Hello les Oncers!
Merci beaucoup pour vos commentaires et votre patience. J'ai été très occupée à cause de l'écriture de mon Secret Santa (oui, oui, j'ai bientôt plus de cheveux). Bref. Voici la suite de cette histoire. La nuit vient de tomber sur le château et il ne reste plus que quelques heures à Belle pour transformer toute la paille en or. Comment va-t-elle s'y prendre alors que Rumple n'est pas réapparu après l'avoir surprise avec Marcus? J'espère que ce chapitre vous plaira. Toute ressemblance avec le 6x09 est purement fortuite car ce chapitre a été écrit bien avant la diffusion de l'épisode.
Bonne lecture!


Chapitre 9 : Révélations

Cela faisait deux heures que Belle s'acharnait sur ce pauvre rouet qui, s'il avait eu des oreilles, se serait désintégré sous le poids des mots que la princesse lui avait jeté. Elle se leva d'un bon, se prit les cheveux avec les mains et tourna en rond dans la pièce.

- Réfléchis ! Réfléchis ! se répéta-t-elle en regardant le plafond.

Puis, elle prit une grande inspiration pour se calmer. Elle fit quelques pas en direction de la fenêtre et observa l'obscurité s'emparer du paysage. Elle croisa les bras sur le rebord en pierre et y apposa son menton.

- S'il te plait, Rumple. Reviens.

Comme par miracle, elle entendit le bruit caractéristique de la dalle qui se soulevait.

- Tu es revenu ! s'écria-t-elle en se retournant d'un coup. Oh merci, merci !

- Vous êtes heureuse que je sois revenu ?

- Je n'en suis pas malheureuse, répondit-elle avec un petit sourire.

- Et bien, il est temps de se mettre au travail, dit-il en se hissant hors du trou.

- J'ai eu tellement peur qu'il te soit arrivé malheur à cause de moi, confia-t-elle avec une petite larme dans l'œil.

Rumplestiltskin esquissa un petit sourire. Avait-elle réalisé qu'elle l'avait tutoyé ? Etaient-ils devenus assez proches pour se le permettre ? Se faire tutoyer par une princesse ne le gênait pas. A l'inverse, jamais il ne se permettrait de le faire sans son approbation.

- Il ne faut pas vous inquiéter pour moi, dit-il. Vous devriez plutôt le faire pour vous.

Rumplestiltskin allait lui confier la terrible découverte qu'il avait faite, mais préféra s'abstenir. Il était inutile de la faire encore plus paniquer. Ils n'avaient plus que quelques heures pour terminer leur travail.

- Je viens de réaliser que je vous ai manqué de respect, avoua-t-elle en baissant la tête.

- Cela ne me dérange pas.

- Vraiment ?

- Uh uh, accepta-t-il.

- Alors tutoyons-nous.

Rumplestiltskin accepta, puis s'assit au rouet et demanda à Belle de lui apporter de la paille et de l'introduire dans l'ouverture prévue à cet effet. La princesse approuva l'idée. Elle courut prendre le plus de paille possible entre ses mains et enfila les brins. Le petit homme était tellement habile qu'il filait à une vitesse presque surhumaine. La princesse se demandait s'il n'était pas un tisserand.

- Je t'ai vue avec le roi dans le jardin, lâcha-t-il sans décrocher le regard de son ouvrage.

- C'était ma dernière volonté.

- L'embrasser aussi ?

- Rumple ! s'insurgea-t-elle.

Serait-il jaloux ? Belle prit de la paille qu'elle posa à ses pieds sans dire un mot. Lorsqu'elle lui jeta un regard, elle vit que son visage était fermé. Était-ce parce qu'il était concentré ou était-il frustré ?

- C'est lui qui m'a embrassée mais je l'ai repoussé, expliqua-t-elle.

- Vraiment ?

- Comment peux-tu penser que j'embrasserai l'homme qui refuse d'aider son peuple et qui m'a condamnée à mort ?

- Peut-être a-t-il vu l'or et pensé que tu lui serrais plus utile en tant que femme, supposa Rumplestiltskin.

- Je ne suis pas comme cela, rappela-t-elle. Jamais je n'épouserai le roi.

