La philo, c'est horrible. Ou c'est juste le prof ; toujours est-il qu'on doit être la seule classe de S qui fait ses disserts de philo en maths.
-Faut lui mettre le doigt dans la bouche pour qu'il l'ouvre tu sais ?
Romano se retourna en grognant vers Justine qui le regardait tenter d'enfiler ce filet de merde à ce canasson de chiasse, qui prenait un malin plaisir à serrer les dents pour ne pas le laisser mettre ce putain de mors.
-Un doigt dans la bouche ? T'es folle, j'fourre pas mon doigt là-dedans, c'est dégueulasse ! En plus, il va me gerber d'ssus !
La Belge rit en récupérant le filet et se mettant à la place de Romano, et l'enfila sur la tête du pohney en quelques secondes.
-Tadaa ! C'est comme ça qu'il faut faire ! fit Justine en souriant. Et, au fait, tu ne risquais rien, un cheval ne vomit pas.
Le brun maugréa un « gnagna » avant de partir voir son frère, les mains dans les poches. Feliciano était occupé à penser (ou panser… brosser… virer toute la merde quoi) l'énorme cheval qui allait tirer une des deux calèches, et le brunet en profitait pour papoter gayment avec Feliks. Euh nan, gaiment. Si un jour Feliciano papotait gayment, Romano allait lui râper la face contre le premier mur de crépis qu'il croisait. Donc, il fallait l'éloigner de Feliks, des deux nordiques et de l'autre Aryen amateur de saucisses. D'Heraklès aussi, vu qu'il est Grec, et du trio des cassos. Francis et l'Esportugais semblaient les plus dangereux pour l'hétérosexualité de son frère. Il devait faire gaffe à Justine et surtout Elizaveta, aussi. Bon Dieu, son frère ne ressortirait jamais normal de cette colo.
-Hey, toi… Va aider Ivan au lieu de comater en tirant la gueule, dit Sion derrière lui, portant les caisses de casse-croûtes vers les calèches.
Romano se retourna pour protester, mais se dit au dernier moment que même pas en rêve il l'ouvre devant Sion sans personne pour couvrir ses arrières et un couteau aiguisé. Même si elle faisait une tête de moins que lui. Il oserait l'ouvrir devant… Son frère… L'abruti notoire et Mister invisible, là… Le Japonais… Surement le geek et Feliks la tantouze… Pas Lily, parce que Vash n'est jamais loin derrière, ni Ioulia à cause d'Ivan… Mine de rien, ça faisait quand même quelques gens, Romano était fier de son courage. Courage qui disparu quand il croisa le regard de Natalia quand il s'approcha d'Ivan. L'Italien se contenta de se barrer et de se planquer derrière son frère jusqu'à ce que les trois chevaux soient prêts.
Finalement, les trois bêtes furent attachées aux deux carrioles, et les deux carrioles furent remplies d'une trentaine de petits colons et monos. –Elles étaient presque kiffantes, ces carrioles. Un peu genre Far West, tout ça… Alfred se sentait plus pisser en montant dedans, c'était limite il avait pas sorti le chapeau de cow-boy et le bandana de tarlouze.
Avant de monter, Romano avait lancé un regard noir à son frère. Celui qui disait « Tu vas à côté de moi, je t'arrache les couilles avec un sécateur. »
Bien mal lui en prit. Alors que son frère s'était assis entre le bouffeur de patates gay et le geek à lunettes, lui se retrouva coincé entre l'abruti notoire et l'Esportugais chelou. Au moins, il avait une belle vue, sur le décolleté et le short de Justine, sur la banquette d'en face… Il devait bien avouer qu'il la trouvait vachement bonne… Bon, par contre elle avait… Dix-sept, dix-huit ans… Et lui… Tout juste quinze… Mmh. Elle avait presque l'âge d'être sa mère, mais c'était pas grave, elle était super bien roulée quand même. Romano glissa un regard en coin à ses voisins, d'un côté Alfred qui chantait des chansons de merde et de l'autre Antonio qui… Qui reluquait de bas en haut Justine. Romano fronça les sourcils et enfonça son coude dans les côtes de l'Espagnol. Chasse. Gardée.
