Bien le bonjour,
non je ne vous ai pas oublié mais c'est les vacances d'où mon absence. Ce chapitre est plus long que le précédent si ça peut compenser.

Réponse aux reviews :

Amaranphine, j'adore ta réaction =) Tu est une petite nouvelle, tu va donc apprendre à me détester pour ce style de fin puisque je les affectionne particulièrement.

Angelios, tout d'abord merci pour ton engouement. Je suis contente que le coté sombre de Naru te plaise puisque ça ne fait que commencer. Ne t'inquiète pas, il garde le cure dent comme moyen de pression tu verra à la fin du chapitre qu'il ne risque pas de l'utiliser.

Guest (que je suppose être Narutine mais je peux me tromper), pour la fin tu veux la scène du bisou baveuxou me voir me faire mettre en pièce par toutes sortes d'objets coupant ? Dois-je m'inquiéter pour ma santé physique ?

Bonne lecture.


Chapitre 8

J'attrape son menton avant de tourner son visage et le lécher de bas en haut.

- Raahhh… garde ta bave pour toi !

Il me repousse et s'essuie la joue, je ricane tout en sortant de la baignoire. J'attrape une serviette et m'essuie tout en matant le blondinet qui fait de même. Il a une expression sur le visage qui ne me dit rien qui vaille. Qu'est-ce qu'il peut bien mijoter ? Une fois sec on retourne dans la chambre et on renfile nos pyjamas en tâchant de les garder cette fois-ci. Il est plus d'une heure du matin avec toutes nos futilités. Naru attrape son lapin par l'oreille et vient se mettre au lit. Il s'allonge sur le dos et pose l'immondice sur son torse. Je regarde ce qu'il trafique, étalé sur le ventre.

- Tu vas pouvoir garder ton prénom Kiki, t'es content ?

Il fait pression derrière sa tête pour le faire acquiescer.

- C'EST QUOI CES CONNERIES ? J'ai gagné ! m'égosillais-je en me redressant sur mes genoux.

- Ah oui ? il s'allonge sur le flanc, la tête calée sur son poing fermé et le lapin assit contre son torse. Remémore-toi le déroulement des événements.

Je me refais la scène pendant qu'il me fixe, pressé d'avoir ma réponse. Son sourire croit en mesure avec mon visage qui blanchit. Je me rappelle m'être fais plaisir avec ses fesses tout en le masturbant. Merde…

Son sourire est si large que je vois ses dents. Il grattouille son lapin et fait comme si je n'étais pas là.

- Il a perdu mais il est trop fier pour se l'avouer, gagatise-t-il à la boule de poil.

Je vais pour le contredire en voulant me venger sur le pan-pan mais il intercepte ma main, tire dessus puis plaque mon épaule en arrière sur le matelas. Sa rapidité d'action me cloue littéralement sur place. Il prend le sujet de la discorde et le place sur mon torse.

- Fais attention à toi, je pourrais très bien lui détacher son collier et te l'attacher. Je suis sûr qu'il t'ira à merveille.

Il me sourit, le genre de sourire qui me laisse penser qu'il en est bien capable. Son aplomb me laisse pantois.

- Je préfère ça.

Il se penche vers ma pomme d'Adam et me l'embrasse. En remontant il me regarde du coin de l'œil, toujours le sourire aux lèvres. Il tapote le crâne de sa peluche puis pose sa tête sur mon torse en m'enlaçant. Ça me sidère toujours quand il se la joue dominateur surtout que ça faisait un petit temps qu'il ne l'avait pas fait. Ça me sidère mais en même temps ça m'excite… je suis vraiment pas net. Le lapin continue à me fixer comme s'il savait ce à quoi je pensais et qu'il me jugeait. Je mets une pichenette sur le front du fruit du démon et mon poignet se fait bloquer dans son retrait par la poigne du blond. Il me regarde froidement et fait tinter la clochette du collier. Il libère ma main et se recouche sur moi, j'aurai pu le relancer pour au moins deux heures mais je commence à sentir la fatigue se pointer. Je pose ma tête sur l'oreiller, ignore le truc qui est cajolé par blondie et laisse ma main se perdre dans ses cheveux. Il se cale un peu mieux contre moi avec un soupir d'aise. La journée était éreintante et notre petite activité nocturne nous a bien achevés.

OoOoOoOoOoO

Un toquement répété et sonore se fait entendre à travers la pièce. J'émerge lentement et je saisis assez vite ce que l'on attend de moi. Je me traîne jusqu'à la porte et l'ouvre en même temps que ma bouche, dans un majestueux bâillement. Je me retrouve face à Minato qui sourit à ma mine endormie.

- Kushina finit de s'habiller ce qui vous laisse largement le temps de vous réveiller puis de faire de même.

- Vous connaissez votre fils. Si j'arrive à bouger son cul du lit avant que vous ne soyez prêt, je serais déjà content.

Il rigole puis acquiesce de la tête connaissant l'énergumène.

- On se rejoint directement au restaurant alors ?

- Oui je crois que c'est préférable.

La porte se referme et je m'arme de mon courage. La couette est au milieu de son dos et il roupille comme un bienheureux. Le lapin gît au sol et il a jeté son dévolu sur mon oreiller. Je souris et donne un coup de pied à ce lapin de mes deux. La clochette tinte mais ne perturbe pour rien au monde le blond. Bon c'est parti !

Je vais au pied du lit et tire un grand coup sur la couette, ne s'y attendant pas il ne fait rien pour la retenir. Il se recroqueville en position fœtale pour conserver le peu de chaleur qui lui reste. Je m'agenouille près de lui et caresse ses cheveux. Il a un mouvement de mécontentement, il sait que c'est moi. Il ouvre difficilement un œil et râle à ma vue.

- Eh bah, ça fait plaisir.

Un grognement me répond et il se tourne pour avoir la paix. Je caresse son dos par-dessus le tee-shirt, il continue de grogner mais sans grande conviction.

- Naru, il y a un fabuleux buffet qui n'attend que toi et si tu tarde à …

Une tornade blonde se rue dans la salle de bain et je souris face à mon stratagème plus que simple. Étant moi-même toujours en pyjama je me mets en quête de trouver mes habits, une fois ceci-fait je rejoins la salle de bain. Je me fiche de la nudité du blond et me prépare rapidement. Une fois tous les deux fin prêt nous rejoignons le restaurant. Les adultes sont déjà attablés et ce depuis un petit moment si mes déductions sont bonnes. Le buffet est grandiose, il y a absolument de tout. Je me sers du jus de kiwi c'est bien la première fois que j'en vois, je complète avec un assortiment de viennoiseries et ça ira bien pour le moment. Naru embarque le maximum de bouffe qu'il peut transporter et les employés craignent un moment pour leur vaisselle. Je mange tranquillement tout en esquivant les projections de nourritures de l'animal en face de moi. Il ne saura donc jamais manger proprement sérieux ? Les adultes nous annoncent qu'ils vont profiter de la piscine de l'hôtel et qu'on a qu'à faire ce qu'on veut. Notre choix est très clair et ce décide rapidement d'un commun accord. Je me ressers en goûtant autre chose pendant que les parents nous quittent. La bouffe de cet endroit va me manquer.

- Ohh putain, je vais exploser ! se lamente-t-il en se tâtant le ventre.

- Tu m'étonnes à bouffer comme ça ! Tu vas finir obèse à ce rythme.

- J'ai un métabolisme qui marche du tonnerre, j'ai juste à me dépenser et pfiou… disparu le gras.

Je ne peux qu'acquiescer, il en est même à la limite de l'hyperactivité parfois. Je finis mon verre et le regarde partir se resservir avec désespoir. Il revient avec une petite assiette, tout est relatif bien sûr. Il s'assoie à mes côtés puis tranche un bout de pain et le tartine de confiture inconnue, je ne vois pas bien l'étiquette. Il la croque et ouvre les yeux d'étonnement.

- Putain c'est trop bon !

Il me la tend et m'invite à la goûter en postillonnant plus que de raison. Je m'avance et croque dans son bout de pain, il tire dessus et je fais un mouvement de mâchoire pour arracher le morceau. C'est vraiment pas mauvais son truc. Naru approche son doigt de ma bouche et recueille la substance sucrée qui s'est perdue en chemin avant de le ramener à sa bouche et le lécher.

