Chapitre 9 : Anette Kirkvik
" J'ai une bonne nouvelle, et une nouvelle pas trop bonne. Laquelle veux-tu en premier ?"
Tom leva les yeux sur Georg qui se tenait devant lui, tenant quelques feuilles de papier dans ses mains.
" Donne-moi la pas trop bonne d'abord," soupira Tom. " Gardons le meilleur pour la fin."
" D'accord alors, nous avons trouvé le démonte-pneus utilisé pour frapper Anne Stevens de façon insensée," commença Georg.
" C'est certainement une bonne nouvelle !" s'exclama Tom ; trouver l'arme du crime signifiait qu'ils pourraient peut-être avoir une piste.
"Pas vraiment," soupira Georg. " Le démonte-pneus appartient aux Stevens. Le CSU l'a trouvé quand ils ont fait un balayage initial de la zone. Il a été exposé juste sur sa commode. On y a cherché des empreintes et il a été balayé pour y trouver des indices….Ils n'ont rien trouvé du tout. En fait la seule indication qu'il a été utilisé pour le meutre était les traces de sang trouvé sur le démonte-pneus : et oui, le sang correspond à celui de Anne."
" D'accord, donne-moi la bonne nouvelle."
" Helena Stern semble avoir été agressée sexuellement."
" Et comment est-ce une bonne nouvelle ?" questionna Tom. " Ca soulève plutôt plus de problèmes. Le tueur les agresse maintenant également pour commencer et-"
" Tom laisse-moi finir !" souffla Georg. Tom tomba dans le silence, faisant signe à Georg de continuer. " Le coroner a trouvé du sperme."
Les yeux de Tom s'écarquillèrent et il eut le souffle coupé par le choc. " Nous avons de l'ADN !"
" Oui, nous en avons," Georg hocha la tête en réponse. " Il est en train d'être testé pendant que nous parlons et mis dans la base de données pour voir s'il y a des correspondances. Avec un peu de chance, ce connard est dans la base de données alors nous pouvons le trouver et en finir avec ça."
Tom sourit à Georg avant de froncer les sourcils alors qu'il pensait à quelque chose. " Il devient un peu désordonné, tu ne penses pas ?"
" C'est une bonne chose."
" N'est-ce pas un peu bizarre qu'il décide de violer cette victime alors que les autres ne l'ont pas été ?" insista Tom ; quelque chose ne semblait pas juste pour lui.
" Peut-être que les choses étaient différentes parce que contrairement aux autres, elle était une adulte, " dit Georg non sans hésitation après quelques instants.
" Bien, un tueur en série qui n'a pas de problème à assassiner des filles mais est contre le fait de les toucher si elles ont moins de 21 ans," dit sarcastiquement Tom.
" Ca pourrait arriver !"
" Et des singes pourraient sortir de mon cul," répondit Tom, en roulant des yeux.
" Si Bill n'est pas trop occupé à le remplir," rétorqua Georg, souriant à son partenaire.
" Pourquoi tout le monde est si sûr que Bill et moi nous baisons ?" grogna Tom en réponse. " Tout ce que j'ai eu depuis qu'il a emménagé c'est des catastrophes et des blagues de rapport anal venant de vous autres."
" Et une violente trique continuelle devant de Bill," plaisanta Georg.
" Ouais, une-" Tom eut un mouvement de recul quand il réalisa qu'il avait approuvé ce que Georg venait juste de dire. " La ferme, ferme-la maintenant ou je t'emmène dehors et je t'abats comme le chien que tu es."
" Oh Tom, tu me blesses tellement !" s'écria Georg. " D'abord tu insinues que je suis un chien, puis tu admets que tu es cruel envers les animaux. Que ferons-nous de toi. Et bien, je suis sûr que B-"
" Laisse-moi deviner," l'interrompit Tom, en roulant des yeux. " Tu es sûr que Bill peut me prendre dans sa chambre et me baiser à m'en faire perdre connaissance jusqu'à ce que cette rage et cette tension réprimées soient parties."
Un toussotement résonna à travers la pièce et les deux garçons se retournèrent pour regarder la porte. Le Chef Rothstein se tenait dans l'embrasure de la porte. " Trümper, bien que je sois sûre que votre vie sexuelle avec Mr Kaulitz est fascinante, c'est un lieu de travail : une conversation comme celle-là n'est pas acceptable."
" Mais je-"
" Je me moque de ce que vous faites pendant votre temps libre, ne l'amenez pas ici," gronda le Chef Rothstein. "Compris ?"
