La vie d'Ewie Prince

Auteur = LittleFlicka.

Notes du chapitre = Chers lecteurs, chères lectrices, pardon pardon pardon pour ce retard impardonnable, j'ai eu une panne d'inspiration sur l'univers Harry Potter, mais me revoilà! Je vous laisse donc déguster ce chapitre qui vous plaira j'espère. Bonne lecture à tous et n'hésitez surtout pas à laisser une review sur vos sentiments, des détails qui clochent, qui manquent, ou tout autre choses.

PS : Petite surprise, j'ai mis une nouvelle image pour la fic. Je me suis dit qu'avec tout ce retard je pouvais au moins bien faire mon job. ^^ Alors voilà. Dites moi ce que vous en pensez en passant si jamais. Merci à tous d'avoir lu tout mon blabla xD

Italique = Nom des personnages qui parlent lors des dialogues. Lettres et pensées.

[Blabla] = Discutions avec Tom.

{Blabla} = Fourchelang.

Résumé = Tout ce que l'on sait certitudes s'envolent à mesure des chapitres, découvrez la vie d'Ewie Prince, et la vérité sur la guerre qui fait rage dans le monde sorcier. Dark Dumby. Raiting M en prévision du futur. Viol/Sexe.

Réponses aux Reviews =

Marabeilla = Je suis contente de ton enthousiasme, j'ai arrêter de poster pour la période d'été, comme d'autres auteurs et traducteurs, mais je suis de retour et j'espère que cette suite te plaira toujours autant.

Ami anonyme Guest = je suis ravie que tu suive cette histoire, ne t'inquiètes pas je n'abandonnerais pas avant de l'avoir achevée. Fred et Georges sont un couple, j'ai hésité entre un ménage à trois ou un couple entre eux simplement, et au final je me suis dit que commencer par un couple pour amener l'affaire était bien et selon comment sa tourne, les commentaires etc... pourquoi pas ajouter une fille entre eux... Donne moi ton avis, et sinon je m'arrangerais avec mon plan d'histoire pour cesser ce couple si les avis le demande, je suis aussi là pour répondre aux attentes du publics après tout ^^

LITT01 = Les jumeaux sont au niveau universitaire, mais j'ai préciser que Hogwarts offrait certaines possibilités de licence après la 7ème année. Fred et George sont donc en quelques sortes des apprentis à Hogwarts. Voilà hésite pas à me dire si tu ne comprend pas mon explication ou si tu vois une autre incohérence, je suis humaine comme toi et il est possible que me sois mal exprimée ou que j'ai fais une erreur.

Fouzia = Merci pour ton commentaire, en espérant que tu continue ta lecture malgré qu'elle n'est pas encore 16-17 ans.

Miriamme = On s'est déjà parlé par messages interposés, mais je tiens à te remercier publiquement pour ta très gentille review.

Merci pour tout et bonne lecture à tous, reviewers et amis anonyme qui ne font que passer.

Chapitre 9 – Vérité et choix partie 1

Nous arrivions après un voyage des plus mouvementés, à la gare de King's Cross, pour un nouvel été plein de promesses! Nous avions prévu de passer deux semaines dans notre manoir, puis de visiter les Malfoys une semaine, puis entraînement intensif durant deux semaines. Puis ce sera le début de la saison des bals d'étés et donc le moment de ressortir les robes de bal et les conversations mondaines. Merlin merci Draco serait avec nous pour ce calvaire de toutes les familles nobles. Nous aurions donc 2 semaines de festivités bourgeoises, puis une autre semaine d'entraînement durant laquelle mes frères deviendrons véritablement des Death Eaters. Puis une semaine de repos avant la rentrée.

La réalité que mes plus proches parents, deux hommes qui étaient tout pour moi allaient s'investir dans la guerre, allaient bientôt choisir un camp et ainsi mettre leur vie en jeu me rendait fébrile et nerveuse, mais en même temps fière et heureuse. Enfin, j'avais quelques semaines pour me faire à la situation et leur apporter mon soutient.

Sur le quai de la gare, notre petit groupe ne passait pas inaperçu, loin de là. Nous saluons les Zabini et après un câlin pour Blaise, ce sont les premiers à quitter les lieux. Ils sont suivi de près par les Parkinson après que nous ayons tous saluer les parents et fais la bise à Pansy. Les Malfoy et les Nott, partirent en dernier, ils passaient tous la première semaine des vacances au manoir des premiers. Nous embrassions donc nos deux amis avec un énorme câlin, saluons les Nott chaleureusement, et embrassons affectueusement, monsieur et madame Malfoy. Une fois tous nos amis et leur famille partis, nous décidons de nous rendre chez nous pour profiter de ces deux premières semaines de vacances. Georges transplane sans ce soucier du monde autour de lui. Je souris et regarde Fred qui fais la même chose que moi en secouant la tête de dépit. Puis nous transplanons en même temps pour notre manoir.

Transplaner est un vrai plaisir contrairement au voyage en portoloin. Nous nous laissons bercer par notre magie le temps du trajet, gardant la simple image de l'endroit où nous voulons atterrir. Le portoloin est plus déstabilisant, on est entourer d'une magie souvent étrangère à la notre et l'expédition jusqu'à notre point d'arrivé est comme une toupie géante lancée à grande vitesse, la genre d'endroit d'où on ressort pour vomir quelques mètres plus loin en titubant. Pas très agréable... mais bien pratique quand on ne connait pas sa destination, sans compter que le temps de voyage, approximativement 5 à 10 secondes, rentabilise le malaise du "manège".

Arrivés à notre somptueuse demeure, nous passons tous ensemble le majestueux portail de fer forgé et arpentons l'allée autrefois en terre battue, que Severus avait fait goudronnée, pour des questions esthétiques et pratiques. Sur le perron, nous restions quelques secondes à contempler la porte magnifique, et le heurtoir ajouté récemment aussi, le manoir inhabité auparavant n'en avait pas eu l'utilité. Il était en argent, représentant une tête de mort avec un serpent lui sortant de la bouche, la marque des ténèbres. Une fois notre inspection terminée, nous poussions la lourde porte pour entrer dans le hall, dans lequel nous attendait une petite créature aux yeux globuleux.

