Ouf, ça fait trois jours tout pile, je ne suis pas en retard . Par contre, mon disque dur a claqué, ce qui veut dire que j'ai perdu les trois derniers chapitres écrits. Donc je vais devoir les réécrire, et je ne sais pas combien de temps ça me prendra. J'essaierai d'être à l'heure quand même...
Merci à tous les revieweurs, et aussi à tout ceux qui lisent même sans laisser de messages. Bonne lecture !
Chapitre 9 : Le Chemin de Traverse
Ils se levèrent tous tôt. Severus était resté pour la nuit et partit devant. Il devait repasser à Poudlard chercher son argent et la liste de ce qui lui était nécessaire. Harry sautait partout en attendant que sa mère sorte de sa chambre. Quand elle parut, il faillit tomber à la renverse.
Elle était méconnaissable. Ses cheveux avaient raccourcis dans un dégradé qui terminait au niveau des épaules. Ils étaient désormais bruns avec quelques mèches blondes éparses, et flottaient autour de sa tête. Ses yeux étaient devenus couleur noisette. Son nez avait rétréci, la forme de sa bouche s'était modifiée. Bref, tout avait changé. Impossible de la reconnaître même dans le cas où l'on connaissait son visage d'origine. De plus, elle portait une robe noire de sorcier toute simple, très différente de ses vêtements de cuirs habituels.
- Euh, M'man ? Ca te change, ce visage.
- Je trouve aussi. Je préfère l'autre tête.
- Tu ne t'es pas vraiment coupé les cheveux ?
- Non, j'ai juste jeté une vingtaine de sorts d'illusions superposés. Comme ça, même si certaines personnes voient à travers les premiers, ils ne verront pas mon vrai visage.
- Ca va si mal que ça avec les autres sorciers ?
- Si Dumbledore a informé le monde sorcier que tu as changé de nom, tu verras par toi-même.
Mais heureusement, il n'en était rien. Ils transplanèrent (ou plutôt Sythelia transplana et emmena Harry avec elle) dans le Chaudron Baveur, puis sortirent dans la cour à l'arrière. Jusqu'ici ils étaient passés inaperçus. Sythelia sortit sa baguette. C'était la première fois qu'Harry la voyait. D'habitude sa mère préférait agir sans baguette. Elle était faite d'un bois étrange, de deux couleurs entremêlées, le noir et l'argent. Comme les dragons, songea-t-il. Elle tapota la troisième brique de la deuxième rangée au dessus de la poubelle, et l'arche s'ouvrit.
Harry regardait dans tous les sens. C'était la première fois qu'il voyait autant de sorciers au même endroit.
- On va commencer par la banque. Je ne viens pas souvent chez les sorciers alors j'ai tout mon argent sur mon compte.
Ils se dirigèrent vers un bâtiment qui était de loin plus haut que les autres, d'un blanc éclatant.
- Gringotts, la banque des sorciers. Les créatures que tu vois à l'entrée sont des gobelins.
Ils entrèrent et se dirigèrent vers un guichet libre, mais avant qu'ils n'aient eu le temps d'ouvrir la bouche, le gobelin se leva et s'inclina à moitié.
- Dame Morienval, cela fait bien longtemps que nous n'avions eu l'honneur de vous voir.
Il avait parlé bas, de sorte à ce qu'ils soient les seuls à entendre. Visiblement il savait que Sythelia aimait passer inaperçue au milieu des sorciers.
- Nous allons vous conduire à votre coffre. Et ce monsieur est … ?
- Mon fils. Il s'appelait Harry Potter mais a changé de nom.
- Maintenant c'est Harry Morienval Potter, coupa le garçon en question.
Le gobelin eu une espèce de sourire.
- Nous allons effectuer la modification sur le nom du compte et vous conduire au coffre, monsieur Morienval. Gripsec !
Un autre gobelin apparut. Il les conduisit dans une pièce où passaient des wagons.
- J'espère que tu aimes les montagnes russes, fit Sythelia à l'oreille de son fils.
- Après les dragons, je pense être paré à tout. Pourquoi t'appellent-ils "dame" ?
- Je leur ai rendu un service il y a déjà pas mal de temps. Même si j'estime qu'ils ont payé leur dette depuis longtemps, il n'en est pas de même de leur côté. Voilà ton coffre.
Le wagon s'était arrêté. Harry jeta un coup d'œil. Le coffre était rempli.
- Ouah. Je ne savais pas que j'avais autant d'argent.
- Si tu n'en avais pas eu, tu aurais pu te servir dans le mien à volonté. Je suis ta mère après tout.
- Dame Morienval, j'ai pris la liberté de vous remplir une bourse.
- Merci Gripsec. Toujours aussi efficace à ce que je vois.
- Vous m'honorez.
- Si peu.
Ils ressortirent de la banque et se dirigèrent tout de suite vers la boutique de vêtements. Ils avaient décidé de commencer par ce qui était commun à tous les apprentis sorciers, puis de terminer par le personnel, à savoir la baguette. Sythelia laissa Harry entrer seul, pour ne pas encombrer la petite boutique. Un jeune garçon essayait déjà des vêtements. En le voyant, Harry eu un sursaut. Il avait un masque d'indifférence tellement marquée qu'elle aurait pu passer pour du mépris, mais une aura de tristesse se dégageait de lui. Aux regards que lui lançait la propriétaire de la boutique, il devina qu'il devait être le seul à la voir. Il décida d'entamer la conversation.
- Salut.
L'expression du garçon ne bougea pas d'un iota, mais Harry devina la surprise qu'on s'adresse à lui. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix traînante.
