Disclaimer : Harry Potter et ses personnages appartiennent à J.K Rowling

Rating : PG-13 (pour être sûre)

Spoiler : tous les livres de Harry Potter et ma trépidante imagination ^^

Genre : drame / romance (avec un peu d'humour quand même)

Désolée pour le retard, je m'agenouille, je vous prie de m'excuser mais entre les révisions, les partiels, les vacances et le boulot, j'ai pas eu de temps pour Aelyn ^^ ;; Alors je vous présente le 8e chapitre (enfin, pfiou) : tada !

Réponses aux reviews

Tania Potter : tout d'abord, je voulais te dire encore merci pour ton soutien et puis, à propos de la fic, et bien tout ce que je peux te dire c'est que tu es sur la bonne voie seulement je ne tiens pas à te révéler le pourquoi du comment comme tu le dis si bien. Concernant les gens 'bizarres', je tiens à dire que tous les persos que j'ai ajouté à cette fabuleuse série sont inspirés de bd ou de nouvelles que j'ai lues. Je trouve que ça ajoute du piquant.

Methos : merci toi aussi pour ton fabuleux soutien. Désolée, je n'ai pas encore posté le prochain chapitre, il faudra que tu attendes un petit moment. Et puisque tu me soutiens autant ça me donne envie de continuer d'écrire. MERCI !! :x

Résumé

Un 'nouveau' personnage vient de faire son apparition, il s'agit de… Viktor Krum (bien, vous suivez ^^). Dans ce chapitre vous trouverez une once de jalousie, une pincée de précognition, un zeste d'expérience traumatisante, bref, ce chapitre est intense ! Bonne lecture et envoyez-moi des reviews, siouplait !

CHAPITRE VIII

Harry était bouche bée. Viktor Krum s'approcha de lui et s'arrêta à quelques mètres.

- Ron ne me croira jamais !

- Quoi de mieux qu'un ancien joueurrr titulairrre pourrr entraîneurrr !

A ces mots, Harry perçut dans son regard une tristesse profondément ancrée. Krum regarda sa canne et sourit.

- Je suis désolé, articula Harry en se frottant la nuque.

- Tu n'as aucune rrraison de l'êtrrre.

Un silence pesant s'installa et Harry cherchait quelque chose à dire pour interrompre ce silence qui devenait de plus en plus gênant. Mais ce fut Krum qui parla le premier.

- Commençons par voirrr de quoi tu es capable ! Grrrimpes surrr ton balai, je lâche le vif d'orrr.

Harry saisit son Eclair de Feu et sauta dessus. Il s'éleva en chandelle et se stabilisa à une quinzaine de mètres. Viktor Krum lâcha le vif d'or et d'un coup de baguette fit apparaître un chronomètre. Harry se lança le plus rapidement possible à la poursuite de la petite balle dorée. Krum lui fit faire d'autres exercices et notait tout ce que faisait Harry. Quand l'entraînement fut fini, Krum lui énonça tous les points sur lesquels Harry devait travailler.

- Il va falloirrr qu'on se voit au moins deux fois parrr semaine en plus de ton entrrraînement norrrmal.

- Je suis libre le mardi et jeudi soir.

- C'est parrrfait, moi aussi. Maintenant, va dorrrmirrr et soit en forrrme pour la prrrochaine fois.

Krum le raccompagna jusqu'à l'entrée du château et se dirigea vers sa propre chambre. Harry monta les escaliers qui menaient à la tour des Gryffindor.

- Il a l'air de prendre son rôle au sérieux ! murmura Harry. Je me demande quelles réactions auront les autres quand je leur dirais que Viktor Krum est mon entraîneur. Surtout celles de Ron.

Harry arriva dans le dortoir bien après que la nuit soit tombée. Tout le monde était déjà endormi. Harry se résolut alors à se coucher. Il s'affala sur son lit et s'assoupit pratiquement instantanément.

*** *** *** ***

Un épais brouillard s'était installé et Draco ne voyait plus les tours de Hogwarts à présent. Dans cette brume où l'on ne voyait pas plus loin que son bras, Draco tentait de trouver le lac. Lorsqu'il arriva à bon port, il s'arrêta et contempla silencieux l'eau qui semblait être morte. Aucun remous n'apparaissait à la surface de l'eau. Soudain, Draco tourna la tête et fronça les sourcils. Il se dirigea presque en flottant au-dessus de l'herbe mouillée et, quelques instants après apparut dans le brouillard une minuscule cabane d'un noir de jais. Draco s'arrêta devant la porte et la regarda quelques instants, puis il la poussa.

