Salut tout le monde.
On reste sur nos habitudes un nouveau chapitre en ce mardi très attendu pour certaines d'entre vous... (le jour pas le chapitre ;) ) lol.
Comme je vous l'avais prédit je ne peux pas répondre à vos reviews en ce moment. Veuillez me pardonner, mais je n'ai plus de temps et j'en suis désolée bientôt j'espère pouvoir m'y remette car cette correspondance me manque un peu.
Je tenais à remercier toutes celles et ceux qui ont été voter pour le concours « I love you for a long time » grâce à vous j'ai réussi à décrocher la très honorable troisième place et avec un Jella... Ce qui est fantastique de mon point de vue.
J'ai juste un petit pincement au cœur car j'aurais espéré voir le Jella de "Damoiselle A" plus proche de mes résultats mais comme je dis il n'est pas facile de rivaliser avec le couple originel. Car nous sommes boycottés par certains lecteurs, ce qui est en soit dommage. Mais nous ne lâchons pas et nous continuerons à écrire sur des couples différents et nous continuerons à contaminer tous ceux qui auront l'audace de commencer une de ces lectures atypiques selon leur point de vue...
Voilà encore merci à vous tous et je vous souhaite bonne lecture.
Chapitre 8 : Le bouclier
-Non Bella, tu es trop prévisible. Il ne faut pas que tu perdes ton temps à réfléchir, tu laisses entrevoir le prochain coup à ton adversaire.
-C'est pas toi qui les ramasse les coups, il ne fait pas dans la dentelle le balaise, répliquai-je agacée.
-Ben justement écoute ce que je te dis. N'y va pas en force t'es une femme bordel. Tu as la ruse et la rapidité sers t'en surtout face à un lourdaud pareil.
-Viens ici femelle tu vas voir de quoi est capable le lourdaud, rétorqua Félix piqué au vif.
-Regarde Bella et prends note.
Je me reculais et lui laissai la place, elle se mit en position et ils se toisèrent tournant l'un autour de l'autre se jaugeant du regard. Puis le regard de Rosalie fut attiré du côté de Démétri elle tourna la tête et Félix lui sauta dessus, mais elle lui fila entre les doigts et en moins de deux secondes elle était sur son dos ses dents contre son cou. Il grogna de frustration alors que j'éclatais de rire. Il attrapa Rosalie par les épaule et l'envoya à travers les airs elle atterrit avec la grâce et la souplesse d'un félin sur ses pieds.
-Tu vois la ruse Bella, c'est le meilleur allier des femmes ne l'oublie jamais. Allez en place.
Je m'exécutai, je voulais que Caïus soit fier de mes progrès lorsqu'il arriverait ce soir. Je n'avais que trois jours mais je voulais progresser rapidement pour retourner au château et ne plus avoir l'ombre de Démétri planer autour de moi. Car même s'il se faisait discret et qu'il me parlait pas du tout, le fait de le savoir à proximité me rendait nerveuse. Je me positionnais devant Félix qui avait un sourire arrogant greffé sur le visage.
-Alors gamine tu veux encore bouffer de la terre ? Faut dire si t'aime ça, je te ferais ramener une cargaison quand tu seras au château.
-Fais le malin, tu n'auras pas toujours le dessus.
Je fis comme Rosalie je lui tournais autour il me sourit et je le lui retournais, puis soudain nous entendîmes Démétri lancer.
-La relève arrive.
Félix leva la tête vers lui et je lui sautais dessus à ce moment précis et nous atterrîmes sur le sol. Nous luttâmes dans une compétition de force brute j'en profitais puisque je pouvais rivaliser, bien que je savais que cet état ne durerait pas.
-Aïe ! Tu viens de me faire mal, m'écriai-je. Il cessa la lutte et se leva m'aidant également.
-Montre-moi ? me demanda-t-il soucieux. Puis d'un mouvement habile je lui sautais sur le dos et raclais mes dents dans son cou.
-Ça ne compte pas, j'avais arrêté moi.
-Ne sois pas mauvais perdant, plaisantai-je toujours sur son dos.
Puis une odeur que je ne connaissais pas envahit mon espace olfactif. Je n'eus pas le temps de relever la tête que je me sentais happée violemment et je me retrouvais à terre un corps sur le mien. Un grognement de colère sortit des tréfonds de ma poitrine. Grognement qui mourut instantanément dès que je vis qui me tenait plaquée au sol.
-Je suis désolée maître je ne savais pas que c'était vous je n'ai pas retenu votre odeur, m'excusai-je penaude.
-Ne t'en fais pas Bella je voulais juste te surprendre, me dit-il son regard dans le mien.
Si j'avais pu j'aurais rougi, il n'avait plus son espèce de grande robe noir, il était en simple jean et chemise et il était incroyablement séduisant. Il dut remarquer mon trouble car il sourit, sourire que je lui rendis. Il se pencha et m'embrassa je répondis à son baiser avec pudeur car je savais que nous avions des témoins. Après ce bref échange il me dit.
-Tu es vraiment très belle, et je suis heureux de voir par moi même les progrès de ton apprentissage après seulement trois jours.
-Merci, répondis-je en détournant les yeux.
Il se releva et m'aida également, nous nous époussetâmes et je fis face à nos spectateurs.
-Félix et Démétri vous pouvez partir, revenez dans deux jours, ordonna Caïus.