- Tu sais comment on appelle ce que tu viens de faire ? il me regarde avec une expression intéressée et la joue droite gonflée comme celle d'un hamster. C'est une violation de domicile !

Il avale son morceau de pain et hausse un sourcil.

- T'en a d'autres des comme ça ?

- Tout un rayon mon cher. Bon t'as fini de t'empiffrer ?

- Mouais, conclue-t-il d'un rot des plus distingués.

On débarrasse car nous sommes de gentils garçons bien éduqués. Nous empruntons le chemin pour atteindre les grilles du parc. Nous faisons les attractions calmes et j'arrive même à le traîner une nouvelle fois dans la maison hantée. Il regarde tout autour de lui à la recherche d'éventuels farceurs. Une fois la surprise passée, il ne sursaute plus et se révèle être un bon spectateur.

On sort de l'attraction et nous continuons notre circuit de p'tit vieux. Le temps file à toute allure et nos estomacs sont à présent aptes à supporter quelques rebonds. On profite de la journée à fond et il me traîne une fois encore dans les boutiques, histoire de voir si rien ne lui à échapper. Les adultes nous retrouvent le soir à la fermeture et ils regardent avec tendresse leur fils trottiner devant nous, les yeux brillants.

Le retour en voiture se passe dans le calme étant donné que la seule source de bruit s'est endormit comme une souche.

OoOoOoOoOoO

Cette semaine était vraiment sympa et finalement Naru est resté chez lui. C'est lui qui a voulu et ça m'étonnes un peu vu que c'est toujours lui qui se plaint quand on n'est pas collé l'un à l'autre. Au moins je peux me remettre du séjour à Disney pensais-je étendu sur mon lit, la nuit qu'on a passée me revenant fatalement en mémoire. Mon abstinence commence à me peser et bien que nos petites séances avec Naru soit divertissantes, il m'en faut plus. J'ai envie d'explorer plus en profondeur le sujet, si je puis m'exprimer ainsi mais au fond ça m'angoisse. Je ne sais pas si ça va me plaire surtout que ça doit faire mal, c'est pas vraiment prévu pour ça à l'origine. Je me lève et me colle devant mon PC, quelques recherches s'imposent. J'ai peur de sur quoi je vais tomber. Je tape plusieurs mots et trouve un site plutôt sérieux et qui révèle même un certain sens de l'humour. Ça a le don de me détendre et de dissiper un peu mon angoisse. Après une bonne préparation ça fait moins mal et je découvre que l'anatomie masculine est même adaptée à ça. Sérieux ?! Enfin tout est relatif, elle est juste plus apte que l'anatomie féminine. En effet on a nous aussi un point G et j'en serai presque tombé sur le cul si je n'étais pas déjà assis. Apparemment stimuler notre prostate suffit à nous faire décoller. Je dois dire que je suis un peu sceptique mais au fur et à mesure de ma lecture mes doutes s'envolent. Si je me débrouille bien, je peux lui faire découvrir de nouvelles sensations sans lui faire trop mal. Quoi ? Vous avez sérieusement cru que c'est moi qui passerai à la casserole ? Vous êtes atteint mes enfants.. Ceci étant maintenant que la chose m'effraie moins, je peux retourner comater. Je m'affale tête la première sur ma couette. Je vais surement passer la semaine à jouer, je rattraperai ainsi un peu mon retard. Pour la soirée chez Mihashi, on s'est mis d'accord que blondie viendrait me chercher. Ça sera sûrement sympa et puis Misaki sera aussi là, c'est le genre de fille avec qui je pourrais bien m'entendre.

OoOoOoOoOoO

La fameuse soirée arrive bien vite et je suis devant mon PC. Il est dix-huit heures et quart et je suis déjà habillé. Il a prévu quelque chose d'effrayant et ça se déroulera peut être en extérieur, autant être au chaud. J'ai un jean gris foncé avec une chemise rouge sombre ouverte sur un débardeur noir, les manches retroussées. La sonnette retentit en bas et je passe la tête devant la fenêtre et aperçois le glandu appuyer sur le bouton comme un forcené. Il lui manque vraiment une case. J'enroule une écharpe en tissu rayée grise et prends au vol mon cuir. Je descends et Naru est dans l'entrée, discutant avec ma mère. Il est très en beauté ! Il a ressortit son pull en matière pelucheuse, on dirait un ours blanc de loin. Et comme si ça ne suffisait pas, ce con a réussi à coudre des oreilles rondes sur la capuche de sorte à ce quand il la met on dirait qu'il a une oreille droite et l'autre replié en avant. Il a un jean noir et je m'attendrais presque à voir un pompon sur son postérieur. Ils m'aperçoivent enfin et je fais une bise à ma mère, salue de loin mon père puis emboîte le pas au blond. Je ne peux m'empêcher de descendre mes yeux sur son arrière train, vérifiant l'absence de protubérance touffue. On marche jusqu'à l'arrêt de bus.

- Il fallait vraiment que tu nous le ressortes celui-là ? dis-je en triturant ledit tissu.

- Avoue, t'en est jaloux ?

- Certainement pas.

Il me regarde avec un sourire en coin et je grogne en fourrant mes mains dans les poches. Il réajuste son écharpe en laine, elle est gigantesque je crois bien qu'elle fait un mètre cinquante à peu près. Il ne la lâche pas de tout l'hiver et ne se prive pas de la sortir le plus tôt possible. On arrive à l'arrêt de bus en passant devant un saoulard qui nous fait maint de compliment. Le bus n'arrive pas avant une dizaine de minutes, on s'assoit donc sur le banc. Il ne fait pas bien chaud, l'air a tendance à se rafraîchir très vite à la nuit tombée. Naru se frotte les bras puis souffle dans ses mains.

- Alors la chochotte, on a froid ?

Regard meurtrier de sa part. Il rabat un peu plus sa capuche sur son crâne et tourne la tête. Je me déplace et me colle à lui, j'attends deux secondes avant de le sentir faire pression contre moi.

- C'est pas sérieux, t'aurais dû mettre un manteau.

- Mais je l'aime bien ce pull, dit-il en me regardant.

- On se demande vraiment pourquoi, me moquais-je.

Je comprends mieux pourquoi sa tenue de renard lui a autant plu, j'aurais dû me rappeler de ce truc. Le bus arrive et nous montons, il y a plusieurs arrêts avant le nôtre. La maison de l'autre blond est au bout de la rue et nous marchons en silence. On sonne et Mihashi vient nous ouvrir.

- Eh bah on peut dire que vous êtes ponctuels, vous êtes les premiers.

On le suit à l'intérieur et sa sœur nous dit bonjour en nous faisant la bise. Elle complimente Naru pour son pull et pendant qu'elle ne regarde pas, il me fait un grand sourire. J'y crois pas, tout ça pour ça. Les autres invités ne tardent pas, ils n'y a que des nouvelles têtes. On se rassemble tous dans le salon et Mihashi est le seul qui reste debout.

- Il y a une petite maison dans les bois, abandonnée depuis une dizaine d'années et il s'y passe des choses étranges certains soirs.

- Mec, tu comptes vraiment nous embarquer là-dedans ? Personne n'y croit aux trucs paranormaux.

- Allez faite au moins semblant d'y croire, c'est mieux que de passer la soirée à mater des films d'horreurs, non ?

Les trois filles ne semblent pas particulièrement enjouées, seule Misaki semble vouloir y aller. Les trois mecs hésitent mais on finit par les convaincre. On renfile nos chaussures et Misaki distribuent quelques lampes torches. Les deux frangins montrent le chemin et Naru est entouré par les trois filles, elles tripotent toutes son pull. Saloperies de fringues ! Les deux autres mecs sont resté en retrait avec moi, l'un d'entre eux n'as pas l'air d'apprécier l'attention qu'une des filles porte au blond. Je l'entends marmonner dans son coin pendant que l'autre marche en silence. Il n'est pas enthousiaste à l'idée de cette balade nocturne, après tout c'est lui qui s'y est opposé tout à l'heure.

