descendre –très- légèrement la pression terrible entre ses jambes.

- Hummmm, lâcha Severus d'une voix grave, sa bouche redevenue douce glissant sur son épaule avant de descendre entre ses omoplates. Il changea un peu de position et elle se retint de geindre lorsque la pression de son bassin contre ses fesses disparue. Tu es tellement sensible…

Ses lèvres glissèrent le long de sa colonne et elle la lâcha un nouveau gémissement étouffé dans les oreillers. Elle s'accrochait aux draps de toutes ses forces quand sa bouche et sa langue atterrirent dans la cambrure de ses reins. Il s'y attarda longuement, ses mains partout sur elle, la massant, la caressant, de sa nuque à ses épaules, parfois chatouilleuses lorsqu'elles arrivaient à sa taille et un peu brusques lorsqu'elles lui attrapaient les hanches ou les fesses. Il l'incita à se débarrasser de sa robe le long de ses bras, ses doigts habiles tirant souplement le tissu pour le faire descendre jusqu'à sa taille. Elle accompagna le mouvement, se tortillant sous lui et profitant même de se relever un peu pour presser ses fesses contre la bosse de son pantalon.

Pourtant, malgré son audace, elle se jeta à nouveau à plat ventre dans les oreillers lorsque le haut de son corps fut totalement libéré de sa robe. Ses bras s'étaient repliés sur un oreiller contre sa poitrine nue, la peau de son dos frémissante sous la légère chaleur de l'unique chandelle et sous le regard imposant du sombre sorcier. Il ne semblait cependant pas vouloir s'arrêter en aussi bon chemin et il n'hésita pas à la secouer un peu en tirant sur la robe, roulée à sa taille, pour lui faire passer le relief de ses hanches et de ses fesses.

Le nez enfoncé dans l'oreiller, elle ne fit rien pour l'empêcher de faire descendre le vêtement le long de ses jambes, exposant sa petite culotte sans dentelle et de couleur bleu turquoise – Elle n'avait pas vraiment regardé ce qu'elle enfilait ce matin, la tête déjà au travail… mais elle était à peu près sûre qu'il y avait écrit Miaou sur le derrière du sous-vêtement -. Elle ne sût s'il y prêta attention parce que déjà il libérait ses jambes et ses pieds de sa robe, ses longs doigts filant lui retirer ses bottines et ses bas sur ses chevilles, la mettant quasiment à nue sous ses yeux. Il laissa ses mains remonter lentement le long de ses jambes, ses doigts glissant subtilement entre ses cuisses serrées avant de monter plus haut pour palper ses fesses rebondies sous son sous-vêtement.

- Miaou ? Demanda-t-il dans un rire rauque qui se perdit presque dans sa lente, mais très forte, respiration.

- Tais-toi, souffla-t-elle d'une petite voix à travers l'oreiller, et il lâcha un nouveau rire rauque.

Il l'a fit trembler lorsqu'il coula ses mains le long de son dos, ses pouces massant presque sa colonne vertébrale jusqu'à sa nuque, avant qu'il ne lui impose une douce pression sur une épaule pour la forcer à se retourner.

- Hermione, murmura-t-il dans son oreille quand elle sembla résister, tout son visage caché dans l'oreiller qu'elle s'acharnait à ne pas lâcher. Son petit cœur était à deux doigts d'exploser. Regarde moi, souffla-t-il encore avant de lui embrasser le bout de son oreille brûlante.

Elle gémit lorsqu'il lui prit l'oreiller des mains pour le reposer au dessus de sa tête et elle voulut cacher sa poitrine en se repliant sur elle-même sur les draps, ses bras cachant sa presque nudité et sa soudaine – et flamboyante- gêne d'être ainsi exposée sous ses yeux noirs. Sa forte respiration se calquait à la sienne, beaucoup plus rapide, et elle pouvait presque le sentir trembler au dessus d'elle malgré qu'il ne la toucha quasiment pas.

- Non, souffla Severus dans un autre murmure en se penchant sur elle. Ne te cache pas.

L'un de ses genoux appuyait sur le matelas entre les jambes d'Hermione, son autre genou prés de sa taille, et il ne l'écrasa pas lorsqu'il lui attrapa les poignets pour les plaquer au dessus de sa tête et ainsi la forcer à totalement se découvrir sous son regard. Ses fins cheveux noirs avaient depuis longtemps glissés de part et d'autre de son visage, assombrissant un peu plus sa présence au dessus d'elle malgré sa stature déjà très imposante. Sa chaude respiration éclatait au dessus de sa poitrine. Et elle frissonna, ses seins nus pointant doucement vers le haut et son ventre se crispant sous ses yeux noirs perçant. Elle avait soudainement parfaitement conscience des grains de beautés sur ses épaules et sur ses seins, de sa longue cicatrice barrant son buste en son centre, et de toutes les autres plus ou moins fines –souvenirs peu joyeux de la guerre-. Ainsi que des légères vergetures, comme des zébrures blanches, courant le long de ses hanches sous l'élastique de sa culotte. Hermione n'avait qu'à suivre les yeux sombres du sorcier sur elle, détaillant sans vergogne, pour sentir sa peau s'enflammer, le rouge ne cessant d'envahir sa poitrine et tout son visage.

De gêne, et un peu d'affolement tant il était impressionnant au dessus d'elle, la jeune femme détourna légèrement le visage, cachant ses rougeurs entre ses cheveux et les oreillers. Lorsqu'il cessa enfin de dévorer sa poitrine des yeux, et se rendit compte qu'elle tentait de s'enfoncer dans les draps pour fuir son regard, il relâcha l'un de ses poignets pour lui attraper doucement le menton.

- Hermione, murmura-t-il en lui chatouillant le visage de ses lèvres. Tu es belle, souffla-t-il contre sa joue, son grand nez frottant doucement contre sa tempe, ses cheveux fins et doux la caressant à chacun de ses mouvements au dessus d'elle.

Il glissa sa main sur son poignet resté tendrement plaqué au dessus de sa tête, ses doigts glissant sur le souvenir de Bellatrix –il en connaissait l'histoire…-, et il entrelaça leurs doigts ensemble avant de continuer, toujours aussi bas :

- Ne te cache pas… Je veux te voir.

Hermione soupira quand il déposa enfin ses lèvres contre les siennes. Elle sembla enfin se rendre compte que l'un de ses bras était à présent libre et elle le replia sur son épaule, sa main partant s'enfoncer dans ses mèches avant de lui attraper la nuque et de pousser un peu plus son visage contre le sien. Severus semblait adorer l'embrasser et il semblait encore plus adorer lorsqu'elle était celle qui initiait le baiser. Il rencontrait ses lèvres en court de route, sa bouche chaude et accueillante, son souffle explosant contre le sien, sa langue la laissant jouer avec lui un instant avant qu'il ne reprenne définitivement le contrôle et ne lui fasse perdre la tête.

Severus lâcha finalement son menton, certain qu'elle ne bougerait plus d'un pouce sous ses lèvres. Il prit ensuite un malin plaisir à faire glisser très lentement sa main jusqu'à son sein juste au dessus de son cœur. Il pouvait sans aucun doute sentir son battement infernal sous sa peau mais si Hermione rougit ce fut plus de sentir la pointe de son sein se durcir lentement sous sa paume. Il ne cherchait pourtant pas à la caresser ou à palper son poids sous ses doigts. Il reposait simplement sa main , immobile et chaude, et Hermione jura sentir son cœur battre un peu plus fort encore sous son touché.

- Ce n'est pas juste, lâcha-t-elle enfin à bout de souffle quand il consentit à lâcher ses lèvres du bout des siennes.

