Chapitres IX: Quidditch et Vengeance
Point de vue de Harry
A six heures trente mon réveil me tira d'une nuit assez agitée. J'avais à peine ouvert les yeux que les souvenirs de la veille, les invitations, Remus, la salle de bain me revinrent en mémoire. J'espérai sans trop y croire qu'il avait réussi à dormir et qu'il irait mieux ce matin et c'est descendant à la cuisine que je compris qu'une fois encore mes espoirs ne s'étaient pas réalisés. En passant dans le salon pour rejoindre la cuisine je vis Remus assis sur le sofa, des cernes noirs sous des yeux rougis par les pleurs et le visage aussi pâle qu'un mort, j'avais l'impression de retrouver le Remus que j'avais eu sous les yeux juste après sa rupture. Je le saluai en tentant de dissimuler mon inquiétude, j'obtins à peu près le même résultat que si j'avais demandé à une plante de lancer un sort, autrement dit il ne bougea pas d'un iota et ne me répondis même pas. Je laissai tomber et me dirigeais vers la cuisine et y trouvais Sirius occupé à massacrer un toast, tout en marmonnant dans sa barbe, il s'était visiblement levé du pied gauche. La journée commençait tellement mal que j'avais envie de retourner au lit pour ne pas avoir à la subir. Au lieu de quoi je pris place en face de mon parrain, sans ouvrir la bouche de peur de m'attirer ses foudre, courageux oui, mais pas suicidaire.
-Harry, je voudrais que tu restes à la maison ce matin, je dois aller faire quelques courses pour Teddy, et je préfèrerais que Moony ne restes pas seul. Me dit-il en guise de salutation.
-Bien-sûr Sirius, tu veux que j'essaie de lui parler ?
-Je doute qu'il te réponde, en me levant je l'ai trouvé dans le salon avec Teddy, j'ai bien essayé de lui demander des explications pour hier, tu sais le miroir brisé et l'épisode de la salle de bain, mais pas moyen de lui faire ouvrir la bouche, mais bon tu peux toujours essayer.
-Il n'a pas l'air d'avoir beaucoup dormi, fis-je remarquer.
-Je pense qu'il n'a pas dormi du tout, comme les premiers temps qu'il a passé avec nous. Il semble dans être dans le même état catatonique qu'à l'époque, il ne parle pas, ne dors pas, ne mange pas, tout ce qu'il fait c'est serrer son fils dans ses bras. Elle ne vaut pas mieux que les autres, si je l'avais devant moi tu peux me croire qu'elle regretterait amèrement ce qu'elle a fait.
-Je te comprends, moi aussi je lui en veux, Remus ne méritait vraiment pas ça.
Plus une seule parole ne fut échangée, et à part les quelques jurons que proféra Sirius à l'encontre de la famille Black, la cuisine était plongée dans un silence tendu. Je supportai difficilement cette atmosphère lourde et décidai d'aller prendre une douche souhaitant que celle-ci arrive à me détendre. Après quoi je me posais sur mon lit pour y faire mes devoirs, j'expédiais les premières matières assez rapidement, les exercices de français me posèrent en revanche plus de difficultés. Je laissais tomber au bout de quinze minutes, je n'aurais qu'à demander à Alice de m'aider. Je jetais un œil à mon réveil et fus surpris de voir qu'il était déjà neuf heures, le temps avait filé à une vitesse folle. Je m'en voulu immédiatement d'avoir laissé à Sirius la lourde tâche de tenter de réconforter Remus, c'est pourquoi je me pressai de redescendre. Arrivé au salon je constatai avec tristesse que l'ambiance ne s'était pas détendue, Sirius se trouvait sur un des fauteuils, surveillant un Remus qui, toujours assis sur le canapé, avait les yeux dans le vide, et son fils endormis dans ses bras. Je pris place dans un fauteuil sans qu'aucun des deux ne me porte attention, le silence ne dura que peu de temps, quelques minutes après mon arrivée Teddy se réveilla et commença à pleurer, Remus était tellement amorphe qu'il ne réagit même pas et ne tenta rien pour calmer son fils, Sirius se leva et pris Teddy pour le bercer, ce qui ne calma pas le nourrisson
-Eh bien petit-bonhomme pourquoi pleure-tu ? Tu ne peux pas déjà avoir faim, je viens de te donner ton biberon, et je t'ai changé il y cinq minutes. Chuuut calme-toi, tonton Padfoot est là, tout va bien.
Après avoir vérifié sa couche et lui avoir « chanté » deux berceuses qui eurent pour effets de renforcer les pleurs de Teddy, Sirius commençait à désespérer, Teddy pleurait toujours et Remus ne réagissait toujours pas.
-Je t'en prie Teddy-bear arrête de pleurer, s'il te plait, implorait-il en boucle depuis deux minutes.
-Sirius ? Je viens juste d'y penser, t'avais pas des courses à faire, demandai-je le coupant en plein milieu d'une imploration.
-Harry, c'est pas le moment, tu vois pas que j'essaie de calmer Teddy ?
-Justement ! Tu devrais aller faire tes courses avec Teddy, la voiture le calme toujours, il s'endort plus facilement sur la route que quand nous sommes à la maison. Au point où on en est, ça vaut le coup de tenter.