Elfe – Bienvenue miss Prince, messieurs Prince, je suis Freaky pour vous servir.

Ewie – Bien merci Freaky, monte les bagages dans nos appartements s'il-te-plait, nous les rangerons plus tard. Fais préparer un déjeuner léger pour 12h30. Je serais à la bibliothèque, fais moi prévenir un peu avant. A plus tard les gars.

Je claque un baiser sur leurs lèvres et m'élance vers ma pièce favorite après ma chambre et le laboratoire de potion peut être. Vu que je maitrise le transplanage, l'occlumencie et la légilimencie, je souhaite apprendre en priorité, la magie sans baguette et la transformation en animagus. Je vais commencer par ce dernier. Je choisi un livre "Animagus, tout savoir pour en devenir un" et m'étends dans un fauteuil de cuir noir avec un coussin vert. Un ouvrage passionnant qui me captive, me faisant sursauter de peur à l'apparition de Freaky devant moi pour m'annoncer l'heure du déjeuner. Une fois remise de ma petite frayeur, je pose mon livre délicatement sur le fauteuil puis descend rejoindre mes frères.

Ewie – Salut les garçon, bonne matinée?

En chœur – Super Ewie, et toi?

Ewie – Géniale, je suis en pleine théorie sur la transformation en animagus.

Je leur lance un sourire radieux qu'ils me rendent.

Fred – Cool, on viendra avec toi pour la pratique, ce sera géant.

Georges – Oui ça va être bien, nous on continue notre carte magique du manoir.

Fred – On avance plutôt bien d'ailleurs.

Ewie – C'est super! Ou peut être pas... vous allez jouer aux espions à mon insu?

Fred – Nous?

Georges – Enfin Ewie, tu nous connais...

Fred - ...oui nous n'oserions pas.

Ewie – Bien sur, bien sur...

Nous rions tous les trois quand Freaky apporte notre repas, une salade verte et des pommes de terre au four. Nous nous régalons, et prenons un fruit pour le dessert. Après notre légère collation, mes frères repartent bruyamment dans leur exploration du manoir et de ses secrets. Et moi je retourne tranquillement à la bibliothèque pour terminer mon ouvrage.

Après un souper léger, nous filons au salon, devant un feu de cheminée pour discuter ensemble un moment, jusqu'à ce que nous tombions tous de fatigue. La nuit fut longue et reposante.

Le lendemain, je me lève aux alentours de 7h30 et prend une douche bien chaude, je me prélasse un moment sous le jet brûlant en me rinçant, puis je me sèche et m'habille d'un slim blanc, un débardeur jaune uni et noue mes cheveux en queue de cheval. Il est 8h lorsque je descend petit déjeuner avec mes frères. Ce matin c'est viennoiseries et boisson chaude, à la française. Nous aimons goûter à toute sortes de cuisines. Mes préférés sont la cuisine mexicaine et asiatique, mais j'aime la nourriture de mon pays aussi, je n'oublie pas mes racines et mes frères non plus.

Une fois que nous avons terminés de manger dans un silence matinal habituel, nous mettons au point le programme des jours à venir.

Ewie – Bon les gars, j'ai fini mon bouquin sur la théorie, donc je propose entraînement tous les matin à la pratique, puis après-midi libres pour nos activités personnelles.

Fred – Ok moi ça me convient, deux semaines c'est un peu juste pour apprendre la transformation en animagus mais on fera le maximum.

Georges – Elle sait transplaner depuis qu'elle à 11 ou 12 ans, elle peut bien être un animagus en 2 semaines, plus rien ne m'étonne.

Je ris suivi des jumeaux. Le pire c'est que c'est probablement vrai, tout est possible avec ma bizarrerie.

Ewie – Bien maintenant que nous sommes d'accord, je vais m'entraîner, vu que je dois méditer pendant quelques heures pour trouver ma forme animagus, vous pouvez faire ce que vous voulez ce matin.

En chœur – Ok!

Fred – On termine la carte mon cher Feorges?

Georges – Entendu Gred, finissons la carte!

Je ris de leur pitreries et pars m'isoler dans les jardins. Je sors de la maison avec un plaid et trois coussins, je passe sur le côté du manoir, longe la bâtisse et tombe sur un immense saule pleureur, attirée par cet arbre majestueux, je traverse ses branches feuillues qui tombent sur le sol. Sous l'abri de cet immense végétal, je me sens comme dans une cabane, mais ce n'est pas ce que je recherche pour méditer, je passe donc de l'autre côté, traversant une fois de plus le rideau vert clair que forme les branches de cet arbre centenaire voir millénaire et tombe sur la vision que je recherchait, un lieu paisible, empreint d'une sérénité salvatrice. J'entre dans une sorte de clairière, derrière moi il y a le saule pleureur, devant moi une étendu d'herbe fraîche mi haute avec quelques fleurs sauvages magnifiques, jaunes et oranges pour la plupart, certaines sont rouge ou encore violette, et certaines, très rares, sont d'un bleu envoûtant. Au centre se tient une fontaine de pierre sombre à l'eau d'un bleu ciel pailleté de bulles d'argent et d'or dans le reflet de la lumière du soleil. Le reste de cette clairière, est entourée d'une forêt sombre aux allures effrayantes au premier coup d'œil. Je grave la vision dans mon esprit, me promettant toutefois d'y revenir aussi souvent que possible à l'avenir, puis étale mon plaid à une distance respectable de la fontaine pour ne pas être éclaboussée, tout en restant assez proche pour entendre le clapotis de l'eau. Je dépose mes coussins, et m'étale gracieusement dessus, une fois bien allongée en chien de fusil, je ferme les yeux et commence à me détendre et à faire le vide dans mon esprit.

