Bon...*Snif*...Jour...
Voui, me voilà, c'est MiniBleu, lui-même. Mais... Ô drame, ô désespoir, je viens vous raconter mes aventures pour la dernière fois...
-Bon, t'as fini, Ryan? Intervient l'auteur en arrivant derrière celui-ci, le faisant sursauter brusquement.
-Nan, PBG. J'vais dire à tout le monde que t'es une auteur cruelle et que tu ne veux plus que je m'exprime, boude MiniShtroumph.
-Tu vas surtout dire à tout le monde que je n'ai plus le temps d'assumer ton histoire et Lonesome CowBoy... C'est donc toi ou Tony... Le choix a été vite fait, MiniBleu.
-Méchante.
-Boude pas, tu vas revenir, Ryan! Dans le THPMC, pour des petits drabbles comiques avec Maxim Devon de 'Six' et Brad Pitt, le doc du 2x22.
-Ah ouais! Là, où je vais être célèbre!Sourit (non, s'extasie, plutôt) Noolen.
-Essayer, Ryan. Essayer d'être célèbre.
-Et si je suis célèbre, Ziva deviendra dingue de moi, et je m'achèterais un dressing pour mes cravates et...
*Soupir de PBG avant qu'elle ne se tourne vers les lecteurs pendant que MiniBleu babille dans son coin*
-...Et Bonne lecture!
PS de PBG, pendant que Ryan est occupé à contempler une photo de Ziva: Chapitre alternant deux points de vue, pour le final... Je vous laisse découvrir qui parle, mais le titre devrait vous aider ^^!
Tata WJ: Oui, je suis brave! *Bombe le torse*. *Admire la grenouillère de Bébé Tony*
Furieuse: Oui, je demanderais bien à Ducky, mais j'ai peur d'aller dans la morgue. Parce que dans la morgue, figures-toi... Qu'il y a des morts. Bah oui. Et ça, bah, j'aime pas.
Myriam: Excuse-moi pour la bave, c'est l'effet que me fait une bonne nouvelle. C'est pour ça que mes Tatas prennent toujours des parapluies quand je leur parle.
Flavie: Me rire au nez? Mais... Mais... Mais euh! D'abord, et bah... Mais euh.
Haerys: Oui, Palmer m'a un peu embrouillé, mais, j'ai presque compris. En fait, Rivkin a tué le frère de Ziva qui a sauvé Tony, c'est ça?
Gwen: Le pire, c'était les petits canards jaune fluo sur le caleçon rose.
FandeBones: Justement, j'ai vu sortir un jeu de fléchettes tout à l'heure. Et il m'a lancé un sourire assez inquiétant. Et...Et... Au secouuuuuuuuuuuurs!
Anonyme: Oui, tu peux m'appeler M.B. Et moi je t'appellerais Anne Onyme (MOUAHAHA, je suis trop drôle). Oui, mais les cravates ne sont pas ma cravate, vois-tu. Je suis veuf de cravate, c'est terrible.
Skye: Je fais soixante-trois kilos virgule quatre. Et j'ai des muscles, même s'ils ne se voient pas beaucoup. Et je ne suis pas un boulet, d'abord *tire la langue*. Pour ta question, *attrape une note de PBG*, c'est Ziva qui l'a dit à Tony qui l'a dit à McGee, qui l'a dit à Abby, qui l'a répété à Bert, qui ne l'a pas répété à Palmer, mais en fait Palmer l'a lu dans une fic' (et PBG rajoute 'l'Art de la parodie en rose'). T'as compris quelque chose, toi? Moi non.
Rockeuse: Si tu passes un moment avec Tony, fais gaffe, il peut être dangereux, tu sais. Ouais. Tony le serial Killer.
Soizic: Comment j'ai survécu? Bah, tu sais, je suis un super agent super trop fort, et tu vois, j'ai survécu et... (Bon, ok, j'ai plein de bleu, j'ai peur et je veux rentrer chez moi).
Gwen: Olaaaaaa, t'es la meilleure Tata Gwen (je peux t'appeler Tata Gwen?)
MiniBleu vs DiNozzo
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J'étais plongé dans le monde de l'informatique. Les quelques magazines à trier de McGoo s'étaient révélés être une montagne de revues gisant à côté de son bureau, recouvertes par un meuble qui ne laissait pas voir ce qui se cachait en-dessous. Malin le Timmy.
Je m'épuisais donc à trier toutes ces revues depuis trois bonnes heures quand l'équipe revint enfin. Je relevais la tête pour les voir tous trois arriver, fier, sûrs d'eux et le sourire au visage. L'assassin était en train de parler à ma déesse, le lecteur de magazine mangeur de beignets s'était déjà dirigé vers son écran et le quatrième était en compagnie de la vampire, un peu en retrait.