Antonio se contenta de se frotter le flanc avant de faire un grand sourire resplendissant et rempli de sous-entendus à Romano. Romano qui commença honnêtement à flipper. Il croyait quand même pas qu'il l'avait empêché de matter Justine parce que… ? Non… ? Oh punai…
-Salut tout le monde ! cria Christophe le Pédobear, à l'avant de la calèche. Content de voir que vous êtes réveillés !
Réveillés. Mais bien sûr, il était huit heures trente le matin, en plein mois de juillet.
-Donc vous êtes le groupe dans la calèche de Schémell, ajouta Christophe en montrant l'énorme bête de trait blanche devant lui. Ne vous inquiétez pas, il est tout seul, mais il a bien autant de force que les deux ponettes qui tirent l'autre chariot. Cependant, il faudra quand même que vous descendiez pour marcher à côté dans les trop grandes côtes.
Beh tient, fallait qu'ils marchent en plus ? Il allait dire quoi maintenant, qu'ils allaient avancer à trois à l'heure pour apprécier le putain de paysage bien trop près de la frontière Allemande ?
-Aujourd'hui, on ira lentement, histoire que vous vous familiarisez et puissiez apprécier le paysage Mosellan…
Vacherie, Romano devrait faire une fac de… d'anticipation… Pour devenir anticipateur… Ca doit exister cette connerie. Y'a bien des magnétiseurs ou des médiums àlakon.
-Finalement, Christophe lança la bête. –Façon de parler, le vieux avait beau avoir un certain gabarit, le canasson devait au moins faire quatre tonnes. Pourquoi Romano se trouait le cul à s'auto-expliquer ses vannes vaseuses de toute façon ? C'est pas comme si quelqu'un savait ce qu'il pensait… Y'a que lui pour arriver à lire les esprits.
Simon, le fils d'une vingtaine d'années de Pédobear, les suivait avec la calèche tirée par Funny et Wyverne -Qui étaient un… Fjord… Fjord en plus d'être une marque de pohneys était une montagne Suédoise ou Russe, un truc des pays Baltes là, pour c'qu'il s'en foutait, et un Al'finger, qui devait être autre chose que les doigts d'Alfred.
Ils quittèrent rapidement le petit village. Le chariot bâché avançait à six à l'heure, le bruit des roues était insupportable, et les sujets de conversation étaient nuls à chier.
-Quelqu'un veut monter devant ? demanda Christophe.
-Moi ! crièrent Elizaveta et Alfred, en sautant sur la banquette de chaque côté de Christophe sans lui demander son avis.
Bien, deux problèmes de moins.
-Au fait, Gilbert, je me demandais… commença Roderich en regardant Gilbert en face de lui, se tartosant généreusement la tête de crème solaire malgré l'ombre de la bâche. TU as vraiment les yeux aussi rouges ?
-Mmh ? T'as dis quoi ?
-Je veux dire, j'ai déjà vu des albinos, mais ils avaient pas les yeux aussi rouges que les tiens, ils le sont tellement qu'on ne dirait pas que c'est naturel…
-Ouh, le geek me matte à ce point ? fit l'albinos avec un sourire narquois, ce qui eu pour effet de se faire se retourner Elizaveta.
Roderich utilisa le regard numéro 7 (« Don't mess with the Zohan »), accompagné d'un « très mature, vraiment ».
-C'est vrai, je me demandais aussi, fit Feliciano en regardant Gilbert avec un grand sourire.
Gilbert qui répondit avec une petite teinte rose aux joues, sous le regard ahuri de Romano et que même que si ce bâtard posait encore seulement les yeux sur son frère il était mort et enterré. Parce qu'aucun mec, aucun, ne chinerait son frère pendant cette colo. Aucun. Et d'où son frère parlait d'abord ?