- Hummm… Quoi donc ? Soufflait-il simplement d'une voix rauque, sa bouche tout contre la sienne tandis que sa main lâchait la rondeur exquise de son sein pour descendre lentement le long de son ventre.

- Je suis presque nue, gémit-elle à moitié quand ses doigts taquinèrent son nombril avant de filer jusqu'à l'élastique de sa petite culotte. Et toi…, souffla-t-elle encore, cette fois complètement dans un gémissement et la respiration affolée. Il venait de faire glisser ses doigts sous son sous-vêtement. …Tu portes beaucoup trop de vêtement. Ha !

Elle couina sous ses doigts fins et Severus lâcha un rire rauque et profond devant sa remarque. Elle avait parfaitement raison, mais il n'était vraiment pas disposé à s'arrêter. Il voulait encore la taquiner. Il adorait ça, et était certain qu'à partir de ce soir cela deviendrait son nouveau passe temps favori. Il pencha une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes pour étouffer le nouveau couinement exclamé de surprise qu'il savait qu'elle lâcherait lorsqu'il poussa quelques doigts entre les plis de son entre-jambe.

Il la trouva chaude, humide, ses fines cuisses se crispant contre sa main lorsqu'il commença à glisser un peu plus loin le bout de ses doigts contre elle, l'ouvrant peu à peu sous son touché. Elle lâcha une respiration hachée contre sa bouche, son bras se crispant autour de son cou. Et il laissa un grondement courir dans le fond de sa gorge quand, dans un sursaut, elle poussa ses hanches contre sa main. Il étouffait chacun de ses petits gémissements sous un nouveau baiser enfiévré. Et elle finit par lui mordre la lèvre inférieure avant de réussir à enfin libérer sa voix et son souffle. Elle avait l'intérieur des jambes complètement humide, son corps à deux doigts de la combustion spontané et elle savait qu'elle devait être rouge de la tête aux pieds. Seulement à présent elle s'en fichait totalement, et elle ouvrit un peu plus les cuisses, ses hanches poussant inconsciemment contre sa main alors même que ses doigts se faisaient un peu plus insistants contre elle.

- Plus Severus…, le supplia-t-elle contre ses lèvres. Je t'en pris… Plus !

Et il obéit en glissant lentement un doigt en elle.

Hermione laissa instantanément retomber sa tête en arrière, un long souffle gémissant éclatant dans le fond de sa gorge et résonnant dans la grande chambre. C'était fantastique ! Il jouait de son corps comme un virtuose se jouait d'un instrument de musique et elle ne cessait presque plus de gémir quand il ondula lentement son doigt en elle avant d'en ajouter un deuxième.

Severus s'était replié au dessus d'elle, prenant un meilleur appui pour pousser son genou contre son entre-jambe, s'ajoutant ainsi à la pression déjà intense de sa main contre son sexe. Et elle cru devenir folle quand il s'allongea légèrement sur elle pour lui dévorer la base du cou. Il jouait avec ses dents, ses lèvres, et sa langue, brûlant un peu plus son corps sous sa respiration à présent tout aussi hachée que la sienne. Et son genou ne cessait d'imprimer de légères pressions contre sa main, poussant ses doigts plus profondément encore en elle. Hermione frissonna, serrant violemment les dents pour ne pas lâcher un autre long –et bruyant- gémissement.

Si ça continuait comme ça elle n'aurait plus de voix d'ici lundi matin.

Seulement elle sentit ses deux doigts se replier lentement à l'intérieur d'elle, s'ouvrant et ondulant avant qu'ils ne lui fassent la chose la plus étrange qu'elle n'ait jamais sentit. Sa main se tourna très lentement entre ses jambes, ses doigts exerçants une pression ferme vers le haut de son ventre sans jamais quitter l'intérieur de sa chaire. Ses doigts ondulèrent contre ses nerfs, se frottant voluptueusement à cette paroi si sensible tout au fond d'elle et elle ne pût absolument rien faire pour rattraper le nouveau long gémissement qui traversa sa bouche. Il gronda lorsqu'une onde chaude et humide inonda sa main entre ses jambes, sa bouche juste sous son oreille. Et la jeune femme tremblait définitivement de la tête aux pieds quand il glissa lentement un troisième doigt en elle, son autre main serrant fort leurs doigts entremêlés.

Les hanches de la jeune femme bougeaient à présent toutes seules et se frottaient contre cette main immense qui ne la quittait plus. Si elle avait été capable de réfléchir elle aurait presque pût trouver cela indécent. Elle était parfaitement sûre néanmoins qu'elle ne pourrait plus jamais le regarder travailler ses potions sans penser à toutes les merveilles dont ces mains sublimes étaient secrètement capables.

Elle sentait sa culotte complètement enroulée entour de ses cuisses, empêchant ses jambes de s'ouvrirent aussi grand qu'elle le voulait. Mais cela n'avait pas l'air de déranger le sorcier, trois de ses doigts se jouant d'elle de plus en plus passionnément. Parfois ils allaient et venaient intensément à l'intérieur d'elle sous la pression ferme de son genou, qui ne la quittait que pour mieux revenir dans une impulsion aussi lente que profonde. La sorcière se mordait alors la lèvre sous la caresse intense. Parfois ils se contentaient de frétiller doucement contre elle, Sevrus glissant un seul de ses doigts, ou deux, tout au fond d'elle et poussant de plus en plus durement cette boule de nerf qui la rendait dingue. Elle ne pouvait plus ravaler ses gémissements brûlants, et ses mouvements de hanche se faisaient de plus en plus erratiques.

- Se..Severus, Lâcha-t-elle tout contre son oreille, presque comme une plainte, la voix totalement crispée au fond de sa gorge. Je… Je vais… !

Elle entendit sa respiration se hachée dans son cou, sa bouche marquant une dernière fois sa peau d'un suçon particulièrement voyant. Et il suffit qu'il presse son pouce entre les plis de son sexe et tout contre son bouton de nerf, dans un mouvement de rotation frénétique, pour qu'elle explose aussitôt dans un cri brûlant.

Il aurait aimé pouvoir la regarder dans son explosion de plaisir, seulement elle le retint par les cheveux contre elle si fort, qu'il resta prisonnier de son cou. Il posa doucement le bout de ses lèvres sur sa peau brûlante dans une tentative d'apaisement, attendant simplement qu'elle redescende lentement. Il laissa encore un moment ses doigts en elle, appréciant les palpitations de ses muscles internes et le battement puissant de son cœur sous sa main.

Et il ravala un grognement en imaginant son propre membre –douloureusement dur- se glisser très bientôt en elle.

Il la sentit finalement se détendre totalement sous lui, ses hanches et ses jambes retombant tout au fond de la couette moelleuse sous elle, son bras coulant doucement le long de son cou. Elle abandonna sa main sur sa joue, et il fit lentement glisser ses doigts contre elle pour la libérer. Sa main la quitta dans une dernière caresse et il essaya de garder son sang-froid en la regardant reprendre peu à peu son souffle.

Elle était magnifique. Ses joues et sa poitrine rouges et brûlantes, ses lèvres légèrement pulpeuses malmenées par ses baisers s'ouvrant sur sa respiration hachée, ses cheveux ayant atteint un volume épique tout autour de son visage. Hermione n'avait jamais été aussi belle. Et lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux, et qu'elle lui envoya un sourire éblouissant à lui couper le souffle, il ne résista tout simplement pas. Il se pencha sur elle pour lui offrir le plus doux des baisers, ses deux mains partant attraper tendrement son visage tout contre le sien.