Ma tête est presque vide, ne subsiste qu'une image, qu'un visage souriant tendrement, il ne reste dans mon esprit que Tom, à reculons, je tente de le chasser de mon esprit, mais ses lèvres s'étirant ainsi avec délicatesse et ses yeux si affectueux me troublent, je me concentre à nouveau sur mon objectif, abandonnant à regret l'image de mon Tom de mon cerveau. Après quelques secondes de noir total, dans un calme plat et presque angoissant, le paysage s'éclaircit pour laisser place à une cascade d'eau tombant d'une sorte de montagne, jusqu'à un petit lac. La végétation alentour est luxuriante, pleine d'herbes grasses d'un beau vert émeraude et de fleurs délicates, je reconnais quelques hibiscus à leur couleur rosée et leur forme particulière. Un magnifique petit paradis exotique s'étend sous mes yeux. L'endroit est entouré d'une sorte de forêt de bambou et au loin de grand arbres que je ne connais pas. Je reviens à la cascade et ses environs proches, et lève la tête pour apercevoir un beau ciel bleu éclatant sous un soleil éblouissant. Un merveilleux oiseau vole au dessus de la source de la chute d'eau, je le fixe plus intensément pour me rendre compte qu'il s'agit d'un phœnix à n'en pas douter, celui ci est d'une magnifique couleur verte avec quelques plumes noires et argentées. Il est incontestablement beau mais je sens au fond de moi qu'il ne me correspond pas totalement. Aussi après quelques secondes supplémentaires, je lâche de vue le volatile pour me focaliser sur l'herbe, et ses alentours. C'est calme, seul le bruit de l'eau qui dévale la montagne se fait entendre, le moment est si paisible, je me sens bien, presque aussi bien que lorsque je me sors du sommeil sous les caresse et la voix de velours de mon mage noir. C'est à ce moment précis que je réalise pleinement ce que je ne faisait que soupçonner jusqu'alors, Tom, mon Tom est le seigneur des ténèbres, c'est si évident maintenant que je me demande comment j'ai fais pour passer à côté. Cela ne me le rend pas moins majestueux, admirable et respectable. Une fois ma petite prise de conscience et mon analyse terminée, je reprend là où je me suis arrêtée. C'est alors que j'entends clairement des sortes de petits sifflements au loin. Une fois qu'ils se rapprochent je distingue alors les paroles de la créature qui vient dans ma direction, c'est un serpent à n'en pas douter. J'attends patiemment qu'il m'apparaisse, et une fois fait, j'en reste bouche bée, c'est un magnifique reptile d'environ deux mètres. Il est entièrement vert émeraude, avec quelques petites tâches blanches et de petites dents à l'air très acérées. C'est lui j'en suis sûre, c'est ma forme animagus. (Si son apparence vous intrigue, il s'agit du Boa Émeraude allez le voir sur le net ^^)Je caresse doucement les écailles du dos de ma magnifique créature sous mes yeux, et après quelques instants, je sors de ma transe. Je souris, j'ai trouvé ce que je cherchais et je suis contente du résultat, je pourrais commencer à m'entraîner à la transformation demain matin. Je reste un moment allongée sur mes coussins et mon plaid, et je pense à Tom, il me manque, plus que je ne saurais l'exprimer, c'est étrange c'est comme si mon être entier ressentait une perte constamment sauf lorsqu'il est près de moi. Comme si mon âme ne voulait pas s'éloigner de la sienne, comme si mon aura et ma magie voulaient fusionner avec son aura et sa magie. Je tripote inconsciemment mon médaillon pour sentir la puissance qui s'en dégage, avec sa signature magique. Après quelques minutes ou quelques heures, je ne saurais le dire, je lance un tempus pour savoir à quel moment de la journée nous sommes. Il est 12h45, je suis en retard, je me perd si facilement dans les livres ou dans mes pensées... je ramasse mes affaires en vitesse et cours pour retourner au manoir.

Une fois dans le hall d'entrée, j'appelle Freaky et lui demande de déposer le plaid et les coussins dans mes appartements. Puis je file vers la salle à manger le plus vite possible.

Fred – Ah te voilà!

Georges – Nous qui pensions qu'une lady n'était jamais en retard!

Ils pouffèrent de rire à ma grimace et je les rejoignit dans leur hilarité. Puis je me mettais à table.

Ewie – Désolé les gars, j'ai trouvé ma forme animagus ceci dit!

En chœur – C'est quoi?!

Ewie – Un magnifique serpent vert!

Fred – C'est cool, j'étais presque sûr que tu serais un reptile.

Georges – Moi j'aurais parié sur un félin. Boude

Ewie – En tout cas je suis trop contente! J'ai hâte de me transformer.

Georges – Oui, nous étions impatients aussi à notre première transformation.

Fred – C'est certain! C'est très excitant! Moi je suis une panthère noire.

Georges – Moi je suis un cougar.

Ewie - Ça va être génial!

Le repas est très tranquille, nous discutons un peu de tout et de rien, l'école, les blagues faites et à faire, nos projets pour nos après-midi de ces deux premières semaines de vacances. Après avoir terminé de manger, nous allons chacun à nos activités, mes frères allaient voler un peu autour du manoir je crois. Pour ma part, je vais à la bibliothèque pour passer à l'aspect théorique de ma deuxième occupation pour ses vacances, la magie sans baguette. J'ai déjà vu Tom en faire, et je veux lui montrer que je mérite la fierté qu'il a à mon égard. Je prend un livre qui s'intitule "Magie avancée niveau 10" au sommaire figure la magie élémentaire, la magie du sang, les cercles magiques, et la magie sans baguette. C'est sur cette dernière partie que se porte mon attention même si je note mentalement de jeter un œil plus tard aux deux autres formes de magie avancée.

Le thème est passionnant, je m'y plonge avec plaisir, sans pause jusqu'à l'heure du dîner. A 19h00 Freaky est venu me chercher pour que je ne sois pas en retard comme d'habitude. Je passe à ma chambre pour passer une tenue moins décontracte et enlever la sueur de ma ballade dans la clairière. Je fais un rapide tour sous la douche, me sèche grossièrement et m'habille, ensemble de sous-vêtements en dentelle bleu nuit, slim gris et chemise à carreau bleu grise et blanche, une paire de chaussettes blanches, mes converses noires et en route pour la salle à manger.

Ewie – Wow, je suis à l'heure!

Fred – Félicitations, lady Prince!

Nous rions tous les trois et nous installons à table. Nous avons une salade verte avec maïs oignons crus et vinaigrette en entrée. Puis en plat principal, une délicieuse purée avec de la viande en sauce.

Georges – Alors Ewie chérie, tu as fais quoi de beau cet après-midi?