On y arrive enfin et cette maison à tout l'air d'une vielle maison délabrée. Elle n'a pas d'étages et la végétation abondante tout autour a bien pris possession des lieux. Mihashi nous fait signe, il a apparemment trouvé une entrée. Je le suis, suivit de près par sa sœur ainsi que le reste du groupe. Elle trébuche et se rattrape comme elle peut à moi, elle me fait un sourire d'excuse et nous continuons. Nous sommes dans ce qui devait être le salon, il reste un peu de peinture sur les murs mais la plupart a écaillé. Les meubles sont bien amochés pour ne pas dire détruit pour certain. Le sol est jonché de décombres et de canettes. Des jeunes ont dû venir, tout comme nous. On regarde tout autour de nous quand des grincements de bois ce font entendre dans une pièce voisine. Ça doit être le bois qui travaille. On se déplace pour se retrouver dans un semblant de cuisine sentant bon le renfermé. Elle est toute en longueur, on ne peut donc pas tous rentrer. Un craquement se fait à nouveau entendre mais dans le salon que l'on vient de quitter. Les plus proches de la porte s'y précipite mais il n'y a personne. C'est peut-être de la parano mais ce bruit ressemble davantage à un bruit de pas qu'à un simple effort de la maison. Je regarde Mihashi, il ne semble pas plus inquiet que ça. Il a dû prévoir quelques trucs dans ce genre, ça peut être marrant. Il suffit que je pense ça pour que le seul objet encore debout n'aille se briser sur le sol alors que personne n'était à proximité. Un silence se fait. J'observe les débris, ils bougent un peu comme si quelque chose y était attaché et cherchais à se barrer. Mihashi sourit un peu trop, il pourrait au moins essayer d'être crédible.

-Mihash' si c'est toi qui est à l'origine de ce foutoir, tu vas prendre cher, le prévient une des filles.

Le fait qu'il éclate de rire est censé le disculper ? Ça rassure au moins un peu les filles même si l'auteur de la question lui lance un regard mauvais en croisant les bras.

- Bon maintenant que la supercherie est découverte, tu pourrais dire au mec dehors de se ramener avant qu'il choppe la grève, lui conseille la seule rousse du groupe.

Il acquiesce en saisissant son portable et appelle l'autre glandu. C'est bizarre qu'il se trouve dehors sachant qu'il a actionné quelque chose il y a peu de temps mais au moins on ne risquait pas de tomber dessus. Il se ramène et se place à côté de Mihashi en nous lançant, tous les deux, un sourire fier.

- Eh t'as vraiment vu un fantôme ou quoi ?

La rousse a la bouche entrouverte de stupeur et ne réagit pas à la question de la fille, près d'elle. Elle lève un doigt en direction du pote à Mihash' et balbutie avant d'aligner correctement deux mots.

- C'est lui ?

- Bah oui, s'étonne le blond. Pourquoi tu fais cette tête ?

Il a une tête plus inquiète que tout a l'heure, qu'est-ce qui ce passe ?

- Le mec que j'ai vu à la fenêtre, c'était pas lui ! I-il était plus grand et surtout il avait une carrure d'homme… adulte !

Il y a un moment de stupeur dans notre groupe et la fille de tout à l'heure reprend la parole.

- Mihash' si c'est encore toi, c'est vraiment pas drôle.

Il a une expression effarée et ne semble pas du tout mais alors pas du tout faire semblant. Le groupe s'en rend compte et son complice nous affirme qu'il n'y en avait pas d'autres. On se précipite à la fenêtre mais il n'y a personne.

- On ne devrait pas rester ici.

Je ne sais pas qui vient de dire ces sages paroles mais on ne peut qu'acquiescer. On se dirige vers la sortie quand une fenêtre non visible explose. On ne cherche pas à comprendre quoi que ce soit et on se casse en vitesse. Des lumières de lampes torches s'éparpillent me laissant comprendre que le groupe se disperse. C'est pas bon ! Je tente de les rattraper quand j'entends un bruit lourd tomber derrière moi. Je me retourne, par pur instinct, et vois Misaki. Gisant au sol. Bordel ! Je me précipite sur elle et l'aide à se relever. La végétation n'aide pas à la fuite et le groupe nous a semés. Je crois qu'elle s'est blessé à la cheville, je la prend dans mes bras et la porte, on iras plus vite. Elle m'aide en éclairant droit devant et me guide jusqu'à la route. Les deux frangins sont, je crois, les seuls à connaitre le chemin. J'espère qu'ils ne se sont pas perdus, après tout nous ne savons pas qui c'était et bien que nous ne soyons pas dans un film, les psychopathes existent bel et bien. Cette pensée me serre le cœur douloureusement, je n'ai pas vu Naru s'enfuir. Bordel, faites qu'il ne se soit pas perdu !

OoOoOoOoOoO

Le silence, une explosion de verre puis la panique. Une simple soirée d'Halloween qui se termine en drame. Je cours aussi vite que je peux, les feuilles et branches me fouettant le visage. Tout ceci ne devait être qu'une farce, jamais je n'aurais cru que ça finisse comme ça. La faible clarté de la lune me permet de distinguer les arbres, ma lampe m'ayant lâché. Je peine à voir le groupe qui est devant, seuls les faisceaux lumineux portatifs me permet de me faire une petite idée de leur emplacements. Une tâche blanche semble prendre du retard par rapport à eux, j'accélère et la rattrape facilement. Je l'agrippe et la tire vers moi.

- Naru ! Par là.

Je lui tiens fermement le bras et gueule au groupe de continuer tout droit. Je ne sens plus mes jambes mais je m'en moque pas mal pour le moment. Je continue de brailler mes indications sans pour autant me préoccuper que quelqu'un d'autres puisse m'entendre. Les lumières de la ville apparaissent bien vite et chacun reprend son souffle sur le trottoir. Naru tient ses genoux avant de relever rapidement la tête et balayer notre groupe. Je regarde à mon tour et je remarque qu'il manque deux personnes, Misaki et Kiba. Merde ! Naru à une mine atterrée et je n'en mène pas large non plus. Je sais qu'elle connait ses bois aussi bien que moi mais un doute oppresse ma poitrine. Je n'ai pas le temps de cogiter plus longtemps que j'aperçois Naru s'enfoncer dans la forêt, je le rattrape et le bloque de mes deux bras. Il se débat mais je le ramène à la raison et sur le trottoir.

- Misaki connait parfaitement ses bois et je suis sûr que Kiba est avec elle.

Je tente également de me rassurer par cette phrase et Naru le remarque.

- Faut faire quelque chose, imagine qu'ils soient…

Je l'imagine que trop bien mais je dois avoir les idées claires, si on fonce la dedans sans réfléchir, on ne sera d'aucune aide. Ma poche vibre, j'en sort fébrilement mon portable. C'est un texto de Misaki, je ne peux m'empêcher de souffler de soulagement en le lisant. Je regarde le blond, il fixe désespérément mon téléphone.

- Tout va bien, ils sont ensemble. Expiration de soulagement pour sa part. Ils ont dû faire un détour mais ils sont en chemin, elle me tiendra au courant.

Son angoisse semble s'estomper un peu, le groupe est également rassuré mais préfère rentrer. Je l'ai comprends. J'invite Naru à me suivre jusqu'à chez moi et il s'exécute, la tête ailleurs. Ça ne doit pas être très joyeux ce à quoi il pense.

- Ils sont peut-être déjà à la maison.

Il relève vivement la tête et presse le pas.

- Tu sais Misaki est loin d'être froussarde et Kiba bah tu connais ces capacités.

- Oui il s'en sortira, bredouille-t-il peu confiant.

On arrive au portillon, j'ouvre et nous fait rentrer. Naru se précipite dans le salon mais à en juger par le silence, ils ne sont pas encore là. Je le trouve debout au milieu de la pièce, les bras ballants. Il me fait de la peine, je me place dans son dos et l'enlace. Il se retourne et place son visage dans mon cou en me serrant plus. Je lui caresse le dos dans l'espoir de le réconforter un peu. C'est la première fois que je le vois aussi désespéré, lui qui est toujours joyeux d'habitude. Je l'aide à s'asseoir dans le canapé puis le laisse deux minutes pour lui faire un chocolat chaud, je ne sais pas s'il aime ça mais ça le réchauffera. Le temps que ça chauffe, j'envoie un texto leur demandant dans combien de temps ils seront là. J'ai fini les deux tasses et toujours aucune réponse. Je reviens dans le salon avec les deux mugs fumants et m'assoie à côté du blond. Je lui en tends un et il l'attrape. Il plonge le nez dedans et aspire longuement, je ne sais pas quoi faire. Il repose la tasse sur la table basse et replis ses genoux contre se poitrine.

- Ils ne devraient pas être déjà là ?

