Note: bonsoir ou bonjour (ça dépend d'où vous êtes ^^). Merci pour les courageux qui ont laissé une review et pour tous ceux qui ont mis mon histoire en alerte. Merci à vous. Je remercie aussi ma bêta JosyEvans pour sa correction.

Note2: Cette fic est légèrement UA à cause de certains événements. Certains persos seront OOC pour les besoins de la fic. Ceci étant dit bonne lecture et laissez des reviews pour vos impressions. Enjoy ^^

Titre : Retour à la maison

Base : Cross-over Harry Potter et Lord of the Rings

Auteur: Akayui

Couples: Severus/Remus, Légolas/Harry, Volug/? Et peut-être d'autres

Genre: Romance/fantasy, UA

Disclaimer: Rien à moi sauf l'histoire et un perso qui viendra plus tard, Sirius est bien mort de même que les jumeaux et leurs deux grands frères mais Dumbledore est vivant. Le concept des Laguz ne m'appartient pas non plus, pas plus que les persos du jeu FE.

Résumé : A peine Harry eut-il le temps de se remettre de son combat contre le Lord noir, qu'il découvre que tout ce qu'il croyait vrai est un mensonge : James Potter n'est pas son père, mais Severus Snape. Son entourage ne lui est pas aussi fidèle que les apparences le faisaient penser. Sans avoir le temps de prendre conscience des conséquences de ses révélations, la trahison d'une de ses personnes pousse Severus, à retourner dans son monde natal, emmenant son fils et son amant. Harry va alors découvrir son histoire, les membres de sa famille… La sécurité tant recherchée leur sera-t-elle assurée pour autant ?

_ « Dialogue »,

_ « Elfique »,

_ « Fourchelangue »,

_ § Langue ancienne utilisée par les laguz §

Rappel chapitre 6 :

Aragorn comprenant la logique de l'elfe, sauta sur le dos de l'étalon noir. Volug se changea en loup et accueillit l'elfe blond et le nain sans difficulté. Harry se transforma aussi et devient le magnifique poulain doré qu'il était.

Ils débutèrent leur course contre le temps et à travers les terres du milieu.

Retour à la maison :

Chapitre 7 :

Cela faisait trois jours que le petit groupe poursuivait les Uruk ai et leurs compagnons enlevés. Ils venaient tout juste d'entrer sur les terres du Rohan, domaine des seigneurs de chevaux. Sur le dos de Severus, Aragorn scrutait l'horizon tandis que Legolas descendit un instant de celui de Volug. Il se plaça sur une pierre en avant du groupe et porta son regard au loin quand le rôdeur lui parla :

_ « Les terres du Rohan. Legolas ! Que voient vos yeux d'elfe ? » *questionna-t-il.

_ « Leurs traces dévient au nord-est. Ils courent comme si les fouets de leur maître étaient à leur trousse. »* déclara le prince blond.

_ « Quelque chose est à l'œuvre ici. Une force maléfique semble donner des ailes à ces créatures et nous barrer la route. Dépêchons nous, nous gagnons du terrain. »* termina l'homme en donnant un léger coup de talon à sa monture. Monture qui fit part de son mécontentement en renâclant.

_ « Excusez-moi, Severus. Je suppose que les vieilles habitudes ne se perdent pas. » déclara le brun.

L'étalon noir tapa le sol de son sabot pendant que Legolas reprenait sa place sur le loup. Le groupe se remit en route. Arrivés à une sorte de passage, Volug s'arrêta et dressa les oreilles avant de se précipiter derrière un gros rocher et de reprendre forme humaine, surprenant ainsi ses deux cavaliers qui tombèrent, avec fracas pour le nain et élégance pour l'elfe, à terre.

_ « Vite cachez-vous ! Une troupe de cavaliers approche ! » cria le loup à Severus et Aragorn. Aussitôt, comprenant le danger de la situation, Aragorn s'empressa de sauter à terre, pour permettre à Severus de reprendre sa forme humaine. A peine se trouvait-il sur ces deux pieds, que l'ancien professeur se figea.

En effet dans leur empressement, les adultes avaient oublié un petit détail doré se nommant Harry. Celui-ci, étant plus jeune et plus petit, s'était laissé distancer à cause de l'épuisement. Ne pouvant plus tenir sur ses pattes et voyant les adultes à l'arrêt un peu plus loin, le poulain s'allongea dans l'herbe afin de reprendre son souffle sans voir qu'il était à découvert et donc une cible facile. Le sang de Severus se glaça en voyant cela mais il ne put faire un geste, car les cavaliers se rapprochèrent à trop grande vitesse. Surpris, Harry se releva et se mis à courir pour ne pas se faire écraser, ce qui ne manqua pas bien évidemment, d'attirer l'attention du groupe qui se mit à le poursuivre.

Malgré sa vivacité, son épuisement se rappela bien vite à Harry qui se retrouva rapidement encercler par les hommes de la Marche. Ne pouvant fuir et étant trop fatigué pour se défendre, le poulain s'allongea de nouveau sur le sol en priant que son père vienne l'aider. Toutefois, ce dernier ne pouvait rien faire, la distance l'empêchait de lancer des sorts en ayant la certitude qu'ils atteignent leur cible et non son enfant. Lui et les autres se rapprochèrent alors discrètement des cavaliers afin de secourir le petit.

Pendant ce temps, un des cavaliers mis pied à terre et observa le poulain doré aux yeux émeraudes. Un de ses comparses le questionna :

_ « Seigneur Eomer, quelle est donc cette créature ? Croyez-vous qu'elle soit maléfique ? ».

