Bonjour tout le monde !

Je n'ai pas posté de chapitre depuis un bout de temps, mais je sors de dix jours de grippe donc...

Au passage, je n'ai que peu de retours sur ma vidéo, avez-vous eu des soucis pour la visionner ? C'était mon premier vrai montage, ça me ferait plaisir que vous me disiez ce que vous en pensez :)

Bref voici le chapitre suivant, une fois encore je change d'axe d'écriture. J'espère qu'il vous plaira.

Bonne lecture !

Chapitre 9 :

Les mois passèrent et Kathleen voyait de moins en moins ses frères. Elle traînait seule dans les couloirs, ne sachant comment occuper son temps.

Les princes étaient entraînés durement par les meilleurs instructeurs du Royaume, et n'avaient que peu de répit. Entre les cours de stratégie, de diplomatie, d'histoire, et la pratique des armes et de la magie, ils ne savaient plus ou donner de la tête.

La jeune fille ne s'offusquait pas du nouveau mode de vie de Thor, car elle l'avait toujours vu de façon occasionnelle, sans que cela ne soit ni prévu ni régulier, et son emploi du temps chargé n'y changeait pas grand chose. En revanche, elle avait du mal à supporter l'absence de Loki.

Il était tout autant accaparé que son frère, et ne pouvait plus se libérer tous les jours pour venir la voir. Il devait faire l'impasse sur leurs rendez-vous à la bibliothèque, et ne pouvait jamais prévoir à l'avance quand il aurait un moment de libre pour elle.

Elle ne lui en tenait pas rigueur, il était prince d'Asgard et devait se montrer digne d'un tel titre en prouvant rapidement sa valeur au combat. Mais elle ne pouvait s'empêcher de déplorer son absence.

Par ailleurs, elle avait honte de l'avouer mais elle ne supportait pas le fait qu'il s'entraîne avec d'autres personnes, qu'il découvre et s'amuse sans elle. C'était très égoïste de sa part et elle savait qu'elle aurait dû se réjouir pour lui plutôt que de l'accabler de griefs, mais c'était plus fort qu'elle.

Elle n'avait jamais fait attention plus que ça à leur écart d'âge, mais le fait qu'elle soit plus jeune était à présent un réel handicap à ses yeux.

Ses frères s'entraînaient et partaient à l'aventure avec un groupe d'amis dont elle ne savait rien. Ces gens partageaient du temps avec eux pendant qu'elle, elle restait au palais à attendre.

Un soir, Loki vint la voir à la bibliothèque. Il revenait d'une expédition en dehors des remparts de la capitale et avait le sourire aux lèvres. Il était enthousiasmé en lui racontant ses aventures avec ses compagnons, n'oubliant aucun détail pour lui faire partager son exaltation. Il semblait ravi et ne tarissait pas d'anecdotes amusantes ou de compliments sur ses amis.

Même si elle savait que son comportement était puéril, Kathleen ne pu s'empêcher de laisser paraître son mécontentement en restant de marbre face à son récit. Loki fronça les sourcils, s'attendant à la voir ébahie et non pas contrariée.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu m'as manqué. Répondit-elle sèchement.

A peine les mots avaient-ils quittés ses lèvres qu'elle voulu se reprendre. Son ton sonnait comme un reproche, et elle ne pouvait pas être égoïste au point de lui en vouloir de découvrir le monde sans elle. Elle voulu ouvrir la bouche pour s'expliquer mais le prince la prit de court en posant une main sur la sienne.

- Bientôt, tu pourras nous accompagner. Mes récits ne servent qu'à te faire patienter. Tenta t-il de la rassurer.

Elle lui offrit un sourire reconnaissant, mais son cœur se serra. Plus ça allait, et moins elle y croyait. A part l'attendre, que faisait-elle de son temps ? Elle ne serait jamais à-même de les accompagner si elle continuait ainsi. Il grandissait pendant qu'elle stagnait, bientôt elle ne serait plus à la hauteur.

Elle était résolue, il fallait qu'elle puisse l'accompagner si elle voulait continuer à le voir.

Elle décida de laisser de côté ses pensées sombres pour profiter du temps qu'il lui accordait, essayant d'oublier ses inquiétudes.

Le lendemain, la jeune fille décida de prendre un peu l'air dans un des jardins du palais. Le Soleil était doux et elle le laissait lui chauffer les joues, levant distraitement le nez en l'air. Elle se promenait sans regarder devant elle, profitant du calme ambiant, et ne vit pas qu'elle fonçait sur quelqu'un. Le choc ne se fit pas attendre, et Kathleen heurta le dos d'une personne. Elle se dépêcha de s'excuser avant même de jeter un œil vers l'individu qu'elle avait bousculé.

- Je suis navrée ! Je ne regardais pour où j'allais ! J'espère que je ne vous ai pas blessé ! Se hâta t-elle de dire.

