/se cache/ Euh...salut tout le monde ! ^^' Oui, je sais je suis...très en retard. Mais le boulot est très prenant, j'ai du traduire ce chapitre à la main durant mes pauses (donc à coups de 15 à 30mn à chaque fois.) puis le taper sur mon pc dès que j'en avais le temps. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop et que la qualité de la traduction n'en aura pas pâtit...si c'est le cas n'hésitez pas à me le faire savoir !

Une fois encore je précise que rien ne m'appartient, ni la série Sherlock, ni l'histoire.

Après tant d'émotions et de fangirlisme (ça se dit ça ? On va dire que oui...) voici le chapitre numéro 8 !


Chapitre 8 : Où les anges craignent de se rendre

John regarda l'église autour de lui, un peu nerveux. Il n'était pas dans la nef du bâtiment, mais dans une des ailes sur le côté, avec Sherlock et Isabel. Sherlock avait pensé que 'ça irait' avec l'enquête s'ils se mariaient dans l'église où elle avait commencée. Sherlock avait ajouté que, si le tueur en avait vent, ils pourraient être des cibles plus alléchantes qu'Albert et Trevor.

Cette partie avait du sens : John était d'accord avec ça. Il avait vécu une grande partie de sa vie en première ligne. John avait également été d'accord pour accompagner Sherlock au Yard, pour expliquer son 'plan' à Lestrade concernant la feinte d'une arrestation. Même si John avait fait la morale à Sherlock sur le fait d'être 'gentil', c'était presque drôle de voir Lestrade à deux doigts de péter une durite...

''Tout d'abord vous voulez le mettre en colère'' avait grogné Lestrade. ''Et maintenant vous voulez le rendre paresseux ?! Mais à quel putain de jeu vous êtes en train de jouer ?!''

Sherlock avait convaincu Lestrade, naturellement. Parfois John se demandait s'il y avait quelqu'un que Sherlock ne puisse charmer, menacer ou encore manipuler. Cette fois, Sherlock s'était concentré sur la logique de l'affaire. Sherlock avait fait attention à ne pas mentionner que lui et John n'était en fait pas 'vraiment' un couple. Il avait plutôt avancé l'argument que lui et John comptaient de toute façon se marier, que ça leur permettrait de le faire, tout en étant bénéfique à l'enquête. Leur dispute avait été plutôt délicate. Sans surprise, particulièrement au vu de l'attention que portaient les médias à cette affaire, ils avaient étés entendus.

Après à peu près une heure de 'débat' entre Sherlock et Lestrade, un homme, chauve, d'âge moyen dans une veste élimée, frappa à la porte, demandant à entrer. Quand Lestrade refusa sa requête, Sherlock le laissa tout de même entrer. Lestrade avait recommencé à crier, et commençait à s'énerver quand l'homme l'interrompit. ''Mon fils est gay !'' Il avait dû crier pour se faire entendre, mais sa phrase fit s'arrêter Lestrade, pour le moment.

L'homme chauve, que John savait se nommer 'George' continua, ''Liam fit son coming-out alors qu'il était encore à l'Université, i peu près sept ans...'' La voix de George commença a s'altérer. ''Je lui ai dit des choses horribles...Il...je n'ai pas...'' George prit une inspiration, et baissa le regard. ''Je l'ai expulsé de la maison...Je ne sais pas où il est, ou si je le reverrais un jour...'' George prit un inspiration teintée de sanglots, avant de relever la tête. ''Je ne sais pas si Liam pourra un jour me pardonner, mais si je peux aider à faire enfermer ce bâtard Liam et ceux comme lui le méritent. Ils devraient être en sécurité... Si vous le voulez bien, détective inspecteur, je serais heureux de prendre ça sur mon dos. Je veux donner à Mr. Holmes tout ce dont il a besoin pour résoudre cette affaire.''

Les choses s'étaient alors calmées. Il semblait que tout le Yard retenait son souffle. Avec un long soupir, Lestrade s'affala sur la chaise derrière son bureau et fixa le bois. ''Si les choses tournent mal, Sherlock, Dieu m'en soit témoin, j'aurais votre tête sur un plateau.''

Sherlock avait sourit, victorieux. ''Je vous assure que Mycroft vous y aiderait.''

John rit presque au souvenir.