-Tu as raison Harry. Dis-moi Teddy, est-ce qu'une petite balade en voiture te tenterait ? Bon, je vais prendre ce cri long et continu pour un oui. Alors c'est parti ! s'exclama Sirius en se dirigeant vers la porte.
Je l'accompagnai jusqu'à la voiture avant de retourner m'assoir auprès de Rem', je tentai de prendre des nouvelles sur comment il se sentait, ce fut un échec total, je lui parlais ensuite de Sirius pendant de longues minutes mais ce fut également un échec, il n'eut aucune réaction. Je fus alors tenté de le faire réagir en parlant de Tonks, mais y renonçais avant même d'avoir prononcé la moindre parole, je voulais certes le faire sortir de cet état catatonique mais je ne voulais pas le blesser pour y parvenir, je choisis de parler de Teddy à la place mais là encore parler à un mur aurait été la même chose.
-Tu sais Remus, de vous avoir écouté me raconter vos souvenir de collège l'autre soir, ça m'a beaucoup rappelé les miens, et ma rencontre avec Hagrid. D'ailleurs il faut vraiment que je t'explique ce qui est arrivé à mon cousin ce jour-là ! C'est vraiment trop drôle. Je ne sais pas si tu le sais, mais je n'ai pas eu la première lettre que Poudlard a envoyé, mon oncle l'a détruite, ce n'était pas une très bonne idée parce que du coup nous avons reçu encore plus de lettres, et un beau jour tellement de lettres sont arrivées que la maison était envahie, je t'assure. M'exclamai-je avec un enthousiasme feint, ce n'était la manière dont je m'étais imaginé partager ces souvenirs avec lui.
-Bref, mon oncle était furieux, et il a décidé que nous devions déménager pour que les lettres nous laissent tranquille, et nous nous sommes retrouvés dans une cabane miteuse en pleine mer ! A minuit j'ai fait un vœu, parce que s'était mon anniversaire et il s'est réalisé. J'avais souhaité avoir cette lettre mystérieuse et quelque instant plus tard Hagrid a débarqué avec la lettre et un gâteau d'anniversaire ! Là bien-sûr tu connais mon oncle Vernon, il s'est énervé et a accumulé les erreurs, tant et si bien qu'Hagrid a fini par…écoute bien…il a fini par jeter un sort à Dudley qui lui a fait pousse une queue de cochon sur l'arrière-train ! C'était vraiment à mourir de rire !
J'avais espéré une réaction quelconque, un mot, un sourire quelque chose, mais non, il n'avait pas bougé d'un pouce, les yeux toujours dans le vide. J'abandonnai et me contentais de rester assis avec lui jusqu'au retour de Sirius qui se fit en silence, signe que Teddy s'était calmé. J'allai à sa rencontre dans la cuisine, et commençai à ranger les courses pendant qu'il allait mettre Teddy au lit.
-Merci Harry, c'était vraiment une bonne idée, à peine deux minutes après notre départ, il avait cessé de pleurer.
-Tant mieux, de mon côté il n'y a aucun changement, j'ai bien essayé de le faire réagir, mais impossible. Déplorai-je
-Tu as essayé c'est ce qui compte. Et puis je suis sûr qu'il va très vite aller mieux, il est fort et il ne va certainement pas se laisser abattre par mon idiote de cousine. Déclara-t-il avec véhémence, Au fait j'ai croisé Esme au magasin ajouta-t-il dans un sourire.
-Ah parfait, comme ça tu as pu la prévenir que notre après-midi était annulée !
-Non, au contraire ils vont passer plus tôt, ils ne devraient d'ailleurs pas trop tarder. Au début, je voulais annuler, je lui ai donc expliqué rapidement la situation, et ai précisé que ce n'était que partie remise, le temps que Rem aille mieux. Mais Esme m'a rappelé le don de Jasper, elle m'a dit qu'il pourrait surement l'aider et qu'être entouré ne pourrait de toute de façon pas lui faire de mal, de plus elle était tellement inquiète et attristée de savoir que Remus n'allait pas bien que je n'ai pas pu lui refuser de venir. Ajouta-t-il devant mon air perplexe.
-Elle n'a pas tort, même si le pouvoir de Jasper ne marche que tant qu'il est là, cela ne pourra qu'aider Rem', au moins il se sentira bien pendant quelques heures.
-Et puis, te priver de la compagnie d'Edward alors que ne l'a pas vu depuis plusieurs heures aurait été cruel, me taquina Sirius.
-Ne commence pas à me lancer sur le sujet, cher parrain, parce que sinon quelques phrases malencontreuses pourraient bien m'échapper, cette après-midi au cours d'une conversation avec… je ne sais pas moi…Rem' par exemple. Répliquai-je
Je regrettai de ne pas avoir d'appareil photo sous la main, parce la tête que me sortis Sirius était vraiment impayable, en une seconde son visage avait perdu son joli teint basané, il me fixa dans une superbe imitation de la carpe, à savoir les yeux exorbités, la bouche grande ouverte et en répétant en boucle quelque chose ressemblant vaguement à « com…com…comm ». Je ne pus garder mon sérieux face à cette vision et dû m'accrocher au comptoir du bar pour ne pas tomber à la renverse tant j'étais plié. Mon fou rire dura un bon moment, je venais juste de calmer quand plusieurs coups furent frappés à la porte.