_ « A ton avis bougre d'âne. Serais-tu aveugle pour ne pas voir la corne sur ce poulain ? » rétorqua un autre homme.

_ « Silence vous deux. » ordonna l'homme à terre, « Vous êtes en train de l'effrayer. De plus je ne pense pas qu'il soit démoniaque, il est trop pur pour ça. Vous ne sentez pas comme une aura de bien être venant de lui ? »dit-il en se rapprochant du poulain, qui tremblait ne sachant pas à quoi s'en tenir avec cet homme, il se mit à hennir tout doucement comme une supplique.

_ « N'ai pas peur petit, je ne te ferai rien. » chuchota l'homme en approchant doucement sa main du pelage doré.

Mais avant d'atteindre sa cible, il se retrouva propulser en arrière par un étrange étalon noir furieux avec une corne et des... Eomer eut du mal à le croire, mais pourtant… l'animal possédait bien des crocs. L'animal vint de se positionner au-dessus du poulain et le fixa avec un regard rouge colérique.

En effet, en entendant l'appel de Harry, Severus n'avait pas réfléchit, au grand dam d'Aragorn, et s'était transformé en youma(1) avant de sauter dans le cercle d'hommes dans l'intention d'éloigner la menace de son petit. Une fois Harry entre ses pattes, Severus remarqua que son geste avait provoqué la méfiance des hommes qui brandissaient leur lance dans sa direction. Ne pouvant bouger au risque de laisser le poulain sans défense, l'étalon renâcla et souffla des naseaux en raclant le sol, défiant quiconque de s'approcher. Alors que la tension montait, Aragorn cru bon d'intervenir :

_ « Cavaliers du Rohan. Quelles nouvelles des hommes de la Marche ? »* cria-t-il, faisant se retourner les têtes vers lui créant ainsi un passage dans les rangs des hommes afin de rejoindre les deux sorciers.

Legolas, de même que Volug, passa rapidement et s'accroupit sous l'étalon afin de rassurer le poulain. Aragorn et Gimli prirent le même chemin et se positionnèrent aux cotés de l'étalon. Eomer se releva et toisa les nouveaux arrivants :

_ « Que font un homme, un elfe, un nain et un semi-bête dans le Riddermark ? Répondez ! »*questionna-t-il.

_ « Donnez-moi votre nom, dresseur de chevaux et je vous donnerai le mien. »* rétorqua poliment Gimli.

_ « Je vous couperai volontiers la tête, nain, si elle sortait un peu plus du sol. »* ricana l'homme en s'approchant du nain.

_ « Vous seriez mort au moindre geste ! »* déclara Legolas en bandant son arc et menaçant l'autre d'une flèche.

Gimli leva les yeux vers Legolas avec surprise. Il avait compris que les elfes étaient extrêmement protecteurs envers leur proche. Mais il n'aurait jamais pensé que le blond se mettrait en colère pour lui, un nain, au point de perdre toute retenue, et seulement pour une insulte. Aragorn fut encore forcé de calmer les tensions avant de se tourner vers Eomer :

_ « Je suis Aragorn, fils d'Arathorn. Voici Gimli, fils de Gloïn Legolas du royaume sylvestre Volug du peuple Laguz et enfin Severus et Harry. » dit-il en présentant chaque membre. « Nous sommes des amis du Rohan et de Theoden, votre roi. »* termina le rôdeur.

_ « Theoden ne reconnaît plus ses amis de ses ennemis. » *déclara l'homme avec amertume.

Il retira son casque, libérant ses longs cheveux clairs et ondulés, en même temps que ses hommes rengainèrent leurs armes. Ses yeux sombres parurent soudain emplis de douleurs.

_ « Pas même les siens. »* termina-t-il. Puis il continua :

_ « Saruman a empoisonné l'esprit du roi et a revendiqué la suzeraineté de ces terres. Mes cavaliers sont loyaux au Rohan. Et pour cela nous avons été bannis. » expliqua Eomer, puis se rapprochant du rôdeur :

_ « Le magicien blanc est rusé. Il va et vient à ce que l'on dit, vieillard enveloppé d'un manteau à capuchon. Et ses espions se faufilent partout à travers nos filets. » termina-t-il.

Son regard s'attarda avec suspicion sur Legolas qui l'avait menacé d'une flèche, mais surtout sur Volug, dont il n'avait reçu que le nom et ne connaissait la race que d'après leurs pires légendes. De ce fait, il n'apprécia pas vraiment que l'homme-loup soit si proche du petit poulain bien que cela ne semble pas déranger l'étalon ébène.

_ « N'y a-t-il aucun risque que cet...homme soit si proche du poulain ? » osa-t-il demander à Aragorn.

Celui-ci tourna la tête et pu voir Harry se faire câliner par Volug. Il regarda Eomer avec un sourire et le rassura :

_ « Pas d'inquiétude. Volug ne fera rien à Harry, il est son neveu après tout. ». Voyant l'interrogation dans le regard de l'autre, Aragorn décida de tout leur raconter :

_ « Harry et Severus ne sont pas de simples chevaux. Ceux sont des sorciers-elfes. Severus, Harry pouvez-vous reprendre forme humaine ? » demanda le dunadan. Aussitôt dit, deux elfes firent leur apparition, un adulte et un jeune, ce qui raviva la méfiance du groupe d'hommes. Voyant ça, le rôdeur reprit la conversation :

_ « Nous ne sommes pas des espions. Nous pourchassons un groupe d'Urukai en direction de l'ouest. Ils ont emmenés captifs deux de nos amis. » *expliqua l'homme du nord.