" Oui, mais ce n'est pas-"
" Compris ?!"
" Oui Chef." marmonna Tom.
" Bien, maintenant j'ai quelque chose pour vous," dit-elle, sortant une carte ainsi que quelques feuilles de papier. " Ceci est le permis autorisant Mr Kaulitz à porter une arme ainsi que tirer avec. C'est seulement un permis pour des armes de poing réglementaires délivrées par le département de la police de Berlin, donc nous allons lui donner l'un des Glocks 22 ; assurez-vous que c'est un calibre 40 quand vous irez le prendre. Je veux que vous l'emmeniez au stand de tir aujourd'hui et qu'il soit compétent à tirer avec avant ce soir, au plus tard."
Tom prit la carte et les feuilles de papier et se précipita rapidement hors de la pièce jusqu'au département des armes à feu où il pourrait prendre le revolver.
" Listing, j'ai besoin que vous alliez au labo, ils ont quelque chose pour vous," continua le Chef, avant de sortir de la pièce laissant Georg seul avec ses pensées.
Pendant que Georg avançait vers le labo, Tom conduisait impatiemment loin du commissariat et dans la périphérie de Berlin. Aujourd'hui Bill avait informé Tom qu'il rendrait visite à Andréas et, après avoir appelé Bill et obtenu des indications jusqu'à la maison d'Andréas, il se dirigeait là-bas pour aller le chercher lui et son garde du corps.
Il se gara à l'extérieur du grand immeuble et envoya un texto rapide à Bill, lui faisant savoir qu'il était dehors. Il regarda la porte d'entrée s'ouvrir et Saki sortir, scruter la zone scrupuleusement avant de faire signe à Bill de sortir.
Andréas suivit Bill dehors sur le porche et les deux partagèrent une étreinte d'au revoir. Tom pouvait voir leurs lèvres bouger mais ne pouvait pas comprendre les mots. Son estomac dégringola, cependant quand Bill se pencha en avant et embrassa Andréas légèrement sur les lèvres. Cela avait l'air de n'être rien de plus qu'un baiser amical mais cela provoqua quand même une pointe de jalousie qui le traversa.
Ils se séparèrent et Bill trottina vers la voiture de Tom, ouvrant la portière passager à l'avant et se jeta à l'intérieur. " Salut Tom !"
" Hé Bill," répondit Tom. " Passé un bon moment ?"
" Ouais," Bill hocha la tête. " Comment se fait-il que tu doives venir me chercher ; quelque chose ne va pas ?"
" Non, la chef m'a juste donné ton permis de porter une arme et elle veut que je te montre comment tirer avec une aujourd'hui," dit Tom alors qu'il s'éloignait de la maison d'Andréas. " Alors nous allons au stand de tir."
Les yeux de Bill étaient écarquillés. Il n'avait jamais tiré avec un revolver avant et en vérité, ils le rendaient extrêmement nerveux. Il savait qu'il devait faire ça pourtant, pour son propre bien, il espérait juste qu'il ne crierait pas trop fort que il tirerait avec la chose.
Ils s'arrêtèrent à l'extérieur du stand et Tom montra son badge. Le portier hocha la tête et le laissa entrer. Le stand était un couvert avec une sélection de cibles à différentes distances. Tom décida de commencer avec une tout près et de progresser sur des distances plus éloignées tandis que le jour passerait.
Les deux mirent du matériel de sécurité, endossant des casques anti-bruit et des lunettes pour protéger les yeux avant d'avancer sur la ligne de tir.
" Bill, regarde-moi d'accord," dit Tom. "D'abord, tu dois charger le revolver. Prends le chargeur et mets le dedans, comme ça. D'accord, une fois que c'est bien mis à l'intérieur ; enlève la sécurité. Sans la sécurité, le revolver tirera si on presse la détente alors assure-toi que la sécurité est toujours mise à moins que tu prévois de tirer."
Bill hocha la tête avidement. Satisfait qu'il écoute, Tom continua.
" Ensuite, amène le revolver à hauteur des yeux. Ne le mets pas trop près de ton visage car ça peut avoir des conséquences, en particulier pour des tireurs novices. Braque le revolver et assure-toi d'avoir la cible dans la ligne de tir en utilisant ces deux repères en haut du revolver. Puis quand tu les as dans ta vision, appuie sur la détente."