Point de vue d' Emmett
Je me trouvais dans ma chambre à potasser mon livre de potions quand Esme rentra de sa sortie, elle était allée s'acheter du tissu pour continuer à confectionner des vêtements pour le fils de Remus.
-Emmett, Jasper, Alice, pourriez-vous descendre s'il vous plait ?
Perplexe je descendais rapidement rejoindre ma famille au salon ayant perçu facilement une pointe d'inquiétude dans la voix d'Esme. Elle nous expliqua rapidement qu'elle avait croisé Sirius et que celui-ci était très inquiet pour son ami qui était apparemment en pleine dépression, elle avait réussi à le convaincre que nous pourrions leur être utile avec le don de Jazz, et nous demanda de ne leur poser aucune question indiscrète, que ce soit sur leur ancienne vie en Angleterre ou sur la guerre à laquelle ils avaient participés. Elle ajouta que si nous étions prêts, nous partions maintenant. Je couru jusqu'au placard de ma chambre et y pris trois bouteilles que je plaçai dans mon sac « magique » et descendis rejoindre les autres.
Ce fut Harry qui nous ouvrit, en interceptant le regard d'Edward je retins la remarque qui me brûlait la langue. Alice en revanche ne se gêna pas pour lancer ce qui lui passait par la tête :
-Ooh comme c'est chou ! Tu t'es fait tout beau Harry ! Je me demande bien pour qui. S'exclama-t-elle en fixant Edward qui avait l'air sur le point de lui sauter à la gorge.
Cette fille avait beau être une vraie petite peste, je l'adorais, surtout quand elle lâchait des bombes comme celle-là sans se soucier des conséquences. Harry eut la mauvaise idée de rougir en baissant la tête. Tant pis Edward me ferait la tête pendant quelques temps mais je ne pouvais pas laisser passer ça.
-La moindre des choses est de complimenter une personne quand celle-ci fait des efforts pour nous, Esme doit être morte de honte face à un tel manque de courtoisie, lançai-je assez fort pour qu'Harry l'entende aussi.
-Emmett a raison, un petit compliment serait le bienvenu, je vais ramasser mon filleul à la petite cuillère sinon. Ajouta Sirius qui venait de nous rejoindre.
Je suivi rapidement Alice et Sirius dans leur fou-rire en constant qu'Harry rougissait encore plus. J'étais impressionné par la teinte que venaient de prendre ses joues. L'expression rouge comme une tomate prenait tout son sens pour moi. Entre deux éclats de rires Sirius réussi à nous inviter à entrer. A peine avions-nous franchi le seuil que Carlisle lança un regard plus qu'appuyé à Jasper, lui demandant silencieusement d'utiliser son don, pour calmer aussi bien Edward, qu'Harry.
Sirius nous conduisit jusqu'à la table de la partie salle à manger, nous étions passé par le salon pour rejoindre l'endroit et en apercevant Remus je me dis qu'effectivement l'aide de Jasper était plus que bienvenue, en regardant mon frère je compris que l'état de Remus devait être pire que ce qu'il paraissait être. Le don de Jasper était très utile pour soulager les gens, mais devait parfois être une horreur pour lui, car dès que quelqu'un ressentait une émotion un peu trop forte, lui la ressentait aussi, et en cet instant c'était clairement le cas. Le visage de mon frère était crispé, il avait l'air furieux, épuisé et sur le point de fondre en larmes en même temps, en bref Remus devait être complètement perdu et en proie à une grande souffrance.
A la place de Jazz, je crois que je ne supporterais pas d'être empathique à ce point, rien que d'imaginer ce qu'il ressentait à cet instant je me sentais vraiment mal. Ce sentiment fut vite remplacé, par une sensation de bien-être et de sérénité, je me sentais à ma place, aimé, et protégé. Jasper faisait vraiment un bon travail, il maintint cette atmosphère tout en prenant part à la conversation, cela ne lui demandait visiblement aucun effort malgré la force des sentiments qu'il s'évertuait à rependre dans toute la pièce. Je finis par me joindre à mon tour à la conversation. Nous discutions depuis près d'une heure déjà, Harry était en train de nous raconter des souvenirs de Quidditch quand Jazz lâcha un soupir de soulagement, et nous fumes rejoins par Remus qui malgré son air épuisé et légèrement gêné nous salua chaleureusement.
-Merci Jasper ! lança Sirius d'une voix si basse que seule put l'entendre.
Jasper lui fis un signe de tête pour lui signifier que ce n'était rien et nous portions tous notre attention sur le dernier arrivant. Sirius dû sentir la gêne de son ami, puisqu'il qu'il prit rapidement la parole, et attirait ainsi l'attention sur sa personne :
-Bon, si on veut la faire un jour cette partie de Quidditch on devrait peut-être commencer à former les équipes ? Harry je suppose que tu ne veux pas jouer à un autre poste qu'attrapeur ?
Ce à quoi Harry répondit par une affirmation. S'en suivi discussion sur qui jouerait à quel poste, surtout qu'Harry nous rappelait les règles à peu près toutes les deux secondes, on comprenait vite en l'entendant parler de ce sport qu'il était passionné. Et au bout d'un moment nous parvînmes à constituer deux équipes à peu près équilibrées.