Il entra et devant lui s'étendait un couloir lugubre. La porte derrière lui se referma brusquement, ce qui contraignit Draco à explorer les environs. Tout en avançant doucement, il regarda les murs et posa une main dessus. Il la retira instantanément de dégoût. Le mur était humide et semblait suinter de l'intérieur. Le jeune Slytherin reporta son regard sur le tunnel dont l'extrémité disparaissait dans l'obscurité. Il avança plus rapidement ayant peur de ne jamais voir le bout. Après de longues minutes, il arriva devant un escalier imposant qui montait en colimaçon. Il était en marbre et finement sculpté et ouvragé. Draco posa son pied sur la première marche. Quelque chose l'attirait inexorablement à l'étage supérieur.

Arrivé en haut, une lumière aveuglante survint subitement. Draco porta sa main devant ses yeux pour se protéger de l'éblouissement et il continua d'avancer. Il était, semble-t-il, arrivé dans une pièce immense éclairée de mille feux. Il tentait de percevoir ce qu'il se passait dans un des coins étonnamment sombre de la pièce. Lorsque la lumière s'affaiblit, Draco retira sa main et s'approcha de ce coin sinistre. Pour l'instant, il ne voyait rien mais il entendait de faibles inspirations. Après que ses yeux se soient habitués à l'obscurité, il distingua dans les ténèbres deux silhouettes. L'une gisait au sol et l'autre se penchait au-dessus d'elle tenant un étrange objet dans la main. Draco s'avança et remarqua que ce dernier portait une longue cape qui cachait son visage et son corps. Toutefois, il avait l'intime conviction que c'était un homme qui lui semblait étonnamment familier.

Celui-ci tenait dans la main un bout de bois étrange au bout duquel des fils de fer étaient attachés par des pièces métalliques. En fronçant les yeux, Draco arriva à distinguer une gravure sur une extrémité de l'objet en bois. Le jeune Slytherin reporta son attention sur l'autre et il le reconnut, estomaqué : des cheveux noirs en bataille et une cicatrice qu'il ne connaissait que trop bien. Une odeur désagréable le fit grimacer et il se rendit alors compte que Potter nageait dans son sang. Mais il pouvait voir sa poitrine se soulever légèrement, ce qui prouvait qu'il était encore vivant.

La scène sembla figée pendant un temps que Draco ne pu définir. Soudainement, l'homme encapuchonné éleva son arme et l'abattit violemment sur la poitrine du jeune Gryffindor. Ce dernier eut un ultime sursaut nerveux avant de s'immobiliser pour l'éternité. Un sourire apparut sur le visage de Draco. L'homme retira son arme d'un coup sec du corps inerte de Potter et se redressa.

Il se tourna en direction de Malefoy et s'avança. Draco avait un sentiment ambigu qui, à la fois, lui hurlait de s'enfuir en courant pendant qu'il en était encore temps mais aussi le rassurait et le mettait en confiance. Il décida de ne pas bouger et laissa la haute silhouette s'approcher de lui. Lorsque l'homme fut plus qu'à une dizaine de centimètres de lui, il s'immobilisa. Draco tentait de découvrir qui se cachait sous cette sombre capuche. Il était encore dans ses pensées quand, brusquement, l'homme brandit le bout de bois maculé du sang de Potter et l'enfonça brutalement dans son abdomen. Draco ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Sa main agrippa fermement la cape de son agresseur lorsqu'il tomba à genoux, abasourdi par la douleur.

Dans un dernier effort, il releva la tête et tira sur le tissu. Il écarquilla les yeux de stupeur en reconnaissant son assassin sur le visage duquel Draco vit un rictus malsain de satisfaction.

- Père !!!!!! hurla Draco en se redressant dans son lit.

Il était en nage et sa respiration était saccadée et rapide. Il se prit la tête dans les mains pendant un moment, le temps que son cœur retrouve un rythme normal. Encore ce cauchemar. Le jeune homme posa une main sur son ventre encore frémissant. Il lui restait encore une impression de douleur.