-Bien maître, firent les deux concernés.
Ils rentrèrent dans la maison pour aller chercher leurs affaires dans leur chambre. Nous les suivîmes puis Caïus s'arrêta pour aller chercher un sac de voyage qu'il avait laissé une centaine de mètre plus loin, je l'attendais. Démétri et Félix sortirent de la maison et ce dernier vint me dire au-revoir, il déposa un baiser sur ma joue et me souhaita de passer un bon moment. Démétri ne l'avait pas attendu il était parti très rapidement Félix disparut à son tour lorsque Caïus me rejoignit.
-Indique-moi où se trouve ta chambre, je souris et le conduisis dans ma chambre qui serait la notre pour les deux jours à venir.
Nous passâmes devant le salon où Alec et Rosalie venaient de reprendre une posture plus correcte, ce qui me fit sourire.
-Je pense que vous pouvez profitez de vos retrouvailles, nous allons rester un moment tranquille avec Bella dans sa chambre.
-Oui maître, firent Alec et Rosalie.
Je nous conduisis dans ma chambre Alec et Rose désertèrent la maison nous laissant totalement seuls.
-Bien maintenant que nous sommes seuls j'aimerais te montrer à quel point tu m'as manqué.
Je fus ravie de l'inspiration de mon amant car à ce moment précis il n'était plus mon maître mais bel et bien mon amant. Il s'approcha de moi et m'enlaça par la taille, plongea son nez dans mon cou, je lui en dégageais l'accès.
-Je pense que l'on devrait aller prendre une douche, tu as l'odeur de Félix sur toi et j'aimerais ne sentir que la tienne.
-Bien maître, répondis-je avec une intonation plus coquine.
Il sourit de façon prédatrice qui me renversa littéralement. Il me souleva et je pus l'entourer de mes jambes il grogna par jeu alors qu'il fondit sur mes lèvres. Ce baiser était beaucoup moins chaste que le précédent, il nous conduisit dans la salle de bains et rapidement nous nous retrouvâmes nus sans avoir vraiment rompu notre baiser. Il me fit reculer jusqu'à ce que je sois contre la paroi externe de la cabine de douche. Il délaissa ma bouche et tendit le bras pour allumer le jet de douche. Puis il me porta dans la cabine je remis mes jambes autour de sa taille, il me plaqua contre la paroi intérieure de la cabine cette fois-ci et me coinça tout contre avec son corps. Je pouvais sentir son érection dressée, prête à me visiter et cette simple pensée m'émoustilla. Je grognais de mécontentement lorsqu'il se recula m'obligeant à le relâcher il sourit fier de son effet, il attrapa ma fleur de douche et y versa le gel douche.
-Retourne-toi, me demanda-t-il doucement.
J'obéis docile. Il vint se coller tout contre moi et entreprit de passer la fleur moussante sur mon corps, avec des gestes lents et tendres. Je sentais son souffle dans mon oreille, son corps contre le mien, sa virilité bien dressée contre mes reins, et ses caresses.
Je me perdais littéralement, je devenais folle de désire pour cet homme qui était si doux et tendre en privé. Je me reculais plus contre lui ne laissant plus la moindre parcelle de ma peau sans un contact avec la sienne, sa deuxième main vint rejoindre la première dans ses caresses, je levais la tête pour la poser sur son épaule gémissant sous le plaisir qu'il me donnait avec seulement ses mains. Il descendit celle qui n'était pas encombrée par la fleur de douche, jusqu'à mon intimité trempée et pas à cause des effets de l'eau. Lorsqu'il la caressa je me cambrais et attrapais sou cou dans mes mains, je tournais la tête vers lui et il m'embrassa avec vigueur sans pour autant cesser les douces caresses de mon intimité.
Plus rien ne comptait, seul le moment où il me prendrait. Mon corps étaient recouvert de mousse, il me retourna, m'approchant de lui les yeux noir de désir certainement identique aux miens, il nous déplaça de façon à ce que l'on soit tous les deux sous le jet d'eau chaude.
-Voilà qui est mieux, me dit-il. Je lui fis un sourire aguicheur espérant qu'il eut fini de jouer parce que moi je n'en pouvais plus. Tu veux quelques chose mia cara ?
-Je te... pardon... me repris-je soudainement.
-Quand nous sommes seuls je ne suis pas contre le fait que tu me tutoies Bella.
-Alors je te veux maintenant, repris-je pour terminer la phrase que j'avais commencé.
-Des ordres ! répondit-il un sourcil levé clairement amusé.
-S'il te plaît ? Osai-je ajouter d'une petite voix. Il rit puis m'embrassa.
-Tout ce que tu veux.
Il prit mes fesses en coupes et me souleva pour qu'encore une fois j'enroule mes jambes autour de lui, puis d'un mouvement de rein habile il me pénétra au départ en douceur, puis la même frénésie qu'un peu plus tôt nous pris tous les deux.
Il me coinça de nouveau contre la paroi et entreprit des mouvements plus rapides. Mes gémissements se joignirent aux siens, il s'empara de mes lèvres sans pour autant ralentir la cadence, j'allais partir bientôt et je crois qu'il m'attendait. De toute façon je savais que j'allais l'emmener avec moi vu la promesse de l'orgasme qui s'annonçait, tout mon corps était tendu au maximum et je ne l'avais pas encore atteint.