Tom plaça les protections sur ses oreilles et indiqua à Bill qu'il devrait aussi le faire. Une fois que tous les deux furent bien fixées, il appuya sur la détente du revolver. Même à travers les protections Bill put toujours entendre le bang. Il sursauta sous le choc au son et puis haleta ; Tom avait réussi à mettre la balle directement au centre de la cible ; il pouvait voir le trou !
Tom bascula la sécurité et enleva le casque anti-bruit. " Tu vois, pas si terrible. A ton tour."
Bill regarda avec hésitation la cible devant lui et puis le revolver pendant mollement dans sa main.
" N'ais pas peur, je suis là," dit Tom de façon rassurante. " Rien ne tournera mal, j'ai entraîné des personnes à utiliser ça avant."
" V-vraiment ?"
"Oui, j'ai un certificat et tout, " dit Tom, semblant fier. " Ca paye bien. Alors fais moi confiance, je sais comment faire ça. La chose la plus importante est de se concentrer, se détendre, avoir une prise ferme sur l'arme et de ne jamais lâcher le revolver."
Bill hocha la tête et remit le casque anti-bruit. Il fit un pas en avant, se tenant directement sur la ligne de tir. Il poussa le chargeur dans le revolver, le stabilisant comme Tom l'avait fait. Puis il enleva la sécurité et braqua le revolver devant lui. Il se concentra sur la cible devant lui et appuya sur la détente. Il sentit la balle quitter le revolver avec force ; des vibrations se propagèrent puissamment le long de ses bras, amenant son corps entier à trembler. Il entendit même le bang plus fort cette fois ; le sentit courir à travers lui. Il cria et ferme les yeux de peur. Il voulut désespérément jeter le revolver loin de lui mais se rappela juste à temps que Tom lui avait dit de ne pas le lâcher.
Bill sentit une main sur son bras et il ouvrit les yeux. Tom se tenait à coté de lui, le regardant de façon rassurante. Il mit la sécurité avant de guider la main de Bill de nouveau le long de son corps. Il enleva le casque des oreilles de Bill.
" Détends-toi," murmura-t-il à l'oreille de Bill. " C'était un bon premier essai."
Il continua à murmurer de façon apaisante jusqu'à ce que la tension quitte le corps de Bill.
" Je suis désolé," dit calmement Bill. Il se sentait comme s'il allait pleurer ; il n'aimait définitivement pas ça.
" Hé, ça va, ça arrive, " répondit Tom. " Nous allons essayer de nouveau."
" Non !" s'exclama Bill, terrifié.
" Nous le devons Bill, pour ta propre sécurité," dit gentiment Tom. " D'accord, nous allons le faire comme ça, je vais te guider d'accord."
Bill hocha la tête. Tom s'éloigna de Bill et alla derrière lui. Il aligna ensuite son corps avec celui de Bill et attrapa les mains de Bill dans les siennes. Bill pouvait sentir le souffle de Tom caresser son cou et il frissonna légèrement ; c'était trop érotique et intime pour qu'il ne réagisse pas.
"D'accord," dit calmement Tom, droit dans l'oreille de Bill." Je guiderai tes mains et nous positionnerons le revolver ensemble et nous appuierons sur la détente ensemble. Je serai là jusqu'à ce que tu puisses le faire toi-même."
Bill hocha la tête, incapable de dire un mot. Tom baissa les casques, couvrant leurs oreilles avant d'enlever la sécurité. Il amena le revolver à hauteur d'œil et assura leur prise. Bill sembla trembler dans ses bras et il le tira plus près, essayant de le calmer.
Il mit de la pression sur le dos des doigts de Bill et ils appuyèrent sur la détente ensemble. Tom sentit Bill tressaillir contre lui mais il le tint fermement, gardant leurs bras au même niveau. Il déchargea le revolver encore et encore jusqu'à ce que le chargeur soit vide et que dix balles soient plantées solidement dans la cible devant eux.
" Ce n'était pas si terrible, n'est-ce pas ?" demanda Tom, mettant la sécurité avant de placer l'arme sur le sol à coté d'eux. Bill retira le casque et regarda Tom.
" C'était affreux." se plaignit Bill, terrifié. " Je ne veux jamais refaire ça."
" Tu dois le faire," répondit Tom. " Et nous devons aller plus loin de la cible."
"Comment peux-tu faire ça régulièrement ?" demanda Bill, son corps tremblant du choc.