Un éclat de réalisation et de compassion passa dans le regard du cavalier.

_ « Les Uruk ont été détruit. Nous les avons massacrés pendant la nuit. »* annonça Eomer. Un silence pesant s'abattit avant que :

_ « Mais il y avait deux hobbits ! Avez-vous vu deux hobbits avec eux ? ».* La panique se faisait sentir dans la voix de Gimli. Aragorn insista ne voulant croire une telle tragédie :

_ « Ils seraient petits, des enfants à vos yeux. A peine plus petit qu'Harry. » précisa-t-il en montrant le jeune elfe se tenant debout près de son père et son oncle.

L'homme du Rohan parut encore plus désolé et secoua la tête.

_ « Il n'y a aucun survivant. Nous avons empilé les carcasses et les avons brûlées. »* termina-t-il en montrant la direction d'où une épaisse fumée noire s'élevée.

Un nouveau silence tomba sur ce qu'il restait de la communauté, tandis qu'Harry s'accrochait désespérément à la tunique de son père, de cruels souvenirs ressurgissant devant ses yeux.

_ « Morts ? »* prononça la voix éteinte du nain.

Gimli ne souhaitait pas plus y croire qu'aucun d'entre eux. Harry leva ses yeux émeraude suppliants et humides vers l'homme blond qui grimaça, mais hocha tout de même la tête. Celui-ci regarda Gimli et lui répondit avec sincérité :

_ « Je suis désolé. »* dit-il en baissant la tête. Entendant ces mots, Legolas entoura les épaules du nain de son bras en signe de soutien tout en jetant un œil à son amour dans les bras de son père. Volug plaça simplement sa main sur l'épaule du rôdeur.

Comprenant la tristesse du groupe, Eomer se retourna et siffla entre ses dents :

_ « Azufel ! Arod ! » *dit-il en tendant la main.

Deux chevaux, un gris et un chocolat, s'approchèrent du groupe à pied.

_ « Puisse ces chevaux vous apportez meilleure fortune qu'à leurs premiers maîtres. »* annonça-t-il en donnant les brides à Aragorn et Legolas.

Son regard passa sur chacun d'entre eux avec compréhension s'attardant un peu plus sur le seul enfant du groupe, avant qu'il de fasse ses adieux et ne se détourne, il annonça :

_ « Cherchez vos amis, mais n'ayez pas trop d'espoir... C'est peine perdue sur ces terres. » Puis se tournant vers ses hommes, « Vers le nord ! »* ainsi les rohirims partirent laissant la troupe. Aragorn fut le premier à se reprendre et monta sur le cheval à robe chocolat :

_ « Allons voir. Ils ne seront morts que lorsque nous en auront la preuve. Legolas, vous et Gimli prendrez Azufel. Severus, vous et Harry irez sur Volug, cela permettra à Harry de reprendre des forces et vous de même. » déclara-t-il en se tournant vers le loup noir déjà transformé.

Chacun pris sa monture et le groupe se dirigea vers la fumée. Arriver sur les lieux, Harry retint un haut-le-cœur, menaçant de rendre le peu que contenait son estomac. L'odeur de chair brûlée était juste répugnante. Sachant qu'il y avait de grandes chances que deux hobbits fassent partis du tas d'ossement devant eux, Harry éprouvait des difficultés à garder son calme. Gimli, après être descendu du cheval, se mit immédiatement à fouiller les tas de cadavres carbonisés. Il se redressa un moment plus tard avec le visage vidé de toute couleur, et tenant un objet dans la main.

_ « C'est une de leurs ceintures... »* annonça le nain en montrant la dite ceinture.

Legolas décida d'honorer les âmes de leurs compagnons grâce à des hommages elfiques pendant que Volug entamait un hurlement long et triste. Aragorn, dans un élan de rage, donna un coup de pied dans un casque d'orcs qui se trouvait au sol, hurlant de douleur, de colère, de frustration et d'impuissance en se laissant tomber à genoux. Harry gardait les yeux clos, ne voulant pas croire, encore, à la mort de ses deux amis tandis que Severus lui gardait son air impassible mais avec une certaine tristesse dans le regard. Gimli avait un regard choqué, confus, comme si son âme de guerrier refusait d'accepter la situation. Soudain la culpabilité le frappa aussi fort que pour les autres.

_ « On les a abandonné... »* chuchota-t-il.

Aragorn, toujours à genoux, regarda le sol autour de lui avec une expression de concentration intense comme cherchant une preuve, un indice démentant ce massacre. Il finit par trouver ce qu'il cherchait. Il posa une main au sol.

_ « Un hobbit était allongé ici. Et l'autre là. »* commença-t-il d'une voix lasse.

Malgré tout, les autres l'écoutaient. Puis ils remarquèrent le changement de posture du rôdeur. Celui-ci avait froncé les sourcils et s'était avancer sur le sol.

_ « Ils ont rampé. »* expliqua-t-il. Puis se relevant, il avança pour suivre la trace qu'il avait repérée.

_ « Leurs mains étaient ligotées. »* continua-t-il.

Il se pencha et repéra quelque chose au sol et sortit de sous l'herbe sèche et piétinée : une corde coupée.

_ « Leurs liens ont été coupé. »* s'exclama l'homme du nord avec un petit espoir.

Ses mouvements se firent plus rapides et nerveux. Ceux de ses compagnons également.

_ « Ils ont couru par ici. Ils étaient suivis. Les traces s'éloignent du combat ! »* annonça-t-il avec espoir avant de s'arrêter à la lisière d'une forêt à l'allure glauque et angoissante.