Quelques à-coups de plus et je montais directement au septième ciel ne retenant pas le râle de satisfaction qui sortit de ma gorge sans que je ne m'en rende vraiment compte, l'emmenant comme je le pensais avec moi. Mes yeux fixés dans les siens lorsqu'il atteint l'orgasme je ne pus que l'embrasser. C'était la première fois que je prenais l'initiative de réclamer un baiser sans qu'il ne fasse le premier pas. Ce baiser était plus tendre, j'en oubliais qui il était.
Nous restâmes dans ma chambre des heures durant variant entre discussions sur mes entrainements et mes futurs activités au seins du château et des activités plus libertines et coquines. Je fus surprise de constater que j'étais plus dégourdie, moins pudique et timide que je le pensais. Au bout de presque vingts heures d'enfermement nous décidâmes de sortir après un dernier passage dans la douche. Je crois que je ne pourrais jamais revoir cette douche sans penser à tout ce qui avait été fait dans ce lieu. J'étais heureuse de ne plus pouvoir rougir, je pouvais donc plus facilement cacher ma gêne. Car Rose et Alec étaient revenus depuis un moment et j'avais conscience que j'avais été légèrement bruyante.
-Bella a besoin de chasser. Alec et moi allons assurer le périmètre, indiqua-t-il, le maître faisant sa réapparition.
-Vous n'êtes pas obligé maître, rétorquai-je gênée qu'il doive faire lui même un travail si rébarbatif et surtout peu convenable pour le maître qu'il était.
-J'ai besoin de me dégourdir les jambes il y a trop longtemps que je ne l'ai pas fait.
-Comme vous le souhaitez.
Nous sortîmes de la maison et nous prîmes des directions différentes comme habituellement. Ce qui me faisait bizarre c'était de voir cette tête blonde en jean et chemise décontracté avec nous.
Nous étions assez loin pour qu'aucune oreilles indiscrètes ne viennent perturber notre conversation.
-Dis-donc tu as fait trembler les murs tout à l'heure, je suis ébahie, me charria Rosalie.
-Désolée, repris-je en baissant la tête.
-Ne t'excuse pas je suis heureuse de te voir heureuse et d'entendre que tu es comblée.
-Rose !
-Ça va j'ai bien le droit de te taquiner un peu, non ! Surtout que je ne pensais pas que tu étais ce genre de femmes.
-Quelle genre de femmes ?
-Je te pensais prude et surtout pas le genre à cumuler les orgasmes.
-Pourquoi j'étais comme ça avec ton frère ?
-Tu étais encore vierge Bella, à presque 18 ans. Ce n'est plus vraiment dans les mœurs la « retenue » jusqu'au mariage.
-C'est peut-être parce que j'ai un partenaire assez exceptionnel.
-Effectivement c'est aussi une bonne raison. En tout cas je suis heureuse de voir que toi tu l'es et je suis stupéfaite de voir Caïus aussi...
-Gentil ?
-Tendre je dirais, il a une réputation qui va à l'opposer de ce qu'il te montre. Mais ce qui me surprend plus que tout c'est de voir que tu as un faible pour les blonds charismatiques. Je pense que si cela ce serait su plus tôt, Alice ne t'aurait pas accepté aussi facilement, rit-elle. Jasper est également un homme très puissant, charismatique et blond également, fit-elle avec un sourire sarcastique.
-C'est ce que j'ai cru comprendre, rétorquai-je lorsque l'odeur d'un loup m'atteignit. À tout à l'heure, terminai-je. Et je filais comme l'éclair pour attraper ma proie.
Une fois repus je me concentrais sur l'odeur de mon amant un mélange de santal et une pointe d'iode un mélange détonnant mais qui lui allait merveilleusement bien. Je pense que rien ne pourrait jurer sur lui, même ses espèces de robes qu'il était obligé de mettre lorsqu'il était au château ou en tout cas visible officiellement.
Je le trouvais et me dirigeais vers lui, j'arrivais il était installé sur un rocher à scintiller au soleil comme nous tous. J'allais prendre place à ses côtés sans rien dire. Il tendit le bras qu'il plaça sur mes épaules et m'attira contre lui. Nous restâmes en silence pendant quelques temps, puis il le rompit.
-Tu sais même si je sais que je ne te garderais pas éternellement, tu as réussi à éclairer ma vie en peu de temps.
-Je n'ai rien fait de particulier. Si ce n'est te donner l'affection qu'il te manquait.
-Tu as fait plus que ça. Grâce à toi je suis ressorti du château et je reprends goût à la vie, je profite de nouveau des petits bienfaits quotidiens, comme ce simple bain de soleil. Sais-tu que cela fait un demi siècle que je n'ai pas mis un pied dehors ?
-Effectivement tout compte fait ce n'est pas si mal cette idée de venir m'adapter ici.
-Non en plus c'est un bel endroit. Mais j'ai bien envie de troubler la quiétude de ce lieu. Vu que d'après tes dires tu me reconnais comme étant un partenaire exceptionnel.
-Tu nous as entendu, demandai-je embarrassée.
-Oui je ne suis peut-être pas un traqueur mais j'entends plus loin que la normale vampirique.
-Heureusement que je n'ai rien dit de compromettant alors, souris-je.
-Non mais je vais t'interdire d'approcher les Cullen. Déjà que je dois me méfier de voir débarquer un jour ou l'autre ton attardé de compagnon.
-Caïus...