Draco attrapa un grand T-shirt, l'enfila et se rendit dans la salle commune. Sa nuit était gâchée et il savait qu'il n'allait pas pouvoir se rendormir, comme toutes les fois où il faisait ce cauchemar. La salle commune était plongée dans la pénombre. Seules les braises de la cheminée dégageaient une faible lueur et projetaient des ombres évanescentes sur les murs. Draco s'affala sur le sofa et sentit quelque chose de dur contre son dos.

* Une balle de base ball. Un élève de première année a du l'oublier ici. * pensa-t-il.

Il commença à la lancer en l'air et la rattraper. Après s'être lassé de la balle moldue, il se leva et se dirigea vers un côté de la salle où se trouvait un escalier de bois. Il le grimpa rapidement et arriva sur un balcon de pierre qui donnait sur l'extérieur du château et notamment sur la chambre des Préfettes. Le jour commençait à pointer son nez au-dessus des collines environnantes. Il attendit un peu, espérant voir Eléonore. En face, les rideaux s'ouvrirent laissant apparaître une Hermione encore ensommeillée.

- Argh ! Encore cette maudite Sang-de-Bourbe, maugréa Draco.

La jeune fille s'étira et s'éloigna de la fenêtre, suivie par sa colocataire qui s'affala sur le rebord en baillant aux corneilles. Draco eut un sourire. Il s'étira lui aussi. Cette vue semblait avoir effacé la nuit agitée qu'il avait eue.

*** *** *** ***

Le soleil était apparu depuis quelques heures quand Harry fut réveillé par son horloge parlante qui hurlait qu'il était temps pour lui de se lever s'il ne voulait pas rater son cours d'Histoire de la Magie.

- Il est 7 heures, Mr Potter. La température extérieure est de 15 degrés Celsius et votre premier cours est Histoire de la M…mmph…. mmph… mmph (et non ce n'est pas Kenny ^^)

Harry venait de lui envoyer le sortilège de Quietus et le réveil sautillait d'agacement sur la commode, une fermeture éclair remplaçant sa bouche.

- Je te sonnerai quand j'aurais besoin de toi, dit Harry les traits tirés.

Il prit ses lunettes qui étaient restées à côté du réveil et les mis sur son nez, puis il ouvrit son lit à baldaquin. Ron était déjà parti, sûrement pour rejoindre Hermione dans la Grande Salle. Harry s'habilla rapidement et parti rejoindre ses amis. Il arriva comme une tempête à la table des Gryffindor et s'installa à côté d'une Hermione exténuée.

- Salut ! Vous ne devinerez jamais qui est mon entraîneur pour les sélections des Wimbourne Wasps !

- Viktor Krum, non ? lui répondit Hermione.

- Comment est-ce que tu le sais ?

- Il mange à la table des professeurs, répondit Ron en regardant son bol.

Harry se tourna vers la table des professeurs et vit, en effet, Krum qui prenait son petit déjeuner en compagnie du professeur Hooch. Ron et Hermione avaient l'air maussade, Harry venait de s'apercevoir que ni l'un ni l'autre ne se parlaient.

- Qu'est-ce qui se passe ? J'ai raté quelque chose ?

- Tu n'as absolument rien raté, répondit Ron d'un air glacial.

Harry souleva un sourcil et comprit enfin qu'ils venaient de se disputer. Il haussa les épaules et reporta son attention à sa tasse de thé. Un grand silence s'était installé entre les 3 amis. Quelques minutes plus tard, Harry reporta son regard sur la table des professeurs. Krum avait fini de manger et s'était levé. Ce dernier lui adressa un signe de la main auquel Harry répondit puis il s'approcha de la table des Gryffindor, suivi des yeux par plusieurs groupes d'élèves.

- Tiens, voilà ton chéri ! lança Ron, en jetant un regard noir à Krum.

- T'as fini d'être lourd ! lui répliqua Hermione en jetant ses derniers toasts. Depuis qu'il est arrivé dans la Grande Salle, tu ne peux pas t'empêcher de… de dire n'importe quoi !

- Je ne dis pas n'importe quoi ! La preuve, qui de nous deux est parti en Bulgarie pour aller le voir ? rétorqua Ron avec un air provocateur.