Mais elle fut étonnée d'entendre un petit rire contenu comme seule réponse. Lorsqu'elle leva les yeux, elle vit trois hommes qui accompagnaient Sif. Voulant vite s'éloigner de cette dernière, elle reporta son attention sur l'homme qu'elle avait heurté et croisa son regard bleu. Il avait les cheveux blonds et courts, et un bouc bien taillé. Il semblait prendre soin de son apparence, et son physique rappela à la jeune fille des dessins de Don Quichotte qu'elle avait vus dans quelques livres midgardiens. La comparaison n'était pas flatteuse, aussi se retint-elle de lui en faire part.

- Voilà une bien jolie demoiselle ! La flatta t-il poliment.

Il lui saisit la main et y apposa un baiser léger. Sa petite moustache la piqua désagréablement, et elle s'écarta aussi rapidement que possible, dissimulant difficilement son dégoût. Elle n'aimait pas les hommes barbus ou moustachus, elle ne savait pas dire pourquoi mais elle trouvait ça répugnant.

- Bas les pattes Fandral, c'est ma sœur. Intervint Thor qui avançait vers eux, suivi de Loki.

Les trois camarades laissèrent échapper des exclamations de surprise, et le dénommé Fandral fit une courbette exagérément basse pour se présenter.

- Enchanté, je me nomme Fandral. C'est un honneur de vous connaître, princesse. Même si je dois avouer que notre rencontre fût pour le moins violente.

Kathleen rougit de plus belle en l'entendant lui parler avec tant de déférence.

- Je suis vraiment désolée de vous avoir bousculé... Se hâta t-elle de dire poliment.

Loki vint se placer à ses côtés et lui ébouriffa doucement les cheveux, ruinant ses efforts pour bien paraître.

- Tu es toujours si tête en l'air ma sœur ! Se moqua t-il.

Contrariée par sa perte de crédibilité et par la moquerie de son frère, elle croisa les bras sous sa poitrine et lui répondit vivement.

- Je n'y peux rien, je suis comme ça ! Lança t-elle en chassant la main mutine.

La petite assemblée rit de bon cœur devant le comportement ingénu de la demoiselle, mais Sif n'appréciait pas l'intérêt que Kathleen attisait chez ses amis.

- Ce n'est guère dérangeant pour une simple dame de la cour. Ça l'aurait été davantage si elle avait été une guerrière. Affirma t-elle.

Kathleen perdit son sourire et se retourna vers Sif pour croiser son regard. Une « simple dame ». Ces mots pouvaient sonner telles des paroles de réconfort aux oreilles de n'importe qui, mais Kathleen se sentait insultée. Cette fille se plaçait ostensiblement au-dessus d'elle en revendiquant son statut de guerrière. Elle, elle était une guerrière reconnue, Kathleen n'était qu'une « simple dame ». Elle allait rétorquer quand Thor prit la parole.

- Sif a raison, et puis ce n'est encore qu'une enfant. Répondit doucement Thor, n'ayant rien vu de l'insulte de Sif.

- Hé ! Qui traites-tu d'enfant ! Rappelle-moi qui a détruit la moitié de la salle d'entraînement pour embêter son instructeur ? S'insurgea t-elle.

Elle s'attendait à se chamailler avec ses frères, comme souvent, mais elle eut à la place une réaction des plus inattendues.

Les deux frères ne la corrigèrent pas et la couvèrent d'un regard attendri. Comme deux adultes regardant une enfant. Kathleen en resta figée sur place.

Quelle que soit la quantité d'amour qu'elle pouvait lire dans leurs yeux, elle se sentait horriblement rabaissée en étant regardée ainsi. Une enfant. Etait-ce tout ce qu'elle était à leurs yeux ? Ces entraînements les plaçaient-ils si haut au-dessus d'elle ?

Thor la sortit de ses pensées en tapant l'épaule de Loki et en parlant d'une voix forte.

- Bon, c'est pas tout ça, mais on a un entraînement qui nous attend ! Lança t-il joyeusement.

- Salutations, Demoiselle Kathleen. S'inclina une dernière fois Fandral.

Le groupe se retourna pour partir en direction de leur cours. Une fois encore, Loki allait s'éloigner d'elle...

Le jeune femme eut alors une idée un peu folle, et agrippa la manche du prince pour lui chuchoter tout bas.

- Dis, Loki. On ne se voit presque plus...

- Je sais, je suis désolé.

- Alors, je me disais que je pourrais peut-être venir avec vous ?

Le prince afficha un air gêné avant de secouer doucement la tête.

- L'instructeur n'acceptera pas de spectateurs durant son cours. Il est très regardant sur qui reçoit ses enseignements.

Kathleen se prenait à nouveau un coup de massue. Pourquoi aurait-elle été simple spectatrice ? Il ne l'imaginait pas tenter de participer au cours ? Et quand bien même, n'était-elle pas digne d'observer ces cours ? Il l'estimait donc si peu ?

Elle le sentit s'agiter sous sa main, et le vit lancer un regard embêté vers ses amis qui avançaient sans lui.