- Pourtant, en devenant reine, tu pourrais t'assurer que le peuple soit toujours protégé. Tu aurais beaucoup plus de pouvoir que bien des seigneurs. Et Marcus est plutôt séduisant. Tu vas apprendre à l'aimer.

- Comment peux-tu penser que je suis comme ces filles qui sont venues au bal ? demanda-t-elle, les bras croisés. Serais-tu jaloux ?

- Moi ? Jaloux de Marcus ? Comment le pourrais-je ? Je n'ai rien à offrir à une femme si ce n'est une vie de solitude et de ténèbres.

Rumplestiltskin continua de filer en silence pendant que Belle lui apportait de la paille et la glissait dans le rouet.

- Sais-tu filer ? demanda-t-il lorsqu'elle revint les bras charger de paille après qu'il eut transformé une botte entière.

- Oui, ma mère m'a appris.

- Il est temps de t'apprendre à transformer la paille en or.

- Mais… mais je n'ai aucun pouvoirs magiques ! avoua-t-elle.

- Si, mais tu ne le sais pas.

Intriguée, elle fronça les sourcils et inclina légèrement la tête sur la droite.

- Co…

- Prends place, invita-t-il en quittant le tabouret.

Belle s'assit et regarda le rouet.

- Tu sais, j'ai passé les derniers jours à…

- C'est parce que tu n'as pas la bonne méthode.

Il se plaça derrière elle et posa ses mains froides sur ses épaules. Belle sentit un frisson lui parcourir la nuque telle une petite décharge électrique jusqu'au sommet de son crâne.

- Prends le fil entre tes doigts et tire dessus en regardant la roue tourner, murmura-t-il en frôlant son épaule de son nez. Son mouvement te fait oublier que tu es ici avec moi.

Belle fit exactement ce qu'il lui disait de faire mais rien ne se passait. Il la déconcentrait avec son souffle qui glissait jusqu'à sa poitrine. Sa peau était parcourue d'une légère chair de poule.

- Ne réfléchis pas, continua-t-il à voix basse, très calmement. La magie vient des émotions, pas de notre intellect. Maintenant, ferme les yeux et revis une situation où tu as senti une colère telle que tu aurais pu tuer.

Comment pouvait-elle penser à quelque chose qu'elle n'avait jamais vécu ? Devait-elle penser à cet idiot de Gaston qui avait lâchement exécuté cet ogre ? Devait-elle en vouloir à son père de ne pas avoir eu le courage de demander de l'aide au roi ? Devait-elle être en colère pour avoir perdu sa mère alors qu'elle n'était encore qu'une enfant ? Elle rouvrit les yeux et constata avec tristesse que le fil n'était que de la paille torsadée.

- Jamais je n'y arriverai, lâcha-t-elle avec une moue de déception. Comment fais-tu ? A quoi penses-tu ?

- Je pense à mon père qui a brisé le cœur de l'ange qu'il aimait et lui a mutilé le visage, juste parce qu'il n'avait pas le courage de contrer son propre père. A cause de lui, elle m'a maudit bien des années plus tard. On m'a volé ma vie alors que je n'avais rien fait. Je m'imagine face à lui, à lui arracher son cœur de pierre et le réduire en cendres.

Il raconta son récit avec rage, tout en tirant sur le fil qui se transformait en or. Belle sentait la douce chaleur de son corps appuyé contre son dos et le frottement de ses bras contre les siens.

- Laisse éclater ta colère, dit-il en lui rendant le fil d'or.

- Je… je ne peux pas, rétorqua-t-elle. Jamais je ne pourrais penser à la mort de quelqu'un.

- Veux-tu vivre ?

- Bien sûr.

- Libère tes pulsions les plus primitives, demanda-t-il dans un murmure. Personne n'est là pour te juger. Laisse la bête qui est en toi exprimer toute sa colère.

Elle prit une grande inspiration s'apprêtant à raconter son moment.

- Je repense à Killian Jones, dit-elle en tirant sur le fil. Il m'a fait croire qu'il allait m'aider mais il m'a vendue et humiliée.

- Que veux-tu lui faire ? demanda Rumplestiltskin en caressant l'épaule de Belle avec son nez, s'imprégnant de son délicieux parfum.

- J'ai envie de lui arracher la langue et de la lui faire boire dans un verre de rhum. Je rirai en le voyant s'étrangler. Il se tordrait de douleur et deviendrait bleu.