- Ils ne vont plus tarder, elle m'a confirmé qu'ils n'étaient plus très loin, mentais-je.

Il tourne la tête et me fixe sans sourciller.

- C'est pour ça que tu n'as pas l'air serein ?

Je détourne les yeux, je pensais mieux réussir à camoufler mon état. Il se lève vivement et commence à faire les cents pas le long de la pièce. Je le regarde faire, amorphe, avant de me décider à agir. Je le stoppe au milieu de l'une de ces traversées en le tenant aux épaules. Il me regarde, la tristesse ternit ses iris. Il détourne le regard et je ne peux m'empêcher de l'enlacer à nouveau. Il m'agrippe fermement le pull, je crois que j'en ai aussi besoin. Une de mes mains part caresser les petits cheveux sur sa nuque quand la sonnette nous fait bondir. On s'y précipite et j'ouvre en grand la porte, sans demander qui c'est. A la vue de ce qui se trouve derrière celle-ci, nous restons bloqués de stupeur.

OoOoOoOoOoO

Je commence à fatiguer mais je tiendrai bon. Je n'entends que moi courir et ça me rassure. Misaki a averti son frère et j'espère que ce con de blond est avec lui. On n'est toujours pas sortit de la forêt alors qu'à l'aller, le chemin m'avait paru moins long d'autant plus qu'on marchait.

- Fait pas cette tête, tu vas chopper des rides avant l'âge.

Je la regarde, elle semble confiante dans les directions qu'elle me donne. Au bout d'un moment, j'aperçois les douces lumières de la ville. Bordel c'est pas trop tôt ! Elle m'indique à gauche et nous débouchons pile sur leur maison. Misaki sonne et j'ai le cœur battant d'appréhension. La porte s'ouvre violemment comme si quelqu'un était planqué derrière. Les deux blonds nous regardent atterrés mais je ne peux m'empêcher de sourire à leur vue. J'entre et dépose mon chargement sur le canapé. Mihashi tire toujours la même tronche et Naru… bordel ce que je suis content qu'il soit là.

- Il lui faut de la glace et aussi sa pommade miracle.

Bien, personne ne bouge. Les deux blonds la regarde, dont un est agenouillé prés d'elle.

- Eh ducon, reste pas planté là à me regarder comme ça !

Il percute enfin et va lui chercher ce qu'il faut. Voyant qu'il mets un peu de temps, je vais aller voir ce qu'il fabrique. Il a déballé une multitude de choses dont les trois-quarts sont totalement inutiles. Je sors la glace et la pommade avant de lui tendre le tout. Il me regarde avec mille remerciement au fond des yeux. Il disparaît, laissant place au second blond. Il a les yeux humides, putain j'espère qu'ils ne leur sont rien arrivés. Il avance rapidement vers moi et me serre dans ses bras. Je l'enlace à mon tour, j'ai tellement eu peur même si je ne lui avouerais jamais de vive voix. Je lui embrasse le front et je sens aussitôt ses lèvres s'emparer de mon menton. Je recule mon visage, il ne me quitte pas des yeux.

- Qu'est-ce qui c'est passé ? demande-t-il inquiet.

- Elle est aussi douée que toi, elle s'est pris les pieds dans des racines.

- C'est tout ? s'étonne-t-il.

- Mais oui, on n'a rencontré personne d'autres, le rassurais-je.

Je lui caresse les cheveux et rejoint les frangins. Je me fais toutefois arrêter par une paire de bras qui m'enlace fermement. Sa tête est posée entre mes omoplates et je viens enserrer ses mains sur mon torse. Il devait sûrement être dans le même état que moi, lui aussi préfère faire parler son corps pour transmettre son état d'esprit. Mihashi se retrouve devant nous, il a apparemment fini avec sa sœur. Il range puis profite que blondie me tienne toujours pour venir me faire un câlin,me prenant en sandwich. Même couleur de cheveux, même caractère c'est pas croyable ! Une fois que leur phase koala est passée, ils me délivrent enfin. Nous allons dans le salon où Misaki est assise dans le canapé, la jambe posée sur un coussin sur la table basse. Son frère la rejoint et est aux petits soins pour elle. Je m'assoie à coté d'elle et Naru me colle. On discute, vannant au passage l'auteur de la soirée. Naru participe peu à la discussion et s'endort lentement mais sûrement sur mon épaule. On sourit tous à sa bouille et je décide de nous rentrer. Je salue les frangins et transporte le blond sur mon dos puisqu'il a complètement lâcher l'affaire. Mihashi me raccompagne et m'aide avec les portes, il me remercie une nouvelle fois pour sa sœur. Dans l'air frais de l'extérieur et sous les lumières vacillantes des réverbères je taille la route. Il n'y a pas un bruit et je doute qu'il y est encore des bus à cette heure. Il est nettement plus lourd que Misaki mais il me tient chaud, ça c'est bien rafraîchit. Je traverse un passage sans lumière et avec l'autre qui roupille, je ne suis pas tranquille. J'arrive heureusement assez vite chez lui et le fouille pour trouver ses clefs. J'ai eu la flemme et surtout pas le courage de rentrer jusqu'à chez moi. Il gesticule, ma fouille au corps semble lui plaire, je trouve enfin ce que je cherche et le pose contre le mur pendant que je déverrouille la porte. Je lui tire le bras et l'entraîne au chaud. Je n'allume pas les lampes et fais un minimum de bruit pour ne pas réveiller ses parents. Je lui fais monter les marches et referme avec difficulté la porte de sa chambre, une fois que nous sommes à l'intérieur. Il dort littéralement debout et je bataille quelques instants avec son pull pour lui enlever. Je déboucle sa ceinture et défais sa braguette quand une main me stoppe.

- Tu m'as l'air bien pressé, dis-moi... baragouine-t-il les yeux fermés.

Ses mains viennent agripper mon sweat et il se presse contre moi. Il m'embrasse le cou et dérive vers mes clavicules. Déjà qu'il est câlin de base mais alors endormi... Il retire mon haut avec maladresse et défait également mon bas avec toute l'habilité dont il dispose, c'est à dire très peu. Ses mains se posent sur la bosse de mon pantalon et il semble étonné.

- Et qu'est-ce que c'est ? S'intrigue-t-il.

- Tu as la même mon cher.

Il baisse la tête et constate mes dires. Il reste dans cette position un petit moment, soit il est subjugué par la couleur de son boxer soit il s'est rendormi. Je le secoue légèrement et je penche plus pour la seconde option. Je lui ôte entièrement son bas et vire ses chaussettes avant de l'allonger sur son lit. Je finis de me déshabiller et le rejoint, il ne tarde pas à m'enlacer et ma main part naturellement dans ses cheveux.

OoOoOoOoOoO

J'émerge lentement et aperçois une forme recroquevillée au pied du lit. Elle jette des coup d'œil frénétique autour d'elle tout en puisant dans un sachet. Je la pousse du pied et elle darde sur moi un regard furax. Merde, je vais décédé... Il resserre le paquet contre lui et ne me quitte plus des yeux.

- T'inquiète pas Golum, je ne vais pas te piquer ta bouffe.

Je me lève et sort me préparer. Une fois vêtu, je reviens lui dire au revoir de loin caché derrière la porte car oui, je tiens un peu à la vie.

Je rentre chez moi où je vais sûrement y rester pendant le reste des vacances.

OoOoOoOoOoO

De retour en cour, ouais ! Je manifeste actuellement ma joie dans ma chambre. Je vais au moins revoir blondie car étrangement il n'as pas donné signe de vie et répondait de manière évasive à mes textos.

Je suis devant le bahut et Mihashi et sa sœur me salue de loin avant de venir discuter un peu avec moi, attendant le retardataire. Il arrive dix minutes après, essoufflé et ébouriffé, sous le doux carillon de la cloche.

- Le réveil a était dur ? le taquine Mihashi.

La marque de l'oreiller sur sa joue répond à sa place. On se moque gentiment de lui puis on prend le chemin de nos classe respectives. Les cours démarrent doucement avant de reprendre leur rythme habituel dans la semaine qui suit. On voit les frangins à certains intercours et pendant la pause du midi, je dois dire qu'on tisse pas mal de liens avec eux.

