Et oui, en effet, j'existe encore. Ça fait longtemps, je sais. Le bal de promo aura été plus dure à encaisser que je ne le pensais. Bref, c'est pas grave.
Salut Guest! Là, j'avoue que tu me piège un peu... Je suis trèscurieuse de savoir ce que tu t'imagine, vraiment! Je veux que tu me le dise un jour, même si ce n,est pas maintenant! En fait, j'aimerais que n'importe qui qui a des théories me les dises! (Je sais que j'ai d'autre lecteurs)
Sur ce, bonne lecture.
Chapitre 9
Joanie fixait le téléphone jetable avec lequel elle venait d'entrer en communication avec le dernier contact de son fils : Lori Loud. Ces yeux alternaient entre le téléphone qu'elle avait en main et celui qui était maintenant en miette au milieu de la rue. L'adulte tremblait un peu, espérant n'avoir pas fait une erreur fatale. Dans la panique, la seule façon qu'elle avait trouvée pour enregistrer ce numéro avant de détruire le téléphone était d'écrire à ce numéro. Malgré tout, elle n'était pas idiote, tout était prévu. Un téléphone jetable, une antenne embrouilleuse de trace sur son toit et aucun nom dans les messages. De toute façon, elle ne comptait pas répondre si jamais le numéro tentait de la recontacter. Tout ce qu'elle voulait avec ce message, c'était d'avoir un plan de secours, d'avoir en contact quelqu'un qui avait déjà moindrement vécu avec son fils nouvellement acquis. Sa sécurité avant tout. La femme passa une dizaine de minutes face aux miettes, se calme de plus en plus, voyant que personne ne lui répondait. Ils avaient compris le message. La femme ne voulait pas effrayer des enfants –car elle se doutait que c'était la sœur de l'enfant- mais elle savait que c'était la seule façon d'être tranquille. Maintenant qu'elle était plus calme et que la confiance était revenue, Joanie reprit sa route vers son habitation, sachant que les voitures allaient faire le travail de se débarrasser des preuves. En marchant, elle se sentit coupable. Elle devait trouver une bonne explication pour Noah, il risquait d'être fâché...
...
Trois bruits de coup résonnèrent sur la porte d'entrée de la jeune fille. Elle était tellement concentrée à essayer de comprendre son problème de math qu'elle n'avait presque pas entendu les coups.
«Entrée... Marmonna dans sa barbe Céleste, agacé de ne pas réussir. »
Après avoir eu sa confirmation, Alexandra entra dans la chambre de sa petite sœur. Elle savait que Céleste était surement en pleine séance de devoir, mais justement, comme une bonne grande sœur, Alex voulait aider sa sœur.
« -Tu sais Cél... On a congé d'école cette semaine... C'est le temps parfait pour prendre une pause de tes devoirs... Commença Alex, en s'assoyant sur le lit de sa sœur.
-Au contraire! s'exclama Céleste, de la frustration dans la voix. C'est le moment idéal pour finalement réussir à rattraper mon retard! Je n'en peux plus de ne pas comprendre... Je suis aussi brillante que les autres, pourquoi je n'y arrive pas ?
-Céleste! Pourquoi te dénigres-tu ? Bien sûr que tu es capable! ajouta Alex, surprise du comportement de sa sœur!
-Je... Rahhhh, je sais... Soupira Céleste. Je suis juste tellement ennuyé! Les math, c'est le pire...
-Je comprends, affirma Alex. Je vais rester ici jusqu'à ce que tu aies besoin de mon aide, OK ?