_ « Et vont vers la forêt de Fangorn... »* termina-t-il d'une voix faible.

_ « Fangorn... Quelle folie les a conduits là... ? »* murmura le nain comme choqué de l'audace des petits hommes.

Cependant les hobbits étaient vivant et l'espoir de les revoir reprenait vie lui aussi. Le groupe entra donc dans la forêt, Volug en tête pour son flair, dans l'intention de ramener leurs amis.

Le loup n'aimait pas cette forêt. Il faut dire qu'il n'avait jamais auparavant marché dans une forêt qui dégageait des ondes meurtrière. Et il fit part de son propre mécontentement par des grognements très suggestifs à chaque bruit de la forêt. Gimli s'arrêta près d'un arbuste recouvert d'un liquide noir et le goûta :

_ « Pfft... ! Du sang d'orcs *dit-il en crachant.

Harry marchait auprès du loup qui le surveillait comme une mère poule. En effet le jeune elfe avait l'air d'être ailleurs, comme en transe. Il s'arrêta et ferma les yeux, inquiétant son père qui se rapprocha. Pendant ce temps, Gimli qui s'était aussi arrêté, fit part de son impression :

_ « Je sens que l'air est lourd ici. »* souffla-t-il.

_ « Cette forêt est vieille. Très vieille... Pleine de souvenirs... »* commença Legolas.

Des sortes de grognements se firent entendre et les yeux du prince de la forêt noire s'agrandirent.

_ « … Et de colère ! »* termina-t-il.

Les craquements se firent plus menaçants et tous se tendirent. Gimli leva sa hache et tourna sur lui-même, cherchant une menace invisible. Harry n'avait toujours pas bougé. Puis l'elfe blond reprit

_ « Les arbres se parlent entre eux ! »* chuchota-t-il à Aragorn, tous deux se tournèrent vers le nain.

_ « Gimli ! Abaissez votre hache... »* intima le rôdeur.

Le nain s'exécuta immédiatement. Legolas reprit, pour lui faire comprendre d'où venait la colère en ces bois.

_ « Ils ont des sentiments mon ami. Et cela grâce aux elfes... Ils ont réveillés les arbres, et leur ont appris à parler. »* expliqua l'elfe blond.

_ « Des arbres qui parlent... Ah ! Hmm... Et les arbres, de quoi est-ce que ça parle hein ? A part des moisissures et de la consistance des crottes d'écureuils. »* bougonna Gimli.

Le nain ne cessa pas de jeter des regards méfiants vers la végétation, qui bien sûr se trouvait partout puisqu'ils étaient dans une forêt, tandis qu'ils suivaient Aragorn qui avait trouvé d'étranges traces qui s'enfonçaient dans la forêt.

Harry sentit quelque chose et se déplaça toujours les yeux fermés, tout en n'osant pas y croire. En même temps Legolas crut que la présence était hostile et en fit part au dunadan.

_ « Le magicien blanc approche. » chuchota-t-il.

Entendant cela, Volug et Severus se mirent devant un Harry aux yeux fermés pour le protéger pendant que les trois préparèrent leurs armes.

_ « Ne le laissons pas parler. Il nous jetterait un mauvais sort. Il faut faire vite... »* intima l'homme du nord. Au moment même où ils retournèrent Harry ouvrit les yeux :

_ « Aragorn ! Atten... » Mais il était trop tard.

Une flèche et une hache furent lancées, puis déviée par une lumière blanche qu'Harry puis Severus reconnurent, malgré le changement de puissance. Aragorn lâcha son épée alors qu'elle devenait soudain brûlante.

Tandis que les six membres de la communauté se cachèrent les yeux pour éviter l'aveuglement, une voix plus autoritaire que celle dont Harry se rappelait retentit.

_ « Vous êtes sur les traces de deux jeunes hobbits. »* annonça cette voix grave et puissante.

_ « Où sont-ils ? ! »* cria l'homme brun.

_ « Ils sont passé par ici. Avant-hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure ? »* questionna la voix.

_ « Qui êtes-vous ? » demanda Aragorn. « Montrez-vous ! »* exigea-t-il.

Severus laissa paraître l'ombre d'un sourire reconnaissant enfin la personne détenant cette voix.

_ « Je ne suis pas certain que votre jeu d'acteur et votre entrée en scène soit le meilleur moyen de les mettre en confiance. Sans doute, auriez-vous plus de chance en réduisant la puissance de la lumière qui vous cache. Gandalf. » ironisa le maître des potions.

Les trois autres, Harry ayant déjà reconnu le mage et Volug ayant réussi à percer son odeur, se tournèrent vers le sorcier-elfe avec incrédulité et incompréhension. La lumière disparut alors, ne laissant qu'une sorte de halo, et Gandalf apparut, une expression sérieuse sur le visage, qui très vite se transforma en un sourire mystérieux. Legolas, Gimli et Aragorn avaient tous été plongé dans le silence.

_ « Cela ne se peut... »* commença Aragorn.

_ « Pardonnez-moi... Je vous ai pris pour Saruman... »* s'inclina Legolas en guise d'excuses, suivit de près par Gimli.

_ « Je suis Saruman. Ou plutôt, Saruman tel qu'il aurait dut être. »* expliqua avec douceur le vieux mage en se tournant vers eux.

_ « Vous êtes tombé... »* murmura le rôdeur, n'osant trop y croire.