Alors qu'Isabel les aidaient beaucoup sur l'affaire, elle était totalement ignorante de son rôle. Sherlock lui avait parlé quelques jours avant Lestrade, à la fois pour organiser l'annonce de leur engagement, et pour parler des paroissiens. Avec les informations qu'ils avaient récupéré d'Isabel, Sherlock avait choisi une cible et l'avait approchée doucement. Tout comme Lestrade, George ne connaissait qu'une partie de l'histoire. Sherlock avait continué dans le plan 'John et moi sommes vraiment un couple' et avait utilisé son charme habituel pour convaincre George de se faire 'arrêter' afin que John et lui puissent arrêter le véritable tueur. Au vu de l'histoire personnelle de George, Sherlock avait pu le convaincre.

Ça avait requis un peu d'organisation mais le 'leurre' était près à être mis en place plus tard dans la journée. John et Sherlock n'étaient pas là. Et ne comptaient pas l'être, parce que, selon Sherlock 'Nous avons quelque chose de plus important à faire.'. C'était ce 'quelque chose' qui rendait John nerveux. Ce jour là, avec l'aide d'Isabel, ils annonçaient leur engagement à l'église.

Sherlock avait insisté qu'être là, plutôt qu'à 'l'arrestation', montrerait que se priorité était maintenant John, et non plus 'le travail'. John était un peu dubitatif sur ce point. Même dans un monde où ils seraient vraiment ensemble, John était certain que Sherlock laisserait un 'rendez-vous' ou toute autre chose être interrompue par une affaire. Ça n'avait jamais empêché Sherlock d'interrompre les rendez-vous de John, quand il voyait d'autres gens.

John lança un regard vers Sherlock, qui parlait toujours amicalement à Isabel. John l'admettait, il ne prêtait pas beaucoup attention à ce qu'il se passait, mais Isabel s'était révélée intelligente et amicale. John espérait que Sherlock était au moins un peu motivé à être charmant et agréable par ce qu'il le voulait, et non pour les besoins de l'enquête. Ça dérangeait toujours John de voir être si amical envers quelqu'un pendant un moment puis se transformer en quelqu'un de froid et calculateur après avoir eu ce qu'il voulait. Les gens, ou du moins certaines personnes, étaient digne de l'amabilité de Sherlock, et John espérait pouvoir l'en convaincre, un de ces jours.

Sherlock regarda John puis sourit. John ne put s'empêcher de lui sourire en retour, malgré lui.

''Tu as été un peu distrait'' murmura Sherlock, levant la main pour caresser le côté du visage de John.

John rougit et se laissa instinctivement aller au contact. ''Je me demandais juste,'' commença John, se concentrant sur Isabel alors que Sherlock laissait retomber sa main. ''Tu es sûr que c'est bon d'annoncer que nous sommes fiancés à la congrégation ? Je veux dire, nous ne sommes pas vraiment des membres de cette église.''

Isabel sourit chaleureusement, ses yeux bruns pétillant d'amusement. ''C'est bon, John. Comme je l'ai dit, nous sommes très ouverts. Nous n'avons pas de suivi de présence et accueillons des personnes de toutes fois.''

''Eh bien, si vous êtes sûrs.''répondit John. Il appréciait Isabel. Il doutait qu'elle ait beaucoup plus de trente ans, mais elle avait l'aura réconfortante d'une mère. Peut-être que pour les membres de la paroisse, c'était le cas.

Isabel acquiesça. ''J'en suis sûre, et encore félicitation au fait.''

John rougit de nouveau et baissa les yeux un moment. ''Merci.'' Sherlock et lui n'avaient pas fait d'autres choses de 'couple' que ce qu'ils faisaient déjà. Ce qui voulait dire, de petits contacts tendres, se tenir la main, et, quand Sherlock décidait de dormir, partager un lit. Sherlock avait insisté pour que John dorme dans son lit, même si Sherlock ne le rejoignait pas. John devait admettre qu'il était confortable, et il était secrètement heureux le peu de fois où il s'était réveillé pour trouver que Sherlock avait décidé de le rejoindre à un moment dans la nuit.

En général, John s'amusait. Sherlock et lui étaient sur une affaire, ce qui était toujours intéressant. De plus, John était soulagé de ne pas avoir à surveiller tous ses faits et gestes pour empêcher Sherlock de découvrir son petit béguin. Avec de la chance, Sherlock penserait juste que John s'investissait dans son 'rôle'. John espérait sincèrement que pourrait enlever ces sentiments de son système d'ici la fin du cas, parce que Sherlock Holmes ne faisait pas dans les relations. Ce n'était pas 'son domaine'.