-D'accord... Mais avant, laisse-moi essayer par moi-même! »
Alex se coucha alors sur le lit de sa sœur et sortit son téléphone portable. Elle se connecta sur un réseau social quelconque et feuilleta sa page d'actualité. Comme rien ne l'intéressait, elle continua le mouvement avec ces doigts, mais plongea dans ces propres pensées. Sa sœur, Céleste, était une fille incroyable. Elle n'avait jamais connu quelqu'un d'aussi sincère, sensible et compatissante. Elle espérait sincèrement ne jamais rencontrer quelqu'un de plus proche d'un ange que sa sœur. Alex adorait s'imaginer que sa famille était parfaite et que personne ne pouvait seulement avoir une fraction de leurs qualités. De toute façon, toutes les personnes qu'elle connaissait considéraient Céleste comme l'incarnation même du calme et de la bonté. Une wallflower timide qui ne crierait même pas sur une mouche. Cette pensée fit sourire l'adolescente, car elle savait qu'ils se trompaient. Sa sœur, quand et seulement quand elle avait de bonnes raisons, pouvait devenir un véritable démon. Mais qui ne le devenait jamais ? Même un ange peut parfois perdre ces moyens. Elle se souvenait d'une situation en particulier.
C'était arriver il y a plus ou moins trois ans, Noah n'était pas encore à la maison et Alex, elle, n'avait que 14 ans. Xavier lui en avait 11 et Céleste en avait 10. Alexandra, à cette époque, n'était pas aussi proche de ces frères et sœurs. Xavier et Céleste, eux étaient presque inséparables. Enfin, peut être sauf ce jour là. Les deux plus jeunes venaient juste d'avoir une chicane, et malgré l'ambiance tendue de la maison, Alex ne voulait pas s'en mêler. Elle était dans sa chambre, sur son lit et lisait un livre. Le silence régnait depuis environ une heure, ce qui était étrange. Peut être que Céleste ne faisait pas de bruit quand elle était en colère, mais Xavier, lui, faisait habituellement un bruit monstre pour montrer qu'il était fâcher. Donc, une heure de silence, c'était plus qu'inhabituel, c'était carrément effrayant. Même avec cette pensée en tête, Alexandra ne voulait pas s'impliquer dans le combat des deux enfants. Ce n'était pas de ces affaires. Enfin, c'était ce qu'elle avait souhaité, car le monde en avait choisi autrement. Alors que l'adolescente atteignait un point culminant de son livre, sa porte s'ouvrit en un grand bruit sec.
« -ALEX! J'AI BESOIN DE TON AIDE! cria Xavier, maintenant devant sa sœur.
-Qu'est ce que tu veux ? demanda Alexandra, ennuyer. Je ne veux pas me mêler de votre chicane.
-Maiseuh! C'est pas juste! J'ai besoin d'aide pour mon plan et Papa n'acceptera jamais!
-Pourquoi tu ne demandes pas à maman alors ? ajouta Alex, sans même lever les yeux de son livre.
-T'es folle ou quoi? Maman ne me laissera jamais faire ça à Céleste! Ça la rendrait folle! Maman ne voudrait jamais que je pousse Cél aussi loin! Mais je veux me venger!
-Folle tu dis... Marmonna alors Alex dont l'intérêt avait finalement été piqué. Alors tu crois pouvoir faire éclater Céleste ? Malgré qu'elle ne se soit jamais fâchée ?
-J'en suis sure! Alors s'il te plait Alex! Tu serais la meilleure des sœurs si tu m'aidais! Dis ouiiiiiiiiiii!
-Hemmm... D'accord, je vais t'aider. Alors ptit frère, qu'est-ce que tu proposes ?