" Ca devient plus facile à chaque série tirée," répondit nonchalamment Tom. Il remarqua que Bill semblait être nerveux et fit la seule chose à laquelle il put penser, il tira le garçon légèrement plus grand dans une étreinte maladroite.
Bill se détendit dans l'étreinte et enlaça Tom en retour. Son corps semblait trembler plus fort et Tom pouvait sentir une humidité s'infiltrer lentement à travers sa chemise ; Bill pleurait.
" Hé shh, ça va," apaisa Tom. " Ne pleure pas. Je sais que c'est effrayant mais ce n'est pas si terrible."
Tom apaisa Bill du mieux qu'il put et lentement il sentit les sanglots retomber. Finalement Bill leva les yeux dans ceux de Tom. Tom n'avait jamais vu les yeux de Bill d'aussi près avant et cela le secoua légèrement. Les yeux de Bill étaient magnifiques. Il étaient d'une douce couleur noisette et semblaient briller dans la lumière. Tom pouvait seulement penser à un mot pour les décrire ; parfaits.
Il ne fut pas sûr de pourquoi il le fit mais il le fit. Tom ferma l'espace entre eux et embrassa gentiment Bill. Bill fut trop choqué pour répondre et le temps qu'il trouve l'énergie d'embrasser Tom en retour, Tom s'était écarté. Son visage devint cramoisi et se détacha de la prise.
" Bon, nous allons à la distance suivante alors ?" demanda-t-il nerveusement, ramassant les revolver écartés avant de bouger jusqu'à la salle suivante.
Trois heures plus tard et cinq différentes distances, Bill se sentait enfin suffisamment confiant pour tirer avec le revolver lui-même et sa visée était très bonne. Il réussit à mettre au moins quatre des dix balles fermement implantées au centre des cibles à chaque distance.
Ils rangeaient pour la journée maintenant, impatients de retourner à la maison et de dîner. Tom s'était senti maladroit près de Bill après le baiser mais, comme on pouvait s'y attendre, il repoussa bientôt ça à l'arrière de son esprit et jura de l'ignorer avec obstination, comme le reste de ses sentiments pour Bill.
Alors qu'il prenait ses affaires du casier qu'il avait loué, il remarqua qu'il avait sept appels manqués, tous venant de Georg. Paniquant, il rappela précipitamment son partenaire.
" Georg, qu'est-ce que c'est ?" demanda-t-il frénétiquement. " Un autre meurtre ?"
" Tom," Georg semblait épuisé pendant qu'il parlait. " Le sperme trouvé sur Helena Stern appartenait à Bill. "
" Quoi ?" Tom cria presque sous le choc. " Que veux-tu dire il appartenait à Bill."
" Les analyses ADN ont montré que c'était celui de Bill."
" Et comment tu sais ça ? Tu as un échantillon de l'ADN de Bill pour le comparer avec ?" questionna Tom.
" Non, mais son profil génétique est dans une base de données," dit Georg. Il paraissait comme s'il lui cachait quelque chose.
" Quelle base de données ?"
" La base de données des donneurs qui ont donné du sperme à la banque du sperme la plus proche," dit Georg. " Le sperme trouvé étaient vieux de vingt-trois heures et avait récemment été re-mobilisé après avoir passé un certain temps immobilisé."
" Comment sais-tu ça ?" demanda Tom, jetant un coup d'œil à Bill qui se tenait maladroitement, regardant autour.
" Je ne sais pas comment ils savent ça, ils ont fait un genre de test génétique," soupira Georg.
" Alors, qu'est-ce que ça veut donc dire ?" demanda Tom.
" Ca veut dire que bien que le sperme de Bill ait été trouvé, il ne l'a pas mis là, " dit Georg. " Nous avons fait un voyage à la banque du perme pour découvrir tout et n'importe quoi et il est apparu qu'il y a quelques mois, quelqu'un est entré et a pris le sperme de Bill. Nous avons vérifié les archives et sommes ensuite aller voir la femme qu'ils avaient sur fichier."
" Alors vous avez trouvé quelqu'un ?" demanda Tom, cela pouvait sûrement signifier une bonne chose, un progrès.
" Nan, il s'est avéré que la femme est non seulement une épouse heureuse avec trois enfants qu'elle a conçus naturellement mais il a un solide alibi pour chaque meurtre," dit Georg. " Elle affirme qu'elle n'a jamais été à la banque du sperme et qu'elle ne sait pas qui est Bill. Puis quand nous l'avons escortés là-bas, la personne qui a autorisé la transaction a dit que ce n'était même pas la personne qui lui a donné les informations."