- Et qui de nous deux a sa chambre tapissée de posters de Krum, remplie de figurines Krum, de cartes Krum, de badges Krum, d'écharpes Krum et…. et même de caleçons Krum !!!

- Ne t'éloignes pas du sujet ! C'est vrai, j'avoue. Mais je l'aime que de loin et sur un balai, sinon ce n'est qu'un vautour !!!! Et regarde comment il est fringué ! Il suit la mode de 1562 ou quoi ! Un vrai Has Been !

- Vaut mieux être Has Been que Has Never Been, Ronald Weasley !!

Hermione, folle de rage, se leva et partit. Elle tomba sur un Krum souriant et les joues en feu.

- Bonjourrr, Herrrmioneu.

- Bonjour, Viktor, répondit-elle froidement avant de s'en aller à grand pas.

- Qu'est-ce qu'il lui arrrive? Demanda-t-il en l'entendant hurler « C'est une sale race, les hommes ! ».

- Oh rien. Ca ne doit pas être sa bonne période du mois. Lui répondit Harry, gêné.

Krum secoua la tête d'incompréhension. Il lui demanda de rapporter quelques instruments pour la prochaine séance de Quidditch puis il s'éloigna. Harry se rassit à côté de Ron, plus furieux que jamais, qui fulminait dans son coin.

- Des caleçons Krum ? Hmm ? demanda-t-il.

*** *** *** ***

Plus les jours passaient, et plus l'université l'ennuyait. Aelyn se sentait seule, la France lui manquait, sa famille, ses amies. Elle avait énormément de mal à s'habituer à ce train de vie si différent en tout point de celui qu'elle avait connu. Le seul réconfort qu'elle y trouvait était de passer du temps avec Eric Spitz, un étudiant français en DESS Gestion Commerciale et de retrouver ses logeurs, les Sutherland, un vieux couple qu'elle appréciait beaucoup. Malgré cela, elle ne s'y sentait pas à sa place. Les cours étaient ennuyeux à mourir et encore plus les professeurs. Depuis qu'elle avait revu Mike Spencer, celui-ci s'entêtait à s'enfuir en courant à chaque fois qu'il la croisait dans un couloir. Et puis, tout le monde s'en était aperçu à plusieurs reprises, donc elle ne se faisait aucun ami dans sa branche. On la regardait comme s'il était tatoué sur son front « Je suis mauvaise, que personne ne m'approche ».

Depuis quelques semaines, Aelyn participait à un stage organisé par son professeur d'anthropologie. Celui-ci l'avait assigné à l'inventaire des échantillons pendant que les autres stagiaires s'occupaient des fouilles à quelques miles de là. Aelyn se retrouvait isolée avec un homme aux insinuations suspectes. Un jour où elle était en train de répertorier les métacarpes d'un australopithèque, Mr Laundry la coinça contre les étagères en la tripotant. Le professeur était d'une carrure imposante et Aelyn ne réussissait pas à se dégager. Elle paniqua lorsqu'il essaya de lui arracher la jupe de force.

- NON ! Pas ça !! S'il vous plaît !!! Je vous en prie, hurla-t-elle. Mais personne ne pouvait l'aider, les autres étaient trop loin.

La jeune fille plaqua ses mains contre le torse de son agresseur pour se protéger et sentit une chaleur émaner de ses mains. Brusquement l'homme se sentit happé par l'arrière et il fut jeté dans les airs à travers le rayon entier. Il heurta l'étagère qui se trouvait à une dizaine de mètres d'Aelyn et s'effondra, sonné. Celle-ci, hors d'elle, s'avança vers lui et commença à le frapper de toutes ses forces. Elle lui assena des coups de poings en pleurant nerveusement, encore et encore, ne sentant pas les os craquer sous ses coups. Ce qui la fit s'arrêter fut le sang qui commençait à maculer ses mains. Elle jeta un regard inquiet sur le corps inerte du professeur et s'enfuit en courant, le laissant gisant par terre.

Après cet incident, elle ne remit plus jamais les pieds à l'université de Birmingham. Elle avait passé plusieurs jours, barricadée dans sa chambre sans que personne ne réussisse à l'en faire sortir. Quelques semaines plus tard, elle décida de passer plus de temps à travailler dans le magasin de posters à Birmingham et s'enfermait dans sa chambre pour jouer à la guitare des heures durant.