-Ce n'est pas parce qu'il est ton compagnon qu'il en est plus respectable. J'ai des rancunes éternels contre lui, et pour ça tu ne pourras rien y faire, dit-il avec véhémence.
Je capitulais, il ne servait à rien de discuter parce qu'il ne me dirait pas ce qu'il lui reprochait, et en plus bien que nous soyons dans l'intimité il restait le maître.
-Donc je disais qu'en plus de ton... compagnon, il va falloir que je me méfie également du Major. Je vais t'enfermer dans mes appartements si ça continue.
-Si tu y restes je n'y vois pas d'objection, terminai-je en me penchant pour m'enfoncer dans son étreinte.
Il m'attrapa pour me positionner sur lui et entreprit de m'embrasser avec empressement. Il était assis sur ce rocher et moi sur lui à califourchon. Je suis sûre que si ses gardes nous voyaient, il perdrait de sa crédibilité. Il entreprit de glisser une main sous ma tunique, qu'il fit glisser sur ma peau puis arriva sur ma poitrine. Il souffla puis retira sa main.
-Bella nous avons de la visite, m'informa-t-il.
Ce qui voulait dire en langage codé reprend une posture de garde. Je le savais donc je me réajustais rapidement et je m'écartais de lui me mettant en retrait derrière pour faire face à l'intrus qui arrivait. Je ne connaissais pas cette fragrance alors je restais sur mes gardes. Quelques secondes plus tard une jeune femme brune arriva, elle s'agenouilla devant moi mais je savais que c'était une révérence pour Caïus qui se trouvait dans mon dos.
-Bella écarte-toi elle est des nôtres, m'informa-t-il. Chelsea voici Bella.
Elle me regarda et me fit un signe de tête. Je sentis une espèce de malaise c'était pas vraiment un malaise plutôt comme des ondes qui venaient me percuter. Puis les ondes se firent plus fortes elles venaient me percuter avec plus de violence. Je grognais, je venais de comprendre qu'elle était en train de m'attaquer je ne savais pas ce qu'était son don mais elle tentait de s'en servir contre moi. La rage me prit. Pourquoi elle s'attaquait à moi alors que je ne la connaissais même pas ? Elle me regarda curieuse, puis une nouvelle salve d'ondes m'arriva dessus. Je lui sautais à la gorge elle tenta de se redresser mais je fus plus rapide.
-Pourquoi est-ce que tu m'attaques ? C'est quoi ton don ? criai-je.
-Bella relâche là ! m'ordonna autoritairement Caïus. Je le regardais stupéfaite. Pourquoi est-ce qu'il était fâché contre moi alors qu'elle venait de m'attaquer. Tout de suite ! renchérit-il d'une voix qui ne laissait plus de place aux sentiments.
Je m'exécutai et reculai, en la toisant toujours.
-Elle t'a posé une question. Pourquoi l'as-tu agressée avec ton pouvoir ? elle baissa les yeux et répondit d'une voix fluette.
-Je voulais seulement voir si elle résistait également à mon pouvoir, je grognais.
-Tu as ta réponse, l'informa-t-il. Maintenant que fais-tu là ?
-Maîtres Aro et Marcus vous font demander.
-Et ils n'ont plus de téléphone ? reprit-il sarcastique.
-C'est que je devais partir quelques jours comme ce n'était pas urgent ils ont pensé vous accorder un peu plus de temps de cette façon.
-Très bien et pour quelle raison veulent-il me voir ?
-Vous devez accueillir une délégation d'Égyptiens qui auraient peut-être des informations intéressantes, je n'en sais pas plus.
-Très bien tu peux partir. Une dernière chose Chelsea t'es-tu servi de ton pouvoir sur moi ?
-Non juste sur Bella, reprit-elle confuse.
-Je suppose que quelqu'un est ici pour parer à mon départ ?
-Oui Afton et Jane. Ils resteront jusqu'à demain et que Félix et Démétri viennent les relever.
-Parfait, Bella nous rentrons, dit-il d'une voix neutre.
Je le suivis et derrière moi Chelsea, je ne savais pas trop quoi penser de cette fille, mais j'allais la tenir à l'œil. Il faudrait que je puisse apprendre à me servir de mon bouclier que je puisse le protéger lui et Rosalie car du coup je pense que je ne ferais pas confiance si facilement. Surtout si les dons sont sournois et qu'on ne peut pas les détecter comme pour elle par exemple, car Caïus ne savait pas si elle s'en était servi ou pas. Nous arrivâmes à la maison, Jane était avec un des vampires que j'avais vu lorsque nous avions été accueilli au château quelques jours plutôt. Rosalie qui était collée à Alec en face des derniers arrivants.
-Alec remballe tes affaires nous rentrons.
-Bien maître, répondit Alec se rendant dans la chambre de Rose. Caïus pénétra dans la mienne, je fis demi-tour pour attraper Chelsea par la gorge et la sortis de la maison. Je ne voulais pas abimer le mobilier si je venais à m'emporter.
-C'est quoi ton pouvoir ? lui demandai-je de but en blanc alors que je la tenais par la gorge.
-Je peux modifier les liens entre les personnes, me dit-elle d'une voix étouffée.
-Et c'est ce que tu as essayé de faire tout à l'heure ?
-Je voulais vérifier si ton lien avec maître Caïus était modifiable.