''On est bientôt prêts ?'' demanda Sherlock.

Isabel pencha la tête en arrière, vers la porte, pour voir le centre de l'église.

''Presque...'' conclu t-elle, continuant à regarder par la porte. Ils attendaient la fin de l'office pour faire leur annonce.

Sherlock sourit et prit une inspiration, les mots datant de la semaine passé de Mycroft résonnant dans sa tête. ''Tu sais que tu ne fais ça que pour toi, pour tes sentiments inappropriés pour le bon docteur.'' avait dit Mycroft.

Sherlock avait envoyé un regard noir à Mycroft et lui avait répondu ''Ça fait du sens pour l'enquête !''

Mycroft avait levé un sourcil sardonique. '' Qu'est ce que tu avais dit une fois sur les sentiments ? 'La chimie est terriblement simple et très destructive.' Suivit de près par 'L'amour est un dangereux désavantage.'. Tu avais raison Sherlock. Écoute ton propre conseil. Ne laisses pas ton cœur diriger ta tête.''

Sherlock avait adopté sa pose de réflexion et avait tenté d'ignorer Mycroft. Mycroft n'y croyait pas.

''D'abord tu meurs devant lui, Sherlock, et maintenant tu joues avec lui pour satisfaire tes propres...bas instincts.''

Mycroft n'avait pas vu le coup venir, l'idiot. Pourtant il l'avait rendu avec un revers décent.

''Je ne joues pas !'' lui avait sifflé Sherlock, se préparant à frapper de nouveau.

''Penses ce que tu veux Sherlock.'' avait répondu Mycroft dans un murmure coléreux. ''mais je ne t'aiderais pas à ramasser les morceaux après que quelque chose de si absurde t'ai explosé au visage.''

Bien sûr, John avait débarqué, dévalant les escaliers à ce moment, et avait vu la fin de lui petite bagarre.

Sherlock prit une nouvelle inspiration. Il n'utilisait pas John, il ne l'utilisait pas. Oui, d'accord, il aimait John. Mais il était conscient de ce fait, et il pouvait donc le compenser. Il avait offert à John une porte de sortie, il lui avait demandé son accord. Ils avaient étés intelligents. Et si Sherlock se sentait soulage de pouvoir s'exprimer plus honnêtement, qu'est ce que ça faisait ? La seule personne avec qui il voulait être honnête la plupart du temps était de toute façon John. Et maintenant, il le pouvait...d'une façon un peu décevante certes. Bon. Ce train de pensée n'aidait pas. Se concentrer sur quelque chose d'autre.

''Isabel !'' Une voix tremblante et désespérée les fit se retourner tous les trois pour regarder dans le hall.

Un homme bronzé, d'à peu près la taille de John, avec des cheveux bruns et de clairs yeux bleus traversait l'aile en courant vers eux. ''Isabel, il faut que tu voies ça.'' dit nerveusement l'homme, les lèvres serrées en une ligne mécontente.

''Bobby ?'' Isabel se retourna pour faire face au jeune homme, tendant la main vers lui, le visage tendu par l'inquiétude. ''Qu'est ce qui ne va pas ?''

Bobby prit les mains d'Isabel dans les siennes et la dirigea doucement vers l'endroit d'où il venait. ''Quelqu'un à défiguré l'église, il faut que tu voies.''

Ils sortirent ensemble de l'aile, marchant rapidement. Bientôt ils tournèrent à un coin et marchaient dans un petit jardin sur le côté de l'église. Bobby se tourna alors qu'ils quittaient l'église et fit un geste vers le mur extérieur. ''Là, regarde.''

Ils se retournèrent et observèrent. Le souffle de John se bloqua sous la surprise. Malgré le brouillard flottant dans l'air, il était impossible de manquer ce que Bobby leur montrait. Là, recouvrant les pierres par ce que John espérait désespérément être de la peinture rouge, se trouvait une autre citation biblique. Elle disait :

Roman 1:32 Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

Isabel laissa échapper une exclamation de détresse en lisant la citation, et se couvrit la bouche. Sherlock avait déjà commencé à s'avancer vers l'inscription pour l'examiner, quand les paroissiens commencèrent à sortir de l'église, attirés par le cri d'Isabel.