_ « À travers le feu et l'eau. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattis le Balrog de Morgoth ! Jusqu'à ce qu'enfin je pusse jeter à bas mon ennemi, qui alla se briser sur le flanc de la montagne. Les ténèbres m'entourèrent, et je m'égarais hors de la pensée, et du temps. Les étoiles tournaient au-dessus de moi... Et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la terre. Mais ce n'était pas la fin. Je sentis la vie revenir en moi. Je fus renvoyé, jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie. »* narra l'homme en blanc.

_ « Gandalf... » murmura Aragorn.

_ « Gandalf.. ? Oui...C'est ainsi que l'on m'appelait. Gandalf le Gris. C'était mon nom... »* commença le mage

Severus pouvait voir la lumière d'amusement grandir dans le regard du sorcier, exactement la même que celle dans le regard de Dumbledore quand celui-ci riait aux dépends des autres.

_ « Gandalf... » répéta le nain, une émotion dans la voix.

_ « Je suis Gandalf le blanc. Et je reviens vers vous, en ce moment décisif. » termina le vieil homme.

Severus ne fit que secouer la tête d'un air las tandis qu'Harry souriait.

_ « Avez-vous une autre remarque à mon sujet, Severus ? Autre que celle sur mon choix d'entrée ? » s'amusa Gandalf en se tournant vers le sorcier.

_ « Je pourrais dire beaucoup qu'au final vous n'en feriez qu'à votre tête, vieil homme. » rétorqua Severus, un sourire aux lèvres.

Le groupe, muni de Gandalf, ne s'attarda point dans la forêt de Fangorn. Gandalf leur donna un nouvel objectif : chasser l'Ombre du Rohan.

_ « Une étape de votre voyage est accomplie mais une autre se dévoile. Nous devons aller à Edoras au plus vite. » continua le blanc

_ « Edoras ? » grogna Gimli, « Ce n'est pas tout à côté. ». se plaigna-t-il.

_ « Il y a la guerre au Rohan et le roi va mal ! » Exposa Aragorn pensant informer Gandalf.

_ « Oui, et il ne sera pas aisé de le guérir. Harry, Severus ? J'espère pourvoir compter sur vos dons respectifs. » questionna le mage.

_ « Si une potion est nécessaire, je m'en chargerai. » dit simplement Severus.

_ « Sans problèmes. Là où je passe, le mal trépasse ! » ria Harry en mimant une pose héroïque sur le dos de Volug.

Legolas leva les yeux au ciel et pinça doucement les fesses du jeune elfe qui lui envoya un regard choqué avant de lui sourire.

Harry était heureux, Gandalf ne semblait pas avoir tant changé malgré sa mort. Il pouffa de rire à l'entente d'une remarque d'Aragorn :

_ « Une chose n'a pas changé avec vous cher ami.. » commença-t-il.

_ « Hum... » s'enquit le mage blanc.

_ « Vous parlez toujours par énigme. » chuchota l'homme brun faisant rire le blanc et le petit brun sur le dos du loup. Puis Gandalf reprit

_ « Une chose est sur le point de se produire, qui n'est pas arrivée depuis les jours anciens. Les Ents vont se réveiller, et découvrir qu'ils sont forts. » annonça-t-il.

_ « Forts ? » questionna Gimli avait une pointe de sarcasme.

La forêt gronda en réponse à l'exclamation de Gimli qui manquait de foi.

_ « Hmm...C'est bien... » marmonna-t-il.

_ « Arrêtez de geindre maître nain ! Merry et Pippin sont en sécurité ! En fait, ils le sont bien plus que vous n'allez l'être. »* dit le mage.

Le sorcier continua à avancer sans jeter un regard de plus au nain, et Gimli grommela.

_ « Ce nouveau Gandalf est bien plus bougon que l'ancien. » dit-il aux trois elfes près de lui.

_ « Peut-être. Mais sans ça, il ne serait plus Gandalf. » souligna Harry avec un sourire.

Gimli grogna pour signaler qu'il avait compris. Puis il sortir de la forêt pour entendre siffler le mage blanc. Soudain, un magnifique cheval blanc apparut.

_ « C'est un des Méaras. A moins que mes yeux ne soient abusés de quelques sorcelleries. » annonça Legolas.

_« Gris-poil. » présenta Gandalf en s'inclinant, « C'est le seigneur de tous les chevaux. Et mon ami dans mains combats. » termina-t-il avant de monter sur son dos et de partir, suivit du reste du groupe. Chevauchant même de nuit, le groupe était silencieux mais rapide. Gandalf entreprit une petite conversation avec l'héritier du trône.

_ « L'ombre rampante qui rougeoie à l'est prend forme ! » *dit Gandalf dans l'obscurité de la nuit. Puis reprenant :

_ « Sauron ne souffrira aucun rival. Même si les plus importants sont tous là aujourd'hui. Du sommet du Barad-dûr, son œil observe sans relâche. Mais il n'est pas assez puissant pour ignorer la peur. Le doute le ronge déjà. La rumeur l'a atteint. » *chuchota Gandalf.

_ « Quelle rumeur ? » demanda Aragorn en chuchotant lui aussi.

Severus, tenant un Harry endormi, et Volug s'étaient rapprochés du duo de chuchoteurs voulant participer à la discussion qui n'était silencieuse que pour Gimli.

_ « Celle que l'héritier de Numénor est encore en vie. Fort heureusement, notre petite pièce maîtresse n'est pas encore parvenue à ses oreilles. Si tant est qu'il en ait ! » termina-t-il en se grattant la barbe. Ce tournant vers le dunadan, il annonça :

_ « Sauron a peur de vous Aragorn. Il craint ce que vous pouvez devenir. ». Cependant, le rôdeur avait tourné le regard vers l'enfant qui dormait dans les bras de son père. On voyait dans ses yeux céruléens des questions puis d'un coup une réalisation.