Le weekend va démarrer pour le mieux puisque vendredi c'est mon anniversaire. J'en parle à tous mes potes et c'est sans surprise que la majorité acceptent de se rendre chez moi ce soir pour une soirée de malade. Mes parents auront sûrement prévu le coup comme chaque année et la maison sera désertée. Quand on parle du loup, je reçois un texto d'eux. Un sourire se dessine sur mon visage, ils partent jusqu'à dimanche soir. C'est bien la première fois mais je ne le dirais à personne sinon ils vont me ravager la maison les saligauds. Je trépigne presque sur ma chaise, lors de la dernière heure de cours, Naru me lance une œillade moqueuse.

Le carillon de la délivrance retentit et je balance à toute vitesse mes affaires dans mon sac et me précipite vers la porte sous le regard courroucé de ma prof. Je n'attend pas blondie mais il est habitué, je saute dans le bus au moment où les battants se ferment. Je ne reconnais personne que j'ai invité mais je n'ai pas pour autant le temps de paresser. Je me fais un plan de bataille dans mon p'tit cerveau en regardant le paysage défiler. Je sors du bus au trot et bugge quelque seconde sur la serrure. La serrure se montre enfin coopérative et j'expulse mon sac dans ma chambre. J'aménage le salon en déplaçant les fauteuils et le canapé contre les murs et oui j'ai galéré si vous voulais savoir. La table basse dégage elle aussi puis je vérifie les verres disponibles dans le buffet, le compte y est je devrais pas avoir de soucis de ce coté là. La boisson maintenant, il vaut mieux que je remplisse les stocks si je ne veut pas que le courroux s'abatte sur moi. Je file à la supérette et j'ai Dieu de mon coté puisque j'ai eu le temps de tout acheter et de revenir sans que personne ne soit encore là car oui ils sont habitués à venir tôt les bougres. Il y a juste un petit chaton égaré devant ma porte et ce serait criminel de ne pas le laisser entrer. Il pose mon cadeau sur la table de la cuisine, je prépare quelques bols de chips et autres biscuits salé en zieutant dessus. Naru sort les bouteilles ainsi que les verres et nous plaçons le tout sur la table du salon dans l'angle de la pièce. Il y a un grand espace devant la chaîne hi-fi, je file rapidement chercher ma clé usb et quand je revient Mihashi et Misaki sont là. Il me semblait bien avoir entendu la sonnette.

- Joyeux anniversaire, me clament-t-ils en cœur.

Je sens que je vais l'entendre souvent celle là. Misaki s'avance et me fais la bise en me tendant mon cadeau.

- C'est un cadeau commun, j'espère qu'il te plaira, me dit le second blond en se penchant vers moi.

Ces lèvres caressent ma joue et sa main monte et descend le long de mon flanc, il me sourit un peu trop chaleureusement quand il se recule. La sonnette est de nouveau sollicitée et je me retrouve seul avec le blondinet, sa sœur ayant mystérieusement disparu.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien, je me disais juste que je pouvais être très gentil avec toi pour ton anniv'...

- Tu ne m'a pas offert un cadeau ? tentais-je.

- J'ai participé financièrement mais c'est Misa qui à trouver l'idée donc je trouve une compensation à la hauteur de mes moyens, dit-il en me plaquant contre un mur.

Je repousse sa tête de mon cou avant que ça ne dégénère.

- Tu n'as pas assez de Naru ?

- Le mieux ce serais vous deux..., élude-t-il.

Il est pensif à cette idée et son soupir rêveur me fais peur quant à ses pensées. Je suis heureusement sauvé par l'arrivée de nombreux invités. Ils sont pratiquement tous là et la soirée démarre bien, les bouteilles se vident plus rapidement que prévu, étrangement le rythme de baisse de celles sans alcool est moins violent. Je refais les niveaux et me fais rapidement alpaguer par les filles pour les faire danser. Je sens l'alcool faire effet, je devrais ralentir un peu si je veux que cette maison reste à peu près en ordre et l'heure peu tardive m'y invite aussi. Naru rassemble tout le monde pour l'ouverture des cadeaux, ils s'assoient sur les fauteuils ou parterre suivant la disponibilité. Les premiers sont surtout des grosses conneries comme des rouleaux de PQ et autres joyeusetés. Je les balance à la tête de leur propriétaires dans un rire communicatif. Naru me passe le cadeau des frangins, il me semble, je l'ouvre avec fébrilité. Comme il vient de Misaki, je ne risque pas de tomber sur quelque chose avec une quelconque allusion phallique ce que j'aurai pu craindre de son frère. C'est un polo rouge avec une tête de mort stylisé sur le pec droit et remontant un peu sur l'épaule et j'ai également un jean noir assorti. Il sont vraiment sympa, je l'a remercie chaleureusement et son frère se précipite pour avoir le même traitement. Je vais finir par croire qu'il préfère vraiment la gente masculine. Après ce moment rempli d'affection et de tendresse, c'est le tour du cadeau de blondie qui est certainement le dernier. Le paquet est fait à l'arrache comme d'hab et semble contenir quelque chose de flexible et avec des parties métalliques. Et qu'est-ce c'est ?

- Et si tu l'ouvrais au lieu d'essayer de deviner ce que c'est ? me conseille judicieusement l'auteur du présent.

Je dégrafe le scotch et en sort une laisse en nylon tressée noir et rouge, rattachée à un collier. Il est en cuir rouge tout simple, je dévisage Naru. Il sait que j'ai toujours voulu un chien, il n'aurait quand même pas... Il me fait signe de tourner le collier ce que je fait aussitôt. Il y a une petite plaque où on grave le nom de l'animal, quelque chose est déjà inscrit. "Kiki" le p'tit... Tous le monde pense que je vais avoir un compagnon à quatre pattes et personne ne se doute que ce cadeau m'est destiné, je veux dire vraiment destiné... pour mon usage personnel si vous préférez. Je fusille le blond du regard et il me renvoie un clin d'œil. C'est belle et bien la fin des cadeaux puisque tout le monde est retourné à leur occupations, ils n'ont donc pas prêter attention à notre échange. Je ramasse le papier cadeau pour le mettre à la poubelle puis monte dans ma chambre pour ranger mes nouvelles acquisitions.

- Tes cadeaux t'on plu ?

Je n'ai pas besoin de me retourner pour reconnaître cette voix.

- Extrêmement. Surtout un en particulier, tu penses bien.

La personne dans l'ombre sourit, adossée à la porte fermée. Je pars ranger ma magnifique collections de papier toilette dans la salle de bain et un cliquetis métallique me fait relever la tête du placard en dessous de l'évier. Il fait balancer en un mouvement lent la laisse tout en me fixant lascivement.

- J'en reviens pas que tu l'ai vraiment fait.

- Je ne trahit jamais mes promesses.

- C'en était même pas une !

- Peu importe, il est temps de te le faire essayer.

Il le déboucle rapidement et tente de me l'enfiler. Il y arriverait de peu mais je le bloque face contre l'évier.

- Et merde, pourquoi je me fait toujours contrer ?

- Parce que t'es mauvais.

Je lui arrache le collier, le fouettant au passage avec la laisse qui y est toujours attachée. Je lui bloque les poignets dans le dos grâce à mon ventre puis boucle le collier autour de son cou. J'agrippe la poignée de la laisse et lui fait une bise sur la tempe.

- On sait à qui t'appartient maintenant, lui murmurais-je tout en fixant son reflet dans le miroir.

Il claque la langue et détourne la tête mais j'ai le temps de voir ses joues rougir quelque peu. Je lui embrasse le cou puis pars, oubliant consciemment que je tiens toujours la laisse. Elle n'est pas longue, un peu plus d'un mètre tout au plus, il est donc propulsé violemment vers moi.

- Enflure !

Il masse son cou endolori puis me lance un regard meurtrier avant de se jeter sur moi. On se fracasse durement au sol, Naru se surélève un peu et on se fige. Notre chute était sonore et on craint de voir des gens débouler, ce serait gênant au vu de nos positions. La chaîne hi-fi ainsi que le taux élevé d'alcool dans le sang de nos camarades nous offre une excellente couverture.

- Ça te vas vraiment bien.

- Tu dis ça parce que c'est ta couleur préféré. Vire-moi ça !

Je souris puis obéit.

- Tu penses que Mihashi est gay ?

La question l'intrigue suffisamment pour qu'il ne prête plus attention a ce que je fais.

- Pourquoi ? Tu veux la sœur et le frère maintenant ?

- Non mais lui je crois qu'oui.