-Donc, voilà mon plan! Il va nous falloir... »
Alex et Xavier ont donc passé une vingtaine de minutes à préparer leur plan diabolique. Ils savaient qu'ils avaient le champ libre, car Céleste était parti marcher dans la forêt. Les deux malfaiteurs avaient donc tout leur matériel avec eux : de la corde, de la peinture, de l'eau et des ciseaux. Le but des enfants était de s'en prendre aux objets les plus précieux de leur petite sœur pour réussir à la faire craquer. Ils espéraient vraiment réussir, car le manque de sentiment négatif de la plus jeune les effrayait. En moins d'une heure, les deux rigolos avaient fini. Entre les livres aux pages découpés, les poupées pendues au plafond, les maquettes de cartons maintenant détrempées ou encore les dessins recouverts de peintures, ils avaient fait un beau travail de destructions. Tout ce qu'il leur restait à faire, c'était aller se cacher au plus vite possible, sachant que la plus jeune arriverait d'une minute à l'autre. Ils avaient eu raison de se dépêcher, car en moins de sept minutes, la jeune fille était revenue de sa marche. C'était l'été et il faisait chaud, donc, Céleste portait une camisole blanche et un short. Elle avait vraiment l'air d'un ange. Un brin de culpabilité commençait à grandir dans le cœur d'Alex. Sa petite sœur ne méritait pas tout ce qu'ils avaient fait. En jetant un coup d'œil à Xavier, elle vit qu'il ressentait le même sentiment qu'elle : ils étaient allés trop loin. C'est donc avec appréhension qu'ils regardèrent la plus jeune ouvrir sa porte d'entrée, et mon dieu qu'ils faisaient bien d'appréhender. En dix secondes, le visage de la plus jeune passa du calme à la confusion jusqu'à la rage incontrôlable. Des larmes se sont formées dans ces yeux et un hurlement digne des pires tortures est sorti de sa gorge. Les deux enfants les plus vieux se sont figés, de peur que le moindre mouvement ne les rende visibles aux yeux de leur sœur. Ils avaient réussi, mais bon sang qu'ils regrettaient. Tout en continuant de hurler, Céleste décrochait ces livres et les lançait de toutes ces forces sur les murs de sa chambre. Elle piétinait ces maquettes et frappait tout ce qui bougeait. Ce spectacle finit par en être trop pour Xavier qui se leva et cria à sa sœur qu'il était désolé. Il avait été trop vite pour Alex qui ne put pas l'empêcher de se lancer dans la gueule du loup. Céleste ce retourna donc, la rage aux yeux, car elle avait reconnu la voix de celui qu'elle accusait d'avoir détruit tout ce qu'elle aimait.
« -Toi... TOI! JE VAIS TE TUER! TU ES UN HOMME MORT, XAVIER! MORT!
-Céleste je.. Attends! »
Avant même qu'il n'ait le temps de finir sa phrase, la plus jeune fille sauta sur son grand frère, les poings serrés, prêts à le démolir. Alexandra, elle, était figée sur place. Elle ne s'attendait pas à ce que Céleste aille si loin. Voyant qu'à cause d'elle, son frère et sa sœur allaient se battre, la plus vieille décida de finalement s'impliquer dans ces relations frères/sœurs.
« -PAPA, MAMAN! VENEZ VITE! CÉLESTE ET XAVIER VONT SE BATTRE!
-Quoi? J'arrive!, cria au loin Joanie, très surprise.
-Dépêche-toi..., commença à pleurer Alex qui regardait Céleste frapper de toutes ces forces Xavier qui pleurait lui aussi.
-Céleste, bon sang, arrête! Cria Joanie qi venait d'arriver et qui ne savait rien des antécédents du combat.
-MEURT! MEURE! MEURE! JE TE DÉTESTE!, criait Céleste, qui n'écoutait pas sa mère.
-CÉLESTE VODELLO. ÉCOUTE-MOI. TU VAS ARRÊTER DE FRAPPER TON FRÈRE SUR-LE-CHAMP, dit Joanie, sur un ton horriblement autoritaire tout en claquement des doigts. »
Le ton autoritaire de leur mère avait automatiquement tendu et figé Alexandra et Xavier qui ne bougeaient plus d'un centimètre, au point même où Xavier avait arrêté de se défendre face au coup de sa petite sœur. Tout ce qu'il faisait était pleuré et marmonné des supplications pour recevoir de l'aide. Joanie elle, était maintenant surprenament pâle. Céleste n'avait pas écouté... Elle n'avait même pas moindrement réagi. Ce n'était jamais arriver avant, avec aucun de ces enfants. Elle avait perdu le contrôle de la fille de 10 ans...