_ « Harry est en danger n'est-ce pas ? » questionna-t-il.

_ « Peut-être pas ! Si Frodon parvient à détruire l'anneau alors Harry ne devra jouer aucun rôle dans cette histoire. Mais sinon… j'ai peur de ce qu'il pourrait advenir de sa vie. » annonça le mage blanc.

_ « Et moi donc ! » Souffla le futur roi.

_ « Il semblerait que vos relations avec notre jeune prince elfique aient grandement évolué. Vous devenez aussi protecteur que son père. » s'amusa Gandalf.

_ « Pourquoi ne le protégerai-je pas ? Après tout, il est le neveu d'Arwen. » se justifia le rôdeur.

_ « Je comprends. Seulement vous devez être prudent avec cet enfant. » annonça le vieil homme.

_ « Que voulez-vous dire ? » s'inquiéta le fils d'Arathorn.

_ « Je ne pense pas être le plus qualifié pour vous répondre. Severus ? » demanda-t-il en se tournant vers l'intéressé.

Celui-ci grogna, il l'avait senti venir celle-là. Mais il acquiesça et raconta son histoire :

_ « Il y a une raison pour laquelle Harry n'a pas grandi en Arda. Avant sa naissance, un des prêtres de la tribu de l'eau a fait une prophétie sur lui. Elle dit ceci :

'' L'harmonie du monde repose sur deux êtres.

L'un vivra loin des siens tandis que l'autre aura du soutien.

Le premier, enfant né du peuple immortel partira en exil.

Le second, vivant dans une contrée éloignée,

deviendra porteur de l'anneau,

et devra mener à bien la tache de le détruire.

S'il échoue,

une autre chance se présentera.

Lorsque, de retour chez lui,

l'Esprit du feu prendra la relève

et se dressera face au Mal.

Prenez garde cependant !

Car si le Mal entend la voix de l'enfant,

il succombera et se l'appropriera.

Alors les ténèbres engloutiront le monde,

et le Roi noir régnera, utilisant les pouvoirs du feu. ''

_ « Je ne comprends pas ! » admit Aragorn.

_ « Pourtant c'est simple. Lily et moi avons nommé notre enfant, Fëanáro qui comme vous le savez veut dire 'Esprit su feu'. Sauron connaît cette prophétie, s'il apprenait le retour de mon fils en Arda, il le cherchera pour le faire sien et être sûr de remporter la guerre. De plus, il y a autre chose. » s'assombrit Severus.

_ « Quoi donc ? » demanda le rôdeur.

_ « N'avez-vous jamais remarqué que le jeune Harry ressemblait de manière troublante à une personne de votre passé ? » annonça Gandalf. Aragorn observa les traits du jeune elfe avant de s'exclamer en écarquillant les yeux :

_ «Deldúwath (2)? Le fils de... » interrompit Aragorn.

_ « Oui Deldúwath, le fils Sauron. Son unique raison de vivre, jusqu'à ce que Deldúwath fugue à l'âge où les enfants se rebellent contre l'autorité des parents et ne rencontre Isildur dont il tomba amoureux. »déclara le blanc. Puis il continua :

_ « D'après les rumeurs du Mordor, l'anneau de pouvoir a été créé pour Deldúwath comme cadeau d'anniversaire mais Sauron a pris la fugue de son enfant et surtout sa relation avec Isildur comme une trahison envers lui. Aveuglé par la rage, Sauron garda l'anneau pour lui. Deldúwath périt de sa main alors qu'il revenait voir son père pour on ne sait quelle raison. » le visage de Gandalf se ferma avnt de finir son histoire :

_ « Dès ce moment, Sauron sombra définitivement dans la folie et devint le seigneur noir et cruel que nous connaissons. Cependant, quand un oracle à son service lui rapporta une vieille prophétie disant que Deldúwath se réincarnerait en un enfant possédant le sang de deux races elfiques, il a voulu enlever Eärwen afin de s'assurer que son nouveau fils soit sous son contrôle très jeune. Heureusement, elle est parvenue à s'enfuir et ce grâce à vous Severus ou préférez-vous Elemmacil ? » rigola le vieux mage ne recevant qu'un grognement. Reprenant son sérieux, il finit :

_ « De ce fait, je crains notre arrivée au Rohan. Un des pions de Saruman se trouve sur place pour manipuler l'esprit du roi Theoden. » termina-t-il.

_ « Je comprends mieux. Raison de plus pour protéger cet enfant. Severus, je ferai tout pour qu'Harry soit en sécurité. » déclara Aragorn en se tournant vers le père.

_ «Merci. Quant à moi je plaiderai en ta faveur lorsque tu demanderas la main de ma sœur. » sourit le maître des potions en s'amusant des rougeurs sur les pommettes du rôdeur.

La troupe arriva en vue de la cité d'Edoras au petit jour. C'était un village bâti sur les flancs d'une colline et dont le château surplombait tout. Gandalf les prévint une dernière fois :

_ « Prenez garde à ce que vous dites ! » rappela encore une fois Gandalf. « Nous ne sommes pas les bienvenus ! » termina-t-il.

Severus renifla cyniquement. Ils reprirent la route et entrèrent dans la ville. Au fur et à mesure qu'il s'approchait du château, Harry ressentait un certain malaise. Quelque chose lui soufflait de faire attention. Il avait l'impression d'être surveillé, ses mains se crispaient sur la fourrure de Volug qui décida de rester sous forme de loup pendant leur séjour dans la ville.