Hermione referma les yeux, son ventre se crispant quand elle sentit son odeur sur les longs doigts de Severus. Et elle savait très bien que lui aussi pouvait le sentir. Il prenait de profondes inspirations par son grand nez, sa langue glissant lentement contre la sienne. Il semblait s'inonder la tête de son parfum. Seulement Hermione n'avait même plus la force de rougir devant l'indécence de la situation, sa respiration se calmant doucement sous la caresse légère de la bouche du sorcier sur la sienne.

Ce dernier était presque tenté de faire durer encore un peu son propre supplice et d'aller goûter directement sur elle cette douce odeur sucré qui lui tournait la tête à chaque respiration. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un avec une odeur aussi douce et savoureuse que la sienne. Comme du miel... Il lui tardait de pouvoir explorer son corps pour la goûter toute entière. Il la devinait absolument délicieuse, et sa respiration sembla s'enflammer une nouvelle fois contre la bouche de la jeune femme quand il pensa à tout le plaisir que sa langue pourrait lui offrir.

Là où ses doigts l'avait fait crier, sa langue la ferrait hurler. Jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus.

Elle sembla sentir son avidité monter peu à peu à travers son baiser car elle se libéra vivement de ses lèvres pour se jeter sur ses vêtements. Il la regarda défaire tout les boutons de sa veste, beaucoup plus rapidement qu'il ne l'aurait imaginé en voyant ses deux petites mains tremblantes. Ses propres mains reposaient sur les oreillers, de part et d'autre du visage de la sorcière, et il gardait les bras tendus pour lui permettre un meilleur accès à la ligne serrée de petits boutons noirs sous ses yeux. Elle termina sa tâche et ouvrit aussitôt les pans de sa veste pour s'attaquer aux quatre boutons supplémentaires du petit veston noir. Il portait le petit vêtement noir par-dessus une chemise blanche à col haut immaculée. Severus respira profondément et tenta de ne pas laisser transparaître sa nervosité quand elle posa une petite main sur son épaule pour le pousser à se redresser au dessus d'elle.

Il se laissa faire, regardant comme ses yeux marron brillaient sur lui tandis qu'elle faisait glisser sa veste et son veston sur ses épaules. Il ne fit pas attention quand elle les balança par-dessus le lit, il n'avait d'yeux que pour elle et pour ses petites mains tremblantes qui ouvraient fébrilement sa boucle de ceinture. Il se crispa quand elle fit sauter le premier bouton de son pantalon, ses doigts heurtant son membre frémissant au passage. Et il cessa complètement de respirer lorsqu'elle tira sur sa chemise pour la sortir de son pantalon. Il lui attrapa les mains quand elles arrivèrent au col de sa chemise, serrant fort ses doigts pour l'immobiliser. Cette fois, c'est lui qui tremblait.

- …Severus ? Souffla Hermione en le regardant enfin dans les yeux. Elle s'était complètement perdue dans son effeuillage, simplement et totalement impatiente de l'avoir nu tout contre elle. Et ne prenait conscience que maintenant de la nervosité crispant tous ses muscles.

- Je…, commença-t-il, ses grandes mains serrant presque un peu trop fort ses petits doigts. Et il lâcha un long soupir avant de la relâcher et de se relever un peu plus pour mieux s'assoir sur l'épaisse couette. Soudainement bien trop loin d'elle au goût de la jeune femme.

- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle dans un murmure, ses yeux chocolat fouillant ceux beaucoup plus noirs en face d'elle et qui tentaient d'éviter son regard. J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Demanda-t-elle encore dans un doute affreux.

Il lui répondit d'un rire rauque et se penchant aussitôt sur elle pour poser sa bouche contre la sienne. Rien qu'un instant.

- Tu es parfaite…, lâcha-t-il contre ses lèvres avant de se reculer à nouveau, toujours cet air légèrement nerveux sur le visage qui lui faisait froncer ses sourcils et crisper sa bouche dans une petite grimace. C'est moi qui…Qui ne suis peut-être pas aussi parfait que je le voudrai, avoua-t-il finalement dans un nouveau soupir.

Elle pût presque sentir sa tristesse, une douleur douce-amère semblant couler dans ses yeux sombres alors même qu'il lui envoyait le plus tendre des sourires. Cette fois c'est elle qui fronça des sourcils et elle le fit presque sursauter quand elle se redressa totalement devant lui, se débarrassant un peu gauchement de sa petite culotte au passage.

- Severus, tu es l'homme le plus beau et le plus sexy que je connaisse ! Lui lança-t-elle alors passionnément au visage, à genou devant lui et en lui attrapant fermement les joues à deux mains. Et le sourire de Severus perdit un peu de sa tristesse pour se faire légèrement plus moqueur, l'un de ses sourcils se relevant malgré lui sur son front.

- Tu n'es qu'une petite flatteuse, la taquina-t-il en allant remettre une de ses boucles sauvages derrière son oreille. Mais tu ne sais pas ce que tu dis, souffla-t-il en plongeant ses yeux dans les siens.

- Non sens, répliqua aussitôt Hermione. J'ai eut tout le temps du monde de te reluquer quand nous étions dans la Pensive. Et crois-moi, je n'ai perdu aucune miette du spectacle.

Severus lâcha un petit rire à travers son nez. C'était la première fois qu'elle abordait le sujet de la Pensive avec lui et c'était pour lui avouer qu'elle ne s'était pas gênée pour mater son moi-du-passé l'honnêteté des Gryffondor ne cesserait jamais de l'étonner. Il caressa sa chevelure en pagaille, tentant une seconde de rassembler ses boucles sauvages sur son épaule, avant d'abandonner. Ses mèches folles semblaient avoir leur propre conscience et elles bougeaient parfois tellement sous ses yeux que si la jeune femme s'était soudainement changée en Méduse dans son lit il n'en aurait pas été étonné.

A cet instant son doux regard aurait presque pût le pétrifier sur place…

Seule l'habitude du rejet, et celui du physique ingrat, lui donnaient la force d'affronter cette situation. Ce n'était pas comme si il n'y avait pas pensé cette semaine. Il se doutait bien, jusqu'à un certain point, qu'elle voudrait le voir nu. Particulièrement dans un moment comme celui-là. Et il avait tourné et retourné le problème dans sa tête avant d'abandonner l'idée de se cacher derrière des potions ou des subterfuges purement Serpentard, pour simplement lui avouer la vérité…

Il allait faire honneur à sa maison rouge et or…

- J'étais peut-être à ton goût à l'époque, et je ne comprends toujours pas par quel miracle, glissa-t-il contre son oreille, ses lèvres l'embrassant doucement pour tenter de calmer sa nervosité. Mais c'était avant. Avant la dernière année de la guerre… Avant l'attaque de Poudlard…

Et Hermione comprit.

Elle comprit parce qu'elle avait été là. Ce soir terrible dans la cabane hurlante où Voldemort lui avait tranché la gorge d'un sortilège. Où le serpent géant s'était jeté sur lui. Où elle avait dû entendre son corps heurter le sol en retenant sa propre respiration terrifiée. Elle l'avait vu se faire attaquer, et elle avait vu les dégâts, sa peau arrachées sous ses robes, son sang s'échappant de ses plaies béantes par litres… Elle avait cru le voir mourir… Et il aurait dû mourir. Sans son incroyable intelligence et sa perspicacité, il serait mort dans cette cabane ce soir là. Seulement il était Severus Snape. Et on ne tuait pas aussi facilement la chauve-souris des cachots. Le sombre sorcier se tenait devant elle, la chemise débraillée par-dessus son pantalon à moitié ouvert, et particulièrement nerveux des cicatrices du passé qu'elle ne manquerait pas de rencontrer en tentant de le déshabiller un peu plus.