-Ouais, euh en fait c'est des lentilles… Vu que de toute façon j'avais décidé de me mettre aux lentilles, j'en ai pris des sur-mesure de couleur qui coûtent un bras. Normalement mes yeux sont plus roses en fait…
-Mais pourquoi des lentilles rouges ? demanda Francis. Y'a plus discret… Bleu ou vert ?
-Ouais, mais comme ça, ça fait trop classe et ça accentue le fait que je suis albinos et ça c'est cool.
Ludwig soupira devant la réplique de son cousin, et dit :
-Oui, enfin bon, y'a pas si longtemps, j'te rappelle que tu trouvais pas ça si cool d'être albinos.
-Quoi ? Tu déconnes, j'ai toujours trouvé ça génial !
-Gilbert… Tu t'étais teint les cheveux en noir et t'avais trouvé une paire de lunettes qui laissait même pas voir tes yeux… Et tu te sapais en gros pull et longues manches tous les jours, pas pour pas avoir de coups de soleils mais pour pas qu'on voie que t'étais pâle comme un cul.
Gilbert se gratta le cou, avant de tenter :
-Mmh… J'étais beau gosse à l'époque…
-Abruti.
La carriole traversa la nationale et se dirigea vers un petit village. Vraiment, comment les gens pouvaient vivre dans de tels bleds ? Il devait y avoir cents habitants, à tout péter…
-Hey ! Je savais bien que je l'avais prit avec ! fit Antonio en sortant un jeu de 52 cartes tout défoncé de sa poche.
-Oh mon Dieu, mais il a quel âge ton jeu ? demanda Francis en regardant l'élastique prêt à péter et les cartes se déchirant de partout.
-On s'en fout, il me manque qu'un trois et un joker. C'est le jeu spécial bataille corse, c'est pour ça qu'il est en train de mourir.
Bataille corse ? Visiblement, ce mec n'avait pas que du mauvais goût. Le trio des trois abrutis leva la banquette pour trouver une caisse vide à retourner, et ils commencèrent à distribuer les cartes.
Romano et Justine furent les seuls à les suivre dans leur délire les autres se contentaient de les regarder se massacrer les mains en discutant.
-Big Mac ! hurla Gilbert en frappant le tas de cartes au milieu de la caisse.
-Big Mac ? demanda Alfred en se retournant, toujours devant.
-Big Mac ? C'est quoi ton trip ? râla Francis.
-Regarde, y'a un 4, deux autres cartes entre, et un autre 4… Ca fait un Big Mac.
-J'ai jamais joué avec ces règles ! Qu'est-ce que t'inventes ?
-Mais y'a un putain de Big Mac, donne moi ces cartes ! cria l'albinos.
-Bouffe-les connard !
Ludwig soupira en regardant son cousin se faire enfoncer cinq malheureuses cartes au fond du gosier. Feliciano, à côté de lui, sourit avant de lui demander :
-Il est toujours comme ça, ton cousin ? Je veux dire, joyeux et tout ?
Ludwig tiqua devant le sourire radieux de l'Italien, avant de répondre :
-Mmh… Plutôt chiant et bruyant, tu veux dire…
-Mon frère aussi est toujours bruyant, mais c'est toujours pour râler et crier après les gens… Jamais pour dire quelque chose de drôle ou gentil.
-Gilbert n'est pas vraiment un modèle de gentillesse.
-Mais si, ce matin, j'ai pas tout compris, mais il m'a dit que j'étais mignon et sympa et qu'il m'aimait bien, alors je devais traîner avec toi…
Oh le connard. C'est pas comme si c'était la quatrième fois qu'il tentait de le caser avec un mec qu'il jugeait à « la hauteur d'être son génialissime beau-frère. »
-En plus je t'aime bien même si on se connait pas vraiment, ça doit être parce que t'es beau et qu'on est dans la même tente et que t'es sympa même si tu parles pas beaucoup…
Kiku, assis de l'autre côté de Ludwig, écoutait la conversation sans savoir où se mettre, et était devenu aussi rouge que son voisin.