-Je t'avertis n'essaie plus jamais, de toute façon il est inutile de réessayer sur moi, mais ne t'avise pas d'essayer sur lui parce que moi je le saurais, c'est clair ?
-Oui, parfaitement claire.
-Bella, viens ici ! m'appela Caïus.
J'étais sûre de me ramasser un savon mais peu importait, il fallait que je la mette en garde qui sait ce qu'elle pouvait tenter sur lui loin de moi. J'arrivais dans ma chambre, il m'attendait son visage n'exprimait aucun sentiment du coup je ne savais pas à quelle sauce j'allais être mangée.
-Ferme la porte, ce que je fis. Il s'approcha de moi et m'enlaça. Ne t'en fais pas elle n'osera pas me manipuler elle sait qu'elle finirait sur un bûcher si je venais à l'apprendre. Mais je suis fier que tu te soucis assez de moi pour te montrer protectrice de ta propre initiative, me dit-il à l'oreille, je fus soulagée je devais bien l'avouer. Il m'embrassa tendrement en prenant mon visage en coupe. Mais il serait bien que tu travailles ton bouclier pour que justement nous puissions éviter ce genre de petit désagréments.
-Je vais m'y mettre dès ton départ, lui murmurai-je à l'oreille voulant garder confidentiel notre proximité verbale.
J'en profitais pour embrasser son cou juste en dessous de son oreille. Il émit un léger gémissement puis se reprit.
-Je dois y aller. Je ne sais pas quand je vais pouvoir revenir mais n'oublie pas de garder ton téléphone sur toi, je t'appelle dès que j'ai du temps pour moi.
-Oui comme toujours à proximité de moi.
-Très bien, et continue tes efforts et à ce rythme tu pourras peut-être rentrer au château plus tôt que prévu.
-Je vais m'y efforcer, il m'embrassa langoureusement une dernière fois et ouvrit la porte pour partir.
Je devais reprendre mon rôle de garde dès l'instant où nous étions à la vue de tous. Donc je le laissais passer et le suivais. Nous arrivâmes dans le salon et tout le monde nous attendait. Chelsea devait être partie après notre petite entrevue. Alec me fit un clin d'œil et un signe de tête puis il suivit Caïus après avoir déposé un tendre baiser sur les lèvres de Rosalie. Je sortis à sa suite pour les regarder s'éloigner, j'avais l'impression de redescendre sur Terre après un court séjour sur le mont Olympe, surprenant comme sensation.
-Et bien je ne sais pas ce qui me choque le plus, commença Jane. Rosalie et moi la regardions l'incitant à poursuivre. J'hésite entre le fait de voir mon frère sourire et être de bonne compagnie, ou de voir maître Caïus serein et en jean, termina Jane en rigolant. Nous la suivions dans ses rires brisant un peu cette atmosphère bizarre.
-Jane je vais avoir besoin de toi, je dois à tout prix apprendre à me servir de mon bouclier rapidement.
-C'est ce que j'ai compris quand je t'ai vu agresser Chelsea.
-C'est elle qui m'a agressée, moi je n'ai fait que me défendre.
-Oui en la menaçant. Tu as raison d'ailleurs la meilleure défense c'est l'attaque, et c'est prouvé. Bien on va s'y mettre tout de suite. Qui se porte volontaire ? demanda Jane amusée.
Les deux seuls présents se regardèrent pas motivé du tout cherchant dans l'autre celui qui aurait assez de courage pour se lancer en premier.
-Je pense qu'elle sera plus apte à protéger sa sœur, tenta Afton.
-Le courage des hommes, une légende, lui rétorqua Rosalie avec mépris. Ce qui nous fit sourire Jane et moi.
On s'attela à la tache, des heures durant Jane envoyait seulement des douleurs minimes pour ne pas décourager trop vite nos cobayes. Mais je n'arrivai pas déplacer mon bouclier et cela m'agaçait. Au bout de cinq heures non stop Rosalie et Afton se rebellèrent et refusèrent de continuer. J'allais du coup dans ma chambre où l'odeur de Caïus était encore bien présente pour me calmer.
Je m'installais contre ma tête de lit et réfléchis à comment faire marcher mon pouvoir, je ne comprenais pas son fonctionnement et si je voulais le manipuler il fallait en commencer par là. J'essayai de me visualiser et voir ce qu'il y avait de diffèrent entre maintenant et à mon époque humaine, avec mes nouvelles perceptions je pouvais peut-être analyser cette différence que moi seule pourrais voir ? Mais non en vain, j'avais l'impression d'être la même.
Je passais une bonne partie de la nuit seule à repenser à cette journée que j'avais partagé avec lui et je dois dire que je me sentais bien. Je n'étais pas véritablement une amoureuse inconditionnelle mais je l'aimais tout de même, je le respectais et je me sentais bien lorsqu'il était bien lui-même et pour moi c'était important, en plus il y avait autre chose que je ne saurais définir cette chose qui faisait qu'il serait toujours très important pour moi. Rose rentra dans ma chambre avec Jane.
-Tu as l'intention de sortir de ta chambre un jour ? demanda Jane.
-Je ne sais pas j'y suis bien, répondis-je avec un petit sourire.
-Mais tu y es seule.
-Je sais.
-Qu'est-ce qu'il se passe Bella ? me demanda Rose.
-J'essaie d'analyser le fonctionnement de mon pouvoir et ça m'agace parce que je ne le comprends pas. Et donc je ne peux pas vous protéger.
