Auteur: Flo-de-Miel
Base: Gundam Wing
Genre: romance, neige et neige.
Couple : 1X2 officiel, les gars !
Disclamers: ceci est une fanfiction et n'est donc nullement une suite officielle de l'anime GW. Je gagne rien pour écrire ça. C'est du 100 pour 100gratos. Bref, que du bonheur !
Notes : Mea culpa, mea maxima culpa. J'avoue, et j'en suis honteuse, que mes fics traînent horriblement.
Bais cé barcege jeu suis malabe. (traduction du langage nez bouché : « mais c'est parce que je suis malade »).
Je me suis tapé un début de mononucléose, avec une grippe et quelques résultats scolaires sanguinolents.
Bref, je tenais pas vraiment la forme ni l'envie d'écrire du GW. Pardonnez-moi don ce (grand) retard. Et sachez que «sing me a lullaby mother » sera aussi bientôt édité.
Reviews : merci à tous mes reviewers !
Chapitre 9: Ô, montagne!
POV Duo Maxwell
- quelque part dans une montagne enneigée, à quelques centaines de mètre d'altitude-
J'ai froid, j'ai faim, je suis fourbu et je n'ai même pas MON Heero à côté de moi pour me soutenir!
Essayer de deviner quelle est mon humeur ?
- Alors, alors, alors… je disais donc que la piste « les écureuils rouges» devait se trouver quelque part en bas à gauche, donc, selon la coupe des rayons du soleil alors que ma latitude est de 12S, 4N et a que nous avons passé les deuxième équinoxe d'hiver je devrais aller… PAR LA !
°°°
Mais qu'est ce qui m'a pris de quitter le groupe ? Tout ça à cause de cette pimbêche de Fergusson qui nous a tous placé dans des cours pour débutant ! Et puis pourquoi tous les autres élèves skient comme des hippopotames unijambistes ?
J'avais juste envie de relever un peu le niveau, moi.
J'en avais marre de suivre à la queuleuleu des skieurs de chasse-neige qui commençaient à s'affoler dès qu'on dépassait le 0,5km/heure !
Puis faut dire aussi que je me sentais un peu mal à l'aise, vis-à-vis de WuFeï, Trowa et Quatre.
Ils ont un peu du mal à ingérer le faite que Heero et moi sortions ensemble.
Ils ne s'en étaient jamais douté, faut dire. Alors, ils sont un peu surpris et hésitants.
…
Mais c'est quand même pas une raison pour toujours nous dévisager, Heero et moi, comme si on s'était teints les cheveux en violets!
Faut qu'ils se clament aussi, quoi !
°°°
Je rechausse mes skis, pivote d'un coup de rein gracile et me met en route, évitant sapins, fosses, rochers et autres obstacles de la nature que m'offre ce magnifique petit parcours hors-piste.
Le soleil brille, la brise (froide, très froide) est légère, les petits zoizeaux chantent l'amour, l'air purifiant de la montagne soigne mes poumons, et j'aperçois même de splendides mammifères des Alpes.
Attendez, je rêve ou c'est un chamois en peu plus loin là-bas ?
Si, si ! C'est bien un chamois.
Waah ! Quelle chance !
Tiens ! Et il a même un copain ! Deux chamois.
Trois.
Quatre.
Bon, ok, j'arrête de compter, ils sont toute une horde !
D'ailleurs, en y pensant, ça ne présage rien de bon !
Je dirais même que ça ne va pas du tout !
Vous voulez savoir pourquoi ? Parce que les chamois sont d'un naturel peureux et donc ils évitent les hommes !
Ce qui, par conséquence, veut dire que je suis dans un bled paumé loin de toutes traces humaines aussi infimes soient-elles !
J'en peu plus !
Help…(oh, yes a need somebody...)
Help. (but there is anybody.)
Help! (oh yeah, I need someone!)
HEEEEE-eeee-eeeelp!
- HEEERROOOOO AUSECOUUURS MON AMOUUUUUUR J'EN AI MARRE DE LA NEEEIGGGEUUUH!
Merde, pourquoi j'ai gueulé? Bonjour l'écho! Et voila la montagne qui me répond :
- HeerOO.. A..OUUUr MON AAAMMMMOOUUR J'en AAII MAAA..EEE DE LA NEIIIgggEEEUU !
- TA GUEULE !
- TAa GuEEUUUlllE.
J'aurais au moins apprit une chose lors de cette désastreuse mésaventure: cela ne sert à rien de converser avec un écho. D'autant plus qu'ils sont grossiers.
-Allez, on s'organise. Où j'ai foutu ma carte ?