- Salut. Tu rentres à Poudlard, aussi ?
- Oui.
- Je suis Draco Malefoy.
Harry se remémora les paroles de sa mère. Tu n'es pas obligé de dire que tu es un Morienval…cela risquerait de t'attirer des ennuis. Et sa propre réponse. Je suis fier d'être un Morienval. Peu importe ce que disent les autres. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais la sorcière arriva à ce moment là.
- C'est fait mon garçon.
Draco Malefoy sauta sur ses pieds et partit presque en courant.
- On se reverra à Poudlard.
Le ton était presque suppliant.
- Bien sûr, avec plaisir.
Pour la première fois, un semblant de sourire apparut sur les lèvres du garçon. Il lui fit un petit signe de main, puis se dépêcha de sortir, passant devant Sythelia au passage. Harry paya et sortit à son tour une fois que son colis fut prêt. Il rejoignit sa mère.
- Voilà, j'ai déjà acheté tes livres. Severus s'occupe du matériel pour les potions. Il nous rejoindra dans un coin un peu plus discret.
- Maman, tu as vu le garçon qui vient de sortir ?
- Oui…
- Tu ne trouves pas que…
- Il avait une aura pleine de tristesse. Mais nous ne pouvons rien faire.
- Tu m'as appris qu'il y avait toujours quelque chose à faire.
- Alors ce sera à toi d'essayer. Tu seras en cours avec lui. Allons chercher ta baguette maintenant.
La dernière boutique dans laquelle ils devaient aller était presque miteuse comparée aux autres. Des boîtes s'alignaient le long des murs, serrées en rangs d'oignon.
- Monsieur Morienval, je m'attendais à vous voir bientôt.
- Vous savez que j'ai changé de nom ?
- Je sais que la personne derrière vous est Sythelia Morienval, et j'en déduis le reste. De quelle main tenez-vous votre baguette ?
Harry ouvrit de grands yeux. Il avait reconnu sa mère malgré son déguisement. Elle ne semblait pas le moins du monde gênée d'ailleurs.
- Il est ambidextre, répondit-elle devant le silence de son fils.
- Vraiment ? Le mieux serait qu'il ait deux baguettes, mais je ne sais pas si vous le souhaitez.
- Si c'est le mieux pour lui, nous prendrons deux baguettes.
Ollivander sourit et sortit un mètre ruban, qui commença à prendre des mesures sur Harry, depuis la longueur de son bras jusqu'au diamètre du lobe de son oreille.
- Essayez celle-ci, monsieur Morienval. 24 centimètres, bois d'if et écaille de serpent, d'hydre précisément. Redoutable pour les duels.
Des lueurs vertes et noires sortirent de la baguette.
- Nous avons de la chance pour votre première baguette, monsieur Morienval. Cherchons la seconde.
Ils eurent beaucoup moins de chance pour la seconde. Ollivander dut retourner toute sa boutique avant de tomber sur la bonne.
- Dernière, monsieur Morienval. Une des plus originales de ma boutique. 27,5 centimètres, bois de houx et plume de phénix.
Cette fois-ci, ce furent des étincelles bleues et or qui jaillirent de l'extrémité de la baguette. Ollivander regarda fixement Sythelia.
- Vous savez quelle est cette baguette, n'est-ce pas ? Vous pourrez le lui expliquer ?
Sythelia hocha la tête, paya et dit brusquement
- On rentre, Harry. Je t'expliquerai tout ça à la maison.
Arrivés chez eux, Harry vit sa mère poser les sachets et s'asseoir. Elle avait l'air fatiguée.
- Qu'est-ce qu'il y a, Maman ? Qu'est-ce qu'il se passe avec cette baguette ?
- Il n'y a que deux baguettes qui ont été construites à partir de ce phénix.
Elle parlait tout doucement.
- La tienne et… celle de Voldemort.
Harry se sentit bizarre, à la limite de la panique.
- Ca ne veut rien dire ? Maman, ça ne veut pas dire que je suis comme lui ?
Sythelia sourit.
- Bien sûr que non, Galad. C'est juste que c'est bizarre que tu portes la baguette sœur de celle qui t'a marqué au front. Sinon, ta journée t'a plue ?
Le changement brutal de conversation surprit Harry.
- A part la rencontre avec ce garçon, oui.
- Tu sais comment il s'appelle ?
- Malefoy. Draco Malefoy.
- C'est un Malefoy ? Tu as lu Les grandes généalogies sorcières ?
- Non, pourquoi ?
- Sa famille n'a pas très bonne réputation. Mais peut-être que lui est différent.
- En tout cas, il avait l'air plus triste que méchant. J'ai une autre question, ajouta-t-il après un instant de réflexion. Pourquoi je peux voir les auras ?
- Parce que c'est moi qui t'ai élevé, et que tu pratiques la magie mentale.
- C'est tout ?
- Oui, qu'est-ce que tu voulais que ce soit ?
- Merci. Je vais aller lire mes manuels, fit-il en s'éloignant.
Sythelia sourit. Connaissant son fils, elle devina qu'il voulait apprendre tous ses manuels avant de partir, surtout celui de potions.
- Harry ?
- Oui, dit-il en se retournant.
- Puisque tu as deux baguettes, tu ne penses pas qu'il serait bien que les autres sorciers l'ignorent ?
- Je garde celle en if cachée, répondit-il immédiatement. Je n'ai pas l'intention de faire des duels rapidement.
- J'espère bien, mon fils, j'espère bien, fit Sythelia sévèrement.