- Hein ? Comment ça ?

- Toi, moi et lui dans un pieux, c'est plus clair comme ça ?

- Il t'as dit ça ?

- Pas de cette manière mais presque.

- Il aime peut-être juste jouer, comme moi.

- Peut-être bien.

- Je suis sur que si on rajoute Misaki tu serais partant.

- Et comment !

Je deviens songeur à cette idée quand un souffle sur mon oreille se fait ressentir.

- Tu n'aurais pas peur de te faire coincer par un de nous deux ?

- Révise tes cours mon cher ! Généralement quand il y a une fille, c'est elle qui prend.

- Justement, je ne pense pas que Mihash' prenne sa sœur. Il ne reste donc plus que toi ou moi.

- Je te le laisse volontiers, j'ai une nette préférence pour sa sœurette.

- Tu pourrais être jaloux de la manière dont il me fera crier.

Il fait mouche, je dois dire que je n'ai jamais pris le temps de l'imaginer faire ça avec un autre mec. Il ricane puis se remet sur ses pieds. Je le suis et l'attrape par l'anneau de son collier.

- Je ferais mieux de t'enlever ça sinon on risque de te regarder étrangement.

Bizarrement il ne s'énerve pas et l'enlève dans le plus grand calme. Il me le tend avec un sourire en coin et un haussement de sourcil lascif.

- Ah oui, je l'avais oublié.

Il me fait un clin d'œil puis s'en va. Je serre le collier dans mon poing puis le range en tentant de faire passer mon début d'érection. Je rejoins ensuite mes invités sous l'œillade malicieuse de blondie. Il commence à ce faire tard, il doit être plus de deux heures et demies du matin. Certains commence à partir et je les remercient en les raccompagnant, d'autres sont déjà en train de comater sur le canapé ou à même le sol. Je réquisitionne des gens pour m'aider à ranger un peu puis à préparer couvertures et autre seaux pour les cas extrêmes. Je fouille dans le placard de la chambre pour y dénicher oreillers et couvertures.

- Cette soirée était vraiment sympa mais elle peut être encore mieux, me chuchote une voix masculine à l'oreille.

Je sens quelque chose de doux et humide se balader le long de mon cou. Ce qui me surprend le plus toutefois ce n'est pas ce geste mais plutôt l'auteur de ce geste car oui, ce n'est pas le blond habituel.

- T'es bourré Mihashi ?

- Comme une barrique mais je suis assez lucide pour m'en apercevoir donc je ne suis pas encore trop atteint.

- Oui c'est pour ça que tu te frotte à moi ?

- Je crois bien l'avoir fait à Naru en étant sobre. Il est tellement plus simple à aborder et sans complexe alors que toi... t'es plus coincé.

- Quoi ?

- Tu vois ? Je peux pas me frotter à toi sans que tu me repousse, se plaint-il.

- Mais c'est pas ça le problème ! m'insurgeais-je.

Il me lâche et je crois voir ses yeux devenir humide avant qu'il ne baisse la tête, penaud.

- Tu ne m'aime pas c'est ça ? pleurniche-t-il.

- Non je t'aime bien mais pas comme ça, le rassurais-je en lui tenant les épaules.

Il redresse vivement la tête et se jette à mon cou.

- J'ai envie de toi, Kiba, me souffle-t-il en me caressant les fesses.

Je le repousse plus durement que voulu et il se vautre sur son postérieur sous l'effet de l'alcool.

- Tu préfère ma sœur hein ? Je te comprend, elle est plus jolie et puis c'est une fille, chuchote-t-il blasé.

- Je... je suis désolé Mihas', dis-je en tachant de le relever.

Il se laisse totalement faire, c'est donc un parfait poids mort et il se gaufre donc magistralement, sur moi bien évidemment.

- J'ai encore plus envie de toi maintenant, dit-il en sentant mon cou.

Je le retourne et le plaque au sol, il me fixe avec une lueur d'envie et bouge ses hanches contre les miennes.

- Fais-moi hurler Kiba, m'ordonne-t-il en passant sa main dans mes cheveux.

Il est complètement murger mais je pense qu'il y a un fond de vérité puisque que l'alcool ne fait que lever les inhibitions. Il profite de mon absence pour m'embrasser la joue, un peu trop près de mes lèvres à mon goût. Je me recule précipitamment et me retrouve bloqué par le lit. Mihashi se redresse sur ses coudes et me lance un sourire carnassier. Il se dandine à quatre pattes jusqu'à moi et s'assoie sur mes cuisses.

- Embrasse-moi... s'il te plait.

Il semble désespéré et je sens mes entrailles se resserrer à ces paroles et sa mine piteuse. Je lui caresse la joue puis l'enlace, c'est le mieux que je puisse faire pour lui. Je sens ses lèvres dans mon cou mais je le laisse faire.

- Je me sens si seul, j'ai tant besoin d'affection, murmure-t-il.

Je lui caresse les cheveux et son dos en le berçant légèrement. Il me fait tellement de peine, je n'ai pas menti quand à mes sentiments à son sujet je l'apprécie énormément. La porte s'ouvre doucement et Naru pointe le bout de son nez.

- T'en mets du temps, tu..., il se fige un moment avant de se ressaisir. Qu'est-ce qu'il a ?

- Je crois qu'il a l'alcool dépressif, aide-moi à le porter.

Il s'exécute et on le pose sur le lit, je lui caresse brièvement la tête. Je me retourne et Naru me regarde avec une moue boudeuse.

- Tu ne fais ça qu'à moi normalement.

- Jaloux ?

Il lève les yeux au ciel en secouant la tête.

- Ramène ton cul, y'en as un qu'a gerber.

- Sérieux ? Et les seaux ça sert à quoi bordel ! m'insurgeais-je en allant sur le lieu du crime.

Je prépare de quoi nettoyer avant que les tissus ne s'imprégnent de cette douce odeur. Je nettoie le plus vite et le plus efficacement possible en retenant des haut-le-coeur. Une fois le délit réparé, je pose un seau vide près de vomito-man et je pars en quête d'un lieu où me pieuter. Je tombe sur Misaki et elle semble chercher quelqu'un, je la conduis donc à son frère.

- C'est pas vrai ! Mais dans quel état il s'est encore mis cet abruti ?

Je la retiens avant qu'elle n'aille vers lui.

- Prends soin de lui, il est plus mal qu'il n'en as l'air.

- Je sais, dit-elle en le levant. Je vais le ramener avant qu'il ne fasse des déclarations à tout le monde.

Je suis soulagé, il ne craque pas vraiment sur moi en fin de compte. Je les raccompagne à la porte et lui souhaite bon courage.

- Une déclaration, hein ?

- Ouais, soufflais-je.

- Pourquoi à toi, c'est à moi qu'il aurait du la faire ! s'étonne-t-il.

- T'inquiète pas pour ça, il te l'aurais surement faite s'il t'avait croiser avant.

On ricane mais j'ai un gout amer dans la bouche. Blondie monte et je fais de même, j'enfile mon pyj' pendant qu'il se débarbouille ou Dieu sait quoi et voyant qu'il tarde à venir, j'éteins la lumière.

Peu de temps après, je vois une chose se mouvoir dans le noir et se glisser sous les draps.

- Salut, me chuchote-t-il.

- Salut, lui répondais-je.

Il est torse nu de ce que je peux apercevoir et semble d'humeur taquine.

- Bon anniversaire Kiba, ronronne-t-il.

- Merci mais...

Il m'empêche de poursuivre en apposant deux doigts sur ma bouche.

- Non je ne te l'ai pas encore souhaité.

Avec le monde qui me l'a dit c'est tout a fait possible.

- Mais pourquoi maintenant ? D'habitude, t'es toujours le premier.

- C'est une bonne amorce je trouve pour te donner mon cadeau.

- Eh coco, tu me l'a déjà donné mon cadeau.

- Je pensais à un cadeau un peu plus spécial, après tout je me dois de t'offrir quelque chose de mieux que celui que tu m'as fait. Après ces dires, il me caresse le torse puis disparaît sous la couette. Je la soulève, il est tapi entre mes cuisses.

- Je dois dire que nos séances me plaise particulièrement mais il va falloir rajouter quelque chose au pot.

- J'y compte bien...

Il me fait un clin d'œil et tire sur mon bas, je ne sais pas ce qu'il compte faire mais il risque d'étouffer là-dessous. Je rejette la couette et elle échoue sur son dos.