John resta en arrière, laissant Sherlock travailler, et tenta de garder les autres également en retrait. Il s'avérait que ce n'était pas une tâche facile, alors que la foule fut bientôt enragée par la citation de la bible se trouvant sur les murs de leur église.

John se mit à scanner la foule, utilisant les compétences acquises durant son séjour à l'armée pour avoir à l'œil qui que ce soit qui pourrait devenir instable. Une foule, même relativement petite comme celle-ci, pourrait facilement devenir dangereuse. Bob ou 'Bobby' comme Isabel l'avait appelé, était entouré de quelques amis qui avaient l'air de pouvoir causer des dégâts, mais qui ne semblaient pas vouloir le faire. L'un d'eux était plus grand, presque autant que Sherlock, avec de courts cheveux sombres, des lunettes et bâtit comme un joueur de rugby. Il y avait un autre homme, plus petit, tête rasée et quelques tatouages visibles sur ses bras dont John était sûr qu'il était un ancien militaire. Il avait le bon regard. Lui aussi scannait la foule, veillant au cas d'un possible problème. Il devait maintenant travailler comme agent de sécurité ou videur. John en connaissait beaucoup dans ce cas.

John se secoua. Il ne pouvait dire si c'était ses aptitudes en temps qu'ancien soldat ou son expérience avec les 'déductions' de Sherlock qui lui permettaient d'arriver à ces conclusions sur la foule. John se tourna et regarda de nouveau Sherlock. Le consultant dégingandé s'étirait et tournait autour de l'inscription, l'examinant de haut en bas. Sherlock s'immobilisa et recula de quelques pas, scanna l'entièreté du mur.

John fit glisser son regard sur les bords de la foule regroupée autour du mur extérieur. Il avait de légers mouvements à la toute fin de la foule, vers le fond, près du petit cimetière. Sherlock sembla l'avoir remarqué lui aussi John put voir un léger changement dans sa position ainsi qu'un léger coup d'œil vers l'extrémité de la foule. John le savait par expérience, Sherlock se préparait à courir dans cette direction, peu importe ce que c'était. John se tourna doucement vers Isabel, lui faisant un geste pour lui signifier de rester là où elle était, et commença, l'air de rien, à marcher vers Sherlock.

John avait réussit à réduire la distance entre eux avant que Sherlock ne s'élance. John suivit Sherlock, n'ayant qu'un aperçu de l'homme qu'ils pourchassaient alors que lui et Sherlock tournaient à l'angle de l'église. John suivit, et se retrouva dans le cimetière derrière l'église, qui était à ce moment recouvert d'une épaisse couche de brouillard. John jura, et fit un écart sur le côté pour ne pas rentrer en collision avec une pierre tombale qui sembla surgir de nulle part.

John se tourna et couru vers un son de pas précipités. Après un moment, il put distinguer la faible ombre d'un homme au travers du brouillard. John accéléra, gardant les yeux fixés sur la silhouette, tentant d'ignorer les pierres tombales alors qu'il les dépassait. Tendant la main, John sentit un faible contact de tissu sur ses doigts. Quelques centimètres de plus et il l'aurait eu. S'appuyant fermement sur le sol, John sauta sur l'homme, s'accrochant fortement au tissu de sa veste l'élan les emporta tous les deux dans la boue.

''John !''

Reconnaissant la voix qui l'appelait, John grogna et roula de par dessus son colocataire. ''Désolé Sherlock, je ne vois rien dans ce brouillard.''

''Shhh !'' siffla Sherlock en se hissant sur ses pieds. ''Silence ! Silence !''

John s'immobilisa alors que Sherlock tendait le cou, écoutant. Dans le brouillard, trois autres silhouettes s'approchaient d'eux. John les reconnues comme étant Bobby et les deux hommes qui l'accompagnaient plus tôt, juste devant l'église.

''On est venus aider.'' hoqueta Bobby en les approchant.

''Oui, où est-il ?'' demanda l'homme plus petit en regardant dans la brume.

''Taisez-vous ! Tout le monde, taisez-vous !'' murmura Sherlock. Malgré les mots impolis de Sherlock, tout le monde obéit sans protester. Sherlock inclina la tête et ils firent de même, écoutant.

Le doux chant des oiseaux et de bruit des feuilles dans le vent emplirent l'air. John cligna des yeux pour se débarrasser du brouillard et essaya de respirer en silence. Tous les cinq restèrent là pendant une longue minute, comme des statues dans le brouillard du cimetière.