Equipe une : batteur : Emmett, poursuiveurs : Alice, Jasper et Fred, gardien : Remus et attrapeur : Sirius
Equipe deux : batteur : Rosalie, poursuiveurs : Esme, Edward et George, gardien : Carlisle et attrapeur : Harry
- Emmett je te rappelle que nous jouons avec des humains, crut utile de rajouter Carlisle.
-Merci, à croire que je ne suis qu'une brute sans cerveau, répliquai-je faussement vexé. Je ne te donne pas non plus totalement tort mais …
Je fus brusquement interrompu par un vacarme… tout droit sorti du ventre de Remus ! C'est vrai que c'était comme ça que la faim s'exprimait chez les humains.
-Tiens, je crois que le loup a faim, fis-je.
-Hm, c'est tellement évident ?
-Bah ouais quand même, non ? en me tournant vers les autres.
-C'est vrai que tu devrais manger quelque chose Remus, dit Carlisle d'un ton approbateur.
-Bon… je vais aller me faire à manger, si le médecin me le dit, dit-il en commençant à se lever.
Sirius lui posa la main sur l'épaule :
-Non laisse, tu es déjà affamé tu ne vas pas en plus aller cuisiner. Je vais y aller. Un steak saignant je suppose ?
-Humph, certes… Je veux bien oui, mais je ne te fais pas confiance avec la gazinière.
- Tu ne vas pas recommencer avec cette histoire, c'est ces appareils moldus qui sont mal fichus.
-En attendant tu ne vas pas à la cuisine seul.
-Esme, tu devrais peut-être l'accompagner, non ? proposa Carlisle.
-Hm oui je vais veiller à ce qu'il ne fasse rien brûler, fit-elle en se levant à la suite de Sirius.
-Harry ! appela Sirius depuis la cuisine, tu as faim toi ?
-Hm, oui je mangerai bien aussi.
-Bon et bien on va faire à manger pour tout le monde alors… Encore que, ça va être vite fait…
-Un steak ? Ou Edward ? ne pus-je m'empêcher de rajouter
-Tais-toi Emmett ! grogna mon frère.
S'étant forcé à avaler le steak de belle taille que Sirius lui avait préparé, Remus finit de manger le dernier. Alors qu'il reposait ses couverts en soupirant, j'entendis un CRAC ! venant de la cour, aussitôt suivi par la clameur d'un dialogue animé.
-Il me semble que vos amis viennent d'arriver, annonça Carlisle.
Sirius lança ce qui semblait être une plaisanterie, mais je n'étais pas sûr de la comprendre si c'en était une. Blague d'humain probablement. Les voix se rapprochaient de la porte d'entrée et Harry s'était levé pour aller leur ouvrir. Lorsqu'il ouvrit, les jumeaux s'arrêtèrent et firent en chœur un « salut Harry ».
-Vous avez l'air en forme tous deux ! s'exclama Harry.
-Oui, mais personnellement ça ira encore mieux après que tu auras dit à mon idiot de frère que je suis le meilleur des deux. Il ne veut pas l'admettre, le pauvre. déclara l'un des jumeaux.
Le petit groupe nous rejoignît dans la cuisine au moment même où Remus montai à l'étage en compagnie d'Esme s'occuper de Teddy. J'observai Fred et George prendre les places récemment libérées. Le moment était idéal pour assouvir ma petite vengeance, celle contre les jumeaux pouvait attendre, je me décidai que ma sœur était celle à punir de toute urgence. Pour ce faire, je devais être discret et ne pas me faire repérer. J'allai tranquillement me placer derrière elle, et m'adossai au comptoir. Après avoir récupérer ma potion dans mon sac je concentrai toutes mes pensées sur ma cible : Edward (qui se trouvait assis à ses côtés), et j'avais bien fait car à peine commençai-je à penser à mon attaque sur Edward, qu'Alice se figeait, je profitai de l'occasion pour faire un bond en avant et lui reverser le contenu du flacon dessus. Je hurlais ma joie durant quelques secondes, enfin j'avais réussi à la piéger en retournant son maudit don contre elle. Je ne réussis pas à garder mon sérieux et éclatai de rire, Alice elle tentait de me fusiller du regard, mais l'effet était plutôt comique, car son visage reflétait une parfaite incompréhension, elle ne pouvait pas voir les conséquences de mon geste, et pourtant c'était bien voyant. Jazz fixa sa femme un instant avant de fouiller le sac à main de celle-ci en soupirant, il finit par en sortir un miroir qu'il lui tendit, la réaction ne se fit pas attendre :
-Aaaaaaaahhhhhhhhhhhh c'est horrible ! Mes cheveux ! C'est une horreur !
-Ah pourtant j'avais cru comprendre que le jaune c'était ta couleur! Dommage que ta Porsche ne soit pas encore là, vous auriez été bien assorties! Et ne t'en fais pas tu auras tout le temps de t'habituer à leur nouvelle couleur vu que je ne connais pas la potion pour les faire redevenir normaux.
-Tu plaisante là ? Pitié Emmett dis-moi que c'est une blague !