Ewie – J'ai lu un livre à la bibliothèque tiens! La théorie sur la magie sans baguette! Passionnant vraiment!

Fred – Oui un sujet fascinant j'en conviens, mais c'est une magie très complexe et que tout le monde est loin de pouvoir pratiquer.

Georges – C'est vrai ça tient, d'où te viens cet intérêt pour cette magie?

Fred – Moi je crois que ça lui vient d'une certaine personne qui pratique cette magie tellement facilement qu'il la pratique souvent sans y faire attention.

Naturellement je rougis comme une pivoine avant de lui répondre.

Ewie – Eh bien c'est que... oui j'ai vu Tom pratiquer cette magie j'avoue et je pense que je peux le faire, je veux lui donner une bonne raison d'être fier de moi.

Je baisse la tête un peu honteuse de mon aveux et surtout de ce qu'ils peuvent en penser.

Georges – Oh ne t'inquiètes pas ma chérie, il est fier de toi parce qu'il y a déjà de quoi magie sans baguette ou non.

Fred – Oui il a raison tu sais, tu es une personne extraordinaire Ewie, et on est fiers de toi nous aussi tu sais.

Ewie – Merci les gars, je vous aime.

En chœur – On t'aime aussi chérie.

Une fois notre plat terminé, nous passons tout de suite au dessert, sans passer par la case fromage. Ce soir nous avons beaucoup de chance d'ailleurs, puisque ce sont des pâtisseries pour clôturer le repas. J'adore les gâteaux, tout comme mes deux frangins préférés.

Après le dîner, nous passons au salon nous poser devant la cheminée pour profiter un peu de la chaleur du feu et de quelques câlins à trois. Je suis si bien au chaud et à l'aise dans les bras de mes deux terreurs de frères, que je finis par m'endormir bercée contre la poitrine de Fred, la chaleur du torse de Georges contre mon dos.

Je me réveilles le lendemain en sous-vêtements dans la douceur de mes draps. Je ne me suis même pas sentie transportée hier soir dans les bras de mes frères. Cette nuit a été douce et reposante. Je me lève avec le sourire et file me prélasser sous la douche. Une fois bien séchée, j'enfile un jogging noir et un débardeur blanc pour mon entraînement à la transformation en animagus. Une fois prête je descend pour le petit déjeuner.

Reste des pâtisseries de la veille au soir. Le pied total pour les amateurs de gâteaux comme nous les Weasley Slytherins. Mes frères arrivent environ 10 minutes après moi et s'installe autour de la table avec moi, Freaky vient nous servir nos boissons chaudes à ce moment là. Du café pour tout le monde. Nous mangeons en silence, puis direction l'entraînement pratique.

Je les emmènes à la clairière où j'ai méditer avec le plaid mais sans coussins pour ne pas risquer de les abîmer. Nous nous mettons en triangle sur la couverture pour tous nous voir tout en ayant assez d'espace pour nous transformer en toute tranquillité.

Fred – Il faut que tu te concentre sur ta forme animagus, visualise bien chaque détail pour pouvoir bien les reproduire.

Georges – Surtout essaye d'occulter la douleur que la transformation provoque toujours au début.

Ewie – Bien c'est noté.

Je me focalise sur la forme du serpent, ses couleurs, sa taille, ses écailles, ses fentes qui lui servent de narines, ses yeux en amandes. Puis j'essaye de transformer mon corps en celui du serpent. Et je comprend enfin ce que voulait dire Georges, la douleur est presque insoutenable, je sens tous mes os se dissoudre et mes organes rétrécir et se déplacer. Je me sens devenir toute flagada sur le plaid, puis je me perd dans la douleur ce qui la rend encore plus intense en me faisant reprendre forme humaine de force. Les larmes envahissent mes yeux et ma bouche est sèche comme un désert sous mes respirations erratiques.

Ewie – Besoin de boire, de l'eau pitié.

Fred – Bien sur chérie, ne t'endors surtout pas, tiens bois.

J'avale l'eau qu'il me tend du bout des lèvres, petites gorgées par petites gorgées. Puis je me sens partir sans le contrôler. J'ai juste le temps de sentir les bras de mon frère se resserrer autour de mon corps, il me soulève et je suis ballotée, puis c'est le noir complet.

Lorsque je me réveilles, Fred est prêt de moi sur le bord du lit et Georges est dans un fauteuil près de nous.

Ewie – Hey les gars!

Fred – Ewie!

Georges – Ewie, chérie, tu nous a fait la peur de notre vie!

Ewie – Ouais désolé. Je m'y attendait vraiment pas c'est tout.

Fred – A quoi ma puce?

Georges – La douleur était forte?

Ewie – Forte? Non... tu parles... c'était... horriblement terrible et douloureux! C'était comme mourir trois fois d'affilé au moins.

Ils rient légèrement puis me font un bisous et un câlin chacun pour me réconforter.

Fred – Alors explique nous ça chérie.

Ewie – Tous mes os ont comme disparus, et j'étais toute molle sur le sol, puis mes organes ont tous changés aussi, de taille et de place... et ça fait affreusement mal!

Georges – Ouais ça a l'air horrible.

Ewie – Et c'est pas le pire! La douleur m'a submergé et j'ai perdue ma concentration, et du coup j'ai eu encore deux fois plus mal parce que tout mon corps se reformait, comme si j'avais bu tout un flacon de poussos d'un coup et que tous mes os reprenait forme en même temps. Je me sentais écartelée de l'intérieur, j'en frissonne encore.

Ils frissonnèrent inconsciemment eux aussi en me regardant avec les yeux exorbités d'horreur. Puis Fred s'allongea près de moi et Georges vient faire la même chose de l'autre côté et nous restons tous les trois allongés là, moi dans les bras de Fred et Georges collé contre mon dos. Je me sens bien dans leur étreinte fraternelle chaleureuse. Après quelques minutes ou peut être quelques heures, J'entends l'un de mes deux doudous lancer un tempus, puis je me retrouve légèrement secouée par l'épaule et je lève les yeux sur Fred avec un petit sourire fatigué.

Fred – Il est l'heure pour le dîner chérie.

Georges – Il faut nous lever et nous changer, ne t'inquiètes pas Freaky a préparer un repas léger et ensuite tu pourras dormir.