-Il va juste falloir trouver l'élément déclencheur. Et je pense que je l'ai déjà trouvé. Le problème c'est que cela ne sera vraiment efficace qu'avec moi et je ne suis pas sûre qu'il accepte l'expérience ?
-Qui ? Caïus ? demandai-je.
-Qui d'autre ! confirma Jane. Puis je vis Rosalie se saisir, je la regardais curieuse.
-J'ai oublié de demander aux garçons de nous ramener des affaires de rechanges, dit-elle pour justifier sa réaction.
-Tu sais que tu as un sérieux problème Rose. Je te parle de mes problèmes et tu réponds fringues.
-Et alors ton cerveau ne peut pas penser à plusieurs chose en même temps ? Et puis ce n'est pas parce que l'on vit en Hermite que je dois me contenter du peu que j'ai.
-Je te comprends, fit Jane en regardant Rosalie avec un visage entendu. Si tu peux tenir encore un peu je t'apporterais de quoi pouvoir avoir un dressing respectable quand je reviens la semaine prochaine.
-Vous êtes désespérantes toutes les deux.
-Alors paraîtrait-il que tu fais vibrer les murs ? m'asticota Jane.
-Rosalie !
-Quoi ?
-Tu pouvais pas te taire !
-Hey ! Je n'y suis pour rien moi ! C'est Alec qui a tout raconté à sa sœur.
-Tu sais que j'ai interdiction d'approcher le Major à cause de ce que tu as dit ?
-Il nous a entendu ?
-Oui et du début à la fin.
-Merde ! Quoiqu'on ait rien de dit de mal.
-Non et heureusement que tu n'es pas partie en vrille.
-Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Jane. Je lui expliquai la discussion avec Rose et celle qui a suivi avec Caïus.
-Tu sais qu'il en serait capable, reprit Jane.
-Non il plaisantait.
-C'est ce que tu dis. Moi je te dis que c'est quelque chose qu'il pourrait faire et sans remord en plus. Et puis maître Caïus est la définition même de plaisanterie t'as raison, me railla-t-elle.
-Tu ne l'as pas vu lorsqu'il est arrivé, il s'est jeté sur elle pour la taquiner et devant nous tous, déclara Rosalie prouvant à Jane que mon amant était aussi capable d'avoir des accès superficiels et frivoles. Elle se décrocha la mâchoire.
-Pourquoi est-ce qu'il faut que je rate tout ce qu'il y a d'intéressant ? se plaignit-elle. De toute façon cela ne veut pas dire que j'ai forcément tort, il ne te laissera pas partir.
-Il sait qu'un jour ou l'autre nous ne serons plus aussi proche, il me l'a dit.
-Peut-être mais je ne suis pas sûre qu'il te laisse partir surtout pour aller retrouver Cullen.
-C'est quoi l'histoire avec lui ? Pourquoi est-ce que tous le déteste à ce point ?
-Je suis désolée Bella mais je ne peux rien te raconter j'en ai fait le serment, m'informa Jane.
-Et moi je ne suis pas au courant, renchérit Rosalie.
-Il faudra que je le découvre, heureusement que j'ai l'éternité pour cela, lançai-je avec un abattement non feint.
Le lendemain Félix et Démétri rentrèrent, je me fis chambrer par Félix qui apparemment avait eu un rapport détaillé de mon jour de congé. Je me promis d'en faire baver à Alec lorsque je le reverrais. Je mis plus d'entrain aux entraînements, ne pouvant pas m'exercer sur mon bouclier je redoublais ceux physiques. Et je devenais meilleure même si je ne serais jamais une combattante exceptionnelle, mais au moins j'aurais les bases et la ruse comme le disait Rose et c'est vrai que cela comptait pour beaucoup.
Ma relation avec Démétri n'était pas des plus heureuses mais elle était cordiale, nous arrivions à échanger quelques mots sans nous agresser enfin la plupart du temps car deux jours avant chaque relève il redevenait exécrable je mettais cela sur le compte du manque de sexe, c'est dingue ce que pouvait lui provoquer chez lui. Je crois qu'il était même le plus atteint de nous tous car pour moi cela faisait bientôt un mois que je n'avais pas revu Caïus et apparemment il ne pourrait pas venir non plus lors de la prochaine relève je me demandais si Chelsea et sa saloperie de pouvoir n'était pas responsable de ça.
Le jour de la relève arriva et contrairement à ce que je m'attendais Démétri était presque normal il ne m'avait pas insulté comme il avait l'habitude de le faire avant chaque départ. Puis ce qui me surprit le plus fut le fait qu'il resta avec nous alors qu'il aurait pu partir. Ce qu'il faisait immanquablement à chaque fois. Félix lui se fit pas prier car sa Renata l'autre bouclier lui manquait et je le comprenais, car moi aussi je commençais à être en manque d'affection. Surtout qu'il fallait supporter Alec et Rosalie tous les « week-end ». Heureusement que Jane l'accompagnait parce que sinon je me serais retrouvée totalement seule avec Démétri et cela ne c'était jamais reproduit depuis notre petite incartade.
-Alors ma belle on s'y met ? De toute façon tu n'as rien de mieux à faire, et Rosalie va se charger de faire trembler les murs, lança-t-elle sarcastiquement. Je roulais des yeux d'exaspération, cette histoire allait me suivre jusque dans la nuit des temps.