« -Je... RAY! VIENS VITE! C'EST UNE URGENCE! J'AI PERDU LE CONTRÔLE DE CÉLESTE ET ELLE BAT XAVIER! FAIS QUELQUE CHOSE!
-Quoi ? Merde! T'inquiète pas, j'arrive!, cria l'autre adulte »
La suite des événements était floue dans la mémoire d'Alex. Elle se souvenait d'avoir vu son père arriver et prendre Céleste dans ces bras. Sa sœur criait encore, elle hurlait de plein poumon. Son père... Alex n'était toujours pas sure de ce que son père avait fait, mais en appuyant sur un nerf de son cou, il avait réussi à faire s'écrouler sa petite sœur en un rien de temps. Elle avait ensuite vu ces deux parents s'échanger un regard inquiet, puis se parler, mais elle n'avait pas comprit ce qu'ils disaient. Ces oreilles bourdonnaient. Alex était encore caché derrière le lit, terroriser, en fixant son frère en sang au sol.
« -Je vais apporter Xavier à l'hôpital..., soupira Ray. Va coucher Céleste.
-Attend. Où est Alex ?, demanda Joanie. ALEX ? T'ES LÀ ? RÉPOND-MOI CHÉRIE!
-J.. je suis là maman.., trembla Alex dans sa cachette.
-Oh, chérie... Tu as tout vu alors... Ma cocotte... »
Après, sa mère avait fait signe à son père de parti puis s'était approchée d'elle. Alex avait souvenir d'avoir eu peur, mais lorsque sa mère avait déposé la petite endormie sur son lit et qu'elle s'était approchée de l'autre petite traumatisée, une vraie terreur s'était installée dans son cœur. Des larmes avaient commencé à couler le long de ces joues, mais elle n'arrivait pas à se débattre ni à fuir. Sa mère s'était agenouillée devant elle et l'avait pris dans ces bras. Alex savait qu'elle avait entendu des mots de la part de sa mère, mais elle ne se souvenait d'aucun d'eux. La dernière chose qui lui revenait en tête de ce jour-là était le contact chaud de sa mère, puis elle s'était endormie. Le lendemain, elle s'était réveillée dans son lit, un peu confuse par rapport aux événements du jour d'avant. Ensuite, il y avait eu des la grosse discutions, les excuses et le retour de Xavier à la maison. Ce fut une bien étrange journée.
Hors de ces souvenirs, Alex fixait Céleste. Sa sœur avait quand même bien grandi depuis cet événement. Xavier aussi d'ailleurs. Ils avaient tous grandi! Maintenant, Céleste était concentré à fond son ces études, et malgré que parfois elle se frustrait, jamais la petite n'avait atteint le même niveau de rage que celui d'il y avait trois ans. Alex, elle, était maintenant bien plus proche de sa famille. Elle faisait maintenant tout pour sa famille. Et justement, sa famille avait besoin d'elle.
« -Alex ? J'y arrive pas... Tu peux m'aider s'il te plait ?
-Aucun problème Cél! Alors, qu'est ce que tu ne comprends pas ?
...
Dans ces écouteurs, Xavier écoutait un solo de batterie. Il adorait cet instrument. En général, Xavier adorait écouter de la musique et espérait de tout son cœur pouvoir un jour pouvoir en jouer, mais il savait que sa famille ne pouvait pas se permettre de lui offrir la batterie de ces rêves. Ce n'était pas grave, car le garçon était très optimiste dans la vie. Presque rien ne le décourageait. En marchant dans le couloir, il avait remarqué la porte de chambre ouverte de Céleste, dans laquelle se trouvaient Alex et la dite Céleste. Ne voulant pas les déranger, il passa devant la porte sans plus. Il fut en effet plus intéresser par la porte fermée de son petit frère. Pourquoi Noah restait enfermé dans sa chambre ? Xavier n'aimait pas savoir que son frère jouait aux ermites, alors même si Noah l'avait totalement oublié, Xavier entra. Il n'essaya même pas d'être silencieux quand il ouvrit la porte et afficha directement sa présence. Noah était étendu sur son lit. Il leva lentement les yeux vers son grand frère, qui remarqua la colère dans ceux-ci.