-Oui, bon, Feliciano, le coupa Ludwig en tentant de se recomposer. Tu, euh… Tu ne parlais pas autant avant.
-Oui, avant j'avais un peu peur. Tout le monde me rappelait un peu les gens qui nous embêtent toute l'année, mon frère et moi… Ca me mettait mal à l'aise. Mais maintenant, ça va un petit peu mieux… Y'en a encore qui me font peur, mais plus toi.
Ok. Il avait une tête à faire peur.
-De toute façon, tu me protègeras de ceux qui me font peur, hein ? Lovino a dit qu'il voulait plus que je lui parle de toute la colo ! pleurnicha le petit Italien en lui prenant la main.
Qu'est-ce qu'il était supposé répondre à ça ? Ludwig avait le cerveau qui carburait a cent-vingt à l'heure, comme à chaque fois que quelqu'un lui imposait un contact physique, et ça n'aidait pas que ce soit un minet sanglotant.
-Ou… ouais…
Félicitations ! Vous venez de faire une erreur que vous regretterez toute votre vie !
-Cool ! On est amis alors ! fit Feliciano en prenant Ludwig dans ses bras.
Mauvais timing. Exactement le moment que choisit Gilbert pour se retourner. L'albinos regarda avec étonnement son cousin, qui tenta de faire un « What the fuck ?» avec le langage des signes. Gilbert se contenta de hausser les épaules et de retourner à la bataille corse en hurlant un « Sandwich !» retentissant.
A midi trente, les deux carrioles s'arrêtèrent dans un bois. Antoine les y rejoints avec la camionnette, apportant à la joie de tous les sandwiches préparés avec amour le matin par Sion et Gilbert, qui déchargèrent en même temps les bouteilles d'eau et les paquets de chips.
-Ils ont une sale gueule, les sandwiches au jambon, se plaint quelqu'un en tenant son bout de pain avec une overdose de beurre et une lamelle de jambon.
-Ouais, bah tu te tagueule, j'ai dû en faire trente tout seul ce matin ! râla Gilbert. Sion elle est arrivée, elle a dit « Ouais, mais je touche pas au jambon moi, c'est pas kasher t'sais, j'fais les sandwiches végétariens » et elle m'a laissé en plan !
-Quoi ? J'ai pas une voix de pétasse comme ça ! cria Sion en distribuant de magnifiques sandwiches pleins à craquer de salade, de tomates, de concombres, d'œufs durs et de sauce à Victoria, Roderich et Feliks.
-Je veux un sandwich de bouffe-salade ! cria quelqu'un.
-Je veux un steak!
-Je veux un Big Mac-Grande Frite-Coca !
-Bande de salopards ! Vous allez bouffer ces sandwiches que j'ai grave sué à faire !
-Quoi ? En plus t'as de la transpi' tombée dans le sandwich ? Mais c'est dégueulasse !
-Beuh, j'y touche pas…
-Gilbert, t'es immonde.
L'albinos embarqua son sandwich, son paquet de chips et sa bouteille d'eau et alla manger au pied de l'arbre où étaient accrochés les pohneys en tirant la gueule.
-Qu'est-ce qu'il est susceptible… soupira Elizaveta, assise à l'écart avec les filles.
-Vous avez fait quoi, au fait, dans votre chariot ? demanda Victoria à Justine.
-Une bataille corse, répondit la Belge en montrant sa main rouge fluo. Et vous ?
-Bah, on a terminé notre nuit, on a parlé, et avec les filles on s'est foutu de ta gueule.
La blonde s'arrêta deux secondes, avant de regarder Victoria dans les yeux et de dire :
-Pardon ?
-Bah, on s'est foutu de ta gueule à cause de ce que tu as raconté cette nuit…
-Pardon ?
-Tu sais, comme t'es somnambule…
-Pardon ?
-Ah ça tu l'es ! râla Sion. Tu m'as encore empêchée de dormir !