Je dépose mon sac devant moi, plie les genoux pour stand-byer ma position, puis trifouille dans mes affaire. Je repère la fameuse carte entre ma montre tout-terrain et ma bouteille d'eau.
Zut !
Je n'arrive pas à l'attraper à cause de mes moufles !
Bon : me reste plus qu'à les retirer.
- MAAAGGNh ! PEUH ! (Bruit d'attrapage molaire et d'éjection bucale).
Les gants tombent tels de lourdes plumes sur la neige, puis se mettent à lentement dévaler la pente.
…
Ho non ! Restez ici bandes de crétins rembourrés !
- Stop, stop !
Rien à faire, ils ne m'écoutent pas ! Ils se cassent, et je n'ai VRAIMENT pas le cœur à les poursuivre maintenant. Bah, ils n'iront pas loin de toutes façon…
…
…
Je retire ce que j'ai dit : ils filent droit vers une falaise !
Ok, je me transforme en l'agent 02. Un léger flip, et on poursuit ses idiots de coton.
Et je file tel un justicier assoiffé de…( euh)… justice… sur mes deux skis, que j'ai nommé Zark et Zork !
(ca craint la solitude : on se met à inventer des compagnons imaginaires et à donner un nom à tous les machins qu'on croise).
Bon, c'est pas tout, mais faudrait pas NON PLUS que je me projette dans la vide, et, à la vitesse ou je suis, c'est un peu ce qui va arriver.
Je vois les gants au bord du précipice, je freine comme un dératé, la neige valse (les gants aussi) et…
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNN ! MES GAAAAAAANTTTTSSSS !
Et comme si c'était pas déjà assez démoralisant de se retrouver dans une situation aussi pathétique que la mienne, cet encu d'écho de mes deux me répond :
- NAAAAAA .. MEE GAAANNN !
Je me redresse, me dépoussière (pardon, me déneige serait un mot plus juste) puis jauche la situation sous un œil critique.
Mon sac est en haut de la pente, moi je suis tout en bas, mes doigts commencent déjà à geler, mais je ne pourrais pas les réchauffer…
…vu que mes admirables gants se sont offerts un petit saut de l'ange en rêvant (qui sait ?) de liberté. Ok, les crétins rembourrés ! Allez rejoindre Chegevara et asta la vista !
Je déchausse Zork et Zark…(mes skis, rappelez-vous), les place sur mon épaule avec un héroïsme indescriptible et, bottes au pieds, j'entame l'ascension.
En chemin, je me prends à réfléchir.
Je songe au faite que
1) J'ai envie de Heero, car il me manque.
2) J'ai envie de faire l'amour à Heero.
3) J'ai envie que Heero me fasse l'amour.
4) J'ai envie d'un lit avec Heero nu dedans
4) J'ai envie de boire un chocolat chaud avec Heero
6) J'ai envie de casser la gueule de madame Fergusson.
Et je me prends à soupirer, soupirer… ! Mais c'est une mauvaise idée car, vu le sport intensif que je pratique, j'ai déjà du mal à ne pas être essoufflé.
J'arrive à mon but (mon super sac MONTpro) et en repêche aussitôt ma bouteille d'eau pour étancher ma soif.
Puis je me laisse tomber à plat sur la neige,
Je me laisse cuire au soleil,
Je me laisse crever tel un désespéré d'amour.
Allez ! Du nerf, Maxwell !
C'est vrai quoi ! C'est pas comme si j'avais cassé mes skis, ou qu'une avalanche se profilait, ou qu'un ours mangeur de chaire humaine m'avait prit en charge. Souris Maxwell !
la vie est belle !
« GRRRRRRRRRRRR »
Comment ça « grrr » ?
Je me redresse et euh…
Avez-vous déjà ressenti cette sensation étrange au creux du ventre ?
Vous savez, ce mélange de peur, d'angoisse et de statisme inconsidéré quand vous vous trouver face à… un ours !
Ok. J'enlève de ma liste « la chasse de l'ours mangeur de chaire humaine », vu que c'est entrain de m'arriver.
- Tout doux gros nounours, tout doux.
- grrrr
- Hé, tu vas pas faire de mal à un vieux pote de Winnie l'Ourson, hein ?
- GRRRRRRRRRRRAAAAAAOOUUUR !
Ok : il ne doit pas trop aimer son cousin Winnie le gobeur de miel.
Je régresse doucement, vérifie que mes skis sont bien accrochés, me relève avec une lenteur exacerbante.
La bête ne bouge pas : elle stagne, me regarde, se lèche les babines.
Non, non, petit. Je ne suis PAS un poulet rôti. D'ailleurs, je suis sûrement toxique ! J'ai été exposé aux rayons chimiques de la guerre, aux effluves nucléaires et aux supers-remèdes-surpuissants du profs G, qui (soit dit en en passant) avaient une couleur bizarres.