Rumplestiltskin ne comprenait pas. Pourquoi le fil ne se transformait pas en or ? Pourtant, elle semblait bien éprouver de la colère contre Jones. Mais l'était-elle suffisamment ? Le pensait-elle réellement ?

- Rumple, je n'ai aucun pouvoir magique.

- C'est faux, répondit-il.

Il réfléchit. Qu'avait-il omit de lui apprendre ? Et si le problème ne venait pas de sa méthode mais de la magie ? Soudainement, il se souvint de ce qu'il avait découvert à la bibliothèque.

- Recommence, demanda-t-il. Mais cette fois, repense à l'événement qui t'as rendue si heureuse que tu en a eu des vertiges.

- C'était… c'était lorsque je croyais que ma vie était perdue qu'une lumière est apparue dans les ténèbres. Un sourire, une main tendue. Et ces yeux. Mon cœur s'est emballé. Des papillons se sont envolés dans mon ventre. Une sensation incroyable. C'était tellement puissant que j'ai cru défaillir. C'était magique.

- Regarde, murmura-t-il en regardant le fil.

Belle ouvrit les yeux et sursauta. Le fil était en or ! D'un or orangé chaleureux. Elle sourit, se retourna et serra fortement dans ses bras Rumplestiltskin qui fut surpris. Elle lui fit même un baiser près de l'oreille et caressa ses cheveux. Lentement, il rabattit ses mains dans son dos. Un petit sourire se dessina sur son visage. Il était tellement fier d'elle. Et de plus, ce câlin lui plaisait énormément !

- Excuse-moi… se reprit-elle. Je n'aurai pas dû.

- Ne t'excuse pas, répondit-il avec un sourire satisfait au coin des lèvres. Tu viens de trouver le moyen de sauver ta vie.

- Merci du fond du cœur.

- Je n'ai rien fait, dit-il en se levant. C'est toi-même que tu dois remercier.

- Où vas-tu ? demanda-t-elle en le voyant s'approcher du trou.

- Je reviens dans quelques minutes. Tu as toujours la clé ?

- Oui.

- Quand je frapperai trois fois, ouvre-moi.

Il sauta dans le trou et referma la dalle. Pendant son absence, Belle ramena de la paille au rouet et se concentra. Le fil était parfois en paille et parfois en or. Elle ferma les yeux et repensa à Rumplestiltskin. A sa voix douce, à son regard protecteur, à l'amour qui se cachait au fond de lui. Son cœur s'emballait.

Ce n'est qu'une demi-heure plus tard qu'elle entendit frapper trois fois doucement contre la porte.

- Où étais-tu passé ? demanda-t-elle, inquiète.

- Chercher un autre rouet, expliqua-t-il en portant l'objet à l'intérieur. A deux, nous irons plus vite.

Après presque deux heures de dur labeur, Belle dut s'avouer vaincue. Ses mains étaient cloquées et son dos douloureux. Elle était physiquement et émotionnellement exténuée. Comment les tisserands faisaient-ils pour passer la journée entière à filer sur ses outils de malheur ? A côté d'elle, Rumplestiltskin ne ralentissait pas le rythme. Il tournait la roue avec habileté et le fil d'or glissait dans sa main. Ses dents étaient serrée et ses zygomatiques saillants. La colère bouillait en lui et se voyait dans tout son être. Belle collecta tout l'or déjà filé et ramena une botte de paille vers chaque rouet. Les différences de couleurs étaient saisissantes. Ces bobines étaient d'un or chaud et celles de Rumplestiltskin d'un or froid. L'amour et la haine. Le Bien et le Mal.

- Faisons une pause, suggéra-t-il.

Ils sautèrent dans le trou et Rumplestiltskin referma la dalle.

- Où allons-nous ? murmura-t-elle.

- C'est une surprise. Donne-moi ta main.

Elle s'exécuta et le suivit dans le noir. Le couloir était tellement bas qu'ils avançaient les genoux fléchis et le dos courbé. Dès qu'ils arrivèrent dans un autre couloir, ils se redressèrent. Rumplestiltskin prit la torche qu'il avait laissée et lui expliqua que le château était truffé de couloirs secrets. Il lui conseilla de ne pas le quitter au risque de se perdre. Ils tournèrent tantôt à droite, tantôt à gauche. Au bout de quelques minutes, il reposa la torche dans son support en fer forgé. Il s'appuya contre le mur et poussa à deux mains. Ce dernier pivota sur lui-même. Curieuse, Belle s'avança et n'en crut pas ses yeux.