Lentement, elle le lâcha et baissa les yeux avant de répondre d'une voix froide.

- Je vois.

Loki reporta son attention sur elle en l'entendant être si distante, et la vit s'en aller, d'un pas traînant.

Il la rattrapa en quelques pas et lui prit la main, mais elle s'arracha à son emprise.

- Dépêche-toi, tes amis t'attendent.

- Kathleen... Murmura t-il d'une voix mi-peinée mi-choquée.

Le prince voyait bien que sa sœur était tourmentée, mais il ne pouvait pas se soustraire à ces enseignements. Doucement, il posa ses mains sur les épaules de la jeune fille.

- Tu sais bien que je n'ai pas le choix.

- Je sais.

- Et que je préférerais passer mon temps avec toi. Poursuivit-il.

Il la sentit sursauter et elle se retourna vivement, échappant à ses mains.

- Ah vraiment ? Lâcha t-elle, furieuse.

Loki fronça les sourcils, mais où voulait-elle en venir ?

- Évidemment. Mais qu'est-ce qui t'arrive, Kathleen ? S'agaça t-il.

- Ce qui m'arrive ? Regarde-toi ! Tu ne parles que de tes compagnons, tu ne penses qu'à aller avec eux en ce moment-même !

- Évidemment puisque nous suivons les mêmes cours ! Kathleen, j'ai des devoirs à remplir, je ne peux pas faire ce qui me plaît !

- Pourtant tu sembles y prendre sacrément plaisir.

- Quoi, tu voudrais que je souffre le martyre ? Que je déteste mes amis ?

- Non mais tu n'es pas obligé d'apprécier autant ça !

- Je découvre le monde, je deviens plus fort ! Bien sûr que j'aime ça ! Je ne vois pas où est le problème !

Kathleen déglutit difficilement, rivant son regard quelques part sur le torse de son frère. Il ne voyait pas le problème...

Elle étira ses lèvres en un mince sourire dépité avant de reprendre la parole.

- Je ne pourrai jamais atteindre ton niveau. Tu le sais, ça ? Demanda t-elle dans un murmure.

Loki sentit son souffle se couper en la voyant si peinée.

- Mon prince, je ne suis qu'une simple servante à qui on a fait l'honneur de côtoyer les grands de ce monde. Tes instructeurs ne m'enseigneront jamais. Je ne viendrai jamais avec toi lors de tes aventures. Je resterai à jamais une « simple dame », que tu finiras par oublier. Et nos chemins se sépareront qu'on le veuille ou non.

Elle releva la tête pour croiser son regard et vit qu'il avait été frappé par cette constatation.

- Es-tu obligé d'apprécier autant notre séparation ?

Loki resta bouche bée, il n'avait pas vu les choses sous cet angle. Pour lui, elle était sa sœur et aurait un jour le droit de s'entraîner à ses côtés si le cœur lui en disait, il ne l'avait jamais vue autrement.

Le prince allait répondre quand la voix de Sif retentit dans le jardin.

- Loki ! L'instructeur n'aime pas les retardataires !

Il se retourna vers elle et hocha la tête en signe d'accord.

- Écoute, je dois vraiment y aller. On en reparlera plus tard. Dit-il doucement.

Il leva sa main pour la poser sur la tête de sa sœur en signe de réconfort, mais celle-ci s'écarta vivement.

- Pas la peine. Il n'y a rien de plus à dire. Trancha t-elle.

- Kathleen...

- Au final, je ne suis qu'un jouet de plus dans ta collection. Tu es vraiment comme ton frère...

Loki se figea en l'entendant lui parler de cette façon, mais Kathleen n'en avait que faire. Elle partit en courant. Elle n'avait pas pensé ses derniers mots, mais elle avait eut envie de lui faire mal. Au moins aussi mal que ce qu'il lui infligeait en la délaissant.

Elle ne voulait pas le faire souffrir, mais en même temps elle le voulait. Elle ne voulait pas qu'il soit si naïf et heureux pendant qu'elle voyait leur relation s'étioler. Elle voulait le voir désespéré de ne pouvoir rester à ses côtés.

Elle s'arrêta de courir et s'assit dans un coin de jardin. Elle ne voulait pas être trouvée, elle ne voulait pas être dérangée, elle voulait qu'on l'oublie. Après tout, personne ne lui courrait après.

Le visage de Loki apparut dans son esprit. Son visage torturé lorsqu'elle l'avait comparé à son frère, elle qui lui avait promis que jamais elle ne les comparerait...

Elle entendait encore son trouble lorsqu'il avait prononcé son prénom, ne comprenant pas d'où lui venait toute cette colère.

Elle se força à faire le vide dans sa tête et soupira un grand coup.

Quelle idiote. Idiote, idiote ! Idiote qu'elle était !

Bien sûr que c'était normal qu'il s'entraîne avec d'autres, et bien sûr qu'elle n'était pas au niveau. Et un instructeur aussi renommé que le leur n'enseignerait jamais à une gamine sans titre et sans recommandations. Mais ça faisait mal à entendre et à accepter. Et, surtout, elle avait tant besoin de Loki qu'elle était partie du principe que c'était réciproque. Mais elle avait tort.