Ils traversèrent le village en silence. Tous les habitants les regardaient passer suspicieusement. Une silhouette toute de blanche vêtue les regarder passer du haut de la terrasse du château. Ses longs cheveux blonds bouclés volaient dans la légère brise.

_ « Eh bien c'est plus gai dans un cimetière ! »* grommela Gimli.

Arrivés au pied d'un escalier, ils laissèrent leurs chevaux et grimpèrent les marches à pieds sauf pour Harry toujours perché sur le dos de son oncle. Ils furent accueillis par des gardes qui n'avaient pas l'air très sympathique.

_ « Vous ne pouvez pas voir le roi Theoden ainsi armé Gandalf Maison grise ! » L'informa le chef de la garde. « Par ordre de… Grima Langue de Serpent. »* termina-t-il.

Gandalf se tourna vers ses compagnons et leur fit signe de la tête. Ils tendirent leurs armes aux gardes, eux, armés jusqu'aux dents. Quand ils eurent terminés de se faire dépouiller de leurs armes, le chef de la garde se tourna vers Gandalf qui souriait légèrement.

_ « Votre bâton.»* demanda-t-il.

_ « Voyons ! Vous n'allez quand même pas dépouiller un vieil homme de son appui ! »* Se plaignit le vieil homme avec une moue de bébé capricieux qui faillit faire éclater de rire Harry.

_ « Très bien mais le chien reste dehors. Non négociable ! » dit le garde en montrant Volug. Celui-ci grogna mais ne dit rien et s'allongea simplement devant les marches permettant à Harry de descendre.

Ils entrèrent dans le château, Gandalf légèrement appuyé sur Legolas, histoire de donner plus de crédit à son histoire de précarité physique. Harry fronça le nez en voyant l'homme assis aux côtés du roi. Des cheveux noirs graisseux, un teint de mort vivant, un nez busqué, des petits yeux de fouines perçant et vicieux. Il se mordit fortement la joue pour s'empêcher de ricaner bêtement tandis que Severus lui fila une tape sur la tête.

_ « Je sais à quoi tu penses et je te défends de rire.» chuchota son père.

_ « Je pense qu'il ressemble à mon ancien professeur de potion qui s'avère maintenant être mon père. » ria le jeune elfe.

Son père lui envoya un regard amusé. Grima chuchotait quelque chose à l'oreille du roi qui ressemblait plus à un légume articulé qu'à autre chose. Les gardes refermèrent les portes derrière eux et entourèrent le petit groupe.

_ « La courtoisie de votre demeure a diminué dernièrement Roi Theoden ! » fit remarqué Gandalf en s'approchant.

Harry entendit clairement le dit Grima chuchoter un « il n'est pas le bienvenu » juste avant que le roi ne parle d'une voix fatiguée et imprécise.

_ « Pourquoi vous ferais-je bon accueil, Gandalf, Corbeau de tempête ? » *dit-il en se tournant vers le serpent.

_ « Question très pertinente mon suzerain ! »* ricana Grima avant de s'avancer vers eux afin de les détailler.

Il resta quelques minutes en face d'Harry admirant comme il se doit son corps fin, ses traits androgyne, ses yeux émeraude et sa peau d'albâtre faisant grogner Legolas et Severus, qui n'appréciaient pas le regard de l'homme. Et ils n'étaient pas les seuls, Harry lui-même ne supportait pas le regard obsède qu'il sentait peser sur sa personne, le parcourant des pieds à la tête. C'était malsain. De façon incontrôlable, il sentit son être frissonné d'effroi. Il fallait que l'homme cesse de se comporter ainsi, car il n'était pas certain de pouvoir garder son calme et encore moins le contrôle sur sa magie. Sentant le danger poindre, instinctivement, Grima détourna le regard pour reporter son intention sur le magicien.

_ « L'heure est tardive où ce magicien choisi de réapparaître ! Mauvaise nouvelle comme je le nomme ! Car ses nouvelles font mauvais hôte ! » ricana le serpent.

_ « Fais silence ! Garde ta langue fourchue derrière tes dents ! Je ne suis pas passé à travers le feu et la mort pour échanger des paroles malhonnêtes avec un vil serpent ! » gronda Gandalf en levant son bâton.

L'homme aux cheveux sombres et graisseux, et aux yeux pâles, pâlit et recula avec crainte. D'autant plus lorsqu'il vit un énorme chien devant l'enfant qu'il avait admiré sans scrupule. En effet pendant l'échange de paroles, Volug sentant la nervosité de son neveu, avait forcé la porte.

_ « Son bâton...Je vous avais dit de prendre son bâton ! » cria Grima aux gardes tentant de fuir à reculons. Il se prit les pieds dans un seau et tomba sur les fesses. Pendant ce temps :

_ « Theoden ! Fils de Thengel… Vous n'avez que trop séjourné dans les ténèbres. » commença Gandalf s'étant rapproché du roi.

Grima tenta de fuir en rampant mais Gimli posa son pied massif sur sa poitrine.

_ « Je resterais tranquille si j'étais vous ! » gronda-t-il.

Legolas balança son poing dans la figure d'un garde et sourit en récupérant un Harry souriant dans ses bras pendant que Severus et Volug assommaient deux autres gardes. Le blond en profita et frôla délicatement les lèvres de son petit elfe avant de reprendre son sérieux.

_ « Écoutez-moi ! » reprit Gandalf, « Je vous libère de l'envoûtement ! » déclara-t-il en tendant la paume de sa main face à la figure du roi et en fermant les yeux.

Contre toute attente, le vieux roi éclata de rire. Un rire froid et métallique. Celui de Saruman.