- Voici la grande bibliothèque, annonça-t-il en l'invitant à entrer.

Elle était bouche-bée. Jamais elle n'avait vu une telle merveille. Il y avait les livres de tous les écrivains capables de tailler un crayon, tous les livres des plus grands penseurs et toutes les découvertes des meilleurs enchanteurs. Les étagères se succédaient contre chaque mur, jusqu'au plafond. La princesse tournait sur elle-même, enchantée par cette vision. Rumplestiltskin qui était resté prêt du passage secret, lui attrapa la main.

- M'accordez-vous cette danse, princesse Belle ? demanda-t-il en faisant une légère révérence.

- J'en serai enchantée, répondit-elle quelque peu surprise.

Il s'approcha d'elle et posa délicatement sa main gauche sur ses hanches pendant qu'elle posait la sienne sur son épaule. Il referma ses doigts autour de sa main droite et l'entraîna au centre de la majestueuse pièce. D'un mouvement, ils s'élancèrent dans une valse toute en légèreté. Belle sourit en constatant que les premiers pas de son bienfaiteur étaient hésitants. Malgré tout, elle remarqua qu'il savait danser comme un noble. Rumplestiltskin était quelque peu tendu. Il n'avait plus dansé depuis longtemps. La dernière fois, c'était l'année de ses seize ans avec Ella dans la cuisine. Il avait toujours aimé la danse et à chaque fois qu'un bal était organisé au château, il suivait avec attention les pas des princes et des princesses dans la lumière dorée de la grande salle sous l'imposant lustre en cristal. Belle ne put que sourire en voyant que derrière son apparente réserve, il irradiait de bonheur. Toutes ses peurs et ses craintes avaient quittés son regard ambré.

Sa robe de bal dorée et froissée s'enroulait et se déroulait autour de sa taille fuselée. La lueur de la lune qui passait à travers le vitrail éclairait faiblement le sol marqueté par les plus grands artistes du royaume et projetait leurs ombres avec douceur contre les étagères garnies de livres. Rumplestiltskin ne pouvait chasser ce sourire qui s'était dessiné sur son visage. Il sentait son cœur battre intensément dans sa poitrine et ne voulait pas que cette danse s'achève. Il se sentait vivant et… désiré. Belle avait réduit la distance qui les séparait jusqu'à ce que leurs corps se touchent.

Son regard se perdait dans le bleu de ses prunelles. Malgré tout, il savait que ce moment ne serait pas éternel. Il savait qu'il n'était qu'un monstre et que dès que le soleil serait levé, elle épouserait le roi et l'abandonnerait… comme tous les autres. Son cœur se fendit comme une vitre trop froide. Une douleur le transperça et il dût batailler pour retenir ses larmes.

Quand l'horloge sonna trois coups, ils s'immobilisèrent dans les bras l'un de l'autre. Seules leurs respirations trahissaient la quiétude du lieu. Belle se sentait bien dans ses bras, sa tête appuyée contre sa poitrine. Elle entendait son cœur battre dans sa poitrine et sentait ses mèches lui caresser le haut du front. Elle ferma les yeux et espéra que ce moment soit éternel.

- Merci pour cette danse. Je… je ne sais pas comment te remercier, dit-elle en relevant la tête.

- Ne me remercie pas.

- Quand est-ce que le soleil se lève ? s'inquiéta Belle.

- Dans quelques heures.

- Il nous faut retourner au donjon.

- Avant, dit-il calmement, j'ai quelque chose à te montrer.

Elle s'installa à la table de lecture et alluma la lampe à huile. Pendant ce temps, Rumplestiltskin grimpa deux escaliers en colimaçon et traversa une passerelle. Il paraissait si petit tout là-haut. Belle ne le quitta pas des yeux, espérant qu'il ne chute pas.

Quand il arriva quelque peu essoufflé, il posa un gros livre devant elle. Il avait une couverture en vieux cuir roux avec des broderies qu'elle reconnut immédiatement : les roses d'Avonlea. Et le titre était sans équivoque.