Il vivait parfaitement sereinement, même s'il ne la voyait plus qu'en quelques occasions.

Il ne lui avait pas courut après, il avait suivi ses compagnons pour aller faire son devoir. Et c'était normal, c'était mature et responsable. Tout ce que le Royaume attendait de lui.

Pourtant, elle ne pouvait empêcher son cœur de lui en vouloir. Elle ne pouvait s'empêcher de vouloir le faire souffrir pour qu'il n'oublie pas qu'elle existe...

Peut-être avaient-ils finalement tous raison. Peut-être n'était-elle encore qu'une enfant, égoïste et capricieuse.

Les jours passèrent et elle ne recroisa pas ses frères. Elle tournait en rond, se demandant que faire de ses dix doigts et se retournant l'esprit dans tous les sens.

Lorsque le temps lui parût trop long, elle se dirigea vers les salles d'entraînement de la garde, espérant secrètement y trouver le prince. Elle avait eu le temps de se calmer, et elle s'en voulait horriblement de la façon dont elle lui avait parlé. Elle voulait s'excuser et que tout redevienne comme avant. Malheureusement, c'était peine perdue, il n'était pas là et elle se surprise à désespérer.

Elle se contenta de regarder les gardes s'entraîner, ne faisant pas vraiment attention à leurs prouesses.

Ne savait-elle donc rien faire en son absence ? N'avait-elle pas appris à vivre sans lui ?

Jamais avant ce jour elle ne s'était rendue compte d'à quel point elle était dépendante de lui. Elle s'était accrochée à lui des années auparavant, et n'avait jamais tenté de s'en détacher ne serait-ce qu'un peu.

Perdue dans ses pensées, la journée passa et les gardes quittèrent la salle en la saluant d'un signe de tête. Elle sortie de ses songes pour leur répondre aimablement et se rendit compte qu'elle était de nouveau seule.

La tête ailleurs, elle se leva et fit le tour de la salle, laissant courir son regard au hasard. Ses yeux se tournèrent alors vers un râtelier d'arcs.

Elle en saisit un pour sentir le bois noble entre ses doigts et le banda de toutes ses forces. C'était bien plus difficile qu'elle ne le pensait, et elle avait bien du mal à tirer la corde jusqu'à son visage.

Prenant de meilleurs appuis, elle se redressa, saisit fermement l'arc d'une main et tira la corde aussi fort qu'elle le pu de l'autre. Lorsqu'elle relâcha la corde, elle l'entendit siffler puis ressentit les vibrations dans le bois.

C'était la première fois de sa vie qu'elle ressentait une telle puissance, qu'elle tenait un objet qui laissait deviner son potentiel.

Curieuse et légèrement exaltée, elle alla vite cherche une flèche dans un carquois et se mit en place face à une des cibles présentes dans la salle.

Précautionneusement, elle plaça la flèche sur sa main et l'encocha sur la corde. Puis, elle leva son arc, banda la corde, visa et décocha la flèche.

Celle-ci partit très au dessus de la cible pour aller se ficher au dessus d'un râtelier d'armes lourdes. Kathleen lâcha un soupir las. Ça ne pouvait pas être aussi simple...

Elle laissa sa flèche où elle était, bien incapable d'aller la chercher si haut. Elle scruta soigneusement l'arc en se demandant si elle pouvait en faire son arme. Serait-elle une archère ? Fière et vaillante, protégeant les arrières de la famille royale ?

Elle leva les yeux vers une cible et banda l'arc à nu en s'imaginant viser un être vivant. Serait-elle capable d'ôter la vie ? D'attaquer sans poser de questions ?

Évidemment que non. Elle n'était pas du genre à obéir sans savoir pourquoi. Elle ne serait jamais une combattante pure et dure qui prend plaisir à ôter la vie et à voir du sang. Si elle devait blesser et tuer, ce serait par nécessité.

Elle raffermit sa prise sur l'arc et décida de s'entraîner pour être capable de se protéger. Ce serait déjà un bon début, même si elle n'était pas du tout certaine de sa décision.

Il fallait avouer que le silence des hauts sages ne l'aidait pas. On ne lui avait toujours pas assigné de rôle, et ça l'inquiétait grandement.

Il n'y avait pas d'âge particulier pour obtenir son rôle, mais la plupart des gens de son âge l'avaient déjà reçu. Elle en avait besoin pour savoir dans quelle direction porter sa vie.

Était-elle si inintéressante que les sages ne voyaient rien en elle ?

Elle avait l'impression de voir sa vie lui échapper. Que devait-elle faire pour la modeler à son image ?

Kathleen se tortura l'esprit toute la nuit, décochant flèche sur flèche sans jamais toucher une seule cible, même par hasard. Étrangement, cela ne la démotiva pas. Elle avait besoin d'une activité qui canalise ses pensées chaotiques, et elle avait trouvé exactement ce qu'il lui fallait.