-Il ne reste que Démétri et je ne suis pas sûre qu'il accepte d'être ton souffre douleur, avançai-je.
-Et la sorcière aura raison, une fois n'est pas coutume... il s'effondra en criant de douleur ayant à peine terminé sa vanne.
-Je croyais qu'on avait discuté de tes surnoms ridicules, cracha Jane, Démétri redoubla ses cris de douleurs.
-Arrête Jane ! lui ordonnai-je.
Je ne supportais pas de le voir à terre se tordant de douleur sous mes yeux. Juste pour une insulte pour laquelle je ne faisais même plus attention. Et puis il y avait de forte chance pour qu'il me reproche cette séance également.
-Tu veux que je m'arrête mais vas-y Bella toi seule peux lui éviter de pleurer comme une petite fille.
Je comprenais qu'elle le contraignait à participer contre son gré. Mais avec les autres elle y allait avec moins d'intensité, peut-être avait elle avait des raisons d'en vouloir à Démétri et elle profitait de mes séances de travail pour lui faire payer. Ça m'énervait je n'arrivais pas à débloquer mon pouvoir. Ses cris étaient une véritable agonie pour mes oreilles et il me retournait les tripes, il avait l'air si fragile, je n'aimais pas le voir comme ça je crois même que je préférai largement le voir s'en prendre à moi.
-Merde Jane je n'y arrive pas arrête toi laisse-le souffler !
-Non ! Lança-t-elle froide.
Son regard était terrifiant, et elle le toisait avec une telle colère à la limite de la rage. Il fallait que je le protège je me positionnai au-dessus de lui pour amoindrir les salves, il était au-dessous de moi recroquevillé, je le surplombai offrant mon corps aux assauts de Jane, mais il criait toujours. Je me concentrai comme jamais puis je vis enfin ce que je cherchai depuis des semaines j'avais l'impression d'être recouverte d'un voile pratiquement invisible qui frémissait et répondait légèrement à mon envie de le protéger, je posai ma main sur lui me servant d'elle comme conducteur et je fis glisser ce « voile » jusque sur lui.
Je ne voyais pas d'autre mot pour décrire cette chose qui me recouvrait. Au contact de mon bouclier sur lui je le sentais comme une partie intérieure de moi, c'était vraiment très étrange. Je sentais toujours les assauts de Jane qui ne cessaient pas mais il était protégé les pointes agressives de Jane ne parvenaient pas à transpercer mon bouclier. Il cessa de crier et leva la tête pour me fixer.
-Tu as réussi ?
-Oui j'y suis arrivée, Jane c'est bon tu peux arrêter.
-Non je veux voir si tu peux tenir longtemps.
-Je pense que oui je n'éprouve pas de fatigue. Par contre prépare-toi on sait jamais je veux voir si je suis obligée de te toucher pour te protéger, lançai-je à Démétri, il grimaça mais me fit un hochement de tête.
Je retirais ma main doucement mais la laissant juste au-dessus de lui au cas où je dois avoir un contact pour protéger. Il ne se remit pas à crier et je réussis à maintenir le voile protecteur autour de lui sans pour autant le toucher. J'étais heureuse je sautais comme une adolescente qui venait d'obtenir un rencart avec le play-boy du lycée. Jane arrêta ses assauts mais je maintins mon bouclier autour de Démétri juste par plaisir. Jane vint sauter avec moi sous le regard consterné de Démétri. Rose et Alec arrivèrent et regardèrent la scène amusés. Je courais dans les bras de ma sœur.
-Ça y est c'est bon j'ai trouvé, j'arrive à le manipuler.
Elle reprit le saut de la victoire avec Jane et moi. Les garçons étaient vraiment dépités. Puis Jane s'arrêta et regarda son frère.
-N'y pense même pas ! grogna-t-il.
-C'est juste pour voir si elle peut le placer à distance, se justifia-t-elle. La seconde suivante Alec était au sol se tordant de douleur.
-Tu y as été plus fort avec moi, se plaint Démétri.
-Oui mais lui c'est mon frère.
-Et moi je suis pas ton ami ?
-Si mais tu as insulté Bella alors que je t'avais dit d'arrêter.
-Bella bouge-toi le cul ! cria Alec de douleur.
Le pauvre je l'avais zappé étant prise dans la dispute de Jane et Démétri. Je me concentrais rapidement ayant trouvé comment le bouger puis mon voile s'étira sans mal à lui l'enveloppant, j'en profitais pour l'étendre également à Rose et elle fut protégée à son tour. C'était bizarre car je pouvais les identifier sans même les regarder, je savais qui était où, c'était vraiment extraordinaire. Alec arrêta de crier et se releva gratifiant sa sœur d'un regard noir.
-Je vous ai tous sous mon bouclier enfin sauf toi Jane.
-Et tu n'as pas de mal à le tenir ?
-Non pas de fatigue mental, rien, une fois qu'il est posé il faut que je veuille le retirer pour qu'il me revienne.
-Et bien voilà une bonne chose de faite, il ne reste plus qu'à contrôler tes instincts et tu pourras rentrer au château.
-Oui, mais il faudra encore un peu de temps pour ça, elle a à peine plus d'un mois, renchérit Rosalie.
-Et si je m'acclimatai à l'odeur des humains.