-La blague c'est la couleur, très chère sœur, pour le reste je suis sérieux. Je vois d'ici la tête des profs au lycée, quand tu vas arriver comme ça ! expliquai-je avant d'être à nouveau pris d'un fou-rire.
-Harry, Sirius, vous, vous pouvez faire quelque chose pour me sauver pas vrai ? Vous êtes des sorciers ? Alors pitié, mettez un terme à ce crime contre le style !
-Désolé de te décevoir Alice mais je suis nul en potion alors ne compte pas sur moi…
-Le crime ici, serait de mettre un terme à la blague d'Emmett, et je m'y connais, renchérit Sirius.
-Remuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu uuuuuuss ! hurla-t-elle en courant à l'étage.
-Bien joué chéri ! me dit Rose en venant se blottir dans mes bras.
Trois jours ?! Tu es sérieux ? Je vais devoir garder cette couleur de cheveux immonde pendant trois jours ?! Alors Emmett, tu vas me le payer, je te préviens, la guerre est déclarée ! hurlait-elle depuis l'étage.
Le ton indigné et désespéré de ma sœur fit redoubler le rire des personnes présentes dans la pièce. Les jumeaux vinrent même me taper sur l'épaule pour me féliciter. Les pauvres, pensai-je, ils allaient déchanter quand leurs tours viendraient, et ce serait bientôt le cas. Esme fit taire les rires d'un seul regard quand elle entra dans la pièce, Teddy dans les bras. Elle ne fit aucun commentaire car nous n'étions pas à la maison, mais la façon dont elle me regarda me fit comprendre qu'il n'y avait aucune chance que je m'en sorte sans un sermon.
Remus apparu derrière ma mère, chargé comme pas possible, il avait descendu un landau rempli à craquer par des couvertures, pulls et peluches. Remus lui, portait un énorme sac à langer, pour ma plus grande joie quand Sirius l'aperçu, il intervint et ma mère cessa ainsi de me fixer.
-Euh…Remus, on va juste faire un match de Quidditch dans le jardin, ce n'était pas la peine de pendre tout ça. On dirait que tu t'apprêtes à partir camper là. Lança-t-il d'un ton un peu moqueur.
-Tu ne sais pas combien de temps le match va durer, et Teddy pourrait avoir besoin de quelque chose, je préfère prévoir. Répliqua-t-il en prenant les devants vers le jardin.
Une fois arrivé, Sirius nous conseilla de faire quelques tours de terrain pendant qu'ils allaient chercher les balles, ainsi nous aurions bien les balais en main. Je suivi immédiatement son conseil, après avoir enfourché mon éclair de feu je donnai un coup de talon au sol tout en orientant la manche vers le haut. La sensation fut tout aussi incroyable que la première fois. J'étais pourtant habitué à la vitesse mais la vitesse ajoutée au fait d'être dans les airs était nouveau et totalement grisant. Au bout de quelque tour de terrain Sirius appela notre équipe, Harry fit de même à l'autre bout du terrain. Nous avions effectivement décidé qu'Harry et Sirius seraient capitaines. Tout le monde descendit rejoindre son chef d'équipe, Sirius sortit sa baguette et prononça un mot Assurdito. Il nous expliqua que ce sort empêcherait le membre de ma famille dans l'équipe d'Harry d'entendre notre conversation. Je me redis compte qu'Harry avait dû faire la même chose de son côté car en regardant de son côté, je pouvais voir ses lèvres bouger, mais n'entendais rien d'autre que les bruits de la forêt.
-Ecoutez-moi tous, Harry est un excellent attrapeur, meilleur que moi, mais j'ai une stratégie infaillible. Il faut empêcher qu'il ne s'approche trop près du vif d'or, Fred tu seras chargé de le garder à l'œil, dès qu'il repère le vif tu préviens Emmett qui lui lancera un cognard, et si le cognard d'Emmett ne suffit pas, Alice tu iras le charrier à propos de ton frère, ça devrait le déstabiliser assez longtemps pour le vif disparaisse. Toi Jasper tu mets le plus de but possible, et toi mon loup…bah je me fais me fais pas de souci pour toi. Pour t'avoir vu jouer lorsque tu nous aidais pendant nos entrainements à James et moi, je sais que tu un excellent gardien.
Décidément, plus je passais du temps avec lui, plus j'adorais Sirius. Son côté stratège et grand-enfant me plaisait bien, Remus lui fronçait les sourcils, évidemment en ayant le même caractère qu'Esme, le plan de Sirius ne devait pas lui plaire.
-Siri, c'est de la triche ça !
-Non Rem' c'est l'envie de gagner ! Et de toute manière c'est moi le capitaine. Tout le monde est d'accord ?