Le soudain cri de corbeaux les fit courir de nouveau, se frayant un chemin dans les herbes et les pierres tombales. Le brouillard se réduit légèrement alors qu'ils approchaient le mur, et John distingua leur homme, y grimpant. Sherlock le suivit rapidement, lui-même suivit par John, Bobby et ses deux amis.

Leur groupe traversa une allée étroite, qui s'ouvrait sur une rue bondée. Des gens étaient dans le passage, et des pneus grinçaient alors que des freins étaient enfoncés. John et les trois hommes se firent un passage sur le trottoir, se précipitant à travers la rue alors que l'homme qu'ils poursuivaient tentait de s'échapper. Sherlock se faufila gracieusement autour de quelques voitures, qui durent s'arrêter brusquement, pendant que John et le reste du groupe devait sauter par dessus les capots pour pouvoir le suivre.

L'homme qu'ils chassaient remontait la rue, rejoignant rapidement le pont en face d'eux. Il perdait du terrain maintenant, car, malgré sa vitesse, ses jambes étaient loin d'être aussi longues que celles de Sherlock. John et les autres se débrouillaient pour suivre, à peine une vingtaine de pas derrière Sherlock.

Le brouillard qui était au dessus de l'eau la rendait presque invisible. Ils coururent sur le pont, la brume leur fouettant le visage. Sherlock se rapprochait rapidement de leur homme il était à un tiers de la traversée du pont. John vit Sherlock se tendre vers lui. Malheureusement, l'homme qu'ils pourchassaient le vit aussi. Il se retourna et fit un écart, envoyant Sherlock s'écraser sur le coté. Alors que Sherlock vacillait sur le bord du pont, l'homme continua de courir.

Immédiatement, John sentit son cœur s'accélérer Sherlock avait des difficultés au bord de la barrière. Des visions de St Bart s'imposèrent à ses yeux. Sherlock était très près du bord, prêt à tomber...Les trois autres hommes ignorèrent Sherlock et poursuivirent le criminel, laissant Sherlock face à son destin.

Le temps sembla se ralentir autour de John. Cette chute n'était pas prévue par Sherlock. Il ne pouvait l'empêcher... Ils étaient trop haut, et l'eau était trop froide. Si Sherlock basculait, il pourrait ne jamais ressortir de la Tamise. Sherlock ondulait, se battant contre la gravité. Mais y arriverait-il ? Ou les eaux froides et sombres l'engloutiraient-elles ? John ne pouvait qu'espérer ne pas arriver trop tard.

Sherlock se pencha en avant...Ça y était. Ou bien Sherlock aurait la force abdominale de se relever, ou il tomberait...John n'avait plus de temps...Sherlock arqua le dos, s'accrochant à la rambarde...et se hissa sur la surface solide du pont.

John s'élança en avant, se précipitant pour aider Sherlock à ne pas retomber. Sherlock se remit sur ses pieds et, par dessus son épaule, cria à John ''mais qu'est-ce que tu fais ? Il s'enfuit !'' Sherlock fit un geste brusque vers le pont, entraînant John avec lui. Un bruit sourd réussit à attirer l'attention de John. Il se tourna pour voir l'homme qu'ils poursuivaient se faire violemment plaquer au sol.

''Là, tu vois.'' grogna Sherlock, déçu. ''Tu as laissé les rugbymen l'attraper ! Viens, allons les arrêter avant qu'ils ne fassent des dégâts.''

John le suivit du mieux qu'il put, se sentant soudainement glacé.

''Arrêtez ça !'' cria Sherlock à Bobby et ses amis, qui redressaient violemment l'homme qu'ils avaient mis à terre. ''Cet homme n'est pas le meurtrier que nous recherchons ! Au pire, vous pourriez l'accuser de bigoterie et de graffitis. STOP !''

Le volume et la force de la voix de Sherlock arrêta enfin la bagarre. Bobby et son ami plus grand se reculèrent. L'ami de Bobby le plus petit resta sur l'homme, le bloquant au sol. ''Comment vous le savez ?'' demanda t-il avec une retenue aisée, propre à un soldat attendant ses ordres.