« -Hey, bonhomme! T'as pas l'air bien.. Qu'est ce que t'as ?
-Laisse-moi tranquille, Xavier..., marmonna Noah, fâché.
-Mec, t'es clairement pas dans ton assiette. Alors non, j'te « laisse pas tranquille ». Je me répète, qu'est-ce que t'as ptit frère ?
-Hrrrrr... Je suis grondé de toute façon. T'as pas le droit de rester.
-Tu crois vraiment que je respecte les règles aussi stupides ? Si tu doutes, la réponse est non. Alors tu vas finir par me répondre ?
-C'est tout ce qui se passe! Je suis grondé et ça me frustre.
-Pourquoi t'es grondé ? Demanda Xavier, curieux, tout en s'assoyant sur le lit, à côté de son frère.
-Je sais pas... J'ai juste été voir ce qui se passait... Maman avait crié, alors je m'étais inquiété. Mais quand j'ai été voir, elle m'a hurlé dessus et m'a envoyé dans ma chambre. J'étais juste inquiet moi...
-Ah, ouaiiiiisss... Parfois, maman est un peu bizarre. Quand elle est à cran, il lui arrive de nous mettre la faute dessus... T'inquiète pas, j'vais rester avec toi pour t'empêcher de devenir une statue de pierre.
-Quoi..., demanda Noah en pouffant de rire. Pourquoi je deviendrais de la pierre ?
-On sait jamais ce qui se passe dans la maison des folies!
-N'importe quoi! Éclata de rire l'enfant grondé. Tu sais, t'es plus gentil que ne le pensais... Je regrette de ne pas me rappeler de vous...
-Alors... Tu ne te rappelles vraiment de rien ?
-Et bien... À vrai dire, j'ai des souvenirs qui me reviennent, mais je ne veux pas en parler avec les autres. Je veux être sure de ce que je ressens...
-Vraiment ? Et qu'est ce que tu ressens par rapport à moi ?
-Et bien... De l'admiration. Je me rappelle de ton optimisme. T'as toujours joyeux. T'es prêt à tout pour que les autres voient le bon côté. Ouais... T'es vraiment un type bien, Xavier.
-Ouep! T'as 100% raison là-dessus! Une vraie bombe d'énergie et de bonne humeur! Tu sais, moi, ce que je me rappelle de toi, c'est ton esprit logique. T'as toujours été un enfant brillant, ptit frère. J'espère vraiment que tu vas redevenir comme avant bientôt. »
En le regardant dans les yeux, Xavier a pu voir en son petit frère un sentiment de compassion, ce qui lui fit du bien. Le garçon avant hâte de ravoir son frère. Il lui manquait. Cette discussion sincère avec son frère lui faisait du bien. Revoir les étincelles dans ces yeux, son sourire sincère, son rire profond. Un sentiment de peur grandissait dans le cœur du musicien... Et si jamais l'ancien Noah ne revenait jamais ? Non... Il ne devait pas y penser.
...
Rien, rien, toujours rien! Comment c'était possible ? Ce n'était pas logique! Le téléphone du garçon aurait dû laisser une trace! Où était Lincoln, bon sang ? Pourquoi son téléphone ne laissait aucune onde de retracement? En vérité, l'agent Klark connaissait la réponse, mais elle ne lui plaisait pas du tout. C'était des professionnels qui avaient pris l'enfant. Des professionnels qui avaient pris toutes leurs précautions. Des satellites brouilleurs. Peut être qu'ils avaient fait une erreur, mais Klark le savait, ils n'en feraient pas deux. De toute façon, il fallait qu'il sorte de cette salle avec quelque chose, des enfants comptaient sur lui! Il n'avait pas le droit de les laisser tomber... Pas cette fois! Lui et tout le poste les avaient déjà laissé tomber dès le début de l'enquête, ils ne pouvaient pas en plus leur faire l'affront d'échouer! Mais... Il avait déjà appelé la compagnie de téléphone, les compagnies satellites, tout! Personne n'avait ou retracer le téléphone de l'enfant plus loin que le centre-ville. Même si maintenant, il savait que sa cible était en vie... Il n'avançait pas. Tout semblait perdu.