- Oh Severus, lâcha-t-elle avant de se jeter dans ses bras, le forçant à la rattraper et à la tenir contre lui pour ne pas les voir tomber par-dessus le rebord du lit. Je me fiche de tes cicatrices ! Et elle l'embrassa fougueusement. Je me fiche que tu sois parfait ou pas, ajouta-t-elle encore en le faisant gémir sous sa langue. Je ne suis pas parfaite. J'ai plein de cicatrices. Et plein de défauts. Tellement plein de défauts... Elle passa ses lèvres rougies de baiser contre les siennes avant de lui souffler : Mais est-ce que tu me trouves moins belle pour autant ?

- Non, murmura Severus, la respiration à présent laborieuse. Il pouvait sentir les petits seins de la jeune femme presser délicieusement contre son torse à travers la simple barrière de sa chemise, et il resserra un peu plus ses bras autour d'elle.

- Est-ce que ça t'empêche de me désirer ? De vouloir me toucher et m'embrasser ?

- Bien sûr que non, gronda-t-il cette fois contre sa bouche et elle l'embrassa alors avec toute la passion et tout l'amour dont elle était capable.

- Alors laisse-moi te déshabiller pour te faire l'amour, grogna-t-elle enfin quand ils se séparèrent.

Et il ne trouva rien à redire, et ne fit aucun mouvement lorsqu'elle porta ses mains au col de sa chemise pour l'ouvrir centimètre par centimètre. Hermione l'embrassa tout du long, sentant ses muscles se contracter de nervosité sous ses mains. Sa peau frissonna lorsqu'elle finit d'ouvrir sa chemise et qu'elle passa ses paumes sur son ventre, remontant lentement à ses pectoraux dans une lente et tendre caresse. Elle sentit des marques sous ses doigts, des coupures, des brûlures, la peau autour de l'un de ses tétons semblant avoir été arrachée… Les cicatrices profondes laissées par les crocs de Nagini en travers de tout son abdomen... Et elle ferma un instant très fort les yeux. Pour ne pas pleurer. Pour ne pas penser à la guerre, aux années de souffrances et de sacrifices. Pour ne penser qu'à lui… Et au plaisir qu'ils se donnaient... Et, très vite, elle ne pensa plus à rien. Ses marques et cicatrices disparaissant sous ses centaines de caresses, ses lèvres avalant tout ces douloureux souvenirs en parcourant sa gorge de baisers enflammés. Elle ne pensa pas au passé, pas plus qu'à son tatouage de mangemort, à présent pâle et terne sur son bras, lorsqu'il retira définitivement sa chemise dans un mouvement souple d'épaule. Elle ne pensait qu'au présent et elle jeta simplement ses bras autour de son cou, collant furieusement sa bouche à la sienne. Leur baiser atteignit un niveau de délire quand il la recoucha sur les draps. Son torse collé à sa poitrine, ses hanches tout contre les sienne, Severus grogna dans sa bouche et elle lui répondit d'un puissant gémissement.

Elle bouillait littéralement sous la chaleur de sa peau, ses oreilles bourdonnant presque sous le bruit de leurs baisers affamés et de leurs respirations erratiques. A un certain point il réussit à se débarrasser de ses chaussures car elle les entendit percuter le sol lorsqu'il les poussa pas dessus le rebord du lit. Et elle gémit plus fort encore quand elle le sentit glisser ses mains entre leur deux corps pour finir de se défaire de son pantalon. Quelque seconde plus tard il s'écartait d'elle vivement, et retirait ses derniers vêtements dans des gestes frénétiques.

Hermione regarda… Bien sûr qu'elle regarda. Son torse imberbe, si ce n'est la fine ligne de poil partant de son nombril jusqu'à son sexe. Ses centaines de cicatrices. Ses jambes et ses bras secs et pourtant particulièrement musclés. Et son membre, long et dur, pointé vers elle avant qu'il ne lui écarte les jambes pour mieux s'installer sur elle et qu'elle ne le sente s'écraser sur son bas ventre.

Il la prit dans ses bras. Tout simplement. L'inondant toute entière de la chaleur nu de son corps contre le sien. Ses bras puissant enroulés tout autour de ses épaules et de sa taille, ses longues jambes repliées contre elle, son souffle se perdant dans le creux de son cou. Et Hermione comprit… Elle resta silencieuse, reprenant doucement son souffle, et l'apaisa un instant en lui caressa les cheveux, la nuque, les épaules, ses petites mains glissant partout dans son dos jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus rien atteindre d'autre. Elle effleurait ses nombreuses cicatrices du bout des doigts, ses jambes se refermant doucement contre son étreinte, son corps disparaissant presque sous lui.

Elle l'entendit prendre une grande inspiration dans ses cheveux, et quand il se redressa enfin contre elle, poussant son désir contre la peau douce de son bas ventre, et qu'il plongea ses yeux noirs dans les siens, elle sût instantanément qu'il n'allait faire qu'une bouchée d'elle.

.

Elle savait qu'elle devait s'attendre à quelque chose de beau, de passionné, peut-être même quelque chose de puissant ou de franchement indécent. Mais rien ne l'avait réellement préparé à la sensation enivrante de son corps à l'intérieur du sien, lui faisant l'amour.

Il la tenait fermement par les cuisses, et s'était glissé en elle si tendrement qu'elle n'avait pas tout de suite compris ce qui lui arrivait. Pas qu'elle puisse comprendre encore grand-chose après les longues minutes qu'il venait de passer à jouer sur elle avec toute la longueur de son sexe. Doux et dure, Severus avait longuement poussé son membre tout contre elle, l'ouvrant sous ses caresses et s'humidifiant toujours un peu plus au passage. Il lui avait fait croire plusieurs fois qu'il allait entrer en elle, pour mieux repartir appuyer sur son bouton de nerf un peu plus haut. Semblant vouloir faire durer leur délicieuse attente pour encore une éternité, sous les supplices de la jeune femme qui grondait de plus en plus impatiemment sous lui.

Elle avait la voix presque cassée quand il s'était enfin glissé en elle, son membre déjà si humide et ses jambes si grandes ouvertes devant lui qu'elle n'avait presque rien remarqué avant de sentir tout son bassin se presser fermement contre le sien. Le bout de son sexe vibrant délicieusement tout au fond d'elle.

Et la danse voluptueuse, la plus vieille du monde, qu'il imprima au dessus d'elle lui fit totalement perdre la tête.

Elle ne savait plus depuis combien de temps ils étaient ainsi serrés l'un contre l'autre, leurs bras s'agrippant passionnément, leurs hanches bougeant de plus en plus fébrilement, leurs lèvres incapables de se séparer l'une de l'autre. Il lui semblait que Severus la prenait depuis des heures, mais il lui restait suffisamment de voix pour qu'elle devine que ce n'était pas vraiment le cas. Et peu importe, cela n'aurait pût durer qu'une simple minute, ça lui était complètement égal. Ses mouvements étaient merveilleux contre elle, ses fesses se contractant divinement sous ses mains à chacun de ses profonds coups de reins. Il pouvait bien finir tout de suite, l'abandonner et partir, elle mourait tout de même heureuse. Il était tout simplement parfait. Doux et sensuel, la malmenant à peine et lui faisant oublier qu'elle n'avait eut aucun rapports depuis des années. Mais aussi ferme et profond, ses mains possessives posées sur la moindre de ses rondeurs pour ne plus la lâcher. Pas qu'il en ait eut besoin. Il aurait fallut la tirer par les cheveux pour la faire quitter sa brûlante étreinte.