Nous nous mîmes tous en place et Remus lança le match d'un coup de sifflet. Aussitôt, Jazz s'empara du souafle et traversa le terrain en évitant facilement le cognard envoyé par Rose. Arrivé vers les but il fit une passe à Fred qui lança et marqua le premier but la partie. Le souafle fut récupéré par Esme, et son équipe avait bien fait de le lui laisser car personne n'osa s'attaquer à elle, moi le premier. Elle arriva face et Remus qui bloqua assez aisément son tir, il passa à Fred qui perdit le souafle à cause d'un cognard envoyé par ma belle. Le souafle fut récupéré par Edward, qui hésita un instant devant les but, et oui là son don ne lui servait à rien car Remus ne prendrait décision qu'une fois la balle lancé, là tout dépendait de la décision de mon frère. Il tenta finalement un tir vers le poteau de gauche, tir qui fut bloqué de justesse par notre gardien. Sirius avait raison, Remus était vraiment un excellent gardien, si bon qu'au bout de trente minutes de jeu le score était de soixante-dix à quarante pour notre équipe. Durant ces trente minutes j'avais déjà dû lancer trois fois le cognard sur Harry qui avait repéré le vif d'or. Je m'apprêtais envoyé un cognard sur Edward qui s'approchait des buts quand Fred m'informa qu'Harry avait repérer le vif à nouveau. Je changeais donc de cible mais Rose qui avait prévu le coup intercepta mon cognard et l'envoya sur Sirius qui allait s'élancer à la poursuite d'Harry et du Vif d'or. Alice vola à toute vitesse vers Harry et arrivée à sa hauteur, lui demanda
si le style vestimentaire d'Edward était à son goût ou si elle allait devoir le transformer en prince charmant.
Cela marcha à merveille, Harry stoppa net sa course et le vif d'or eut le temps de disparaitre. Après avoir évité le cognard que ma Rose lui avait envoyé, Sirius avait repris ses tours de terrain, tout en continuant de jeter de fréquent à son filleul. Je reportais ensuite mon attention sur les autres joueurs de mon équipe, particulièrement sur Jazz qui se trouvait à nouveau face à Carlisle qui une fois de plus n'arrêta pas son tir. Le souafle fut de nouveau entre les mains d'Esme qui fonça droit vers nos buts et Remus, ce dernier aurait pu arrêter le tir si Rose ne lui avait pas envoyé un cognard qui le déstabilisa juste quelques secondes et permit à Esme de marquer. Il fallait vraiment que Sirius attrape le vif d'or et rapidement car l'équipe d'Harry était en train de rattraper son retard, plus que trois buts et les score serait à égalité. Fred récupéra le souafle qu'il passa à Jazz au moment même où Rose lui balança un cognard. Vu le bruit qui suivit quelque secondes plus tard, Rose avait atteint sa cible, je lui jetai un coup d'œil pour m'assurer qu'il allait bien. C'était apparemment le cas puisqu'il avait sa place sa place à côté de Jasper, ils traversèrent le terrain en s'envoyant rapidement le souafle dès que l'un d'eux était pris pour cible. Ils tentèrent un tir qui fut facilement intercepté par Carlisle, le souafle fut capté par George qui s'élança vers nos but cependant que son jumeau m'alerta qu'Harry et Sirius étaient à la poursuite du vif d'or. Je ne pouvais malheureusement rien faire, n'ayant aucun cognard sous la main, d'un signe de tête j'envoyais Alice s'occuper d'Harry. Il était plus que temps d'intervenir car Harry volait la main tendue à quelques centimètre du vif, Sirius lui était juste derrière son filleul. Alice choisit de crier, elle savait que, contrairement à la première fois, elle n'avait pas le temps de le rejoindre :
Harry ! Tu devrais vraiment nous laisser gagner et aller bouder dans ta chambre comme ça Edward viendra te consoler d'une bien douce manière!
Harry plus que déstabilisé par cette remarque et ce qu'elle sous-entendus qu'elle contenait referma la main juste à côté du vif qui en profita pour changer de direction. Le temps qu'Harry reprenne ses esprits Sirius lui était passé devant et fonçait maintenant en piqué vers le sol talonnant le vif. Harry lança un juron et se lança à la poursuite de Sirius qui continuait sa descente, rapidement ils furent au coude à coude mais ce fut finalement Sirius qui attrapa le vif d'or sous le nez d'un Harry encore tout rouge, scellant ainsi notre victoire deux-cent points à cinquante.
Nous nous dirigeâmes tous vers le sol, mon équipe félicita Sirius pour nous avoir permis de gagner. Tout sourire il leva simplement les yeux vers le ciel et déclara :
-T'as vu ça Prongs, j'ai battu ton fils au Quidditch !
-Facile, quand tu as dans ton équipe une mauvaise joueuse qui joue à la limite de la tricherie ! répliqua Harry qui avait repris une couleur normal.
-Ah merci Harry, tu m'as rappelé que je devais lui dire deux mots. Alice je tenais à te féliciter, tu as été parfaite ! Bien joué ! lança Sirius en souriant à Alice.
-Merci Sirius, mais je n'ai fait qu'appliquer ta brillante stratégie.
-Ça tu vas me le payer ! déclara Harry à voix basse avant d'ajouter tout haut en fixant Sirius : Remus tu vas sans doute être très surpris mais Sirius est a…
-Je crois qu'on devrait rentrer, Teddy risque d'attraper froid, en plus ça va être l'heure de sa sieste non ? l'interrompit Sirius
-T'as raison Pad', je vais aller le mettre au lit, excuse-moi Harry, mais cette conversation sur ton parrain va devoir attendre.
Puis-je t'accompagner ? demanda aussitôt Esme
-Avec plaisir. Répondit-il en prenant le chemin de la maison, son fils dans les bras.