Ewie – Ok s'il le faut...

A contrecœur, je m'extirpais des bras de mes frères et passait sous le jet d'eau chaude pour délasser un peu mes muscles. Une fois lavée et séchée, j'enfile un ensemble de sous-vêtement en soie noire, un jean noir un peu troué au genou, et une chemise cintrée noire unie. Puis je sors de ma chambre et trouve mes frères dans le couloir qui m'accompagnent à la salle à manger. Nous mangeons en silence, moi dormant à moitié et mes frères un peu inquiets me fixant prêts à bondir à tout moment si je venais à tomber de ma chaise. Après une petite salade au chèvre chaud vinaigrette avec un peu de pain, et un fruit frais en guise de dessert, je me fait galamment raccompagner à mes appartements par mes deux blagueurs préférés. Je les embrasse et file directement au lit en larguant ma chemise et mon jean sur mon chemin. En sous-vêtements sous mes draps, je m'endors à peine quelques secondes après que ma tête est touché l'oreiller.

A la fin de la semaine, j'ai réussi a apprivoisé la douleur ce qui me permet de ne plus avoir de retour à ma forme initiale se terminant par un évanouissement. La semaine suivante se concentre donc sur les finitions, j'ai du mal à transformer mes yeux et mon nez notamment. Puis sur le retour à la forme humaine, en effet mes premier essais ont été parsemés de fou rires et de catastrophes en tout genre, comme avoir des fentes à la place de mon petit nez aquilin, garder quelques écailles sur le dos, le long de la colonne vertébrale. A la fin de cette semaine de galère mais de complicité avec mes frères, nous étions tous très contents et impatients de voir les Malfoys. Une semaine de pur bonheur à retrouver notre super ami Draco le snob, Narcissa qui paraît froide de prime abord mais qui est juste une femme très réservée et protectrice, et Lucius. Un fin manipulateur, stratège, et un beau parleur, il est un professeur pour nous tous, un père aimant qui sait se fâcher quand il faut, un ami qui sait écouter et conseiller. Il nous apporte beaucoup à tous les trois.

La nuit précédant notre voyage au manoir Malfoy à été courte, l'excitation me tenant éveillée malgré moi, j'ai vraiment eu du mal à dormir, je pensais à mon ami, à mon mentor, aux quartiers que j'avais eu l'honneur d'occuper lors de mon dernier séjour... si bien que je ne tombais dans le sommeil qu'aux alentours de quatre heures. Je me réveille néanmoins fraîche comme un gardon et toujours aussi pressée de la semaine à venir.

Une fois debout, je file prendre une longue douche relaxante. L'eau coupée, je prend une grande serviette moelleuse et me sèche minutieusement, puis passe un ensemble de sous-vêtement de soie blanche et retourne dans ma chambre pour choisir une tenue. J'enfile une jupe en jean noir délavé effet déchirée en bas très rock qui m'arrive à mi cuisse, et un T-Shirt blanc à l'effigie d'un vieux groupe de rock féminin "The Runaways" puis une paire de chaussettes et des bottines noires. Satisfaite de mes fringues, je brosse mes cheveux et les tresses sur le côté. Je fais ensuite mes valises en vitesse jetant les vêtements pèle mêle à l'intérieur avant de héler Freaky pour qu'il descende mes bagages dans le hall d'entrée du manoir. Puis je prend la direction de la sortie de ma chambre et toque à la porte de mes frères. Après quelques instants, la porte s'ouvre et Fred me fixe étrangement.

Ewie – On va chez les Malfoys! Vous faite quoi bon sang?!

Fred – Calme toi Ewie, on a même pas petit déjeuner encore!

Ewie – Peut importe, pitié, je vais exploser si on décolle pas maintenant, je suis bien trop excitée!

J'entends un rire derrière mon frère qui se met d'ailleurs à rire lui aussi. Mon état de nerf est tel que je ris avec eux sans savoir pourquoi, c'est un réflexe nerveux.

Fred – Ok la puce, on arrive, on te retrouve en bas dans cinq minutes.

Ewie – Ok mais grouillez-vous par pitié!

Je pars les attendre en bas en courant presque faisant quelques bonds par ci par là sur mon chemin, une fois dans le hall, mon excitation toujours au maximum, je sautille sur place en attendant mes deux escargots de frères. Après quelques minutes d'impatience ils apparaissent enfin dans ce maudit hall d'entrée et je disparaît avec mes valises sous leurs yeux ébahis.

Fred – C'est plus être pressé à ce stade là...

Georges – Certes mais après tout c'est compréhensible.

Après un sourire de connivence, ils transplanent à leur tour avec leurs bagages.

Manoir Malfoy – 8h00

Lucius Malfoy aimait venir lire son journal devant le feu qui grâce à la magie ne chauffait pas la pièce, (je rappel que nous sommes en été après tout) pour le plaisir des yeux. Mais ce matin là, il n'aurait pas le plaisir solitaire calme et tranquille de la lecture de la gazette, dans un petit pop, une jolie jeune fille rousse apparu au beau milieu de la pièce et en sautillant comme une puce ou une sauterelle, vint lui sauter sur les genou pour lui claquer une norme bisous sur les lèvres suivit d'un énorme câlin, puis dans un débit hallucinant commença à lui conter combien elle était heureuse d'être ici, de le revoir, ainsi que Draco et Narcissa, qu'elle voudrait bien apprendre plus de potions avancée, lui demandant avec empressement s'ils avaient acquis de nouveaux livres sur des sujets intéressants, si elle pourrait de nouveau s'installer dans les quartiers de la dernière fois etc... Si bien que c'est dans cette position étrange que les retrouvèrent les jumeaux, rouquins eux aussi, et après un regard sur la tête du patriarche blond, explosèrent de rire avant de stopper leur sœur dans son monologue à grande vitesse avec une simple phrase.

En chœur – Où est Drakichou?

Ewie – Oh c'est vrai javais oublié Draco. Dit-elle le rouge aux joues, la tête baissée.