Ses mouvements continuaient à se faire plus dures, plus profonds, plus empressés et elle le griffa inconsciemment lorsqu'il se releva au dessus d'elle, ses mains immenses tenant ses cuisses comme un étau contre ses hanches. Il s'immobilisa une seconde, reprenant son souffle, et fit un petit mouvement de tête pour débarrasser son visage de quelques mèches fines. Leurs regards se croisèrent et la sorcière se mordit la lèvre pour ne pas lâcher un juron devant le petit sourire narquois qu'il lui renvoya. Sa tête retomba lourdement dans les oreillers quand il lui donna un premier coup de rein puissant, ses hanches claquant presque sur les siennes. Et elle lâcha un gémissement entre ses lèvres grandes ouvertes au deuxième coup de rein, puis au troisième, et au quatrième… A un certain moment ses gémissements se transformèrent et elle se contenta de serrer les dents, sa voix cassée ne pouvant plus que gronder au fond de sa gorge.

Seigneur, elle mourrait de chaud ! Et elle aurait presque pu avoir soif, mais son corps refusait d'envoyer à son cerveau toutes informations n'étant pas directement liées au sorcier au dessus d'elle ou à son membre brûlant qui ne cessait d'aller et venir entre ses cuisses.

Severus grogna, sa voix grave perçant la barrière de ses lèvres fines pour venir caresser les oreilles de la jeune femme. Il était beaucoup plus discret qu'elle, cela ne faisait aucun doute. Seulement ses quelques longs gémissements graves et grognements caverneux lui tordaient plus surement le ventre que s'il avait fait tout autant de tapage qu'elle. Il semblait perdre le peu de contrôle qu'il lui restait et elle déglutit en croisant ses yeux étincelants tandis qu'il faisait passer ses jambes sur ses épaules, l'une après l'autre. Il prit ensuite un meilleur appui, la courbant presque sur elle-même, et ne la quitta pas des yeux quand il recommença à la pilonner. Hermione ne gémit même pas, perdant tout simplement toute respiration un instant sous les coups passionnés de Severus contre ses jambes grandes ouvertes.

L'angle était spéciale, la caresse peut-être un peu trop profonde si on lui avait demandé son avis, et elle ne savait pas si elle pourrait garder la position très longtemps. Mais la soudaine explosion de voix du sorcier au dessus d'elle l'empêcha de faire tout mouvement. Elle le regarda se perdre totalement, ses yeux noirs fixés sur la jonction chaude et humide de leurs deux corps. Et elle se sentit couler un peu plus d'humidité contre lui tant elle le trouva sublime, son visage légèrement crispé avec ses yeux froncés et sa mâchoire durement contractée sur ses gémissements rauques. Il la poussait si fort de ses hanches à présent, l'enfonçant dans le matelas à chaque coup de rein, qu'elle dû arracher les oreillers tout autour de son visage pour ne pas étouffer. Et elle s'agrippa ensuite de ses deux mains la tête de lit pour ne pas risquer de se cogner la tête, tout son corps malmené par la passion du sorcier au dessus d'elle.

Severus avait sa bouche collée à sa cheville, ses cheveux lui chatouillant presque la plante de pied, et il s'oublia clairement un instant dans son propre plaisir avant d'entendre un petit cri qui lui fit ouvrir les yeux.

Hermione avait la tête posée sur la tête de lit, ses bras repliés au dessus d'elle pour tenter de se tenir sous ses coups devenus particulièrement puissants. Elle n'avait absolument pas l'air de vouloir se plaindre, et gémit même un peu de reproche lorsqu'il ralentit la cadence, seulement il voyait bien sa position plus que précaire et décida d'en profiter pour changer de position.

Il fit lentement glisser ses jambes de ses épaules, ses longues mains les caressant doucement un instant avant de partir l'attraper fermement par les cuisses et la plaquer durement à lui. Elle poussa un nouveau petit cri quand il se redressa en position assise comme si elle ne pesait rien. Ses longues mains partant lui serrer les fesses pour la garder bien en place tandis que ses hanches se mettaient aussitôt à onduler sous les siennes dans une caresse particulièrement voluptueuse. Hermione s'accrocha comme elle pût à ses épaules pour ne pas s'affaler en arrière dans un profond gémissement. Elle aimait quand il étalait sa force devant elle. Quand il l'a soulevait comme si elle ne pesait rien, qu'il manipulait son corps presque aussi surement que l'une de ses potions et qu'il pliait jusqu'à sa volonté pour faire d'elle ce qu'il voulait.

Retrouvée sur lui, ses jambes parfaitement écartées et repliées de chaque coté du sorcier, Hermione sentit une nouvelle vague brûlante d'humidité couler entre ses cuisses. Elle crut l'entendre gronder mais à ce stade elle n'était plus sûre de rien. Elle se laissa simplement retenir par un bras, la main immense de Severus enroulée autour de son biceps tandis que son autre main s'accrochait fermement à sa hanche. Les muscles contractés de son abdomen frottaient délicieusement contre son bouton de nerf à chacun de ses déhanchements de plus en plus affamés, et la jeune femme manqua presque de s'effondrer une nouvelle fois sous l'intense caresse.

- Ha ! Severus ! Le supplia-t-elle à moitié en tentant de s'accrocher à lui mais cambrée comme jamais, ses cheveux retombant en boucles emmêlées dans son dos.

Elle lui griffa l'épaule d'une main et le laissait lui tenir l'autre bras pour la retenir tout contre lui, son bassin collé au sien ne cessant jamais de rencontrer les mouvements passionnés de hanches qu'elle n'avait aucune conscience de lui offrir. Et elle gémit, encore et encore, dans une respiration un peu affolée devant la monté violente et soudaine de son plaisir.

- Merde ! Jura-t-elle entre ses dents avant de lâcher un cri.

Elle du prendre appui sur ses jambes, sans s'en rendre compte, car il réussi soudain à changer légèrement d'angle, se recouchant presque sous elle pour se mettre à la pilonner sans s'arrêter, le bruit de leurs chaires humides claquant l'une contre l'autre montant peu à peu fortement tout autour d'eux.

- On aurait dû faire ça il y a des semaines ! Cria-t-elle dans une plainte désespérée, presque tout son poids tirant sur le bras que Severus tenait d'une main ferme.

Et elle la lâcha un gémissement indécent en le voyant lui envoyer un sourire diablement séducteur entre quelques mèches de cheveux noirs, le front tout autant en sueur que le sien. Sa main libéra sa hanche, en y laissant une marque profonde, et alla caresser une seconde l'un de ses seins du bout des doigts pour finalement remonter doucement jusqu'à ses lèvres. Il ne cessait de lui offrir de profond coup de rein quand il poussa deux doigts contre sa bouche. Ses yeux se rétrécir sur elle alors même qu'elle avait l'impression de voir ses pupilles se dilatées comme jamais, et il ne la lâcha pas du regard lorsqu'elle prit une respiration hachée avant de sortir doucement sa langue. D'abord timidement, puis l'esprit se perdant complètement, elle embrassa de plus en plus sensuellement ses doigts, son souffle saccadé s'écrasant sur la paume de sa main.

Ses doigts étaient humides quand ils quittèrent ses lèvres, et Hermione sentit son visage lui brûler lorsqu'il les fit glisser le long de son menton, de sa longue cicatrice, de son ventre, avant de se perdre pile entre ses cuisses grande ouverte. Il la massa, et écarta un peu plus sa chaire autour de son membre frémissant toujours bien enfouit au fond d'elle. Il trouva rapidement ce qu'il cherchait sous les petits cris de la sorcière, ses doigts rendus fébriles par les efforts qu'il faisait sous elle. Severus s'activa aussitôt entre ses jambes, ses doigts palpant ardemment son bouton de nerf, et Hermione jeta sa tête en arrière dans un cri plus puissant que touts les autres malgré sa voix crispée. Elle semblait avoir perdu définitivement le contrôle de son corps, ses hanches dansant au dessus de celles du sorcier. Ses mouvements étaient frénétiques, à la fois tout contre son membre et ses doigts habiles, et la prise puissante de Severus sur son bras l'empêcha de s'effondrer une nouvelle fois sur les draps. Elle tentait bien de s'accrocher à lui, ses petites mains tremblantes sur ses épaules, mais elle se cambrait tant et si bien sous le plaisir intense qu'il lui procurait qu'elle aurait été bien incapable de se rattraper s'il la lâchait.