Je décidais d'abandonner mon tri quelques minutes, histoire d'aller écouter les résultats de leur enquête. Et de me rapprocher un peu de ma future femme, par la même occasion. Je la suivais du regard alors qu'elle enlevait son manteau, quittant l'espace de protection de mon petit bureau pour lui faire face. Le tueur sanguinaire me toisa de haut en bas, pendant que je l'ignorais délibérément, cachant mes mains dans mon pantalon pour ne pas qu'il voit que je tremblais. Ce n'était pas un psychopathe du nom de DiNozzo qui allait m'intimider et m'empêcher de parler à la plus jolie des israéliennes, foi de Minib… Ryan Noolen.
-Alors, cette enquête ?
Je lui fis mon sourire le plus pro. Elle plissa les yeux en me regardant, visiblement surprise que je vienne à sa rencontre. Elle était étonnée, c'était normal. Elle découvrait le Ryan curieux, enquêteur, enjôleur… Moi, quoi ! Tony, lui, me fit probablement une grimace dans mon dos, ou me toisa davantage avec son air hautain…Ou, ou dansa la samba… Je m'en moquais, je ne le regardais pas. Le centre de mon attention était devant moi.
-On a trouvé du sang, commença Ziva, avant de s'arrêter brusquement en me toisant bizarrement.
Je laissais passer quelques secondes, constatant qu'elle ne reprenait pas. Et en déduisis donc logiquement que je devais dire quelque chose (l'intelligence suprême du Noolen, ne soyez pas surpris !).
-Du sang de qui ?
-Du sang de quelqu'un, répondit Ziva avec un léger décalage. Ryan, tu vas bien ?
Ah ! Elle s'intéressait à moi !
-Très bien.
Je lui fis un sourire éclatant, elle cilla davantage.
-Tu trembles.
-Pardon ?
-Ryan, tu trembles comme un arbre.
-Un… Un arbre ?
-Elle veut dire une feuille, MiniTremblote, intervint derrière mon dos Tony, ce qui me fit sursauter de dix bons centimètres, alors qu'il reprenait, en passant devant moi pour s'installer contre le bureau à côté de Ziva, me fixant avec un air partagé entre l'étonnement et la lassitude : Qu'est ce que t'as ? Tu as joué avec un marteau piqueur ou quoi ?
-Euh… Non.
Comment pouvais-je lui dire que l'effet 'discussion avec ma future femme' était sur le point de me faire tomber au sol, tellement j'étais subjugué ? Je crois que le mieux était que je ne leur dise pas.
-Je… J'ai faim.
Et le pire, c'est que c'était vrai. Drame des drames, j'avais même englouti mon tic-tac. Mais j'avais toujours autant faim, malgré mes deux calories supplémentaires, et ma superbe haleine à la menthe.
Tony sourcilla, m'étudiant avec minutie pendant dix longues secondes, avant de faire demi-tour vers son bureau. Je le suivais du regard, inquiet. Il allait peut-être chercher une arme pour me tuer, ici, là, au milieu des bureaux ? Il allait peut-être me donner un chronomètre et le programmer pour qu'il s'arrête à deux minutes, le temps qu'il me faudrait pour fuir et à lui pour me retrouver avant de me tuer… Cette idée venait à peine du film que j'avais vu la veille, à peine. Et dans le film, le personnage, il mourrait. La gorge tranchée. Je ne voulais pas finir la gorge tranchée.
Je déglutissais, alors que j'imaginais DiNozzo sortir un couteau ensanglanté de son tiroir avec un rictus malsain, avant de courir vers moi pour m'assassiner, façon Shining. Au lieu de ça, il extirpa du fond de son tiroir un emballage en carton rouge, où de délicieux cookies étaient imprimés. Il me les tendit avec un léger sourire.
-Allez, mange, MiniBleu - MaxiFaim. Si tu fais une syncope, il faudra t'amener chez Duck'. Et j'ai pas envie de descendre maintenant.
C'était presque gentil. Je réceptionnais la boite de gâteaux avec un léger sourire, conscient que le tueur en série avait laissé place à un collègue assez attentionné. J'en étais tout retourné.
-Me…Merci, balbutiais-je avant de croquer dans un gâteau.
-De rien. Et t'iras nous chercher du café, après, ok ?
Oui, bon, presque gentil. Presque.