Sherlock poussa un soupir impatient. ''Ses mains son couvertes de la peinture qu'il à utilisé pour inscrire la citation sur le mur de l'église, mais ce n'est qu'un mauvais imitateur. Cette affaire à été beaucoup médiatisée. Cet idiot en a probablement entendu parler dans les journaux et à décidé d'en tirer avantage pour créer un mouvement de panique. Au vu des taches sur ses mains, c'est un habitué de ce genre de choses. L'état de ses vêtements nous indique qu'il vit dans le seuil de pauvreté. Peut-être est-ce un orphelin, recueilli par l'église. Pauvre, endetté, et ignorant. Notre tueur n'est pas un génie, mais il est un peu plus intelligent que cet homme. Non, notre tueur avait de plus grandes ambitions que cela.''

''Qu'est ce que vous voulez dire par avait de plus grandes ambitions ?'' demanda Bobby, venant se placer aux côtés de Sherlock.

Sherlock regarda l'horizon et remarqua la panique qu'ils avaient créée. Les journalistes ne tarderaient pas à arriver, avec la police. Cette enquête, John et lui-même avaient beaucoup étés dans les journaux ces temps-ci. Sherlock éviterait cette opportunité dès que possible.

''Peut-être devrions-nous ramener notre homme à l'église avant d'aborder ce sujet.'' répondit Sherlock. ''Il va y avoir de l'agitation ici, très bientôt.''

Bobby jeta un œil aux alentours et acquiesça alors que son ami le plus petit soulevait l'homme qu'ils avaient chassés. Sherlock nota que les paroissiens avaient le délinquant bien en mains. C'était utile.

Bobby et ses amis commencèrent à faire avancer l'homme alors qu'ils se dirigeaient vers l'église. Sherlock roula des yeux et commença à les suivre, quand il remarqua que John n'était pas à ses côtés. C'était étrange, parce que John était toujours à ses côtés. Sherlock se retourna pour voir John se tenant presque exactement là où il était quand il avait aidé Sherlock à revenir pieds sur terre. Il tremblait, ce qui était également étrange, parce que John n'était que rarement affecté par le froid.

''John ?'' commença Sherlock, faisant un pas vers son ami.

John leva sur lui un regard dur. ''Pas ici, Sherlock.'' dit-il avant d'avancer à grands pas pour rejoindre les autres.

Les sourcils de Sherlock se froncèrent d'inquiétude, mais il arriva à rester silencieux jusqu'à ce qu'ils ai traversés le cimetière. Un fois de retour sur le domaine de l'église, Sherlock s'adressa aux paroissiens qui les avaient aidés pour la poursuite. ''Allez à l'intérieur, s'il vous plaît. Dites à Isabel d'appeler Lestrade, elle a sa carte. Nous arrivons.'' Bobby acquiesça et fit entre les autres dans l'église.

Sherlock se retourna alors, dans la brume près de l'église, et fit face à John. ''Qu'est ce qui ne va pas ?'' demanda t-il sans préambule.

John croisa les bras, et regarda le sol, tremblant toujours. Sherlock doutait sérieusement que c'était de froid. John portait l'un de ses habituels pull, les joues rougies, et un peu de transpiration visible au dessus de son sourcil. ''C'est ça va devenir une habitude Sherlock, j'ai besoin que tu me le dises.''

''Si quoi devient une habitude ?'' demanda Sherlock, perdu.

John leva les yeux, rencontrant durement le regard de Sherlock. ''Se jeter de choses !'' siffla John, en colère. ''Ou presque. Ça ne va pas ! Je-'' John leva les mains pour se couvrir le visage. ''Je ne peux pas te regarder sauter de quelque part, encore une fois.'' finit John, la respiration tremblante.

Le regard de Sherlock s'adoucit, compatissant. ''John...Je suis désolé. Je n'avais pas réalisé.'' Il fit un pas en avant, et posa une main sur l'épaule de John. ''Je vais bien, John, je n'allais pas tomber, même si tu ne m'avais pas aidé.''

Les lèvres de John étaient serrées en une fine ligne de mécontentement, et il se pencha pour appuyer son front sur le torse de Sherlock malgré sa colère. ''Ne refais plus ça.'' insista t-il.

''Je ne le ferai plus.'' promis Sherlock, passant ses deux bras autour de la taille de John, le tenant pendant quelques instants.''Je suis désolé John. Je ne voulais pas te faire peur.''

''Je vais bien.'' insista John, prenant une grande inspiration.