-Comment ça ? Tu veux aller en ville et flâner parmi eux ? demanda Alec incrédule.
-Non je pensais en fait qu'il serait bien que vous me gardiez un tee-shirt, un manteau ou autre avec un peu de sang de vos proie lorsque vous vous nourrissez. Je pensais m'immuniser un peu comme dans le principe des vaccins. Je vais m'accoutumer à leur odeur et je vais pouvoir renforcer mon contrôle à force d'être tentée et de ne rien avoir je vais bien finir par m'y habituer.
-Elle est pas un peu maso ta sœur ? demanda Alec à Rosalie.
-Je le pense, lui répondit-elle.
-C'est plutôt le manque de sexe qui lui détruit les neurones c'est plus son cerveau qui commande à ce stade c'est sa petite culotte. C'est n'importe quoi ! reprit Démétri tranchant.
-C'est ce qu'a fait Edward avec moi et pour lui ça à bien marché. Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas sur moi ?
-J'aurais dû m'en douter que c'était une tare de végétarien. Tout simplement parce qu'il a plus d'expérience que toi, il a plus d'un siècle lui, il a eu le temps d'apprendre à se contrôler. Et puis c'était pas difficile de rester en ta présence lorsque tu étais humaine. Je t'ai bien porté et je ne t'ai pas mordu non plus.
-Elle était sa chanteuse, intervint Jane.
-Quoi ! fit Démétri en la regardant.
-Bella était la chanteuse d'Edward, termina Rosalie.
-Et il a pu goûter à son sang sans la tuer ? demanda-t-il à la fois perplexe et irrité.
-Oui, il l'a fait parce que justement à force de rester avec elle il s'est désensibilisé et il a appris à se contrôler avec plus de conviction.
-C'est ce que je dis vous avez des tares génétiques les végétariens, refuser un tel cadeau alors que cela ne se présente qu'une fois dans une vie, c'est n'importe quoi, cracha-t-il avec colère.
-Ne me fais pas regretter d'avoir réussi à maîtriser mon bouclier avec toi. Tu commences à sérieusement me taper sur le système de t'en prendre pour rien à moi. Mais je ne te laisserai pas insulter Rose et mon précepte de vie. Tu bois du sang humain et je ne te traite pas de monstre alors que cet adjectif te conviendrait à toi plus qu'à n'importe qui d'autre.
-Stop tous les deux, ne gâchez pas la bonne nouvelle, s'interposa Jane.
-Tu as raison je vais chasser, rétorquai-je pas calmée du tout. Je me mis à courir.
-Attends Bella ! me cria Rosalie.
Mais je ne ralentis pas je voulais mettre de la distance entre lui et moi. Il venait de foutre en l'air ma bonne humeur, je m'étais encore laissée attendrir et il me l'avait retourné montrant ainsi ma faiblesse. Je le sentais derrière moi, j'accélérais mais il était plus rapide que moi. Il m'attrapa par le poignet et me tira d'un coup me faisant stopper net.
-Mais tu veux pas aller maltraiter quelqu'un d'autre de temps en temps ! Offre-moi des vacances un peu, hurlai-je. Tu n'as pas compris que c'est toi que je ne veux pas voir !
-Bien sûr que je l'ai compris, mais j'ai également une mission et tes envies passent après les ordres des maîtres et principalement les menaces de ton amant.
-Et bien fait ton boulot et fous moi la paix ! lui ordonnai-je. Il grogna, je répondis puis Alec, Jane et Rose intervinrent en se plaçant entre nous.
-Il va falloir qu'un jour vous vous parliez et mettiez à plats vos rancunes. Parce que ça devient insupportable pour nous de devoir toujours nous interposer entre vous deux pour vous empêcher de vous entretuer. Nous vous aimons tous les deux mais votre animosité nous bouffe la vie, s'énerva Alec, ce qui était surprenant.
-Je ne demande que ça, de savoir ce qu'il me reproche moi !
-Et tu vas attendre encore longtemps crois-moi ! déclara Démétri en me toisant. Il fit demi-tour et allait pour partir.
-Tout compte fait je rentre à Volterra. Je te les offre tes vacances.
-Merde Démétri ! Qu'est-ce qu'il t'arrive nous te reconnaissons plus, ragea Alec
-Qu'est-ce que ça peut vous foutre de toute façon. Profitez bien de vos deux jours, et il partit nous laissa là en plan.
Il avait réussi à me bouffer toute la joie que j'avais eu d'avoir enfin trouvé comment faire fonctionner mon bouclier.
-Tu veux toujours aller chasser ? me demanda Rosalie.
-Non je veux aller me défouler, rétorquai-je. Je ne vais pas loin vous pouvez rester ici ça ne risque rien je serais dans le versant inaccessible.
-Très bien mais on reste autour juste au cas où que des humains viendraient à se perdre.
-Comme vous voulez ! répondis-je me foutant de ce qu'ils pouvaient faire j'avais juste besoin de m'isoler et qui sait si j'arrivais à réunir assez de courage j'enverrais un message à Caïus pour l'avertir de l'avancé de mes progrès je pense qu'il sera ravi d'apprendre que j'ai enfin réussi.
Mais là tout de suite j'avais besoin d'être seule pour pleurer même si cela n'était plus possible il fallait que je m'isole et que je puisse me laisser aller.
Oh le vilain Démétri!
Réactions? Bye à la semaine prochaine.
Bet's