*** *** *** ***

Quelques jours passèrent avant que Ginny ait le temps d'aller voir le professeur Dumbledore. Elle voulait lui parler d'Aelyn qui avait le don d'utiliser la magie sans baguette. Pendant ce temps-là, Harry avait été mis au courant par Hermione et Ron. Lui aussi semblait partager l'opinion d'Hermione pour tenir le directeur de l'école au courant. C'est pourquoi, elle le cherchait désespérément dans les couloirs. Elle le trouva, au détour d'un couloir, en grande conversation avec Peeves. Celui-ci avait badigeonné généreusement le parquet avec de la cire d'abeille, à tel point que plusieurs élèves avaient fini les quatre fers en l'air. Ginny se précipita vers lui et posa un pied sur le parquet ciré. Elle tituba mais réussit à garder son équilibre. Elle avança prudemment sous le regard amusé du professeur Dumbledore et les rires de Peeves. Ce dernier s'éloigna et Ginny n'entendait, à présent, presque plus son ricanement.

- Pourquoi vous donnez-vous tout ce mal, Miss Weasley ? demanda le vieil homme à la longue barbe argentée.

- J'aimerais vous parler, professeur, répondit la jeune Gryffindor en essayant tant bien que mal de s'écarter de la zone cirée. Dumbledore lui attrapa le bras et s'éloigna en aidant la jeune fille à ne pas tomber.

- Que se passe-t-il ? questionna-t-il une fois en dehors.

- Pourrais-t-on parler dans votre bureau ? C'est assez important.

Une fois arrivés devant la gargouille grimaçante, le professeur dit à haute voix le mot de passe.

- Strike !

La gargouille bougea, dévoilant un escalier. Dumbledore se tourna vers Ginny et lui fit un clin d'œil. Puis il avança et monta l'escalier, suivie de près par Ginny.

- Eh bien, je vous écoute, Virginia, dit Dumbledore une fois arrivé et installé dans son bureau.

- Euh… J'aurais aimé vous parler d'une de mes connaissances. Euh… Il ne s'agit pas de n'importe qui… Je ne permettrais pas de vous faire perdre votre temps… mais j'ai pensé qu'il serait bon que vous en sachiez sur elle.

- Elle ? demanda Dumbledore d'un air interrogatif.

- Non, non ! Ce n'est qu'une simple amie !!! … Euh, je crois que je m'écarte du sujet, là… Elle s'appelle Aelyn, c'est une française. Je l'ai rencontré au Terrier, quelques semaines avant la rentrée. Elle vit chez des moldus dont je ne me rappelle pas le nom. Elle est très étrange. Ce n'est ni une moldue ni une sorcière, parce qu'elle ne connaît rien de notre monde mais elle n'est pas du monde des moldus non plus…

- Vous pourriez être plus claire ?

- Elle utilise la magie sans baguette.

Dumbledore fronça les sourcils et parut réfléchir un instant.

- Sans baguette, vous dites ?

Elle lui raconta tous les événements dont elle se souvenait, l'épisode dans l'arbre, les pétales de fleurs flottants dans l'air, la discussion avec l'écureuil… Dumbledore écoutait attentivement sans hocher de la tête mais il ne semblait pas du tout surpris.

- Si je comprends bien, elle est née moldue et vit en Angleterre chez une famille moldue. De plus, elle n'a pu utiliser la magie que récemment et, qui plus est, sans aucune baguette. Seuls de rares sorciers très puissants, comme Merlin, ont pu utiliser la magie sans baguette. Ainsi, normalement, ce genre de prouesse ne lui serait pas accessible, d'autant plus que c'est une novice.

Ginny acquiesça. Dumbledore réfléchit pendant un long moment avant de prendre sa décision.

- Avez-vous la possibilité de la joindre ?

- Oui.

- Dans ce cas, je vais de ce pas réunir les professeurs et réfléchir sur la décision à prendre. Je vous tiendrais informée, Miss Weasley, dès que le moment sera venu. Vous avez très bien fait de venir m'en parler, dit-il en la raccompagnant vers la porte.

- Merci, professeur.

*** *** *** ***

FIN DU CHAPITRE