Severus la pinça, juste , et il ne réussit pas à rattraper son petit sourire narquois et content de lui quand il la fit à nouveau bruyamment crier. Ses yeux étaient depuis un moment fixés sur la peau tendre de son cou, glissant peu à peu sur ses seins à mesure qu'elle se cambrait toujours un peu plus contre lui, son déhanchement quasi frénétique à présent. Et quand elle finit de crier sous la pression ferme de ses doigts, tirant et poussant exactement là où il le fallait, il tira fermement sur son bras pour la rapprocher. Ses seins rencontrèrent sa bouche, le sorcier se courbant légèrement sous elle pour mieux l'atteindre, et il gronda de plaisir. Il ne fut pas doux, il en était parfaitement incapable à présent. Et c'est en suçant durement la pointe déjà dure de son sein, ses doigts ne la lâchant que pour mieux la pincer à nouveau fermement entre les jambes, qu'il la fit jouir violemment.

Cette vision sembla l'achever car il gronda violemment dans le fond de sa gorge avant de la pousser vivement en arrière sans jamais la lâcher. Hermione sentit les muscles de son ventre se contracter délicieusement contre son entre-jambe frémissant toujours sous son puissant orgasme. Et il ne lui laissa même pas le temps de reprendre pied avant qu'il ne la recouche fermement sur le lit, son membre toujours profondément enfouit en elle, tout son corps s'allongeant une nouvelle fois sur le sien. Elle était incapable de crier, sa dernière exclamation jouissive ayant définitivement brisée sa voix sous les vagues dévastatrices de plaisirs qui venaient de lui tomber dessus. Mais si elle avait pût, Hermione aurait certainement poussé un cri à réveiller tout le voisinage. Car déjà il reprenait ses déhanchements divins. Elle était à bout de souffle, épuisée et plus que satisfaite, mais cela ne l'empêcha pas de tenir son rythme passionné. Ses coups se faisaient violents, hachés, si profond qu'elle s'enfonçait à chaque fois dans le matelas en perdant un peu plus son souffle. Il était au bout, prêt à exploser, ses gémissements rauques comme une musique à ses oreilles tandis que ses respirations erratiques s'écrasaient par vagues puissantes au dessus d'elle. La jeune femme remonta ses mains à son visage, tirant ses cheveux en arrière pour ne rien perdre sur spectacle passionnément érotique qu'il lui offrait. Elle regarda ses sourcils se froncer sous ses paupières closes, sa bouche se tordre de plaisir et elle sût, aussi surement que lui, qu'il atteignait enfin la jouissance quand il lâcha une plainte entre deux coups acharnés de reins.

La respiration d'Hermione se coupa, ses yeux se fermant malgré elle quand il revint une dernière fois violemment entre ses cuisses, ses mains la soulevant presque contre lui alors qu'il explosait à l'intérieur d'elle dans un très long gémissement rauque et fébrile. Il jeta son visage dans son cou, tout son corps crispé au dessus d'elle et elle le tint serré tout contre elle, ses doigts enfoncés dans ses cheveux fins, ses jambes complètement repliées autour de sa taille. Il tremblait et pulsait, et elle le sentit couler contre sa peau, preuve qu'il la possédait à présent toute entière.

Elle était à lui, et il était à elle.

Lorsqu'il se releva, sa peau habituellement pâle à présent rouge de ses efforts et la respiration laborieuse, il plongea des yeux brillant d'émotion dans les siens, et elle voulut pleurer de bonheur.

Mais à la place, elle l'embrassa.

.

Très tard dans la nuit, bien après qu'ils aient appris à explorer leurs corps une deuxième fois, le ventre d'Hermione se mit à gronder furieusement. Severus lâcha un petit rire rauque contre son oreille, tout son corps nu allongé sur les draps et collé au sien. Les orteils de la sorcière n'atteignaient même pas ses pieds le long de ses jambes et elle s'amusait à jouer avec ses poils. Et lorsqu'il se ria de sa faim elle réussi à attraper quelque poils entre ses orteils et tira fort dessus. Il lâcha une plainte à peine outrée en dégageant sa jambe. Elle fit mine de repousser ses grandes mains qui voulaient l'attraper par la taille mais se laissa tout de même faire quand il glissa tendrement sa bouche sur la sienne. Comme pour apaiser un petit animal sauvage.

- Allons manger ma petite lionne, gronda-t-il moqueusement contre ses lèvres. Avant que tu ne me dévores tout cru.

- C'est toi qui va finir par me dévorer j'en suis sûr, souffla-t-elle alors qu'il faisait courir ses lèvres le long de sa joue et de sa tempe.

- Il y a de grande chance…, rit-il dans un murmure. Il riait tellement plus depuis qu'elle était entrée dans sa vie.

Hermione se sentit effectivement un peu sauvage quand il la tira finalement à l'extérieur du lit et qu'elle se laissa faire pour finalement se balader sous ses yeux dans toute sa glorieuse nudité. Ses boucles en pagailles cachaient à peine sa poitrine et elle savait qu'il fixait ses fesses quand elle se baissa pour ramasser sa grande chemise blanche. Il releva un simple sourcil quand elle l'enfila et la boutonna à moitié sur sa poitrine, restant complètement nue en dessous. Mais il ne dit rien. Secrètement ravi de voir une sorcière sensuelle à l'intérieur de l'un de ses vêtements, ses petites jambes dépassant des pans de la chemise trop longue pour elle de la manière la plus sexy qu'il n'ait jamais vu.

Il attrapa un simple pantalon et un haut de pyjama noir dans sa commode, et il les enfila rapidement avant d'aller chercher la main de son épouse.

- Viens, lui dit-il en lui serrant les doigts pour qu'elle cesse une seconde de zieuter les livres présents sur la grande bibliothèque collée au mur à côté d'elle. J'ai une surprise pour toi, dit-il encore en la tirant doucement pour qu'elle le suive dans le couloir.

D'une manière ou d'une autre il avait réussi à récupérer sa baguette au milieu de leur vêtement éparpillés et la gardait certainement dans une cachette mystérieuse sous l'élastique de son pyjama parce qu'il alluma la lumière des escaliers sur le chemin avant de faire à nouveau disparaître la fine tige de bois dans une petite pirouette de sa main.

Hermione se mordit la lèvre en atteignant le bas des escaliers, ses doigts toujours chaudement enfermés dans l'immense main de Severus. Elle se souvenait des chandeliers sur la grande table de la salle à manger, des verres de cristal et des plats de porcelaines, et elle frétillait d'impatience qu'il l'y accompagne malgré qu'elle connaisse déjà sa surprise.

Elle n'eut même pas besoin de faire semblant d'être émerveillée pour ne pas lui gâcher son plaisir. Parce qu'elle était totalement et irrémédiablement émerveillée. De cette table somptueuse qu'il avait dressée pour elle. De ce bouquet de fleurs qu'il avait prît lui-même la peine de cueillir. De touts les petits détails qu'il s'acharnait toujours à mettre en place pour faire de chaque chose en sa compagnie quelque chose de beau et de doux. Sa surprise l'émerveillait. Il l'émerveillait. Et même si elle fut incapable de retenir l'humidité de lui monter aux yeux, Hermione fut fière d'elle en réussissant à ravaler ses larmes de bonheurs pour lui offrir un sourire éblouissant qui, elle l'espérait, lui montrerait à quel point elle l'aimait.