Elle ne s'arrêta qu'au petit matin, ramassant les flèches à sa portée pour les ranger, avant de partir.

La jeune fille ne s'en doutait pas alors, mais ce jour-là fut le plus mouvementé de sa courte vie.

La reine l'avait faite appelée, et elle se rendit d'un pas rapide jusqu'à ses appartements.

Elle frappa poliment à la porte et n'entra qu'en entendant la voix de Frigga qui l'y invitait. Deux gardes lui ouvrirent la porte et elle s'avança dans une petite entrée richement décorée.

- Ma reine, vous m'avez demandée. S'annonça t-elle en s'inclinant.

- Entre, ma douce.

La jeune fille s'exécuta et avança d'un pas mesuré en suivant la voix de la reine.

Elle manqua de trébucher lorsqu'elle la vit enfin. Son visage habituellement si serein était griffé par l'inquiétude et le doute. Elle lui sourit doucement mais Kathleen ne pu lui rendre cette attention.

- Ma dame, que vous arrive t-il ? S'inquiéta t-elle en avança vers la reine.

La reine eut un petit rire mi-amusé mi-embêté et lui saisit la main.

- Tu es bien clairvoyante, ma petite. Constata t-elle.

- Je ne voulais pas vous être désagréable. Se rattrapa la jeune fille, pensant avoir outrepassé ses droits.

- Tu ne l'es pas. J'avais besoin d'une présence familière, j'espère que tu pardonneras cette requête égoïste. Lui dit-elle dans un sourire.

- Vous êtes la bienvenue, ma reine. Mais quelle peut bien être la chose qui vous trouble autant ?

Frigga ne lui répondit pas et préféra lui montrer. Doucement elle mena Kathleen en dehors de la salle de vie pour emprunter un petit couloir. Là, quatre gardes se tenaient devant une porte à double battant et s'écartèrent sur un signe de tête de la reine.

La jeune fille cligna des yeux mais garda contenance, se retenant de questionner la reine du regard.

Ses interrogations eurent bientôt une réponse lorsqu'elles entrèrent dans une salle à l'ambiance tamisée. Au milieu, trônait un lit qui était éclairé d'un faisceau de lumière et recouvert d'un dôme lumineux.

Lorsque Kathleen s'approcha, elle reconnut un visage familier et sursauta, lâchant la main de la reine.

- Mais c'est... !

- Oui. Mon cher époux, Père de toute chose. Odin.

Cet être si puissant était allongé, inerte et fragile sur ce lit de lumière. Il semblait dormir d'un sommeil profond, et seul le soulèvement régulier de sa poitrine laissait deviner qu'il était encore en vie.

Frigga s'assit près du lit et saisit la main de son époux.

- Prend place. Murmura t-elle à son invitée qui ne savait pas comment réagir.

Kathleen fit ce qui lui était demandé et s'assit à l'opposé de la reine.

- Que lui arrive t-il ? Ne pu t-elle s'empêcher de demander, concernée.

- C'est ce que les nôtres appellent « le sommeil d'Odin ».

- « Le sommeil d'Odin » ?

Frigga hocha patiemment la tête et lança un regard attendri à Odin avant de reprendre la parole.

- Mon époux n'est plus tout jeune. Sa puissance s'amenuise et s'use de plus en plus rapidement. Pour la régénérer, il a besoin de se plonger dans un sommeil profond. Ce sommeil peut durer une journée comme une semaine, et il frappe sans qu'on ne sache quand. Expliqua t-elle lentement.

- Et... il va forcément se réveiller, n'est-ce pas ?

- Oui, ne crains rien. Lui sourit-elle.

- Alors pourquoi êtes-vous si inquiète, ma reine ?

Le sourire de Frigga s'étira davantage devant la candeur de cette enfant, et elle lui expliqua patiemment.

- Pendant son sommeil, Odin est sans défense. Presque mortel.

Kathleen eut l'impression d'avoir le souffle coupé. Le tout puissant Odin, réduit à l'état de mortel ? C'était impensable !

Et plus improbable encore, la reine la laissait l'approcher dans cet état ?

- Ma reine, avec tout le respect que j'ai pour vous, je n'ai pas l'impression d'être à ma place.

Frigga inclina la tête sur le côté, ne semblant pas comprendre.

- Que veux-tu dire ?

- Être au chevet du Père de toute chose alors qu'il est si affaibli... Je pense que seuls les membres de sa famille devraient l'approcher.

La reine eut l'air surprise par sa remarque et inclina la tête sur le côté.

- Mais tu fais partie de notre famille.

La jeune fille la fixa surprise, ne sachant que répondre.

- Tu grandis parmi mes fils et est devenue leur sœur. Tu es toujours si serviable et si aimable. Il y a bien longtemps que tu as fait ta place au sein de notre famille, ma douce.