Nous rigolons tous les trois de la situation sous sa moue boudeuse. Alertés par la bruit certainement, Draco arrive suivit de madame Malfoy qui hausse un sourcil en voyant Ewie sur Lucius, les joues rouges et la tête baissée, Draco reste la bouche ouverte on peut presque voir les rouages de son cerveau tenter de décrypter ce qu'il se passe. Joueur, le maître de maison passe un bras sur la taille d'Ewie, sa main se posant délicatement sur son ventre et lui susurre quelques chose à l'oreille que personne ne peut entendre mais qui redouble la gêne et le rougissement de la petite rousse. C'en était trop pour Fred et Georges qui se bidonne ouvertement, se retenant l'un à l'autre pour ne pas tomber littéralement de rire.

Narcissa – Mais que se passe-t-il ici à la fin?

Ewie – Je.. je...

Lucius rit alors ouvertement sous les yeux suspicieux de sa femme. Draco lui est tout simplement proche de la syncope.

Ewie – Hey c'est pas drôle Lucius!

Fred – Oh si!

Georges – C'est hilarant!

Lucius – Tu vois, ils ont trouvé ça drôle eux.

Ewie – Je trouverais ca marrant quand tu embarrassera quelqu'un d'autre, mais merci pour les appartements c'est gentil.

Lucius – Je t'en prie princesse. Allez maintenant je sais combien tu aimes mon corps mais descend de là veux-tu, ma femme est jalouse je crois.

Je ricane mais descend des genoux de mon mentor en embrassant légèrement ses lèvres, je fais pareil avec mes frères, puis Draco et sors de la pièce en sautillant afin de rejoindre mes quartiers pour cette semaine. J'arrive devant la porte avec un énorme sourire et entre dans la pièce fébrilement. Tout est comme je m'en souvenait à mon départ, tout sent Tom jusque l'air qui virevolte dans toute la chambre. J'inspire à fond pour m'imprégner de l'odeur et de la sensation de bien-être qui m'envahit.

La pièce est assez grande, les murs sont chocolats, le sol de parquet sombre. A gauche de la porte, il y a l'armoire. Puis une porte menant à une salle de bain. Ensuite un immense lit à baldaquin de style baroque en fer forgé avec des voiles de tissus verts, des draps de soie chocolat avec des oreillers verts et argent. Puis sur le mur en face de la porte, une belle cheminée de marbre noir devant laquelle est posée un grand tapis ovale de couleur beige, deux fauteuils et un sofa font face à une table basse trônant au centre du tapis. Le dernier mur, en face du lit (ou à droite de la porte d'entrée) est recouverte d'une immense bibliothèque de bois sombre non vernie remplie d'ouvrages tous plus magnifiques les uns que les autres, certainement très rares. J'avance vers ma valise posée sur un grand coffre au pied du lit pour la défaire. Mes bagages rangés, je vais droit à la petite bibliothèque. Je prend un livre intitulé "Fourchelang en médicomagie" et retourne me mettre dans un des confortables fauteuils près de la cheminée. Je me laisse bercée par le feu, et l'ambiance de la chambre et plonge dans mon bouquin passionnant. L'excitation retombe et je m'endors en lisant. Je me sens secouée par l'épaule et ouvre les yeux lentement pour me retrouver plongée dans un regard gris acier profond, je secoue un peu la tête pour me réveiller, prend mon livre qui est resté ouvert sur ma poitrine et le dépose sur la table basse pour revenir sur mon interlocuteur. Lucius Malfoy en personne est venu me réveiller, un petit sourire affectueux s'étale sur son beau visage aristocratique pendant qu'il me regarde passer d'un état comateux à semi-éveillé.

Ewie – Lucius, je suis contente de te voir, j'ai été tellement excitée depuis hier soir que j'avais besoin de rattraper un peu de sommeil. Je me sens bien dans cette pièce.

Lucius – J'avais cru comprendre.

Il rit et je ris avec lui. J'inspire à fond comme à mon arrivée ce matin, mon hôte me laisse faire, suivant chacun de mes gestes avec une sorte de fascination mêlée d'un peu de respect pour mon espèce de rituel étrange.

Lucius – Qu'est ce qui te plait tant ici reste un mystère cependant.

Je lui souris et passe une cape de tissus assez lourde totalement noire, délaissée sur l'autre fauteuil depuis mon dernier séjour et même avant. Elle a encore son odeur, je suis presque certaine qu'elle lui appartient. Le maître de maison a d'ailleurs une expression très étrange à mon geste.

Ewie – Cette pièce me semble familière, je m'y sens bien et en sécurité, l'odeur qui flotte dans l'air ne m'est pas inconnue et très agréable, les meubles et les couleurs sont parfaites. Tout ici lui ressemble tellement et j'aime ça.

Lucius – Lui?

Ewie – Vous êtes trop curieux pour mon bien Lucius.

Lucius – Allons allons, je promet que rien de ce que tu me diras ne sera répété à qui que ce soit par ma bouche.

Ewie – Je...

Lucius – Un garçon?

Ewie – Un homme.

Lucius – Je vois... Mais ne me dis pas Severus par pitié, je ne voudrais pas avoir à tuer le parrain de Draco.

Ewie – Non Sev est comme un père pour moi.

Lucius – C'est rassurant... d'un certain point du vue. Mais du coup ça ne peut pas être pire alors qui à ravi ton petit cœur princesse?

Ewie – Eh bien... je... je l'aime Lucius, je crois que je l'aime comme je n'ai jamais aimé avant.

Lucius – Oh ma puce, tu es amoureuse c'est une très belle chose, tu n'as pas à avoir peur ou à te sentir mal tu sais.

Ewie – Mais Luss c'est un homme, moi je suis quoi une fillette pour lui... Tu pourrais m'aimer toi? Une pauvre fille d'à peine 15 ans?

Lucius – Je t'aimerais sans conteste si je n'étais pas déjà avec ma Narcissa.

Ewie – Tu es gentil merci, mais c'est impossible, mon amour est une utopie.

Lucius – Rien est impossible princesse, à moins que tu ne m'annonce que tu aimes un homme déjà marié à une autre femme. Et même là encore ça pourrait s'arranger s'il t'aime aussi. Il t'aime pas vrai? Qui pourrait ne pas t'aimer?

Ewie – Je ne sais pas s'il m'aime, je ne le pense pas.

Lucius – Incroyable, tu lui a fait quoi pour qu'il puisse ne pas t'aimer? Tu mordrais donc?