- Tu veux profiter du spectacle ? Je t'en pris mais tu ne pourras pas me regarder bien longtemps avant de succomber, crois-moi.

Il se met en action et je suis plus que perplexe quant à ses dires. Il me caresse doucement les cuisses tout en faisant des va et vient sur ma hampe me faisant lentement mais sûrement durcir. Pour le moment, c'est comme d'habitude bien qu'excitant. Il se penche et m'embrasse la cuisse droite, me mordillant par moment. Il remonte et finit sur mon aine, il n'a jamais était aussi près. Il me fait un bisou avant de me regarder. Je suis confus face à ce que je vois, il semble particulièrement sûr de lui. Il me sourit puis souffle sur mon érection avant de lécher mon bas-ventre. Le saligaud, il me fait miroiter pour que dalle. Il s'approche de moi et m'embrasse le cou.

- J'irai au bout cette fois.

Il se recule et me fais un clin d'œil. J'ai du mal à le croire, ça fait un bail que j'en n'ai pas eu. Il redescend le long de mon corps sous les douces caresses de ses doigts et lèvres. Je me les mords, tout en fixant ses mouvements. Il souffle à nouveau sur mon membre, il adore me faire languir. Il semble prendre son courage à deux mains puis il se lance. Son nez m'effleure, son souffle chaud et légèrement moite me fait me crisper. Sa main m'enserre à la base et je le vois tirer la langue puis me lécher de bas en haut rapidement. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y aille franco mais sa vitesse trahit son appréhension. Contre toute attente, il retente l'expérience mais plus lentement cette fois en restant près de sa main. Ça me fout des frissons dans tout le corps. Il est très concentré sur ce qu'il fait et s'applique particulièrement. Il fait quelques mouvements de va et vient avec sa main avant de la laisser en haut. Il concentre ses mouvements de langues en bas, ses lèvres me happant par moment. Je ne sais pas si c'est le fait que ça fasse longtemps qu'on ne m'en as pas fait ou si c'est le fait qu'il soit aussi consciencieux mais c'est vraiment bon. Il alterne entre mouvement de pompes et mouvement de langues, étalant de ce fait sa salive. Ma respiration s'accélère un peu en harmonie avec ses mouvements.
Il délaisse la base de mon sexe pour s'intéresser à la partie haute et je ne peut qu'apprécier cette initiative. Il léchouille de la même manière, me faisant plus d'effet. Je lui caresse les cheveux et il prend plus d'assurance, me léchant et me masturbant en même temps. Mon poing se referme, emprisonnant des méches, sous l'effet du plaisir. Il se rapproche de plus en plus du sommet avant de se stopper. Il passe un doigt sur mon gland puis un coup de langue rapide. Je n'ai pas vraiment senti, c'est allé trop vite. Je ne voit pas de dégoût sur son visage mais plus de la curiosité. Il n'y a pas un bruit, j'oublierais presque que nos camarades pioncent dans les pièces voisines. Il recommence ses léchouilles passant de temps en temps sur le haut et en ralentissant à chaque fois. Je le sens de mieux en mieux, ça m'excite de plus en plus mais ça me frustre tout autant en conséquence.

- Naru, tu pourrais...

- Patience, mon p'tit. Quelque chose de bien fait nécessite du temps.

Il appuie ses dires d'un coup de langue particulièrement bien placé. Ma tête bascule en arrière et je caresse paresseusement ses cheveux. Il profite que je ne le regarde plus pour se redresser un peu et m'embrasse tout le long. Je ne suis pas encore dans sa bouche et bordel j'attend que ça ! Je n'ose pourtant pas le presser et le laisse découvrir ce genre de chose. Je me sens particulièrement humide et son souffle sur mon gland est juste parfait. Je ne bouge pas, attendant fébrilement qu'il m'englobe. La brise moite se rapproche de plus en plus me faisant retenir ma respiration.

- T'as cru que ce serais aussi simple ? me questionne-t-il narquoisement.

- C'est mon anniversaire ! me plaignis-je.

Il me sourit puis se penche sur mon érection la happant d'un coup. Il m'a surprit mais de la plus agréable des manières, un gémissement me trahissant. Je le sens sourire autour de mon membre, il met sa langue en action et je commence à décoller. Sa bouche est délicieuse, ses lèvres me gainant parfaitement. Putain il est doué ! Je ne sens pas ses dents mais juste la douceur de sa langue ainsi que son étroitesse. Il va à un rythme lent me laissant apprécier ce qu'il me fait à sa juste valeur. Il essaie d'en prendre un peu plus mais semble galérer, sans vouloir me vanter. Il me laisse glisser hors de sa bouche, accompagné d'un coup de langue. Je la sent ensuite tout le long de mon érection avant de me happer à nouveau. Sa chaleur est incroyable et il ne lésine pas sur ses léchouilles. Je mets une main sous ma tête pour pouvoir le regarder, il a les yeux fermés et sa tête monte et descend. Je sais pas où il a appris mais pour une première fois il se débrouille pas mal. Son rythme est régulier, bien qu'un peu lent, mais je ne vais pas me plaindre ça dura plus longtemps. Il accélère subitement tout en relevant les yeux. Nos regards se croisent, il se recule avec un bruit de succion puis essuie la salive qui coule au coin de sa bouche. Je déglutis difficilement face à cette vision. Il semble hésitant, inconscient de l'effet qu'il me fait.

- Ça te plait pas ?

J'ouvre la bouche d'étonnement. Je suis plus dur que jamais, mon pré-sperme pointe le bout de son nez et il ose sérieusement me poser cette question ? Mon silence semble le décevoir et il se relève sur ses genoux. Mon état m'empêche de réagir toute suite et je le rattrape ou plutôt je le plaque violemment contre la porte suite à mon entremêlement jambaire. Il regarde le bois de la porte, m'occultant totalement. Son visage ne reflète aucune colère mais une simple tristesse.

- Je pensais que ça te ferait plaisir comme cadeau, murmure-t-il.

Sa simplicité me touche, je le retourne sans qu'il n'oppose de résistance. Plutôt qu'un long discours, je lui fait comprendre par mes gestes. Je l'enlace, caressant sa nuque d'une main et passant l'autre sous son tee-shirt. J'oublie un temps que je suis entièrement nu et encore parfaitement dur. Ses mains me caresse le dos et j'embrasse son cou. Je lui souris et lui tend la main, le clair de lune m'éclairant la surprise de son visage. Il se saisit de mes doigts et se laisse entraîner. Je m'assoie sur le lit, dos contre le mur et il fait de même sur mes cuisses.

- Continue s'il te plait, l'implorais-je.

- Ok mais t'as intérêt à me montrer que ça te plait.

- S'il n'y a que ça pour te faire plaisir.

Je glisse un coussin dans mon dos puis lui sourie affectueusement. Il me le renvoie puis s'empare de mon membre et lui redonne toute sa vigueur. Il se recule pour pouvoir se placer à quatre pattes entre mes jambes puis se penche en avant, faisant se creuser l'espace entre ses omoplates. Il me lèche de bas en haut sans la moindre hésitation et il s'amuse à me regarder de temps en temps avec un petit sourire que je ne saurais qualifier. Il ne semble pas rebuté et est enclin à aller jusqu'au bout. Je ferme les yeux pour mieux ressentir les tours et contours que sa langue exécute sur moi. Ses lèvres me saisissent par moment tout en veillant à ne jamais le faire sur la partie la plus sensible. J'ouvre paresseusement les yeux pour tomber pile sur ses iris, il me fait une dernière léchouille comme si c'était une sucette. Il se lèche les lèvres puis me fais un clin d'œil complice. Il utilise sa main et je lui fais comprendre d'un mouvement de bassin que je veux plus.

- Mets y plus de voix, si tu veux quelque chose.

Je grogne sourdement, il ne vas quand même pas me faire payer le coup de la dernière fois où je l'ai frustré ? À en juger son regard, je crains que si. Il se réinstalle sur mes cuisses et enlève avec sensualité son tee-shirt. Il se penche et m'embrasse les clavicules en migrant vers l'épaule ralentissant un peu plus, centimètre par centimètre. Il veut vraiment me faire patienter au delà de ma limite. Je vais dans son sens et tente de l'inciter à aller plus vite. Je caresse son crâne en appuyant dessus.