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J'observais Ryan qui allait s'asseoir à son bureau, avant de retourner au mien, jetant un œil légèrement désolé dans mon tiroir où mon paquet de cookies de secours avait disparu pour laisser place au vide. Mais bon, j'avais fais ma bonne action du jour, un MiniBleu avait été nourri, et n'allait pas faire sa deuxième syncope de la journée. Ce qui n'aurait pas manqué d'irriter légèrement le boss. J'étais conscient que je venais de sauver ainsi, grâce à un paquet de gâteau, nombre de personnes vaquant autour de Leroy Jethro Gibbs, qui ne seraient pas victimes de sa mauvaise humeur. J'étais fier de moi. Encore une victoire pour l'agent très spécial Anthony DiNozzo !
Je suivais des yeux le gamin qui retournait à son bureau, jetant par intermittence des petits regards à Ziva, tout en grignotant comme un petit hamster l'un des cookies. Prochain surnom de Noolen : HamsterMan.
En attendant, j'avais mieux à faire. Ziva m'avait dit quelque chose qui m'avait interpellé tout à l'heure, quand nous discutions pendant qu'elle conduisait et que je n'étais pas occupé à prier tous les dieux de l'univers pour rester en vie vie. Je vérifiais que Le Bleu, Abs et Gibbs n'étaient pas là, descendus dans le laboratoire de ma Mini-Gothique, avant d'interpeller ma partenaire. Ryan, lui, nous fixait, caché derrière ses dossiers, mais je m'en foutais totalement, à vrai dire.
-Zee-Vah ?
Elle aussi était retournée à son bureau. Elle redressa la tête du dossier qu'elle lisait pour me faire face.
-Tony.
-Quand tu disais que tu voulais une relation stable après ton histoire avec Ray, t'entendais quoi par stable ?
Elle ricana, Noolen lui jeta un nouveau regard brillant en se figeant, des feuilles dans les mains, je fronçais les sourcils.
-Un truc que tu ne peux pas comprendre, Tony. Tu ne sais pas ce que signifie le mot 'stable'.
Je restais à la fixer, encaissant sans broncher la remarque de Ziva. Ce n'était pas le moment de lui montrer que ses mots me touchaient. Je lui lançais un sourire brillant.
-Faux. Je définis une relation comme 'Stable' quand elle dépasse la semaine.
-C'est bien ce que je disais.
Elle se redressa après cette remarque, je la suivais du regard un instant, pendant qu'elle s'éloignait vers les couloirs. Avant de me lever à mon tour, pour la suivre.
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Moi je savais ce que voulait dire 'Relation stable'. Pas comme le gentil serial killer qu'était DiNozzo. Et si j'avais une relation stable avec Ziva, c'était jusqu'à ce que je devienne un vieillard de cent ans, collectionneur de cravates et de stylos roses, bleus et verts. Si j'avais une relation avec Ziva, c'était pour la vie.
Je pouvais lui apprendre ce qu'était une relation stable, moi, pas comme DiNozzo. Je pouvais la rendre heureuse, pas comme DiNozzo. Je pouvais le faire, je pouvais! Yes, I Can!
Il fallait que je lui dise. Que je prenne mon destin en main. Moi, Ryan Noolen, allait expliquer à la femme de ma vie que je pouvais lui offrir une 'relation stable'. Moi, Ryan Noolen, allait déclarer ma flamme à ma déesse. Là ! Maintenant !
Je me redressais d'un bond et avançais d'un pas décidé vers l'endroit où Ziva était allée. Mon destin était en marche ! J'allais bientôt me marier !
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Je la suivis jusqu'au bout du couloir qui bordait l'open space. Ici, peu de monde passait. On se retrouva donc seul, l'un face à face, quand elle se retourna vers moi. Je croisais mes bras sur mon torse, lui lançant un léger sourire. Vrai, cette fois, sans artifice.
-Ce n'est pas vrai.
-Quoi ?
-Pour mes relations stables.
-Je sais.
-Je n'en ai pas eu beaucoup. Je n'ai pratiquement jamais eu de vraies relations, au sens propre du terme. Wendy, Jeanne et EJ sont les seules que je compte dans cette catégorie.
-Je sais.
-Je rêve aussi d'avoir une relation stable, une vraie, Ziva.
Elle ne répondit pas, se contentant juste de fermer un instant les yeux, pendant que je me rapprochais.
-Je…
-Il y a quelqu'un qui arrive, me coupa-t-elle, m'obligeant à jeter un œil derrière moi.
Elle ne me laissa cependant pas le temps de voir qui arrivait, elle ouvrit la porte à notre droite et me poussa dans la petite pièce, avant de refermer la porte sur nous. Nous nous retrouvâmes donc dans le noir, dans un endroit d'un ou deux mètres carrés, serrés l'un contre l'autre. Je lui fis un petit sourire satisfait, pendant qu'elle gardait un masque sérieux, seul l'éclat brillant de ses yeux démontrant qu'elle s'amusait.
-Tu précipites les choses, souffla-t-elle à mon oreille, dans un murmure amusé.