Kathleen sentit ses yeux la piquer, les pensées se chamboulaient dans sa tête. Elle s'était toujours obstinée à rester à sa place d'étrangère, à ne se voir que comme une pièce rapportée. Jamais elle n'aurait espérer être intégrée à la famille royale.

- Ma reine... je ne sais que dire. Les mots me manquent pour exprimer ma gratitude envers votre famille. Vous m'avez sauvée, recueillie et élevée parmi vos fils. Jamais je n'aurai espéré avoir une telle bénédiction suite au décès de mes parents.

- Notre famille est devenue la tienne par tes seuls actes. La reconnaissance est réciproque.

Les deux femmes se sourirent et les yeux de la jeune fille se posèrent sur le visage endormi d'Odin. Elle était tellement redevable envers cet homme qui lui avait donné ce qu'il avait de plus précieux. Jamais aucune parole ou aucun acte ne le remercierait assez.

Son sourire se flétrit de le voir si pâle et si faible. Frigga ne pu retenir un soupir angoissé.

- Ce sommeil n'aurait pas pu tomber plus mal...

- Que voulez-vous dire ?

- Odin avait à faire à Jotunheim. Les jotuns s'agitent et Laufey, leur roi, devait recevoir mon époux pour en discuter et calmer les tensions entre les deux Royaumes.

- Jotunheim...

Kathleen ne pensait pas réentendre un jour parler de ces affreux monstres bleus, mais elle semblait avoir omis le fait qu'un monde entier leur était attribué.

Frigga ne vit pas son trouble et poursuivit.

- Je suis inquiète. Avoua t-elle.

- Pour la paix entre nos Royaumes ? Demanda t-elle distraitement.

- Non, Odin rappellera les accords passés lorsqu'il se réveillera. Mais, en attendant, il faut que notre monde envoie un émissaire à Jotunheim en signe de bonne volonté.

- Un émissaire ?

- Un représentant du roi, quelqu'un qui représente notre monde de part son titre.

Quelqu'un capable de remplacer le roi ? Elle ne voyait pas vraiment qui avait un statut suffisamment important pour prendre la place du roi.

Le regard de Kathleen s'illumina soudainement et la reine acquiesça.

- Oui, les héritiers. Mes fils doivent s'y rendre à sa place.

Ses frères à Jotunheim ? Impossible !

- On ne peut pas envoyer un conseiller ? Proposa t-elle.

- Non, les princes sont en âge de partir en conquête. De plus, Jotunheim prendrait cela comme un affront si nous ne daignons pas dépêcher nos princes.

Kathleen sentit son cœur se serrer. Ses frères allaient partir à Jotunheim à la place du roi ? Dans une telle situation de conflit ? Et s'ils ne revenaient pas ?

La reine vit la panique s'afficher sur le visage de la jeune fille et se leva doucement. Elle fit le tour du lit de son époux et s'assit aux côtés de la demoiselle, passant un bras autour de ses épaules.

- Tout ira bien, ils seront escortés par les meilleurs soldats. Tenta t-elle de la rassurer.

- Et s'il arrivait quelque chose ? Ne pu t-elle s'empêcher de demander.

- Il n'arrivera rien, c'est une simple visite de courtoisie. Ils n'y resteront même pas la journée.

Kathleen aurait voulu la croire, mais comment l'aurait-elle pu alors que son propre visage trahissait une telle inquiétude ?

Elles le savaient toutes les deux, le risque zéro n'existait pas.

Elle laissa la reine peu de temps après, espérant voir Loki avant son départ. Elle s'en voulait de lui avoir parlé durement la dernière fois, elle devait s'excuser avant son voyage.

Résolue, elle avança vers les salles d'entraînement où les princes étaient formés et y pénétra sans l'accord des instructeurs. Thor reconnu immédiatement sa sœur et fut étonné de la voir presque enfoncer les portes. Il s'écarta de Sif et du trio palatin pour s'approcher d'elle.

- Ma sœur ! Que t'arrive t-il ?

- Où est Loki ? Je dois le voir. Demanda t-elle à la hâte.

Les instructeurs lâchèrent des plaintes outrées mais l'aîné les fit taire d'un geste de la main. Kathleen n'en avait que faire.

- Il n'est pas ici, pourquoi dois-tu le voir ?

- Je dois... lui dire quelque chose. Hésita t-elle.

- Ça ne peut pas attendre notre retour ?

- Non, justement. S'il te plaît, mon frère, dis-moi où il est.

Thor lui prit doucement la main et lui lança un regard désolé.

- Kathleen, je suis navré mais Loki est au Bifrost. Il prépare notre voyage avec Heimdall. Tu ne pourras pas le voir avant notre départ.

La jeune fille se décomposa. Le bifrost était en dehors de la cité, jamais elle ne pourrait s'y rendre. Seules les personnes mandatées par le roi pouvaient franchir les remparts d'Asgard.