Elizaveta, jusque là occupée à ne rien faire, s'incrusta dans la conversation :
-Tu savais pas que t'es somnambule ? Pourtant c'était trop drôle ! T'étais en train de lister et noter tous les mecs de la colo.
La Belge écrasa sa main sur sa face, sous les rires des autres.
-Et qu'est-ce que j'ai dit, alors ?
-Tu disais que t'aimais bien Francis et Ludwig, mais que ton genre c'était plus Antonio ou les deux Italiens, et aussi que t'avais vu les abdos d'Heraklès quand il sortait de la douche et que t'avais failli lui sauter dessus pour le violer sur place et que lui, c'était « quand il veut où il veut », répondit Ioulia.
-Ouais… Enfin bon c'est vrai, quoi… Il avait de ces tablettes…, soupira d'aise la Blonde.
-J'avoue que je te suis sur ce coup, ajouta Victoria.
-Moi pas trop, fit Elizaveta. Je suis pas trop dans le trip « beau gosse Méditerranéen », je préfère le Continental, c'est plus résistant à l'emploi. Ca fait plus dans la qualité que dans la quantité.
Kiku, qui se trouvait –encore une fois- au mauvais endroit au mauvais moment et avait la conversation en son qualité Blu-Ray, décida que l'ouverture d'esprit des Européens était vraiment mauvaise pour lui.
-Hey, les filles, vous parlez de quoi ? demanda Alfred en s'approchant d'elles.
-Etude de la qualité de la marchandise, comparaison de la qualité/quantité, rapport de l'offre et de la demande, répondit Elizaveta en finissant ses chips.
-Ah, répondit le blond en partant, n'ayant pas pigé deux traîtres mots.
Il s'assit à côté des garçons, en maugréant un vague « problèmes économiques àlakon ». Les autres soupirèrent en le voyant arriver, subissant déjà l'overdose du « héros ».
-Vous avez tous été pisser ? cria Jonathan à l'attention des colons. On remballe !
-Pisser ? Où sont les toilettes ? demanda une fille.
Jonathan ne répondit rien, et se contenta de montrer le bois dans lequel ils se trouvaient.
Les filles pâlirent à cette idée.
-Allez, sans rancune, fit Manu en leur envoyant un rouleau de PQ. Vous allez vite vous habituer.
Une fois rentrés au club, le soir, les colons se couchèrent tous dans l'herbe, n'ayant pas le courage de rentrer dans les tentes. La journée les avait vannés, Alfred les avait vannés, la chaleur les avait vannés, et à peine rentrés deux poules leur avaient couru au cul. Ils avaient dû décrasser le gros Schémell et Funny et Wyverne, graisser les harnais, rentrer les carrioles dans la grange, et maintenant il était dix-huit heures et ils étaient des loques. Dix-huit heures. C'est l'heure à laquelle leurs potes devraient se lever. Environ.
Le portable d'Elizaveta sonna, les sortant tous de leur léthargie. La brune répondit rapidement, sans regarder qui l'appelait. Bien mal lui en prit.
Personne n'eut besoin de lui dire de mettre le haut-parleur pour entendre les cris à l'autre bout du fil. Elizaveta devint rouge pivoine et partit en courant dans la grange, son portable en main.
-Punaise, c'était quoi ça ? fit Yao.
-Vu la voix, je dirais sa mère, répondit Roderich.
-Pourquoi sa mère appellerait en hurlant ?
-Je sais pas…
L'Autrichien eu un moment de latence, avant de dire :
-Ah si, je sais. Aujourd'hui, c'était les résultats des épreuves anticipées du Bac.
Un « Eh merde… » made in la moitié des gens se fit entendre. Moitié des gens qui sortit lentement son portable pour voir le nombre d'appels manqués ou de SMS qui pourraient leur donner un indice quelconque sur leur degré de ratage.
-Français : 7 écrit, 11 oral. TPE : 14 ! cria Gilbert. Je gère la fougère !