-Sept ans d'attente, une minute pour agir. C'est stable, non?
-J'hésite...
Je lui souriais, attrapais son visage dans mes mains. Et lui prouvais qu'il ne fallait plus hésiter.
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Elle était partie dans ce couloir. J'allais la rattraper, moi, pendant que Tony allait draguer une énième femme, comme il s'en vantait. J'allais lui dire que c'était la femme de mes rêves. Et l'embrasser. Ouais. Ryan Noolen allait embrasser Ziva David. Ryan Noolen ne ferait même pas de syncope. Ouais. Ouais !
J'arrivais au bout du couloir, respirant difficilement devant l'émotion qui montait en moi. J'avais pris une grande décision. DiNozzo avait laissé passer sa chance, pas moi ! Le petit MiniBleu n'allait plus être un bleu de l'amour, il allait sortir avec la Déesse en personne !
Enfin, s'il arrivait à trouver sa future femme. Elle n'était pas là.
Je m'arrêtais au bout du couloir, indécis. Et tendis l'oreille en percevant un bruit sur ma droite, derrière la porte où le mot 'placard' était annoté sur une petite pancarte.
Peut-être était-ce elle ? Peut-être pleurait-elle de solitude, dans ce placard ? Peut-être avait-elle besoin d'une épaule réconfortante ? Peut-être pourrais-je la consoler, et ensuite, elle m'embrasserait, et ensuite, on s'avouerait notre amour… Et ensuite, on se marierait, et on ferait plein de miniNoolen, et…
Il fallait que je sache si c'était elle.
J'ouvrais la porte d'un coup sec, décidé.
Et écarquillais les yeux, stupéfait par la vision qui s'offrait devant moi.
Ryan Noolen était cocu. Par le psychopathe aux cookies du nom de DiNozzo. Il l'embrassait. ARG, ARGH, ARGEUUUH.
Je restais à les regarder un instant, avant que Tony ne m'interrompe dans cette image d'horreur qui me glaçait le sang :
-MiniGéneur, ça te dérangerait de fermer la porte et de laisser les grands 'travailler' ?
J'obéissais, difficilement, effaçant par la porte qui se fermait cette terrible vision. Et repartais vers l'open space, en mode zombie, pétrifié par mon mariage qui partait en morceau. Ma Ziva était la copine d'un assassin sanguinaire. Ma Ziva venait d'embrasser Beau-Costume. Ma Déesse n'était pas à moi. Je devais m'y faire.
Je réfrénais des larmes, arrivant à l'open space, alors que la voix du Directeur Vance m'interpellait.
-Ryan ?
Je levais le menton vers lui, clignant des yeux pour effacer les larmes qui menaçaient de couler. Mon pauvre mariage. Fini mes quatre enfants, fini ma vie rêvée avec ma princesse, finie ma maison à Beverly Hills. Fini mes rêves avec ma déesse.
-Oui, Directeur.
J'étais fier de moi, ma voix n'avait même pas flanché.
-Dans mon bureau, nous allons faire un point sur cette journée.
Je le suivis dans les escaliers, le menton haut. Je n'allais pas lui dire que cette journée avait été terrible. Je n'allais pas lui parler de Gibbs, mon meilleur ami qui me faisait peur. De Tony, l'assassin du NCIS. De McGoo, le gars aux magasines d'informatique. D'Abby, la vampire. De Ducky et son nœud pap'. De Palmer et ses lunettes rondes, ainsi que son blabla interminable. De Ziva, mon ex-future femme, ma désillusion. J'allais juste lui dire 'Très bonne journée, Directeur'.
Oui, j'allais rester fort. Ne pas pleurer. Ne pas démissionner.
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-Dites, pourquoi MiniBleu est parti en pleurant ? Interrogea McGee, alors que la nuit tombait sur la capitale, nimbant l'open space d'une clarté bleutée.
-Je ne sais pas, Tim, répondit Ziva avec un léger haussement d'épaules. Mais je l'ai entendu dire qu'il allait devenir vendeur de cravate, avant qu'il ne dise à Gibbs qu'il démissionnait.
-Oh. Et pourquoi il t'a parlé de Brenda et Brendon ? L'interrogea Tony à son tour.
-Aucune idée. Et cette histoire de serial killer qu'il t'a balbutié, t'as compris quelque chose ?
-Rien du tout. Il tremblait trop. Il était bizarre ce MiniBleu… Grimaça l'agent senior.
-Et c'est quoi le dernier mot qu'il a dit avant de partir ? Je l'ai pas compris ?
-Le dernier mot, Ziva ? Je crois que c'était… Arg.
*Pleurniche*
Je reviendraaaaaais, on se retrouve avec Max et Brad dans le TPHMC, hein?