Point de vue d'Esme
-Alors qu'as-tu pensé de cette partie de Quidditch ? me demanda Remus alors que nous montions à l'étage.
-J'ai passé un très bon moment, il est très agréable de voler ainsi, en revanche j'ai été déçue de l'attitude d'Alice, le remarques qu'elle faites à Harry n'étaient vraiment pas correcte. Lui répondis-je
-C'est vrai que la première fois que je suis monté sur un balai j'avais trouvé cela très agréable, j'avais l'impression d'être vraiment libre. Pour Alice, tu n'as pas à être déçue, c'est Sirius qui lui demandé de faire ça, elle n'a fait que suivre la « stratégie » de ce grand gamin. M'axpliqua-t-il, son visage s'illuminant lorsqu'il parlait de Sirius.
Alors que nous nous dirigions vers le petit salon du deuxième, je me fis la réflexion que Sirius et Remus devaient être aveugles pour ne pas remarquer les sentiments de l'autre, je ne le dis cependant pas à voix haute. Nous discutâmes quelques minutes sur la partie qui venait d'être jouée mais rapidement Teddy se mis à pleurer dans son parc. Remus se leva immédiatement, un peu trop vite sans doute car il fut pris d'un violent vertige, je le rattrapais de justesse avant qu'il ne touche le sol.
-Ça va aller ? Tu veux que j'appelle mon mari ? demandai-je en l'aidant à s'assoir.
-Non, ne l'appelle pas ! Je veux dire ce n'est pas la peine, ça va passer, c'est juste de la fatigue, je n'ai pas très bien dormi cette nuit et je n'ai plus vingt ans, ce match m'a épuisé.
Je n'étais pas très convaincue par sa réponse tendue et précipitée, mais sentant que ça ne servait à rien d'insister, je me contentai d'aller prendre le petit et dit :
-Lui aussi à l'air fatigué. Tu veux que j'aille le mettre au lit ?
-Si ça ne t'ennuie pas je veux bien, c'est la première porte sur la gauche en sortant d'ici. Me répondit-il
Je quittai donc la pièce le laissant seul quelques instants. En ouvrant la porte qu'il m'avait indiqué je fus émerveillée par la décoration, une peinture au mur attira mon regard, celle-ci représentait un cerf majestueux, un immense chien qui me rappelait la forme animale de Sirius et un loup aux yeux couleur or. Je commençais à bercer Teddy tout en fixant cette magnifique représentation :
« Lullaby and good night
In the sky stars are bright
'Round your head
Flowers gay
Set you slumbers till day
Lullaby and good night
In the sky stars are bright
'Round your head
Flowers gay
Set you slumbers till day
Close your eyes
Now and rest »
Cette berceuse que je me mis chanter sans m'en rendre compte était celle que je chantais à mon enfant lorsqu'il se réveillait la nuit, je fus bouleversée qu'elle me soit revenue en cet instant. Naos, mon fils je ne t'ai jamais oublié pensai-je, aussitôt je senti mes yeux me brûler, aurais-je été humaine, que les larmes auraient coulées à flot, je baissai les yeux sur le petit bonhomme endormi dans mes bras, sans déranger son sommeil je l'allongeais dans son berceau et quittais la pièce.
-Dors bien Teddy, chuchotai-je avant de refermer la porte.
Je rejoignis Remus au salon, en tentant de chasser mon fils de mes pensées, ressasser le passée ne me le rendrait pas malheureusement, mais ce n'était pas simple malgré les siècles et ma nouvelle famille je n'avais jamais vraiment réussi à faire mon deuil. J'entrai dans la pièce, Remus était toujours sur le sofa, aussi pâle que quand je l'avais quitté.
-Tu as réussi à le mettre au lit ? S'enquit-il à peine avais-je franchi le seuil.
-Oui, il dort à poings fermé. La chambre est magnifique, j'aime particulièrement la représentation sur le mur derrière le berceau. Répondis-je
-C'est Siri qui s'est occupé de la décoration, il a fait du bon travail. Pour la peinture elle nous représente, Siri, James, le père d'Harry et moi, sous nos formes animales, m'expliqua-t-il
Sa voix se brisa lorsqu'il mentionna le père d'Harry, il détourna le regard mais j'eus le temps de voir ses yeux se remplir de larmes, je choisis de changer de sujet. Pour le distraire j'attrapai mon sac que j'avais monté le matin et lui lançai d'une voix enjouée :
-Remus ? J'ai un présent pour toi, enfin pour ton fils plutôt et avant que tu ne rouspètes sache que je n'ai pas dépensé un dollar pour ce cadeau, lui dis-je en lui tendant la layette que j'avais faite pour Teddy.
-Oh Esme ! Merci mais tu n'aurais pas dû ! me dit-il en regardant les vêtements.
-Ce n'est rien, ça m'a permis de m'occuper en plus, parce qu'honnêtement il n'y a pas grand-chose à faire dans cette ville une fois la nuit tombée.
-Encore merci Esme, vraiment je …
Il fut interrompu par un coup frappé à la porte, mes filles entrèrent dans la pièce après que Remus les ait invitées.
-Est-ce qu'on peut rester avec vous ? Parce que là en bas, c'est plus possible ! s'exclama Rose en soupirant.