-C'est nul, Gilbert. 18 écrit, 19 oral, sourit Francis en vérifiant ses SMS. TPE, 17, 13 en sciences, 13 en maths.
-Putain, t'es passé sous le bureau ou quoi ? Et pourquoi t'as passé des sciences ?
-Les joies de la section littéraire~
Quelques autres crièrent de fureur devant leurs résultats. Il se trouva que Vash se prit un savon par son père, Roderich ne dit rien mais Romano vit un 2 avec un zéro derrière sur son SMS, et Antonio et Arthur fêtaient le fait qu'ils avaient au dessus de 5 dans les matières qu'ils avaient passées.
-Pff, dit Yao. Vous allez galérer, les gars. J'avais les mêmes notes que vous et j'ai eu mon bac de justesse, cette année.
-Moi je l'ai eu large, ajouta Justine. Avec mention.
-Et moi je l'ai eu sans mention, fit Ioulia.
-Oui, les vieux, brisez pas notre délire je vous prie. Il est où Roderich ? demanda Antonio.
-Parti voir Lizzie.
Elizaveta s'était assise dans la grange, entre deux bottes de pailles, la tête enfouie dans ses genoux. Roderich s'assit à côté d'elle, ne sachant pas vraiment quoi dire.
-Elle a recommencé ?
-Tu m'étonnes, qu'elle a recommencé ! Je me suis encore faite insultée, alors que mes résultats ne sont pas si mauvais ! pleura la brune dans ses genoux. Je lui ai raccroché au nez, j'en pouvais plus… Elle va me faire péter un câble… J'en ai marre…
Roderich rassembla tout son courage, et posa une main hésitante sur le dos de son amie, comme pour lui montrer son soutien. Il s'en voulait, il s'en voulait vraiment d'être aussi timide et de ne pas être capable de faire autre chose pour elle.
Et il s'en voulu encore plus en voyant Gilbert arriver, et immédiatement courir auprès d'Elizaveta pour la calmer et essuyer ses larmes, même sans savoir de quoi il en retournait.
Et il s'en voulu encore plus en voyant le sourire triomphant que lui adressait l'albinos, pendant qu'il tenait la Hongroise dans ses bras.
-Et tu m'as bien compris, abruti, cria Romano en tirant son frère par la joue vers la tente, plus tard dans la soirée, je te vois encore te coller une fois à l'autre Aryen, j't'en fous une ! Et c'est la même sentence si tu m'appelles Lovino devant tout le monde ! Capiche ?
-Aïe… Fratello… Ludwig, à l'aide…
-D'où tu l'appelles à l'aide ? s'étonna Romano en lâchant son jumeau.
-Il m'a promis qu'il m'aiderait quand les gens essaient de me faire du mal.
Romano s'écrasa la main contre le visage, totalement désespéré.
-Si tu fais encore un truc de falafolle du genre avec lui, je te renie.
Plop !
Excusez-moi du retard, en réalité je m'attendais pas à avoir des devoirs. Vraiment. -C'est beau la TS.
Sinon, j'avoue que je sais pas vraiment quoi ajouter, à part que j'adore toujours autant ce truc x) J'ai aussi bossé sur pas mal d'autres projets, comme "Une dernière danse" déjà fini posté remballé et "Sheol", qui a encore besoin de quelques semaines de boulot avant que je le considère comme lisable.
Ah, si. Pour ce qui est de Gilbert, il se trouve que les albinos, en plus de cuire comme des homards au soleil, ont les yeux rosâtres et une vision totalement dégueulasse. C'est pas un trait que j'ai déjà vu dans une fanfic sur lui, mais j'y tiens personellement. Gilbert sera un veritable albinos, avec toutes les merdes que ça sous-entend.
Sinon... Vous avez déjà vu un somnanbule en action ? Si non, vous devriez. C'est ze EPICEST THING EVER.
Je vous biche toujours autant et tout et tout, que ce soit les favers, les reviewers, les lecteurs, et l'incredible correctice, et à bientôt pour la suite qui ne devrait pas autant tarder !