''Non.'' répondit Sherlock, se penchant pour poser un baiser sur le haut de la tête de John. ''Tu ne vas pas bien. Mais je vais me rattraper.'' Sherlock passa sa main de haut en bas du dos de John. Jetant un regard à l'église, quand il remarqua que les membres du Yard arrivaient enfin. ''Quoi qu'il en soit, pour l'instant, je pense que j'ai quelques explication à donner. Puis, si tu le veux toujours, nous annoncerons que nous sommes fiancés.''

John hocha la tête et leva les yeux vers Sherlock. ''Allons-y alors.''

Sherlock sourit à John un moment avant de passer un bras autour de sa taille et de le guider à l'intérieur.

oOoOoOoOo

Quelques temps et disputes plus tard, le délinquant, qui se nommait Lewis et qui avait une longue liste de petits crimes derrière lui, était arrêté. Toutes les dépositions étaient prise de ceux qui étaient impliqués, et la congrégation était une fois de plus laissée à elle même.

Avant que la congrégation ne puisse se calmer, l'un des paroissiens annonça 'l'arrestation' du tueur en série, et commença à répandre la nouvelle. C'était une bonne journée. Non seulement, un délinquant était en détention provisoire, mais, à ce que les gens savaient, l'homme qui était la cause de beaucoup de leurs peurs récentes, était finalement derrière les barreaux.

George leur fit un beau show, ayant parfaitement l'air du préjudicié fanatique. L'église était effondrée que l'un des leurs était à blâmer et soulagée de voir le calvaire enfin prendre fin. Une fois que la nouvelle fut répandue, Isabel attira l'attention de tout le monde pour une dernière annonce.

Sherlock et John étaient une fois de plus en train d'attendre dans l'aile en retrait du reste de l'église. Ils attendaient seuls et en silence pendant qu'Isabel commençait à les annoncer. Un des mains longues et chaudes de Sherlock enveloppait celle de John. Ils méritaient le coup d'œil, toujours couverts de boue de leur aventure, mais ils ne pouvaient rien y faire. John était toujours un peu choqué, mais il allait bien.

Sherlock serra la main de John, attirant son attention. ''Il est presque temps.'' murmura Sherlock.

John le regarda et hocha la tête, se sentant enfin un peu plus calme. Prenant une inspiration tremblante, il focalisa son attention sur Isabel dans l'autre pièce, et écouta.

''Bien.'' commença Isabel, ''Je sais que ça a été une journée plus longue et plus...énergique que ce que nous avions prévu, mais j'ai une annonce à faire qui ajoutera une note plaisante à ce jour.'' Les paroissiens murmuraient entre eux, curieux. ''J'espère que vous vous joignez à moi pour accueillir Mr. Sherlock Holmes, et le Docteur John Watson.''

John entendit l'église retentir d'applaudissement alors que lui et Sherlock allaient rejoindre Isabel à l'autel. L'église en pierre était magnifique de l'intérieur. De grandes arches se rencontraient au dessus-d'eux et des vitraux détaillés ornaient les murs de chaque côté.

Isabel leur sourit à tous les deux avant de lever les mains, réclamant le silence. ''Vous savez tous que nous devons les remercier pour la sécurité retrouvée de notre communauté. De plus, nous aurons bientôt le privilège...d'accueillir leur mariage !''

Si John avait pensé que l'église avait retentit l'applaudissement plus tôt, mais à présent elle tremblait et résonnait sous le bruit des mains, des cris, et des félicitations. John sourit à la foule alors qu'il sentait que Sherlock l'attirait plus près de lui. Le côté possessif de son colocataire était plutôt plaisant. John en était reconnaissant. Aussi fatigué et vaseux qu'il soit, il doutait qu'ils puissent quitter l'église avant d'avoir droit à une petite célébration pour la nouvelle.

oOoOoOoOo

C'était sans aucun doute bien plus tard dans l'après-midi qu'ils purent rentrer à l'appartement. John était épuisé. Malgré qu'il se sente sale, et qu'il sache que son sommeil ne serait pas réparateur s'il ne mangeait pas avant de se coucher, John n'était pas sûr d'avoir la motivation suffisante pour faire autre chose que de se coucher et espérer ne pas faire de cauchemar. Il était, pourtant, agréablement surpris de trouver un repas chinois fraîchement livré, les attendre au 221B. Il regarda Sherlock suspicieusement.