-Bien-sûr, mais que s'est-il passé ? demanda Remus
-Les jumeaux chantent depuis un quart d'heure ! Et évidemment ça a inspiré Sirius à pousser la chansonnette aussi ! se plaignit Alice
-Aïe, je vous comprends ! Pourquoi les jumeaux se sont-ils mis à chanter ? Ils savent pourtant que dès que Pad' entant de la musique il ne peut pas s'empêcher de chanter !
-Emmett ! répondirent en chœur mes filles.
-Il a fini sa petite vengeance. Il a réussi à faire boire une potion aux jumeaux et depuis chaque fois qu'ils ouvrent la bouche ils chantent, bon jusqu'à peu c'était supportable, mais quand Sirius s'y est mis c'est plus possible. Il chante vraiment comme une casserole !
- Je me demande vraiment ce qui a pris à Carlisle de lui acheter ce livre ! Comme s'il ne faisait déjà pas assez de blagues !
-Esme, il faudra que tu appelles le lycée demain, parce qu'il hors de question que j'y aille avec cette tête-là !
-Cela m'ennuie que tu loupe encore les cours, ils vont finir par se poser des questions… bien je les appellerai pour leur dire que tu n'y retourneras que lundi, ajoutai-je en voyant les yeux de chien battu qu'elle me fit.
Nous discutions depuis un bon moment quand les jumeaux vinrent nous dire au revoir en chanson. Je décidai qu'il était temps pour nous aussi de prendre congé, Remus ayant l'air de plus en plus épuisé. Nous descendîmes donc avec lui au salon où j'annonçais qu'il était temps pour nous de partir. Du coin de l'œil je notai l'air déçu d'Edward et je ne pus retenir un sourire, j'étais vraiment heureuse, depuis le temps qu'il était seul. Après avoir salué les trois sorciers nous quittâmes la maison. Nous venions de rejoindre la lisière de la forêt quand Edward nous dit :
-Sirius nous remercie pour aujourd'hui, surtout toi Jazz, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu Remus aller aussi bien, il est soulagé.
-On comprend qu'il soit soulagé en voyant comment était Remus à notre arrivée. Je n'avais jamais vu quelqu'un dans cet état émotionnel ! Il n'y a même pas de mot pour décrire tout ce qu'il ressentait, il y avait beaucoup trop d'émotions, certaines contradictoires d'où le burn-out de ce matin. J'espère vraiment ne plus jamais le retrouver dans cet état, c'était vraiment dur à supporter. Nous expliqua Jasper.
Pendant tout le trajet jusqu'à la maison je pensais à Remus, j'étais vraiment inquiète à son sujet, même s'il allait effectivement mieux que ce matin, il était, à mon avis, loin d'aller bien. En fin de journée, il m'avait donné l'impression qu'il allait s'écrouler au sol à chaque instant, il avait vraiment besoin de voir un médecin, mais refusait toute aide.
-Que se passe-t-il chérie ? Tu as l'air bien pensive depuis que nous sommes partis. me dit Carlisle une fois arrivé à la maison.
-Je m'inquiète pour Remus, il a failli s'effondrer au sol quand nous étions tous les deux. Quand je lui suggérer que tu viennes l'ausculter, il a complètement paniqué et m'a dit que ce n'était pas la peine, qu'il était juste un peu fatigué mais je pense que c'était plus grave qu'une mauvaise nuit.
-C'est vrai qu'il n'avait pas l'air d'aller quand vous êtes redescendu, je verrais ce que je peux faire. Me répondit mon aimé en m'enlaçant.
J'aperçu Emmett qui tentait de quitter la maison discrètement, j'eus un sourire devant cette tentative enfantine d'éviter de se faire disputer. Je le rappelai immédiatement à l'ordre lui expliquant que nous devions avoir une sérieuse discussion.
-Eh merde !
-Langage Emmett ! Tu ne pensais quand même pas t'en tirer comme ça j'espère ?
-Non Esme, me dit-il en baissant la tête.
-Explications, s'il te plait !
-Ce n'était pas fait méchamment Esme. Je voulais m'amuser un peu et me venger pour le coup avec le chapeau de l'autre jour.
-Ça aurait peut-être, pu être amusant si ta sœur n'était pas maintenant obligée de sécher à nouveau les cours ! Tu sais pourtant très bien que si vous êtes trop souvent absents les gens vont se poser des questions, je me plais bien ici Emmett je n'ai pas envie d'être obligée de déménager.
-Honnêtement Esme, j'étais convaincu qu'avec un sort il pourrait lui rendre sa couleur d'origine, je n'avais pas pensé qu'il leur faudrait plusieurs jours pour arranger ça. Je suis désolé, moi aussi je me plais bien ici. Me répondit mon fils.
Je le pris dans mes bras pour lui faire comprendre que cependant je n'étais pas fâchée, il me rendit mon étreinte soulagé que je ne lui en tienne pas plus rigueur. Je ne pus m'empêcher de lui chuchoter à l'oreille :
-Ça partait tout de même d'une bonne idée, mais ne recommence pas ce genre de blague. D'accord mon chéri ?
-Oui 'man. Promit-il dans un sourire.
Sur ces mots, nous nous séparâmes, chacun allant s'occuper pour sa nuit.