- Kiba, Kiba, Kiba, s'exaspère-t-il.

Il me regarde droit dans les yeux et sa bouche s'étire dangereusement. Il s'empare de ma virilité et l'astique à un rythme plus acceptable mais bon Dieu ce que je voudrais qu'il le fasse avec sa bouche ! Je laisse échapper mes gémissements espérant qu'il accède enfin à ma requête.

- C'est mieux mais je suis sûr que tu peux mieux faire, me nargue-t-il.

Il se colle à moi, me caressant et frottant son bas de pyjama à moi. Je sens sa dureté à travers le tissu, je m'agrippe à son fessier. Décidément je l'adore, moelleux mais en même temps ferme.

- Vire tes salles pattes de là !

- Il va me falloir autre chose en compensation alors.

- Tu n'es pas en position pour négocier, mon choux.

Je grogne et il ricane puis se faufile dans mon cou.

- T'as de la chance que ce soit ton anniv', me chuchote-t-il avant de me mordiller le lobe d'oreille.

Par pitié, faites qu'il aille jusqu'au bout cette fois ! Il reprends sa position canine, creusant son dos de cette manière si sexy. Sa langue parcourt mon membre sur toute sa longueur puis il se met à me lécher le gland avec application. Je ferme les yeux sous le flux intense de plaisir, aucune fille ne se donnait la peine de bien humidifier cette zone pourtant si sensible. Sa langue remonte le long de mon frein, un puissant sursaut me secoue tout le corps.

- Eh bien, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant on dirait.

Il ricane puis recommence. Encore. Et encore. Je m'agrippe aux draps, je sens de la chaleur émaner de tout mon corps. Coup de langue rapide, coup de langue lent, il ne me laisse pas le temps de m'habituer. Il descend de temps en temps afin de me lubrifier entièrement, sa main entrant dans la danse permettant à sa langue de se reposer quelques secondes. Son pouce rejoint mon gland et le caresse délicatement. J'ai des soubresauts et je gémis plus ou moins fort, suivant ce qu'il fait. Mon cerveau s'embrume et il choisit ce moment pour en rajouter une couche. Mon membre entre en contact avec sa bouche fermée. Ses lèvres s'entrouvrent, me laissant entrer. Sa langue m'encercle dans ces délicieuses montées et descentes. Ma hampe est si humide qu'il coulisse sans effort, le plaisir en étant décuplé. Mes poings sont douloureux à force de me cramponner au lit. Il adopte un mouvement fluide et rapide me coupant littéralement le souffle et au moment où je m'y attend le moins il ralentit à l'extrême, m'engouffrant davantage. J'ouvre les yeux de surprise et le fixe. Ses épaules bougent en harmonie avec ses mouvements de tête. Je ne peux retenir ma main se faufiler dans ses cheveux, les caressant tendrement. Du moins dans la mesure du possible vu dans l'état où je suis. Ses bruits de succions sont vraiment excitant et il le fait à la perfection, juste comme il faut. à croire qu'il devine le rythme que je veux au moment que je le veux. Peu de filles y arrivait et encore il leurs fallait de l'entrainement. Sa main me titille les bourses avant de glisser un peu plus bas. Mes hanches ont des sursauts, m'enfonçant un peu plus dans sa bouche. Il me les tiens pendant que l'autre s'active, massant une zone jusqu'alors inconnu. C'est quoi ça ? Je n'ai pas le temps de m'interroger plus longtemps qu'un flux puissant de plaisir me submerge. Mon corps tremble et mon cœur malmène ma cage thoracique. J'ouvre les yeux et tombe sur une vision qui me remettrai au garde-à-vous si je ne savais pas me contrôler. Naru, les yeux écarquillés et la joue dégoulinante de ma semence.

- Merci pour l'avertissement, dit-il en s'essuyant.

Je me sentirai coupable si je n'était pas autant dans les vapes. Je me sens tout transpirant et collant mais surtout détendu et relaxé au maximum. Naru quitte la chambre et il me faut un moment avant d'avoir la force de me lever. Je me traîne jusqu'à la pièce voisine, récupérant mon bas de pyjama au passage puis pousse la porte. Je bloque dans l'encadrement face au spectacle de pure débauche auquel j'assiste. Il est assis sur le panier à linge, son bas de pyjama autour des chevilles. Son dos est voûté et son poignet s'active fébrilement, signe qu'il est bien avancé dans son plaisir solitaire. Ses sourcils se froncent et ses yeux s'agitent derrière ses paupières closes sous le flux de plaisir et ses dents malmènent ses lèvres. Je ne les laisserais pas s'abîmer, elles sont trop agréable. Je m'avance vers lui, m'agenouille et place sa jambe droite sur mon épaule. Il ouvre rapidement les yeux et semble rassuré en me découvrant. Je vire sa main de son emplacement et la remplace. Je regarde le plaisir tordre les traits de son visage et bouge ma main en conséquence. Il est vraiment facile à décrypter et à satisfaire, beaucoup plus que toutes les filles que j'ai rencontré. Ses gémissements sortent de sa bouche faisant naître un sourire taquin sur mon visage. J'embrasse l'intérieur de ses cuisses et une chose ou plutôt une zone me revient en mémoire, celle qui m'as fait décoller. Je passe un doigt sur ses bourses avant de filer juste derrière. Je tombe sur une zone de peau étrangement douce, je la caresse délicatement. Il ne semble pas réagir alors que je suis grimper au rideau. J'appuie plus fort et me prend un coup de talon.

- Doucement Casa Nova, sois plus patient et plus tendre avec moi. Utilise ta langue, je suis sûr que t'es doué, me taquine-t-il.

- C'est pas ton anniv' que je sache.

- Ça veut dire que j'aurai droit à une fellation de ta part ? me demande-t-il les yeux brillants.

Comment peut-il poser une question aussi graveleuse avec une expression si innocente ? Je préfère éluder la question et me concentrer sur la zone. Je caresse d'un doigt, testant ses réactions puis voyant qu'il ne se passe rien, j'appuie un peu plus fort. Je reprend en main son érection et la masturbe en stimulant ce point. Il apprécie de ce que je peux entendre. Son genou se resserre sur mon épaule, il est bientôt à point. Je lèche mon pouce et mon index puis les passe lascivement sur son gland, il se tortille puis se tend d'un coup. Un gémissement se bloque dans sa gorge, sa semence voltige avant qu'une partie s'écrase sur ma joue et le reste sur mon torse. Son souffle devient plus profond et il bouge sur son siège improvisé mais je m'en fous, mon cerveau est resté bloqué sur le fait que du liquide blanchâtre dégouline sur ma joue. Je relève les yeux vers lui en un clignement et il transpire abondamment de peur. Il regarde tout autour de lui et semble sauvé quand il trouve des mouchoirs. Il m'essuie le visage en supportant tant bien que mal mon regard perçant. Je me lève, présentant mon torse. Il me nettoie avec application et je l'observe faire en feignant l'irritation. Il lance les mouchoirs à la poubelle sans bouger de son siège.

- Bon garçon, le félicitais-je en lui tapotant la tête.

Il ne tarde pas et déguerpis au plus vite, le postérieur à l'air. Je le rejoins dans ma chambre, il est déjà au fond du lit.

- Ces marques d'osier sur tes fesses sont particulièrement seyantes.

Je ricane de son expression gênée en me dirigeant vers lui. Je dégage un coin de la couette et m'y glisse. Il me regarde timidement et je lui renvoie un regard polaire. Il déglutit difficilement, je m'approche de lui le faisant se recroqueviller. Je l'enlace chaleureusement et lui caresse tendrement le dos.

- Merci Naru, lui soufflais-je.

Il me fait un sourire qui lui prend la moitié du visage et il se jette sur moi. Il se love contre moi, heureux que je ne sois plus fâché.

- Bon anniversaire Kiki.

Il se laisse choir sur le côté, sachant tout deux au vue de l'heure avancé de la nuit que ce n'était plus mon anniversaire depuis bien longtemps.

OoOoOoOoOoO

On avance enfin un peu dans l'histoire et Halloween est enfin passé, nom de Dieu ! Pour la suite, le personnage de Mihashi sera un peu plus approfondit mais je ne vous en dis pas plus parce que je n'ai pas imaginé plus loin. Techniquement, Noël devrait pointer le bout de son nez.
Voilà pour les p'tites infos.

Sur ce à plus.