Il l'embrassa encore, la prenant contre son torse, ses mains se baladant très légèrement le long des pans de la longue chemise qui lui tombaient sur le haut des cuisses. Et Hermione se fit la réflexion qu'elle ne s'en lasserait jamais. Ses baisers, ses caresses, sa voix, toute sa personnalité, elle les voulait pour toujours.

- Je t'aime, lâcha-t-elle, heureuse, confiante, et chaudement protégée entre ses bras aux muscles secs et puissants.

Il lui fit un petit sourire, et elle jura voir ses joues pâles rougirent très légèrement. Il eut même l'audace de replacer nerveusement l'une de ses mèches noires derrière son oreille, ses réflexes d'espion ne réussissant pas à cacher son émotions dans ces petits gestes presque gênés. Et elle ne lui laissa même pas le temps de répondre et sauta sur la pointe de ses pieds pour plaquer sa bouche à la sienne.

- Bon Dieu…, souffla-t-elle dans son souffle, sa voix toujours un peu enrouée. Je t'aime… Je t'aime tellement.

- Hermione…, répondit-il tout aussi tendrement entre deux baisers, ses mains caressant sa chevelure pour la repousser de son visage. …J'ai quelque chose pour toi.

Il la décrocha presque difficilement de son cou, riant à travers son grand nez devant la fougue toujours passionné de sa lionne. Et il la tira par la main jusqu'à la table. Il cueillit rapidement quelque chose au milieu des verres et des plats, trop vite pour que la jeune femme ne sache ce dont il s'agissait avant qu'il n'ouvre sa main devant elle pour lui tendre un petit écrin de velours noir.

Le cœur de la sorcière s'arrêta.

Elle lui lança un regard tremblant, à la fois incertain et plein d'espoirs, et il se contenta de pousser un peu plus l'objet dans sa direction. Si elle n'avait pas appris à aussi bien le connaître elle aurait pût dire que son expression était de marbre. Mais elle le connaissait trop bien pour ça, et n'avait aucun mal pour distinguer le pincé délicat et nerveux de ses lèvres fines, ou le très légers froncement de ses sourcils tandis qu'il la regardait pincer le petit écran entre ses doigts pour l'ouvrir.

Les yeux de la jeune femme se posèrent sur une alliance en or, prisonnière d'un coussin de velours noir, et elle reprit une respiration hachée, cette fois incapable de retenir les grosses larmes qui coulèrent le long de ses joues.

- Il va falloir que je t'offre une alliance moi aussi, lâcha-t-elle finalement –et un peu bêtement trouva la jeune femme- entre ses larmes, la voix moins tremblante que ce qu'elle aurait imaginé.

- Malheureusement c'est impossible, répondit-il d'une voix douce, ses longs doigts glissant l'une de ses boucles sauvages derrière son oreille.

Quand elle eut la force de le regarder en face, elle découvrit des yeux aussi brillants que les siens. Mais il se contenait tout de même mieux qu'elle et elle le regarda, sans comprendre, à travers un nouveau brouillard de larmes.

- Je ne peux pas porter de métaux précieux, aux mains ou aux poignets, expliqua-t-il, la voix veloutée alors qu'il lui prenait l'écrin des mains pour sortir l'alliance. A cause des potions, continua-t-il, presque l'air de rien en lui attrapant la main gauche. Ça fausserait leurs résultats.

- …Oui bien sûre, les potions, souffla-t-elle en tremblant de la tête aux pieds, son cœur à deux doigts de la lâcher définitivement.

Et il se contenta de lui sourire doucement en la regardant se pétrifier devant lui, les joues brûlantes sous ce qui restait de ses larmes, ses grands yeux à présent totalement écarquillés devant leurs mains jointes. Il glissa l'alliance à son doigt, la bague s'ajustant à la perfection. Elle était si fine qu'Hermione la sentit à peine contre sa peau et elle dû remonter sa main à son visage pour fixé l'anneau d'or et se rendre bien compte que tout ceci n'était pas qu'un beau rêve.

A un moment elle dû bien lâcher la bague des yeux, les mains de Severus lui attrapant doucement le visage pour le remonter face aux siens. Elle aurait aimé que ses yeux ne coulent pas, que son nez humide ne l'oblige pas à renifler bêtement devant lui, et d'être capable de dire quelque chose de sensé. Quelque chose de profond. De poétique peut-être, ou de passionné. Bon Dieu, elle aurait voulut pouvoir dire n'importe quoi pour exprimer cette boule de bonheur qui explosa presque douloureusement dans sa poitrine.

Mais elle en fut incapable, réussissant juste à lâcher un petit sanglot juste avant que la bouche de Severus ne reprenne une nouvelle fois sa place tout contre la sienne.

Lorsqu'il se détacha d'elle, une longue minute plus tard, ce ne fut que pour mieux lui murmurer « Moi aussi, je t'aime ma petite lionne » contre ses lèvres. Et Hermione faillit oublier sa faim et le magnifique repas l'attendant sous des sortilèges de stase, soudainement bien plus intéressée à l'idée de débarrasser violement la grande table pour allonger le sorcier dessus et lui faire l'amour sauvagement.

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Hermione dévala les escaliers en trombe, ses petits pieds nus glissés dans ses pantoufles roses et son petit corps –tout aussi nu- emmitouflé dans l'immense robe de chambre vert émeraude de Severus. Ses cheveux étaient presque en pétard au dessus de sa tête et elle grogna à faire peur quand un autre appel bruyant surgit du petit salon au rez-de-chaussée.

Elle aurait reconnue cette voix entre miles et décidait déjà quel sortilège elle allait balancer à la face de Ron à travers le feu de cheminette quand elle ouvrit en grand les deux portes de la pièce.

- Enfin ! ça fait au moins dix minutes que j'appelle ! Eut l'audace de lui lancer la tête de son ami à travers les flammes.

- Et on peut savoir pourquoi tu brailles comme ça à cette heure ? Grogna la jeune femme en venant se mettre à genou devant les flammes, si près pour lui faire les gros yeux qu'elle manqua presque de se bruler avec les braises.

Mais Ron semblait vouloir la faire tourner en bourrique, parce que s'il braillait depuis déjà dix bonnes minutes à travers la maison il avait soudainement décidé de rester muet. Il la regarda si intensément qu'elle finit par lâcher, exaspérée :

- Quoi ?!

- J'ai interrompu quelque chose ? Demanda-t-il alors très sérieusement.

Ses yeux s'écarquillèrent dans les flammes en voyant Hermione détourner les yeux, ses joues passants instantanément à l'écarlate.

- Qu'est ce que tu veux Ron ? Lui grogna-t-elle au visage pour toute réponse.

- J'ai définitivement interrompu quelque chose, renifla-t-il en lui lançant un grand sourire et un air entendu.

Mon Dieu cette famille !

- Ron ! Le gronda-t-elle pour qu'il se décide enfin à lui dire pourquoi il avait effectivement interrompu quelque chose.

- Oui ! Oui, bien sûr ! C'est un peu la pagaille chez maman mais je voulais te prévenir, s'exclama-t-il alors en semblant se rappeler de quelque chose d'important. C'est Ginny, elle est à St Mangouste. Elle est entrain d'accoucher, expliqua-t-il.