" Alors…D'accors maintenant je suis vraiment confus, " dit Tom en soupirant.
" En gros, quelqu'un est allé à la banque du sperme avec l'identité de quelqu'un d'autre et une carte d'identité très convaincante, a pris le sperme, l'a conservé et l'a utilisé des mois plus tard dans un meurtre." soupira Georg. " Cette personne a planifié ces meurtres depuis des mois ! Et elle sait comment nous manipuler, nous et les preuves."
" Ne protègent-ils normalement pas ces choses-là plus attentivement ?" demanda Tom avec exaspération.
" C'était ce que je pensais, apparemment non."
" Est-ce que tu as la moindre bonne nouvelle pour moi ?" dit Tom
" Heu…Le prix de l'essence a baissé de deux centimes."
Tom roula des yeux et raccrocha.
" Bill, monte dans la voiture," dit Tom ; Bill obéit.
" Une autre fille ?"
" Non, " dit Tom. " Ils ont trouvé du sperme sur la dernière victime."
" C'est une bonne chose, non ?" demanda Bill non sans hésitation ; d'habitude dans Les Experts trouver du sperme était une bonne chose, était-ce bon aussi dans la vrai vie ?"
" Normalement, oui. Maintenant, non," dit Tom. " C'était ton sperme Bill. Il a été pris dans une banque du sperme."
" Le mien ?" hoqueta Bill. " C'est si bizarre."
" Je le sais," grogna Tom. " Toute cette affaire est bizarre. Ce type ne laisse jamais de preuve derrière lui, pas même la trace d'une preuve à moins qu'il veuille qu'on la trouve. C'est comme s'il était un foutu fantôme ou quelque chose !"
" Au moins, personne n'est mort."
Les mots avaient à peine quitté la bouche de Bill avant que le téléphone de Tom commence à sonner.
" C'est ce que nous aimons appeler un porte-malheur," soupira Tom alors qu'il s'arrêtait sur le bord de la route. " Ne dis jamais quelque chose comme ça parce ça arrivera automatiquement."
Tom sortit son téléphone et l'ouvrit, étant accueilli par la voix de Georg une fois de plus.
" Tom, un autre suicide," dit Georg avant de donner l'adresse à Tom et de raccrocher. Tom redémarra la voiture et partit sur l'autoroute, se dirigeant vers le lieu. Il devrait simplement emmener Bill et son garde avec lui sur la scène de crime.
Ils s'arrêtèrent à l'extérieur d'une immense maison autour de laquelle du ruban jaune avait été attaché, bouclant la zone.
Tom laissa Bill derrière dans la voiture et avança vers la maison où il fut accueilli par Georg.
" A quel point est-ce mauvais ?" demanda Tom alors que Georg le conduisait sur la scène de crime principale.
" Nous ne savons pas, il est sérieusement impossible de dire."
Georg conduisit un Tom confus dans une pièce qui était couverte de tout ce qui avait un vague rapport avec Bill Kaulitz. Chaque centimètre du mur était couvert de posters de Bill, même le dessus de lit avait Bill sur lui.
La chose dans la pièce qui accrochait vraiment les yeux était la fille pâle étendue sur le sol.
Il semblait de ne rien avoir de mal avec elle. Elle avait quelques coupures sur les bras qui, à y regarder de plus près, épelaient le mot 'Reden' mais il n'y avait aucune autre marque visible sur son corps.
" Georg, comment est-elle morte ?" demanda Tom, le sourcil levé sous la confusion.
" Et bien, sa bouche a été cousue avec du fil de pêche en nylon," commença Georg.
" Ouch, douloureux," dit Tom, ayant un mouvement de recul. " Mais ça n'aurait sûrement pas causé sa mort."
" Non, ça ne l'a pas fait," approuva Georg. " Mais nous devons attendre l'autopsie avant de le découvrir parce que ça doit être quelque chose d'interne ; il n'y a pas de signes de dommage externe."
Tom assimila les informations avant de regarder à nouveau la fille. " Qui est-elle ?"
" Anette Kirkvik"
RAPPORT DU CORONER
Nom : Anette Kirkvik
Age : 16 ans
Couleur des cheveux: Teints en noir. Naturellement blond
Couleur des yeux : Marrons
Taille : 1m60
Cause de la mort : Asphyxie
Marques significatives sur le corps : 'Reden' gravé sur les deux bras.