- Pourquoi me montres-tu la généalogie des souverains d'Avonlea ?

- Lorsque je cherchais comment transformer la paille en or, je suis tombé sur le pouvoir de transformation, expliqua-t-il. C'était exactement ce qu'il nous fallait. Or très peu de personnes le possèdent. Il faut être une fée détenant le pouvoir originel ou un très grand mage noir.

- Tu veux dire que ce pouvoir n'est qu'à la portée de ceux qui possèdent une magie blanche pur ou la plus noire des magies ?

- Exactement. Comme notre enchanteur n'est pas assez puissant et que je n'avais pas le temps d'aller chercher une fée ou un sorcier à l'extérieur, j'ai parcouru les livres de généalogie car comme tu le sais, notre royaume est rempli d'êtres magiques.

- Mais… interrompit-elle. Tu as découvert ton pouvoir en premier. Ça veut donc dire que tu fais partie d'une grande famille pour avoir ton nom dans un de ces ouvrages.

Il lui sourit en guise de réponse, puis ouvrit le livre sur Avonlea.

- Qui es-tu Rumplestiltskin ? demanda-t-elle en posant sa main sur la sienne.

- Après avoir découvert que j'avais du sang de sorcier qui coulait dans mes veines, continua-t-il sans répondre à sa question, j'ai cherché dans ta lignée.

- Attends ! Tu… tu es un sorcier ?

- Non, je ne crois pas. Je suis la huitième génération et il doit juste me rester un peu de magie pour transformer la paille en or. Quand à toi…

Il tourna plusieurs page jusqu'à tomber sur l'illustration de Belle et de la famille actuellement au pouvoir. Il suivit les branches de son ongle noir en remontant de génération en génération. Il ne suivait que les femmes. Belle regarda avec grande attention jusqu'où il allait remonter. A chaque page, elle découvrait un nouvel arbre. Certains étaient très simples et d'autres d'une énorme complexité. Il s'arrêta sur le portrait d'une femme au regard sévère et aux cheveux bruns coiffés en chignon.

- Reul Ghorm, lut Belle.

- L'étoile bleue, ajouta Rumplestiltskin. Elle règne sur la nuit et détient le pouvoir originel.

Belle n'en revenait pas. Elle était bouleversée par cette révélation. Comment pouvait-elle ignorer qu'elle était la descendante de la fée la plus puissante de la Forêt Enchantée, celle que tous priaient pour qu'elle exhausse leurs vœux ? Pourquoi ses parents lui avaient-ils caché un tel secret ? Etaient-ils seulement au courant ?

- Attends, dit-elle. Les fées n'ont pas d'enfant, n'est-ce pas ? Comment est-ce possible ?

- Tu as raison. Mais vois-tu, il y a très longtemps, un puissant sorcier avide de pouvoir s'empara d'une magie tellement noire qu'il perdit son âme. Les Ténèbres ne voulaient qu'une seule chose : régner sur le monde des vivants et éteindre la Lumière à jamais. Alors pour le contrer, un magicien très puissant possédant la magie blanche la plus pure accorda aux fées pour une seule nuit le droit d'engendrer une descendance afin d'accroître les rangs des protecteurs de la Lumière. Bien des années plus tard, le magicien fut tué lors d'un combat contre les forces du mal. Mais Reul Ghorm et toutes les fées exilèrent le sorcier maléfique.

- Quelle histoire fascinante.

- Belle, tu possèdes en toi la plus puissante et la plus pure des magies, ajouta-t-il en la regardant.

Elle ne pouvait plus rien faire. Son cerveau refusait de procéder à l'analyse de l'information, son cœur avait cessé de battre et ses mots restaient prisonniers de sa bouche. Pendant qu'elle reprenait ses esprits, Rumplestiltskin remit l'ouvrage sur son rayonnage. De retour sur le parquet, il prit Belle par la main. Ils disparurent par l'étagère mobile dans l'obscurité du couloir et retournèrent silencieusement au donjon. Il ne leur restait que quelques heures pour transformer les dernières bottes de paille en or.


C'est déjà la fin de ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à écrire un petit commentaire avec vos impressions. ça fait toujours plaisir :)

Je vais essayer de publier le prochain chapitre juste avant Noël. Ne partant pas en vacances, je continuerai la publication pendant les fêtes. A bientôt!