L'horrible carnassier s'approche, à petits pas, ses griffes d'aciers grises et noires sorties de ses pattes blanches tel des couteaux de cuisines.
Ca va saigner, les gars. Et devinez qui joue le rôle du steak ?
- Je veux pas mourir. Maman !
Soudain j'entends un «discret « pof », comme si un paquet de neige était tombé d'une branche de sapin. Mais je vois soudain que la bête fixe un point, juste derrière moi, et se remet à grogner.
Qui est là ?
Je me retourne et…
…
- HEERO !
- Chut. Ne bouge pas Duo.
Mon sauveur ! Mon sauveur ! Et pas n'importe lequel : un sauveur sexy, habillé d'une splendide tenue de ski bleue moulante, armé d'un N-44 à balles performantes.
Je recule et me colle à lui.
Mon Heero d'amour est venu me sauver !
Oh, c'est tellement romantique ! Je l'aime, je l'aime, je l'aime, je l'aime…
- Grrrrr.
Tss ! Ce stupide carnassier casse toute l'ambiance à-l'eau-de-rose de nos retrouvailles.
Je remarque alors l'objet de transport qui a conduit Heero jusque ici :
C'est un parapente.
Un parapente rouge vert et bleu, avec une toile de deux mètres d'envergures. Mon sauveur m'y pousse gentiment et je prends place alors que l'ours devant nous semble comprendre qu'un N-44 n'est pas chargé avec de l'eau.
Cool, au moins c'est intelligente cte bête là !
- On va décoller tout en douceur. Me susurre Heero à l'oreille.
Dans d'autres conditions, je vous avoue que j'aurais décelé une connotation vachement plus érotique à cette phrase… Mais bon !
Nous reculons avec tact et lenteur. La bête nous regarde nous éloigner sans s'affairer.
Je commence à croire qu'il est inoffensif.
Qui sait ? C'est peut-être un ours domestique, non ?
…
…
Ok, ce que je viens de dire est débile ! Quel taré prendrait le plus grand carnivore du monde pour animal de compagnie ?
Heero se place derrière moi et s'accroche à l'appui métallique de l'engin.
Mmmmh, mon amour ! Quelle est douce la chaleur de ton corps.
Un peu plus, et je me met à ronroner.
- On se retourne bientôt et on dévale pour décoller, compris ?
- Ok.
- 3, 2, 1… Go !
On pivote (et c'est pas pratique, croyez-moi, car c'est vachement lourd un parapente) puis on se met à courir comme des malades. Soudain, mes pieds quittent le sol de quelques centimètres. Tendant les jambes, je nous offre une dernière foulée et c'est partit.
Nous voilà dans les airs !
- WAAAOUH ! (ça, c'est moi qui exprime ma joie. … Comment ça vous l'aviez deviné « parce qu'Heero ne s'abaisserait jamais à ce genre de cris ! »… -- …bon, ok, j'avoue.)
Fin du POV de Duo Maxwell
- Qelques part dans les airs à bord d'un parapente-
- Ca va mieux, Duo ?
- Tu parles ! Comment que je vais mieux ! Tu m'as sauvé la vie !
Heero inclina un peu le manche de parapente et ils se mirent à dégraisser en douceur. Au versant d'une montagne, le natté aperçu la station « Gimberland » qu'il avait tant cherché.
- Je commençais vraiment à m'inquiéter en-bas. Il était déjà 18H00 et tout le monde était rentré au chalet. J'aurais voulu tout de suite partir à ta recherche mais WuFeï m'en a empêché.
- Pourquoi ? ( de quoi il se mêle, Wu ? Heero est MON chevalier servant ! Et s'il est jaloux, qu'il assume !)
- Il disait que c'était inutile et trop risqué.
- Et qu'est ce que tu lui as répondu ?
Le nippon posa un baiser sur le lobe d'oreille de Duo et lui murmura :
- Q'on ne retenait jamais la fougue de l'amour.
Heero amorça alors un gracieux virage, donnant de la vitesse à l'engin, comme pour accentuer l'effet de sa phrase.
Duo, au ange, rêvassait amoureusement.
Il se jura par la même occasion d'offrir quelque chose très spécial à son petit ami, la nuit même :
« Heero, ce soir, je t'offre le septième ciel !
…
…
…
Ha, merde, c'est vrai ! On n'est pas dans la même chambre ! »
A suivre…
Dans le prochain chapitre, Duo se transforme en sioux parmi les couloirs boiseux du chalet.
Arrivera t'il à atteindre la chambre de son aimé sans être intercepter par la terrible manitou-veilleuse, miss Fergusson ?
lol. review ?