Kathleen retint son souffle en se rappelant d'Odin, couché sur son grand lit doré. Elle s'en voulu de penser ainsi, mais tant qu'il serait endormi, Thor et Loki étaient les seuls dirigeants d'Asgard. Une idée folle jaillit dans son esprit.

- Thor, mon frère, je t'en prie, mène moi au bifrost ! Lui demanda t-elle.

- Pardon ? S'étouffa Sif qui écoutait attentivement la conversation.

Kathleen lui adressa un regard mauvais avant de replonger ses yeux dans les prunelles bleues de son frère.

- Ma sœur, tu sais que c'est interdit. Tu n'as pas l'âge, ni les compétences pour emprunter le bifrost.

- Je ne demande pas à partir avec vous, je veux juste voir Loki avant votre départ. Je t'en prie. L'implora t-elle d'une petite voix.

Elle devait avouer qu'elle en rajoutait un peu, mais elle savait que Thor ne résistait jamais face à sa petite sœur désespérée.

Le prince se tourna vers ses amis et vit Sif qui lui fit les gros yeux et secoua la tête pour le dissuader d'accéder à la requête de sa sœur. Mais c'était sans compter sur Fandrall qui avait visiblement apprécié la dernière entrevue qu'il avait eue avec la jeune fille, et s'avança en bon sauveur qu'il était.

- Je ne vois pas de mal à l'escorter jusqu'au bifrost ! Il ne lui arrivera rien tant qu'elle ne l'emprunte pas ! Argua t-il en faisant un clin d'œil à Kathleen.

Celle-ci aurait voulu rouler des yeux mais se retint en entendant Hogun et Volstagg acquiescer et s'amuser de voir une « petite aussi effrontée ».

L'affaire était entendue au grand dépit de Sif. Kathleen se retint de justesse de lui tirer la langue lorsqu'elle passa sous son nez, bras-dessus bras-dessous avec son frère.

Ils se dirigèrent vers les écuries et chacun prit son cheval préalablement harnaché. Seule Kathleen n'en avait pas, et elle se dépêcha de trottiner jusqu'à la sellerie pour trouver de quoi harnacher un cheval.

- On manque de temps pour jouer à ces idioties ! Se plaignit Sif.

- Sif, ça suffit. Ma sœur, as-tu besoin d'aide pour seller ton cheval ? Demanda Thor en la voyant revenir avec une selle et un filet sur lequel elle trébuchait.

- Ça ira, j'ai déjà lu beaucoup de choses à ce sujet.

Les guerriers levèrent tous un sourcil en l'entendant dire, mais ne firent aucun commentaire. Seule Sif semblait jubiler d'avance de la voir glisser de selle.

- Commence par mettre la selle, la plupart des chevaux gonflent leur ventre lorsqu'on les selle. Le temps que tu lui mettes le filet, il aura reprit sa position normale, et tu pourras resserrer la sangle. L'informa Hogun d'un ton bienveillant.

Kathleen le remercia d'un signe de tête et fit comme il le lui avait conseillé. Thor vint l'aider avec sa robe pour monter en selle et, rapidement, elle fut à cheval prête à les suivre.

Elle n'était jamais montée à cheval, n'ayant que peu d'occasions de pratiquer au sein d'Asgard, mais elle savait que sa monture suivrait les autres sans poser de questions. Les chevaux de la garde étaient tous entraînés pour suivre dans des formations groupées.

Lorsque Thor entraîna le petit groupe dehors, le destrier de la jeune fille suivit le mouvement et l'allure des guerriers. Elle serra les cuisses autant qu'elle le pu et s'agrippa aux crins de sa monture pour ne pas tomber.

Ils parcouraient les rues d'Asgard au petit trot, ce qui la secouait désagréablement. Mais elle se retint de se plaindre et fit de son mieux pour garder l'équilibre.

Lorsqu'ils passèrent les immenses portes de la cité, ils partirent au grand galop, et elle se mit debout sur les étriers pour éviter de subir trop fortement les secousses qui menaçaient de la faire tomber.

Elle souffrait de sentir le cuir de la selle frotter contre ses mollets nus mais, au moins, elle était plus stable.

Le voyage fut fort heureusement rapide, et tous les cavaliers mirent pied-à-terre. Volstagg aida la jeune fille à descendre de monture et, malgré ses manières un peu brusques, elle le remercia chaleureusement. Finalement, elle se dit qu'elle les avait peut-être jugés un peu trop hâtivement en les jalousant.

Sauf pour Sif, bien entendu.

Thor fit un signe de la tête vers une énorme sphère gravée d'inscriptions par centaines, et elle y vit Loki qui parlait à un garde en armure.

Elle s'approcha, laissant les autres derrières elle, et c'est le garde qui l'aperçut en premier. A vrai dire, lorsqu'il se tourna vers elle, elle comprit rapidement de part son armure qu'il ne s'agissait pas d'un simple garde mais d'Heimdall, le gardien du bifrost.

Elle le salua timidement d'un signe de la tête, sachant pertinemment qu'elle n'était pas à sa place.