- Quoi ?! Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ?! Hurla Hermione en se redressant si vite sous la surprise qu'elle se cogna violemment le crâne sur le rebord en pierre de la cheminé.

Ron cria son prénom dans les flammes mais ne put rien faire d'autre pour rattraper son amie alors qu'elle tombait à la renverse, assommée, sur le moelleux du tapis amortissant sa chute.

Sous la douleur intense perçant son crâne, Hermione entendit au loin une explosion de flamme et la voix de Ron qui explosa encore plus fort dans ses oreilles. Elle sentit plus qu'autre chose Severus débarquer dans la pièce en réussissant à faire claquer les portes du petit salon sur son passage comme lorsqu'il était leur professeur. Et si elle n'avait pas été à moitié inconsciente sur le tapis elle aurait pût voir Ron trembler à côté d'elle. Exactement comme quand ils étaient en cours de potion.

Elle entendit un mélange d'exclamations et de jurons, la voix grave de Severus se découpant plus distinctement dans son crâne douloureux avant qu'elle ne sente ses grandes mains la quitter pour revenir à peine une minute plus tard et la plaquer contre lui avant de la soulever.

Et durant tout ce temps Ron n'avait cessé de souffler dans son oreille : « Mi' meurt pas, ton foutu mari m'arrachera la tête si ça arrive… Et Ginny m'étranglera si tu n'es pas là pour voir son fils… »

Hermione alla bien à l'hôpital, comme prévu. Mais pas pour attendre, comme le reste de la famille Weasley et les amis, que Ginny accouche et ne leur présente enfin son fils. Elle fut admise deux étages plus bas, dans le service des traumas crâniens. Et dés qu'elle fut suffisamment en état elle ne cessa plus de bougonner – d'abord- puis d'agresser –ensuite- le guérisseur pour savoir s'il était suffisamment qualifié et « Nom de Dieu, quand est-ce que vous allez me filer une potion pour que je quitte enfin cette foutue chambre ? J'ai une femme enceinte qui m'attend à l'étage ! ». Le guérisseur fut étonnement calme, ou complètement inconscient, et sourcilla à peine en donnant quelques recommandations à Severus tandis qu'elle s'excitait dans sa blouse d'hôpital en lui demandant s'il savait seulement qui elle était.

Lorsque le guérisseur la laissa enfin partir, Severus se présentant d'office comme son époux et signant touts les papiers pour elle, Hermione insista tant et si bien qu'elle réussit à le traîner deux étages plus haut. Il n'était venu jusqu'ici que parce qu'il l'avait cru à l'article de la mort, et il n'avait . aucune envie de se jeter dans une foule d'anciens élèves. Seulement son air de petit chat triste et ses –vicieuses- remarques sur sa tête douloureuse et ses jambes fragiles, ainsi que ses « Oh Severus, et si je suis trop faible pour rentrer toute seule ? » lâcher d'une petite voix innocente, le forcèrent à s'avouer vaincu. Et il sut qu'il l'aimait vraiment lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur les couloirs de la maternité et qu'il ne chercha pas à fuir lorsqu'une foule de têtes rousses ne se tournèrent vers eux.

Severus comprit très rapidement que l'identité du colocataire d'Hermione n'était un secret pour personne.

Mrs Weasley avait fait comme si elle ne le reconnaissait pas, mais elle l'accueillit aussi bien trop chaleureusement pour un simple inconnu – "Son époux" avait présenté Hermione, et tout le monde avait vu son alliance quand elle avait fait un petit mouvement vers lui-. Mr Weasley ne dit rien, lui serrant simplement très fort la main, les yeux un peu larmoyants, quand il se « présenta » à lui. Les autres membres de la famille furent bien moins discrets et il fit de son mieux pour ne pas sortir sa baguette pour se défendre quand ils décidèrent de tous lui parler en même temps. Severus les avaient simplement tous salué du bout des lèvres, félicitant sobrement Ginny et Harry pour la naissance de leur enfant, et n'avait plus rien dit d'autre jusqu'à ce qu'Hermione et lui ne rentrent enfin chez eux. Il avait vu plus de personnes en quelques heures, que durant ces cinq dernières années et même s'il ne le montra pas il fut légèrement ébranlé par l'expérience.

D'abord Hermione qui se faisait embrasser par un autre homme, ensuite une nuit folle de sexe -et un mariage -, après quoi la jeune femme frôlait la mort – une nouvelle fois-, et pour terminer il était jeté en pâture à une marée humaine de Weasley au beau milieu d'une maternité. Ce n'était pas du tout comme ça qu'il s'était imaginé ce week-end et il pensait de plus en plus sérieusement à s'investir dans la sécurité personnelle de la future Ministre de la Magie sans quoi elle serait capable de trouver un moyen de passer l'arme à gauche avant son investiture.

Il le savait pourtant que cette femme avait un don pour se mettre dans des situations pas croyables.

Quand à Hermione elle avait dû se cogner la tête un peu plus fort qu'elle ne le croyait car ce n'est que lorsque Ginny lui envoya la photo prise ce jour là avec l'appareil de Bill, plusieurs semaines plus tard, qu'elle se rendit compte que Severus avait pris du polynectar avant de quitter la maison pour l'accompagner jusqu'aux urgences. Et elle l'avait forcé, sans comprendre, à se tenir à côté d'elle pour la grande photo de famille, le couple Potter au centre avec leur fils dans les bras d'une jeune maman rayonnante.

Un sourire immense décorait le visage d'Hermione sur la photographie magique. Et elle était aussi un peu grotesque avec son énorme bandage autour de la tête et l'immense robe de chambre de Severus passée sur sa chemise d'hôpital – la même que celle de Ginny-. Elle était drôle à voir sur la photo. Seulement, le plus drôle était bel et bien la tête de ce parfait inconnu dépassant tout le monde d'une tête à côté d'elle, à l'air à la fois désespéré et grincheux.

Il lui avait fallut plusieurs minutes pour calmer son hilarité en regardant la photo avant de décider ce qu'elle pouvait bien en faire. Et si Severus fit la grimace ce soir là en voyant la photographie de famille à présent encadrée, posée sur le rebord de la cheminé du petit salon, il n'en dit absolument rien, préférant l'embrasser à la place.

Parce qu'il l'aimait. Et qu'il savait déjà qu'elle était un peu folle.

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FIN

Et oui ! Toute bonne chose à une Fin !

Je me laisserai certainement tenter par un petit épilogue (de rien du tout) Mais il me tarde surtout de commencer un autre projet Hermione/Severus qui me tient à cœur depuis un moment et qui, je l'espère, vous plaira tout autant que cette fic.

... Sans oublier Eternity ;)

Et toujours en espérant n'avoir rien oublié et n'avoir pas fait trop de fautes !

Un bon week-end à tous :D

(France, Belgique, Canada, Iles de la Réunion, Cambodge, Brésil, Nouvelle Zélande, Suisse, République de Corée (O.O houwaa le bout du monde !), Espagne, USA, Italie, Allemagne, Australie (Spécial dédicace à ma sœur ;p), Slovénie )

Lol Soit vous passez tous des meilleurs vacances que moi, soit j'ai vraiment des lecteurs sur la Terre entière ! Merci aux 677 visiteurs !

Musique = A Ha - Take on me- (YouTube) Parce que je suis faible et que je ne me lasserai jamais de la musique des années 80.

Et aussi parce que c'est la chanson qui tournait quand j'ai fait péter le son pour ma petite danse de la victoire en terminant ce chapitre ... C'est officiel: n'est pas chanteur professionnel qui veut :p ... Et n'oubliez pas de fermer la porte de votre chambre avant de danser comme une patate...

Au risque de vous taper la honte de votre vie -True story...-

99Karie ;)