_ « Vous n'avez aucun pouvoir ici, Gandalf le gris ! » cracha Saruman par la bouche de Theoden.

Gandalf se défit de sa cape dévoilant sa robe blanche qui en cet instant sembla briller d'un éclat irréel.

_ « Je vous aspirerais, Saruman ! Comme on aspire le poison d'une plaie ! » gronda le mage blanc.

Il pointa son bâton devant lui et l'homme commença à se tordre sur son siège en poussant quelques gémissements plaintifs. La blonde qu'Harry avait déjà vue sur la terrasse entra comme une dératée dans la pièce. Elle voulut se précipiter au secours de son roi mais Aragorn la retint fermement.

_ « Si je sors, Theoden meurt ! » prévint Saruman.

_ « Vous ne m'avez pas tué moi alors vous ne le tuerez pas lui. » provoqua Gandalf.

_ « Le Rohan est à moi ! » rétorqua Saruman.

Le regard émeraude d'Harry croisa les yeux bleus délavés du roi qui s'écarquillèrent et l'instant de distraction fut suffisant à Gandalf pour terminer son exorcisme dans les bonnes formes.

Aragorn lâcha enfin la princesse blonde qui empêcha son oncle de tomber de son siège. Harry regarda le roi rajeunir a vue d'œil.

_ « Respirez un peu d'air libre, mon ami ! » sourit Gandalf.

_ « Sombres ont été mes rêves ces temps-ci ! » Fit remarquer Theoden d'une voix plus forte que celle d'avant.

_ « Vos doigts se souviendraient mieux de leur force, s'ils empoignaient votre épée. » déclara le blanc.

Le roi prit la garde de son épée et tira d'un coup sec. Dans le fond de la pièce, Grima gémit lamentablement et tenta de fuir mais Volug le rattrapa par le pied et le tira sans manière dehors de la salle.

Grima dévala tous les escaliers sans même les voir, tomba à terre et se retourna pour plaider sa misérable existence.

_ « Monseigneur ! » gémit-il. « Je n'ai jamais fait que vous servir ! » se plaigna-t-il.

_« Servir ? » éructa Theoden. « J'en aurais été réduit à marcher à quatre pattes comme une bête avec vos remèdes ! » rugit le roi.

_ « Laissez-moi rester à vos côtés ! » supplia Grima, effrayé.

Le roi lui fila un coup de pied et leva son épée mais Aragorn lui sait les poignets au vol.

_ « Non Monseigneur ! Laissez-le partir ! Trop de sang à couler par sa faute. » plaida-t-il.

Le roi écouta et laissa partir Grima qui traversa le village avec une dignité hautaine qu'un type qui venait de se faire jeter du haut des escaliers n'aurait pas dû avoir.


Dès que les faits furent mis au clair, le roi Theoden enterra son fils, mort quelques heures avant et laissa son chagrin prendre le pas sur son statut. Lui et Gandalf se retirèrent pour parler affaire tandis qu'Eowyn faisait la connaissance d'Harry.

_ « Bonjour, jeune elfe. Je suis Eowyn, la nièce du roi. » sourit la jeune femme. Surprit, Harry ne répondit pas de suite. Puis il déclara :

_ « Bonjour, je suis Fëanáro mais tu peux m'appeler Harry. » sourit celui-ci, « Je suis le fils d'Elemmacil dit Severus et le neveu du loup noir. » termina-t-il en caressant le dit animal près de lui. Voyant la surprise de la jeune femme, Harry expliqua son lien de parenté. Une fois que tout fut expliqué, Eowyn prit un air sérieux :

_ « Je suis désolée si je te parais brusque mais je sens en toi un pouvoir particulier. Voudrais-tu me suivre, j'aurais besoin de ton aide. » annonça la jeune femme.

Harry et Volug la suivirent. Elle les mena dans une chambre contenant peu de meuble : une armoire et un lit dans lequel semblais dormir un jeune homme aux cheveux bleus à peine plus vieux qu'Harry. Lorsque son regard se posa sur l'endormi, Volug se mis à gémir. Il se précipita vers le lit et commença à donner des coups de langues sur le visage du jeune homme comme pour le réveiller. Harry comprit que son oncle venait de trouver son compagnon. Il s'approcha et questionna la jeune femme en voyant la sueur sur le front du bleuté.

_ « Mon frère l'a ramené dans cet état en même temps que notre cousin. J'ai soigné ses blessures externes mais il ne semble pas se réveiller. Peut-être auras-tu plus de chance. » dit-elle en sortant de la chambre. Volug lança un regard suppliant à son neveu. Harry s'assit sur le lit et comme pour Frodon entra en transe. Son corps ainsi que celui de l'inconnu se mirent à briller. Puis dans un cri muet, le bleuté ouvrit la bouche et un liquide noir en sorti. Le liquide évaporé, la lumière baissa et Harry s'écroula sur le torse du jeune homme au même moment où celui-ci ouvrait ses deux yeux saphir.

A suivre...

(1) Voir chapitre 3

(2) signifie : Horreur des ombres de la nuit.

* Répliques tirées du film

Désolée pour le retard mais faut dire que les études sont prenantes, que j'ai eu un sacré syndrome de la page blanche. Si quelqu'un a un remède contre ça je suis preneuse ^^. Ensuite je viens de finir de passer mes examens donc si tout va bien vous aurez un autre chapitre bientôt (sauf cas du repêchage). Pour me faire pardonner cette looooongue absence, je vous offre un chapitre un peu plus long avec quelques révélations et un peu de suspense. J'espère que ce chapitre vous plaira. Voilà bye bye.