- Mon prince, vous avez de la visite. Constata t-il en cachant difficilement un sourire amusé.

Loki se retourna et son expression se durcit en voyant sa sœur. D'un pas rapide, il s'avança vers elle et la fusilla du regard.

- Kathleen, que fais-tu ici ?

- Et bien, tu vas partir... je voulais te voir... je...

Elle bafouilla, ne sachant comment trouver ses mots. Elle s'était attendue à le trouver agacé, distant, mais pas autant en colère.

- Rentre au palais, tu n'as rien à faire ici. Je ne sais pas quelle idée a pris à mon frère de t'emmener ici.

Loki allait faire demi-tour sans un regard de plus, mais elle lui saisit la main.

- Je voulais m'excuser ! Lança t-elle pour le retenir.

Il se retourna doucement, les lèvres pincées et le regard froid.

- Je voulais m'excuser pour la dernière fois. J'ai agis comme une enfant, je suis désolée. Murmura t-elle en lui serrant doucement la main.

- C'est tout ? Trancha t-il.

Elle resta bouche bée, mais se dit qu'elle avait peut-être mérité son dédain.

- Non, je voulais aussi te dire de faire attention à toi pendant le voyage.

- Je le ferai, maintenant rentre.

Et sans plus de considération, il retira sa main de la sienne et retourna vers Heimdall. Kathleen resta figée de longues secondes, retenant les larmes qui voulaient la trahir. Elle l'avait cherché, elle n'avait aucun droit de lui en vouloir.

Elle ne sortit de ses pensées que lorsque Thor lui amena son cheval. Il lui lança un regard désolé auquel elle répondit par un haussement d'épaule et un sourire forcé.

Il l'aida à monter en selle et elle ne pu retenir une expression de douleur de lui tordre visage. Son frère baissa les yeux sur ses jambes et vit que l'intérieur de ses mollets étaient sanguinolents.

- Kathleen...

- Ce n'est rien.

Thor n'insista pas, mais sa voix concernée fit se retourner Loki. Il eut le temps de voir la chair mutilée avant que son aîné ne la recouvre de la robe.

Il resta pensif un instant, avant de voir sa sœur qui faisait faire demi-tour à sa monture.

- Kathleen ! L'appela t-il.

La jeune fille s'arrêta et se retourna légèrement sur sa selle. Elle fut étonnée de voir Loki la rejoindre d'un pas rapide et se placer à côté de son cheval.

Le prince posa une main fraîche sur le mollet de sa sœur et remonta légèrement les pans de tissus pour voir la plaie. Il leva des yeux accusateurs vers elle, et elle répéta d'une voix gênée que ce n'était rien.

Loki soupira doucement, avant de lui adresser un regard plus doux, ennuyé de la voir blessée. Il lui saisit la main pour y déposer un baiser affectueux.

- Merci d'être venue me dire au revoir. Lui murmura t-il sincèrement, mais toujours tendu.

- Je suis vraiment désolée pour ce que j'ai dit. Je ne le pensais pas... Tenta t-elle encore.

- Nous en parlerons à mon retour. La coupa t-il.

Kathleen hocha docilement la tête consciente que leur dispute n'en resterait pas là.

- Fais attention à toi.

- Toujours. Répondit-il automatiquement avec un sourire moqueur.

Mais l'humeur n'était pas à la plaisanterie et il voyait bien qu'elle était inquiète pour lui. Elle se força à sourire et il serra une dernière fois sa main avant de la libérer.

Elle lança un dernier regard aux guerriers, puis à Loki, et talonna son cheval pour repartir vers Asgard.

Elle ne regarda pas en arrière, priant de toutes ses forces pour qu'il ne leur arrive rien.

La journée passa horriblement lentement, et même les mots apaisants de Frigga ne la rassurèrent pas. Les deux femmes attendirent le retour des guerriers au chevet du roi, espérant secrètement que celui-ci se réveille rapidement pour aller porter assistance à ses fils.

Mais il n'ouvrit pas les yeux, restant obstinément immobile et silencieux. Ce n'est que tard dans la soirée qu'un garde fit irruption dans la salle de repos d'Odin.

Il mit un genou à terre et annonça qu'il avait des nouvelles de l'expédition en Jotunheim.

- Parlez. Mes fils sont-ils revenus ? S'enquit la reine.

- Oui, ma reine. Cependant, ils ont été victimes d'une attaque de jotuns. Le prince Loki est grièvement blessé.

Kathleen n'attendit pas d'entendre les détails, elle se leva d'un bond et sentit son cœur sortir de sa poitrine.

- Loki !

Et voilà !

Comme vous le voyez, j'ai du mal à me tenir à mes « petits » chapitres. Et encore, j'ai coupé celui-ci en deux, une fois de plus.

Cette fois-ci, je me suis centrée presque exclusivement sur Kathleen. N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette petite prise de conscience chez elle.

J'en profite pour vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et à venir lire ma fic, et ça me fait très plaisir :)

A bientôt pour le prochain chapitre ! ;)