Je rigole de l'image, m'imaginant bien mordre comme un chien ou un serpent dans mon cas plutôt.

Ewie – Je ne lui ai rien fait Lucius, c'est juste un homme, un homme important et très occupé, un homme qui n'a rien à faire d'une fille d'à peine 15 ans sans réel talent comme moi.

Lucius – Même un tel homme aussi important soit-il t'aimerais et tu es bourrée de talents ma chérie.

Ewie – Pas cet homme, c'est impossible Lucius je t'assure.

Lucius – Aucun homme ne peut être insensible au cœur d'une jeune femme.

Ewie – Eh bien double problème, je ne suis pas une jeune femme mais une jeune fille, et cet homme peut être insensible aux femmes alors combien plus à moi.

Lucius – Un homme comme ça n'existe pas.

Ewie – Il existe.

Lucius – Même Voldemort ne peut pas être insensible aux charmes d'une femme.

Ewie – A ses charmes peut être mais à son cœur?

Lucius – Oui mais peut importe, il n'y a qu'un seul Voldemort de toute façon alors tu vois la situation n'est pas désespérée.

Ewie - …...

Lucius – Ewie ce n'est quand même pas LUI n'est-ce-pas?

Ewie – Je...je...pardonne moi Luss.

Sur ce simulacre de phrase, je m'enfuie en courant vers les jardins, les larmes dégringolant sur mes joues. Je me réfugie dans un petit chalet en bois près d'un mini lac. Je ne sais pas combien de temps exactement j'y passe avant de cesser de pleurer mais la nuit est tombée. Je reste pourtant sur place à retourner mon esprit de fond en comble, me torturer les méninges, faire couler de nouvelles larmes, puis les sécher à nouveau, entendre mon estomac protester contre le manque de nourriture, puis tomber de fatigue à même le sol recroquevillée en boule. A mon réveil, je me noie dans deux lacs jaunes intenses hypnotisant. Je ferme les yeux pour mieux les rouvrir, toujours ces deux yeux jaunes, je me relève en position assise, et regarde à qui sont ces billes de couleur peu commune, je fais face à un magnifique serpent minuscule, sûrement un nouveau né. Son corps est d'un blanc pur avec quelques écailles gris perle, et ses yeux si vifs comme deux soleils. Je suis contente de rencontrer ce petit être rampant, Nagini deuxième du nom me manque parfois, il est resté au manoir Slytherin avec sa compagne Nagini première du nom.

Ewie – {Bonjour toi, t'es-tu perdu?}

Serpent – {J'ai ssssenti ta magie jeune ssssorccccière.}

Ewie – {Étrange... tu viens à peine de naître vu ta taille.}

Serpent – {CCCC'est exact maîtresssse, je ssssuis né il y a cccccinq jours.}

Ewie – {Quel est ton nom petit serpent?}

Serpent – {Je me ssssuis réveillée sssseule maîtresssssse, et j'ai sssenti votre magie et ssssuis venue icccci, je n'ai pas de nom.}

Ewie – {SSSSeul un familier resssssent la magie, et tu m'appel maîtressse, tu vas donc ressster avec moi je ssssuppose?}

Serpent – {Oui maîtresssse.}

Ewie – {Il nous faut donc te trouver un nom, tu es une femelle n'essssst-ccce-pas?}

Serpent – {SSSSi}

Ewie – {Que dirais-tu de Nagendra?}

Serpent – {CCCC'est un très joli nom maîtresssse.}

Ewie – Bien Nagendra, tu comprend aussi l'anglais?

Nagendra – {Oui maîtressse, je comprend votre langue}

Ewie – C'est très bien Nagendra, tu peux me tutoyer et dis simplement Ewie, inutile de m'appeler maîtresse.

Nagendra – {Comme vous voudrez maîtresssse Ewie}

Je ris et caresse la tête de mon familier distraitement en replongeant dans mes sombres pensées. Cette discussion qui a tout changé, que va penser Lucius de moi, comment vais-je pouvoir le regarder en face, et Tom... un légilimens aussi puissant, il le découvrira tôt ou tard dans l'esprit de son serviteur dévoué, que va-t-il penser de moi?

Nagendra – {Ewie ne devrait pas pensssser à des choses trisssstes, et aller sssse laver}

Ewie – {Tu as raison Nagendra, viens rentrons, j'ai besoin d'une douche brûlante}

Je me lève et laisse mon familier grimper le long de mon bras pour le voyage puis file en direction du manoir. J'entre le plus discrètement possible, et file illico presto vers les appartements que j'occupe. J'y arrive non sans avoir du me cacher dans un placard à balai pour éviter un Lucius visiblement soucieux et coupable qui revenait de la chambre où je me rend. Une fois à l'abri derrière la porte que je verrouille, je m'appuie contre cette dernière et me laisse glisser lentement au sol, les yeux humides de larmes contenues. Ma petite Nagendra se faufile jusqu'à mon cou et passe sa petite tête contre ma joue en une petite caresse de soutient à mon chagrin. Je la remercie en câlinant un peu sa tête et me relève pour aller dans la salle de bain. Je laisse mon familier descendre sur le petit meuble de rangement et enlève mes habits sales. Une fois nue comme un vers, je rentre dans la cabine de douche spacieuse et règle l'eau pour qu'elle soit bien chaude presque brûlante. Je ne sais pas combien de temps je passe de temps à penser sous la douche mais une fois propre et l'esprit encore plus en déroute qu'au départ, je sors de là et passe une serviette autour de mon corps, et une plus petite dans mes cheveux et quitte la pièce, suivie de Nagendra. Cette dernière va se réfugier dans le grand lit aux draps de soie en sifflant de contentement pendant que je cherche des vêtements dans mon armoire. Un ensemble de sous-vêtements en dentelle rouge sang, une chemise noire cintrée dont je laisse les premier boutons ouvert sur la naissance de ma poitrine et un slim noir. Je passe dans la salle d'eau récupéré la cape de la veille, et lance un récurvite, ce qui aura l'avantage de la rendre aussi propre qu'après un tour au lavage classique mais sans enlever son odeur du tissus. Une fois fait, je la passe sur mes fines épaules, elle est un peu grande, mais j'aime bien, je peut me blottir dedans toute entière.