« -Merde Lincoln Loud, où est-ce que tu te cache?
-Alors, tu te parles tout seul, Klark ?, demanda Mia, qui venait d'entrer dans la pièce.
-Je n'en peux plus, Mia! Même si des pistes arrivent, elles ne font qu'apporter plus de questions! Je n'ai absolument aucune idée d'où se trouve Lincoln! Et ces sœurs attendent dans la salle d'interrogatoire! Je ne sais plus quoi faire!
-Je sais, c'est justement pour ça que je suis là... Ces grandes sœurs viennent d'arrivée elles aussi. Elles ont quelque chose à te montrer, ça semble être important.
-Des pistes? Elles aussi auraient des pistes?! Alors Lincoln essaye de communiquer avec nous?
-Où : ces ravisseurs nous narguent.
-Ne dit pas ça, Mia! Être pessimiste, c'est ce qui va nous faire échouer! Crois-y un peu! Crois-y!, cria Klark tout en quittant la pièce à la course, laissant le téléphone derrière lui. »
Klark entendit Mia soupirer alors qu'il quittait la pièce. Il avait pris l'habitude, Mia soupirait souvent à la fin de leurs conversations, mais c'était ce qui faisait son charme. Alors qu'il courait en trombe dans la pièce, il vit en effet qu'elle était maintenant remplie avec onze enfants en panique.
« -Alors, cria presque Klark en ouvrant la porte. Vous avez des nouveaux indices ?
-Monsieur l'agent! S'empressa de répondre Lori. On a reçu un message texte! Il est des kidnappeurs de Lincoln!
-Vous en êtes sure ?, essaya Klark, dans la panique.
-Oui, quand même!, ajouta Luna. Le message parle de fermer le dossier! Et d'arrêter nos rechercher! Ils savent qu'on cherche Lincoln! Qu'est-ce qu'on doit faire? »
L'esprit de Klark s'embrouillait de plus en plus. Rien ne faisait de sens. RIEN. Il ne savait plus quoi dire pour rassurer les filles. Il ne faisait que pâlir face à elles. Un cas des psychohypnotiseur, c'était trop pour lui. Trop pour un agent de son grade. Sa respiration accéléra comme sa panique montait. Dans sa tête, tout s'enchainait. Ils le savent ? Ils voient peut-être tout ce qu'il fait. Et si les hypnotiseurs l'attaquaient ? Et s'ils avaient des espions ici même? Rapidement, il se reprit. Il ne pouvait pas craquer devant des enfants. Il n'avait pas le droit. Il devrait attendre avant de paniquer. Il devait les rassurer.
« -Tout va bien, ne vous inquiéterez pas... Commença Klark
-Mais... Vous êtes pâle comme un drap et vous tremblez, monsieur..., dit Lucy, suspicieuse.
-Je n'ai pas beaucoup dormir, c'est normal, ne t'inquiète pas..., menti l'agent de police. Bon, asseyez-vous tous, on va analyser toutes nos preuves, OK ? »
Bien qu'il sache que ce qu'il faisait était mal, l'agent se sentait plus confiant entourer des enfants eux aussi préoccupé par la victime. Après avoir envoyé Mia appeler l'école des plus vieille pour motiver leurs absences, l'agent et tous les enfants passèrent tous le reste de la journée à essayer de figurer où se trouvait Lincoln.
Mais... est-ce que tout cela servait réellement à quelque chose ?