Sherlock lui sourit. ''Je me suis souvenu que tu est persistant concernant ton besoin de nourriture. Je pensais t'en épargner le trouble en e commandant en guise d'excuse. J'ai demandé à Mrs Hudson de nous le monter.''

John rit et secoua la tête. ''Merci Sherlock, je me sens mieux maintenant.''

Sherlock hocha la tête. ''Bien. Va prendre une douche, je vais te préparer une assiette.''

Maintenant qu'il savait que de la nourriture chaude l'attendait, John pensait arriver à prendre une douche.

Quelques minutes plus tard, John mangeait sur le sofa alors que Sherlock allait à la douche à son tour. C'était un jour inhabituellement froid et il était agréable de se sentir fraîchement douché, emmitouflé dans un pyjama chaud, avec de la bonne nourriture. Et également, en plein milieu d'une affaire. Peut-être Sherlock le laisserait-il avoir une vrai nuit de sommeil cette nuit.

Comme s'il l'avait appelé par le simple biais de sa pensée, Sherlock entra dans la pièce dans un pyjama de coton et sa robe de chambre. ''La nourriture est bonne ?'' demanda t-il, séchant toujours ses cheveux avec une serviette.

John acquiesça. ''Oui, tu te devrais me rejoindre, Sherlock.''

Sherlock fit semblant de bouder mais s'assit de bonne grâce aux côtés de John et se saisit d'un nem. Après que John l'ai convaincu de manger trois raviolis à la vapeur et une petite boite de Io-mein, ils emballèrent les restes et se pelotonnèrent sur le canapé.

John sentait la douleur dans ses muscles, celle d'un jour fatiguant alors qu'il s'installait près de Sherlock, mais il hésitait à se laisser emporter par le sommeil. La presque chute de Sherlock dans la Tamise l'avait secoué plus qu'il ne le pensait. Il était convaincu d'avoir laissé tout cela derrière lui jusqu'à ce qu'il voit Sherlock accrocher au rebord...

John sentit le bras de Sherlock se couler autour de sa taille, le rapprochant de lui. ''Viens là, John.'' murmura Sherlock. John n'avait pas la force de le contredire. Sherlock leva la main et commença à la passer dans les cheveux courts de John, alors que son autre main tenant fermement John par la taille. John se coula encore plus dans le torse de Sherlock et soupira de contentement, commençant presque immédiatement à se sentir mieux.

''C'est agréable.'' murmura John dans le torse de Sherlock.

Sherlock sourit en regardant John. ''Bien sûr. Je joues sur ton instinct.''

John pencha la tête sur la poitrine de Sherlock pour pouvoir le regarder. ''Excuse-moi ?''

''La plupart des gens, ayant des traumatismes et/ou des problèmes, aiment être étreints, ou d'une certaine manière compressé, et avoir leurs têtes caressée. C'est parce qu'ils l'associent à la sécurité d'être compressé dans le ventre de leur mère, puis tenu et caressés après leur naissance. En admettant qu'ils aient eus des parents aimants, bien sûr.'' Sherlock parlait calmement et, pour une fois, sa voix ne semblait pas contenir de dédain alors qu'il donnait une explication, sur quelque chose, qui pour lui était évident. ''Je t'ai vraiment effrayé tout à l'heure, apparemment. Ton rythme cardiaque à été élevé depuis. Te calmer est le moins que je puisse faire après, eh bien...'' Sherlock hésita un moment ''après que tu aies été si accommodant pour cette affaire.''

Ce que Sherlock disait avait du sens, et maintenant qu'il le disait, John se souvenait d'avoir appris quelque chose de ce genre dans ses classes de développement à l'université. Cela le fit sourire, Sherlock faisait quelque chose de si gentil d'une façon si...'Sherlock'. ''Eh bien, merci.'' murmura John, se re-callant contre le torse de Sherlock et fermant les yeux.

John doutait que c'était la biologie ou la chimie auxquelles Sherlock avait pensé quand il avait demandé à John de l'épouser en premier lieu, mais John était très reconnaissant du réconfort que lui apportait cette étreinte. Même si Sherlock protestait qu'il 'ne se souciait pas des gens', John savait qu'il était l'un des rares personnes dont Sherlock se souciait. Même sans son béguin, John savait qu'il pouvait faire confiance à Sherlock concernant sa vulnérabilité. Il était en sécurité avec Sherlock. Avec cette pensée en tête, le rythme cardiaque de John se calma enfin, et il dériva vers le sommeil.


Eh voilà !