Ewie – Je dois aller parler au maître de maison Nagendra, reposes-toi tu en as besoin, je te rapporterais de quoi manger.

Nagendra – {Mercccci maîtresssse Ewie}

Ewie – A tout de suite mon petit familier.

Une fois hors de la pièce, mon courage s'effrite à grand allure, mais je dois le faire. Je n'ai pas vraiment le choix, si on a toujours le choix mais Lucius est un être cher à mon cœur et je me dois de ne pas le fuir comme une idiote.

J'arrive devant le bureau de mon mentor, et après quelques secondes d'hésitation, j'expire un bon coup et frappe. J'attends l'autorisation d'entrer et ouvre la porte, il a la tête baissée sur ses dossiers, des cernes violacés sous les yeux, j'entre et ferme derrière moi puis avance dans la pièce. Je contourne le bureau et une fois à ses côtés, je pose délicatement ma main sur son épaule. Il sursaute surpris et se retourne près à passer sa fureur sur le malheureux qui a osé s'approcher autant, son visage se décompose à ma vue et il soupire. Je prend place sur ses genoux et me blotti contre lui, déposant un baiser dans son cou. Il s'excuse dans un murmure à peine audible, et je relève la tête pour poser mes lèvres sur les siennes, il n'y a rien à pardonner.

Ewie – C'est moi qui te demandes pardon mon ami, je... je ne sais pas comment c'est arrivé c'est juste arrivé et je suis désolé de te mettre dans cette situation, mais tu n'aurais jamais lâcher le morceau avant que je te dise qui c'était pas vrai?

Lucius – C'est exact, mais j'avoue que je voyais bien qu'il était différent avec toi mais tu n'étais qu'une jeune fille et je ne pensais pas... et tu étais égale à toi même.

Ewie – Il ne m'aime pas Lucius ne te tracasse pas, et je sais que je suis très...tactile avec tout le monde, tu ne pouvais pas deviner, mais cet homme là n'est pas comme les autres, et moi je suis différente depuis toujours. Il a pris plus de place dans mon cœur que je ne pensais en avoir. Il me manque constamment, ça en devient douloureux parfois tant son absence me pèse. Et quand je suis ici, dans la chambre là haut, ça fait moins mal, tout lui ressemble jusqu'à l'odeur dans l'air ou bien sur les tissus. Les livres sont ceux qu'il pourrait lire. Et mon amour pour lui me paraît moins absurde quand je suis dans cette pièce ou avec cette cape.

Lucius – C'est la sienne, c'est sa chambre, ses livres, et sa cape princesse.

Lucius sourit légèrement, moi je reste muette de stupeur, hésitante entre la honte, la culpabilité, l'horreur, le bonheur, et cet amour dévorant qui fait pulser mon cœur plus vite.

Lucius – Il est venu la première fois tu te souviens, après ton entraînement avec 'Cissa et il m'a demander de te mener à ses appartements et que tu pouvais y séjourner si tu les préféraient. J'ai trouvé ça étrange de sa part, il ne prête jamais rien gratuitement encore moins son intimité. Pourtant il te laisse ici comme si c'était à toi.

Ewie – Ce que tu dis est insensé Lucius.

Lucius – Qui essais-tu de convaincre, toi ou moi? Je crois qu'il t'aime aussi à sa façon ma puce.

Ewie – C'est impossible...

Lucius – Rien est impossible princesse, la preuve. Même ce que je pensais irréalisable se produit sous mon nez, le seigneur des ténèbres à un cœur de guimauve quand il est près de toi.

Ewie – Lucius...
Un appel de détresse et d'espoir, un dernier espoir. L'espoir d'une utopie qui deviendrait réalité. L'espoir d'un amour partagé. L'espoir que cet homme puisse m'aimer moi.

Lucius me serre dans ses bras, en me berçant légèrement comme lorsque j'étais plus jeune.

Lucius – Je t'aime ma puce, comme si tu étais ma chair et mon sang, je t'aime plus que si tu étais ma propre fille même, et je te promet que tu seras heureuse princesse, je te jure de tout faire pour ça.

Ewie – Je t'aime aussi Lucius.

Après cette discussion, la semaine passe vite, très vite, trop vite, si bien que je n'ai pas pu profiter de Draco comme je l'aurais voulu mais Lucius et moi sommes plus proches que jamais, nous parlons beaucoup, souvent de Tom, mais aussi de magie, de politique, je ne suis plus une fillette pour lui, et il me donne l'espoir fou que peut être l'homme que j'aime verra plus en moi qu'une jeune fille d'à peine 15 ans, qu'il pourra voir la jeune femme que je deviens.

Après des adieux déchirants sous la forme de nombres de promesses et de conseils en tout genre, nous transplanons avec nos bagages. Fred et Georges partent en premier puis après un dernier bisous sur la joue de Narcissa, un câlin avec Draco et un énorme câlin à Lucius, je transplane en effleurant les lèvres de mon ami, mentor et père, les larmes commençant à couler le long de mes joues pâles.

L'atterrissage est catastrophique, ma peine me submerge et les yeux embués par les larmes, je me retrouve sur les genoux sur le sol du hall d'entrée. Mes frères viennent me relever et Fred sèche mes larmes de ses long doigts pendant que Georges me serre dans ses bras dans mon dos.

C'est dans cette douce étreinte fraternelle qu'un pop retentit derrière nous. A peine arrivés à la maison et déjà dérangés, perplexes nous nous reprenons tous les trois et nous retournons pour faire face au voyageur inattendu.

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Mots de la fin = Ce chapitre étant un peu plus long que ce que je pensais, je me vois dans l'obligation de le couper en deux, voilà donc la première partie de ces vacances en espérant que vous ayez pris plaisir à votre lecture.

Mais LA question est! = Qui est dont ce mystérieux visiteur? xD

A tout bientôt pour la deuxième partie. Ne soyez pas avares de commentaires, ça fait toujours du bien de savoir ce que pense les lecteurs de votre travail que ce soit bon ou mauvais, mauvais n'est pas insultant! (Petite précision au cas où ^^)

Environ 7706 mots.

Bises. Votre dévouée, LittleFlicka.